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Live Report   

The Ocean : collectif sans artifices


« C’était très bizarre pour nous » conclut Robin Staps alors que lui et ses acolytes musiciens viennent de jouer en intégralité leur album de 2018 Phanerozoïc I au Club100 de Brème en streaming live. Malgré tous les efforts fournis par les artistes, les techniciens et les équipes de production, on ne peut s’empêcher d’acquiescer et de sentir que la matière musicale ne résonne pas comme elle le devrait. Ce qui est plutôt bon signe finalement. Cependant The Ocean persiste avec résilience et s’emploie à jouer son album en toute « sincérité ». Ici pas de décors, pas de visuel, pas de propos conceptuel notable. S’il peut sembler de prime abord ascète, ce choix artistique a le mérite de donner toute sa place au collectif et à son intention en ces temps troublés : jouer et partager sa musique, peu importe qu’il s’agisse d’un streaming.

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Interview   

Cannibal Corpse : évasion extrême


Peut-on pousser plus loin l’horreur et la brutalité que ce qu’a déjà proposé Cannibal Corpse en trente ans de carrière ? Le titre de leur nouvel album, Violence Unimagined, semble répondre par l’affirmative. A vrai dire, Cannibal Corpse n’a pas de limites – ou veut croire qu’il n’en a pas – car tout ceci reste du divertissement et de l’évasion, à l’image des films d’horreur, voire un défouloir. Si les profanes peuvent voir la démarche de Cannibal Corpse comme étant celle d’esprits tordus, elle est en réalité plutôt saine, comme l’explique le bassiste Alex Webster dans l’entretien qui suit.

Mais au-delà des thématiques, Violence Unimagined, c’est surtout le résultat de trente ans d’expertise death metal à laquelle s’ajoute aujourd’hui celle tout d’Erik Rutan (Hate Eternal, ex-Morbid Angel) qui, après avoir été leur producteur, devient également leur nouveau guitariste (suite aux péripéties armées de Pat O’Brien ayant conduit à son arrestation). C’est donc un Cannibal Corpse avec une énergie et un enthousiasme renouvelés qu’on retrouve. Alex Webster nous parle de tout ceci, s’étendant sur l’apport du nouveau venu et sur le processus créatif de l’opus, mais aussi sur l’impact de la pandémie sur leur vie et leur univers, en s’arrêtant un instant sur le jeu du bassiste et en faisant un petit détour par le passé.

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Chronique   

Evile – Hell Unleashed


Evile ne connaît pas la langue de bois, son nouvel effort Hell Unleashed est selon les dires du guitariste Ol Drake « le meilleur album de thrash depuis au moins vingt ans ». Le dernier opus des Britanniques, Skull (2013), remonte à huit ans. Depuis Evile a connu un changement de line-up majeur avec le départ du chanteur Matt Drake l’an dernier pour des raisons à la fois familiales et de santé. C’est justement son frère Ol Drake – de retour dans le groupe après l’avoir quitté en 2013 – qui reprend son rôle en supplément de celui de guitariste lead. Evile a accueilli pour l’occasion Adam Smith (Riptide) en tant que guitariste rythmique. Hell Unleashed est un album sans aucune ambiguïté : Evile veut proposer le thrash le plus incisif, brutal et sombre qui soit. Comme s’il voulait rattraper huit années d’absence.

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Radio Metal TV   

Nightwish : Dans la bulle de Tuomas Holopainen (extrait vidéo)




Interview   

Marty Friedman : monsieur l’ambassadeur


Marty Friedman est sans doute le plus japonais des Américains. Adopté par le pays du Soleil-Levant où il a déménagé en 2003, il y fait régulièrement des émissions de télévision et contribue à des éditoriaux dans la presse, en plus d’y tourner et d’avoir joué lors de la cérémonie d’ouverture du marathon de Tokyo quatre années de suite (en ayant bon espoir d’être à celle des Jeux olympiques de Tokyo). Le guitariste le leur rend bien en promouvant dans le monde entier la culture et la musique japonaises, notamment avec sa série d’albums Tokyo Jukebox. Si bien que le gouvernement japonais l’a officiellement nommé ambassadeur de l’héritage du Japon, allant jusqu’à lui commander un morceau officiel.

C’est donc à titre d’« ambassadeur » mais surtout d’amoureux du Japon qu’il propose l’album Tokyo Jukebox 3 dix ans après le second, un album de reprises spécialement conçu pour donner de l’entrain et de l’énergie – parfait pour faire du sport. Nous avons échangé avec Marty Firedman pour qu’il nous en parle et, notamment, partage avec nous son point de vue unique sur un des pays les plus fascinants qui soient.

