ENVOYEZ VOS INFOS :

CONTACT [at] RADIOMETAL [dot] FR

Interview   

Hangman’s Chair : de l’autre côté du périph


Hangman’s Chair n’y va jamais par quatre chemins : si le titre de leur album précédent, This Is Not Supposed To Be Positive, en disait long sur leur vision du monde sombre et pessimiste, celui de leur dernier opus, Banlieue Triste, a lui aussi valeur de manifeste, et annonce d’entrée de jeu les kilomètres de goudron suintant de mélancolie d’où il émerge. Les Parisiens – faut-il préciser les banlieusards ? – ont au fil des années peaufiné un style et une esthétique uniques. Tenant autant du sludge que du grunge, empruntant volontiers ses atmosphères glacées à la cold wave, leur musique est le son des bas-fonds, des tours vétustes et des cités-dortoir minées d’angoisse et d’ennui. « C’est notre vie », nous a expliqué Julien Chanut, guitariste du groupe : Hangman’s Chair revendique sa transparence tout comme son idiosyncrasie.

En effet, lors d’une discussion qui aborde autant l’évolution du groupe que ses racines, Julien évoque la genèse de Banlieue Triste et le vécu qui s’y est retrouvé cristallisé. Une fois de plus, ce n’est pas censé être positif…

Lire l’interview…



Chronique   

Pestilence – Hadeon


Pestilence n’en a pas terminé. Malgré un nouveau coup d’arrêt, la formation emmenée par Patrick Mameli ne semble pas supporter de rester silencieuse. Cette fois, le line-up est totalement renouvelé, il ne reste que la tête pensante parmi les anciens membres : Mameli justement. Ce dernier nous livre un disque, Hadeon, qui semble issu d’une certaine colère/frustration liée à a la réception mitigée d’Obsideo (2013). Pour ce faire, outre le changement de line-up, Patrick Mameli a décidé d’abandonner les guitares huit cordes. L’expérimentation n’est pas vraiment à l’ordre du jour sur Hadeon, nouvelle œuvre de la formation néerlandaise, et Pestilence donne véritablement l’impression de s’être délesté d’un poids.

Lire la suite…



Live Report   

Sepultura toujours en tête d’affiche


La dernière fois que nous avions vu Sepultura, ce dans le cadre d’une tournée avec Aborted, Soilwork et Kreator en tant que de tête d’affiche. Ce soir le menu est également varié et de qualité avec Obscura, Goatwhore et Fit For An Autopsy. Ce dernier propose d’ailleurs son deathcore pour la première fois à Paris. Nous avions déjà croisé la route des Américains au Metaldays et avions été totalement convaincu par leur énergie et la variété des morceaux. Sans révolutionner le deathcore, le groupe accorde une importante part à la technique et à la dimension progressive de ses compos. Dommage toutefois qu’on ne profite ici que de trente minutes de set, dans des lumières bien sombres.

La moitié de la setlist sera destinée à promouvoir leur dernier album, The Great Collapse. Le son est massif et ce disque offre de grands moments de bravoure musicale. En conséquence, un morceau comme « Still We Destroy » aura déclenché une vraie euphorie dans le pit. Mais malheureusement, le public paraît ne pas être très familier avec le groupe et il y a très peu de monde en ce début de soirée.

Lire la suite…



Titre À Titre   

Ghost : dans les pas du Cardinal


Sans conteste, le nouvel album de Ghost, baptisé Prequelle, est l’un des plus attendus cette année. Et avec l’annonce de sa sortie le 1er juin vient forcément son lot d’interrogations. D’abord l’univers visuel : on entre désormais dans l’âge médiéval où il est question de peste et d’apocalypse ; de mort mais aussi de vie. Car comme nous le disait Tobias Forge, qui s’est officiellement révélé comme étant l’homme derrière Ghost : « C’est un album qui sera complètement imprégné par la mort, mais ce sera aussi un album sur la survie. Le fait de combiner ces deux choses est mon moteur dans la conception de cet album. […] Afin de vraiment, vraiment voir l’obscurité, on a besoin de lumière, de manière à avoir une référence et savoir reconnaître l’obscurité. »

