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Interview   

Magma : 50 ans sur Kobaïa


Magma a cinquante ans. Rares sont les groupes à atteindre une telle longévité. Rares sont les groupes aussi à avoir connu une carrière et un line-up aussi tentaculaires que Magma. En réalité, Magma n’obéit pas aux mêmes lois que les autres groupes et artistes. Magma est d’un autre monde. Un monde tout droit sorti de l’imaginaire sans bornes du batteur Christian Vander et de son sens musical unique, multidirectionnel comme il aime l’appeler.

Dernière partie d’un généreux entretien de près de trois heures et demie (après nos échanges sur Zëss et sa tribune sur John Coltrane), l’échange qui suit est le plat de résistance où nous plongeons dans les méandres de la carrière de Magma et du cerveau hors norme de Christian Vander, inventeur de la musique zeuhl. En direct de Kobaïa – la planète qu’il a imaginée, avec son langage, le kobaïen –, Christian nous livre ses anecdotes de studio et sa manière d’être « en musique », et relate ses rencontres avec « des choses plus que suspectes », ses voyages au sein de la trame d’un drap ou au milieu des boutons d’une console. Clairvoyant, perché, génial, enfantin… A chacun, à la lecture de l’entretien qui suit, de se faire une idée de qui est Christian Vander et de mieux comprendre l’art et le parcours insolites de Magma.

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Chronique   

William DuVall – One Alone


William DuVall apparaît aujourd’hui comme le digne successeur de Layne Staley, ancien frontman charismatique d’Alice In Chains. Depuis la première réunion du groupe en 2005, la formation originaire de Seattle a récupéré son lustre d’antan, que ce soit par la qualité de ses albums ou en affirmant son statut de tête d’affiche sur les scènes rock et metal de toute la planète. Indéniablement, l’arrivée de William DuVall au sein d’Alice In Chains n’y est pas étrangère. Ce dernier s’est parfaitement intégré à l’orientation musicale retravaillée du groupe, dans laquelle il partage chant et guitare avec l’historique Jerry Cantrell. Pourtant, William Duvall n’a rien d’une copie de son prédécesseur et vient d’un horizon différent : issu de la scène punk-hardcore des années 80 à Atlanta, c’est Jimi Hendrix qui lui a donné envie de jouer de la guitare, pour ne devenir chanteur que des années plus tard, notamment avec son groupe de rock Comes With The Fall. Alice In Chains n’est donc qu’une facette, la plus connue évidemment, de l’étendue de sa culture musicale et de sa carrière. One Alone a pour mission de présenter ce musicien atypique de manière plus intime : une guitare acoustique et une voix, soit une véritable mise à nu.

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Interview   

Un voyage dans l’univers d’Etrange


Etrange est le premier album éponyme d’un groupe de metal progressif instrumental français qui, avec cette sortie, fait une entrée plus que remarquée dans la liste des groupes à suivre de près. Il est assez rare qu’un groupe propose, dès sa première production, une expérience musicale aussi aboutie et captivante du début à la fin.

A l’écoute de cet album, on est happé dans un voyage spatial à la découverte de l’Univers et à la recherche d’une exoplanète qui pourrait sauver l’humanité. Il n’y a plus qu’à fermer les yeux et profiter de cette expérience dans laquelle la musique et l’imaginaire de la science-fiction se mêlent pour notre plus grand plaisir. Velhon et Deadale, respectivement claviériste et guitariste-bassiste, ont répondu à nos questions pour nous présenter plus en détail leur projet.

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Révélation High Hopes   

Radio Metal et Metalorgie présentent Dusk Of Delusion : Révélation High Hopes


Formé en 2016, Dusk Of Delusion utilise des éléments neo-métal pour créer un mélange mélodique et rageux qui défonce ! Néanmoins, il n’est pas question ici de faire du neuf avec du vieux et, lorsque l’on fait référence à l’époque du milieu des années 90, il s’agit juste d’inspiration. Ainsi, même si les influences du quintette sont Korn, Slipknot ou encore Linkin Park, le groupe met en avant une identité propre qui n’est pas une pâle resucée des groupes phares de cette scène.

En effet, c’est avant tout autour d’un concept (artistique et scénique) que les musiciens de Dusk Of Delusion se sont retrouvés. Le titre de leur premier album, (F)unfair, jouant sur le double sens des termes « défaire » et « fête foraine ».

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Interview   

Mayhem : le retour du démon


2019 est une année particulière pour Mayhem : après une longue tournée consacrée au légendaire De Mysteriis Dom Sathanas, un film apocryphe qui évoque l’histoire agitée du groupe, Lord Of Chaos, et un nouvel album, Daemon, qui prouve que le combo a su préserver la flamme de ses jeunes années, le groupe semble plus légendaire que jamais. Pionniers du true Norwegian black metal, il revient de deux albums particulièrement cryptiques – Ordo Ad Chao et Esoteric Warfare – avec un disque agressif et enflammé, à la fois fruit d’un travail particulièrement collaboratif et de tensions internes plus ou moins bien canalisées. Bref, autant dire qu’on avait beaucoup de questions à poser aux membres du groupe : ça tombe bien, on a pu le faire en deux fois, d’abord en nous entretenant avec le fantasque Attila Csihar, tout en accent hongrois et en éclats de rire tonitruants, puis en discutant avant un concert avec le même Attila accompagné des guitaristes Teloch et Ghul.

Beaucoup de questions donc, auxquelles le trio a répondu avec franchise et générosité, abordant tant l’actualité brûlante que l’historique accidenté de Mayhem. Un voyage dans le temps de trois décennies où le trio évoque la tournée marathonienne qu’il a consacrée à De Mysteriis De Sathanas, la genèse de Daemon, mais aussi les tout débuts de Mayhem et Tormentor, et le black metal contemporain. Hail Satan !

