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Interview   

Ayreon : Arjen Lucassen fait son cinéma


Porter au cinéma une des histoires imaginées par Arjen Lucassen, tous les fans d’Ayreon y ont forcément songé un jour ou l’autre. Qu’ils soient rassurés, Arjen Lucassen y a lui-même songé, c’était même le projet initial de Transitus, le dixième opus du célèbre opéra rock/metal progressif qui s’émancipe de sa saga emblématique et de la science-fiction au profit d’une histoire surnaturelle.

Tout a été pensé dans cette optique, du choix des chanteurs à la participation de Tom Baker – le meilleur acteur ayant incarné Doctor Who selon Arjen – à la narration. Les circonstances ont fait que le projet de film a été mis en suspens, on pourra toujours se consoler avec la version roman graphique (ou comic book) de l’histoire. Il n’empêche que Transitus brille par ses qualités cinématographiques, par l’expressivité de ses chanteurs-acteurs et par une musique progressive moins metal qui respire davantage.

Dans l’entretien ci-après, Arjen Lucassen nous raconte ce projet ambitieux, revenant également sur l’évolution de son rapport au live depuis cinq ans, sur l’aspect financier d’Ayreon et sur le projet Ambeon qui aura vingt ans l’an prochain.

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Chronique   

Devildriver – Dealing With Demons I


Dez Fafara se fiche des inconvénients du confinement, tant qu’il peut continuer à « pratiquer son art » selon ses dires. Justement, ce dernier avait prévu de faire connaître l’un de ses projets les plus ambitieux l’année dernière, avant que les grands incendies américains ne le forcent à déménager et que le cancer de son épouse l’oblige à ralentir le processus créatif. Puis le Covid-19 s’en est mêlé. Pas question pour autant de repousser la sortie de son projet pour maximiser les profits. Devildriver doit présenter son double album intitulé Dealing With Demons, motivé par l’envie de Dez de se livrer davantage et d’aller plus loin dans l’écriture pour atteindre une véritable catharsis. Ce diptyque sortira en deux temps et pour l’instant seul Dealing With Demons I nous parvient. Histoire de ne pas saturer l’auditeur. Depuis Trust No One (2016) et les nombreux changements de line-up du groupe, Devildriver prétend bénéficier d’un nouvel élan créatif (Outlaws ’till The End: vol. I (2018) allait dans ce sens sans impressionner). Pour une fois et dans une certaine mesure, ce premier volume peut lui donner raison.

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Interview   

Enslaved : bastion des géants du black prog


Le changement, ça a parfois du bon. Ce n’est pas Enslaved qui dira le contraire : la longévité des Norvégiens, qui fêteront bientôt leurs trente ans, repose en grande partie sur un point de bascule artistique majeur, celui qui a eu lieu autour de l’année 2000, lorsque le groupe a adopté une posture beaucoup plus ouverte et progressive. Plus récemment, ce sont deux changements de line-up, avec l’arrivée successive du claviériste Håkon Vinje et de leur ancien coproducteur Iver Sandøy à la batterie et au chant clair, qui offrent aujourd’hui au groupe un enthousiasme renouvelé et de nouvelles perspectives.

Le résultat est ce quinzième album intitulé Utgard qui, s’il poursuit sa route sur les sentiers du black metal progressif voire expérimental, puise une partie de son inspiration dans les premières années du groupe. Utgard, c’est aussi un voyage – autant pour le groupe que pour l’auditeur – dans un lieu à la fois terrifiant et enchanteur. Enslaved s’illustre une nouvelle fois en fin connaisseur et interprète des mythes nordiques. Nous discutons de tout cela avec le guitariste-compositeur Ivar Bjørnson.

