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Interview   

La tragedia dell’arte de Fleshgod Apocalypse


Peu de groupes se sortent indemnes du départ simultané de son frontman et de son guitariste lead. Pourtant, Fleshgod Apocalypse a lui réussi à sortir plus fort de cette épreuve, après que Tommaso Riccardi et Cristiano Trionfera aient tous les deux décidé de quitter le groupe pour une autre vie plus rangée. Un changement de line-up parfaitement négocié par les Italiens grâce, en très grande partie, à Francesco Paoli, la force créative et tête pensante de Fleshgod Apocalypse, œuvrant depuis huit ans derrière la batterie, qui reprend finalement la place qui était sienne il y a dix ans lorsqu’il a fondé le groupe. Une telle capacité d’apprentissage et d’adaptation ne peut que forcer l’admiration et le respect ; c’est surtout le symbole d’une détermination sans faille.

Veleno, cinquième album des Pérugins, est là à la fois pour rassurer et démontrer que Fleshgod Apocalypse n’a pas perdu le fil de son développement artistique. Un album qui fait honneur à la culture italienne mais alerte également sur la nécessité de préserver notre lien à la nature (et à notre nature), et de lutter contre l’empoisonnement que l’homme s’inflige à lui-même. Nous en parlons avec Paoli qui n’est pas avare en réponses développées…

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Chronique   

Arch/Matheos – Winter Ethereal


Arch et Matheos sont deux noms qui devraient parler à beaucoup d’amateurs de metal progressif. Jim Matheos n’est autre que le guitariste, compositeur et moteur de Fates Warning depuis 35 ans et John Arch en était le frontman original jusqu’en 1987. Ces derniers avaient débuté leurs retrouvailles musicales en 2003 avec l’album A Twist Of Fate sous le seul nom de John Arch, avant de pérenniser leur collaboration sous la bannière Arch/Matheos avec Sympathetic Resonance (2011). Huit ans plus tard, les deux musiciens se sont de nouveau réunis pour proposer leur deuxième opus, Winter Ethereal. John Arch et Jim Matheos ont cherché à briser les automatismes et à se faire violence. Winter Ethereal est à ce titre l’album qui légitime réellement l’existence d’Arch/Matheos dans la carrière des deux musiciens.

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Interview   

La magie d’Alan Parsons


Alan Parsons. Un nom qui devrait inspirer tout mélomane qui se respecte. Pour les plus jeunes, Alan Parsons est un peu le Steven Wilson – dont il a d’ailleurs co-produit l’album The Raven That Refused To Sing (2013) – des années 70 et 80, à la fois musicien, compositeur et producteur de génie. Il faut dire qu’il a été élevé à bonne école : à peine à dix-huit ans, il se retrouve apprenti ingénieur du son au célèbre studio Abbey Road de Londres et travaille, notamment, aux côtés de George Martin et des Beatles pour leurs deux derniers albums – Abbey Road (1969) et Let It Be (1970) –, puis avec Pink Floyd sur l’un des albums les plus vendus au monde, Dark Side Of The Moon (1973).

Ce ne sera donc pas une surprise si les composantes principales qui ont fait par la suite la renommée de The Alan Parsons Project étaient les mélodies pop, le goût pour l’expérimentation et le sens de l’orchestration. Une recette détonante qui nous a offert quelques-uns des albums les plus créatifs du milieu rock : citons I Robot (1977), The Turn Of A Friendly Card (1980) ou l’incontournable Eye In The Sky (1982).

Quinze ans après son dernier opus solo, A Valid Path, et alors que The Alan Parsons Project s’est définitivement éteint en 2009 avec son comparse de toujours Eric Woolfson, Alan Parson nous revient avec The Secret. Un album inspiré par la magie mais aussi la science, qui se veut être un retour à son style de prédilection. Nous en parlons avec lui.

