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Interview   

Joe Lynn Turner : ce qu’il a dans le ventre


Quinze ans que Joe Lynn Turner n’avait pas proposé de nouvel album solo. Simplement, désireux de « faire quelque chose de spécial, de différent, d’artistique, de plus profond », il attendait le bon moment. La bonne rencontre aussi, en quelque sorte. C’est lorsqu’il a croisé le chemin de Peter Tägtgren qu’est né ce qui aurait dû devenir un nouveau projet pour finalement prendre la forme d’un nouvel album sous son propre nom, intitulé Belly Of The Beast. Le mariage des deux musiciens peut paraître curieux de prime abord tant ils sont issus de styles musicaux, de générations et de géographies différentes. Mais c’est justement là l’intérêt de cette collaboration : montrer Joe Lynn Turner, ce chanteur qui a souvent été qualifié de « pop » ou « commercial », sous un jour différent mais qui le représente tout autant.

Dans l’entretien qui suit, il nous explique ce qu’il y a derrière cet album résolument sombre, en phase avec l’« âme torturée » qu’il est, à l’image de son intérêt pour l’occulte l’ayant mené jusqu’aux confins d’un conspirationnisme débridé, aux fondements scientifiques que l’on pourra qualifier de farfelus ou discutables… On vous en laissera juges. En tout cas, ses propos nous en apprennent plus sur la complexité d’un personnage hors norme qui aura marqué l’histoire du rock, que ce soit au sein de Rainbow, du groupe d’Yngwie Malmsteen et même de Deep Purple. Un album dont il se sert également pour révéler être atteint d’alopécie totalis depuis l’âge de trois ans – une maladie entraînant la perte totale des cheveux. Il nous parle ainsi également, avec beaucoup de sincérité et de manière touchante, de son expérience à vivre avec cette condition que ce soit quand il était enfant ou quand il se faisait une place, usant d’une perruque, dans un milieu musical dominé par les cheveux longs.

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Chronique   

Threshold – Dividing Lines


Les plus fervents amateurs de musique progressive ont déjà entendu le nom de Threshold. Formé en Angleterre, le groupe a acquis une certaine renommée dans les années 90 et début 2000 en étant porté par le duo du guitariste Karl Groom et du claviériste Richard West. Il s’est depuis affirmé comme l’un des représentants les plus éloquents de la scène progressive, ce qui a été confirmé par le succès récent de Legends Of The Shires (2017). Dividing Lines est le douzième effort du groupe et le deuxième depuis le retour du chanteur Glynn Morgan. Il est, selon les dires de Richard West, le grand frère plus ténébreux de Legends Of The Shires. C’est surtout un point d’équilibre atteint entre les grandes élancées dont Threshold a le secret et une approche plus directe.

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Interview   

« Ceci est Skid Row aujourd’hui et à jamais »


Il semblerait que le ciel se soit éclairci pour Skid Row. Après les années Johnny Solinger durant lesquelles le groupe n’a jamais réussi à retrouver la gloire de ses deux premiers albums, le groupe a vécu presque une décennie à être embourbé dans les changements, enchaînant les chanteurs sans jamais trouver chaussure à leur pied… jusqu’à ce que le jeune prodige Erik Grönwall se présente à eux. A partir de là, tout s’est accéléré.

L’album qui deviendra The Gang’s All Here, déjà enregistré une première fois, se voit confié au producteur Nick Raskulinecz qui a un projet pour le groupe : les faire redevenir Skid Row. Après avoir déconstruit et reconstruit l’album sous sa direction, tout en profitant du sang neuf et de la voix d’Erik, le résultat est sans appel : on est directement transporté trente ans en arrière, en retrouvant cette fibre hard/sleaze qui a fait les grandes années du groupe. Un véritable « reboot » dont nous parle le bassiste-compositeur Rachel Bolan, confortablement installé dans son tour bus en pleine tournée britannico-européenne.

