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Nouvelles Du Front   

Suicide Silence en voie d’extinction


« Circulez, y’a rien à voir ! » C’est à peu près tout ce qu’il y avait à constater il y a trois semaines après l’extinction de la flammèche « Ricky Hoover », après que le world-wide-web métallique se soit enflammé pendant quelques poignées d’heures pour la rumeur voyant l’ex-Suffokate comme un remplaçant pour Mitch Lucker, le défunt chanteur de Suicide Silence. Car dans le grand silence que le groupe laisse croître, un rien fait un boucan d’enfer. Et quand enfin les membres survivants s’expriment ne serait-ce qu’un peu, on entendrait tomber un voile étouffant tout besoin de foi en l’avenir.

Ce n’était jusque là que spéculation d’affirmer que Suicide Silence était totalement ankylosé par son deuil, incapable alors de tourner son regard vers l’avenir, mais Mark Heylmun (guitariste), plus de six mois après, l’affirme finalement : l’envie n’y est pas. Ni l’envie, ni l’énergie, comme il le dit à Loudwire lors des Revolver Golden Gods Awards, où, avec ses camarades, ils allaient rendre hommage à leur chanteur, qui comptait parmi les disparus de 2012 honorés à cette cérémonie : « Eh bien, pour parler de notre état d’esprit en ce moment… Aucun de nous n’a vraiment l’énergie après tout ça. Après avoir vécu à 200 000 km/h, en allant dans des pays différents chaque semaine et frapper fort, s’arrêter tout à coup… Nous n’avons rien envie de faire. »

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Interview   

Drowning Pool enfin en confiance


Après le départ de Ryan McCombs, Drowning Pool avouait penser être atteint de la maladie des chanteurs. A la suite de quoi, le groupe aurait pu désespérer ou s’enfermer dans la désillusion. Et on aurait difficilement pu leur donner tort. Dave Williams, le premier chanteur, était décédé et les deux chanteurs suivants avaient quitté le groupe.

Mais ce que nous décrit le guitariste CJ Pierce en interview, c’est au contraire un groupe qui prend le taureau par les cornes et qui essaie de tirer des leçons. Ainsi, le recrutement du nouveau frontman Jasen Moreno a été méticuleux. Il fallait trouver quelqu’un qui chante parfaitement et en qui le groupe pouvait avoir pleine confiance. Le choix s’est porté sur Moreno, ami de longue date du groupe.

A résulté de cette expérience un album certes metal et énervé, car empreint d’une frustration liée à ces déboires de chanteur, mais également un album écrit dans un état de sérénité que le groupe avait rarement connu.

CJ nous raconte cela.



Metalanalyse   

Dark Tranquillity à la recherche d’un nouveau souffle


Le son Dark Tranquillity, cela fait des années que le groupe suédois en marque ses albums de son empreinte inaltérable. Car Dark Tranquillity est un groupe historique dont la longévité et la solidité assurent la production d’albums de qualité depuis la création du groupe en 1989. Les derniers albums des Suédois, bien arrimés sur les bases d’un death mélodique qui s’est forgé en même temps que l’identité du groupe, en sont la démonstration. En 2010, Dark Tranquillity sortait « We Are The Void » pour porter une inflexion plus sombre et dépressive à leur discographie. En 2013, vingt ans après leur premier album Skydancer, les Suédois ne dérogent pas à leur productivité musicale et présente leur dixième opus : Construct.

Un fourmillement médiatique et promotionnel a entouré la nouvelle sortie de ce groupe emblématique. Le son de cloche est donné par le premier morceau dévoilé au public et le discours qui l’accompagne : « For Broken Words » est là pour annoncer un album différent, une évolution majeure dans la musique de Dark Tranquillity. Et, effectivement, les riffs du premier morceau de Construct annoncent un ton au premier abord rafraîchissant. L’atmosphère est sombre, marchant dans les traces de We Are The Void, mais plus aérée. En fond, les synthés prennent quelques libertés discrètes mais notables. Même si le morceau reste bien death avec son chant hurlé caractéristique, il se dégage une certaine sérénité de l’ensemble.