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Chronique   

The Old Dead Tree – The End


« Toutes les bonnes choses ont une fin ». Adage que The Old Dead Tree ne connaît que trop bien mais que son frontman Manuel Munoz semble avoir toujours eu du mal à accepter. Car The Old Dead Tree enchaîne les fins… à n’en plus finir ! A commencer par la fin tragique d’une vie, celle de leur batteur Frédéric Guillemot qui a mené au premier album, The Nameless Disease (2003). Puis la fin du groupe en 2009, après divers remaniements de line-up et un The Water Fields (2007) qui faisait déjà ses adieux avec « This Is Now Farewell ». C’était sans compter sur un retour inopiné de The Old Dead Tree en 2013, le temps d’une tournée anniversaire et d’un nouvel au revoir. Aujourd’hui, The Old Dead Tree est de nouveau dans l’actualité avec The End, un EP qui, en écho à The Blossom (1999), semble vouloir clore l’histoire pour de bon. The End, accompagné d’un documentaire relatant l’aventure humaine que fut le groupe, offre peut-être le dernier mot le plus éloquent à The Old Dead Tree : une présentation parfaitement adéquate de ce qui fait la force de la formation en magnifiant ses atouts. De quoi regretter la conclusion.

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Interview   

L’homme derrière Sapiens


Si on est artiste, on vivra certainement plus de moments de frustration liés au fait d’avoir trop d’idées et pas assez de temps que de moments où c’est l’inverse. Sapiens, c’est l’exemple typique du projet qu’il aurait été facile de mettre de côté en se disant : « Dans une seconde vie, j’aurais pu faire ça, ça aurait été énorme ! » Déjà parce que c’est un projet parallèle, né d’enregistrements d’ébauches comme nos ordinateurs en regorgent par dizaines. Mais c’est surtout, par nature, un projet, au-delà de son ambition et de son originalité, fastidieux à mener, qui en aurait découragé plus d’un.

L’homme derrière Sapiens, Nicolas Foucaud (Los Disidentes Del Sucio Motel), est allé au bout. Une belle leçon de persévérance qui devrait en pousser plus d’un à déterrer leur album solo de leur PC, relancer leur projet parallèle ou finir leur morceau « gros riff n.34 ». Il nous raconte ce long mais excitant processus, qui a rassemblé des dizaines de musiciens dont des chanteurs français de renom, tous séduits par la démarche originale et un brin militante de Sapiens.

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Chronique   

Skyblood – Skyblood


Mats Levén n’a plus besoin d’être présenté, il est l’un de ces musiciens qui incarnent la figure du travailleur acharné et adaptable, capable de sublimer la plupart des projets auxquels il participe, allant d’Yngwie Malmsteen à Therion en passant par Krux et Candlemass. Au cours de ses nombreuses années d’activité, le chanteur suédois a accumulé les compositions et les ébauches de musique qu’il a désormais choisi de retravailler et présenter au grand jour. Skyblood est son nouveau projet solo lui permettant de s’illustrer via un alter ego fictionnel, un personnage justement nommé Skyblood. L’opus ne présente qu’une seule chanson écrite cette année, le reste étant issu de l’immense expérience de Mats. Skyblood a cette vertu de présenter de manière plus intime un musicien accompli, regroupant quasiment sur un même disque ses trente années de carrière musicale.

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Interview   

Cyhra : l’esprit d’équipe


C’est un paradoxe, mais l’histoire des sports collectifs a principalement été marquée par de grandes individualités dont on disait qu’elles gagnaient le match à elles seules. Mais il y a aussi eu de grandes équipes, celles où chaque maillon contribue à la victoire et où l’on trouve ces joueurs qui « font gagner les autres ».

Ayant pratiqué le hockey durant des années, c’est cet état d’esprit qu’a Jake E, notamment pour son projet Cyhra dont il veut que la musique soit la plus accrocheuse possible. Tout le groupe doit se mettre au service de cet objectif et non d’une quelconque gloire personnelle. Ce n’est d’ailleurs pas anodin que le line-up soit un cocon fermé : après son départ, Peter Iwers n’a pas été remplacé. Quant à Jesper Stormblad, malgré ses problèmes de santé nécessitant de prendre de la distance avec les tournées, il reste dans le noyau dur du groupe. Cyhra est une bande d’amis, une famille presque, se réunissant autour des mêmes valeurs musicales et humaines.

Dans cet entretien réalisé pour la sortie du nouvel album No Halos In Hell, Jake E nous parle de ces valeurs. Et pour aller de pair avec le côté fédérateur de sa musique, ses textes sont pensés pour être partagés, même lorsqu’ils sont inspirés de quelque chose d’aussi personnel que le décès d’un proche.

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Live Report   

La chaleur de Mayhem


Les fans du style le savent, le black metal connaît depuis ces dernières années un regain d’intérêt qui encourage nombre de musiciens à composer leurs propres albums, pour les diffuser ensuite sur des Bandcamp fraîchement ouverts ou des chaînes YouTube désormais bien repérées, comme celle de Black Metal Promotion. Si l’avantage de telles démarches est de pouvoir découvrir quelques rares formations de qualité, grâce à un accès direct à l’information, le nombre croissant de groupes a néanmoins tendance à dévaluer le genre en présentant des productions de plus en plus normées et aseptisées. C’est la raison pour laquelle il est toujours intéressant (et réjouissant !) de revenir parfois à de bons vieux classiques comme Mayhem !

Direction La Machine du Moulin Rouge qui accueille ce groupe culte de la scène, accompagné d’une autre figure incontournable du black metal : Gaahl et son projet Gaahls Wyrd, qui présente ce soir son album intitulé GastiR – Ghosts Invited.

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