ENVOYEZ VOS INFOS :

CONTACT [at] RADIOMETAL [dot] FR

Ta Page Nocturne   

Cthulhu Metal : L’appel de Lovecraft


On le sait depuis longtemps, le metal et la fantasy s’accordent à peu près aussi bien que le vin et le saucisson. Ou que la Red Bull et le Jägermeister. Précédées d’une réputation de « mauvais genres » de la musique et de la littérature, considérées comme des sous-cultures auxquelles les médias généralistes n’accordent généralement de l’attention que pour les tourner en dérision, les deux sphères ne pouvaient que se télescoper, se nourrir l’une de l’autre et influencer lecteurs et auditeurs.

Preuve supplémentaire de la porosité de la frontière entre les deux univers, le Hellfest et Bragelonne, premier éditeur francophone de littératures de l’imaginaire, se sont associés en 2017 pour créer le Prix Hellfest Inferno. Au-delà de ce prix littéraire tout neuf, il n’est donc pas étonnant de voir le festival apposer fièrement son logo sur une publication Bragelonne qui parlera forcément aux fans des deux genres.

Lire la suite…



Interview   

Tungs10 carbure


Tungs10, groupe originaire de Morlaix, dans le Finistère, n’a que quelques années d’existence et est pourtant déjà très actif et prolifique, avec deux albums sous le coude et n’ayant pas attendu longtemps – seulement quelques mois – avant de monter sur les planches. A l’occasion de la sortie du nouvel album, nous avons pu revenir sur cet intense démarrage et sur le maintien de ce rythme.

Ayant toujours un coup d’avance sur sa carrière, la formation bretonne se verrait bien continuer sur la voie qu’a entrouverte ce concept album, sur le thème grave du deuil, qu’est The Lost Manuscript, tant l’expérience s’est montrée inspirante.

Entretien avec Cédric, guitariste/chanteur et élément central de la formation.

Lire l’interview…



Live Report   

Disturbed s’adresse aux consciences avec bienveillance


Partage. C’est sans doute l’un des mots qui prédominent lorsque l’on pense aux concerts de Skindred et Disturbed. Même si l’on pourrait également rajouter entre autres « énergie », « joie », « interactions » dans le panier des idées clés. Ces termes, les fidèles lecteurs de live reports en tous genres ont pour habitude de les retrouver concernant bien des artistes différents… Mais c’est justement quand ce dynamisme scénique des artistes est partagé avec une personnalité unique et affirmée qu’il devient, in fine, intéressant à décortiquer.

Les Gallois de Skindred déploient ainsi une énergie incroyable sur scène. Le groupe étant particulièrement important en Angleterre – on se souvient notamment de prestations d’anthologie au Download anglais devant une foule très nombreuse et conquise –, il est toujours étonnant de constater que son développement en France reste poussif, comme si la mayonnaise avait du mal à prendre. Le fait d’avoir joué dans la petite Maroquinerie en février, puis d’y revenir refaire un show le 18 décembre prochain, étant un choix surprenant.

Lire la suite…



Interview   

Joe Satriani : l’élève, le professeur, le héros


Œuvrant depuis trente-cinq ans en tant que guitariste solo, il n’a pas fallu longtemps à Joe Satriani pour rencontrer un vrai succès populaire. A sa propre surprise : la musique instrumentale n’est pas réputée bankable. Ce succès, qu’il doit certainement, plus encore qu’à sa technique éblouissante, à son style mélodique, aussi inventif qu’efficace, lui permet aujourd’hui d’incarner le modèle même du guitar hero moderne. Pourtant, relativement modeste, prônant avant tout la discipline et le travail, et balayant le concept de « guitar hero », Joe Satriani n’a pas toujours été destiné à une telle carrière. Si la guitare a toujours été son amour, son ambition était d’abord celle de Squares, un trio éphémère de pop rock fondé à la fin des années 70, et dont il sort aujourd’hui, pour la première fois, les musiques via un Best Of The Early 80’s Demos à la fois curieux et plein de nostalgie.

C’est à l’occasion de cette sortie que nous avons plongé avec Joe Satriani dans ses jeunes années et ses débuts professionnels. Outre la période Squares, celle de transition qui a suivi, le démarrage de sa carrière solo ainsi que ses « jobs » ponctuels auprès de Mick Jagger ou au sein de Deep Purple, il est également question de Jimi Hendrix, qui lui a donné l’impulsion pour devenir guitariste et dont il est revenu il y a peu d’une tournée hommage, mais aussi de ses autres héros, mentors et professeurs. Professeur, il l’a d’ailleurs lui-même été, instruisant de jeunes guitaristes devenus, comme lui, des super stars de la guitare, à l’instar de Steve Vai ou Kirk Hammett.

Le guitariste, d’un naturel simple et agréable, a pris son temps (plus d’une heure…) pour échanger avec nous. En résulte un entretien riche, instructif et bourré d’anecdotes.

