ENVOYEZ VOS INFOS :

CONTACT [at] RADIOMETAL [dot] FR

Interview   

Backyard Babies remonte quatre à quatre les marches du rock n’ roll


Backyard Babies by Ville Juurikkala

Il est clair qu’on ne se rend pas toujours compte que faire vivre un groupe au niveau professionnel peut être éreintant. Voir tous les jours, pendant des mois, sur scène, dans l’espace confiné d’un van ou dans les chambres d’hôtels, toujours les mêmes têtes peut finir par porter sur les nerfs. Et la cohabitation peut naturellement vaciller. Sans même parler de l’inspiration qui peut s’éroder dans la routine ou de la volonté de se construire une vie – familiale, par exemple – à côté de la musique. Tout groupe – surtout lorsqu’il n’a pas changé de line-up depuis vingt-cinq ans – semble avoir besoin à un moment ou un autre d’une respiration et laisser ses membres vaquer à d’autres occupations pour se ressourcer. Six ans que Backyard Babies a disparu des écrans radars avant de réapparaître cette année, alors qu’en 2009 le guitariste Dregen disait que « si la pause durait un an, ce serait un grand maximum. » Comme quoi il y avait un réel besoin de prise de recul que les membres du groupe ne contrôlaient pas totalement.

Mais voilà, les quatre compères sont enfin de retour pour délivrer leur rock n’ roll festif des plus efficaces avec leur nouvel opus Four By Four, et les fans peuvent se réjouir d’avoir évité le pire, à savoir, un split du groupe, comme nous en parle Nicke Borg, le chanteur-guitariste de la bande, ci-après. Nous sommes donc très largement revenus sur ce long hiatus, mais aussi et surtout sur le retour, pour comprendre comment le groupe a mûri et quel état d’esprit l’anime aujourd’hui.

Lire l’interview…



Chronique   

Stratovarius – Eternal


Stratovarius - EternalIl faut le reconnaître, le style dans lequel évoluent Stratovarius et tous les groupes qui lui ont emboîté le pas, même s’il a connu son heure de gloire au début des années 2000, est vieillissant. C’est sans doute pourquoi l’on a vu nombre de ces formations tenter de se remettre en question et moderniser leur musique, la rendant souvent un peu plus heavy et sombre, renouvelant leur palette sonore. Et Stratovarius, qui reste la base, la référence, en termes de speed metal à la finlandaise, a plutôt réussi non seulement son changement de line-up après le départ du guitariste fondateur Timo Tolkki, il y a de ça déjà quatre albums, en 2008, mais aussi l’actualisation de sa musique, avec pour point d’orgue l’enthousiasmant Nemesis où le groupe était parvenu à apporter de la fraîcheur tout en conservant son essence. Un bon juste milieu.

Lire la suite…



Interview   

Kadavar : le rock made in Berlin


Kadavar 2015

C’est un fait, il y a aujourd’hui une vraie tendance chez les jeunes musiciens au retour à l’analogique et au savoir-faire rock d’il y a de cela quarante ans et plus. On ne peut pas vraiment mettre ceci sur le compte de la nostalgie, la très grande majorité de ces musiciens n’étaient même pas nés durant les années soixante-dix, mais on peut facilement parler d’une recherche d’authenticité voire d’une rébellion contre l’immaculée perfection qui est incessamment exigée à notre époque, souvent au détriment de l’humain. Mais comme la nature est bien faite, tout excès se voit équilibré par des mouvements contraires. Les Rival Sons, Graveyard, The Vintage Caravan et autres Kadavar en sont les artisans, puisant leur inspiration dans ce fascinant passé, qui revêt même un caractère mythique pour cette jeune génération. Et le joli succès qu’a pu rencontrer Abra Kadavar (2013), le second album de Kadavar, démontre qu’il y a aussi une réelle demande du public pour ce type de musique que certains qualifient commodément de rock rétro.

Mais c’est Berlin, le nouvel opus du trio que vous pourrez voir sur les planches de Rock En Seine ce dimanche 30 août, qui nous intéresse aujourd’hui et qui, en marge du changement de bassiste avec l’arrivée du français Simon « Dragon » Bouteloup, témoigne d’une certaine maturation. On en parle ci-après avec le guitariste-chanteur Christoph « Lupus » Lindemann et le batteur Christoph « Tiger » Bartelt. Au menu, nous discutons longuement du groupe, de la ville de Berlin où ce dernier a vu le jour et ses spécificités ainsi que de la langue allemande ; Lupus partage, en outre, une savoureuse anecdote où il s’est retrouvé à faire littéralement exploser le moteur de la voiture qu’ils avaient achetée pour le tournage d’un clip.

