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Interview   

Therion à plein tube


Au vu de sa carrière avec Therion, on aurait pu croire que l’ambition de Christofer Johnsson était sans limites, en particulier après le triple album et opéra metal Beloved Antichrist destiné à être porté sur scène paru il y a deux ans. Mais il faut croire que le musicien qui, en trente ans, n’a cessé de surprendre voire d’innover est arrivé au bout de ses explorations. Il l’admet lui-même et c’est ainsi qu’il explique son nouveau projet, dont Leviathan n’est que le premier des trois chapitres à venir : composer exactement ce que les fans réclament, soit des « tubes » de Therion, en prenant ses anciens succès comme modèles, non pas pour les copier mais pour en extraire l’essence.

Loin de succomber à ce qu’il appelle le « syndrome d’Adrian Smith », contrairement à certains de ses anciens collègues, il est désormais heureux d’être un entertainer qui ne se soucie plus de l’originalité – après tout, l’innovation est-elle encore possible en 2020 ? Heureux aussi que les années de disette, à rester fidèle à ses principes quand personne ne croyait en lui et en ses idées folles, aient payé. Et quand le moral baisse et qu’il commence à douter de son choix de vie, il suffit qu’il se remémore ses débuts pour retrouver le sourire et prendre conscience de sa chance. C’est pour évoquer tout cela que nous avons longuement échangé avec Christofer Johnsson qui partage généreusement son expérience et son histoire.

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Chronique   

Steven Wilson – The Future Bites


Comment continuer à s’exprimer musicalement en fuyant la redite ? C’est littéralement l’obsession de Steven Wilson. C’est aussi ce qui déstabilise ses auditeurs, parfois peu enclins à délaisser les terres du rock progressif comme l’a fait l’ex-frontman de Porcupine Tree. To The Bone (2017) était l’occasion pour le sieur Wilson de témoigner de son affection jamais cachée pour la musique pop, parfois audacieusement avec le dansant « Permanating » aux antipodes de l’univers plus sombre de Porcupine Tree et de ses premières œuvres sous son propre nom. C’est bien simple : le metal ou le rock ne conviennent plus à l’artiste. D’où ce désintérêt pour la guitare en tant qu’instrument fondamental de l’architecture musicale. Il faut puiser du côté de la musique électronique, de ce goût pour le groove, le funk… To The Bone se perçoit ainsi comme une transition nécessaire pour Steven Wilson, le gain de confiance crucial pour assumer ces affects et embrasser pleinement une pop électro expérimentale via The Future Bites.

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Interview   

Michael Schenker : 50 ans à chercher la tranquillité d’esprit


Il y a cinquante ans Scorpions s’apprêtait à enregistrer son premier album Lonesome Crow dans les Star Studios de Hambourg. Aux côtés de Klaus Meine et Rudolf Schenker – deux membres encore actifs à ce jour au sein du groupe –, le frère de ce dernier, âgé d’à peine seize ans, faisait ses premiers pas avec le tout premier morceau qu’il ait jamais composé : « In Search Of The Peace Of Mind ». Cinquante ans plus tard, Michael Schenker a marqué le monde du hard rock avec UFO, influençant plusieurs générations de guitaristes, et une carrière atypique, préférant faire les choses à sa manière plutôt que de succomber à l’appel de la gloire et de l’argent.

Aujourd’hui, mettant de côté le patronyme Michael Schenker Fest qui lui avait pourtant réussi, c’est en tant que MSG qu’il revient fêter son anniversaire. Pas d’inquiétude, la formule n’est pas si différente : avec une pandémie qui l’a obligé à faire de gros efforts et à réaménager son projet initial, il a pu compter sur une pléthore d’amis talentueux pour l’assister. Dans l’entretien qui suit, il nous résume la genèse de ce disque – déjà abordée en conférence de presse – et surtout revient sur ses premiers pas en tant qu’artiste. Il nous parle de sa créativité, de son instrument fétiche la guitare, d’anciens collègues et même d’autres musiciens ayant marqué l’histoire de la six cordes. Qu’il paraisse amer, enflammé, un brin faux modeste voire prétentieux ou philosophe, une chose qu’on ne peut reprocher à Michael Schenker, c’est de délivrer sa pensée sans filtre.

