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Interview   

Oomph! : liberté – identité – pluralité


Il y a trente ans, le mur de Berlin s’apprêtait à tomber. Il y a trente ans, dans les prémices de cette Allemagne nouvelle, Oomph! voyait le jour. Plus que la naissance d’un groupe, c’était aussi la naissance d’un nouveau style de musique, la Neue Deutsche Härte – sorte de fusion entre metal et musiques de synthétiseurs –, que d’autres se réapproprieront ensuite, dont un certain Rammstein avec le succès que l’on connaît aujourd’hui. Sauf que Oomph! ne s’en est jamais contenté. Des débuts agressifs et autoritaires, ils ont progressivement développé leur sens mélodique, foulé des terrains plus « dancefloor », puis touché au gothique et même au symphonique, sans hésiter non plus à s’essayer à l’autodérision et à l’humour.

Oomph! peut parfois être difficile à suivre, surtout ces dernières années, et c’est là un nouveau revirement que le trio nous propose avec son nouvel album : Ritual. A bien des égards, Dero, Flux et Crap font un bond de vingt à trente ans en arrière, ressortant les gros riffs martiaux et cette voix grave et renfrognée, mais non sans dresser des ponts avec le présent. Des ponts musicaux d’abord, mais aussi avec le monde d’aujourd’hui que Dero contemple avec amertume et reflète avec provocation dans ses textes.

Afin d’évoquer tous ces sujets, nous avons longuement échangé avec le frontman – et le guitariste Flux qui intervient plus sporadiquement – qui, au-delà de nous donner les clés de l’orientation musicale de Ritual, avait décidément beaucoup à dire sur le plan socio-politique, la liberté d’expression, l’Europe, les relations hommes-femmes, etc. Un artiste qui se prête toujours aussi volontiers au rituel de l’interview…

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Chronique   

Within Temptation – Resist


Le septième album de Within Temptation a bien failli ne jamais voir le jour. Des semaines de tournées éprouvantes pour le cycle de l’album Hydra (2014) et une déconnexion totale avec la vie sociale et familiale des musiciens ont pratiquement dégoûté les membres de Within Temptation d’officier à nouveau ensemble, en particulier la chanteuse Sharon Den Adel. Il a fallu deux années de pause et divers projets (à l’instar de l’album solo de Sharon, My Indigo (2018)) pour que l’envie revienne. Resist est le résultat de musiciens qui ont retrouvé leur énergie et sans doute du plaisir, sous certaines conditions. Ces dernières incluent d’ailleurs une révision de l’orientation musicale, plus en phase avec les inspirations actuelles de chacun des membres qu’avec la volonté de rester ancré dans un registre apparemment éreinté… Resist regarde vers l’avenir, musicalement comme thématiquement.

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Live Report   

Une nouvelle dose de Shaka Ponk


Connaissez-vous la fable de la Cigale et du grand Singe ?

La Cigale, désappointée d’avoir été si durement éconduite, reprit sa route, résolue à changer de conduite. Mais un Gorille survint en chemin. Et, attendri par son chagrin, l’invita à se livrer librement au chant et à la danse. Lui qui n’avait que faire des règles et des convenances, l’entreprise était bien folle mais le pari fut relevé. Et, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. D’assez de pièces, la hardiesse fut récompensée. Pour que les maux de l’hiver ne soient plus que souvenirs.

C’est en des termes quelque peu différents qu’une fable à la moralité semblable, cependant, nous fut contée un soir de novembre, chez dame la Cigale. Trêve de verbiage alambiqué. Les vidéos teasers annonçant l’installation de Goz et Cie à la Cigale, livrées aux hordes de fans dès le mois de mars, avaient produit leur petit effet, alors que la tournée triomphale des Zénith touchait à sa fin. Après les festivals d’été, les prémices de l’hiver se veulent alors tout à fait favorables à Shaka Ponk puisque les neuf dates prévues à la Cigale, du 5 au 24 novembre, sont sold-out ! Revenons donc sur l’avant-dernière date parisienne du groupe, le but étant, après avoir vu Shaka Ponk à son Zénith, d’éviter les redites.

