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Interview   

Steve Vai : la guitare en expansion


Cela faisait dix ans que Steve Vai n’avait pas sorti de nouvel album à proprement parler (Modern Primitive étant un peu à part, issu de très vieux morceaux inachevés). Finalement, on apprend qu’il avait dernièrement planché non pas sur un, ni deux, mais trois projets d’albums ! Après divers rebondissements, principalement une pandémie et un souci d’épaule, c’est finalement son désir de retrouver la scène qui a pris le dessus et c’est dans cette optique qu’il propose aujourd’hui Inviolate, un album électrique et entièrement instrumental.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que celui qui a contribué à révolutionner la créativité à la guitare et notre regard sur celle-ci prend toujours autant de plaisir à repousser les limites et à innover. A commencer par l’Hydre, sa nouvelle guitare à trois têtes, aux multiples fonctions et au design steampunk extravagant. Il faut dire que derrière les prouesses guitaristiques, l’objectif de Steve Vai est avant tout, d’une part, de divertir son public et, d’autre part, de se stimuler. Voilà pourquoi aussi chaque morceau d’Inviolate a sa petite particularité, son petit défi technique. Il ne s’agit pas pour lui d’impressionner, mais de s’amuser avec la guitare, un instrument qui, comme il tend à le prouver, n’a pas encore livré tous ses secrets et dont les possibilités créatives sont sans limites. Nous en discutons ci-après.

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Chronique   

Hangman’s Chair – A Loner


Après plus de dix ans à écumer l’underground et les bas-fonds parisiens, Hangman’s Chair a creusé son sillon. Le quatuor a en effet imposé un style unique, où les échos de débuts sludge se mêlent à une voix presque grunge et à une coloration cold wave. Résolument naturaliste, un parti pris rare dans le vaste monde du metal, grise, spleenétique et banlieusarde, sa musique marque des esprits à chaque album plus nombreux, et lui a ouvert les portes du label pour le coup très traditionnellement metal Nuclear Blast. De quoi avoir les moyens d’annoncer ce sixième album, A Loner, qui succède au maussade et mélancolique Banlieue Triste sorti en 2018 en fanfare, et surtout de cultiver son esthétique singulière, comme le prouvent les clips à la fois atypiques, pertinents et ingénieux de « Cold & Distant », qui met en scène la légendaire Béatrice Dalle, et de « Loner », composé d’une série de portraits documentaires, images d’une solitude urbaine très contemporaine. De quoi supposer qu’une fois de plus, ce nouvel album n’est pas censé être positif…

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Interview   

Diablation : allégeance au métal noir


Que ça soit par nostalgie ou par une autre force obscure extérieure, une fatalité semble toucher les musiciens pionniers du black metal français : le retour aux fondamentaux semble inéluctable. L’initié de la scène peut aisément le comprendre tant les années 90 portent cette aura sombre qui participe amplement à l’histoire du metal en général. Tandis que Seth revenait plus tôt cette année vers ses racines musicales en donnant une suite aux Blessures de l’Âme, le parolier Vicomte Vampyr Arkames, à qui nous devons les textes de ce monument du metal extrême et qui a mis les voiles il y a déjà deux décennies, a fait son retour avec un tout nouveau groupe. Portant le nom Diablation, le projet ne fait nul mystère sur ses thématiques et ses intentions…

Si il y a une continuité entre ses premières œuvres avec Seth et les débuts d’Ad Inferna, groupe fondé avec Orias auquel il met un terme en donnant naissance à Diablation avec ce dernier, il ne faut pas y voir une répétition mais bien un véritable départ à zéro comme nous en informe V.V. Arkames dans cet entretien. Sous couvert de thématiques et métaphores sataniques ou lucifériennes, chaque nouvel album représente la face la plus noire de son personnage reflétant aussi un épisode de vie correspondant au moment de l’écriture. Entre bien des sujets parcourus lors de notre conversation, nous revenons avec le vampire sur le retour de sa flamme black metal…