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Live Report   

Les ondes positives d’In Flames


Les Suédois d’In Flames et leurs compères de Light The Torch et Norma Jean ont récemment posé leurs valises en Europe et notamment en France pour cinq dates (Nancy, Cambrai, Lyon, Toulouse et Nîmes). Il faut d’ailleurs noter qu’In Flames se produisait à Cambrai, lors du Betizfest, sans les deux autres artistes. Le groupe américain de metalcore Light The Torch (connu anciennement sous Devil You Know) ouvre les soirées de Toulouse et Lyon avec « The Bitter End ». A Toulouse, les premières notes éclatent sans que le public s’y attende : Howard et sa nouvelle bande plongent la salle dans le noir complet et commencent le concert en laissant au dépourvu les ingés son et lumière.

Cela commence fort. Venus faire découvrir leur premier album Revival, les quatre comparses y mettent clairement du cœur. Quel plaisir de revoir Howard sur scène ! Lui qui, il y a encore un mois, était hospitalisé et avait dû annuler plusieurs concerts aux Etats-Unis. Ce soir, à Toulouse, il était tel un lion en cage, à faire les cent pas sur scène. La salle continuait à se remplir et, outre les fans des premiers rangs, les curieux venus voir de quoi ce combo était capable ont afflué de toute part.

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Interview   

Balls Out s’invite chez vous


Balls Out, c’est ce petit groupe niçois de quatre potes qui s’incrustent dans la grande fête du rock n’ roll et ne demande pas la permission. Et ils ont bien raison ! Et après un EP remarqué, Too Big To Handle, il était temps de mettre ses « balls » sur la table et de passer au long format. Le résultat, c’est Let Me In (I Know Someone Inside). Un album qui n’aura pas de mal à s’inviter sur vos platines et à vous traîner jusque dans les salles de concerts moites de sueurs où ils se produisent. Enfin, « long format », Let Me In, c’est huit titres sans chichis, percutants, taillés pour le live.

A l’occasion de la sortie du disque, nous avons échangé avec le guitariste Yann Vautrin, afin qu’il nous parle de ce cap important et de l’état d’esprit de Balls Out, à la fois authentique – leurs textes sont notamment inspirés de leur vie de groupe – et plein d’autodérision.

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Chronique   

Fleshgod Apocalypse – Veleno


Rien ne semblait freiner Fleshgod Apocalypse après le cap franchi avec King en 2016 et les tournées qui se sont ensuite enchaînées pour les Italiens. Leur empreinte musicale était affinée et perfectionnée et leur notoriété n’a cessé de croître auprès d’un public plus large. Puis, coup de tonnerre : on apprend fin 2017 que le chanteur-guitariste Tommaso Riccardi et le guitariste lead Cristiano Trionfera ont quitté le groupe en plein vol. Pour autant, la bête est toujours vivante et fait peau neuve. Enfin, si on peut dire, puisque le leader et principal compositeur Francesco Paoli, batteur depuis huit ans, redevient frontman et reprend le poste de chanteur-guitariste comme aux débuts du groupe. Dans ce contexte est né Veleno, signifiant poison : un nouvel album concept traitant globalement du rapport nocif et mortifère que l’homme entretient avec la nature dans une dynamique d’autodestruction.

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Interview   

Les voix paradoxales de Gaahls Wyrd


L’histoire de Gaahl est consubstantielle de celle du black metal. Figure illustre et sulfureuse qui a défrayé la chronique tant sur scène qu’à la ville, il a prêté sa voix à l’historique Gorgoroth, mais aussi aux explorations folk et païennes de Wardruna, et plus récemment, à God Seed et Gaahls Wyrd, son dernier projet en date. C’est à l’occasion de la sortie de son premier album, GastiR – Ghosts Invited, que nous avons pu échanger avec lui sur les derniers rebondissements de sa carrière, la genèse de ce nouveau groupe, et les fameux fantômes qu’il semble invoquer.

« Rien que le fait de choisir le bon mot peut être une tâche ardue, car les mots sont si extrêmement engageants et dirigeants », nous a confié l’artiste. Taciturne de réputation, Gaahl s’exprime certes avec honnêteté et précision, prenant en effet le temps de choisir chaque mot avec soin, mais aussi avec chaleur et même une touche d’humour. Artiste expérimenté et en pleine possession de ses moyens, il nous décrit avec humilité son processus créatif et ses limites, ses collaborations, et surtout ses paradoxes, entre simplicité et complexité, voix et silence.

