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Chronique   

Kriegsmaschine – Apocalypticists


M. et Darkside avaient fait forte impression avec Exercises In Futility en 2015, qui, en plus de satisfaire les fans de Mgła, avait considérablement multiplié leur nombre. Alors quand il y a quelques mois des rumeurs concernant un nouvel album du combo polonais ont commencé à se faire entendre, elles se sont répandues comme une traînée de poudre. Hélas, pas de disque de Mgła à se mettre sous la dent en 2018, mais à la place, Apocalypticists, un nouvel album de Kriegsmaschine. Les rapports entre les deux groupes sont loin d’être anecdotiques puisqu’il s’agit de deux projets du même duo, à la croissance parallèle et à la gémellité évidente à l’écoute. Quand Mgła se distinguerait par son énergie directe et nihiliste, Kriegsmaschine proposerait une approche plus sombre et plus aventureuse. Pas question donc de parler de lot de consolation : Enemy Of Man de Kriegsmaschine, sorti en 2014, hante encore les esprits, Exercises In Futility n’ayant dissipé ni ses arpèges dissonants et ni ses rythmiques martiales. Fort de ces réussites, le tandem ne se repose pas sur ses lauriers pour autant : Apocalypticists est une machine de guerre unique en son genre…

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Interview   

Evergrey largue les amarres


La vie, on la pratique tous sans vraiment la connaître. On nous a jetés bébés dans le grand bain sans mode d’emploi. Et certains passent une vie entière à étudier… la vie. Tom S. Englund est certainement de ceux-là, utilisant l’art, et la musique en particulier, comme support de travail et d’étude de lui-même, de sa propre vie, « à un niveau académique », pour reprendre ses mots. Si toutes les œuvres d’Evergrey, sans exception, ont toujours traité de « l’aventure de la vie », ce n’est que depuis Hymns For The Broken qu’Englund le fait intentionnellement, allant jusqu’à considérer la nécessité d’un changement de cap personnel. C’est de ce changement, sous la métaphore d’un périple à travers le vaste océan Atlantique, qu’il est question dans l’album The Atlantic.

C’est donc un Tom S. Englund à la démarche introspective plus consciente que jamais que nous avons rencontré, nous expliquant les enjeux de celle-ci sur sa vie, dans laquelle beaucoup pourront se reconnaître, voire puiser une inspiration pour eux-mêmes se jeter à l’eau, dans leur quête d’épanouissement. En tout cas, épanoui, Englund l’est aujourd’hui dans Evergrey, malgré la malchance qui s’acharne, avec un cambriolage de leur quartier général ayant chamboulé le planning de l’album… Tom S. Englund nous raconte.

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Chronique   

Rival Sons – Feral Roots


Le revival du rock des années 70 bat son plein, que ce soit avec Blues Pills ou l’émulation de Led Zeppelin plus récente qu’est Greta Van Fleet. Il y a une sorte de vénération pour une époque considérée comme l’âge d’or de la créativité du rock’n’roll, celle qui a vu s’illustrer Black Sabbath, Led Zeppelin justement, Deep Purple et consorts… Il semble d’ailleurs y avoir un besoin de se remémorer cette époque chez les auditeurs lorsqu’on constate la réussite fulgurante de ces jeunes formations, à l’instar de l’ascension de Greta Van Fleet. Parmi ceux-ci, il ne faut pas oublier que Rival Sons incarnait les prémices du mouvement. Il a fallu dix ans d’existence au groupe pour acquérir la notoriété qu’il a aujourd’hui, dix ans de travail acharné qui viennent contraster avec l’immédiateté du succès d’autres formations. Rival Sons a toujours eu des ambitions d’une certaine hauteur, celle de toucher du doigt le statut de Black Sabbath qu’il a accompagné sur sa dernière tournée. Feral Roots, le successeur de Hollow Bones (2016), marque la fin d’une époque et le début d’une nouvelle ère avec Atlantic Records. De quoi atteindre ses objectifs.

