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Chronique   

Darkane – Inhuman Spirits


Certaines formations n’ont pas toute la reconnaissance qu’elles méritent. C’est le cas de Darkane, les vétérans suédois d’Helsingborg connus des amateurs de musique extrême scandinave sans pour autant avoir la même notoriété que les figures de proue. La faute sans doute à une trop grande discrétion : Darkane ne s’est pas manifesté depuis 2013 et la sortie de Sinister Supremacy. La particularité de la formation était de combiner un thrash old-school avec un death mélodique dans la pure tradition suédoise, profitant du timbre caractéristique de Lawrence Mackory et du jeu du batteur Peter Wildoer. Inhuman Spirits, leur septième opus, reprend directement là où son prédécesseur nous avait laissés : Darkane délivre à nouveau sa musique hybride qui le distingue.

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Interview   

Amon Amarth : la grande armée repart en conquête


Les Vikings sont des durs à cuire. Ce n’est pas une pandémie, ayant coupé court à leur dernière expédition, qui va saper leurs désirs de conquêtes. Après avoir regagné le port et amarré le drakkar, les guerriers d’Amon Amarth ont, certes, pris un repos bien mérité mais se sont aussi très vite remis au travail pour affûter leurs armes et préparer leur prochaine bataille. Ainsi débarque The Great Heathen Army, un douzième album globalement plus sombre, qui se veut revenir aux racines death metal des Suédois, mais qui n’en oublie pas les hymnes et même le fait de rigoler un peu. Ils ont d’ailleurs invité certains Saxons à la fête qui, pas rancuniers, ont accepté de partager le buffet et se sont prêtés avec plaisir au jeu de la reconstitution historique.

C’est de tout ceci que nous parlons avec le chanteur Johan Hegg et le guitariste soliste Olavi Mikkonen, mais pas uniquement, puisque Hegg évoque également avec nous sa décision, avec son épouse Maria, d’héberger des Ukrainiens dans le besoin, démontrant l’altruisme et le sens de l’aide du peuple nordique. Ayant passé cette année la barre des trente ans d’existence d’Amon Amarth, c’était aussi l’occasion de revenir sur les débuts d’un groupe qui n’a depuis cessé de gagner du terrain dans le monde et dans le cœur des metallleux.

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Chronique   

Soilwork – Övergivenheten


« Övergivenheten ». Les non-Suédois préféreront peut-être désigner ce douzième album de Soilwork par sa signification, « l’abandon », mais ces titres font maintenant partie de la manière de faire de ces vétérans, menés par l’iconique chanteur Björn Strid. En plus de disposer d’un effectif à la stabilité croissante, cette formation s’est confiée pour la troisième fois d’affilée aux bons soins du producteur Thomas Johansson, avec qui le courant passe avec une facilité grandissante. Övergivenheten a vu le jour par étapes, au cours de sessions d’enregistrement de quelques jours, égrainées tout au long de l’année 2021. Une bonne chose pour quiconque souhaite conserver une certaine distance, du recul vis-à-vis des compositions, évitant du même coup de se trouver emporté par le flot, écrasé par la force des choses.

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Interview   

Arch Enemy tombe le masque


Arch Enemy est un groupe que l’on peut, sans trop exagérer, qualifier de très, très chanceux. Lorsque Angela Gossow remplace le chanteur d’origine Johan Liiva en 2000, la popularité du combo grimpe en flèche. En 2014, avec l’arrivée d’Alissa White-Gluz, sa renommée atteint des niveaux stratosphériques. Un changement de front(wo)man validé quasi instantanément par les fans, c’est assez rare pour être mentionné – deux, c’est carrément du jamais-vu ! En 2020, alors que l’apocalypse s’abat sur la planète et que la plupart des groupes doivent remiser leurs projets de tournée pour les presque deux ans à venir, Arch Enemy a déjà remballé le tour bus depuis quelques mois et planche sur ce qui deviendra son onzième album studio, Deceivers. Cauchemar évité de justesse, donc, et un coup de chance de plus à mettre au crédit d’un groupe désormais international.

