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Conférence De Presse    Studio Report   

At The Gates partage son cauchemar


« L’avènement d’un nouveau At The Gates ». Tomas Lindberg n’y va pas par quatre chemins pour décrire le nouvel album The Nightmare Of Being. La vérité est qu’At The Gates renoue avec l’ambition de ses premiers albums mais avec l’expérience et l’expertise qui leur permettent aujourd’hui de la concrétiser. Ayant pu écouter l’album en avant-première, on ne peut qu’acquiescer : la puissance de leur précédent album To Drink From The Night Itself se conjugue avec de riches arrangements et des élans progressifs, que ce soit avec l’ambiance lugubre du morceau éponyme, le king crimsonien « Garden Of Cyrus », les parties instrumentales et orchestrales d’un « The Fall into Time » épique ou le krautrock de « Cosmic Pessimism ».

At The Gates a placé la barre plus haut que jamais auparavant. Tomas Lindberg et le plus discret Martin Larsson n’étaient pas peu fiers de présenter leur nouveau méfait aux journalistes lors d’une série de conférences de presse. Nous vous en rapportons ci-après un condensé réarrangé par thèmes pour rentrer dans la conception d’un album qui assurément fera date dans la carrière d’At The Gates et marquera l’année 2021.

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Chronique   

Richard Barbieri – Under A Spell


Richard Barbieri a beau se considérer comme quelqu’un à l’opposé de ce que le terme « prolifique » revêt, il peut tout de même revendiquer une carrière robuste. Ce dernier est entré dans le monde de la musique avec sa vision de « non-instrumentiste » il y a plus de quarante-cinq ans via Japan et a connu les sommets avec Porcupine Tree. Le hiatus du groupe depuis 2010 l’a incité à s’investir davantage dans sa carrière solo. Richard prévoyait de sortir la suite directe de Planets + Persona (2017) en sollicitant de nombreux musiciens et studios à travers l’Europe. Une idée qui n’a pas supporté l’irruption de la pandémie. Richard Barbieri s’est donc retrouvé seul à nouveau, déterminé à ne pas abandonner le travail déjà effectué. Under A Spell est sa quatrième réalisation, une œuvre introspective, flottante et insaisissable qui nous fait prendre conscience que le claviériste n’a pas réellement d’alter ego aujourd’hui.

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Interview   

Alice Cooper : le gosse de Detroit


Un peu plus d’un an après la sortie de l’EP Breadcrumbs, Alice Cooper revient à la charge et poursuit son hommage à Detroit, sa ville de naissance et de cœur. Une nouvelle fois produit par le légendaire Bob Ezrin, qui avait déjà marqué de son empreinte l’album Love It To Death, le premier succès de l’artiste il y a cinquante ans, Detroit Stories est une lettre d’amour à la Motor City et à sa jeunesse, composée et enregistrée avec une flopée de musiciens, dont des locaux tels que Wayne Kramer (MC5), Johnny « Bee » Badanjek (Detroit Wheels) ou Paul Randolph et les originaux du Alice Cooper Band.

De sa découverte du rock n’ roll à son aversion profonde pour la politique, en passant par son évolution artistique ou sa relation avec les producteurs Bob Ezrin et Desmond Child, nous reprenons notre discussion avec le Coop qui répond à nos questions avec la verve qu’on lui connaît et relate avec tendresse les souvenirs d’une époque désormais lointaine, mais toujours aussi vive dans son esprit.

Note : Interview parue initialement dans le second numéro du magazine Radio Metal. Le nouveau numéro sera disponible aux points de distribution et en commande dans notre shop à partir du 21 avril.

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Live Report   

The Ocean : collectif sans artifices


« C’était très bizarre pour nous » conclut Robin Staps alors que lui et ses acolytes musiciens viennent de jouer en intégralité leur album de 2018 Phanerozoïc I au Club100 de Brème en streaming live. Malgré tous les efforts fournis par les artistes, les techniciens et les équipes de production, on ne peut s’empêcher d’acquiescer et de sentir que la matière musicale ne résonne pas comme elle le devrait. Ce qui est plutôt bon signe finalement. Cependant The Ocean persiste avec résilience et s’emploie à jouer son album en toute « sincérité ». Ici pas de décors, pas de visuel, pas de propos conceptuel notable. S’il peut sembler de prime abord ascète, ce choix artistique a le mérite de donner toute sa place au collectif et à son intention en ces temps troublés : jouer et partager sa musique, peu importe qu’il s’agisse d’un streaming.

