ENVOYEZ VOS INFOS :

CONTACT [at] RADIOMETAL [dot] FR

Interview   

Ihsahn rentre à la maison


« Tout ce que je fais maintenant, c’est probablement d’essayer de trouver comment conserver l’excitation et ne pas avoir l’impression d’emprunter toujours la même route. » Ihsahn fait partie de ces artistes dont l’idée même du renouvellement est immuablement inscrite dans le cahier des charges de ses œuvres. Alors quand Ihsahn s’essaye à un nouveau format, celui d’un duo d’EP, ce n’est pas seulement pour aller dans le sens d’une industrie et de modes de consommation qui aujourd’hui privilégient les formats courts. C’est aussi pour voir ce que cela peut apporter à sa créativité.

Telemark est le premier des deux EP prévus par le musicien avant de s’atteler à son prochain album. De ce format il a tiré une plus grande liberté, n’étant pas soumis aux contraintes d’équilibre et de cohérence qu’il impose lui-même, malgré son attrait pour l’expérimentation et du fait de sa culture musicale, au format album. Pourtant, un thème général se dégage de l’EP, celui des origines musicales comme géographiques, puisque Telemark est le nom de la région natale d’Ihsahn qui a largement façonné son caractère. Inutile, pour autant, d’y chercher une résurgence d’Emperor, c’est plutôt vers l’esprit et l’attitude du black metal d’antan qu’il se tourne, traçant un lien direct avec les idéaux originels du rock n’ roll. On parle de tout cela ci-après avec le musicien.

Lire l’interview…



Chronique   

The Night Flight Orchestra – Aeromantic


Il est à peine dix heures du matin, vous ouvrez les yeux difficilement et déplorez déjà la mauvaise odeur de la chemise transpirante que vous n’avez pas enlevée avant de vous affaler lamentablement sur votre lit. Il faut dire que la nuit a été mouvementée malgré une solitude matinale qui pourrait faire penser le contraire. Vous y étiez préparé, le brushing tient toujours malgré l’épreuve de l’oreiller. Vous sentez à la fois le sconse et l’apprêté, et malgré l’état piteux de cette matinée à l’olfaction et l’hygiène douteuses, vous avez la tête remplie des souvenirs de votre épopée avec comme principaux protagonistes le sourire d’ange et la splendide permanente de votre compagne d’alors, une hôtesse de l’air radieuse. Un visage figé dans le temps, qui ne bouge qu’au ralenti et qui s’est accaparé votre nuit. Si tel est votre film matinal, alors la bande originale appartient certainement à The Night Flight Orchestra. Le groupe de classic-rock formé par Björn Strid et David Andersson de Soilwork est l’un des acteurs principaux du retour aux années 80 porté en grande partie par la synthwave. Aeromantic est leur cinquième opus, une sorte de soap opera, d’action romantique dans la lignée de Top Gun ou Flashdance avec pour credo « qui peut le plus, doit le plus ». En somme : vol long-courrier, femmes et romance à outrance.

Lire la suite…



Interview   

Demons & Wizards : la bromance d’Hansi & Jon


Une amitié de trente ans, dans n’importe quel milieu et quelles que soient les personnes impliquées, c’est beau. Une amitié de trente ans entre deux musiciens qui décident un beau jour de former un super-groupe pour jouer la musique qu’ils ont écrite ensemble, forcément, pour l’auditeur, c’est encore mieux. Et c’est précisément le chemin emprunté par Hansi Kürsch, inimitable voix de Blind Guardian, et Jon Schaffer, guitariste et principal compositeur d’Iced Earth, à la fin des années 90.

Même si Demons & Wizards n’avait plus vraiment fait parler de lui depuis Touched By The Crimson King, sorti en 2005, le projet n’était pas pour autant enterré, et les deux complices n’attendaient qu’un alignement de planètes favorable (et des agendas un peu moins chargés avec leur groupe respectif) pour revenir sur le devant de la scène. Après une tournée des festivals en 2019 et une belle position de co-headliner au Wacken Open Air, le super-groupe revient aujourd’hui avec un troisième album, sobrement intitulé III, sans doute pour rafraîchir la mémoire de ceux qui auraient perdu le fil après quinze ans de hiatus.

Le toujours très sympathique et loquace Hansi nous parle de ce silence forcé, de ses retrouvailles musicales avec Jon et de leur bromance épique ci-après.