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Chronique   

Asphyx – Necroceros


« Qu’est-ce qu’un Necroceros ? » Martin van Drunen se délecte déjà des futures interrogations des fidèles d’Asphyx. Comme à l’accoutumée, l’un des groupes néerlandais les plus influents de la scène death prône la balance des extrêmes. Depuis 1987, Asphyx pratique un death metal jouant sur les intensités, naviguant du riff le plus tranchant à la plage doom gargantuesque. Le groupe a prouvé son intérêt renouvelé pour le genre depuis sa reformation en 2007 et profite désormais d’un line-up stable, dans la continuité d’Incoming Death (2016). Necroceros est le dixième opus du groupe, nourri par les préoccupations engendrées par la pandémie. De quoi haïr un peu plus la race humaine et annoncer son déclin irrémédiable. En somme, un terreau fertile pour Asphyx.

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Interview   

Stereotypical Working Class, 20 ans plus tard


Mine de rien, ça fait vingt ans ! Benjamin, le batteur de Stereotypical Working Class, blague lui-même là-dessus car, de son propre aveu, ce n’est pas le groupe le plus prolifique du monde : « En 2019, il n’y avait pas de pandémie et on a joué trois fois ! » Mais pour des amoureux de la scène comme eux, la frustration qu’a provoquée cette année 2020 sans spectacle commence à être pesante. Toute leur carrière et leur œuvre ont été construites autour de la scène. Quand d’autres groupes écrivent un disque puis pensent à la scène, les Stereo jouent pour la scène et essayent d’adapter ça sur disque.

Covid-19 oblige, avant que l’on puisse retourner voir des concerts, on va devoir se contenter de Célestopol, nouvel EP inspiré de nouvelles d’Emmanuel Chastellière. Le disque représente pour le groupe un vent de fraîcheur, puisque c’est le premier écrit avec le nouveau guitariste Mehdi. Benjamin, sans langue de bois, annonce que sans ce changement, le groupe serait peut-être mort. L’auditeur aussi pourra ressentir cette fraîcheur, voire cette froideur, tant une couleur sombre, mélancolique enrobe ce nouvel EP. De vingt ans d’existence au changement de line-up, puis à l’écriture, tant des textes que de la musique, Benjamin nous raconte tout le processus qui a amené à la création de Célestopol.

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Radio Metal   

Top 50 2020 : un an de pandémie de metal


L’humanité a rarement été aussi unanime pour dresser le même constat : 2020 était globalement une année bien pourrie. Parmi les nombreuses frustrations qu’elle a engendrées, l’absence de concerts sur une majeure partie de l’année est une des plus marquantes pour les fans de rock et de metal que nous sommes. Mais malgré tout cela, la musique continue et elle ne cesse de se renouveler ! Cette année blanche pour le live est peut-être l’année la plus prolifique pour le studio, ne rendant pas la lourde tâche de dresser un Top 50 plus simple que les autres années…

Après moultes discussions, confrontations et réunions sur zoom jusqu’à très tôt le matin, le collège éditorial de Radio Metal – comprenant rédacteurs et animateurs de Radio Metal, ainsi que notre confrère Laurent de Noise Pollution – a tranché pour établir sa liste des albums les plus marquants de l’année. Est-ce que tout le monde est pleinement satisfait de ce classement ? Evidemment que non. Mais les règles sont ce qu’elles sont, et ne pouvant nous résoudre à vous proposer un Top 700 (qui serait, avons-le, un peu longuet), nous devons réduire nos coups de cœur musicaux de l’année à l’honorable nombre de 50, comme l’ont décrété les grands sages il y a de cela de nombreux hivers.

Ce classement peut évidemment être discuté, débattu et critiqué (avec bienveillance) puisqu’il n’est pas une vérité en soi. La vocation de cet article annuel est surtout de vous faire découvrir ou redécouvrir des excellents albums, et rien ne vous empêche de faire découvrir vos pépites musicales de l’année dans l’espace commentaire, la propagation et la contagion du bon son ne présentent aucun risque sanitaire.