Mais après tout, comme le dit l’adage, la fortune sourit aux audacieux – ou, du moins, à ceux qui osent sortir des sentiers battus en matière de promotion et dont la très énergique frontwoman n’hésite pas à faire passer la satisfaction du public avant sa propre santé. On discute de tout cela – et de quelques notions de technique vocale – avec les deux têtes pensantes et compositeurs de la formation, Michael Amott et Alissa White-Gluz.

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Chronique   

The Halo Effect – Days Of The Lost


Né d’échanges entre Mikael Stanne, Niclas Engelin et Peter Iwers, The Halo Effect a rapidement attisé certains espoirs. En effet, les membres de cet équipage, rapidement rejoints par Daniel Svensson puis Jesper Strömblad, ont tous, à un moment ou un autre, officié au sein du groupe In Flames. Le projet a de fait exalté l’espoir de certains, déçus par les dernières offrandes des Suédois, de voir ressurgir des compositions dans la droite lignée de Colony ou Clayman. Pourtant The Halo Effect n’avait d’autre ambition que de jouer de la musique collectivement, sans contrainte ni objectif. Du reste, le projet a évidemment profité des confinements pour se développer et raviver chez ses membres une flamme juvénile des débuts de la scène de Göteborg. Days Of The Lost incarne-t-il alors cette résurgence inespérée d’un âge d’or fantasmé du melodeath ? La réalité est évidemment plus complexe que cela.

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Interview   

La nouvelle réalité de Cave In


En plus de vingt-cinq ans, les Américains de Cave In ont fait du chemin : après des débuts hardcore/metalcore, ils ont exploré toutes les nuances du rock alternatif, mêlant les deux dans des proportions uniques à chaque album. Jusqu’au coup dur de 2018 : la mort de Caleb Scofield, bassiste du groupe depuis vingt ans, dans un accident de voiture. C’est dans ce contexte qu’est sorti Final Transmission, qui contenait les derniers enregistrements effectués avec Scofield, et dont le titre semblait de mauvais augure pour le futur du groupe. Mais il n’a jamais vraiment été question de jeter l’éponge pour le trio restant : accompagnés de leur ami et collègue de longue date Nate Newton (Converge), les musiciens se sont remis à écrire, tant pour rendre hommage à leur camarade décédé que pour digérer cette épreuve. Heavy Pendulum est le résultat de ce processus : en quatorze chansons et pas moins de soixante-dix minutes, l’album passe en revue une période particulièrement houleuse dans le monde, et revisite la riche carrière du groupe.

C’était donc l’occasion idéale pour revenir sur le parcours de Cave In avec ses membres fondateurs Stephen Brodsky (guitare, voix) et John-Robert Conners (batterie). Humbles et amicaux, oscillant avec agilité entre les époques et les styles, ils évoquent leurs premières influences et aspirations, mais aussi le contexte politique le plus récent, leurs dernières collaborations avec Scofield, et leur travail avec Nate Newton (basse) et Kurt Ballou (production) de Converge, dont l’histoire est liée à celle de Cave In depuis des décennies…

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Chronique   

Dälek – Precipice


Dälek (prononcer « da-yeu-lèk », ne serait-ce que pour éviter toute confusion avec les exterminateurs de Doctor Who), à la fois pseudonyme de Will Brooks et nom du projet dont il est le centre de gravité, explore et défie les limites du hip-hop depuis deux décennies. Descendant d’immigrés, Will a démarré ce projet avec notamment Alap Momin, dont les propres parents ont dû quitter l’Inde car leur couple mi-hindou mi-musulman était conspué. Les voyages et tournées leur ont donné à voir les divers et terribles visages de la pauvreté et de l’injustice, attisant l’esprit de révolte situé au cœur du projet. Le groupe ne semble perturbé par aucun contexte : festivals de jazz, scènes partagées avec des grands noms du metal… Sa position singulière dans le paysage musical ne cesse de s’entériner. Ainsi, Dälek a fait le choix précoce du label Ipecac, cofondé par le fantasque Mike Patton, s’accordant un bref passage sur Profound Lore Records. Enfin, plusieurs pochettes récentes, dont celle de Precipice, ont été réalisées par Paul Romano, qui a travaillé avec Mastodon ou Trivium. Sur Precipice, Dälek est essentiellement incarné par un duo : Will associé à Mike Manteca, ce dernier ayant rejoint le projet lors de l’avènement de la seconde incarnation du groupe, en 2016, pour Asphalt For Eden, après un hiatus.

