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Interview   

La chair et l’âme d’Otargos


Il n’a pas fallu attendre ce septième album pour qu’Otargos devienne un nom familier de la scène extrême hexagonale. La formation célèbre avec Fleshborer Soulflayer sorti fin 2021 un beau parcours de vingt ans à décimer le public avec sa brutalité et sa violence musicale. Ces deux décennies d’ailleurs peuvent facilement se diviser en deux périodes distinctes, entre les débuts fortement ancrés dans un black metal traditionnel avec les thématiques classiques qu’on lui connaît, et une deuxième marquant une renaissance stylistique et thématique, musicalement plus ouverte et tournant autour de l’univers de Warhammer 40,000.

Pourtant, Otargos reste lui-même, avec son héritage propre. Son évolution assumée semble d’ailleurs renforcer la singularité du projet, quitte à laisser les quelques puristes des débuts sur le bas-côté. Nous avons profité de la sortie du successeur de Xeno Kaos (2015) qui reprend les mêmes fondations pour nous entretenir avec Ulrich Wegrich, le chanteur/guitariste et compositeur du groupe. Nous revenons avec lui sur cet anniversaire symbolique, sur l’arrivée du nouveau batteur Michaël Martin (ex-Fleshdoll) et le retour d’Astaroth à la guitare, et bien d’autres sujets, dans un entretien téléphonique dans un cadre propice avec le concept de l’opus puisque ce dernier nous a répondu… depuis le marché de Noël de Strasbourg !

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Chronique   

Saxon – Carpe Diem


Il était difficile de prédire l’arrivée du vingt-troisième album studio de Saxon. Son frontman Biff Byford a subi une crise cardiaque en septembre 2019, ce qui l’a évidemment obligé à reléguer le groupe au second plan. Une convalescence suivie de l’arrivée de la pandémie qui a – comme tant d’autres – forcé Saxon à réviser tout son emploi du temps. Des aléas qui, malgré leur magnitude, n’ont jamais remis en question la volonté des vétérans du heavy britannique de continuer à honorer le culte du riff. Saxon a profité du temps libre pour s’offrir une parenthèse avec l’album de reprises Inspirations et Biff Byford a réalisé Heavy Waters, son album solo avec son fils. Une dynamique de production à laquelle répond Carpe Diem (« Profite du moment présent » en latin), dont les parties de batterie ont heureusement été réalisées avant la pandémie. Un opus qui se concentre sur une seule chose : la mise en valeur des plans de guitare dans la plus pure tradition heavy. Un credo simple présenté par Biff : « tout commence avec le riff ».

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Interview   

Avatar et le sens de la flexibilité


Depuis mars 2020, pour les musiciens, la grande question a été de savoir comment continuer à être un artiste tout en gérant l’incertitude de la situation sanitaire qui, on l’a bien vu, est imprévisible et n’a de cesse de changer. Une question qui pousse à la flexibilité et à l’expérimentation. Avatar, qui est revenu d’une tournée aux Etats-Unis, avortée sur la fin en raison de la contamination du chanteur Johannes Eckerström au Covid-19, et qui est censé retrouver les scènes européennes dès le mois de février, avec la date parisienne servant de coup d’envoi le 12 février (suivi de Lyon et Bordeaux les 16 et 21 février), après quatre live streams spéciaux, a eu l’idée de sortir sur internet une série de singles indépendants entre septembre et janvier. Une approche résolument moderne ? Peut-être pas tant que ça, comme nous l’explique le frontman…

Au menu de l’entretien, on retrouve une variété de sujets, de cette incertitude à laquelle le groupe, comme les autres, est confronté, à sa programmation à l’affiche du Hellfest 2022 juste avant Metallica, en passant par cette nouvelle fournée musicale, ses ambitions, ce qu’est être un groupe en 2022, Satan… Des questions auxquelles Johannes répond avec toujours autant de générosité.