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Song For The Deaf   

Le jazz adoucit la douleur de Nine Inch Nails


« Tandis que se fait attendre les temps des cerises – celui de la chanson (selon vos opinions politiques), ou celui des bons bigarreaux écarlates (si vous n’êtes pas allergiques) – le temps des reprises est bien installé. Deux semaines après l’éclosion de la beauté cachée dans les chansons de Cannibal Corpse, le cerisier asiatique fleurit à son tour. »

Voilà ce que pourrait bien siffloter un Animal désirant se plonger, à nouveau, en hibernation pour les mois à venir. Du doom à fond dans les oreilles, car le doom, c’est bien pour hiberner. Pendant ce temps là, d’autres, en effet, observent l’arbre des reprises fleurir. Le printemps est là, quelque part sur l’une de ses branches. Il faut, pour le trouver, creuser dans sa mémoire. Loin en arrière, époque où, le printemps, on le tenait entre nos mains. Mais, peut-être, l’avons-nous oublié après l’avoir égaré ? Peut-être l’avons-nous retrouvé !

Le « Enter Sandman » d’une certaine Youn Sun Nah, jeune chanteuse coréenne de jazz s’étant expatriée sur Paris, avait à une certaine époque, bercé de nombreux cÅ“urs. Sa reprise des Mets avait dépoussiéré ce titre en y posant un léger voile de soie. Une voix sublime en guise de léger souffle afin de faire disparaître – ou presque – ce que l’on connaît de ce titre. La ré-interprétation était de taille et ne manquait pas de savoir-faire. Une méticulosité propre, finalement, aux jazzeux qui contrastent avec la face abrupte des chevelus (bonjour l’cliché !).

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Nouvelles Du Front   

Rush, enfin à la conquête de l’Europe


Les Suédois sont vernis. En matière de musique, de rock, voire de metal ce n’est pas nouveau. Et une fois de plus, ils auront un privilège que tout le continent va leur envier, sûrement le plus grand depuis Abba. En effet, les Canadiens de Rush ont décidé de participer au Sweden Rock Festival qui se tiendra du 5 au 8 juin prochains à Solvesborg, ce qui sera leur première apparition dans un festival européen depuis 34 ans, pour un groupe dont les apparitions européennes sont dans tous les cas extrêmement rares.

Sans aucun doute un événement, qui s’insère dans leur tournée pour soutenir la sortie de leur album Clockwork Angels paru en 2012, leur vingtième album studio. Et pour ceux qui ne connaissent pas Rush, il convient d’ajouter que l’expérience Rush en live reste quelque chose d’unique, même quarante-cinq ans après la création du groupe… Surtout que pour donner une idée de la rareté du groupe sur les terres du Vieux Continent (en dehors de la Grande Bretagne), la seule (!) et dernière représentation de Rush en France date… de 1992.

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Interview   

Métallurgicales : Frédéric Cotton reprend le flambeau de Patrick Roy


Voilà maintenant deux ans que Patrick Roy nous a quittés, laissant à la communauté metal, mais aussi politique, le souvenir intarissable d’un homme simple, idéaliste, intègre et doté d’une fibre fédératrice. Il est trop tôt pour savoir si son engagement pour une plus grande reconnaissance et représentation du metal dans les médias et la culture française a fait bouger les choses. En revanche, il a laissé une trace plus que concrète : un festival, créé en 2009. Les Métallurgicales ont par le passé accueilli de prestigieux groupes tels que Anthrax, Meshuggah ou Devin Townsend. Le festival ne s’est pas arrêté depuis.

Cependant, le budget alloué par la Mairie de Denain n’a cessé de diminuer, passant de 70 000 euros en 2009 à 30 000 pour cette année. Dès lors, le festival se voit contraint d’adopter une formule originale consistant à alterner, un an sur deux, entre une formule « Métallurgicales/Tremplin » et une formule « Métallurgicales/Festival ». A l’affiche, donc de la version tremplin, appelée également « Warm’up », de cette année, Black Bomb A, Born From Pain ou encore T.A.N.K..

Frédéric Cotton, l’homme qui a repris le flambeau, sera notre invité téléphonique dans Anarchy X jeudi soir dès 20h30 pour aborder cette évolution, les difficultés du festival et ses perspectives d’avenir. Vos questions sont les bienvenues sur Facebook, Twitter, le chat ou directement à l’antenne auprès de l’intéressé par téléphone (+339 77 21 75 22) ou par skype (pseudo : radiometal).



Nouvelles Du Front   

Affaire Lambesis (As I Lay Dying) : les stéroïdes de la colère


Accusé d’avoir tenté d’engager quelqu’un dans l’optique d’assassiner sa femme, voilà deux semaines que le chanteur d’As I Lay Dying et Austrian Death Machine, Tim Lambesis, a été arrêté par les autorités de San Diego. Désormais tenu d’organiser sa défense, l’artiste californien a orienté celle-ci sous un angle plutôt inattendu. Selon les dires de son avocat, le complot de meurtre mené contre son épouse, avec qui il était en instance de divorce depuis septembre, serait la conséquence de son utilisation régulière de stéroïdes.