Lire l’interview…



Interview   

Phil Campbell et la magie de Motörhead


Phil Campbell - MotörheadEh oui, Motörhead souffle sa quarantième bougie cette année. Quarante ans au service d’un rock n’ roll immédiatement reconnaissable qui a tant inspiré. Et c’est un peu une ode à cette formule magique que nous offre le trio cette année avec son nouvel opus Bad Magic. Une formule peut-être pas aussi rigide qu’on pourrait le croire au vu de la diversité que le combo s’y autorise au sein d’un même carcan. C’est là tout l’équilibre de Motörhead, dont nous parlait déjà Mikkey Dee à l’époque d’Aftershock, il y a deux ans : savoir produire du neuf en parvenant toujours à faire la même chose. Et, à en croire le guitariste Phil Campbell, avec qui nous avons taillé le bout de gras, nos a priori sur Motörhead et sa musique ne sont pas toujours fondés.

Campbell nous parle donc de ce nouvel opus, sur lequel chacun a semble-t-il donné de sa personne et qui a été directement composé sur le vif, en studio, et nous donne son sentiment sur les quarante ans de Motörhead, avec un petit détour par la case santé.

Lire l’interview…



Avant-Première   

Avant-Première : Tsjuder laisse parler le démon qui est en lui


Ne nous y trompons pas, le temps a beau faire son office la musique de Tsjuder est toujours aussi viscérale et dure. Créé en 1993, le groupe norvégien partage avec une jouissance non feinte son black metal dont les influences se retrouvent chez les précurseurs de la scène black nordique que sont Bathory, Darkthrone, Emperor mais aussi Mayhem dont il reprend d’ailleurs le morceau « Deathcrush » sur l’édition bonus digibox de son nouvel opus Antiliv. Une édition bonus qui contient cinq morceaux supplémentaires (trois versions captées en répétitions et deux reprises) par rapport à l’édition standard.

Avec sa cinquième offrande prévue le 18 septembre prochain, le trio propose huit brûlots furieusement black, dont ce « Djevelens Mesterverk » (qui signifie « Chefs-d’œuvre du Diable » en norvégien) aux relents parfois thrashy que nous vous faisons partager en exclu française en partenariat avec le label Season Of Mist. Décrit par le groupe lui-même comme du black metal « dur et sans compromis », cet opus dont la pochette ci-dessus est réalisée par l’artiste français Vincent Fouquet (Himinbjorg, Bethlehem, Nightfall) dévoile des compos éminemment noires et vous emmènera dans une longue promenade viciée vers les abysses de votre âme. Quatre ans après avoir effectué son grand retour avec l’album Legion Helvete après son split de 2006, Tsjuder prouve avec « Djevelens Mesterverk » qu’il est resté droit dans ses bottes et fidèle à son identité.

Ecouter la chanson…



Le Blog Du Doc    Nouvelles Du Front   

Swallow The Sun : une obscurité qui se savoure en profondeur


L’industrie de la musique, avec le temps, a beaucoup évolué. Les ventes d’albums ont chuté, les prix des places de concerts ont augmenté d’une façon démentielle, les labels n’ont plus les mêmes moyens qu’avant pour promouvoir leurs artistes, le merchandising s’est de plus en plus imposé comme une source de revenus clé pour beaucoup d’acteurs du monde de la musique, Steve Jobs nous a fait croire que nous pouvions capter l’essence d’un concert le bras levé à travers la lucarne d’un de ses joujoux… et l’on pourrait poursuivre ce type d’énumérations factuelles pendant des heures.

Au sein de cette évolution permanente, il est à noter – fort heureusement – que l’artiste reste sacré. Certes il est la première victime de la conjoncture économique difficile du secteur dans lequel il tente de tirer son épingle du jeu, certes le téléchargement illégal l’a abasourdi et la rétribution qu’il touche de la part des plateformes de streaming est encore beaucoup trop faible : mais fort heureusement il a conservé aux yeux du public cette fascination que confère la scène. D’ailleurs le jour où le prestige de l’artiste disparaîtra, alors l’industrie de la musique sera probablement morte et enterrée !