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Chronique   

-(16)- – Into Dust


En trois décennies de carrière, les Californiens de -(16)- n’ont jamais dérogé à leur formule : un sludge hargneux, anxieux et écrasant qui n’a rien à envier à celui des incontournables Crowbar, Acid Bath, Eyehategod et consorts, sans jamais vraiment connaître le même succès. La faute à une situation géographique éloignée de l’épicentre néo-orléanais du style peut-être, la faute aussi aux risques du métier – problèmes de drogue, d’alcool, overdoses et galères à l’avenant – qui ont valu au groupe son lot de remaniements de line-up, de pauses et de nouveaux départs. Seul rescapé de la première époque, celle du début des années 1990 : Bobby Ferry, le guitariste promu au rôle de chanteur depuis le départ de Cris Jerue après la sortie de Dream Squasher en 2020. Si ce dernier album était marqué par un effort délibéré d’injecter un peu d’optimisme (pas de guimauve à craindre avec -(16)-, il s’agissait seulement d’aimer beaucoup son chien !) à l’univers sombre et désespéré du groupe, qu’on peut situer entre metal lent et visqueux et punk hardcore teinté de noise à la Unsane, pour Into Dust, leur neuvième opus, les Américains se tiennent à leurs fondamentaux : bile noire, temps qui passe, misère et addiction. De quoi mordre la poussière, donc, à grands coups de riffs et de négativité.

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Live Report   

Ayron Jones : Spontanéité, riffs et sourires


En novembre 2021 Ayron Jones se produisait au New Morning. Quelques mois plus tard, il était mis en avant par un Nagui enthousiaste à Taratata, se produisait au Hellfest du siècle ou encore en première partie des Rolling Stones. L’homme de Seattle prendrait-il la grosse tête, attaché désormais à des sorties prestigieuses ? Que nenni, il tourne et tourne, encore, partout.

En effet, on pouvait le retrouver à Cléon, Nantes, Bordeaux et Ris-Orangis. Comme quoi, l’artiste reste les pieds sur terre et va chercher ses fans dans les moindres salles de l’Hexagone. Quoi ? Cléon et les autres villes citées ne seraient donc pas prestigieuses ? Oh là, esprits chagrins et tatillons qui ergotez passez votre chemin, pour notre part nous retrouvons Ayron sur sa date à La Cigale. New Morning, La Cigale, on double quasiment la capacité d’une salle à l’autre. Sacrée marche ! Pour savoir si l’Américain l’a franchie, suivez-nous dans la salle du boulevard de Rochechouart, Paris XVIIIe, et profitez dans un premier temps de Last Temptation.

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Chronique   

Avantasia – A Paranormal Evening With The Moonflower Society


Tobias Sammet est insatiable. Avantasia est le projet parfait pour ce dernier, une véritable retranscription musicale de son univers dans toute son étendue. Avantasia se nourrit de toutes les facettes du rock en passant par certains éléments du lexique de la musique orchestrale pour offrir un spectacle grandeur nature. Une sorte de recueil de contes gigantesque qui se narre sur scène. A Paranormal Evening With The Moonflower Society est le neuvième opus d’Avantasia, le travail le plus « minutieux » selon son géniteur. Un effort qui a « profité » du temps libéré par la pandémie pour voir les détails être peaufinés avec une certaine maniaquerie. C’est plutôt simple : le frontman d’Edguy s’est fait plaisir.

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Interview   

Stratovarius : instinct de survie


Survivre. Voilà un mot qui sied bien à Stratovarius, lui qui a connu moult changements de line-up, le groupe ne ressemblant plus en rien à celui des premières années. Le plus grand coup dur, celui qui a bien failli être fatal au groupe, a certainement été le départ du guitariste-compositeur-leader Timo Tolkki en 2008, avec, quelques années auparavant, ce fameux « incident » sur scène impliquant du pipi, suivi d’une dépression nerveuse et d’un album mal compris des fans… Mais force est de constater que le groupe a toujours su rebondir et maintient la forme, comme en témoigne Survive, justement.