En effet, il est avéré que le chanteur usait fréquemment de cette substance depuis quelques temps. Visiblement conquis par le body-building (sa femme ayant même déclaré que c’était devenu une obsession, au point d’en oublier sa vie de famille), Tim Lambesis avait dernièrement développé à outrance sa masse musculaire, en prenant au passage plus de vingt kilos en l’espace d’un ou deux ans. Outre les effets néfastes sur le corps, l’avocat a soutenu que cette consommation fréquente de produits dédiés au culturisme avaient dévasté les capacités cognitives et émotionnelles de son client.

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Live Report   

Septic Flesh : quand l’Europe bascula dans l’extrême en terre lyonnaise


Bariolés, corpse-paintés, charismatiques, Descending, Carach Angren, Fleshgod Apocalypse et enfin Septic Flesh, s’étaient donnés rendez-vous le 13 mai dernier au CCO de Villeurbanne afin d’offrir au public lyonnais une soirée cérémonielle et intensément immersive. Une affiche pour les amoureux d’extrême mais pas trop, puisque la majorité des groupes de ce soir-là savent faire un subtile mélange de brutalité et d’orchestrations de qualité. C’est donc la grandiloquence de l’extrême qui aura réussie à attirer les guiboles des fans du genre dans cette soirée chaude et physiquement éprouvante.

Grecs, Italiens, Hollandais, la salle villeurbannaise accueillait une partie de l’Europe qui pour l’occasion a revêtue son plus bel habit : extrêmement délabré mais profondément classieux.

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Interview   

Geoff Tate (Queensrÿche) fonce droit devant et ne se retourne pas


Geoff Tate n’est pas le genre d’homme à se laisser immobiliser par le passé. Depuis la rupture avec ses musiciens, il trace sa route sans même se préoccuper de ce qui se passe dans l’autre camp. Il nous avoue même avoir déjà commencé à plancher sur le successeur de Frequency Unknown qui vient pourtant tout juste de sortir. Alors, oui, la situation fait qu’aujourd’hui ils sont deux groupes à créer et tourner sous le nom de Queensrÿche. Mais encore une fois, Tate semble ne pas s’en inquiéter et attendre sereinement le jugement de novembre prochain. Pour tout dire, le chanteur estime que la situation actuelle est une aubaine pour les fans qui, il est vrai, récolteront deux albums au lieu d’un seul cette année : « C’est une super situation pour les fans. Car ils ont deux entités qui crée de la musique. [...] Il y a plus de choix et plus à apprécier » nous dit-il dans l’entretien qui suit.

Pour autant, et même s’il dit n’y prêter aucune valeur, on le sent agacé par certaines critiques, qu’il essuie depuis de nombreuses années, et en particulier aujourd’hui celles provenant d’Internet où « tout le monde se dit critique. » Il en profite pour nous donner sa vision de l’art et expliquer à quel point certaines personnes passent à côté. Car, depuis le tout début de Queensrÿche, il a voulu être un artiste libre, un artiste qui allait de l’avant. Ainsi, il ne comprend pas comment un artiste peut se résoudre à refaire les choses du passé. Et là est peut-être l’un des principaux points de désaccord qui a conduit le groupe au clash, ses anciens musiciens ayant déclarés vouloir retrouver l’esthétique d’un Queensrÿche qui, pour Tate, par le caractère évolutif de la vie, appartient au passé.

Geoff Tate parle de tout ceci dans l’entretien qui suit…



Nouvelles Du Front   

Stone Temple Pilots: Chester Bennington, la surprise du chef


Le moins que l’on puisse dire, c’est que Chester Bennington (Linkin Park) a su surprendre son monde. En s’immisçant dans le désordre qui règne chez Stone Temple Pilots depuis le « licenciement » de Scott Weiland en février dernier, peut-être que finalement il va réussir à mettre un terme à la relation tumultueuse entre les membres de STP et leur chanteur, une situation qui dure depuis une éternité, notamment à cause des différents problèmes d’addiction de Weiland.

Le chanteur de Linkin Park s’est donc ajouté à la donne en chantant tout d’abord sur un titre que le groupe a mis en ligne, puis en montant sur scène avec les trois autres membres de STP dans un show surprise réservé au public d’un festival organisé par la radio américaine KROQ à Irvine, en Californie.

Lire la suite et découvrir cette nouvelle chanson…



  • Dark Tranquillity - Construct
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