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Éditorial   

Malcolm Young, on te salue


…et la nouvelle arrive en dévastant toute une génération par son annonce : Malcolm Young s’en est allé.

On le savait malade, atteint de démence, lui le frère discret d’Angus qui prenait toute la lumière en concert. Et pourtant, le patron et Maître à penser du combo, c’était bien Malcolm. Il a prouvé que le rock, c’est d’abord et avant tout le rythme. La triplette qu’il formait avec cet immense métronome nommé Phil Rudd et Mark Evans puis Cliff Williams lors des années fastes portait littéralement le groupe. AC/DC ou la preuve par trois que la base rythmique est aussi importante voire plus que le solo ou le refrain, si sacrés dans le genre.

Ce petit bonhomme aux allures d’éternel gamin était un géant en terme de choix artistique et à su très tôt profiter de l’expérience de son frère George Young (ex-The Easybeats), dès les débuts de sa carrière avec son frère Angus pour se mettre sur les bon rails, et aura par la suite le don de dénicher des musiciens collant parfaitement à sa vision, avec Rudd et bien sûr ce diamant irremplaçable qu’était Bon Scott.

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Interview   

Katla : suivez le guide…


La nature islandaise est une source intarissable d’inspiration pour les artistes résidant sur cette île du cercle polaire. Il n’est donc pas très étonnant de retrouver Guðmundur Óli Pálmason alias Gummi, l’ancien batteur, co-leader et fondateur de Sólstafir, dans un nouveau groupe baptisé Katla, du nom d’un volcan Islandais. Enfin, « groupe » est un bien grand mot, puisqu’il s’agit en réalité d’un duo formé en compagnie d’Einar Thorberg Guðmundsson, avec qui il a trouvé une authentique connexion autant artistique que personnelle. Mais si la nature est le point de départ de leur musique, d’autres thématiques chères au duo s’y sont greffées, en tête desquelles celle de la famille, notion très importante pour eux, et une figure de celle-ci en particulier : la mère.

Gummi nous parle ainsi longuement de cette nouvelle entité artistique ainsi que de son premier album Móðurástin, fait d’une musique une nouvelle fois ouverte et pleine de sensibilité. Cependant, difficile également de passer à côté du délicat sujet de son éviction de Sólstafir en 2015, en particulier après que le frontman Addi ait lui-même déballé sa version de l’histoire dans nos colonnes. Un peu hésitant à donner la totalité de la sienne, Gummi partage tout de même avec nous certains éléments offrant une autre perspective de cette triste séparation.

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Chronique   

Morbid Angel – Kingdoms Disdained


C’est un peu comme si Morbid Angel cherchait une forme de rédemption. L’audace ne paie évidemment pas toujours, sinon ce ne serait plus de l’audace. Le conspué Illud Divinum Insanus (2011) en est l’exemple parfait. Rarement un album n’aura uni tant d’auditeurs dans la critique, ce qui laissait craindre le pire pour Morbid Angel. En 2015, une nouvelle laissait espérer un retour aux normes pour le groupe avec le départ de David Vincent et le retour de Steve Tucker (quand bien même il ne faut se mentir : Trey Azagthoth est le principal responsable de la direction musicale de l’album de 2011). Aujourd’hui, Kingdoms Disdained confirme les attentes inespérées : Morbid Angel a détruit les derniers vestiges d’Illud Divnium Insanus. Comme si de rien n’était.

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Live Report   

Paris lève le poing pour les prophètes de la rage !