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Chronique   

Papa Roach – Who Do You Trust?


Le rythme de sorties de Papa Roach s’apparente à un cycle inexorable. Le groupe est l’un des plus productifs de la scène metal, tous genres confondus, avec pas moins de trois albums en moins de quatre ans pour le meilleur comme pour le pire. Le pire, il commençait à être effleuré avec F.E.A.R. (2015) qui démontrait le manque d’inspiration d’un groupe commençant à se parodier lui-même, sans avoir recours aux expérimentations (même douteuses) auxquelles il nous avait habitués. Crooked Teeth (2017) avait permis de retrouver un Jacoby Shaddix en forme, et surtout, un regain d’intérêt, même éphémère, pour les productions du groupe. Après vingt-cinq ans de carrière (une prouesse, quoi qu’on en dise), Papa Roach nous gratifie de Who Do You Trust?, leur dixième album. C’est à nouveau une histoire d’amour de jeunesse, sauf que les protagonistes semblent avoir enlevé les appareils dentaires, des crises acnéiques et des traumatismes adolescents.

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Interview   

Rival Sons : l’appel de la nature


S’il a pu être dompté avec le temps et qu’il n’est plus aussi incontrôlable qu’il a pu l’être à ses grandes heures, le rock, quand il est joué avec authenticité, reste le style musical sauvage par excellence, celui qui fait ressortir la part animale en nous. Et ces racines sauvages, ce retour en grâce comme ils l’appellent, Scott Holiday et Jay Buchanan de Rival Sons ont été les chercher directement là où elles sont : dans les bois.

Le résultat est Feral Roots, un album à la fois instinctif et intellectuel, parce que pour eux, les deux vont de pair. A la fois rock et soul également, puisque telles sont les deux faces d’une même pièce, et l’on comprend rapidement comment Scott et Jay incarnent chacun une de ces faces et à quel point le succès artistique du groupe repose sur ce duo de choc.

Ce sont donc les deux compères que nous avons joints par téléphone pour nous parler de cette nature sauvage originelle, de l’album en général, mais aussi de la scène rock et de ses tendances, alors qu’une nouvelle ère s’ouvre pour eux grâce à leur signature chez Atlantic.

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Chronique   

Kriegsmaschine – Apocalypticists


M. et Darkside avaient fait forte impression avec Exercises In Futility en 2015, qui, en plus de satisfaire les fans de Mgła, avait considérablement multiplié leur nombre. Alors quand il y a quelques mois des rumeurs concernant un nouvel album du combo polonais ont commencé à se faire entendre, elles se sont répandues comme une traînée de poudre. Hélas, pas de disque de Mgła à se mettre sous la dent en 2018, mais à la place, Apocalypticists, un nouvel album de Kriegsmaschine. Les rapports entre les deux groupes sont loin d’être anecdotiques puisqu’il s’agit de deux projets du même duo, à la croissance parallèle et à la gémellité évidente à l’écoute. Quand Mgła se distinguerait par son énergie directe et nihiliste, Kriegsmaschine proposerait une approche plus sombre et plus aventureuse. Pas question donc de parler de lot de consolation : Enemy Of Man de Kriegsmaschine, sorti en 2014, hante encore les esprits, Exercises In Futility n’ayant dissipé ni ses arpèges dissonants et ni ses rythmiques martiales. Fort de ces réussites, le tandem ne se repose pas sur ses lauriers pour autant : Apocalypticists est une machine de guerre unique en son genre…

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Interview   

Evergrey largue les amarres


La vie, on la pratique tous sans vraiment la connaître. On nous a jetés bébés dans le grand bain sans mode d’emploi. Et certains passent une vie entière à étudier… la vie. Tom S. Englund est certainement de ceux-là, utilisant l’art, et la musique en particulier, comme support de travail et d’étude de lui-même, de sa propre vie, « à un niveau académique », pour reprendre ses mots. Si toutes les œuvres d’Evergrey, sans exception, ont toujours traité de « l’aventure de la vie », ce n’est que depuis Hymns For The Broken qu’Englund le fait intentionnellement, allant jusqu’à considérer la nécessité d’un changement de cap personnel. C’est de ce changement, sous la métaphore d’un périple à travers le vaste océan Atlantique, qu’il est question dans l’album The Atlantic.

