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Interview   

Avatar ou le rythme endiablé


A chaque sortie d’un nouvel album d’Avatar, on se pose la question : « A quelle sauce va-t-on être mangé cette fois ? » Le fait est que si le style Avatar est désormais bien affirmé et reconnaissable entre mille malgré son gloubi-boulga de genres musicaux – un tour de force en soi –, c’est tout un état d’esprit, une idéologie et parfois un concept qui donnent son identité à chacun de ses opus. On a connu la fable de Feathers & Flesh, le monde avec toute sa mythologie d’Avatar Country, la gravité très terre à terre d’Hunter Gatherer, il est maintenant temps de remuer le popotin avec Satan au son de Dance Devil Dance !

On avait déjà commencé à avoir un aperçu de la thématique « sataniste » via les propos de Johannes Eckerström lors de notre dernière rencontre il y a un an et il la développe désormais, mais l’ambition d’Avatar avec ce nouvel album est surtout de redonner au heavy metal sa capacité à faire bouger et danser et, par la même, de le sauver d’une forme d’engourdissement et de cérébralité. Voilà donc le programme du riche entretien qui suit et qui, à l’image d’Avatar, mêle passion, fun et philosophie.

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Chronique   

Klone – Meanwhile


Le Grand Voyage est l’album de Klone qui s’est le mieux vendu, lui permettant de toucher les fidèles de la sphère progressive toujours prompts à guetter ce que le prestigieux label Kscope propose. C’était presque une évolution naturelle pour la formation d’origine poitevine, un processus amorcé par Here Comes The Sun (2015) où la distorsion laissait place à des atmosphères plus éthérées et résonnantes. La discographie de Klone ne peut pas être taxée d’immobilisme. Si ce n’est une progression linéaire, elle est au moins cyclique : la violence d’un Black Days a laissé petit à petit place à l’élégance aérienne du Grand Voyage avant d’en revenir à Meanwhile. Le dernier opus de la formation accueille de nouveau le batteur Morgan Berthet (Kadinja, Myrath), aussi à l’aise dans les plans subtils que dans les performances plus physiques, et pour la première fois Enzo Alfano à la basse, autant capable de lester les rythmiques que de dessiner des mélodies feutrées. Meanwhile peut être – à raison – perçu comme une synthèse. Un constat néanmoins trop réducteur.

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Interview   

Virgil veut descendre jusqu’aux enfers


A l’heure du succès de la scène blackened deathcore avec l’explosion des Lorna Shore et Shadow Of Intent, on aurait bien tort de ne regarder que ce qui se passe outre-Atlantique. Il n’y a en effet pas que dans le nord des Etats-Unis que ce mouvement-là est inspiré, il y a aussi le nord de la France ! Virgil vient des Hauts-de-France et incarne parfaitement l’évolution du metal extrême moderne qui s’affranchit bien des pudeurs à piocher dans les registres musicaux qui lui parlent. Bien loin de l’idée de séparer une supposée pureté du black traditionnel avec le maudit deathcore, Virgil prend sa force de frappe là où cela lui semble pertinent pour apporter quelque chose de profondément sensoriel. Après un premier album Divina Infernum qui posait les bases, la formation monte un très gros palier avec Acheron qui propose une production massive et un concept plus abouti. Le sombre voyage de Virgil ne fait que commencer mais il s’annonce très prometteur.

C’est évidemment petit à petit que l’oiseau fait son nid et peut-être faudra-t-il du temps avant que Virgil parvienne aux oreilles d’un maximum d’auditeurs friands de ce cocktail explosif de metal extrême. Assez certains qu’Acheron a les atouts pour plaire à ce public, nous voulions apporter un coup de projecteur à la formation qui par ailleurs découvre avec ce nouveau cycle l’exercice de l’enchaînement des interviews des médias spécialisés. De son aspect théâtral à ses couleurs musicales, les guitaristes Thomas Fontaine et Julien Baquero ainsi que le chanteur Marius Vantomme nous en disent un peu plus sur les contours de leur projet.