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Interview   

Municipal Waste : dans la tête de Ryan Waste


Les membres de Muncipal Waste se sont peut-être assagis sur le plan personnel – en tout cas si on considère les nouvelles résolutions de son guitariste Ryan Waste –, on ne peut pas en dire autant de sa musique, toujours aussi radicalement thrash-punk, même si, à y regarder de plus près, des indices – l’influence de NWOBHM, la « longueur » des morceaux, le sens de la dynamique, etc. – nous font comprendre que l’expérience est passée par là. Après tout, la pochette de son septième méfait, Electrified Brain, ne laisse que peu de doutes quant à ce qu’on s’apprête à vivre en mettant le CD dans le lecteur (oui, car on est old school).

Au programme donc, des chansons pour joyeusement se bousculer dans le moshpit sur fond, parfois, d’histoires horrifiques. Car oui, pour Ryan Waste, heavy metal et horreur est l’association ultime. Voilà d’ailleurs pourquoi il s’est lancé, en parallèle de Municipal Waste et de ce nouvel opus, profitant du temps « offert » par la pandémie, dans la scénarisation et la réalisation d’un film d’horreur heavy metal. Tout un programme. Nous avons donc joint Ryan Waste pour qu’il nous parle de tout ceci, à la fois d’Electrified Brain, de son rapport au cinéma et à la musique (plus vaste qu’on pourrait le croire), et de son histoire insolite avec son instrument qui empale et électrifie fièrement un crâne sur l’artwork : la guitare.

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Chronique   

Arch Enemy – Deceivers


Avant la pandémie, Arch Enemy était littéralement partout. Le groupe s’imposait durablement comme l’un des piliers de la scène profitant d’un succès croissant, particulièrement depuis 2014 et l’arrivée d’Alissa White-Gluz. War Eternal (2014) et Will To Power (2017) ont déjoué les craintes des membres du groupe depuis le départ d’Angela Gossow, Arch Enemy n’a pas eu besoin de se reconstruire du tout. Il a au contraire progressé à une vitesse hallucinante. La pandémie a interrompu son rythme effréné de tournées, l’occasion pour le groupe de se remettre à composer. Si Michael Amott et Daniel Erlandsson ont réussi à se réunir en raison de restrictions moins sévères en Suède, retrouver Alissa et le guitariste Jeff Loomis s’est avéré plus complexe. Peu importe, Arch Enemy a conscience qu’il doit désormais honorer son statut. Deceivers a été conçu dans ce sens : permettre au groupe de continuer de jouer les têtes d’affiche, avec la philosophie qui convient.

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Interview   

Soulfly : Max Cavalera réveille l’animal


A bientôt quarante ans de carrière, Max Cavalera ne décroche pas. Il continue de sortir des albums à une cadence quasi métronomique, alternant entre ses nombreux projets, le dernier en date étant Go Ahead And Die, fondé avec son fils Igor et qui a sorti son premier album il y a un an. Cette année, c’est à ses fondamentaux que Max revient, avec Soulfly et l’album Totem. Un album réalisé sur deux ans à coup de jam avec son batteur de fils Zyon et avec l’aide précieuse du producteur Arthur Rizk qui a été jusqu’à prendre la guitare le temps de la session suite au départ de Marc Rizzo. Un album qui renoue également avec un thème cher au Brésilien : la nature en tant que force spirituelle.

C’est donc naturellement de ce douzième album et de ses différentes facettes – brutale, prog et même gothique – que nous parlons avec Max Cavalera ci-après, mais aussi de son rapport à la nature et de spiritualité voire de superstition. Nous finissons l’entretien sur un retour aux premiers pas dans le metal de deux frangins de Belo Horizonte, amoureux des riffs, qui en 1984 ont eu l’idée de créer un groupe du nom de Sepultura…

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