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Interview   

Mantar : ode aux années 90


Hanno Klänhardt est un enfant des années 90. Il parle avec une telle passion de cette décennie, qu’il a vécue en tant qu’adolescent et qui a inauguré de nombreuses premières pour lui, qu’on imagine sans mal ses yeux pétiller à l’autre bout du fil. Rien qu’en matière de musique, c’est la décennie où il a découvert le metal, puis le punk, le grunge, le noise rock, etc. C’est celle où il a fait ses premiers concerts. C’est celle de son tout premier groupe. C’est celle de sa rencontre avec son ami et batteur Erinç Sakarya, avec qui il fondera bien années plus tard Mantar et trouvera enfin une forme de succès.

C’est en hommage à ces années-là que le duo a sorti l’album de reprises Grungetown Hooligans II, en indépendant et en pur DIY. Car si Mantar a été largement adopté par la scène et la communauté metal, ses véritables racines sont davantage ancrées dans le rock sale et agressif des années 90, dont il hérite également la sincérité, l’attitude de trublion et l’esprit libre, qui font son charme, sa fraîcheur, et participent à n’en pas douter à sa réussite.

C’est pour qu’il nous explique leur démarche avec Grungetown Hooligans II, sorte de respiration et de césure dans la routine professionnelle avant de partir sur un nouveau chapitre, que nous avons longuement échangé avec Hanno ci-dessous. C’est aussi pour nous immerger dans ses souvenirs des années 90, ses origines et celles de Mantar, ou encore rentrer plus en profondeur dans sa personnalité et sa vision de certaines notions, comme celle du terme « heavy », du féminisme ou de la politique.

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Chronique   

Blues Pills – Holy Moly!


Blues Pills aurait pu s’arrêter en plein essor. Un peu comme si la magie s’arrêtait brusquement, sous le coup de la fatigue due à un rythme de tournée effréné, des impératifs personnels que chacun des membres a à gérer et du départ du guitariste lead Dorian Sorriaux très apprécié des fans. Lady In Gold (2016) n’était pas loin d’être le dernier effort du groupe. Il faut croire que l’énergie du live et le soutien du public jouent sur la faculté de résilience. Blues Pills a décidé de prendre du repos et de digérer le départ de Dorian. Pour ce faire, c’est l’ancien bassiste Zach Anderson qui a décidé de changer de rôle et de lui succéder, lui-même remplacé par Kristoffer Schander à la basse. Le processus créatif de Blues Pills est ainsi resté intact. Holy Moly!, troisième opus des Suédois, est un exutoire bienvenu pour un groupe désormais plus sage dans sa tête, revenu des préjugés juvéniles sur la vie de groupe de rock, mais pas forcément sur ses instruments…

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Interview   

Trivium ne capitule pas


La période inédite que l’on vit actuellement, avec la crise sanitaire, a chamboulé beaucoup de choses, en particulier dans l’industrie du divertissement au sens large. C’est un euphémisme. Depuis que le marché du disque s’est effondré, sans que les services de streaming comblent la perte, les tournées étaient devenues la principale source de revenu des musiciens. L’annulation de toutes les tournées et tous les festivals à travers le monde a donc été un véritable coup de massue qui pourrait bien rebattre les cartes à différents niveaux. En attendant, les artistes doivent se montrer créatifs et innover. Si les concerts en ligne commencent à émerger, avec A Light Or A Distant Mirror diffusé le 10 juillet dernier, Trivum est sans conteste le groupe qui, à ce jour, a mis en place l’événement le plus abouti en la matière.

Nous avons joint Paolo Gregoletto, le bassiste-parolier du groupe d’Orlando, pour faire avec lui le bilan de l’expérience. Il partage avec nous les dessous et son vécu de l’événement, et nous donne son sentiment sur la crise actuelle et les perspectives d’avenir, selon lui, pour le groupe et l’industrie dans son ensemble.

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Chronique   

Hank Von Hell – Dead


Etant donné la franche réussite d’Egomania (2018), rien de plus naturel que d’attendre la suite des pérégrinations d’Hank Von Hell. L’ancienne figure de proue de Turbonegro a effectué un retour en forme, laissant derrière elle ses problèmes de drogue et la musique sombre de Doctor Midnight & The Mercy Cult pour proposer un rock addictif et inspiré évoquant ses heures de gloire avec Turbonegro. Hank profite donc de sa lancée pour proposer un nouvel effort solo intitulé Dead. Lorsqu’on connaît les pulsions autodestructrices du personnage, le titre est nécessairement évocateur. Rien de macabre pourtant, il est à nouveau question de résilience ou de survie. On ne tue pas ce qui est déjà mort. C’est le credo d’Hank Von Hell, à nouveau très fringant pour un soi-disant macchabée.

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Interview   

La nébuleuse Sunn O)))


2019 a été bien remplie pour Sunn O))) : après quatre ans de silence, c’est en effet deux albums qu’ont proposés les légendes du drone à leur public. Life Metal d’abord, volcan ou explosion de nébuleuse, composé de quatre titres à la lourdeur cataclysmique, puis Pyroclasts, cendres ou émanations gazeuses, quatre morceaux improvisés réalisés lors des mêmes sessions d’enregistrement avec le producteur Steve Albini. Deux faces d’une même expérience que les musiciens ont présentées lors d’une résidence à la Gaîté Lyrique au début de l’année. C’est à cette occasion que nous avons pu échanger avec Stephen O’Malley, moitié du duo, une manière de prolonger l’entretien que nous avions eu un an plus tôt à la sortie de Life Metal.

