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Interview   

Arch/Matheos : le confort de la complexité


Beaucoup voient en Dream Theater les pères du metal progressif tel qu’on le connaît aujourd’hui, mais quand en 1985 ces derniers se sont formés sous le nom de Majesty, dans le Connecticut, pas très loin de leur Long Island natal, sévissait déjà depuis quelques années Fates Warning, avec un second album sous le coude, The Spectre Within. A la tête de cette jeune formation, deux musiciens : le chanteur John Arch et le guitariste Jim Matheos. Leur collaboration aura été de courte durée : après cinq ans et un Awaken The Gardian (1987) référentiel, John Arch est remercié, laissant place à Ray Alder pour donner le visage du Fates Warning qu’on connaît aujourd’hui et à sa discographie qualitativement impressionnante.

Mais l’histoire de John Arch et Jim Matheos ne s’arrête pas là. Les années passant, les coups de sang de jeunesse ayant laissé place à l’expérience, la sagesse et l’amitié, les deux compères se sont retrouvés en 2003, le temps de l’EP Twist Of Fate, puis un projet commun, sobrement baptisé Arch/Matheos lors d’un premier album, Sympathetic Resonance (2011), et pérennisé aujourd’hui par un second, Winter Ethereal, qui vient de voir le jour. Chanceux sont les fans de Fates Warning, à pouvoir profiter de ce qui s’apparente à deux incarnations parallèles et complémentaires de la même entité…

C’est à cette occasion que nous avons pris le temps d’échanger, longuement, avec John Arch, afin qu’il nous livre la genèse de Winter Ethereal et les secrets de sa relation particulière avec Jim Matheos. Il nous parle également de son approche personnelle du chant et des textes, et revient sur sa propre histoire, y compris sur son audition pour Dream Theater, quelques mois après son départ de Fates Warning, dont il aura finalement décliné l’offre.

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Chronique   

Destruction – Born To Perish


Trente-sept ans que Destruction nous assène des riffs, trente-sept ans à prospérer au sein de la scène thrash jusqu’à devenir l’une des figures les plus notables d’Europe. Il forme avec Kreator et Sodom, apparus quasiment la même année (aux alentours de 1981-1982), le redoutable triangle du thrash allemand, dont personne ne peut nier l’influence sur l’ensemble de la scène. Seulement, après autant d’années à parcourir les routes et occuper les studios, Destruction s’est retrouvé face à une problématique de vieux couple : comment entretenir la flamme ? Après avoir revu le processus créatif, en prenant son temps lors de la conception d’Under Attack (2016), la solution a été de réviser aussi une partie du line-up. Randy Black a investi les fûts, suite au départ de Vaaver, et surtout, la formule en trio du groupe a été remise en cause par l’arrivée d’un second guitariste, Damir Eskic. Destruction avait besoin d’inédit pour subsister et Born To Perish, leur quinzième album, incarne aujourd’hui le nouvel entrain des vétérans.

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Interview   

L’increvable Papa Roach


Jacoby Shaddix aime bien le Hellfest. Comme il nous le confie en début d’interview : « On voit un paquet de metalleux habillés en gothique qui déambulent avec un grand sourire sur le visage, je me dis que ça n’a pas l’air d’être l’enfer ici ! C’est génial ! » Une ambiance bon enfant qui déteint sur le frontman, particulièrement détendu et très loquace, alors que nous l’avons pourtant arraché au set de Sick Of It All pour une interview de dernière minute, quelques heures à peine avant l’entrée en scène de Papa Roach dans le cadre du Knotfest.

Le temps nous est littéralement compté, mais Jacoby se montre à peu près aussi énergique dans la vie que sur scène et n’hésite pas à réclamer du rab pour répondre de façon satisfaisante à nos questions. Malgré un premier album sorti il y a deux décennies, c’est avec l’enthousiasme et la passion du débutant que Jacoby nous parle de la carrière de Papa Roach et de son amour pour le punk… avant de céder la place à l’expérience quand nous évoquons le lien entre religion et Hellfest.

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Ta Page Nocturne   

Cthulhu Metal : L’appel de Lovecraft


On le sait depuis longtemps, le metal et la fantasy s’accordent à peu près aussi bien que le vin et le saucisson. Ou que la Red Bull et le Jägermeister. Précédées d’une réputation de « mauvais genres » de la musique et de la littérature, considérées comme des sous-cultures auxquelles les médias généralistes n’accordent généralement de l’attention que pour les tourner en dérision, les deux sphères ne pouvaient que se télescoper, se nourrir l’une de l’autre et influencer lecteurs et auditeurs.

Preuve supplémentaire de la porosité de la frontière entre les deux univers, le Hellfest et Bragelonne, premier éditeur francophone de littératures de l’imaginaire, se sont associés en 2017 pour créer le Prix Hellfest Inferno. Au-delà de ce prix littéraire tout neuf, il n’est donc pas étonnant de voir le festival apposer fièrement son logo sur une publication Bragelonne qui parlera forcément aux fans des deux genres.

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Interview   

Tungs10 carbure


Tungs10, groupe originaire de Morlaix, dans le Finistère, n’a que quelques années d’existence et est pourtant déjà très actif et prolifique, avec deux albums sous le coude et n’ayant pas attendu longtemps – seulement quelques mois – avant de monter sur les planches. A l’occasion de la sortie du nouvel album, nous avons pu revenir sur cet intense démarrage et sur le maintien de ce rythme.

