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Interview   

Immortal : la bête sort du bois


Qui en 2015 aurait misé sur l’avenir d’Immortal après le départ de l’emblématique Abbath ? Mais c’était sans compter sur la détermination de Demonaz et Horgh à poursuivre l’aventure coûte que coûte. Demonaz qui, après près de vingt ans de mise en retrait suite à un problème au bras, investit aujourd’hui le rôle de frontman en plus de celui de parolier qu’il n’avait jamais quitté, reprenant la guitare et donnant de la voix. Mais il semble que les apparences n’étaient pas tout à fait conformes à la réalité, puisqu’il nous apprend que même sur les derniers albums, où les crédits musicaux étaient totalement attribués à Abbath, le partage créatif était en vérité de cinquante-cinquante.

L’entretien qui suit est donc l’occasion pour Demonaz de rétablir certains faits, évoquer sa relation devenue difficile avec Abbath, mais aussi nous parler de son cheminement pour en arriver à sa position actuelle – comprenant une opération de l’épaule qui lui permet aujourd’hui de retrouver toutes ses facultés à la guitare – et évidemment de ce nouvel album, Northern Chaos Gods. Un album avec lequel il a cherché, avec Horgh, à retrouver l’essence plus sinistre et brutale d’Immortal, en nous emmenant dans les confins glaciaux du fameux royaume de Blashyrkh.

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Chronique   

Devildriver – Outlaws ‘Til The End


Pour ceux qui ne connaissent pas l’outlaw country, ce n’est autre qu’un genre dérivé de la country dont les tenants des années 60-70 se sont eux-mêmes proclamés « hors-la-loi ». De fait, lorsque Devildriver décide de sortir le premier volume d’Outlaws ‘Til The End, on ne peut être qu’intrigués. La bande à Dez Fafara a tout simplement décidé de réviser des classiques de ladite country en y injectant de la distorsion avec toute la philosophie qu’on lui connaît bien. Pas besoin d’être un fin connaisseur de country pour apprécier le travail de Devildriver. Reste à savoir si on parle d’une entreprise de « rénovation » ou de « sape ».

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Interview   

L’auto-thérapie de Mike Shinoda


On pourra s’étonner de voir revenir Mike Shinoda avec un nouvel album moins d’un an après le traumatisant décès de son compère Chester Bennington, mais c’est précisément ce dernier, ou plutôt la période de trouble psychologique qui s’en est suivie, qui a été le déclencheur de ces nouvelles musiques. Comme chez beaucoup d’artistes, Mike Shinoda est son propre thérapeute, utilisant son expression artistique – pas seulement musicale, mais aussi graphique – pour accepter la douloureuse réalité et remettre de l’ordre dans son chaos émotionnel, comme il l’a finalement toujours fait.

Post Traumatic est cet album, qu’il partage avec ses fans se souciant de lui à travers cette épreuve, et plus généralement, tous ceux ayant été touchés par la disparition du frontman de Linkin Park, car finalement, tous partagent une part de chagrin, et l’échange apporte souvent une forme de réconfort dans ces moments difficiles. Shinoda nous en dit quelques mots ci-après.

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Live Report   

The Damned : Pay attention!


The Damned a marqué la musique punk, le rock donc, en sortant le premier 45 tours de l’histoire du punk à Londres quelque part en 1976. Il s’agissait du titre « New Rose ». Avant les Sex Pistols. Et quand on entend ce titre, il n’est pas uniquement intéressant parce qu’il est le premier, il est tout simplement bon ! Un classique pourrait-on dire sans craindre le ridicule. Avec David Vanian ou Captain Sensible, le groupe aura aussi livré quelques figures emblématiques du punk. Certains d’entre vous ont par ailleurs pu découvrir Captain en 1981 (eh oui !) avec son tube « Wot ». Il en sera question ce soir. Mais tout cela reste le passé et Evil Spirits, le dernier album des Anglais, prouve que le groupe ne compte pas se reposer sur ses lauriers. Pour attester de la vivacité des britanniques, de la ferveur des fans autour d’eux, deux dates à Petit Bain. Toutes les deux affichant complet.

La première partie du soir (elles sont différentes sur les deux soirs) est Vile Assembly, groupe anglais ultra politisé qui a autant la rage contre le système que d’autres combos plus exposés.

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Interview   

Rose Tattoo à la vie, à la mort


Ça fait quarante ans cette année que le tout premier album de Rose Tattoo – et ses hits « Rock ‘n’ Roll Outlaw » et « Nice Boys » – est sorti. A cet égard, le frontman Angry Anderson fait figure de survivant. Et après un passage en politique, le voilà de retour « à sa place », comme il le dit lui-même, avec un nouveau Rose Tattoo composé de véritables vétérans de la scène australienne, comme lui. En pleine tournée (avec un passage au Hellfest dans quelques jours) pour fêter son retour aux affaires et promouvoir Blood Brothers, dernier album en date qui n’a pas eu sa chance il y a onze ans à sa sortie, Anderson n’est plié volontiers à l’exercice de l’interview fleuve.

Evidemment, il est question de ce retour, avec un line-up d’exception, faisant un bref parallèle avec AC/DC, mais surtout l’entretien qui suit est l’occasion de voir un Angry Anderson philosophique et spirituel, se dévoilant dans son rapport à sa carrière, son sens du devoir, la colère, la vie, la mort… Il se révèle en rockeur profond, trahissant un vécu jalonné de cicatrices et remises en question.