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Live Report   

La catharsis du Roadburn


Comme chaque année, avec le printemps arrive la saison des festivals : avant les blockbusters de l’été, des festivals aux proportions plus modestes préparent le terrain. Et comme chaque année en avril, le Roadburn, qui a lieu à Tilbourg aux Pays-Bas et qui en était cette année à sa vingtième édition, ouvre la voie. Littéralement certes, mais aussi figurativement tant le festival s’attache à mettre en valeur les figures montantes des scènes diverses qu’il met à l’honneur. En effet, ses débuts consacrés uniquement au stoner sont loin : chaque année, la programmation s’élargit un peu plus, explorant toutes les possibilités et les interprétations possibles de ce que Walter Hoeijmakers, le directeur artistique du festival, appelle la « heaviness ».

Des cérémonies païennes de Heilung à l’electro agressive de Pharmakon, des marathons psychédéliques de Seven That Spells au bon vieux death d’At The Gates, en une trentaine de groupes par jour sur quatre jours, les déclinaisons sont infinies. Autant d’approches différentes d’une lourdeur littérale, émotionnelle ou symbolique, réunies au sein d’une édition particulièrement dense en émotions : avec notamment trois performances uniques au centre desquelles se sont nouées mort et renaissance, cette édition 2019 a célébré la puissance de catharsis de cette fameuse « heaviness », qui, une fois de plus, a réuni environ 4000 festivaliers par jour dans une communauté éphémère plus soudée que jamais. De ces quatre jours riches en émotions donc, voici dix performances qui ont particulièrement retenu notre attention.

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Chronique   

Rammstein – Rammstein


2019 pourrait s’avérer être l’année du retour des mastodontes de la scène metal. On pense bien sûr à Tool qui devrait (prenons toutes les précautions possibles) accoucher du successeur de 10 000 Days en août, treize ans plus tard. La certitude, c’est Rammstein. Liebe Ist Für Alle Da (2009) avait vu le jour il y a déjà dix ans. C’est une génération d’adolescents qui a grandi avec Rammstein et se retrouve aujourd’hui adulte. La décennie paraît d’autant plus longue que Rammstein ne s’est pas absenté des scènes, bien au contraire, avec un show grandiloquent au possible (et sa vingtaine de camions pour le matériel, à chacun son empreinte carbone). En clair, les Allemands sont parmi les artistes les plus plébiscités dans le monde du metal et au-delà. Symboliquement intitulé Rammstein, septième album de la formation, l’opus se place singulièrement dans la discographie tant par son titre, son attente que son contexte. Si l’on en croit les dires de Richard Z. Kruspe, Rammstein serait peut-être la dernière œuvre des géants. La pression n’épargne personne.

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Interview   

Death Angel : rejoignez la meute !


Après des années de remous, depuis 2010, Death Angel est en vitesse de croisière. Cela fait maintenant quatre albums que le groupe de la Bay Area évolue avec le même line-up (dépassant ainsi la longévité du line-up dit « classique » des trois premiers opus), avec le même compositeur principal, avec le même producteur… Cela n’étonnera personne, dans ces conditions, que Death Angel ait gagné en constance et en cohérence, même si certains vieux fans déploreront qu’ils n’ont plus la folie artistique du temps où le processus de composition était tiraillé entre plusieurs têtes.

Reste que cette cohérence, Death Angel l’entérine avec Humanicide, dernier volet d’une trilogie initiée avec Relentless Retribution (2010), poursuivie avec The Dream Calls For Blood (2013), puis ponctuellement brisée par The Evil Divide (2016). La meute de loups est donc de retour pour reprendre ses droits. Parmi eux, le chanteur Mark Osegueda, qui répond ci-après à nos questions et revient avec nous sur l’évolution du groupe avec lequel il met un point d’honneur à « repousser les limites du thrash ». Surtout, en contraste avec un monde qui se délite de plus en plus, déplorant l’influence néfaste des puissants, il loue l’unité régnant au sein de la communauté metal et le pouvoir cathartique de la musique.

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