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Interview   

Sepultura élève la conscience


Huit mois après la sortie de Quadra, le nouvel album de Sepultura, le monde a bien changé. Le quatuor n’a pas encore pu défendre son album sur scène – et ça leur manque beaucoup évidemment – mais ils ne sont pas près de se démonter, forts d’un album qui a clairement marqué les esprits et qui continue d’entretenir un élan sur lequel Sepultura surfe depuis maintenant près de dix ans.

C’est donc pour faire vivre Quadra malgré les circonstances que Sepultura a mis en place les sessions SepulQuarta sur internet et c’est avec un dérivé de ces dernières qu’ils ont sorti il y a quelques semaines le clip vidéo de la chanson « Guardians Of Earth ». Une chanson qui fait la part belle au mélange acoustique-électrique et sert à défendre un combat qui leur tient à cœur depuis la création du groupe, celui de la forêt amazonienne et des peuples indigènes dont la cause est plus que jamais éclipsée par la pandémie.

Dans l’entretien qui suit, le guitariste Andreas Kisser nous parle donc de cet engagement et de la situation pandémique, qu’il prend avec beaucoup de philosophie. L’occasion également de poursuivre la discussion sur Quadra initiée lors de notre dernier échange et de revenir sur une période charnière du groupe, lorsqu’il y a de ça trente ans ils ont enchaîné les albums Beneath The Remains et Arise.

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Chronique   

Diamond Head – Lightning To The Nations 2020


Sans Diamond Head, un certain nombre de groupes n’auraient peut-être jamais vu le jour ou, en tout cas, ne seraient peut-être pas tout à fait les mêmes. C’est aussi simple : Diamond Head a été une inspiration de premier choix pour une multitude d’acteurs de la scène NWOBHM ou thrash, dont un certain Metallica. Ce dernier lui a d’ailleurs rendu hommage très tôt avec une reprise de « Am I Evil ? » sur la face B du single « Creeping Death » de 1984 (celles de « Helpless », « The Prince » et « It’s Electric » ont suivi quelques années plus tard). L’influence de Diamond Head est due à la réception de son premier opus Lightning To The Nations (1980). Un album aujourd’hui culte, celui qui a fait naître tous les espoirs d’alors quant à la carrière de Diamond Head. Si cette dernière n’a peut-être pas atteint les sommets promis, reste que Lightning To The Nations est un album iconique dans l’histoire du heavy. Pas moins. Ainsi, lorsque Diamond Head prévoit de le réenregistrer pour fêter ses quarante ans d’existence suivant une idée du batteur Karl Wilcox, il prend des risques. Il s’agit de ressusciter un titan du genre avec le line-up actuel et les moyens de production contemporains. Si les pontes de l’authenticité peuvent crier au scandale, Diamond Head a indéniablement le sens de la célébration.

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Interview   

Blue Öyster Cult : la perle du culte


On attribue souvent l’origine du heavy metal à Black Sabbath et son album sans titre de 1970, mais il ne faudrait pas faire l’erreur d’occulter l’influence majeure de Blue Öyster Cult, fondé par le manageur, producteur et parolier Sandy Pearlman pour être justement (soi-disant) la réponse américaine au célèbre combo de Birmingham. A savoir s’il y est parvenu, difficile à dire tant Blue Öyster Cult s’est très vite démarqué, inclassable avec ses multiples chanteurs, compositeurs, paroliers et styles.

Cinquante ans après leurs débuts, vingt après leur dernier album (Curse Of The Hidden Mirror sorti en 2001), Blue Öyster Cult revient enfin avec du matériel neuf. Le moins qu’on puisse dire est qu’ils ont pris leur temps, peu motivés à retourner en studio mais profitant d’une belle dynamique en live. The Symbol Remains démontre pourtant que le combo new-yorkais était loin d’avoir dit son dernier mot : toute la riche panoplie de Blue Öyster Cult est déployée en un peu plus d’une heure et il y en a pour tous les goûts !

Nous avons échangé avec Donald Roeser alias Buck Dharma, chanteur-guitariste et compositeur de certains des plus grands classiques du rock, pour qu’il nous en dise plus et revienne sur ce qui fait de Blue Öyster Cult un groupe aussi à part.

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Chronique   

Bring Me The Horizon – Post Human: Survival Horror


Un EP mais pas vraiment. Lorsque Bring Me The Horizon a envisagé de proposer de la nouvelle musique, il prévoyait de la présenter sous un format plus court. Au bout du compte, Post Human: Survival Horror, et ses neuf titres, se rapproche davantage d’un album sans en être vraiment un… L’idée est née d’un partenariat avec le compositeur de la bande-son du jeu Doom Eternal, Mick Gordon, sur le titre « Parasite Eve ». Post Human: Survival Horror a déjà révélé une grande partie de son contenu à travers les quatre singles « Ludens » (figurant sur la bande originale du jeu Death Stranding d’Hideo Kojima), « Parasite Eve », le featuring avec Yungblud « Obey » et « Tear Drops ». Il est le premier d’une série de quatre œuvres Post Human qui bénéficieront toutes d’une orientation musicale différente. Pour ce qui est de Survival Horror, il présente le penchant le plus agressif de Bring Me The Horizon qui a fait sa renommée des premières heures. Le tout sous le regard paternel de Linkin Park.

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Interview   

L’éveil musical d’Orkhys


Naturellement, les origines musicales de chaque membre d’un groupe aident à mieux le comprendre. Mais pour Orkhys, il est d’autant plus intéressant de fouiller dans le passé tant cette formation fait se rencontrer deux mondes que l’on a, encore aujourd’hui, du mal à faire cohabiter, la musique classique et la musique actuelle.