Mais là n’est pas notre sujet…



Chronique   

Five Finger Death Punch – Got Your Six


Five Finger Death Punch - Got Your SixFive Finger Death Punch ne fait jamais dans le demi-mesure, et n’est jamais avare quand il s’agit de mettre à disposition des titres pour ses fans : alors qu’une majorité de groupes contient aujourd’hui sa production sur un album à une dizaine de titres, FFDP profite de sa créativité prolifique pour exploser le score à chaque nouvelle période de composition : ces Américains, originaires de Las Vegas, avaient sorti un double album aux dates de sorties séparées de seulement quelques mois en 2013, ils offrent cette fois-ci, pour ce sixième album de leur formation, la bagatelle de quatorze titres.

Lire la suite…



Galerie Photos   

Mainstage 1 @ Hellfest, Clisson, France – 21/06/2015




La Semaine Où...   

La semaine où l’incontournable Erik Rutan a expliqué avec passion son ambition…


Hate_Eternal-5938_Alex-Morgan-Imaging500Ce post est destiné à ceux qui ne suivent pas l’actualité de Radio Metal au jour le jour ! Cette séance de rattrapage spéciale vous est proposée moyennant amende honorable de votre part ! Vous trouverez dans les lignes qui suivent les principaux événements de la semaine passée.

  • Entretien fleuve avec l’incontournable Erik Rutan, tête pensante d’Hate Eternal et ancien Morbid Angel mais aussi producteur de renom. L’occasion d’évoquer en long, en large et en travers le nouvel album d’Hate Eternal, Infernus, et plus globalement la scène death metal.
  • Soilwork a sorti avec The Ride Majestic l’un des grands disques de cette année. On en a discuté avec Bjorn « Speed » Strid, son chanteur, qui revient en détails sur l’enregistrement mouvementé de cet opus…
  • « Brutal » et « puissant » : voilà deux termes qui définissent particulièrement bien la nouvelle galette de Nile. Karl Sanders, son guitariste, vous le présente.
  • Côté chroniques Disturbed fait (très bien) du Disturbed, Amorphis a toujours la même classe et Nile a choisi de taper (fort) du poing sur la table.
  • Le Hellfest 2015 est encore présent dans les colonnes de Radio Metal avec la traditionnelle mise en ligne de nos galeries photos post-festival. Cette semaine la Mainstage 2, la Temple et l’Altar ont fait notre une pour la journée de dimanche.
  • Pour finir voici également le Top 10 des publications de RM (Articles + News Express) qui vous ont le plus intéressé la semaine dernière. Classement semaine du 17/08/2015 :
    Numéro 10 : Notre interview avec Bruce Dickinson (Iron Maiden).
    Numéro 9 : Le nouveau Ghost en écoute intégrale.
    Numéro 8 : Un extrait du nouveau DVD live de RATM est dispo.
    Numéro 7 : Lemmy explique son coup de moins bien sur scène.
    Numéro 6 : Notre description détaillée du nouveau Iron Maiden.
    Numéro 5 : La rumeur d’un Download France.
    Numéro 4 : Andy Copping confirme travailler sur un Download français.
    Numéro 3 : Alexi Laiho (Children Of Bodom) joue avec 100 guitaristes.
    Numéro 2 : Rammstein dévoile une chanson extraite de son DVD live.
    Numéro 1 : Le Download en France : ça se rapproche.

Chronique   

Amorphis – Under The Red Cloud


Amorphis - Under The Red CloudAvec l’album Circles sorti il y a deux ans, nous en étions arrivés au constat que malgré des changements dans le cadre de création, Amorphis restait invariable dans sa production musicale, désespérément pour un groupe qui nous avait habitué aux revirements musicaux et à l’audace, avant de se stabiliser en 2006 avec l’arrivée du chanteur Tomi Joutsen. Alors, c’est certain, Amorphis vit depuis lors un nouvel âge d’or, très confortable. Peut-être trop. De là à dire qu’il tourne en rond comme pouvait le suggérer, à ses dépends, le patronyme de l’album de 2013, il n’y a qu’un pas. Et si les vicissitudes de l’Amorphis pré-2006 n’étaient pas tant à voir comme de l’audace qu’une recherche de soi, et que la formation c’était aujourd’hui trouvée ? Si Amorphis n’avait pas opéré tous ces changements, serions-nous aujourd’hui en train d’en déplorer le manque ? Car on a beau être critique quant à l’invariabilité du Amorphis de ces dernières années, on en revient toujours au même constat : il déploie à chaque album un joli savoir-faire et une très grande classe. Le nouvel opus Under The Red Cloud semble plus que jamais abonder en ce sens.

Lire la suite…



  • 1/3
    base
    kprod