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Chronique   

Korn – Requiem


Frappé de plein fouet par la pandémie, comme beaucoup de groupes, Korn a dû s’arrêter net. Il s’est retrouvé pour la première fois à ne pas avoir d’obligations scéniques pendant toute une année. Tragique lorsqu’on aurait pu profiter des compositions de The Nothing (2019) en live, l’un des meilleurs opus de Korn depuis un certain temps. Pas d’obligation studio non plus : le groupe n’était plus sous contrat avec une maison de disques. Les vétérans de Bakersfield étaient libres comme l’air. Ce qui fait de Requiem un album unique dans la discographie du groupe : le premier à être réalisé sans pression liée à l’emploi du temps ; sans pression, même, de faire quoi que ce soit. Requiem est la respiration de Korn dans une carrière qui ne le permet plus.

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Interview   

La chair et l’âme d’Otargos


Il n’a pas fallu attendre ce septième album pour qu’Otargos devienne un nom familier de la scène extrême hexagonale. La formation célèbre avec Fleshborer Soulflayer sorti fin 2021 un beau parcours de vingt ans à décimer le public avec sa brutalité et sa violence musicale. Ces deux décennies d’ailleurs peuvent facilement se diviser en deux périodes distinctes, entre les débuts fortement ancrés dans un black metal traditionnel avec les thématiques classiques qu’on lui connaît, et une deuxième marquant une renaissance stylistique et thématique, musicalement plus ouverte et tournant autour de l’univers de Warhammer 40,000.

Pourtant, Otargos reste lui-même, avec son héritage propre. Son évolution assumée semble d’ailleurs renforcer la singularité du projet, quitte à laisser les quelques puristes des débuts sur le bas-côté. Nous avons profité de la sortie du successeur de Xeno Kaos (2015) qui reprend les mêmes fondations pour nous entretenir avec Ulrich Wegrich, le chanteur/guitariste et compositeur du groupe. Nous revenons avec lui sur cet anniversaire symbolique, sur l’arrivée du nouveau batteur Michaël Martin (ex-Fleshdoll) et le retour d’Astaroth à la guitare, et bien d’autres sujets, dans un entretien téléphonique dans un cadre propice avec le concept de l’opus puisque ce dernier nous a répondu… depuis le marché de Noël de Strasbourg !

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Chronique   

Saxon – Carpe Diem


Il était difficile de prédire l’arrivée du vingt-troisième album studio de Saxon. Son frontman Biff Byford a subi une crise cardiaque en septembre 2019, ce qui l’a évidemment obligé à reléguer le groupe au second plan. Une convalescence suivie de l’arrivée de la pandémie qui a – comme tant d’autres – forcé Saxon à réviser tout son emploi du temps. Des aléas qui, malgré leur magnitude, n’ont jamais remis en question la volonté des vétérans du heavy britannique de continuer à honorer le culte du riff. Saxon a profité du temps libre pour s’offrir une parenthèse avec l’album de reprises Inspirations et Biff Byford a réalisé Heavy Waters, son album solo avec son fils. Une dynamique de production à laquelle répond Carpe Diem (« Profite du moment présent » en latin), dont les parties de batterie ont heureusement été réalisées avant la pandémie. Un opus qui se concentre sur une seule chose : la mise en valeur des plans de guitare dans la plus pure tradition heavy. Un credo simple présenté par Biff : « tout commence avec le riff ».

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Interview   

Avatar et le sens de la flexibilité


Depuis mars 2020, pour les musiciens, la grande question a été de savoir comment continuer à être un artiste tout en gérant l’incertitude de la situation sanitaire qui, on l’a bien vu, est imprévisible et n’a de cesse de changer. Une question qui pousse à la flexibilité et à l’expérimentation. Avatar, qui est revenu d’une tournée aux Etats-Unis, avortée sur la fin en raison de la contamination du chanteur Johannes Eckerström au Covid-19, et qui est censé retrouver les scènes européennes dès le mois de février, avec la date parisienne servant de coup d’envoi le 12 février (suivi de Lyon et Bordeaux les 16 et 21 février), après quatre live streams spéciaux, a eu l’idée de sortir sur internet une série de singles indépendants entre septembre et janvier. Une approche résolument moderne ? Peut-être pas tant que ça, comme nous l’explique le frontman…

Au menu de l’entretien, on retrouve une variété de sujets, de cette incertitude à laquelle le groupe, comme les autres, est confronté, à sa programmation à l’affiche du Hellfest 2022 juste avant Metallica, en passant par cette nouvelle fournée musicale, ses ambitions, ce qu’est être un groupe en 2022, Satan… Des questions auxquelles Johannes répond avec toujours autant de générosité.

