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Interview   

Voivod : rencontre du troisième type


« Je suis impatient de retourner sur la route, même si ça ne fait qu’une semaine que je suis revenu [rires]. J’ai juste besoin d’un peu de repos et on repart ! » nous dit Denis Bélanger, alias Snake, chanteur de Voivod. En effet, le plus extraterrestre des groupes de metal revient tout juste d’un long périple à travers l’Europe afin de promouvoir en live The Wake, l’ambitieux nouvel opus conceptuel des Québécois. Et même quand on a passé trois décennies à tourner, l’expérience n’atténue pas le contrecoup une fois de retour à la maison : « Avec le décalage et tout, ça m’a pris une bonne semaine pour m’en remettre : j’ai pas mal dormi [rires]. Même après trente-cinq ans… Et puis c’était une tournée de sept semaines, donc c’est assez exigeant, mais ça s’est bien passé ! Il y avait du monde partout, l’album se porte bien, il y a une bonne appréciation des gens, donc c’est bien. »

C’est donc après une bonne semaine de repos bien mérité que nous avons joint le frontman afin de l’interroger. Car oui, nous n’en avions pas fini avec The Wake, après avoir dans un premier temps échangé avec le batteur Away en août dernier. Ci-après, avec Snake, nous évoquons l’histoire parfaitement viovodienne qu’il a façonnée, nous parlant d’humanité, de sa destinée, un regard tourné vers le ciel. Car si la science-fiction reste la base du concept global de Voivod, la réalité n’est jamais très loin sous forme d’allégorie, étayée parfois par de mystérieuses expériences, à l’instar de cette « rencontre du troisième type » que nous relate le chanteur.

L’occasion également d’aller plus loin pour comprendre la conception d’un tel tour de force, qui touche parfois à la fibre cinématographique, ou remonter le temps et parler, par exemple, du regretté guitariste-compositeur Piggy, un artiste décidément insolite, dont Chewy a prouvé avoir brillamment pris la succession.

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Live Report   

Le grand voyage dans le temps de Nightwish


En ce 10 novembre, la machine à remonter le temps est en marche, l’évasion promet d’être mémorable et le retour à la réalité difficile. Pour célébrer leurs vingt ans de carrière, les Finlandais les plus reconnus de la scène metal sortent le grand jeu. En plus de la sortie de l’album Decades compilant les titres emblématiques du groupe tirés de leurs huit albums, la tournée Decades World Tour de Nightwish revisite des morceaux jamais joués en live que les fans savoureront sans aucun doute. Le groupe nous propose donc de retracer son histoire avec l’enjeu de faire revivre des titres anciens sur lesquels l’ombre de Tarja Turunen règne toujours, malgré tout.

Pour insuffler un peu d’énergie à la foule qui s’assemble dans l’arène de l’AccorHotels en cette soirée grise et pluvieuse, Beast In Black, jeune groupe finlandais fondé par Anton Kabanen (ex-Battle Beast – ce qui expliquerait la paronomase « the beast is back » qui sert de slogan au groupe), fait une entrée fracassante. Sans crier gare, Atte Palokangas fait résonner avec fougue sa batterie. Si la salle n’est alors pas remplie, elle se montre vite réceptive à la musique proposée par la formation venue défendre son premier album Berserker.

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Interview   

Richard Z. Kruspe : de nouveaux horizons


« Est-ce que vous avez également eu un merveilleux été cette année ? On aurait dit que ça inquiétait tout le monde qu’il fasse si chaud, ce que je peux comprendre, mais personnellement j’ai adoré ! » C’est un Richard Z. Kruspe jovial que nous avons eu au téléphone, parti d’emblée pour parler de la pluie et du beau temps, se réjouissant des belles températures que l’on connaît cette année en France comme en Allemagne. Nous aurions aimé continuer à tailler le bout de gras, mais le créneau est limité et nous savons que nous avons plus de questions que nous aurons de temps pour lui en poser.

