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Interview   

Saxon remonte à la source


A plus de quarante ans de carrière, on peut dire que Biff Byford et Paul Quinn – les deux membres des origines de Saxon – ont roulé leur bosse. Ses vingt-deux albums font de Saxon l’un des groupes de heavy metal les plus prolifiques qui soient. Et si ce bon vieux temps où on allait chez les disquaires découvrir des albums en vinyles et cassettes qu’on allait ensuite s’écouter entre potes semble désormais bien loin, Saxon a un mot d’ordre : ne pas oublier ses racines et pourquoi il est là.

Il le rappelle plus que jamais aujourd’hui en sortant le bien nommé Inspirations, un recueil de reprises offrant un bon aperçu de ce qui a pu façonner la marque de fabrique de Saxon. Réalisé sans prétention, avec l’objectif certes de rendre hommage, mais surtout de s’amuser, ils ont été jusqu’à investir une luxueuse maison pour y enregistrer à l’ancienne, en live et en faisant un maximum de bruit. Dans l’entretien qui suit, Biff Byford revient sur cette expérience et nous donne quelques détails sur ces influences.

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Chronique   

Mason Hill – Against The Wall


Ne pas se laisser abattre. Si la période est tout sauf propice aux lancements de carrière, Mason Hill n’entend pas effacer les cinq dernières années passées à bûcher. Le groupe originaire de Glasgow s’est fait connaître du public à travers son premier EP sorti il y a six ans, suffisant pour lui apporter la crédibilité qui convient aux jeunes talents et lui permettre d’arpenter de belles scènes au Royaume-Uni aux côtés de certaines pointures. Mason Hill est en effet un rêve d’adolescents – celui du chanteur Scott Taylor et du guitariste James Bird – qui se concrétise. Against The Wall est son tout premier grand effort, inévitablement freiné par les restrictions liées à la crise sanitaire. Pas suffisant pour atténuer l’enthousiasme et la combativité de Mason Hill qui n’attend qu’une chose : accroître sa renommée via une pléthore de concerts.

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Interview   

L’ivresse créative de Witherfall


Joseph Michael et Jake Dreyer, les deux complices leaders de Witherfall, respectivement chanteur et guitariste de leur état, se définissent volontiers comme des épicuriens. Ils aiment le bon vin – ils ont d’ailleurs sorti leur propre vin baptisé Tempest Red – et la bonne bouffe, et donc n’hésitent pas à se faire plaisir en tournée quand l’occasion se présente, notamment en France. Finalement, cette générosité, ce côté bon vivant et passionné se retrouve directement dans sa musique : un heavy metal progressif opulent qui ne s’interdit rien et aux émotions exacerbées.

Si la tristesse avait largement imprégné l’album A Prelude To Sorrow (2018) centré sur le décès de leur batteur Adam Sagan, sur le nouvel album Curse Of Autumn, ce sont plutôt la colère, la frustration et le regret qui prévalent. Des émotions négatives fortement inspirées par leur propre expérience de groupe dans une industrie « remplie de sangsues et de parasites ». Heureusement, Joseph et Jake savent aussi s’entourer de professionnels : afin d’obtenir un résultat à la hauteur de leur exigence, ils ont pu compter sur l’expertise du nouveau batteur Marco Minnemann mais aussi de Jon Schaffer – que Jake a côtoyé au sein d’Iced Earth et de Demons & Wizards – à la production. Reste que les récents événements les ont mis malgré eux dans une position délicate… On en parle ci-après avec eux.

