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Interview   

Candlemass : ambassadeur du doom


Comme quoi, tout peut arriver. Cela faisait 32 ans que Johan Längqvist n’avait pas chanté sur un album de Candlemass. A vrai dire, quand il posa sa voix en 1986 sur Epicus Doomicus Metallicus, premier album des Suédois, il ne faisait même pas partie du groupe et n’avait aucune envie de les rejoindre : il n’était là que pour donner un coup de main à des amis dans la panade. On ne peut le blâmer, car si on se replace dans le contexte de l’époque, personne ne croyait en cette musique étrange, ridiculement lourde. Alors qui aurait pu prédire que l’album finirait par devenir un tel classique du metal ?

Depuis, les décennies ont filé, tout comme les talentueux chanteurs dans les rangs du groupe, du moine Messiah Marcolin à Mats Levén en passant par Robert Lowe. Mais voilà Candlemass de retour à son point de départ. Et c’est dans un mélange d’incrédulité et de joie fébrile que les doomsters ont accueilli la nouvelle, il y à peine six mois, du retour de Johan Längqvist dans le groupe qui a donné son nom à leur style musical favori, avec un tout nouvel album à la clé (alors que Pslams For The Dead avait été promu comme étant le dernier, mais le groupe s’en est depuis expliqué).

The Door To Doom est donc d’ores et déjà l’événement doom de l’année. Ajoutons à cela une tournée en première partie de Ghost pour évangéliser les foules et on obtient certainement ce qui sera l’année de Candlemass. Et c’est justement à l’occasion de la toute première date de cette tournée, et à quelques heures du concert, que nous avons rencontré le guitariste Mappe Björkman et le chanteur Johan Längqvist. C’est confortablement installés à l’arrière du tour bus, dans une ambiance détendue après qu’on nous eut aimablement offert une Chimay à déguster, qu’on a taillé une bavette.

Au programme : le retour de Längqvist, le nouvel album et le doom, évidemment, mais aussi la collaboration inespérée avec Tony Iommi, le riff master en personne, ou les liens unissant Candlemass à Tobias Forge, qui leur a tout de même offert l’opportunité de jouer devant Metallica et toute la famille royale suédoise lors du Polar Music Prize

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Chronique   

Backyard Babies – Sliver & Gold


Cela va faire trente ans que Backyard Babies officie, sans avoir véritablement dévié de sa vocation initiale : faire du rock à l’ancienne et sans fioritures. Les amis d’enfance que sont Nicke Borg, Dregen, Peder Carlsson, Johan Blomqvist sont restés ensemble depuis tout ce temps, obéissant à un pacte de fraternité qui impliquait de tout sacrifier pour le groupe. Une histoire aux allures de teen-movie qui évolue en success-story dès la sortie de Total 13 (1998) qui permet au groupe d’émerger, coïncidant avec la fin du mouvement grunge. Le groupe avait décidé de marquer une pause en 2008, revenant seulement en 2015 avec Four By Four. Produit au Park Studios par le célèbre Chips Kiesbye (Sator, The Hellacopters, Millencolin), Sliver & Gold est le huitième album des Suédois et prouve qu’après tout ce temps, pas une once de lassitude ne vient ternir leur envie de produire du rock n’roll, le tout sans se laisser aller à des automatismes.

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Galerie Photos   

Ghost @ Halle Tony Garnier, Lyon, France – 03/02/2019




Interview   

Rhapsody Of Fire : Alex Staropoli, premier de cordée


La ténacité dont fait preuve Alex Staropoli force le respect. Depuis 2011, Rhapsody Of Fire a presque totalement changé de visage suite aux départs successifs de figures majeures du groupe : d’abord le guitariste Lucas Turilli, puis le chanteur Fabio Lione en 2016. Mais, en dernier survivant des débuts de Rhapsody Of Fire, Staropoli ne s’est jamais découragé, gravissant inlassablement les montagnes, avec pour seule réelle boussole sa passion pour le metal épique et orchestral.

Ironiquement, c’est lorsque Rhapsody Of Fire inaugure une nouvelle ère avec un tout nouveau line-up qu’il se rapproche le plus, depuis bien longtemps, de la fibre musicale qui a fait sa gloire. D’abord via Legendary Years, un recueil de réenregistrements d’anciens morceaux, puis aujourd’hui, avec The Eighth Mountain, premier album de compositions originales avec le chanteur Giacomo Voli (découvert sur la version italienne du télé-crochet The Voice) et le batteur Manuel Lotter. Un album sur lequel Rhapsody Of Fire, sans perdre son sens du grandiose, renoue avec l’enthousiasme des débuts et se lance dans une toute nouvelle saga fantastique.

Alex Staropoli nous parle donc de ce nouveau chapitre qui s’ouvre et de ses divers choix, autant de nouveaux collaborateurs que musicaux, revenant également avec un peu de recul sur les derniers départs et faisant quelques détours en évoquant les débuts de Rhapsody Of Fire.