Lire l’interview…



Chronique   

Intronaut – Fluid Existential Inversions


Il aura fallu cinq années pour Intronaut avant de revenir sur le devant de la scène. Comme de nombreux groupes, les Californiens ont cherché à éviter le burn-out, souvent la conséquence directe d’une vie d’enregistrements et de tournées fastidieuses que les conditions économiques imposent désormais aux musiciens de la scène. Intronaut avait prévu d’enregistrer un nouvel opus bien avant cette date, il a cependant profité d’un changement de label (en signant chez Metal Blade Records) pour prendre son temps. En outre, Danny Walker, batteur du groupe, a été écarté pour de multiples raisons dont la plus notable concerne les allégations de violence envers sa compagne. En somme, Intronaut se devait de se recentrer et de repartir de plus belle. C’est exactement l’état d’esprit du chanteur-guitariste Sacha Dunable aujourd’hui : Intronaut devait revenir en proposant une musique plus heavy, plus complexe, plus extrême sous tous ses aspects. Fluid Existential Inversions se doit de rendre les choses difficiles au premier abord et gratifier ensuite. De ce point de vue, Intronaut fait carton plein.

Lire la suite…



Interview   

Marko Hietala libère son cœur


Pour un groupe qui s’est octroyé une année sabbatique en 2017, le moins qu’on puisse dire, c’est que ses membres ont été sacrément productifs. Il y a d’abord eu Tuomas Holopainen qui a entraîné Troy Donockley ainsi que son épouse Johanna Kurkela dans le projet Auri. Puis la chanteuse Floor Jansen qui a déterré Northward avec le guitariste Jørn Viggo Lofstad (Pagan’s Mind). Et finalement, le dernier mais pas des moindres, le bassiste-chanteur Marko Hietala a entrepris de fouiller dans ses tiroirs pour y trouver des morceaux qui n’avaient convenu ni à Nightwish, ni à Tarot, pour se lancer pour la première fois en solo.

Le résultat pourra étonner, à la fois parce qu’il est sorti en deux versions – finlandaise sous le patronyme Mustan Sydämen Rovio, début 2019, puis anglaise, intitulée Pyre Of The Black Heart, un an plus tard –, et parce qu’il s’offre une vraie liberté sans trop de considérations commerciales ou de cohérence. Reste qu’on reconnaît indéniablement la patte du musicien, son sens mélodique et ses principales affinités artistiques. Plus encore, par la nature de l’entreprise, on se rapproche au plus près de qui est Marko Hietala (oui, avec un « k » car c’est la vraie orthographe de son prénom), y compris dans des textes plus intimes.

Nous nous sommes entretenus avec le principal intéressé pour qu’il nous parle de ce projet solo qui, par l’investissement de collaborateurs passionnés, tend à devenir un groupe. On rentre également un peu plus dans la vie et la personnalité de Marko Hietala, entre aspirations de jeunesse, rêves et rapport avec son père.

Lire l’interview…



Interview    Tribune   

Le journal d’Abbath : l’alcool, la drogue, l’épisode du Motocultor, l’incident du Wacken…


Abbath est un sacré personnage, aussi fantasque qu’attachant. Mais c’est aussi un grand bavard avec énormément d’histoires à raconter, que ce soit sur sa vie ou celle de ses idoles. En bon passionné, il dévore toutes les biographies et s’est même constitué une collection impressionnante d’objets entreposés sur une étagère, allant d’une figurine parlante d’Al Pacino donnant ses célèbres répliques dans Scarface jusqu’à une chaussure de scène de Paul Stanley, à côté d’un mur où trône la fameuse hache d’Immortal.

Alors quand on se retrouve sur Skype avec un Abbath au confort chez lui, il faut se préparer à de longs bavardages, sans toujours grand rapport avec le sujet de départ : Abbath parle comme il pense. C’est ainsi qu’après notre dernier entretien réalisé en juin pour parler du nouvel album d’Abbath, Outstrider, nous nous sommes retrouvés avec près de quatre heures d’échanges en rab. Des « flux de conscience » tantôt drôles, tantôt introspectifs ou instructifs, avec quantité d’anecdotes. C’est ainsi que nous avons finalement décidé de les publier de manière brute, au discours direct, dans une série d’articles.