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Chronique   

White Void – Anti


Un croisement entre Blue Öyster Cult et New Model Army. C’est ainsi que le label Nuclear Blast présente le troisième projet intrigant de Lars Nedland, déjà à l’origine de Solefald et officiant depuis plus de vingt ans dans Borknagar. White Void devient le troisième récipient principal de la profusion d’idées de Lars, une lettre d’amour à l’occult-rock et à la new wave. Une expression rock immédiate aux mélodies parfaitement calibrées, loin des expérimentations et des contrées arides du black. Lars a su s’entourer de musiciens aux horizons divers, que ce soit le batteur Tobias Solbakk (Ihsahn), le guitariste blues rock Eivind Marum ou le bassiste Vegard Kummen. White Void veut incarner un espace, ce néant créé par la distorsion entre notre recherche perpétuelle de sens dans toutes choses et son absence dans l’univers. Une version de l’absurde selon Albert Camus en somme. Anti, le premier album de cette nouvelle entité, repose essentiellement sur le contraste où agressivité et mélodie sont deux jumeaux toujours en friction et jamais séparés.

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Interview   

Anneke Van Giersbergen sublime ses fêlures


Anneke Van Giersbergen est une passionnée, et si la passion a plein de vertus, elle peut aussi nous submerger et nous faire imploser. C’est un peu ce qui est arrivé à la chanteuse qui a vécu une période de chaos dans sa vie, autant sur le plan personnel que professionnel, elle qui a toujours des tas de projets. L’un de ces projets qui lui tenait à cœur ces dernières années était Vuur, qui avait pour objectif de devenir le réceptacle de toute la partie rock et metal de sa créativité. Mais après une réception mitigée du premier album In This Moment We Are Free – Cities et compte tenu des difficultés à imposer une nouvelle formation, elle a dû se rendre à l’évidence : ça allait être plus compliqué que prévu, notamment financièrement.

C’est donc moralement à bout, peut-être un peu perdue, qu’elle s’est retirée – elle, l’amoureuse des villes – seule dans les bois pour composer ce qui deviendra son nouvel album solo, The Darkest Skies Are The Brightest, sous un format acoustique richement arrangé. Un exutoire, une thérapie même dans laquelle elle a déversé toutes ses émotions du moment, recollant les morceaux de sa vie à la manière de l’art japonais kintsugi. Une étape importante dont elle nous parle ci-après.

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Chronique   

The Crown – Royal Destroyer


« Plus de tout ». Une formule extrêmement simple pour résumer l’approche de The Crown à l’origine de Royal Destroyer, leur dixième album studio. The Crown a dépassé les trente années de carrière et n’a toujours pas renoncé aux vestes en cuir et aux regards de loubards, à raison. Le groupe est devenu l’une des valeurs sûres du death/thrash suédois, ayant défriché toutes les variantes de la musique extrême au long de sa carrière. Le chanteur originel avait fait un retour remarqué sur un Death Is Not Dead (2010) en forme de renaissance, confirmé par Cobra Speed Venom (2018), rappelant à tous l’importance du groupe pour la scène. Insuffisant pour étancher la soif de The Crown, désireux d’embrayer via une recette : la même chose, en montant les curseurs. Royal Destroyer a un objectif : il doit incarner la carrière entière de The Crown, il doit « tout avoir ».

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Interview   

Evergrey : la recherche de la libération


Il y a vingt ans, Evergrey sortait l’album emblématique – en tout cas, pour les fans old school du groupe – et gorgé de tubes In Search Of Truth. Voilà un titre qui, finalement, résume bien la démarche artistique d’Evergrey et de son leader Tom S. Englund : être vrai. Et on fait difficilement plus vrai que la trilogie d’albums qu’a conclue The Atlantic (2019) et qui parlait, même métaphoriquement, d’une période spécifique de la vie du chanteur. Une véracité libératrice.

Désormais libéré, justement, de la contrainte conceptuelle, c’est forcément un nouveau chapitre qui s’ouvre avec Escape Of The Phoenix qui voit Evergrey retrouver une musique plus concise et directe, mais pas moins émotionnelle et contrastée. Un chapitre qui s’ouvre mais aussi un autre qui se referme, avec la participation de James LaBrie à un morceau, lui et Dream Theater ayant été une source d’inspiration importante dès les débuts d’Evergrey et dans l’éducation musicale de Tom S. Englund.

C’est donc finalement un Evergrey assez serein, peu impacté par la pandémie et qui n’a pas connu de gros accroc depuis presque dix ans, que l’on retrouve. Le phœnix qui a tant de fois dû renaître peut maintenant profiter, même si la mélancolie ne le lâche jamais vraiment.