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Chronique   

Anaal Nathrakh – Endarkenment


« Bonne chance ». C’est en ces termes qu’Anaal Nathrakh clôt son message d’intention qui motive la parution d’Endarkenment, son onzième album. Les Britanniques ont raison d’avertir l’auditeur. Endarkenment donne de tout, avec la violence qui caractérise le groupe. Anaal Nathrakh fait désormais figure de taulier de l’extrême (sous ses multiples déclinaisons) et se permet de ne pas changer de voie. Au contraire, il désire aller le plus loin possible quitte à tordre un vocabulaire musical très codifié. Cette fois, Endarkenment abandonne les expériences électro-industrielles précédentes. Anaal Nathrakh rend son propos à la fois plus incisif et efficace, tout en restant très sombre. L’opus porte parfaitement son titre, offrant un regard amer et cynique sur notre époque qui s’écarte dangereusement des valeurs des Lumières.

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Interview   

Amaranthe : le metal en mode extraverti


Amaranthe a eu de la chance. Alors que 2020 restera dans les annales comme une année désastreuse pour la vaste majorité des groupes, contraints d’annuler leurs tournées et de repousser leurs nouvelles galettes aux calendes grecques, les Suédois ont réussi à éviter, presque par miracle, le plus gros de la tempête. Enregistré en mode « confinement », leur sixième opus, Manifest, ne sort finalement qu’avec deux petits mois de retard sur le planning d’origine, et même s’il leur sera impossible de défendre l’album sur scène avant l’an prochain, leur nouvelle écurie, Nuclear Blast, a mis les petits plats dans les grands en termes de marketing.

Ainsi, c’est en face à face (et avec la distanciation sociale qui s’impose) que nous avons pu nous entretenir avec les deux principaux moteurs du groupe, Elize Ryd (chant) et Olof Mörck (guitare). De la journaliste ou des artistes, difficile de dire qui se réjouissait davantage de cette ébauche de retour à la normale après plusieurs mois de pause forcée ! Avec beaucoup d’enthousiasme, les deux musiciens sont revenus pour nous sur la conception épique de Manifest, les angoisses et la culpabilité qui ont parfois accompagné l’enregistrement, ainsi que sur l’évolution d’Amaranthe et la place du groupe au sein de la scène metal.

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Chronique   

Deftones – Ohms


Après plus de trente ans d’existence, les Américains de Deftones sont passés maîtres dans l’art du teasing : cela fait plusieurs années déjà que les fans entendent parler d’un nouveau disque (le précédent, Gore, est sorti en 2016) et les choses se sont accélérées cet été, alors que le groupe célébrait les vingt ans de l’incontournable White Pony. Messages cryptiques sur les réseaux sociaux, affichage dans les rues de Los Angeles… De quoi faire monter la pression jusqu’à la sortie d’« Ohms », premier extrait éponyme accompagné d’un clip à l’esthétique post-apocalyptique léchée. À la fois rafraîchissant et familier – une fois de plus, la patte Deftones est immédiatement reconnaissable sans impression de redite pour autant –, on y entend un Stephen Carpenter en grande forme. En effet, si Deftones a conservé son line-up d’origine (à l’exception du bassiste Sergio Vega qui a remplacé au pied levé Chi Cheng en 2008 après l’accident dont il est mort quelques années plus tard) et si ses membres n’hésitent jamais à rappeler leur amitié et leur admiration mutuelles, les tensions internes qui le traversent sont bien connues, et le guitariste avait notoirement été en retrait sur Gore. De quoi espérer un groupe plus soudé, donc, et un neuvième album (dixième en comptant l’album avorté Eros) comme une nouvelle nuance ajoutée à la vaste palette du quintet.

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Interview   

The Ocean : voyage en terre d’expérimentation


Robin Staps et The Ocean peuvent désormais éprouver un véritable sentiment d’accomplissement : ce n’est pas moins qu’une énorme fresque musicale qui est complétée (ou presque) avec la sortie de Phanerozoic II: Mesozoic | Cenozoic, deuxième partie du dyptique initié avec Phanerozoic I: Palaeozoic. Une fresque qui avait commencé avec Precambrian (2007) puis le dyptique Heliocentric/Anthropocentric ; il ne manquait plus qu’à relier les deux pour couvrir l’intégralité des 4,54 milliards d’années de l’histoire de la Terre. Mais cette histoire est surtout prétexte à des métaphores et parallèles philosophiques sur l’homme contemporain, empruntant autant à Nietzsche qu’au cinéaste Lars von Trier. L’œuvre de The Ocean est à multiples niveaux de lecture.