Exit la lignée des Papa Emeritus, bienvenue au Cardinal Copia qui aura la charge de célébrer la messe sur ce nouveau cycle. Et qui dit messe dit cantiques et autres antiennes. Au nombre de dix dans ce nouveau recueil, ils sont très probablement au centre de votre curiosité, tant Ghost a pu développer de visages en trois albums. C’est pour ça que nous vous proposons en guise d’apéritif, en attendant la chronique et l’interview qui arriveront dans quelques semaines, un petit descriptif titre à titre. En préambule vous retrouverez des commentaires du producteur Tom Dalgety et de Tobias Forge, suivi d’un premier aperçu à chaud de notre part, volontairement neutre, histoire de commencer à faire travailler votre imagination !

Lire la suite…



Interview   

Trust : au nom du plaisir


Avant juillet 2016, on ne donnait pas cher de l’avenir de Trust. A vrai dire, on ne s’attendait plus à les voir revenir après les rendez-vous manqués du Hellfest 2011 et du Sonisphere 2013. Voilà pourquoi on a pu être surpris de constater à quel point tout s’est passé à merveille, sans le moindre accroc, lors de la tournée des quarante ans l’an passé. Une tournée qui, d’un mois et demi à l’origine, a fini par s’étaler sur pas moins d’une année. Un succès certainement dû à la rareté d’un des plus mythiques de nos groupes de rock en France, mais aussi à leur volonté d’aller chercher le public dans chaque recoin de l’hexagone et à cette alchimie retrouvée entre Bernie Bonvoisin et Norbert Krief ; un « vieux couple », pour reprendre l’expression du guitariste, qui quarante ans après a su raviver la flamme dans leur relation.

C’est naturellement dans cette dynamique live que le combo s’est enfermé trois semaines dans la salle des fêtes de Saint-Ciers-Sur-Gironde, afin de s’atteler à son dixième disque (en comptant l’EP de 88) intitulé Dans Le Même Sang. Un album, mixé par le grand Mike Fraser, qui renoue avec la spontanéité brut du rock n’ roll, avec le sens de l’indignation et de l’engagement de Bernie, évidemment, et les riffs tantôt bluesy tantôt hard de Nono. C’est justement avec ce dernier que nous avons échangé afin d’en savoir plus sur cette reformation, la tournée et l’album. Difficile également de ne pas brièvement aborder le sujet de la disparition de notre Johnny national avec celui qui fut pendant longtemps son guitariste.

Lire l’interview…



Chronique   

My Indigo – My Indigo


Sharon Den Adel n’a plus rien à prouver à personne. La figure de Within Temptation bénéficie d’une renommée internationale, Within Temptation arpente les scènes du monde entier depuis un bout de temps déjà. Nécessairement, on est intrigués lorsque cette dernière évoque la première sortie de son projet solo, My Indigo. Sharon semble avoir essuyé une passe difficile pour raisons personnelles à l’issue de la tournée de l’album Hydra (2014), en résulte des compositions plus intimistes, un abord des thèmes avec une fonction quasi-thérapeutique. My Indigo n’a pas grand-chose à voir avec Within Temptation. Il n’a d’ailleurs que très peu à voir avec le metal. L’album respecte intégralement la direction que laissait entrevoir le premier single « My Indigo » : une sorte de pop aux accents de world music laissant toute la place nécessaire pour que le chant de Sharon soit mis en valeur.

Lire la suite…



Interview   

L’hyper-expression de Tesseract


Il y a parfois des émotions qu’aucun mot ne peut exprimer. C’est pour combler ce manque que l’écrivain John Koenig s’est attelé en constituant le Dictionnaire Des Douleurs Obscures. Et puis il y a des artistes, comme Tesseract, qui choisissent la musique comme moyen d’expression de l’inexprimable. On ne s’étonnera pas que le second se soit intéressé au premier et ait utilisé un de ses néologismes pour intituler et conceptualiser son nouvel album : Sonder.