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Interview   

Forest In Blood repart à l’abordage


Forest In Blood est un groupe qui incarne la renaissance à plusieurs niveaux. Tout d’abord celle d’un groupe déjà âgé de vingt ans, qui s’est retrouvé après plusieurs années d’arrêt et qui s’est rendu compte que la flamme et la complicité étaient toujours là. Et il y a aussi la renaissance d’un esprit rebelle au sein de la société (le groupe a même presque été prophétique, l’album sortant à quelques semaines de la déferlante de contestation des Gilets Jaunes), illustré par l’utilisation du thème de la piraterie au sein du disque.

Le chanteur Elie, dont les ancêtres ont été directement confrontés à la piraterie, nous parle de ce que ce thème représente pour lui et nous raconte comment la famille retrouvée qu’est Forest In Blood a su rester unie tout en évoluant, pour aboutir aujourd’hui à son nouvel opus, le bien nommé Pirates.

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Chronique   

Kadinja – Super 90′


Kadinja devrait être parvenu aux oreilles de la plupart des amateurs de musique technique teintée de djent aujourd’hui. Le groupe français avait reçu un accueil positif pour son premier album, Ascendancy (2017), ce qui lui a permis de tourner avec des pointures telles qu’Animals As Leaders, Adagio, Betraying The Martyrs, The Devin Townsend Project ou encore Klone. Il n’a pas fallu longtemps à la formation pour envisager son second album intitulé Super 90’. Kadinja entretient une nostalgie de cette décennie, que ce soit pour sa musique, ses films ou encore les jeux-vidéo. Surtout, le deuxième opus de Kadinja entérine ce qu’Ascendancy laissait envisager : il se taille une part de choix au côté des Periphery, Monuments et consorts.

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Live Report   

Marduk est toujours aussi efficace


C’est toujours un plaisir de participer à un événement de metal extrême avec autant de groupes de qualité programmés en une seule soirée et sous un titre de tournée pour le moins épique : « Viktoria Europa Part 2 – March Of Sword And Flame ». D’autant plus lorsqu’on s’imagine le spectacle désuet du Moulin Rouge se déroulant juste à côté, car en effet ce soir ce sont les blast beats et riffs saturés de Marduk et consorts qui sont proposés à la Machine du Moulin, alias « la-salle-de-concert-à-la-scène-trop-haute-pour-le-public » (non pas que ce type de dispositif soit pour les poseurs, mais presque).

Après avoir assisté à des prestations réussies de Valkyrja et Archgoat qui ont chauffé à bloc le public de la Machine, les Suédois de Marduk montent sur scène pour mettre d’emblée les spectateurs de leur côté avec un bon vieux « Panzer Division Marduk ». Un titre qui remporte les suffrages des premiers rangs tout en créant une véritable alliance avec l’ensemble de la salle. Les pogos sont intenses dans la fosse, signe d’une soirée rythmée à venir.

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Interview   

A Pale Horse Named Death : Sal Abruscato reprend son oeuvre inachevée


Cinq ans qu’A Pale Horse Named Death, le « chapitre final » de Sal Abruscato, n’avait pas sorti d’album. En cinq ans, au-delà d’un monde dont il a observé le délitement, la vie lui a réservé bien des épreuves personnelles, touchant à sa famille et sa santé. Ayant claqué la porte de Life Of Agony avec fracas suite à des tensions internes, dont il nous dit tout sans filtre en fin d’entretien, il était maintenant libre de reprendre les choses où il les avait laissées avec Lay My Soul To Waste, avec forcément beaucoup de choses à dire et une lourde charge émotionnelle à évacuer.

Mais s’il est question de continuation, A Pale Horse Named Death a légèrement muté : Matt Brown, le guitariste-producteur et compère de Sal depuis le début, s’en est allé, et le projet est devenu désormais davantage un vrai groupe, en impliquant en studio les musiciens live. When The World Becomes Undone est l’œuvre résultante, voulue comme une expérience cinématographique, démontrant une fois de plus les qualités de compositeur de l’ancien batteur de Type Of Negative devenu frontman. Car en plus d’évoquer l’album, Sal Abruscato nous raconte, à la fois, à quel point son expérience auprès de Peter Steele fut enrichissante et comment être batteur a fait de lui un meilleur arrangeur.