Phanerozoic II, c’est aussi une nouvelle façon d’aborder la composition de The Ocean, plus ouverte, plus instinctive, ayant mené à l’album le plus progressif et le plus diversifié du groupe. On y découvre un groupe polymorphe qui, s’il est arrivé au bout d’un voyage, démontre qu’il était encore capable de surprendre et qu’il est loin d’avoir tout dévoilé.

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Chronique   

Enslaved – Utgard


L’épithète « progressive » qualifie bien souvent davantage une forme générique qu’une réelle force évolutive. Cependant, malgré une identité esthétique affirmée, il est indéniable qu’Enslaved a su, au cours de sa longue carrière, conserver sa capacité non seulement à se repenser mais aussi à repenser ses perspectives d’évolution. Tandis qu’E cherchait à dépasser le départ de Herbrand Larsen et, par là même, une stylistique largement parcourue au sein des précédents albums, Utgard entend davantage poursuivre un élan premier ; celui du renouvellement musical en tant que tel. Or une telle entreprise ne saurait être triviale pour un groupe qui s’est abondamment replongé dans ses origines en jouant Frost en intégralité. Une tournée qui verra d’ailleurs le départ de son batteur Cato Bekkevold remplacé par leur ancien coproducteur Iver Sandøy. Des changements et des perspectives qui attendaient donc de s’incarner artistiquement.

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Interview   

Lamb Of God : faire vivre le culte du riff


Lamb Of God est dans les starting-blocks. Demain 18 septembre aura lieu le premier des deux événements live en streaming organisés par le groupe. Le premier sera l’occasion pour les Américains de présenter pour la toute première fois en live son nouvel album Lamb Of God sorti en juin dernier. Le second – le 25 septembre – sera consacré au troisième album du groupe, Ashes Of The Wake, joué en intégralité. Les deux sets seront complétés par d’autres morceaux parmi les préférés des fans.

A quelques heures de lancer les hostilités, nous avons pu échanger avec le guitariste Willie Adler afin de prendre la température et de recueillir son sentiment sur la situation actuelle qui pousse les groupes vers ce genre d’événement et à trouver de nouvelles manières de rester actifs. Nous en avons également profité pour aborder d’autres sujets, comme l’importance de l’album Ashes Of The Wake ou le culte du riff.

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Live Report   

Behemoth : dieu du live stream


Le Covid laissera indéniablement des traces sur l’industrie de la musique, les tournées étant l’une des premières sources de revenus des artistes, quelle que soit leur taille. C’est ce qui oblige ces derniers à trouver des moyens de pallier l’absence de concerts et qui, inévitablement, creuse l’écart entre les groupes qui ont des moyens de production et les autres. Les concerts « streaming » ont le vent en poupe : une prestation réalisée dans des conditions live permet moyennant finance de continuer d’entretenir le lien avec le public, aussi distant soit-il. Le problème est que pour diffuser un contenu live avec une qualité sonore et visuelle adéquate, il faut une logistique plus complexe et une infrastructure qui a un coût. Il faut s’appeler Trivium, Sylosis ou Lamb Of God pour s’adonner à ce genre d’exercice et ne pas refroidir le public appelé à payer pour un concert qui n’en est pas vraiment un. Pourtant, le « concert-streaming » regorge d’opportunités tant qu’on ne cherche pas à simplement simuler une représentation live en faisant face caméra et en livrant ses titres machinalement. C’est ce qu’a parfaitement compris Behemoth avec son show intitulé In Absentia Dei, véritable source d’inspiration pour ce genre d’évènements à l’avenir.

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