Finalement, on se rend compte qu’avec un simple mot, un mot bien particulier, définissant une idée très précise, on peut générer une foultitude d’interrogations et d’échanges, comme peut le démontrer notre conversation ci-après avec le chanteur Daniel Tompkins. Mais évidemment, là n’est pas le seul sujet de l’interview, la musique ayant évidemment elle-même son importance, Daniel nous décrivant les dessous créatifs de cet album, et revenant, avec du recul et une forme d’auto-analyse, sur son retour en 2014, peu avant la sortie de l’album Polaris.

Lire l’interview…



Chronique   

Ihsahn – Ámr


Difficile d’appréhender ce que va faire Ihsahn. On sait simplement que la qualité devrait être au rendez-vous, en témoigne son œuvre au sein d’Emperor ou l’accueil positif de ses disques solo. Ihsahn est devenu au fil du temps une icône, réputé pour sa volonté de sans cesse innover tout en conservant un attachement à la musique extrême. Arktis démontrait l’ouverture d’Ihsahn à divers horizons musicaux, avec quelques invités en prime. Il donnait en outre une image moins isolée de l’artiste, plus enclin à prôner l’accessibilité de sa musique (relativement parlant). Son dernier travail intitulé Ámr ne va pas dans le sens contraire. Il ne va pas non plus se reposer sur des acquis à peine approfondis.

En savoir plus…



Interview   

Le cœur tendre de Lofofora


Et si être punk, ce n’était pas juste hurler, faire du bruit et sauter comme des déglingués ? Et si être punk c’était aussi se poser dans un beau studio avec des guitares acoustiques et des balais en guise de baguettes ? Et si intensité pouvait rimer avec subtilité ? C’est tout ce que tend à démontrer Lofofora avec son nouvel album Simple Appareil, qui en aura déstabilisé plus d’un. Mais après, tout, déstabiliser, ce n’est pas ça, finalement, être punk ? Surtout, si on lui donne sa chance, qu’on prend le temps de rentrer dans son univers feutré, c’est toute la classe de l’album qui nous éclate à la figure.

Simple Appareil, c’est cette volonté de Lofofora d’explorer de nouveaux confins de son art… ou plutôt son artisanat, comme nous en parlons ci-après avec Reuno. Il nous explique leur expérience dans un registre autant inhabituel pour eux que pour leur public, se mettant à nu, devant revoir notamment la relation entre instrumentation et chant. Une nouvelle facette de Lofofora mais aussi du batteur Kevin Foley – invité en intérim pour l’occasion, le temps que Vincent Hernault revienne d’un tour du monde -, lui qui avait construit sa réputation dans le milieu du metal extrême voire carrément brutal…

Lire l’interview…



Live Report   

La grosse mandale de Parkway Drive


Trois ans après la sortie de Ire, les Australiens de Parkway Drive s’apprêtent à mettre entre nos oreilles un nouveau disque, intitulé Reverence, le 4 mai prochain. Et plutôt que de se prendre la tête à choisir un faire-part de naissance, les membres du groupe ont purement et simplement décidé de présenter leur dernier-né en personne en offrant à leurs fans Européens une tournée surprise des petits clubs et en annonçant l’événement directement sur leur page Facebook quelques jours avant ! C’est donc aux Etoiles de Paris, une sale ayant la capacité de 550 personnes, que le groupe a posé ses valises pour un soir. Les Anglais de Polar ont la dure tâche de chauffer cette petite salle et s’en sortent plutôt bien, l’ambiance étant déjà très chaude lors de leur set proposant une musique metal/hardcore rentre dedans.

Aucune barrière devant la scène, pas de videurs, des fans qui donnent de la voix sur les morceaux diffusés par la sono, appuyés sur les retours, c’est dans cette ambiance que débute ensuite le show des Australiens de Parkway Drive. Et c’est parti pour plus d’1H15 d’énergie pure !

Lire la suite…



  • Arrow
    Arrow
    Avatar @ Villeurbanne
    Slider
  • 1/3