Un seizième album aux allures écolo, par sa pochette et certaines thématiques abordées, pour lequel le groupe a voulu changer ses méthodes. Fini les échanges impersonnels par Dropbox, le chanteur Timo Kotipelto, le guitariste Matias Kupiainen et le claviériste Jens Johansson se sont réunis pour composer physiquement ensemble. Drôle de moment, diront certains, à l’heure des restrictions, où les groupes ont souvent dû apprendre à travailler à distance, pour opter pour une telle méthodologie, mais Stratovarius a toujours eu ce côté un peu tête brûlée. Nous parlons donc de ce nouvel album, de survie et d’écologie avec Jens Johansson, en remontant jusqu’à sa carrière pré-Stratovarius où il a eu le loisir de collaborer avec Yngwie Malmsteen et Ronnie James Dio, excusez du peu.

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Chronique   

Skid Row – The Gang’s All Here


Skid Row aurait pu jeter l’éponge. Le groupe a connu plusieurs changements de chanteur en très peu de temps, de quoi perdre foi en l’avenir de la formation. Skid Row avait pour dessein de sortir le troisième volet de l’EP United World Rebellion : il n’en sera rien. Le groupe a profité de l’arrivée du chanteur Erik Grönwall – le troisième depuis le départ de Johnny Solinger en 2015 – pour faire pratiquement table rase. Le nouvel environnement de Skid Row a incité les musiciens à composer un tout nouvel album au titre symbolique : The Gang’s All Here. Skid Row semble avoir retrouvé la flamme, celle qui l’animait à ses débuts. The Gang’s All Here a des airs de phénix.

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Interview   

Disturbed : le temps de la réconciliation


L’heure n’est pas à attiser les divisions pour Disturbed. Après un Evolution qui portait bien son nom, puisqu’il voyait un groupe expérimenter sur une moitié de l’album avec les sonorités acoustiques, voilà les Américains revenir avec du Disturbed typique avec « ces riffs de guitare heavy, la batterie syncopée et le côté plus bestial de la voix de David », comme le reconnaît lui-même le guitariste-compositeur Dan Donegan. Divisive devrait rassurer les fans en leur offrant exactement ce qu’ils attendent, avec son lot d’hymnes valorisants et qui donnent de la force. Seule « surprise » : une ballade chantée en duo avec l’emblématique Ann Wilson du groupe Heart.

Dan nous parle de ce huitième opus qui voit le jour un peu plus de vingt ans après The Sickness – ils ont malheureusement dû faire une croix sur la tournée anniversaire – et qui opère un retour aux sources plus ou moins dicté par le climat général régnant au Etats-Unis, empli de colère et de frustration. Car tel est, pour lui, le pouvoir de la musique : offrir une forme de thérapie de groupe mais aussi un support pour apprendre les uns des autres et débattre, autant que pour se défouler.

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Chronique   

In The Woods… – Diversum


En 2016, In The Woods… opérait un retour inattendu, après une quinzaine d’années d’inactivité, avec Pure, un album qui reprenait assez platement les choses où le groupe les avait laissées en 2000, sans retrouver l’étincelle d’alors, et sur lequel le chanteur James Fogarty prenait la place de Jan Kenneth Transeth sans retrouver sa passion. Puis les frères Botteri, cofondateurs du groupe, le quittèrent à leur tour et ce fut un line up presque entièrement nouveau, à l’exception du récemment arrivé James Fogarty et du batteur Anders Kobro, seul membre originel restant, qui enregistra l’album Cease The Day, marqué par le retour d’éléments extrêmes et un regain d’énergie général. Autant de facteurs qui donnaient à cet opus l’allure d’un nouveau départ pour le In The Woods… deuxième version, après celui un peu poussif incarné par Pure, mais l’élan sembla retomber lorsque James Fogarty quitta aussi le groupe en fin d’année dernière. L’apparente renaissance du groupe commença alors à ressembler à une lente extinction et il aurait été difficile de prédire son avenir, après la perte de son nouveau chanteur, guitariste, bassiste, claviériste et co-compositeur.

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