Car, alors que Rammstein s’apprête à finaliser son très attendu septième album prévu pour le printemps prochain (qui pourrait être le dernier du guitariste), si Richard Z. Kruspe revient en cette fin d’année, c’est pour nous présenter A Million Degrees, le nouvel opus de son projet solo Emigrate. Un album à la conception erratique, d’abord prévu pour être une suite directe à Silent So Long, avant que la démotivation et un dégât des eaux n’en décident autrement et le force au renouvellement. Le musicien nous explique…

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Live Report   

L’Au-delà de My Sleeping Karma


Le festival des 20 ans de Garmonbozia fut une belle réussite à tous les niveaux. Outre la journée sold-out du vendredi 26 octobre, l’association aura proposé, lors de ces deux jours de festivités, des concerts de haut vol. Si les shows d’Amenra ou Tormentor ont notamment fait partie des moments forts de ces quarante huit heures dédiées aux décibels, nous souhaitions revenir avec vous sur la performance de My Sleeping Karma. Démarrant son set autour de 21h15 lors de la journée du samedi, le quatuor allemand a fait planer l’audience pendant une petite heure de douceur instrumentale.

Si elle devait être résumée, My Sleeping Karma propose une musique qui repose sur deux piliers : le calme et la libération. Ses mélodies, à l’image des mantras bouddhistes, sont apaisantes de par leurs caractères répétitifs. Les compos du quatuor enlacent véritablement l’auditeur/spectateur pour l’emmener dans un territoire que l’on peut tenter de définir par un mot-clé souvent absent du vocabulaire de la société actuelle : la quiétude. Il suffit d’observer sur scène les sourires des membres du groupe pour comprendre que ce dernier navigue dans des ondes positives. My Sleeping Karma fait du bien en faisant du bon.

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Interview   

Black Peaks ne dort pas


Pas de repos pour Black Peaks. Bien conscient d’avoir encore tout à prouver, le jeune groupe anglais reste humble et est exigeant avec lui-même, du studio à la scène. Sur son premier album Statues, une attention importante était accordée à la recherche d’une identité sonore. Puis il a fallu tourner intensément pour montrer ses qualités de groupe live, tout en apprenant auprès des artistes plus expérimentés avec qui ils ont eu la chance de partager la scène.

Pour la sortie du second album All That Divides, nous avons donc voulu savoir vers quoi la formation avait orienté son exigence. Car cette intensité de travail est toujours aussi présente, comme le suggèrent des titres tels que « Electric Fires » ou « Can’t Sleep ». Par ailleurs, autre chose empêche Joe Gosney (guitare/chant) et surtout Will Gardner (chant) de dormir : l’actualité politique et géopolitique mondiale. Et ces thèmes font désormais partie intégrante de l’univers de Black Peaks, tant ils ont éprouvé le besoin d’en parler.

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En Tournée Avec    Live Report   

Acyl : Humainement authentique et traditionnel


Découvert en première partie de 6:33 ou de Ihsahn, Acyl et son metal original empreint de cette patte orientale qui évite toutefois la case « vulgaire folklore », revient en tête d’affiche à la Boule Noire. Leurs atours étranges faits de drôles d’instruments, de pas de danse et de grosses guitares nous avaient séduits. Intrigués par un parti pris d’ouverture dans une époque qui se referme, il nous fallait creuser, comprendre, vous apporter la lumière sur cette étrange formation dont les racines plongent dans les terres méditerranéennes du Maghreb et plus précisément de l’Algérie. Nous avons donc passé la journée avec eux pour en savoir plus.

Rendez-vous est pris en début d’après-midi. Les préparatifs en sont à leur tout début. Michaël installe sa batterie, seul pour l’instant. Amine, Reda et Abder arrivent vers 14H et nous faisons les présentations dans les loges, assez spacieuses, avec une salle commune au plafond décoré d’affiche de concerts, deux pièces plus petites avec des canapés dont une nous servira pour l’interview. Une mezzanine offre deux douches et un frigidaire complète l’installation.

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Interview   

The Ocean : planète Terre, chapitre IV


Il aura fallu que les fans The Ocean s’arment de patience avant que le groupe, ou plutôt le collectif, ne retrouve le chemin du studio et les gratifie d’un digne successeur à la pièce conceptuelle mastoc qu’était Pelagial. C’est finalement en parallèle d’une tournée pour célébrer les dix ans de Precambrian, autre monolithe incontournable de la discographie du groupe, que The Ocean s’est attelé à élaborer son nouveau chapitre. Et c’est justement une sorte de suite à l’épopée géologique Precambrian que The Ocean propose aujourd’hui avec Phanerozoic, ou plutôt un chaînon manquant menant jusqu’au duo Heliocentric/Anthropocentric, qui en 2010 inaugurait une nouvelle ère dans la carrière du groupe avec l’arrivée du chanteur Loïc Rossetti.

