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Interview   

Skunk Anansie : la scène dans la peau


Chanteuse emblématique de l’inclassable groupe Skunk Anansie, Skin a des choses à dire. Cela fait vingt-cinq ans que le groupe londonien existe, vingt-cinq ans qu’elle observe et analyse les comportements de la classe dirigeante et que franchement, ça l’énerve un peu. A l’occasion des vingt-cinq ans du groupe, donc, Skunk Anansie sort un album live, en fait le tout premier live électrique de leur carrière (ils avaient bien sorti An Acoustic Skunk Anansie – Live In London en 2013) : une compilation de différents concerts captés ces dernières années.

Étonnant presque que le groupe ne nous ait jamais régalés d’un tel live auparavant, d’autant que Skin et ses compères sont connus pour leur incroyable énergie scénique. Dans un entretien où elle se montre particulièrement loquace, Skin s’autorise un coup d’œil dans le rétro, nous parle du contexte dans lequel le groupe s’est formé et de ce qui fait de Skunk Anansie un groupe décidément à part, le tout ponctué de quelques élans échauffés sur la politique et le mouvement #metoo.

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Chronique   

Queensrÿche – The Verdict


Si Queensrÿche semble avoir levé le pied, avec les quatre ans qui nous séparent de Condition Hüman (2015), en réalité le groupe n’a jamais cessé son activité scénique, y compris quand son batteur emblématique Scott Rockenfield a dû se retirer pour s’occuper de son fils nouveau-né. Mais, compte tenu de l’incertitude planant sur un retour de celui-ci, il n’était pas question pour le reste du groupe de plus attendre : les voici débarquant aujourd’hui avec The Verdict, troisième album de l’ère Todd La Torre. C’est d’ailleurs ce dernier qui s’est attelé à la composition et l’enregistrement des batteries, plutôt que de faire intervenir une personne extérieure. Ça tombe bien, avant même d’être chanteur, La Torre est un talentueux batteur. Depuis l’album Queensrÿche (2013), la formation se fait plaisir et fait plaisir aux fans, en revenant aux sonorités plus proches de ses premières heures. The Verdict ne fera pas défaut à ce parti pris plus conservateur, avec toutefois un effort qui va dans le sens de la modernisation du son de Queensrÿche.

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Galerie Photos   

Powerwolf @ Transbordeur, Villeurbanne, France – 28/01/2019




Interview   

Avantasia : Tobias Sammet reprend le contrôle


A la faveur d’un trou dans son emploi du temps, il y a quelques mois, Tobias Sammet le prolifique s’est reposé… un peu. Las de voir sa carrière échapper à son contrôle, une prise de recul s’imposait. L’occasion pour lui de se changer les idées et de mettre son temps à profit dans une activité plus manuelle : la construction de son propre home studio. Mais le naturel revenant au galop, les idées ont fusé dans tous les sens et il s’est remis à composer illico presto pour Avantasia. Pour ce nouvel album, intitulé Moonglow, libre de toute contrainte, l’Allemand a pris le temps et le soin de bien peaufiner les détails instrumentaux et stylistiques. Surtout, il a fait ce qu’il voulait : pas comme un caprice de gosse, mais bien comme un artiste qui défend ses choix.

En face à face, il nous raconte cet univers victorien et d’un noir romantisme qui l’inspire tant et nous parle de la difficulté de trouver sa place et son bonheur dans un monde pas toujours sympa avec les rêveurs. Heureusement, sous ses dehors de grand adolescent, Tobias Sammet est un sacré réaliste.

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Chronique   

In Flames – I, The Mask


Dans le metal, rares sont les groupes aussi controversés qu’In Flames aujourd’hui. Autrefois icônes et porte-étendards du death mélodique scandinave, les Suédois ont opéré une mutation stylistique dont on pourrait identifier les prémices dès Reroute To Remain (2002) mais qui a sans doute trouvé son apogée sur Siren Charms (2014), avec qualitativement des hauts et des bas. À certains égards, In Flames arpentait des versants plus pop et électro et délaissait même par moments le penchant metalcore, sans même parler de death… Pourtant, In Flames bénéficie toujours d’une très grande notoriété, preuve en est l’édition de son propre festival Borgholm Brinner. L’audace de cette mutation a indéniablement payé pour le groupe, invitant ouvertement les fans de la première heure à se réfugier dans Whoracle (1997) ou Colony (1999). Fait représentatif de la nouvelle orientation d’In Flames, Battles (2016) avait été produit par Howard Benson (My Chemical Romance, Mötörhead) sous le soleil de Los Angeles. I, The Mask reprend le même processus, à un détail près : Björn Gelotte et Anders Friden sont arrivés en studio sans avoir réellement écrit au préalable, histoire de laisser la spontanéité prendre le dessus. Dans l’ensemble, bien leur en a pris.

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Interview   

Except One, l’honnêteté comme valeur première


Parmi les valeurs que véhicule le projet français Except One, celle qui ressort le plus dans le discours comme dans les choix est l’honnêteté. Cette dernière persiste même alors que le groupe a changé d’ampleur et envisage de se professionnaliser.

