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Interview   

Gutterdämmerung : le choc des titans


Il est parfois des personnages passionnés qui sacrifieraient tout pour donner vie à l’oeuvre qu’ils ont imaginée, rêvée, fantasme. Björn Tagemose est l’un de ceux-là. Photographe et réalisateur, il a quitté son domaine habituel du luxe pour mettre les mains dans le cambouis du rock’n’roll, avec un casting prestigieux, et ambitieux : Lemmy, Iggy Pop, Josh Homme, Grace Jones ou encore Tom Araya pour ne nommer que ceux-là.

Son oeuvre, Gutterdämmerung, est un film engagé sans être militant, ambitieux sans être orgueilleux, muet et bruyant à la fois, pour paraphraser le slogan choisi. Projeté en ciné-concert, avec notamment Volbeat et Nina Hagen pour ce qui concerne la date française (le 10 février prochain à l’Elysée Montmartre de Paris), le film a séduit les plus grands, de Henry Rollins qui l’a co-écrit, aux acteurs qui ont accepté les différents rôles, aux producteurs et partenaires de l’événement. Et pour cause : Björn Tagemose, un homme aussi passionné que cultivé, arrive là avec un concept novateur et fascinant, dont il nous a parlé lors du long et riche entretien que nous avons eu avec lui, en décembre dernier au Studio St-Louis à Paris, qui a d’ailleurs réalisé la post-production du film.

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Radio Metal   

Top 50 2016 : l’heure de l’élection


top-50Nous voilà depuis quelques mois en pleine période électorale, plus animée et bouillante que jamais, avec ses surprises, ses déceptions et objections, ses satisfecit, ses gagnants et ses perdants. Mais c’est là ce que, tous les ans à la même période, le monde de la musique connait, avec beaucoup moins d’enjeux, reconnaissons-le. Car n’oublions jamais que tout ceci n’est « que » de la musique, même si c’est déjà beaucoup.

Car l’heure est du sempiternel classement pour faire le bilan, couronner l’album de l’année mais aussi, et surtout, proposer une séance de rattrapage et, pourquoi pas, offrir de découvrir des pépites dont l’éclat avait échappé à votre attention. Après nos tops individuels des membres du staff, ouvertement subjectifs, voici désormais notre classique Top 50 qui se veut élaboré dans une démarche (vaine ?) d’objectivité. Comme toujours, élaborer un tel classement signifie se confronter à des dilemmes voire des déchirements de devoir laisser certains pourtant très bons albums sur le côté de la route, mais telle est la douloureuse loi du Top 50 : il n’y a que cinquante places à pourvoir et pas une de plus, et l’un devra dominer tous les autres.

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Interview   

Kreator : Dieux du thrash


A trente-cinq ans de carrière dans le thrash, avec certes ses quelques écarts pas toujours compris, Kreator réussit l’exploit de s’offrir un nouvel élan à la fois créatif et populaire, comme a pu le démontrer l’album Phantom Antichrist et le cycle qui s’en est suivi. Alors il n’est pas étonnant de voir Mille Petrozza et sa bande revenir plus confiants que jamais, conservant sa dynamique mais ayant également pris le temps qu’il faut au milieu des tournées incessantes pour ne pas sortir un album à la hâte, mais au contraire, au moins maintenir la barre au niveau où ils l’avaient laissée.

Les sources d’inspirations de la tête pensante du groupe sont d’ailleurs loin d’être taries, comme le prouve ce nouvel album Gods Of Violence. Encore plus peaufiné, plus orchestré, basé sur les liens qu’entretiennent religions et violence, depuis la nuit des temps. Petrozza voulait faire un album qui puisse compter, et tout indique qu’il y est parvenu, même s’il a la modestie de laisser ce jugement aux autres et le temps faire son oeuvre.

