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Interview   

Ministry : le cauchemar américain d’oncle Al


Autant prévenir tout de suite : une fois n’est pas coutume, l’interview qui suit est très politique. Donc ceux que ça dérange vraiment qu’on parle des dernières élections américaines et françaises dans un média musical peuvent directement se rendre dans la partie concernant la musique à proprement dite, où Al Jourgensen nous explique la conception d’Amerikkkant, le nouvel album de Ministry.

Mais comme tout est interconnecté et que voilà un album particulièrement politique – sans le résultat qu’on connait de l’élection américaine, celui-ci n’aurait tout simplement jamais vu le jour -, pour comprendre l’oeuvre de l’artiste, y compris le lien de celle-ci avec ses œuvres passées, il faut aussi rentrer dans son message et sa pensée profonde. C’est ce que nous avons tenté de faire. Et après tout, Jourgensen est un vrai passionné instruit de politique, alors qui sait, même si vous n’êtes pas du même bord que lui ou ne vous reconnaissez pas dans sa vision, vous pourriez quand même vous surprendre à voir les choses sous un autre angle. Car comme l’artiste le dit : « Les gens devraient se rendre à des événements avec lesquels ils ne sont pas d’accord ! J’ai assisté à beaucoup de meetings de droite, juste pour entendre ce qu’ils y disent ! Et pour me rendre compte que ces gens ne sont pas plus bêtes que ceux de gauche. » L’inverse étant tout aussi vrai. Bref, bonne lecture.

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Chronique   

Ministry – Amerikkkant


C’était à prévoir. Il aurait été étonnant qu’Al Jourgensen, lui qui s’était illustré dans les années 2000 avec sa virulente trilogie anti-Bush, laisse passer le mandat de Donald Trump sans sourciller. Restait à savoir quelle forme prendrait cette nouvelle mandale politique. Car Al nous avait laissé sur un tout nouveau projet, Surgical Meth Machine, sans vraiment savoir ce qu’il allait advenir de Ministry. La mort du guitariste Mike Scaccia a beaucoup affecté le chanteur qui, encore sous le coup de l’émotion, déclarait la fin de Ministry, avant de nuancer ses propos pour finalement reprendre la route avec une formation en partie renouvelée. Mais voilà, le 9 novembre 2016, alors qu’il découvre le résultat des élections, c’est bien en tant que Ministry qu’il déclare : « On fait un putain d’album – maintenant ! »

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Interview   

Turbonegro : retour vers le futur


Cela faisait bien longtemps que Turbonegro ne nous avait pas offert une nouvelle galette à se mettre sous la dent. Trop longtemps. D’autant qu’on attendait de voir ce que donnerait l’évolution du groupe avec le chanteur Tony Sylvester, après avoir fait ses premiers pas sur Sexual Harassment (2012) et avoir pu bien se roder en live au point d’en faire oublier son pourtant charismatique prédécesseur, mais aussi la réintégration d’un claviériste en la personne d’Haakon-Marius Pettersen. Mais justement, comme nous le confie le frontman ci-après, ces années d’attente n’ont pas été pour rien et lui ont servies à grandir en tant qu’artiste.

Et les fans sont aujourd’hui récompensés de leur patience : RockNRoll Machine tient toutes ses promesses et bien plus encore. Ainsi Sylvester nous livre l’état d’esprit de ce dixième album, sorti exactement vingt ans après le mythique Apocalypse Dudes. Un album à la fois rassurant par sa qualité de composition, son sens de la fête, ses touches d’humour, bref, tout ce qui fait l’identité du combo, et surprenant par son parti-pris, voyant les membres de Turbonegro se replonger dans leur jeunesse, à la fin des années 70 et au début des années 80. On parle de tout ça ci-après.

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Chronique   

Between The Buried And Me – Automata I


Between The Buried And Me reprend les (bonnes) recettes du passé tout en souhaitant miser sur l’accessibilité. Format court, titres accrocheurs, utilisation des meilleures armes de manière condensée, la bande de Tommy Rogers a décidé d’orner sa discographie complexe et riche d’un petit bijou supplémentaire, aux ornements un poil plus grand public. Attention, le registre se situe toujours entre prog, death, metalcore, voire mathcore, donc on est loin des sérénades FM ; néanmoins, le propos se veut peut-être un peu plus « raisonnable » dans l’approche. On a voulu joué l’épuration sans pour autant jeter toutes les décorations baroques et ça se sent, dans les titres comme dans les transitions, tout en ayant soigneusement évité de bâcler pour surtout condenser… et étaler l’offre musicale.

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Live Report   

Carach Angren envoûte le public de Rotting Christ


Oui les conditions climatiques peuvent également affecter le milieu des concerts ! À cause de la fameuse crue de la Seine, notre péniche favorite qu’est Petit Bain se retrouve inaccessible. Pour accueillir cette soirée sold-out avec Rotting Christ, Carach Angren et Svart Crown, le Trabendo est donc notre refuge. Tous ces groupes ne nous sont pas inconnus puisque le public parisien a pu voir en 2017 les Grecs de Rotting Christ avec Inquisition, Carach Angren avec Fleshgod Apocalypse et Svart Crown avec Benighted. Trois dates qui s’étaient d’ailleurs tenues à Petit Bain.

On démarre avec le groupe français Svart Crown dont la réputation n’est plus à faire, notamment à l’étranger où la formation enchaîne des festivals prestigieux et partage des affiches avec des groupes comme Marduk. Si leur ouverture pour Benighted avait manqué d’énergie, ce ne sera clairement pas le cas ce soir. Il faut dire que leur quatrième album Abreaction est une belle réussite qui passe haut la main l’épreuve du live.