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Chronique   

Celeste – Assassine(s)


Depuis plus de quinze ans maintenant les Français de Celeste déversent leur noirceur sur Lyon et au-delà : après des débuts, Pessimiste(s) et Nihiliste(s), qui annonçaient la couleur et où la filiation avec l’ancêtre Mihai Edrisch était encore manifeste, c’est avec l’album Misanthrope(s) que le combo définit son style. Bloc d’abîme compact où aucun rayon de lumière ne filtre, sa musique se teinte de black metal par la suite, mais reste hypnotique et étouffante, un sludge teinté de metalcore ou l’inverse, Converge ou The Dillinger Escape Plan sous une chape de plomb. Les albums de cette teneur s’enchaînent à un rythme impressionnant (cinq en dix ans), mais c’est surtout sur scène que Celeste marque les esprits, avec ses shows très littéralement sombres où le public doit se contenter des lampes frontales rouges des musiciens pour voir quelque chose sous leur déluge d’amertume. Plus ou moins de la même génération qu’Amenra et la Church Of Ra, Celeste partage avec eux des racines hardcore/screamo, une tendance à piocher dans différents styles de metal extrême, de quoi se créer une palette unique de noirs, et une esthétique léchée reconnaissable au premier coup d’œil. Après Infidèle(s) en 2017 et une signature avec Nuclear Blast, pour son sixième album, le combo a décidé de retoucher sa formule…

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Interview   

Plebeian Grandstand : la musique ne suffit pas


Bien malin celui qui voudrait décrire avec quelques mots simples la musique de Plebeian Grandstand ! Parmi les groupes atypiques et inclassables, la formation toulousaine se hisse facilement vers le haut du panier de la scène expérimentale et avant-gardiste. Rien Ne Suffit, le dernier méfait du projet, porte finalement bien son nom et devrait se contenter de cela pour évoquer son contenu. Il faut bien comprendre qu’au-delà même de l’œuvre musicale en elle-même s’y trouve une longue démarche comprenant notamment un scénario bien rodé et de longues sessions studio pour une entreprise sonore où aucune atmosphère ou émotion n’est laissée au hasard.

Rien Ne Suffit n’est tout simplement pas pensé comme un album mais comme un film. Une œuvre cinématographique pour l’instant sans réelles images, fonctionnant au pouvoir de la suggestion et des couleurs musicales. Ce ne sont en effet pas les termes de noise, black metal, électro ou hardcore qui reviennent le plus lors de cet entretien avec Ivo Kaltchev, batteur et membre du quintet, nous expliquant que ces styles musicaux et leurs multiples instruments ne sont que des outils pour parvenir à dépeindre des chapitres pensés avant la musique elle-même. Ivo nous donne quelques clés pour se saisir de cette œuvre et la recevoir comme il se doit, avec toute la densité et la négativité qu’elle comporte.

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Chronique   

Steve Vai – Inviolate


Steve Vai n’a plus besoin de « repousser les frontières ». Il cherche davantage la fascination dans sa musique, déterminé à écrire différemment pour éviter la répétition… C’est d’ailleurs à un exercice singulier dans sa carrière qu’il s’attelait au début de la pandémie – un album acoustique chanté – avant de complètement réviser ses plans. Le temps de se remettre d’une opération des tendons de son épaule droite et de voir les restrictions sanitaires s’alléger, Steve Vai a donc décidé de laisser de côté son projet acoustique pour renouer avec des compositions instrumentales ambitieuses : celles qui forment Inviolate. Le titre de l’opus renvoie à l’idée d’une inspiration pure que Steve Vai met un point d’honneur à respecter. Inviolate se veut donc à la fois instinctif et accessible dans une certaine mesure. Pour Steve, la prouesse n’est pas qu’une question d’efforts ou de réflexion.

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Interview   

L’éclosion symphonique d’Aephanemer


Après le succès de son deuxième album Prokopton paru en 2019, rencontré par le public et salué par la critique, les jeunes Toulousains d’Aephanemer se sont offert une signature chez Napalm Records pour dévoiler leur nouvel opus A Dream Of Wilderness très attendu par leurs nouveaux fans. Il faut dire que la subtile recette bien dosée entre les inspirations death mélodique et metal symphonique, très en vogue ces derniers temps, a de quoi séduire un auditorat étendu en quête de nouveautés. Mais cette ascension légitime est surtout due à la recherche d’une identité sonore caractéristique qui s’entend et se perçoit sur l’ensemble de ces trois opus. Si les inspirations de la musique extrême des pays nordiques est évidemment palpable dans les compositions de Martin Hamiche, celui-ci a mis un point d’honneur à développer davantage les aspects plus grandiloquents et épiques de la musique symphonique.

En accompagnant cet ensemble instrumental, la chanteuse Marion Bascoul intervient avec son growl et quelques passages de chants lyriques, les thématiques derrière les paroles s’appuyant bien souvent sur la mythologie, la littérature et les arts pour évoquer le monde d’aujourd’hui et les inquiétudes qui portent autour du changement dans notre époque. Nous avons pu nous entretenir avec les deux musiciens pour parler du passé, du présent et du futur d’Aephanemer, qui pour sûr continuera à gravir les échelons pour se faire une place de choix dans la scène de demain.