Nous avons rencontré le chanteur, guitariste, et principal compositeur du groupe, afin de parler de ce nouvel album et de ses influences, avec un détour par la pop et les quelques expérimentations qui ont pu ponctuer la discographie du groupe, mais également des invités qui sont à l’oeuvre dans cet opus, de Dagobert à Fleshgod Apocalypse.

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Live Report   

Les Ramoneurs De Menhir : Insurrection celte à Issy !


concert-ramoneurs-de-menhirsIssy-les-Moulineaux, ville des Hauts-de-Seine proche de Paris, desservie par le métro, et son Réacteur ont déjà vu passer quelques noms intéressants de la scène metal comme Dagoba ou Black Bomb Ä. En ce samedi soir glacé de début décembre, l’ambiance sera plus celte et plus punk, dans la mesure où les Ramoneurs De Menhir investissent la place. L’appel de l’Ouest a été entendu : le concert affiche complet. Comme quoi, la banlieue bouge ! Pour se réchauffer avant la déferlante bretonne, vous prendrez bien un peu de Oï musique ? Tant mieux car Hors Contrôle, skins anti fascistes ouvrent le bal.

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Chronique   

Kreator – Gods Of Violence


Kreator n’a plus rien à prouver. Après plus de trente ans de carrière, la notoriété de la bande à Mille Petrozza est reconnue à travers le monde. Leader incontesté de la scène thrash allemande, le groupe a même traversé une phase d’expérimentation et un certain déclin auprès du public, mais il a toujours su revenir en force, et on les voit aujourd’hui remplir les salles et tourner aux côtés des plus grands. A l’instar d’un Slayer, les allemands pourraient très bien céder à une certaine forme de facilité en délivrant toujours la même recette efficace, se reposant sur ses acquis, en somme. Mais non, Petrozza ne l’entend pas de cette oreille, comme il a pu le démontrer avec un Phantom Antichrist plus mélodique et audacieux jamais. Et Gods Of Violence n’est pas en reste, s’inscrivant dans sa suite directe.

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Interview   

Gotthard : la ruée vers l’or


Gotthard fête ses noces d’argent ce mois-ci, avec la sortie d’un album au titre sans équivoque : Silver. Vingt-cinq ans déjà que le groupe helvète trace son chemin, malgré les épreuves, et notamment la plus grande épreuve qu’un groupe puisse avoir à affronter, avec le décès du chanteur Steve Lee en 2010. Malgré cela, Gotthard revient, toujours plus fort, toujours plus déterminé.

Cet anniversaire est donc bien sûr l’occasion de se pencher sur le passé, les débuts dès les années 90, la carrière formidable du groupe, tout ce qui a forgé ces années de vie et de musique ; mais aussi de regarder vers l’avenir, avec cet album de Gotthard pur jus, façonné par les riffs électrisants et les mélodies entêtantes, et avec la tournée qui se profile pour cette année.

Nous avons rencontré le guitariste Leo Leoni pour aborder tous ces sujets, et d’autres plus personnels, dans un entretien authentique avec celui qui a désormais deux fois l’âge de son groupe.

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Live Report   

Avatar fait son cirque


En ce début décembre, le Trabendo accueille une affiche 100% suédoise avec les très attendus Avatar, et en ouverture leurs compatriotes de The Last Band. Sans surprise, la salle affiche complet depuis des semaines, et on aurait de quoi se demander si, pour le prochain passage du groupe, il ne faudrait pas prévoir un peu plus de sept cent places, quitte à déménager dans le dix-huitième arrondissement.

Parmi les fidèles venus pour cette soirée de metal scandinave, on trouve étonnamment une grande variété d’âges et de styles, certains étant même maquillés en honneur du combo tête d’affiche. Malgré une ouverture des portes prématurée, avant 19 heures, ce n’est qu’autour de 20 heures que le groupe de première partie fait son apparition sur la scène.