Durant la campagne très controversée de Donald Trump aux États-Unis, on a vu de nombreuses protestations apparaître. Et l’une d’entre elle fut la renaissance d’un son que l’on n’avait plus entendu depuis longtemps, celui de Rage Against The Machine. En effet, les musiciens du groupe ont décidé de former Prophets Of Rage pour contrer un candidat jugé dangereux. Zack De La Rocha ne faisant pas partie de l’aventure, ils ont décidé d’emmener avec eux deux légendes du hip-hop : Chuck D de Public Enemy (ainsi que son collègue DJ Lord aux platines) et B-Real de Cypress Hill. Un combo dynamique, explosif, avec une assurance de qualité en live. Et même si à leur grand regret Donald Trump fût officialisé président des États-Unis, leur combat ne s’arrête pas et Prophets Of Rage souhaite malgré tout faire entendre son message à tout le monde ! Même avec un seul EP – le premier album n’arrivant que quelques mois plus tard -, ils ont déjà marqué les esprits en France au Download Festival et au Hellfest avec des concerts qui ont fait resurgir beaucoup de souvenirs chez les fans.

Il était donc temps de les voir débarquer sur scène dans la capitale française. Pendant que Trust finit son épopée parisienne au nom de la rage à l’Élysée Montmartre, c’est une vague de protestation américaine qui débarque au Zénith de Paris. On va passer tout le concert debout, même dans les gradins, à danser, crier, chanter, sauter et libérer notre rage. Levez votre poing en l’air et préparez-vous au premier concert en salle à Paris de Prophets Of Rage !

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Interview   

Moonspell : la tragédie portugaise


De nombreux artistes le savent d’expérience, quand l’inspiration frappe à la porte, il est sage de ne pas la faire attendre, et encore moins de l’ignorer. Voilà comment un simple EP prévu pour n’être qu’un bonus du prochain DVD de Moonspell s’est vu prendre de l’ampleur et devenir un album à part entière. Le résultat s’intitule 1755, année du célèbre grand tremblement de terre de Lisbonne qui sert de base thématique au disque. Moonspell a toujours cherché à se tenir à l’écart des clichés du metal, que ce soit en touchant à l’histoire, la philosophie ou la poésie, grâce à l’érudition de son frontman Fernando Ribeiro, mais 1755 a ceci en plus qu’il va directement puiser au plus profond de la culture et l’identité portugaise, allant jusqu’à chanter en portugais pour la première fois sur la totalité du disque.

Ainsi nous avons joint Ribeiro pour qu’il nous explique la conception de cet album d’ores et déjà à part dans la discographie du combo, mais également pour évoquer les implications historiques de ce tremblement de terre qui a fondamentalement changé le Portugal mais a aussi vu des répercutions, chez les philosophes par exemple, jusque dans le reste de l’Europe.

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Éditorial   

Martin Eric Ain : au revoir à un monstre sacré


Samedi 21 octobre, un monstre sacré de la scène metal extrême s’en est allé, laissant derrière lui un vide sans fond. Martin Eric Ain s’est éteint d’une manière cruelle et banale à la fois, suite à une attaque cardiaque dans la ville de Zürich. Il y a maintenant plus de trente-trois ans, l’arrivée de Martin dans le monde du metal fut fracassante. En effet, à cette époque il fut l’un des deux acteurs principaux de Hellhammer avec Tom G. Warrior. Hellhammer : un combo suisse mythique apparu en 1984 et plus que détesté dès la sortie de son EP maintenant devenu culte, le fameux Apocalyptic Raids.

Très vite, ils provoquent eux-mêmes une « guerre » avec Venom, ces derniers étant adorateurs du Satanisme alors qu’Hellhammer voue pour sa part un culte à la Mort. « Venom are killing Music, Hellhammer are killing Venom … » était même la maxime inscrite sur les cassettes des démos avant l’arrivée de Martin. A l’origine, ce dernier débarque dans le groupe pour remplacer Steve Warrior à la basse.