Ayant toujours un coup d’avance sur sa carrière, la formation bretonne se verrait bien continuer sur la voie qu’a entrouverte ce concept album, sur le thème grave du deuil, qu’est The Lost Manuscript, tant l’expérience s’est montrée inspirante.

Entretien avec Cédric, guitariste/chanteur et élément central de la formation.

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Live Report   

Disturbed s’adresse aux consciences avec bienveillance


Partage. C’est sans doute l’un des mots qui prédominent lorsque l’on pense aux concerts de Skindred et Disturbed. Même si l’on pourrait également rajouter entre autres « énergie », « joie », « interactions » dans le panier des idées clés. Ces termes, les fidèles lecteurs de live reports en tous genres ont pour habitude de les retrouver concernant bien des artistes différents… Mais c’est justement quand ce dynamisme scénique des artistes est partagé avec une personnalité unique et affirmée qu’il devient, in fine, intéressant à décortiquer.

Les Gallois de Skindred déploient ainsi une énergie incroyable sur scène. Le groupe étant particulièrement important en Angleterre – on se souvient notamment de prestations d’anthologie au Download anglais devant une foule très nombreuse et conquise –, il est toujours étonnant de constater que son développement en France reste poussif, comme si la mayonnaise avait du mal à prendre. Le fait d’avoir joué dans la petite Maroquinerie en février, puis d’y revenir refaire un show le 18 décembre prochain, étant un choix surprenant.

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Interview   

Joe Satriani : l’élève, le professeur, le héros


Œuvrant depuis trente-cinq ans en tant que guitariste solo, il n’a pas fallu longtemps à Joe Satriani pour rencontrer un vrai succès populaire. A sa propre surprise : la musique instrumentale n’est pas réputée bankable. Ce succès, qu’il doit certainement, plus encore qu’à sa technique éblouissante, à son style mélodique, aussi inventif qu’efficace, lui permet aujourd’hui d’incarner le modèle même du guitar hero moderne. Pourtant, relativement modeste, prônant avant tout la discipline et le travail, et balayant le concept de « guitar hero », Joe Satriani n’a pas toujours été destiné à une telle carrière. Si la guitare a toujours été son amour, son ambition était d’abord celle de Squares, un trio éphémère de pop rock fondé à la fin des années 70, et dont il sort aujourd’hui, pour la première fois, les musiques via un Best Of The Early 80’s Demos à la fois curieux et plein de nostalgie.

C’est à l’occasion de cette sortie que nous avons plongé avec Joe Satriani dans ses jeunes années et ses débuts professionnels. Outre la période Squares, celle de transition qui a suivi, le démarrage de sa carrière solo ainsi que ses « jobs » ponctuels auprès de Mick Jagger ou au sein de Deep Purple, il est également question de Jimi Hendrix, qui lui a donné l’impulsion pour devenir guitariste et dont il est revenu il y a peu d’une tournée hommage, mais aussi de ses autres héros, mentors et professeurs. Professeur, il l’a d’ailleurs lui-même été, instruisant de jeunes guitaristes devenus, comme lui, des super stars de la guitare, à l’instar de Steve Vai ou Kirk Hammett.

Le guitariste, d’un naturel simple et agréable, a pris son temps (plus d’une heure…) pour échanger avec nous. En résulte un entretien riche, instructif et bourré d’anecdotes.

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Galerie Photos   

Slipknot @ Knotfest, Clisson, France – 20/06/2019




Chronique   

Inter Arma – Sulphur English


En trois albums et une dizaine d’années d’existence, les Américains d’Inter Arma se sont forgé une place à part parmi la descendance pléthorique de Neurosis. Originaires de Richmond en Virginie, souvent classés dans le doom ou comparés à des groupes de post-metal, ils ne sont en fait ni l’un ni l’autre : leurs morceaux peuvent évoquer tout autant du Pink Floyd que du sludge musclé. Évitant avec soin les tics et les poncifs de tous ces genres à coup de performances live transcendantes et de longues chansons insaisissables, le quatuor intrigue, et ça ne semble pas près de changer avec un quatrième album, Sulphur English, au titre hermétique et à la pochette flamboyante. Trois ans après un Paradise Gallows tout en nuances, on s’attend donc à quelque chose de plus corrosif… et on fait bien !

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Interview   

Se mettre au vert au Metaldays


On ne pourra pas reprocher à l’organisation du Metaldays « d’attendre qu’il soit trop tard pour se préoccuper de la question de l’environnement » ou de surfer sur une quelconque « mode bio ». Le positionnement écologique, Boban Milunovic et Roman Files l’ont depuis plus d’une décennie et il est une plus grande priorité qu’un objectif de rentabilité maximale. D’ailleurs, pour l’avenir du festival, ce n’est pas sur l’expansion que se questionne Boban mais sur la manière d’améliorer la qualité de vie et de l’expérience proposée, en essayant d’aller de plus en plus loin dans le respect de l’environnement. Le festival ne se contente pas d’être écologique dans son fonctionnement mais cherche à éduquer son public tout comme les autres acteurs de la scène musicale.

Un tel positionnement vis-à-vis de la nature, mais aussi vis-à-vis de ce qu’est l’expérience de festival implique nécessairement un sens des priorités différent de celui d’autres événements. A ce titre, son discours au sujet des artistes est sans concessions. Comme il le dit si bien, la tête d’affiche, c’est « le festival lui-même ».

Dans notre entretien ci-après, découvrez donc où en est le festival en tant qu’acteur environnemental mais aussi, naturellement, en tant que festival de musique.

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    Trivium @ Villeurbanne
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