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Chronique   

Mark Morton – Anesthetic


Beaucoup de gens connaissent Lamb Of God comme une force motrice du metal contemporain, portée par des personnalités influentes qui s’illustrent en dehors de la formation, à l’instar du batteur Chris Adler sollicité par Megadeth ou encore de Randy Blythe et ses nombreux featurings et entreprises littéraires. Mark Morton ne bénéficie pas de la même notoriété en revanche. Pourtant, le guitariste comparse de Willie Adler se revendique comme un songwriter aux influences diverses, pas seulement le groove metal direct pratiqué par Lamb Of God. Ce dernier a décidé, motivé par le producteur Josh Wilbur, de réunir plusieurs chansons afin de sortir son premier opus solo intitulé Anesthetic. Pour ceux qui souhaiteraient découvrir une facette plus nuancée de Mark Morton, la variété des styles présents sur Anesthetic devrait les ravir.

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Live Report   

Judas Priest : perdu sans Glenn ?


Judas Priest en 2019, c’est quoi ? Un Rob Halford senior dont on peut penser que la voix a été malmenée par le temps, une paire légendaire de guitaristes hors jeu (K.K Downing depuis 2011 avant la tournée Epitath, Glenn Tipton, plus récemment pour raison de santé) ? Certes Firepower a été plutôt bien accueilli mais un album peut-il légitimer une tournée de ce qui pourrait s’apparenter à un groupe hommage à Judas Priest ? Judas Priest sans un couple magique de guitaristes est-il toujours Judas Priest ?

Questions essentielles – irrévérencieuses, diraient certains – dont vous trouverez les réponses en lisant la suite évidemment. Encore un peu de patience toutefois, car Disconnected, groupe français, officie en première partie.

Au fait, l’affiche montre Glenn. Mais ce soir, il ne sera que sur l’affiche.

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Chronique   

Children Of Bodom – Hexed


Si l’histoire du metal retiendra Children Of Bodom, c’est grâce à sa marque de fabrique : un sens de la mélodie lié à la fureur du metal extrême, en ajoutant à cela une pointe de heavy bienvenue. Sa musique, reconnaissable et unique, a forgé sa réputation et le place maintenant en bonne position parmi les groupes incontournables du genre. Certains affirmeront que Children Of Bodom appartient désormais au passé et que la production des hits s’est arrêtée en 2005 avec Are You Dead Yet?. Pourtant, le combo est bel et bien debout, et ce malgré les changements de line-up des dernières années. Il est à parier que le frontman Alexi Laiho répondrait aux sceptiques d’un simple « I don’t give a fuck », avec toute la subtilité qu’on lui connaît. Car les Finlandais n’ont cessé d’avancer et de produire des albums, certes plus ou moins qualitatifs, mais avec une grande régularité et sans se dénaturer. Avec Hexed, le combo poursuit donc sa route, sans s’empêcher néanmoins de regarder dans le rétroviseur.

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Interview   

Skunk Anansie : la scène dans la peau


Chanteuse emblématique de l’inclassable groupe Skunk Anansie, Skin a des choses à dire. Cela fait vingt-cinq ans que le groupe londonien existe, vingt-cinq ans qu’elle observe et analyse les comportements de la classe dirigeante et que franchement, ça l’énerve un peu. A l’occasion des vingt-cinq ans du groupe, donc, Skunk Anansie sort un album live, en fait le tout premier live électrique de leur carrière (ils avaient bien sorti An Acoustic Skunk Anansie – Live In London en 2013) : une compilation de différents concerts captés ces dernières années.

Étonnant presque que le groupe ne nous ait jamais régalés d’un tel live auparavant, d’autant que Skin et ses compères sont connus pour leur incroyable énergie scénique. Dans un entretien où elle se montre particulièrement loquace, Skin s’autorise un coup d’œil dans le rétro, nous parle du contexte dans lequel le groupe s’est formé et de ce qui fait de Skunk Anansie un groupe décidément à part, le tout ponctué de quelques élans échauffés sur la politique et le mouvement #metoo.

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Chronique   

Queensrÿche – The Verdict


Si Queensrÿche semble avoir levé le pied, avec les quatre ans qui nous séparent de Condition Hüman (2015), en réalité le groupe n’a jamais cessé son activité scénique, y compris quand son batteur emblématique Scott Rockenfield a dû se retirer pour s’occuper de son fils nouveau-né. Mais, compte tenu de l’incertitude planant sur un retour de celui-ci, il n’était pas question pour le reste du groupe de plus attendre : les voici débarquant aujourd’hui avec The Verdict, troisième album de l’ère Todd La Torre. C’est d’ailleurs ce dernier qui s’est attelé à la composition et l’enregistrement des batteries, plutôt que de faire intervenir une personne extérieure. Ça tombe bien, avant même d’être chanteur, La Torre est un talentueux batteur. Depuis l’album Queensrÿche (2013), la formation se fait plaisir et fait plaisir aux fans, en revenant aux sonorités plus proches de ses premières heures. The Verdict ne fera pas défaut à ce parti pris plus conservateur, avec toutefois un effort qui va dans le sens de la modernisation du son de Queensrÿche.

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Galerie Photos   

Powerwolf @ Transbordeur, Villeurbanne, France – 28/01/2019




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    Ghost @ Lyon
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