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Interview   

Dropkick Murphys : marathoniens du punk-folk


Dropkick Murphys a vingt ans. Et là où beaucoup de groupes sautent sur l’occasion de célébrer leurs anniversaires, ou ceux de leurs albums, les Bostoniens ont préféré, au contraire, attendre le début de l’année suivante pour sortir 11 Short Stories Of Pain & Glory, leur nouvel opus. En vingt ans, certains ont aussi le temps de se perdre dans des errances musicales, plus ou moins fructueuses, ou de changer radicalement de style. Ce n’est pas le genre de ces américains-là, qui se revendiquent fidèles à eux-mêmes et à leurs racines, bien que sans cesse élargissant leur horizon musical.

Sur ces onze histoires que le groupe nous propose, certaines sont plus ou moins engagées, plus ou moins personnelles, mais toujours écrites avec les tripes et le cœur, car pour Al Barr, « c’est ça le punk », comme il s’est plu à le répéter dans les lignes qui suivent. Il faut dire qu’entre les événements personnels qu’il nous relate ici, et ceux qui ont touché tout le groupe, notamment les attentats du marathon de Boston, ville chère à leur cœur, les musiciens ont eu suffisamment de matière pour parler de la douleur. Quant à la gloire, pour Al Barr, ce n’est ni plus ni moins que cet album lui-même, alors qu’un successeur se profile déjà à l’horizon pour la fin de l’année !

C’est donc avec un frontman heureux malgré les obstacles et la douleur, plein d’espoir malgré le contexte international, et plein de reconnaissance pour les fans, que nous nous sommes entretenus, exactement une semaine après le tremblement de terre qu’ont été les élections américaines de novembre dernier, auxquelles il ne manquera pas de faire référence.

Pour rappel, le groupe sera de passage en France à la fin du mois. Voir l’agenda concert.

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Chronique   

Pain Of Salvation – In The Passing Light Of Day


Début 2014, Daniel Gildenlöw, qui croyait ne souffrir que d’un souci de santé bénin, apprenait être victime d’une sérieuse infection bactérienne, une fasciite nécrosante alias bactérie mangeuse de chair, remettant en cause son pronostic vital. En l’espace de quelques heures sa vie basculait et l’entraînait dans un éprouvant parcours médical. Les fans de Pain Of Salvation le savent, le frontman a toujours centré ses albums sur l’expérience humaine, en particulier la découverte de soi, et les réflexions philosophiques et spirituelles qui en découlent. Ainsi, il paraissait impensable que cette expérience de vie – et la perspective palpable de la mort – n’affecte pas un nouvel album de Pain Of Salvation qui se faisait grandement attendre.

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Interview   

Sepultura : humain, trop humain


Sepultura est résolument tourné vers l’avenir, c’est en tout cas un principe sur lequel le guitariste Andreas Kisser insiste. Celui-là même qui a depuis longtemps fermé la porte à toute reformation du line-up dit classique et qui, comme il l’explique dans l’entretien ci-après, ne voit aucun intérêt à perdre du temps et de l’énergie à partir en tournée essayer de raviver la gloire d’un vieil album, comme ont pu récemment le faire d’anciens collègues. Car l’avenir pour Kisser s’appelle Machine Messiah, le quatorzième album du combo et second avec le batteur Eloy Casagrande qui, on le devine autant à l’écoute de l’opus que dans les propos du guitariste, a donné un nouveau souffle créatif au célèbre combo brésilien.

L’avenir à court et moyen terme est aussi en ligne de mire dans la thématique du concept de Machine Messiah, quant à la place prise dans nos sociétés par les technologies. Kisser souligne sa peur de voir l’humanité perdre ce qui la rend… humaine. Tout ceci, ainsi que l’apport essentiel du producteur Jens Bogren et les libertés artistiques que s’accorde Sepultura dans une de ses œuvres les plus ambitieuses, le guitariste nous en parle, fier se son album et du parcours jalonné d’épreuves qui les a menés jusqu’à celui-ci.

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