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Interview   

Alice In Chains dissipe le brouillard


Alice In Chains n’est plus un groupe qui cherche à surmonter quelque chose. Il l’a fait depuis longtemps, en réalité depuis 2009 et l’album Black Gives Way To Blue. Les gens pensaient que le groupe ne dépasserait pas la mort de leur chanteur Layne Staley, qu’il allait s’estomper peu à peu. Il n’en est rien. Alice In Chains ne regarde que très peu en arrière, William Duvall et Jerry Cantrell ont eu le courage de reprendre le flambeau de Layne. Depuis, l’une des icônes du grunge de Seattle arpente les scènes des plus grands festivals, défendant deux très bons opus que sont Black Gives Way To Blue et The Devil Put Dinosaurs Here.

Rainier Fog est le troisième album du groupe depuis le décès de Layne et marque définitivement la « deuxième vie » du groupe, si ce n’est le début d’une troisième étape. Alice In Chains a choisi de revenir à Seattle pour enregistrer ce qui est à ce jour l’un de leurs albums les plus aboutis, avec un son si caractéristique qui renvoie à leurs premiers efforts. Surtout, il témoigne de la force d’un groupe qui est toujours là, qui ne compte pas s’arrêter et qui regarde autour de lui pour témoigner d’une époque. Jerry Cantrell détaille pourquoi ce Rainier Fog a pris tant de temps, pourquoi il obéit à la même logique que le groupe a toujours suivie et pourquoi l’oeuvre capture l’époque dans laquelle elle se réalise. Surtout, il met les choses au clair : Alice In Chains n’est pas inclassable, il est un « putain » de groupe de rock.

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Chronique   

Ultraphonix – Original Human Music


Sur le papier, Ultraphonix a de quoi allécher. Enième projet de l’inarrêtable Georges Lynch (Dokken, Lynch Mob, KXM), la formation réunit le guitariste associé au chanteur de Living Colour Corey Glover, ainsi que le batteur Chris Moore (Cry Wolf, Damage, DeathRiders) et le bassiste Pancho Tomaselli (War, Philm). Un groupe éclectique en somme. Georges Lynch a d’ailleurs déclaré à propos de l’album, intitulé Original Human Music, qu’il « ressemble à une fusion des premiers Red Hot Chili Peppers qui rencontrent King Crimson et Judas Priest ». Un menu varié et insolite en somme.

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Interview   

The Pineapple Thief : dissolution imminente


Pas d’inquiétude, le groupe n’est pas au bord du split… Bien au contraire ! Dissolution, le nouvel album de The Pineapple Thief, est plus que jamais un travail d’équipe, le frontman Bruce Soord lâchant graduellement, au fil des années, la mainmise qu’il a pu avoir auparavant sur la musique du groupe. Une dynamique complètement différente motive désormais les quatre compères, et l’arrivée « officielle » du prestigieux Gavin Harrison derrière les fûts n’y est pas pour rien. Le batteur a naturellement trouvé sa place et ajouté sa « patte », parfois déterminante, dans les compositions du groupe.

Si l’écriture de Dissolution a été plus ardue que celle de Your Wilderness, le résultat est à la hauteur des attentes, avec des chansons très travaillées et extrêmement bien ficelées. Côté textes, Bruce Sword développe ses inquiétudes sur le monde qui se délite, au Royaume-Uni, aux Etats-Unis, mais aussi dans les cellules familiales. Il évoque notamment les influences négatives de la technologie. Rencontre.

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Chronique   

Alice In Chains – Rainier Fog


Depuis Black Gives Way To Blue (2009), Alice In Chains ne cesse de confirmer qu’il est toujours l’un des cadors de la scène rock contemporaine. On pouvait à l’origine être sceptiques à l’idée du chant assuré par William DuVall et Jerry Cantrell, mais bientôt dix ans après leur album du retour, force est de constater que ces derniers réussissent avec brio, ce qui fait que Black Gives Way To Blue et The Devil Put Dinosaurs Here (2013) ont en partie ravi les fans de la première heure. Alice In Chains exécutait ses codes avec une production plus lourde, sans pour autant changer sa formule, cette fibre immédiatement reconnaissable. Rainier Fog est un autre animal cependant. Pour la première fois depuis vingt-deux ans, le quatuor revient à Seattle, berceau du grunge. Rainier Fog fait renaître quelque chose que les précédents opus n’avaient pas forcément pu.

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Interview   

Doro vit deux fois plus fort


Le moins que l’on puisse dire est que Doro a été secouée par le décès de Lemmy ; elle qui avait déjà cinq ans plus tôt enterré un autre de ses meilleurs amis, Ronnie James Dio. Mais plutôt que de se morfondre, Doro agit comme une battante, avec l’amitié et l’amour comme moteurs. Deux valeurs – la combativité et l’union – qui forment les axes centraux de ses deux nouveaux albums : Forever Warriors et Forever United. Car oui, l’électrochoc de la disparition de Lemmy aura été le catalyseur pour une première chanson, à la fois hommage au rockeur et célébration de la vie, jusqu’à arriver à pas moins de vingt-cinq chansons, soit une véritable effusion créative.

C’est une Doro montée sur pile électrique, pleine de vie, à l’enthousiasme communicatif, souvent touchante et sacrément bavarde que nous avons rencontré à l’occasion de la sortie de ce double album. Elle nous raconte toute sa genèse, avec sa pléthore d’invités, dont un duo avec Johan Hegg qui reprend du service après le dernier album d’Amon Amarth, avant de rendre un bel hommage à Lemmy en partageant quantité d’anecdotes qui ne manquent pas de faire sourire et d’émouvoir. L’occasion également d’en apprendre un peu sur la spiritualité d’une des grandes dames du metal, via une expérience stupéfiante sur la réincarnation qu’elle nous raconte.