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Chronique   

Witherfall – Curse Of Autumn


Witherfall ne s’est pas vraiment accordé de répit. Deux années environ séparent A Prelude To Sorrow (2018) de leur nouvel effort Curse Of Autumn – sans compter l’EP Vintage (2019). La formation de Jake Dreyer et Joseph Michael n’entend pas pour autant respecter un rythme de croisière. Curse Of Autumn doit se montrer davantage extravagant et au moins aussi inspiré. Le groupe s’en est donné les moyens en sollicitant les services du batteur Marco Minnemann (The Aristocrats, Steven Wilson) qui rejoint le bassiste Anthony Crawford pour constituer une section rythmique de luxe, supportée par la production de Jon Schaffer (Iced Earth, Demons & Wizards) et la légende de l’ingénierie sonore Jim Morris. Curse Of Autumn n’illustre pas de concept défini, mais il est l’expression de la colère des membres de Witherfall face aux difficultés rencontrées au cours de leur carrière, que ce soit l’incompétence ou la paresse d’anciens collaborateurs et acteurs de l’industrie, ou sur des choses parfois plus personnelles. Curse Of Autumn est un album motivé par la colère et la frustration avec l’ambition d’enterrer tous ceux qui ont entravé leur parcours.

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Interview   

Moonspell : ressentir et penser


Après bientôt trente ans de carrière, Moonspell commence déjà doucement à songer à la fin. Pas qu’elle soit nécessairement pour tout de suite, ni pour presser les gens à acheter leur nouvel album qui, avec un peu de chance, malgré les circonstances difficiles actuelles, ne sera pas leur dernier. Non, ils y songent juste pour se préparer au moment où il faudra se retirer du tumulte de cette vie publique. Ce qui nous amène à Hermitage, un album qui questionne notre monde moderne hyper connecté mais dans lequel, paradoxalement, on est de plus en plus seuls – par la force des choses ou par égocentrisme – et à la fois loue les vertus de l’ermitage comme moyen de rupture avec ce monde et de prise de recul.

Un album également qui prend le contrepied de l’imposant 1755, en délivrant une musique globalement plus posée, langoureuse voire atmosphérique, en partie inspirée de Pink Floyd et du space rock. Une fois encore Moonspell surprend et s’attend à susciter l’incompréhension de certains fans. Il en a l’habitude, c’est même pour eux la preuve qu’ils ont fait leur boulot. Afin de mieux comprendre la démarche artistique dans laquelle se sont engagés les Portugais et leur réflexion sur la thématique de la solitude, qui prend évidemment un sens exacerbé à l’heure du Covid-19, nous avons échangé avec le chanteur-parolier Fernando Ribeiro, qui aborde toujours les sujets en profondeur et apporte des réponses détaillées.

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Chronique   

Grorr – Ddulden’s Last Flight


Au-delà du nom qui intrigue, Grorr entend bien se démarquer par son approche singulière de la musique. Le groupe originaire de Pau et formé en 2005 compose sa musique à partir de storyboards élaborés en amont, désireux d’accentuer le cachet cinématographique de sa musique. À cela s’ajoute la versatilité des musiciens, aussi à l’aise avec des instruments traditionnels que des sonorités plus « modernes ». Ses deux précédentes créations, Anthill (2012) et The Unknown Citizens (2014), ont eu le succès critique qu’elles méritaient, de quoi permettre à Grorr d’arpenter les scènes et de donner vie à son concept : une « musique visuelle », accompagnée de clips en stop-motion. La formation a survécu à un changement de chanteur en 2016 et a redonné signe de vie en novembre dernier avec l’EP II, une mise en condition avant l’imminence de Ddulden’s Last Flight. Par ce biais, Grorr veut rendre hommage aux bandes originales de films d’aventures classiques, un terreau fertile pour les orchestrations ambitieuses.

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    Slipknot @ Lyon
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