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Chronique   

The Night Flight Orchestra – Sometimes The World Ain’t Enough


Le récent succès de The Night Flight Orchestra ne devrait plus étonner personne. Le projet initialement porté par deux membres de Soilwork, Björn Strid et David Andersson, et rejoint entre autres par Sharlee d’Angelo d’Arch Enemy, n’était à l’origine qu’une occasion de se divertir en proposant un retour aux années 70-80. Pourtant, depuis la signature avec Nuclear Blast et l’album Amber Galactic (2017), le groupe a délaissé toute forme de confidentialité. The Night Flight Orchestra est aujourd’hui une machine logistique de huit personnes (dont les Airline Annas, deux choristes, ou encore le percussionniste-guitariste Sebastian Forslund) avec cette faculté de fédérer hors du commun. Comme si la fibre de la musique de la fin des seventies et du début des eighties parlait au plus grand nombre. The Night Flight Orchestra a bien conscience de la dynamique positive dans laquelle il se trouve : Sometimes The World Ain’t Enough, nouvel album des suédois, intervient à peine un an après son prédécesseur. Plus que d’innover ou d’étendre son registre, le dessein de The Night Flight Orchestra est surtout d’enfoncer le clou : une simple question de plaisir.

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Interview   

The Night Flight Orchestra à la conquête de l’univers


The Night Flight Orchestra ne chôme pas. Profitant de son intégration dans la grosse écurie Nuclear Blast et surfant sur le succès d’Amber Galactic sorti il y a tout juste un an, revoilà le combo de retour à huit – intégrant officiellement deux choristes – avec un nouvel album dans la continuité directe : Sometimes The World Ain’t Enough, dont le titre pourrait bien être prophétique dans quelques années si le groupe poursuit sur sa lancée…

Mais si The Night Flight Orchestra est passé en vitesse de croisière, son carburant reste toujours le même : s’amuser, et la passion pour une façon de faire la musique qu’il considère comme perdue depuis la fin des années 70/début 80 et qu’il se réapproprie pour la mettre au goût du jour, avec ce sens du romantisme – qui lui aussi semble se perdre – et ses hommages aux femmes en filigrane. On en parle avec le chanteur Björn « Speed » Strid.

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Chronique   

Bullet For My Valentine – Gravity


Cela va faire treize ans que les gallois de Bullet For My Valentine sont arrivés sur la scène metal de manière fracassante avec le plébiscité The Poison (2005). Depuis, le groupe a enchainé les succès sur un rythme de croisière, au moins jusqu’à Fever (2010). Justement, la volonté du groupe de sortir de sa zone de confort avait froissé certains fans qui ne se retrouvaient pas dans le mitigé Temper Temper (2013), Bullet For My Valentine s’est empressé de corriger le tir en revenant à sa formule initiale faite de mélodies heavy et de shreds avec Venom (2015). Pourquoi revenir sur la carrière bien connue du quatuor ? Parce que celle-ci prend un tournant décisif à l’occasion de la sortie de leur nouvel opus intitulé Gravity. Nouveau line-up avec l’arrivée du batteur Jason Bowld remplaçant le membre original Michael « Moose » Thomas, sans compter la première participation du bassiste Jamie Mathias à un album, et nouvelle orientation musicale. Au contraire de Temper Temper, Matt Tuck voit en Gravity l’occasion d’affirmer et d’entériner l’évolution du groupe.

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Interview   

Beyond The Styx : le renouveau après la mort


La question de ce qu’il y a après la mort, que ce soit la vie, le néant, la renaissance, étant en permanence à l’esprit d’Emile, chanteur de Beyond The Styx, il n’est pas étonnant de constater le renouveau dont a fait preuve le groupe après le départ de bon nombre de ses membres fondateurs. Ce genre de bouleversement d’équipe est toujours un tournant, une forme de mort et l’occasion d’un nouveau départ. Quelle a été la renaissance du groupe, tant musicale qu’en termes de textes ou, plus généralement, de méthode de travail et de leadership ?

Le premier élément de réponse est ce nouvel album Stiigma, dont nous avons discuté avec Emile, toujours à l’écoute des retours que peuvent lui faire les gens, même ceux qui ne font pas partie de son public et qui a toujours à cœur de remettre en question sa propre vision des sujets qu’il traite en la confrontant avec celle des autres, notamment à l’étranger.

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Chronique   

Marduk – Viktoria


Presque 30 ans que les suédois de Marduk entretiennent leur statut de référence du black metal, avec un art de la composition réputé pour ses accès de brutalité, mais qui a démontré qu’il savait aussi se faire dynamique, notamment dans les albums de l’ère post-Legion. Leur quatorzième opus studio, Viktoria, s’inscrit dans cette lignée en reprenant à nouveau (et malgré le lot de critiques habituel) la thématique du précédent album Frontschwein (2015), à savoir la Seconde Guerre Mondiale. Néanmoins, à l’instar de la pochette épurée de l’album, Marduk semble avoir fait un effort de concision : Viktoria et ses trente-deux minutes illustre un black traditionnel et direct, vivant, qui renvoie plus explicitement à ses racines punk.

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    The Damned @ Paris
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