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Interview   

Amenra : la messe est dite


Depuis plus de quinze ans, les Mass [messes] d’Amenra rythment la carrière prolifique de ce sextet flamand et de leur collectif, Church Of Ra. Proposant un mélange unique de sludge et de post-hardcore extrêmement intense et dense en émotions, leur approche DIY très punk et leurs performances live surpuissantes ont attiré l’attention de bien des amateurs au-delà de toutes limites de scènes ou de milieux spécifiques, dont les membres de Neurosis, les légendes du post-metal américain. Au point de rencontre de nombreux styles donc, mais aussi de nombreux médias, Amenra propose une vision ambitieuse, vaste et viscérale de son art, comme le prouve une fois de plus Mass VI, sorti récemment sur Neurot Recordings.

Pour comprendre les tenants et aboutissants de cette création tentaculaire qu’est Amenra, quoi de mieux que d’en discuter avec Colin H. Van Eeckhout, le frontman du groupe ? Réfléchi et habité, il nous a parlé d’où le groupe puise ses racines et d’où il souhaite aller, de processus de travail et de ce qui va bien au-delà de la musique. Faisant l’effort de parler français pour partager avec le plus de précision possible sa vision du monde, il évoque autant ses débuts dans la scène straight edge flamande que son rapport personnel aux rituels, ses sources d’inspiration que son éthique, comme autant de facettes d’Amenra, le point de convergence où se retrouvent vie, douleur et beauté.

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Live Report   

Alter Bridge : héros de l’Elysée Montmartre


19H, l’Elysée Montmartre se remplit doucement pour la première date d’Alter Bridge en tête d’affiche française depuis 2013 et la tournée Fortress. Les Anglais d’As Lions ouvrent les hostilités devant un public encore assez clairsemé mais ils semblent malgré tout avoir quelques fans au vu des cris et applaudissements qu’ils récoltent. C’est que vocalement le chanteur a de qui tenir puisque c’est face au rejeton de Monsieur Bruce « Iron Maiden » Dickinson himself que nous nous trouvons. Leur metal n’a rien d’exceptionnel – on a affaire ici à un metal moderne très mélodique déjà vu et déjà entendu qui manque de profondeur – mais est interprété correctement.

En outre, la formation semble sincèrement heureuse d’être à Paris pour leur toute première fois. Bref, rien de neuf sous le soleil avec ce groupe qui fait le job.

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Interview   

Au-Dessus élève le black metal


Parmi les belles découvertes de l’année dans le metal en 2017, impossible de passer à côté d’Au-Dessus. En étant un des rares représentants de la Lituanie dans le paysage extrême, Au-Dessus fascine et attire les foules. Une signature chez les Acteurs De L’Ombre et un grand talent ont d’ores et déjà fait du groupe l’une des icônes phares de la scène black metal du futur. C’est en tout cas ce qu’on espère au vu de la qualité de ses compos. Mais finalement, à part un album et un EP aux chansons numérotées, on ne sait pas grand-chose de la formation.

À l’occasion de leur passage en ouverture du Fall Of Summer, pendant que Necrowretch finit et que Broken Hope démarre, nous avons pu parler suffisamment longtemps au groupe pour savoir ce qu’il se passe sous ses capuches. Un groupe au complet, très heureux de son set finissant quelques heures plus tôt, qui évoque ses influences et ce qui se cache derrière ce mystérieux nom.

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CR De Festival    Live Report   

Le Fall Of Summer à l’épreuve du temps


Depuis 2014, le Fall Of Summer est l’événement qui conclut la saison des festivals metal de l’été. Avec ses trois premières éditions, le festival a su se forger une réputation positive : celle d’un festival de passionnés pour un public de spécialistes. Car si les années précédentes le Fall Of Summer a accueilli des noms comme Satyricon, Paradise Lost ou Abbath que le commun des metalleux peuvent connaître, l’équipe a également déniché quelques pépites comme Sabbat, Grim Reaper ou Goblin l’année passée.

Et cette année encore, l’affiche avait son lot d’exclusivités et de dépucelage hexagonal… Et même de résurrections. Des noms mythiques qui feront saliver les amateurs et promettent un voyage à travers l’Histoire du metal, toujours dans un cadre atypique que les habitants de la capitale commencent à connaître.

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