Lire l’interview…



Galerie Photos   

Slipknot @ Knotfest, Clisson, France – 20/06/2019




Chronique   

Inter Arma – Sulphur English


En trois albums et une dizaine d’années d’existence, les Américains d’Inter Arma se sont forgé une place à part parmi la descendance pléthorique de Neurosis. Originaires de Richmond en Virginie, souvent classés dans le doom ou comparés à des groupes de post-metal, ils ne sont en fait ni l’un ni l’autre : leurs morceaux peuvent évoquer tout autant du Pink Floyd que du sludge musclé. Évitant avec soin les tics et les poncifs de tous ces genres à coup de performances live transcendantes et de longues chansons insaisissables, le quatuor intrigue, et ça ne semble pas près de changer avec un quatrième album, Sulphur English, au titre hermétique et à la pochette flamboyante. Trois ans après un Paradise Gallows tout en nuances, on s’attend donc à quelque chose de plus corrosif… et on fait bien !

Lire la suite…



Interview   

Se mettre au vert au Metaldays


On ne pourra pas reprocher à l’organisation du Metaldays « d’attendre qu’il soit trop tard pour se préoccuper de la question de l’environnement » ou de surfer sur une quelconque « mode bio ». Le positionnement écologique, Boban Milunovic et Roman Files l’ont depuis plus d’une décennie et il est une plus grande priorité qu’un objectif de rentabilité maximale. D’ailleurs, pour l’avenir du festival, ce n’est pas sur l’expansion que se questionne Boban mais sur la manière d’améliorer la qualité de vie et de l’expérience proposée, en essayant d’aller de plus en plus loin dans le respect de l’environnement. Le festival ne se contente pas d’être écologique dans son fonctionnement mais cherche à éduquer son public tout comme les autres acteurs de la scène musicale.

Un tel positionnement vis-à-vis de la nature, mais aussi vis-à-vis de ce qu’est l’expérience de festival implique nécessairement un sens des priorités différent de celui d’autres événements. A ce titre, son discours au sujet des artistes est sans concessions. Comme il le dit si bien, la tête d’affiche, c’est « le festival lui-même ».

Dans notre entretien ci-après, découvrez donc où en est le festival en tant qu’acteur environnemental mais aussi, naturellement, en tant que festival de musique.

Lire l’interview…



Vidéo Face 2 Face   

New Years Day est inc(l)assable




Interview   

Jonas Åkerlund : aux origines du chaos


La trajectoire de Jonas Åkerlund ne ressemble à aucune autre : batteur de Bathory dans les années 80, il abandonne vite son instrument pour se consacrer à la réalisation de clips musicaux. Travaillant d’abord pour des musiciens suédois, il collabore rapidement avec des musiciens internationaux, et réalise de nombreuses vidéos désormais mythiques, du fameux clip de « Ray Of Light » de Madonna à l’inénarrable « Pussy » de Rammstein en passant par « Telephone » de Beyoncé et Lady Gaga, « Fuel For Hatred » de Satyricon ou « Canned Heat » de Jamiroquai. Depuis Spun en 2002, le réalisateur s’est attaqué aux longs métrages : mentionnons Polar, réalisé pour Netflix il y a peu, et surtout Lords Of Chaos, que l’on peut voir en ce moment en salles à Paris et partout en VOD. Si ce titre vous semble familier, c’est bien normal : il s’agit de celui du célèbre livre de Michael Moynihan et Didrik Søderlind, Vulgate qui retrace l’histoire houleuse de la scène black metal norvégienne du début des années 90, entre meurtres, suicide et églises en flamme. À rebours du livre qui se plaît à retrouver en Varg, Dead et consorts un feu sacré quasi mythologique, Åkerlund les décrit plus prosaïquement comme une bande d’adolescents aux prises avec des événements qui les dépassent très vite.

C’est à l’occasion de la sortie de ce film que nous avons pu échanger avec lui sur ce projet qui, comme il nous l’explique, lui tenait particulièrement à cœur, de ses prémices de longue haleine au travail sur la musique, et de sa vision de la scène norvégienne à un certain clip de Metallica. Impossible de ne pas en profiter pour évoquer sa carrière de réalisateur de clips : de Candlemass à Madonna, il n’y a pas à dire, le Suédois a fait du chemin…

Lire l’interview…



Chronique   

Deathspell Omega – The Furnaces Of Palingenesia


Cette année, les sorties black metal passionnantes ne manquent pas, mais pourtant dès qu’un nouvel album de Deathspell Omega a été annoncé, la scène a retenu son souffle. C’est qu’elle doit aux Français la trilogie mémorable et peut-être indépassable Si Monvmentvm Reqvires, Circvmspice / Fas – Ite, Maledicti, In Ignem Aeternum / Paracletus, une poignée d’EP étourdissants (Kénôse et Diabolus Absconditus, pour ne citer que ceux-ci) et accessoirement une grande partie de la forme qu’a prise le genre en ce début de XXIe siècle, à qui ils ont apporté dissonance, technicité et considérations théologico-métaphysiques élaborées. Formule à laquelle le groupe est resté remarquablement fidèle, tout comme à sa discrétion : pas de performances live, et même si ça tient aujourd’hui du secret de polichinelle, ses membres restent anonymes, invisibles (pas de photos) et silencieux (presque aucune interview). Après un The Synarchy Of Molten Bones aux allures d’EP redoutable mais bref sorti sans crier gare en 2016, The Furnaces Of Palingenesia, septième album du groupe en une vingtaine d’années d’existence, s’annonce plus roboratif, une affirmation plus franche de ce qu’est le Deathspell Omega post-« trilogie métaphysique ».

Lire la suite…



  • Arrow
    Arrow
    Trivium @ Villeurbanne
    Slider
  • 1/3