C’est donc un Tom S. Englund à la démarche introspective plus consciente que jamais que nous avons rencontré, nous expliquant les enjeux de celle-ci sur sa vie, dans laquelle beaucoup pourront se reconnaître, voire puiser une inspiration pour eux-mêmes se jeter à l’eau, dans leur quête d’épanouissement. En tout cas, épanoui, Englund l’est aujourd’hui dans Evergrey, malgré la malchance qui s’acharne, avec un cambriolage de leur quartier général ayant chamboulé le planning de l’album… Tom S. Englund nous raconte.

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Chronique   

Rival Sons – Feral Roots


Le revival du rock des années 70 bat son plein, que ce soit avec Blues Pills ou l’émulation de Led Zeppelin plus récente qu’est Greta Van Fleet. Il y a une sorte de vénération pour une époque considérée comme l’âge d’or de la créativité du rock’n’roll, celle qui a vu s’illustrer Black Sabbath, Led Zeppelin justement, Deep Purple et consorts… Il semble d’ailleurs y avoir un besoin de se remémorer cette époque chez les auditeurs lorsqu’on constate la réussite fulgurante de ces jeunes formations, à l’instar de l’ascension de Greta Van Fleet. Parmi ceux-ci, il ne faut pas oublier que Rival Sons incarnait les prémices du mouvement. Il a fallu dix ans d’existence au groupe pour acquérir la notoriété qu’il a aujourd’hui, dix ans de travail acharné qui viennent contraster avec l’immédiateté du succès d’autres formations. Rival Sons a toujours eu des ambitions d’une certaine hauteur, celle de toucher du doigt le statut de Black Sabbath qu’il a accompagné sur sa dernière tournée. Feral Roots, le successeur de Hollow Bones (2016), marque la fin d’une époque et le début d’une nouvelle ère avec Atlantic Records. De quoi atteindre ses objectifs.

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Interview   

Forest In Blood repart à l’abordage


Forest In Blood est un groupe qui incarne la renaissance à plusieurs niveaux. Tout d’abord celle d’un groupe déjà âgé de vingt ans, qui s’est retrouvé après plusieurs années d’arrêt et qui s’est rendu compte que la flamme et la complicité étaient toujours là. Et il y a aussi la renaissance d’un esprit rebelle au sein de la société (le groupe a même presque été prophétique, l’album sortant à quelques semaines de la déferlante de contestation des Gilets Jaunes), illustré par l’utilisation du thème de la piraterie au sein du disque.

Le chanteur Elie, dont les ancêtres ont été directement confrontés à la piraterie, nous parle de ce que ce thème représente pour lui et nous raconte comment la famille retrouvée qu’est Forest In Blood a su rester unie tout en évoluant, pour aboutir aujourd’hui à son nouvel opus, le bien nommé Pirates.

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Chronique   

Kadinja – Super 90′


Kadinja devrait être parvenu aux oreilles de la plupart des amateurs de musique technique teintée de djent aujourd’hui. Le groupe français avait reçu un accueil positif pour son premier album, Ascendancy (2017), ce qui lui a permis de tourner avec des pointures telles qu’Animals As Leaders, Adagio, Betraying The Martyrs, The Devin Townsend Project ou encore Klone. Il n’a pas fallu longtemps à la formation pour envisager son second album intitulé Super 90’. Kadinja entretient une nostalgie de cette décennie, que ce soit pour sa musique, ses films ou encore les jeux-vidéo. Surtout, le deuxième opus de Kadinja entérine ce qu’Ascendancy laissait envisager : il se taille une part de choix au côté des Periphery, Monuments et consorts.

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    The Night Flight Orchestra @ Lyon
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