Except One ne s’est pas arrêté sur un style prédéfini, assume l’éclectisme de ses goûts et laisse les changements de line-up guider son évolution musicale. Le groupe met un point d’honneur à ce que ce qu’il produit soit en adéquation avec qui ils sont. Chaque composante de leur production, du line-up (comme en l’occurrence le questionnement qu’ils ont eu au moment d’ajouter une seconde guitare et des chœurs) aux textes, fait donc l’objet d’un soin particulier. Ce n’est d’ailleurs pas étonnant que ce premier album pour lequel nous avons interviewé le guitariste Junior sorte après plusieurs EP de test.

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Chronique   

Rhapsody Of Fire – The Eighth Mountain


Difficile de suivre les péripéties de Rhapsody depuis 2011 et le split qui a amené les musiciens à migrer entre Luca Turilli’s Rhapsody et Rhapsody Of Fire. Sans revenir sur tout l’historique des événements, le résultat est qu’aujourd’hui, d’un côté on retrouve le Rhapsody dirigé par Luca Turilli et Fabio Lione et de l’autre Rhapsody Of Fire, mené par le claviériste Alex Staropoli. À nouveau, après la compilation de réenregistrements Legendary Years – un bon moyen de présenter le nouveau visage du groupe sur un terrain connu des fans –, c’est bien la formation d’Alex Staropoli qui s’illustre avec son troisième album post-2011 et premier de compositions originales depuis l’arrivée du nouveau frappeur Manuel Lotter et surtout de la nouvelle voix du groupe en la personne de Giacomo Voli (qui a participé à l’équivalent italien de The Voice). The Eighth Mountain inaugure une nouvelle saga pour toujours autant de grandiloquence et bien davantage…

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Interview   

Rotting Christ : une brique sur le mur du changement


A bien des égards, ont vit dans une société où, quand on ne rentre pas un minimum dans le moule, on est marginalisé, montré du doigt voire exclu. Evidemment, les bûchers n’existent plus, on n’est plus à proprement parler excommuniés pour nos « péchés », heureusement le monde occidental a évolué depuis le Moyen Âge. Mais l’exclusion prend d’autres formes, moins violentes physiquement mais plus insidieuses psychologiquement. Après tout, la chasse aux sorcières n’a-t-elle pas repris de plus belle depuis l’avènement des réseaux sociaux, où, au moindre écart, le quidam peut se retrouver crucifié par la vindicte populaire ? Les procès en hérésie n’appartiennent pas qu’au passé. Et pourtant, si l’on contemple l’histoire, combien de ces prétendus hérétiques ont fait avancer le monde ? C’est finalement en s’intéressant à certains hérétiques célèbres que Sakis Tolis s’est rendu compte que lui-même en était un. Ainsi est née l’inspiration pour un nouvel album de Rotting Christ : The Heretics.

A cet égard, c’est avec un Sakis Tolis assez introspectif que nous avons échangé. Musicalement, il assume camper sur une marque de fabrique désormais bien établie, qu’il cherche à protéger à tout prix, laissant le soin à une nouvelle génération de groupes d’innover et d’apporter leur pierre à l’édifice du metal extrême. Si le fait d’évoluer et participer à changer les choses reste important pour lui, on sent son regard en partie tourné vers le passé, avec quelques désillusions. « Plus tu deviens vieux, plus tu te rapproches de la fin, et plus tu penses au passé, à là où tu as commencé… » nous dit-il, inquiet qu’il puisse un jour ne plus rien avoir à dire. Mais ce jour n’est pas encore arrivé, comme en témoigne l’interview qui suit.

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Chronique   

Overkill – The Wings Of War


Personne n’osera attaquer Overkill sur le terrain de la longévité et de la régularité. Cela va faire maintenant presque quarante ans que le groupe de thrash originaire du New Jersey officie, en délivrant des albums tous les deux ou trois ans. Le groupe en est désormais à son dix-neuvième opus avec ce The Wings Of War qui succède à The Grinding Wheel (2017). Au-delà de la longévité, c’est surtout d’une forme de constance qualitative qu’Overkill peut réellement se vanter. La forme actuelle d’Overkill est aussi due à une relative stabilité de line-up, en dépit du départ du batteur Ron Lipnicki qui laisse sa place à Jason Bittner sur ce nouvel album.

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Interview   

Sous le chapiteau de Pensées Nocturnes


Approchez ! Approchez ! Vous qui vous tenez devant le chapiteau flambant neuf de Pensées Nocturnes, avides d’en ouïr plus sur le dernier spectacle, le maître de céans s’apprête à soulever un pan de son Grand Guignol Orchestra.

Et dire que tout est parti du vide, de la seule volonté de ce Monsieur Loyal d’enchevêtrer vers bien sonnés et veines musicales diverses ! Vaerohn mit ensuite au monde son deuxième hybride sous le signe du grotesque, ascendant avant-garde. Puis notre sens de critique musical à l’épreuve, avec le sien, de l’humour, coutumier. Un défi qui provoqua une réponse exclamative désuète à base de fumerolles toujours plus haut perchées jaillies d’un fourneau bien décidé à faire un tabac. En 2017, le groupe prit (six) corps et les scènes d’assaut après son album-banquet, pour enfin dispenser ses saines nourritures et enivrer des foules encore trop sobres de ses breuvages. Le clown n’a pas perdu une miette des nouveaux mets concertés et bat désormais le haut du pavé.

Aux premières loges de ce massacre, on cause d’une décennie d’expérimentations musicales débridées, de jolies images pour mauvais élèves et de performances trublionnes. Entre autres choses. Une véritable canonnade de confidences !

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    Behemoth @ Lyon
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