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Chronique   

Delain – Dark Waters


Né comme un projet de Martijn Westerholt suite à son départ de Within Temptation puis devenu un véritable groupe, Delain est revenu à sa forme initiale il y a deux ans, lorsque tous ses membres à l’exception de son fondateur, incapables de s’accorder sur son fonctionnement futur, ont quitté ses rangs. Celui-ci a alors initialement décidé de poursuivre l’aventure en tant que projet solo, en faisant appel à des musiciens invités. C’est pourtant finalement un nouveau groupe à part entière qui a réalisé le septième album de Delain. Rapidement mis sur pied, le line up réunit nouvelles recrues et anciens membres du groupe comme Ronald Landa, qui fut son guitariste jusqu’à April Rain, et Sander Zoer, son batteur jusqu’à The Human Contradiction. De multiples changements de personnel ayant déjà émaillé la carrière du groupe et ce nouveau line up comprenant certaines de ses figures historiques, rien n’indiquait un revirement stylistique majeur de la part des Néerlandais. On pouvait cependant s’en douter : le virage plus lourd pris par le précédent Apocalypse & Chill, en partie dû à la participation du guitariste Timo Sommers à la composition, ne serait pas forcément poursuivi.

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Interview   

Nostromo : « un groupe de bol »


Mine de rien, comme des jeunes de vingt ans, les membres de Nostromo reprennent innocemment la route du studio, des salles obscures et des festivals. Pourtant vingt ans, c’est ce qui sépare précisément l’album culte Ecce Lex et le petit nouveau Bucéphale qui, à l’exception de l’expérience acoustique Hysteron-Proteron, est le troisième opus des Suisses. Après une certaine stature, grâce à l’influence majeure du groupe dans le microcosme de ce que nous pourrions grossièrement appeler la scène mathcore, puisque rappelons que le premier opus Argue sort un an avant Calculating Infinity de The Dillinger Escape Plan et Ecce Lex la même année que Jane Doe de Converge, on pourrait imaginer une certaine pression à dévoiler ce disque du grand retour de Nostromo. A en croire le bassiste Ladislav Agabekov, pas vraiment. La raison est simple, il ne sait ni si son public est encore là, ni si l’album est assez bankable pour être bien reçu à l’heure où Spotify règne en maître et où les algorithmes conseillent plus que les disquaires. Une seule certitude peut-être, la majorité de son audience d’aujourd’hui n’a certainement plus vingt ans.

Si Nostromo est bien peu soucieux de tout cela, c’est parce qu’il reste incontestablement punk dans l’âme. L’histoire du groupe est aujourd’hui intimement liée à un concours de circonstances : de sa reformation à sa participation au Hellfest jusqu’à ses invités sur l’album qui vont de Dehn Sora à Monkey3. A l’écoute du surprenant panaché Bucéphale, aussi méthodique qu’hétérogène, difficile de croire que ce sont des simples coups de chance qui ont piloté le projet ces dernières années. Pourtant, une autre démonstration de cette aura punk qui subsiste dans le groupe, c’est tout simplement les conditions de réalisation de cet entretien avec Lad : sur Zoom, avec des écouteurs de téléphone, dans les rues de Lausanne puis dans le train… L’environnement n’était pas idéal pour un entretien complet, mais la discussion reste suffisamment claire pour connaître l’état d’esprit du groupe avec son nouveau cheval de bataille.

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Chronique   

Memoriam – Rise To Power


Rappeler que Memoriam est né des cendres de Bolt Thrower (le groupe a été fondé par Karl Willetts et Andy Whale, chanteur et batteur de ce grand nom du death metal, avec Frank Healy et Scott Fairfax des groupes Benediction et Cerebral Fix) devient de moins en moins pertinent, tant le groupe a depuis 2016 forgé sa propre identité. Créé dans une période de chagrin et, comme le souligne son nom même, pour rendre hommage à Martin Kearns, batteur décédé de Bolt Thrower, le groupe a désormais dépassé son statut initial et démontre même, avec un cinquième album en seulement six ans, une vigueur certaine. À cinquante-cinq ans de moyenne d’âge, les quatre musiciens sont non seulement productifs, mais toujours suffisamment inspirés pour créer plus qu’une resucée de Bolt Thrower et Memoriam a même tendance à se bonifier d’album en album. L’inspiration semble même encore suffisamment vive pour que soit remisée l’idée initiale de faire de Memoriam un groupe de reprises d’anciens groupes de crustcore et de grindcore, idée que Karl Willetts prévoyait de concrétiser après le triptyque des trois premiers albums.