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Chronique   

Dropkick Murphys – Turn Up That Dial


Vingt-cinq ans que Dropkick Murphys arpente les scènes pour entretenir tout un imaginaire houblonné où la sueur est indissociable de la bromance et de la mélancolie de port d’attache. Les Américains n’ont jamais vraiment dévié de leur trajectoire, trop heureux de maintenir le lien avec une audience à la fidélité éprouvée. Malgré tout, quatre années se sont écoulées pour que Turn Up That Dial nous parvienne. Il est le premier album avec Kevin Rheault intronisé en tant que bassiste, Ken Casey s’occupant uniquement du chant depuis son accident de moto en 2018. Après un 11 Short Stories Of Pain & Glory (2017) un peu plus nuancé et introspectif, Turn Up That Dial se recentre sur le « cœur de métier » du groupe et se présente comme une célébration. Il souligne le rôle essentiel d’une formation telle que Dropkick Murphys en ces temps moroses : la musique aide à soutenir le poids de la réalité en permettant de lui échapper. Peu importe qu’on soit seul chez soi ou avachi sur un billard par péché d’orgueil, légende d’un autre temps…

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Radio Metal TV   

Podcast Fantasy & Metal – Episode 2 : Michael Moorcock, éternel champion du metal




Interview   

Exanimis tire ses premières ficelles


Le death metal symphonique aurait-il un nouveau grand nom en France ? Peut-être bien. Initialement formé à Nancy en 2015, Exanimis est un projet qui a pris forme à la Music Academy International. Articulé autour d’un trio central composé de Julien Marzano, Julien Prost et Alexandre Dervieux, le groupe a longuement médité la direction vers laquelle il allait lancer son premier opus, Marionnettiste, qui est sorti en mars. Au regard de cette œuvre imposante, il est aisé de concevoir le temps de réflexion nécessaire afin de penser et concrétiser un tel projet, aussi bien inspiré de la scène extrême symphonique que de la scène progressive, et qui se montre résolument à la hauteur de ses ambitions.

Le concept de Marionnettiste est soigné, son imagerie est finement pensée, et sa musique est puissante. Il est pourtant quelquefois difficile de s’élancer dans un registre musical aussi exigeant, et parfois assez risqué, si l’on n’est pas prêt à fournir un travail méticuleux : un impair qu’Exanimis n’a pas commis puisque c’est bien armé que le groupe s’est lancé dans son aventure musicale, avec de nombreux invités, une production massive et même des cours avec Francesco Ferrini de Fleshgod Apocalypse. Nous nous sommes entretenus avec les trois musiciens pour évoquer ces sujets, les premiers pas du groupe et leurs projets futurs.

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Chronique   

Bodom After Midnight – Paint The Sky With Blood


« J’ai bien peur qu’il n’y ait plus rien. C’est triste, mais à la fois, nous avons la chance d’avoir pu enregistrer et sortir tout ce que nous avions. » Par ces mots, Daniel Freyberg confirme dans nos colonnes que Paint The Sky With Blood de Bodom After Midnight est tout ce qui reste du talent d’Alexi Laiho. Il est évidemment impossible de regarder ce premier jet, qui devait être le synonyme d’une nouvelle aventure pour l’ex-frontman de Children Of Bodom, autrement que comme un épilogue. Tragiquement et par la force des choses, Paint The Sky With Blood servira de projection de ce qu’aurait pu être Bodom After Midnight, tout en reflétant une dernière fois l’état d’esprit du Wildchild. A travers Paint The Sky With Blood, on peut deviner l’enthousiasme certain porté par son nouveau projet, mais aussi un regard passé et inéluctable sur l’héritage laissé avec Children Of Bodom.

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Interview   

Crown : la fin n’est qu’un début


Il y a des rencontres qui peuvent changer ou donner une autre dimension à un projet musical. C’est le cas de celle entre Stéphane Azam, fondateur en 2011 de Crown, et David Husser, producteur qui fut membre du groupe industriel Y Front. Aujourd’hui, Crown est porté par les deux hommes, l’un élabore la « recette », l’autre fait l’« assaisonnement », pour reprendre l’analogie culinaire de David. Surtout, ce dernier a pris à cœur de réaliser le potentiel de Stéphane, notamment au niveau du chant, et de lui donner confiance pour endosser le rôle de capitaine.

The End Of All Things, nouvel album de Crown, en est le résultat et démontre l’importance de la psychologie dans le métier de producteur. Exit les invités – à part la contribution remarquable de Karin Park (Årabrot) – mais aussi une bonne partie du chant hurlé, The End Of All Things ouvre une nouvelle ère pour Crown qui pourrait surprendre ceux qui ont suivi le projet jusqu’à présent. Nous avons échangé avec les deux musiciens pour qu’ils nous parlent de cette relation synonyme de renouveau.

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