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Chronique   

Celeste – Assassine(s)


Depuis plus de quinze ans maintenant les Français de Celeste déversent leur noirceur sur Lyon et au-delà : après des débuts, Pessimiste(s) et Nihiliste(s), qui annonçaient la couleur et où la filiation avec l’ancêtre Mihai Edrisch était encore manifeste, c’est avec l’album Misanthrope(s) que le combo définit son style. Bloc d’abîme compact où aucun rayon de lumière ne filtre, sa musique se teinte de black metal par la suite, mais reste hypnotique et étouffante, un sludge teinté de metalcore ou l’inverse, Converge ou The Dillinger Escape Plan sous une chape de plomb. Les albums de cette teneur s’enchaînent à un rythme impressionnant (cinq en dix ans), mais c’est surtout sur scène que Celeste marque les esprits, avec ses shows très littéralement sombres où le public doit se contenter des lampes frontales rouges des musiciens pour voir quelque chose sous leur déluge d’amertume. Plus ou moins de la même génération qu’Amenra et la Church Of Ra, Celeste partage avec eux des racines hardcore/screamo, une tendance à piocher dans différents styles de metal extrême, de quoi se créer une palette unique de noirs, et une esthétique léchée reconnaissable au premier coup d’œil. Après Infidèle(s) en 2017 et une signature avec Nuclear Blast, pour son sixième album, le combo a décidé de retoucher sa formule…

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Interview   

Plebeian Grandstand : la musique ne suffit pas


Bien malin celui qui voudrait décrire avec quelques mots simples la musique de Plebeian Grandstand ! Parmi les groupes atypiques et inclassables, la formation toulousaine se hisse facilement vers le haut du panier de la scène expérimentale et avant-gardiste. Rien Ne Suffit, le dernier méfait du projet, porte finalement bien son nom et devrait se contenter de cela pour évoquer son contenu. Il faut bien comprendre qu’au-delà même de l’œuvre musicale en elle-même s’y trouve une longue démarche comprenant notamment un scénario bien rodé et de longues sessions studio pour une entreprise sonore où aucune atmosphère ou émotion n’est laissée au hasard.

Rien Ne Suffit n’est tout simplement pas pensé comme un album mais comme un film. Une œuvre cinématographique pour l’instant sans réelles images, fonctionnant au pouvoir de la suggestion et des couleurs musicales. Ce ne sont en effet pas les termes de noise, black metal, électro ou hardcore qui reviennent le plus lors de cet entretien avec Ivo Kaltchev, batteur et membre du quintet, nous expliquant que ces styles musicaux et leurs multiples instruments ne sont que des outils pour parvenir à dépeindre des chapitres pensés avant la musique elle-même. Ivo nous donne quelques clés pour se saisir de cette œuvre et la recevoir comme il se doit, avec toute la densité et la négativité qu’elle comporte.

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Chronique   

Steve Vai – Inviolate


Steve Vai n’a plus besoin de « repousser les frontières ». Il cherche davantage la fascination dans sa musique, déterminé à écrire différemment pour éviter la répétition… C’est d’ailleurs à un exercice singulier dans sa carrière qu’il s’attelait au début de la pandémie – un album acoustique chanté – avant de complètement réviser ses plans. Le temps de se remettre d’une opération des tendons de son épaule droite et de voir les restrictions sanitaires s’alléger, Steve Vai a donc décidé de laisser de côté son projet acoustique pour renouer avec des compositions instrumentales ambitieuses : celles qui forment Inviolate. Le titre de l’opus renvoie à l’idée d’une inspiration pure que Steve Vai met un point d’honneur à respecter. Inviolate se veut donc à la fois instinctif et accessible dans une certaine mesure. Pour Steve, la prouesse n’est pas qu’une question d’efforts ou de réflexion.

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