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Interview   

Sidilarsen durcit le ton


Parfois, ça a du bon de s’arrêter un instant et de contempler le chemin qu’on a parcouru jusqu’à présent, pour ensuite repartir de plus belle, avec des idées recentrées, fraîches, et des objectifs réaffirmés. C’est ce qu’ont fait les Toulousains de Sidilarsen en 2017, célébrant vingt ans de carrière. Deux ans plus tard, c’est suite à un nouveau changement dans le line-up mais aussi avec une détermination sans faille qu’ils nous reviennent pour présenter un septième opus coup de poing : On Va Tous Crever. Un titre sans équivoque, provocateur, qui cache un exutoire à coup de gros riffs et de critiques acerbes quant à la direction que prend l’humanité.

David Cancel alias Didou et Benjamin Bury alias Viber, respectivement chanteur et chanteur-guitariste, nous racontent ce qui s’apparente à certains égards à un nouveau départ, faisant également le point sur les vingt ans passés et précisant où le groupe en est aujourd’hui. Engagé, Sidilarsen l’est plus que jamais : ils nous parlent de ce besoin punk, révolté, de questionner la marche du monde.

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Chronique   

Mork – Det Svarte Juv


Héritier et continuateur de la désormais longue tradition du true Norwegian black metal : voilà comment se présente Thomas Eriksen, tête pensante de Mork. Actif depuis une quinzaine d’années et multipliant les sorties depuis 2013, le projet trace discrètement mais sûrement sa route, récoltant un peu plus d’attention avec chaque nouvel album, et multipliant les accolades de la part de pontes du genre (Blasphemer d’Vltimas, Aura Noir et précédemment Mayhem, Seidemann de 1349), jusqu’à être adoubé par Fenriz himself. Si Eriksen a désormais recours à un line-up complet pour des performances live, c’est toujours lui qui est aux manettes de Det Svarte Juv, son dernier opus en date, qui sort chez Peaceville Records comme son prédécesseur, Eremittens Dal. Au programme : pas de fioritures, mais un black old school sombre et glacé, en provenance directe d’Halden, en Norvège. De quoi rafraîchir le printemps qui s’annonce…

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Interview   

John Diva : pour l’amour du rock


S’il s’agit là du premier album de John Diva And The Rockets Of Love, John Diva vit pour le rock depuis longtemps. C’est dès son enfance qu’il a découvert cette musique, mais aussi ce milieu avec ses protagonistes, avant de logiquement et passionnément choisir de devenir musicien lui-même. Mais avant de lancer ce projet sucré et lumineux, il a longtemps travaillé dans l’ombre, notamment en tant que compositeur.

Malgré sa grande expérience, c’est avec un enthousiasme presque enfantin qu’il nous parle de ce premier album. Peut-être est-ce sa personnalité, peut-être est-ce parce que c’est son premier projet personnel ambitieux, quoi qu’il en soit, cet enthousiasme est communicatif et donne envie de croire que le rock n’est pas mort. Et à l’instar d’un David Coverdale, côté romantisme, il en fait beaucoup, probablement trop, mais on n’y peut rien, on est sous le charme.

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Chronique   

Amon Amarth – Berserker


Cela fait plus de vingt-cinq ans qu’Amon Amarth arpente les scènes. Petit à petit, les Suédois sont devenus l’un des groupes les plus influents de la scène, jusqu’à définir un genre et un imaginaire ancrés dans l’histoire et la mythologie vikings. Jomsviking a permis au groupe de poursuivre son accession à une notoriété conséquente et de devenir une véritable machine à grosses affiches et festivals. The Pursuit Of Vikings : 25 Years In The Eye Of The Storm entérinait ces vingt-cinq années de carrière qui les ont menés au sommet, ayant presque la fonction de marqueur. C’est donc avec la volonté de se renouveler et de retrouver une certaine force créative qu’Amon Amarth livre son onzième opus simplement intitulé Berserker. Amon Amarth ne redéfinit pas le genre qu’il a contribué à créer, il a cependant tenté de nuancer sa formule avec de légères incartades à ce qu’on connaît parfaitement de lui.

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Interview   

Danko Jones : rockeur de profession


Danko Jones joue du rock, chante du rock, parle de rock, écrit à propos du rock… Ça fait plus de vingt ans que Danko Jones incarne le rock dans sa forme la plus pure. Alors on est tout sauf surpris de voir débarquer un neuvième album – le troisième de la formation actuelle – mettant le rock à l’honneur, intitulé A Rock Supreme. Mais si on gratte un peu sous la surface, derrière les clichés et les idées reçues qu’on peut se faire d’un personnage comme Danko Jones et sur le rock, en général, la réalité d’un tel groupe est plus complexe et moins insouciante qu’on peut le croire.