C’est pourquoi, pour cette interview, il était intéressant de passer du temps dans l’enfance de Laurène Telennaria, chanteuse, harpiste et professeure de chant, pour en savoir plus sur sa découverte de ces deux univers et sur les ponts qu’elle dresse entre les deux, tant dans sa pratique personnelle qu’au sein d’Orkhys.

Comparer Metallica à Wagner peut, dans un premier temps, faire sourire et il n’est pas question ici d’expliquer que l’un est juste une version éléctrique de l’autre. Mais les deux mondes peuvent se rencontrer de manière cohérente. Ce sont des projets comme le concert S&M de Metallica ou Nightwish qui ont fini de convaincre Laurène de mettre sa formation et son vécu de musicienne classique au service d’un projet metal comme Orkhys.

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Radio Metal TV   

Podcast Fantasy & Metal – Episode 0 : Mauvais genres


Interview   

Dans le terrier de Mr. Bungle


Décidément, Mr. Bungle ne fait rien comme personne. Après avoir sorti chez Warner Bros. trois albums aussi différents que déroutants et fascinants, le combo originaire de la petite ville d’Eureka dans le nord de la Californie s’est mis en sommeil pendant vignt ans. Et c’est sans crier gare qu’ils sont revenus pour célébrer leur première démo, The Raging Wrath Of The Easter Bunny, d’abord avec des concerts mêlant morceaux de ladite démo et reprises, puis avec un réenregistrement complet accompagné – excusez du peu – de Dave Lombardo et Scott Ian. Un album thrash/death ancré dans l’âge d’or du genre qui a de quoi surprendre même (surtout) les fans habitués à des musiques dépareillées et versatiles.

Le retour de Mr. Bungle, même ce n’est pas forcément là où l’attendait (mais on s’attendait à quoi ? Après tout c’est Mr. Bungle…), est un véritable événement et il fallait marquer le coup. D’où l’interview ci-après avec le guitariste Trey Spruance découpée en trois étapes : une contextualisation des débuts du groupe et de l’enregistrement de la démo originale, la reformation et le réenregistrement de cette dernière, et enfin l’après-1986, avec un éclairage sur la trajectoire et la philosophie musicale du groupe.

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Chronique   

Sodom – Genesis XIX


Imaginez tout ce que l’industrialisation de la Ruhr a d’attirant et vous comprendrez pourquoi Tom Angelripper a fondé Sodom. La formation d’Altenessen est devenue l’un des pionniers du thrash allemand et a résisté aux multiples assauts du temps, avec Tom Angelripper comme seul et inamovible membre original restant. Aujourd’hui, Sodom a révisé sa formation : il accueille pour la première fois un deuxième guitariste. Frank « Blackfire » Gosdzik est de retour, déjà à l’œuvre sur l’album iconique Agent Orange (1989), rejoint par Toni Merkel à la batterie et Yorck Segatz à la six-cordes, le tout évidemment orchestré par Tom Angelripper. Genesis XIX est le premier album de Sodom réalisé avec cet effectif. De quoi faire miroiter les possibilités offertes par une deuxième guitare et s’en référer à la réputation d’Agent Orange.

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Interview   

Dark Tranquillity : changement et continuité


Le moment est doublement charnière pour Dark Tranquillity. D’abord parce qu’il accueille officiellement depuis ce début d’année deux nouveaux guitaristes, Johan Reinholdz (Andromeda, Nonexist) et Christopher Amott (ex-Arch Enemy, ex-Armageddon), pour remplacer le membre fondateur Niklas Sundin. Ensuite, parce que, comme pour tous les groupes, l’apparition du Covid-19 et des restrictions qui ont suivi remettent beaucoup de choses en question dans sa carrière. Alors le titre de son douzième opus qui, malgré le fait qu’il ait été écrit l’an dernier, fait directement écho à ce que l’on vit aujourd’hui, s’imposait naturellement.

Dans l’entretien qui suit, le frontman Mikael Stanne nous parle de ce Moment, que ce soit sa recherche d’équilibre et ses questionnements, entre préservation d’une marque de fabrique et l’occasion de tirer profit de nouveaux talents, ou son enregistrement réalisé dans le confort du studio de leur propre claviériste-producteur Martin Brändström mais dans une atmosphère générale des plus étranges. Trente ans après les débuts du groupe et vingt après une autre période charnière, celle qui a vu le groupe sortir d’une année sur l’autre les albums Projector et Haven, c’était aussi l’occasion pour Stanne de nous apporter un éclairage historique instructif sur l’un des piliers du death metalodique made in Göteborg.

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Chronique   

Hatebreed – Weight Of The False Self


Si l’année 2020 aurait pu fournir toutes les thématiques nécessaires à un album de Hatebreed, le successeur de The Concrete Confessional (2016) a été conçu juste avant la pandémie. Hatebreed entend toujours permettre la catharsis via sa musique, le défouloir qui oblitère la bêtise. Weight Of The False Self, huitième opus du groupe, insiste sur notre construction personnelle qui provient de l’accumulation de nos émotions : un fardeau invisible à porter. Weight Of The False Self devient ainsi l’un des outils qui aident à supporter ce poids, la « représentation parfaite de Hatebreed en 2020, avec tous les éléments qui nous ont conduits ici depuis le premier jour » selon les dires du guitariste Frank Novinec. Le Hatebreed d’aujourd’hui est effectivement le Hatebreed d’hier, avec un léger travail sur les biceps.

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