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Radio Metal   

Top 50 2021 : dose de rappel


On est bientôt à deux années de pandémie et, tant bien que mal, l’industrie musicale, le hard rock et le metal en particulier, résiste. Entre les moments d’espoirs de retrouver la scène et ceux de désillusions où tout doit être annulé pour une nième fois, il faut avoir le cœur bien accroché pour être artiste en ces temps particuliers.

S’il y a un bon côté à cette période que nous donnent les artistes presque unanimement en interview, c’est le temps. Le temps notamment d’être créatif et de peaufiner ses œuvres, chose qui arrivait rarement dans le « monde d’avant » où le rythme des tournées donnait le tempo des créations qui devaient être intercalées quand c’était possible. Ajoutons à cela des artistes qui ont retenu leurs sorties dans l’espoir de jours meilleurs et qui ont fini par lâcher leur album dans les bacs (physiques ou digitaux) malgré la situation toujours pas au beau fixe, le résultat est qu’il n’y a jamais eu autant de nouveaux albums, certains groupes ayant été même jusqu’à sortir deux disques en deux ans. Autant dire que pour les journalistes musicaux, 2021 a été tout sauf des vacances (il suffit de voir l’incroyable déluge de sorties d’octobre/novembre dernier) et forcément, le choix du Top 50 cette année a été particulièrement rude.

Même topo que d’habitude : la sélection et son classement feront forcément débat, mais c’est surtout l’occasion de découvertes ou redécouvertes que, on l’espère, vous prendrez le temps d’éplucher. N’hésitez pas à partager en commentaires vos propres classements et coups de cœur.

Note : Retrouvez les dix premiers tout au long de la journée de dimanche, heure par heure, à partir de 10h sur cette page et sur Facebook.

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Interview   

Rhapsody Of Fire : glorieuse évasion


S’il y a bien quelque chose dont les gens ont eu besoin durant ces deux dernières années, c’est d’évasion. A l’ère des confinements et des restrictions en tout genre, l’art joue un rôle essentiel pour voguer librement avec l’esprit. Et quoi de mieux qu’un Rhapsody Of Fire pour nous emporter dans des contrées imaginaires, théâtre d’histoires fantastiques et de paysages grandioses, où la « gloire » et l’« héroïsme » sont des notions célébrées sans le moindre second degré ? Après un The Eighth Mountain qui ouvrait une nouvelle ère, avec le nouveau chanteur Giacomo Voli et une nouvelle saga, voilà le groupe redevenu cent pour cent italien avec l’arrivée toute fraîche du batteur Paolo Marchesich de retour avec Glory For Salvation, le second volet de l’histoire du Nephilim’s Empire.

C’est pour évoquer ce nouveau chapitre, forcément conçu dans des circonstances particulières, que nous avons échangé avec le claviériste et désormais principal compositeur Alex Statopoli. Non sans en profiter également pour revenir dix ans en arrière, à l’époque de la sortie de From Chaos To Eternity qui marquait un tournant dans la carrière de Rhapsody Of Fire, lorsque tout a basculé pour le duo qu’Alex formait avec Luca Turilli.

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Y a pas que l'metal dans la vie   

Ils vous recommandent… série 2


Peut-être que certains vont apprendre quelque chose, mais il n’y a pas que le metal dans la vie. Si, si, on vous assure ! Il existe tout un monde là-dehors rempli d’œuvres émouvantes, enrichissantes ou tout simplement divertissantes, dans la musique au sens large, mais aussi dans le monde du cinéma, de la littérature ou du jeu vidéo. Voilà pourquoi, histoire de s’aérer l’esprit, nous demandons aux artistes de partager avec nous leurs recommandations hors metal. L’occasion de découvrir des œuvres qui les ont inspirés, fascinés, accompagnés, ou qui les ont aidés à se construire, à construire leur vision du monde ou de leur art ou, tout simplement, qu’ils aiment et souhaitent partager. Car finalement, au-delà de la découverte pour soi, savoir ce que nos artistes préférés écoutent, lisent, regardent ou jouent en dehors de leur domaine de prédilection, c’est aussi les comprendre un peu mieux eux-mêmes.

Note : certaines des recommandations ci-après ont été originellement publiées dans le cadre des numéros 4, 5 et 6 du magazine Radio Metal, tandis que les autres sont inédits.

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