Au-delà de nous parler de ce nouvel opus et de sa passion pour le rock, évoquant certaines de ses premières fois et préférences, Danko Jones expose la réalité d’un groupe, son groupe, entre questionnements sur sa place dans l’industrie, le regard biaisé des gens extérieurs à ce monde et ce que cela implique de tourner de manière aussi intensive. Reste qu’à ce jour, rien n’est parvenu à altérer l’indéfectible passion pour le rock qui le porte depuis son adolescence.

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Chronique   

Sidilarsen – On Va Tous Crever


Le metal français compte de nombreuses figures de proue, dont l’une des plus éminentes reste indéniablement Sidilarsen. Le groupe originaire de Toulouse officie depuis 1997 et a récemment connu un certain essor avec Chatterbox (2014) puis Dancefloor Bastards (2016), exemple de mélange parfaitement maîtrisé entre dance-metal et indus, le tout avec des textes lourds de sens. Sidilarsen a profité de cette excellente dynamique pour célébrer ses vingt ans, en proposant le live In Bikini Dura Sidi (2018), et a décidé d’entretenir la flamme avec son septième opus sobrement intitulé On Va Tous Crever. Sidilarsen semble s’être rendu compte de son franchissement d’un palier et de la nécessité de retrouver de l’allant. On Va Tous Crever joue ce rôle, témoin d’une envie et d’une motivation renouvelées, d’une hargne réaffirmée voire grandie.

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Interview   

La conscience abstraite de Sunn O)))


Sunn O))) est depuis toujours une entité mystique dans le monde de la musique extrême. On ne sait pas vraiment à quoi s’attendre jusqu’à ce que l’on en vienne à écouter les premières pièces du groupe. Lent, puissant, intrigant, éminemment à part. Sunn O))) est devenu une figure emblématique du mouvement drone et de l’avant-garde. Depuis 1998, le duo O’Malley / Anderson sert une musique authentique, abstraite, qui ne sied pas à tout le monde et qui se traduit par de long morceaux, joués fort, aux basses omniprésentes, et peu de notes. Quatre ans après Kannon, les Américains nous reviennent avec Life Metal, réalisé pour la première fois en cent pour cent analogique. Il sera suivi en fin d’année par Pyroclasts, issu de la même session d’enregistrement, mais conçu dans un esprit différent.

A l’occasion de la sortie de ce nouvel album, le groupe en a profité pour faire un tour de l’Europe et donc de France à travers huit dates. C’est lors de notre rendez-vous à Rouen que nous avons pu rencontrer l’une des têtes pensantes du groupe : Stephen O’Malley, juste avant qu’ils fassent trembler la ville.

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Chronique   

Jordan Rudess – Wired For Madness


Dès lors que l’on mentionne un projet d’un membre de Dream Theater, ce sont beaucoup d’amateurs de musique progressive qui sont en émoi (parfois prêts à pardonner quelques errances, ce qu’on appelle l’effet « œillères »). Wired For Madness vient se loger dans l’interstice de son travail frénétique avec Dream Theater et compte une pléthore d’invités prestigieux, dont trois batteurs (Marco Minnemann, Rod Morgenstein et Elijah Wood – non, pas l’acteur), de quoi respecter le statut de claviériste de génie du musicien. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Wired For Madness donne matière à réfléchir. Énormément de matière.

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Galerie Photos   

Kiss @ Centre Videotron, Quebec, Canada – 02/04/2019




Interview   

Charge : droit devant, droit dans ses bottes


Avec Charge, tout est dit dans le nom. Musicalement, le groupe parisien n’est pas là pour y aller par quatre chemins : il y va tout droit et tête baissée, car telle est sa conception du rock, à l’image de cet enfant sur la pochette qui se jette dans la foule, en toute insouciance, la banane sur le visage. L’identité est limpide, directe. Cependant, une spécificité fait qu’il n’est pas tout à fait l’archétype du groupe rock et le démarque d’emblée : là où chez de nombreux groupes, la partie cordes comporte deux guitaristes et une basse, eux ont opté pour deux basses et une guitare. Un choix original qui n’a pourtant rien de prémédité.

Si côté musique Charge suit son instinct, ce n’est en revanche pas forcément le cas de sa gestion de carrière qui, elle, est très calculée, le chanteur-bassiste Ravin n’hésitant pas à lâcher ce qui s’apparenta – et il en a conscience – à « gros mot » pour certains, en parlant de « modèle économique ». Tout ceci dans un but : durer le plus longtemps et jouer devant le plus de monde possible, sans se compromettre. Ravin nous explique tout ceci.

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