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Chronique   

Judas Priest – Firepower


Il n’y a bien que Judas Priest pour être pris au sérieux en sortant un album au titre aussi ronflant que Firepower (puissance de feu) ! Peut-être parce qu’en plus de quarante ans de carrière, Judas Priest n’a jamais fait semblant. Peut-être aussi parce qu’avec Black Sabbath, il est celui qui a posé les bases de tout le heavy et power metal qui a suivi. Un album qui cependant sort dans un contexte amer, alors que le guitariste Glenn Tipton se voit contraint de se rétracter de la tournée à venir à cause de la maladie de Parkinson, laissant le groupe orphelin – au moins en live – de ses emblématiques guitaristes après le départ de K.K. Downing en 2011. Réjouissons-nous au moins que la maladie ne l’ait empêché de marquer Firepower de son sceau.

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Interview   

Manigance vers une nouvelle ère


Coup de tonnerre chez Manigance : Didier Delsaux, membre fondateur de la formation, chanteur et parolier emblématique, jette l’éponge alors que le nouvel album vient tout juste de sortir. Plus surprenant encore, le choix du groupe de le remplacer par une femme, encore inconnue du public, Carine Pinto. Mais en échangeant avec François Merle, les tenants et aboutissants de ce changement et des choix de chacun deviennent beaucoup plus clairs.

Nous avons donc discuté avec le guitariste pour répondre à toutes ces questions que sans doute les fans se posent et entrevoir ce que l’avenir de Manigance peut nous réserver dans ce nouveau chapitre qui s’ouvre. Mais pas que, puisque les Palois ont un disque à défendre : Machine Nation. Un sixième album qui a en parti mûri sur scène et accueille les retrouvailles entre François et son ancien collègue batteur des années Killers Patrick Soria. Un album encore une fois bourré de mélodies (mais pas que) qui porte un regard lucide sur l’état de notre société.

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Live Report   

Accept maintient le heavy metal en vie


La file devant l’Élysée Montmartre s’allonge de plus en plus et remonte sur les rues de Pigalle. Et pour cause, Accept vient enfin nous faire un concert en tête d’affiche dans la capitale. Un set qui devait avoir lieu à l’origine dans la ville de Lille. La dernière fois que nous avions vu passer Accept était en première partie de Sabaton à l’Olympia, sachant que son dernier concert en tête d’affiche à Paris remonte au show du Trianon en décembre 2015.

Le temps est donc venu de donner aux fans de heavy ce qu’ils souhaitent. Tout cela afin de fêter le dernier album The Rise Of Chaos, quinzième disque de la carrière des Allemands. Des légendes dans le genre, faisant partie des pionniers du heavy metal. Focus sur un groupe aux quarante ans de carrière et occasion pour les plus jeunes de rattraper le temps perdu s’ils n’ont jamais pu le voir sur scène et entendre des titres présents dans les best-of des soirées metal.

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Interview   

Le nouveau paradigme d’Angra


Certes, Angra n’en est pas à son coup d’essai en matière de changement de line-up, mais le départ du guitariste Kiko Loureiro chez Megadeth représente sans doute le plus grand séisme vécu par le groupe depuis le split de 2000. Membre emblématique de la formation, guitar hero talentueux, partenaire de Rafael Bittencourt avec qui il entretenait une véritable alchimie, Kiko a forcément laissé un grand vide derrière lui. Mais encore et toujours, Angra s’est relevé. La capacité de Rafael (en tant que leader et seul membre restant des débuts) à toujours rebondir, trouver les ressources pour aller de l’avant et faire que malgré tout Angra reste Angra force le respect.

A l’occasion de la sortie du nouvel album Ømni (qui signifie « tout » en latin), nous avons longuement discuté avec lui, avec tant de choses à aborder ! C’est ainsi qu’il nous fait part de la façon dont il a vécu ce changement mais aussi des doutes qu’il a déjà éprouvé il y a six ans de ça et des fluctuations dans sa motivation. Le tout menant à ce disque qui revêt une importance toute particulière pour lui, en tant que compositeur et parolier principal, mais aussi globalement dans sa vie.

Un album régit par un concept complexe à la croisée de la science-fiction, la science, la philosophie et la spiritualité, prophétique par sa façon d’envisager l’avenir de l’humanité, pensé par Rafael pour donner une cohérence à sa vie, en particulier, et nos vies, en général, et reliant tous les concepts passés du groupe. Un concept dans lequel nous nous sommes plongés, afin de mieux le saisir, et autant dire que Rafael nous emmène loin, très loin…

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Chronique   

Therion – Beloved Antichrist


L’époque Of Darkness (1991) paraît bien loin. Therion n’a plus grand chose à voir avec ses origines death, et ce depuis fort longtemps. Les influences néo-classiques ont phagocyté l’espace musical de Therion jusqu’à devenir ce qui les caractérise dans le paysage metal. Les auditeurs français se souviennent du dernier album en date, Les Fleurs Du Mal (2012), album de reprises françaises audacieuses (« Poupée De Cire, Poupée De Son »…) qui célébrait les 25 ans du groupe. Même lors de cet exercice, Therion restait un groupe évoluant dans les « normes ». Beloved Antichrist, seizième opus du groupe, met un terme à la réserve que pouvait conserver la formation de Christofer Johnsson. Beloved Antichrist n’est autre qu’un véritable opéra metal revendiqué comme tel, un triple album pour une durée de trois heures de musique. Christofer Johnsson a réalisé son rêve et ceux qui recherchent le grandiose en auront pour leur compte.

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    The Noface @ Villeneuve-La-Garenne
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