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Interview   

Dark Buddha Rising et la dilatation de l’esprit


Après la parenthèse The Waste Of Space Orchestra, projet réalisé avec leurs comparses d’Oranssi Pazuzu pour l’édition 2018 du Roadburn, les Finlandais de Dark Buddha Rising sont de retour avec leur septième album en date, Mathreyata. Avec leur mélange étourdissant de drone/doom et de musique psychédélique et leur esthétique ésotérique, ils se sont taillé une place sur mesure dans l’underground, où leur production prolifique et singulière leur a assuré en une dizaine d’années un statut presque littéralement culte. Pour savoir ce qui se cache dans les esprits à l’origine de cette musique obscure et psychotrope, nous avons discuté avec V. Ajomo, le guitariste du quintet.

Posé et réfléchi, il est revenu avec nous sur la genèse de ce dernier opus, et en a profité pour lever le voile sur le processus de création d’un groupe qui donne la part belle à l’improvisation, au collectif et à l’intuition. « On doit atteindre l’obscurité dans la lumière pour voir la source même de la lumière », explique-t-il : laissez votre ego et la réalité telle que vous la connaissez à la porte, et plongez dans un monde fait de géométrie sacrée, d’états de conscience modifiés et d’illuminations paradoxales…

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Chronique   

The Dead Daisies – Holy Ground


« L’âge d’or du rock n’roll ». Une idée qui devient de plus en plus abstraite avec le temps, avec le vieillissement et la disparition inévitable de la plupart de ses représentants. Il y a pourtant des formations qui entretiennent le savoir-faire d’une époque prospère où le genre régnait en maître, sans pour autant sonner daté ou passéiste, à l’instar du collectif The Dead Daisies. La formation emmenée par le guitariste David Lowy est célèbre pour ses rotations de line up à laquelle n’échappe pas Holy Ground, le dernier effort en date. Le chanteur John Corabi et le bassiste Marco Mendoza sont retournés à leurs projets solos, remplacés par la seule légende Glenn Hugues. The Dead Daisies est désormais un quatuor. Et il n’a peut-être jamais été aussi fringant.

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Interview   

Griffon : des hommes et des dieux


Parmi les thématiques abordées par les groupes de black metal, celle de la religion a toujours été prédominante. Et si Griffon confirme ce constat, la formation française créée en 2013 incarne parfaitement une nouvelle rhétorique du sujet. Elle portait déjà avec son premier opus, Har HaKarmel paru en 2016, un regard engageant et singulier sur le paganisme. Un regard que le nouvel album ὸ θεός ὸ βασιλεύς perpétue par des biais différents.

C’est en effet grâce à une réflexion articulée autour des relations entre les pouvoirs spirituels et temporels, entre autorité et divinité au regard des sociétés, que Griffon embrasse la question religieuse. Ainsi, loin d’offrir une œuvre imprégnée d’anticléricalisme, la formation française pousse plus avant la réflexion et s’attarde sur le rapport qui unit société, autorité et divinité. Sans chercher à ériger une dialectique du pouvoir divin, le groupe entend en effet inviter ses auditeurs à parcourir l’histoire et à s’approprier les réflexions latentes que les épisodes convoqués induisent inévitablement. Un contenu riche soutenu par une musique tout aussi recherchée dont nous parlons avec les deux fondateurs du projet, Sinaï et Aharon.

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Chronique   

Therion – Leviathan


Beloved Antichrist (2018) devra attendre avant d’être mis en scène. Le projet le plus ambitieux de Therion souffre de contraintes économiques mais aussi, comme tant d’autres, des aléas liés à la pandémie. Loin d’être abandonnée, la représentation de l’opéra rock des Suédois devra attendre des conditions plus favorables. Toujours est-il que, revenu un peu perdu et vidé de son dernier cycle, Therion s’est finalement repris et est entré dans une frénésie créative nourrie par Christofer Johnsson et Thomas Vikström en composant une quarantaine de chansons destinées à paraître en trilogie. Le premier opus s’intitule Leviathan et pour une fois, Therion prétend ne pas chercher à « repousser les frontières », à explorer ou innover. Il veut simplement créer une succession de tubes correspondant à l’ADN de Therion, voués à être plébiscités auprès des fans et en live. Inspirée du gigantisme de ce monstre marin issu des mythes judéo-chrétiens, la dernière œuvre de Therion n’a qu’un dessein : être cette grande collection de musique immédiatement estimable en saisissant ce qui rend une chanson mémorable.

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