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Interview   

Cannibal Corpse : évasion extrême


Peut-on pousser plus loin l’horreur et la brutalité que ce qu’a déjà proposé Cannibal Corpse en trente ans de carrière ? Le titre de leur nouvel album, Violence Unimagined, semble répondre par l’affirmative. A vrai dire, Cannibal Corpse n’a pas de limites – ou veut croire qu’il n’en a pas – car tout ceci reste du divertissement et de l’évasion, à l’image des films d’horreur, voire un défouloir. Si les profanes peuvent voir la démarche de Cannibal Corpse comme étant celle d’esprits tordus, elle est en réalité plutôt saine, comme l’explique le bassiste Alex Webster dans l’entretien qui suit.

Mais au-delà des thématiques, Violence Unimagined, c’est surtout le résultat de trente ans d’expertise death metal à laquelle s’ajoute aujourd’hui celle tout d’Erik Rutan (Hate Eternal, ex-Morbid Angel) qui, après avoir été leur producteur, devient également leur nouveau guitariste (suite aux péripéties armées de Pat O’Brien ayant conduit à son arrestation). C’est donc un Cannibal Corpse avec une énergie et un enthousiasme renouvelés qu’on retrouve. Alex Webster nous parle de tout ceci, s’étendant sur l’apport du nouveau venu et sur le processus créatif de l’opus, mais aussi sur l’impact de la pandémie sur leur vie et leur univers, en s’arrêtant un instant sur le jeu du bassiste et en faisant un petit détour par le passé.

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Chronique   

Evile – Hell Unleashed


Evile ne connaît pas la langue de bois, son nouvel effort Hell Unleashed est selon les dires du guitariste Ol Drake « le meilleur album de thrash depuis au moins vingt ans ». Le dernier opus des Britanniques, Skull (2013), remonte à huit ans. Depuis Evile a connu un changement de line-up majeur avec le départ du chanteur Matt Drake l’an dernier pour des raisons à la fois familiales et de santé. C’est justement son frère Ol Drake – de retour dans le groupe après l’avoir quitté en 2013 – qui reprend son rôle en supplément de celui de guitariste lead. Evile a accueilli pour l’occasion Adam Smith (Riptide) en tant que guitariste rythmique. Hell Unleashed est un album sans aucune ambiguïté : Evile veut proposer le thrash le plus incisif, brutal et sombre qui soit. Comme s’il voulait rattraper huit années d’absence.

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Radio Metal TV   

Nightwish : Dans la bulle de Tuomas Holopainen (extrait vidéo)




Interview   

Marty Friedman : monsieur l’ambassadeur


Marty Friedman est sans doute le plus japonais des Américains. Adopté par le pays du Soleil-Levant où il a déménagé en 2003, il y fait régulièrement des émissions de télévision et contribue à des éditoriaux dans la presse, en plus d’y tourner et d’avoir joué lors de la cérémonie d’ouverture du marathon de Tokyo quatre années de suite (en ayant bon espoir d’être à celle des Jeux olympiques de Tokyo). Le guitariste le leur rend bien en promouvant dans le monde entier la culture et la musique japonaises, notamment avec sa série d’albums Tokyo Jukebox. Si bien que le gouvernement japonais l’a officiellement nommé ambassadeur de l’héritage du Japon, allant jusqu’à lui commander un morceau officiel.

C’est donc à titre d’« ambassadeur » mais surtout d’amoureux du Japon qu’il propose l’album Tokyo Jukebox 3 dix ans après le second, un album de reprises spécialement conçu pour donner de l’entrain et de l’énergie – parfait pour faire du sport. Nous avons échangé avec Marty Firedman pour qu’il nous en parle et, notamment, partage avec nous son point de vue unique sur un des pays les plus fascinants qui soient.

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Chronique   

Dropkick Murphys – Turn Up That Dial


Vingt-cinq ans que Dropkick Murphys arpente les scènes pour entretenir tout un imaginaire houblonné où la sueur est indissociable de la bromance et de la mélancolie de port d’attache. Les Américains n’ont jamais vraiment dévié de leur trajectoire, trop heureux de maintenir le lien avec une audience à la fidélité éprouvée. Malgré tout, quatre années se sont écoulées pour que Turn Up That Dial nous parvienne. Il est le premier album avec Kevin Rheault intronisé en tant que bassiste, Ken Casey s’occupant uniquement du chant depuis son accident de moto en 2018. Après un 11 Short Stories Of Pain & Glory (2017) un peu plus nuancé et introspectif, Turn Up That Dial se recentre sur le « cœur de métier » du groupe et se présente comme une célébration. Il souligne le rôle essentiel d’une formation telle que Dropkick Murphys en ces temps moroses : la musique aide à soutenir le poids de la réalité en permettant de lui échapper. Peu importe qu’on soit seul chez soi ou avachi sur un billard par péché d’orgueil, légende d’un autre temps…

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Radio Metal TV   

Podcast Fantasy & Metal – Episode 2 : Michael Moorcock, éternel champion du metal




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