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Chronique   

Evergrey – The Atlantic


Evergrey avait amorcé un cycle avec ses deux précédents albums, Hymns For The Broken (2014) et The Storm Within (2016). Si le premier avait été loué pour le regain de forme et d’inspiration dont le groupe faisait preuve avec les retours d’Henrik Danhage (guitare) et Jonas Ekdahl (batterie), le second avait reçu un accueil un peu plus mitigé, bien que le talent des musiciens restait une constance. Entre-temps, le frontman Tom S. Englund a rejoint Redemption et a livré une excellente prestation sur l’album Long Night’s Journey Into Day (2018). De quoi raviver les attentes quant au nouvel opus d’Evergrey, la troisième partie sur l’ « aventure de la vie » intitulée The Atlantic, analogie aisée entre les épreuves personnelles du chanteur, les changements opérés dans sa vie (Carina n’apparaît pas dans l’album pour une bonne raison…) et le voyage sur l’océan. Ce n’est pas forcément pour cette métaphore que l’on retiendra The Atlantic, mais bien pour un véritable regain de puissance.

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Radio Metal   

Top 50 2018 : le défilé des champions


Si la coupe du monde du foot a lieu tous les quatre ans et aura au moins eu le mérite de faire vibrer (ou exaspérer) et consacrer la France cette année, celle du metal/hard rock a bel et bien lieu tous les ans en fin d’année pour consacrer le meilleur album des musiques électriques. A chacun sa coupe du monde, d’ailleurs, et la notre a été élaborée par un jury de douze animateurs et rédacteurs ayant suivi l’actualité durant toute l’année, ainsi que notre confrère Laurent de Noise Pollution et Sébastien du rayon metal de Gibert Joseph à Lyon. Mais même avec une telle armada, les choix sont cornéliens, la production musicale étant pléthorique et bigarrée.

A titre indicatif (et pour faire durer le plaisir et rallonger la liste), parmi les disques qui ont manqué de peu de trouver une place dans le classement : Dee Snider – For The Love Of Metal (chronique, interview), Drudkh – They Often See Dreams About The Spring (album en écoute), Amorphis – Queen Of Time (chronique, interview), Ascension – Under Ether (news avec morceaux), Rise Of The Northstar – The Legacy Of Shi (chronique, interview), Obscura – Diluvium (chronique, interview), Immortal – Northern Chaos Gods (chronique, interview)… Certainement que certains choix ou absences provoqueront des indignations, mais plus qu’un classement, c’est surtout là l’occasion de faire, peut-être, quelques découvertes ou reconsidérer certains jugements hâtifs.

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Chronique   

Oomph! – Ritual


Trop souvent, Oomph! est considéré à l’ombre de Rammstein qui a évidemment eu le plus de rayonnement sur la scène internationale, fait rare pour un groupe chantant en langue allemande. C’est oublier que sans Oomph!, Rammstein n’existerait pas, ce que ces derniers reconnaissent volontiers. Oomph! a fondé le genre Neue Deutsche Härte (considéré comme le “dance metal”, ce qui n’est qu’en partie pertinent) et s’est construit une solide réputation durant les années 90. Depuis, le groupe a emprunté des chemins différents, jusqu’à pratiquement se moquer de lui-même avec Des Wahnsinns Fette Beute (2012), pour aboutir à un son plus gothique avec le dernier album en date, XXV (2015). Oomph! n’a jamais cherché à obéir aux attentes du public aveuglément, pourtant leur nouvel opus, Ritual, devrait ravir les fans de la première heure. Le groupe a puisé dans ce qui faisait sa force dans les années 90, opérant un retour en arrière. En somme, Ritual est le résultat d’une formule bien connue : faire du neuf avec du vieux.

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    The Night Flight Orchestra @ Lyon
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