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Chronique   

The Pineapple Thief – Dissolution


Il n’a fallu que deux ans, ce qui est désormais une habitude, à The Pineapple Thief pour accoucher du successeur de Your Wilderness (2016). L’album avait vu la participation de Gavin Harrison, qui avait apporté une énorme plus-value au rock progressif de Bruce Soord. Si Dissolution voit à nouveau la présence de l’ex-Porcupine Tree, le processus de composition a cette fois été différent. Gavin Harrison a été impliqué dès le départ et a participé à la création des morceaux – certains titres étant même nés de jams entre Bruce Soord et le batteur. Allant plus loin dans la direction empruntée avec Your Wilderness (2016), The Pineapple Thief se remet à arpenter des terres moins « immédiates », plus difficiles à appréhender. Pourtant, Dissolution balaye d’un revers de main gracieux ses prédécesseurs, aussi réussis soient-ils.

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Interview   

Mantar : une symphonie de destruction


Comme quoi, même une brute sait mettre de l’eau dans son vin : Mantar qui, en deux albums, a fait sa réputation sur une musique primitive, instinctive et rageuse revient avec The Modern Art Of Setting Ablaze, un album un brin plus réfléchi, accrocheur et mélodique. On peut y voir la conséquence du tube « Era Borealis » qui, depuis sa sortie, enflamme les concerts de Mantar ; tube qui, à l’origine, enthousiasmait peu Hanno Klänhardt, chanteur-guitariste du combo, et qui a failli ne pas apparaître sur le second album Ode To The Flame.

Toutefois, pas d’inquiétude : Mantar ne s’est pas mis à la pop pour autant, très loin de là, et conserve toute sa fureur et sa fascination pour la destruction. La bande son d’un monde moderne pas si moderne, d’une humanité incapable d’apprendre de ses erreurs, de peuples se faisant encore et toujours bernés… « La musique doit être inconfortable », nous dit Hanno, qui qualifie par ailleurs les concerts qu’il donne avec son compère batteur Erinç Sakarya de « rituel » et « catharsis hypnotique ». Toujours avec passion (on l’imagine parfois en train de postillonner dernière son téléphone en appuyant ses propos) et franc parler, Hanno discute de ce troisième album illustré par une oeuvre au passé sombre oublié, mais aussi de son aversion pour les leaders, de la beauté de la destruction, de funérailles et… de riffs, tout simplement.

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Chronique   

Mantar – The Modern Art Of Setting Ablaze


Mantar incarne dans son essence même l’esprit du rock le plus destroy. Des riffs incisifs, des mélodies tranchantes, un groove inébranlable et une lourdeur écrasante… Sans se soucier des barrières stylistiques et avec des influences aussi vastes que Darkthrone et Motörhead, le duo allemand s’est fait un nom en allant droit au but et en frappant fort, avec une spontanéité certaine et seulement deux albums et un EP depuis 2012. Si leur deuxième disque Ode To The Flame était une confirmation de ce qu’ils représentaient, c’est surtout leur furieuse énergie scénique qui a marqué les esprits ces dernières années en mettant un sacré coup de pompe à nombre de leurs congénères dans de multiples tournées à travers le monde. Mais ne nous méprenons pas, la musique de Erinç et Hanno n’est pas seulement un condensé de colère cathartique au service d’une musique organique et brutale… Avec The Modern Art Of Setting Ablaze, le groupe nous démontre que soigner son accroche musicale est également tout un art.

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Interview   

U.D.O. remet l’aciérie en route


Une page est sur le point de se tourner pour U.D.O. et son frontman Udo Dirkschneider : après trois ans à tourner sous le nom de Dirkschneider, jouant des setlists exclusivement centrées sur les chansons d’Accept de la grande époque, les tubes du groupe allemand ne feront bientôt plus partie des concerts de son ancien chanteur. Le moment est donc venu de puiser exclusivement dans la longue discographie d’U.D.O. (quinze disques studio, c’est autant qu’Accept), qui va d’ailleurs s’allonger un peu plus avec l’arrivée de Steelfactory. Un album qui se veut un recueil d’hymnes heavy metal, inspiré par ces trois années sur la route mais aussi avec un brin d’introspection.

Désormais accompagné de son fils Sven à la batterie, d’Andrey Smirnov qui se retrouve seul à la guitare et du bassiste, toujours fidèle au poste depuis plus de vingt ans, Fitty Wienhold, Udo va de l’avant avec son savoir-faire metallurgique, se sentant toujours jeune et passionné par la musique. On en parle avec lui.

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Live Report   

Scorpions : Une piqûre en pointillés


29 Février 1984, les Scorpions, avec en première partie les Mama’s Boys, inaugurent ce qui s’appelle alors le Palais Omnisport Paris Bercy, le POPB devenu désormais Accorhotels Arena. A cette époque, les allemands surfaient sur leur album Love At First Sting et conquéraient la planète.

Le temps a passé, l’histoire du groupe s’est logiquement enrichie (mouvements de personnel, faux adieux, retour), sa discographie aussi (leurs récentes productions n’atteignant pas forcément la classe des opus passés) et les allemands se présentent une nouvelle fois dans l’arène de l’Est parisien dans le cadre de leur Crazy World Tour. Toujours aussi piquante, l’arachnide teutone ? Au moins suscite-t-elle assez d’intérêt pour remplir très honnêtement la salle parisienne. Les anglais de Slydigs qui ouvrent pour leurs aînés ne devraient pas s’en plaindre.

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    Mainstage 1 @ Hellfest - jour 1
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