Lire la suite…



Radio Metal TV   

Sonata Arctica : échanges dans le tour bus




Interview   

Lost Society : pas d’absolution, pas d’excuse


Changement de direction pour Lost Society. Certes, on ne pourra pas dire qu’ils n’avaient pas préparé le terrain avec Braindead en disséminant quelques indices sur ce que pourraient nous réserver à l’avenir les quatre jeunes thrasheurs de Jyväskylä (Finlande). Toutefois, ça n’empêchera pas le nouvel album No Absolution de surprendre, déconcerter, voire crisper certains fans. Forcément, devant la modernité du propos, la place plus importante laissée à la mélodie, les riffs plus lents et groovy, les questions fusent : Lost Society, à la solde des tendances ? Lost Society, vendu ?

Mais Lost Society est-il si changé que ça ? Samy Elbanna, le frontman du groupe, d’abord, vous jurera que ce « quatrième album, c’est le cœur et l’âme de Lost Society ». Surtout, si la musique elle-même est bel est bien différente du thrash crossover des débuts qui a tant séduit par sa folie, l’esprit effronté, lui, ne les a pas quittés. Y a-t-il plus effronté et rebelle qu’un groupe qui s’écoute lui-même avant d’écouter ses fans ? Le vendu n’est-il pas celui qui refuse de changer et de suivre ses envies par peur d’être abandonné de son public ? Plus que jamais, avec No Absolution – rien que le titre paraît presque dire « on ne s’excusera pas » –, Lost Society fait ce qu’il veut et assume les risques, quitte même à se séparer d’une grosse machine telle que le label Nuclear Blast.

Nous avons longuement discuté avec Samy Elbanna pour comprendre cette évolution – qui n’est pas sans rappeler celles de certains mastodontes du thrash dans les années 90 – et la démarche sous-jacente, évoquant pêle-mêle son chant, les influences élargies du groupe, la collaboration avec le co-compositeur et producteur Joonas Parkkonen, celle avec Apocalyptica sur un morceau particulièrement éloigné de leur répertoire passé, etc.

Lire l’interview…



Chronique   

Demons & Wizards – III


A l’aube de cette nouvelle décennie, le power metal est une scène qui se porte toujours relativement bien. Pour autant, beaucoup diront que son âge d’or se situerait entre le milieu des années 1990 et le début des années 2000, période pendant laquelle l’expression même du style a été popularisée et où les codes et thématiques se sont durablement installés. C’est d’ailleurs en 1997 que deux mastodontes de la scène décident de s’unir, Jon Schaffer d’Iced Earth et l’emblématique chanteur de Blind Guardian Hansi Kürsch, donnant naissance au projet, très attendu en son temps, Demons & Wizards. Après avoir délivré deux albums, le premier sans titre en 2000 et Touched By The Crimson King en 2005, le projet est depuis resté en sommeil pendant que les deux formations principales des protagonistes ont poursuivi leurs chemins respectifs. Le réveil de la bête s’est enfin concrétisé par une tournée en 2019, et se confirme quelques mois plus tard avec une troisième œuvre, sobrement intitulée III.

Lire la suite…



Interview   

Wendy Dio : la mémoire de Ronnie James Dio


Gérer l’héritage d’un artiste iconique comme Ronnie James Dio est à la fois une bénédiction et une lourde responsabilité avec son lot de préoccupations. A commencer par les critiques qui fusent à la moindre décision, avec les remises en cause de la légitimité et les doutes sur la pureté des intentions. Les débats sur l’hologramme de feu l’ex-chanteur de Black Sabbath et Heaven And Hell développé à l’initiative de son ex-épouse et manageuse Wendy Dio en sont l’exemple le plus flagrant.

Aujourd’hui – le 21 février prochain –, c’est une nouvelle salve de rééditions que lance Wendy en collaboration avec le label BMG, celle des quatre derniers albums de Dio : Angry Machines, Magica, Killing The Dragon et Master Of The Moon. L’occasion de redécouvrir ces disques peut-être moins connus que les trois premiers mais qui n’en offrent pas moins leur lot de pépites et dévoilent d’autres facettes de la musique et de la carrière de Ronnie.

L’occasion également pour nous d’échanger avec Wendy sur ces disques, mais aussi et surtout sur la personnalité de Ronnie et sur son propre travail en tant que manageuse et gardienne de l’héritage et de la mémoire de l’artiste.

Lire l’interview…



  • Arrow
    Arrow
    Abbath + Vltimas + 1349 + Nuclear @ Toulouse
    Slider
  • 1/3