Se référant une nouvelle fois à un éon jalonnant l’histoire de la Terre, c’est sur pas moins de 500 millions d’années que s’étale la trame temporelle de Phanerozoic : on peut alors aisément comprendre que deux disques ne seront pas de trop. Phanerozoic I: Palaeozoic est le premier volet qui se verra complété par un second dans un peu plus d’un an. Si Precambrian renvoyait à un paysage aride, meurtri et désolé, Phanerozoic voit l’émergence et le développement de la vie, en dépit de ses extinctions successives. Mais, dans la plus pure tradition de The Ocean, la trame scientifique du concept ne sert pas tant à distiller des cours de géologie ou de biologie, mais plutôt à explorer métaphoriquement des idées plus philosophiques. Ici Nietzsche est une nouvelle fois à l’honneur, mais pas uniquement, puisque l’album offre un terreau idéal pour évoquer le sujet très actuel du réchauffement climatique et ses conséquences.

Nous avons joint le cerveau du collectif, le guitariste Robin Staps, afin qu’il nous explique tout ceci, ainsi que la conception musicale et sonore d’un album plus collaboratif et entérinant un nouveau line-up. Une interview à l’image de l’œuvre de The Ocean : dense.

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Chronique   

Electric Boys – The Ghost Ward Diaries


Electric Boys est un nom qui résonne chez ceux qui, ces trente dernières années, ont passé le plus clair de leur temps chez les disquaires, toujours à chercher la perle rare. Les Suédois ont officié de 1988 à 1994, voués à devenir des superstars avec des hits tels que « All Lips ‘n Hips », « Psychedelic Eyes » ou « Mary In The Mystery World ». Mais le business en aura décidé autrement et après un long hiatus, ils se sont reformés en 2009 pour livrer deux ans plus tard And Them Boys Done Swang. Electric Boys se nourrit toujours de ses trois composantes : un heavy rock 70’s, un groove hérité du funk et une petite touche de psychédélisme, ce que Starflight United (2014) avait démontré avec brio (le plus funky depuis le mythique Funk-O-Metal Carpet Ride). The Ghost Ward Diaries est le sixième opus du groupe, sans doute le plus éclectique. Que ce soit par un riffing rock ou des arrangements atypiques chers à la formation, Electric Boys perpétue une tradition classic rock organique centrée sur le groove.

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Interview   

Les métamorphoses de Jonathan Hultén


L’année qui vient de passer a été bien remplie pour Jonathan Hultén. Le jeune Suédois, qu’on connaît avant tout comme l’un des deux guitaristes et compositeurs de Tribulation, a en effet enchaîné les sorties et les concerts, tant avec Tribulation donc (Down Below, sorti en janvier) qu’avec Chants From Another Place, projet solo qui a fait ses débuts à l’automne de l’année dernière en un EP, The Dark Night Of The Soul. Aussi délicat et minimaliste que Tribulation est heavy et théâtral, c’est une autre facette de son talent que l’artiste y explore.

Pour offrir un contrepoint à notre interview d’Adam Zaars sortie au début de l’année, nous avons discuté avec Jonathan de son approche à lui de Down Below. Nous en avons profité pour aborder Chants From Another Place, ses similitudes et ses contrastes avec le death metal ambitieux de Tribulation. À l’origine de l’un comme de l’autre, on découvre un artiste qui crée comme il vit, toujours en quête d’exploration, de changement et de métamorphoses. Généreux et réfléchi, il nous parle de la vie et de l’obscurité, de ses doutes et de ses convictions, de création, et d’introspection.

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Chronique   

Azusa – Heavy Yoke


2018 verra le premier opus d’Azusa voir le jour, l’année de naissance d’une formation aux mille contrastes. Azusa est une sorte de super-groupe, formé de membres d’Extol, Dillinger Escape Plan et Sea + Air. La formation emprunte des chemins expérimentaux sans aucune retenue, mais avec un sens de la concision, portée par un timbre féminin aussi agréable que corrosif. Heavy Yoke est un album qui laisse circonspect au premier abord, avant de petit à petit envahir l’auditeur de manière insidieuse. C’est alors que la gêne et la difficulté d’appréhension volent en éclats.

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    Sons Of Apollo @ Lyon
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