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Interview   

In Flames : maître du temps


L’avenir est peut-être couru d’avance – à en croire Anders Fridén –, en tout cas, celui d’In Flames semble radieux. Fort d’un line-up qui paraît plus harmonieux que jamais – le guitariste Chris Broderick étant le dernier à avoir rejoint les rangs –, le groupe suédo-américain livre aujourd’hui Foregone, un album qui devrait, au moins en partie, réconcilier les adeptes du « c’était mieux avant » et ceux qui trouvaient « trop mou » l’In Flames de ces dernières années. Nourri par la frustration engendrée par la pandémie, Foregone est un album plein de mordant et de rage, sans oublier le sens mélodique qui a fait la force du groupe, faisant parfois écho à ses premiers albums. In Flames n’en oublie pas pour autant les expérimentations et regarde devant lui pour créer une forme de synthèse entre passé, présent et futur.

Nous discutons de tout ceci avec le chanteur qui évoque le rapport d’In Flames à son public et à sa musique qu’il qualifie de « séance de thérapie ». Car si In Flames en est là où il est aujourd’hui, avec le succès qui est le sien, c’est peut-être bien parce qu’il est resté honnête malgré les pressions à la fois des fans et de l’industrie, suivant sa muse et ses humeurs, fier de son passé mais sans s’attarder dessus pour se permettre de se renouveler.

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Chronique   

In Flames – Foregone


Avec le très bon Days Of The Lost (2022), The Halo Effect a rappelé à tous les valeurs du death-mélodique made in Sweden, et ce sans complexes, en comptant cinq ex-membres de diverses périodes d’In Flames. De quoi contester la suprématie et surtout la pertinence de ce dernier, qui s’est attelé ces dernières années à varier ses approches – démarche louable – avec un résultat artistique mitigé (qui n’a pas entravé son succès commercial). Il est assez plaisant d’imaginer que la réussite de The Halo Effect ait redonné du poil de la bête à In Flames pour son dernier-né Foregone, même si en réalité les compositions ont dû être échafaudées bien avant. Reste que le storytelling en profite grandement. Foregone en revient largement à un In Flames tranchant, concentré sur ce qui a fait sa renommée auparavant : des riffs accrocheurs blindés de cosmétiques avec une vraie agressivité. Il sonne presque comme une injonction : finie la récréation et retour aux affaires.

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Interview   

Monolithe : dans le secret des explorateurs


Monolithe est assurément un groupe qui a des choses à dire. La formation française n’a cependant pas choisi la voie de la simplicité ou du formatage pour développer son propos et son esthétique. Comme les groupes dont il s’est inspiré à ses origines, il se veut plus complexe sans pour autant se revendiquer de l’avant-gardisme et cherche toujours à évoluer avec une proposition nouvelle, d’abord pour ne pas s’ennuyer et se lasser et ensuite pour trouver du sens à sa musique. C’est en cela que Kosmodrom est un album de doom qui ressemble assez peu à ses semblables : il est un pavé audacieux qui se prêtera à l’oreille de l’auditeur qui veut aller plus loin, en quête d’exploration.

De Paradise Lost à Massive Attack, le panel musical des influences plus ou moins conscientes de Sylvain Bégot présente un horizon assez large, avec cette volonté de ne pas se répéter et d’innover dans son propre style. Dans la discussion qui suit, le musicien ne cache pas son appétence à relever des défis artistiques et sa fascination pour les hommes qui prennent des risques en général. Il manifeste également un intérêt à la discussion étayée et au débat, c’est aussi ce qui l’a amené à lancer son podcast Dans Le Secret Des Dieux, qui propose une approche quasi universitaire autour du metal et de ce qui l’entoure. C’est d’ailleurs sur la plateforme virtuelle qu’il utilise pour enregistrer son podcast que nous nous sommes donné rendez-vous pour cette interview.

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Chronique   

Xandria – The Wonders Still Awaiting


Xandria s’est retrouvé au centre de la polémique fin 2017 avec le départ de sa chanteuse Dianne van Giersbergen, qui a dénoncé à demi-mot la façon dont elle (comme ses prédécesseurs qui se sont exprimées à leur tour) aurait été contrainte d’outrepasser ses limites physiques, jusqu’à provoquer des « symptômes de stress incontrôlable », et injustement rétribuée pour ce qu’elle avait apporté au groupe. Le fondateur, guitariste et claviériste du groupe, Marco Heubaum, s’était défendu en imputant notamment le malaise à une impréparation de la chanteuse face au stress inhérent à la vie de musicien. Toujours est-il qu’après l’intérim d’Aeva Maurelle pour défendre Theater Of Dimensions en live, le groupe s’est retrouvé en hiatus lors duquel se sont succédé les départs du bassiste Steven Wussow, du batteur Gerit Lamm et du guitariste Philip Restemeier, autrement dit l’ensemble du groupe à l’exception de Marco.

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    In Flames @ Lyon
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