Comme Pyroclasts est, selon le musicien, l’expansion de Life Metal, lors de cette discussion, c’est cette fois-ci l’atmosphère qui entoure la musique du groupe qui est évoquée. De la nécessité de créer dans l’instant présent à la réception par le public, de la sculpture à la peinture, des randonnées dans la nature aux galeries d’art, de la physicalité à la spiritualité, c’est la richesse et la complexité de son rapport à la création que décrit O’Malley, dont l’œuvre et l’implication dans le monde de la musique sont pléthoriques…

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Révélation High Hopes   

Purge Of Sanity : Révélation High Hopes


« Chi va piano va sano e va lontano », littéralement « qui va doucement va sereinement et va loin », pourrait être la devise du groupe nantais Purge Of Sanity. Ce groupe de modern metalcore a sorti début 2020 son premier EP Disruptif et quelle démonstration ! Doté d’une belle expérience de la scène, le combo situé dans les terres du Grand Ouest sort le grand jeu, avec une ambition claire : la professionnalisation. Ainsi, l’édifice Purge Of Sanity se monte pierre par pierre, progresse chaque journée passant. Le travail sur leur communication, via les réseaux, et bien entendu sur leur musique est étudié de manière à avancer le plus sereinement et le plus loin possible. Les textes très personnels permettent de nous retrouver dans cette folie musicale. Violence, introspection et regard sur le monde qui nous entoure sont les éléments qui nourrissent les portées de Purge Of Sanity. Ainsi « Cyc/One » amènera l’auditeur à cette réflexion, où les violences sur soi-même peuvent être un témoignage de mal-être profond, alors que sur « The Grey », l’espoir apparaîtra comme ligne directrice.

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Interview   

Avatar : fini de rire


Les blagues les plus courtes sont les meilleures, dit-on. Celle d’Avatar avec le concept d’Avatar Country, elle, aura duré deux ans, soit un cycle d’album, mais force est de constater que la blague a pris une envergure inattendue pour le groupe qui a clairement franchi une nouvelle étape, jusqu’à proposer comme point d’orgue un film financé par les fans. Avatar a maintenant tourné la page : fini de rire. On redescend sur terre.

Hunter Gatherer est une réflexion sur l’espèce humaine, le stade actuel de son évolution et le retard de celle-ci par rapport au monde que l’homme est en train de se construire (ou détruire). Hunter Gatherer dresse un tableau des plus sombres pour mieux nous bousculer et nous pousser à nous prendre en main. Hunter Gatherer est également un album ambivalent, à la fois régressif et moderne, analogique et numérique, symbolisant l’équilibre entre nature – notre nature – et technologie qui sera notre salut.

De la transition entre Avatar Country et Hunter Gatherer jusqu’au dilemme (Star Trek ou Terminator 2 ?) auquel l’être humain fait actuellement face pour son avenir, en passant par sa part de vulnérabilité qu’il a mise à profit, Johannes Eckerström nous raconte ce nouveau chapitre dans l’épopée Avatar.

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Chronique   

Kiko Loureiro – Open Source


Si Kiko Loureiro, l’ancienne force créative d’Angra, s’épanouit aujourd’hui au sein de la baleine Megadeth, il poursuit également en parallèle sa carrière solo. Sounds Of Innocence (2012) lui permettait de faire étalage de toute sa technique et de sa créativité guitare en main. Huit ans plus tard, fort du succès retentissant de Dystopia (2016), Kiko s’est donné le temps d’écrire un nouvel opus qui étanche sa soif de prouesses guitaristiques. L’artiste a intitulé son dernier effort Open Source, référence explicite aux programmes dont le code source est disponible gratuitement en vue d’être repris et amélioré par une communauté. Il est le fruit d’une réflexion sur les vertus du partage et de la connectivité à l’heure où les échanges sont aussi nombreux que fugaces. Open Source est d’ailleurs le résultat d’une campagne de crowfunding pliée en cinq heures. Preuve de la popularité du musicien. Kiko veut vivre correctement avec son temps.

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Interview   

Ronnie Romero à l’école du classic rock


Ça ne fait que six ans qu’on entend parler de Ronnie Romero, depuis qu’il a sorti le premier album de Lords Of Black, groupe qu’il a fondé avec le guitariste Tony Hernando, et pourtant l’expérience acquise durant ces six années a de quoi impressionner. Appelé par Ritchie Blackmore en 2015 pour remettre le légendaire Rainbow sur les planches, il a ensuite collaboré avec Leo Leoni de Gotthard dans le projet CoreLeoni, a été appelé en renfort par Michael Schenker pour son Michael Schenker Fest et c’est naturellement vers lui que l’ex-Whitesnake Adrian Vandenberg s’est tourné pour remettre sur pied le groupe Vandanberg. Mais il suffit de l’entendre chanter seulement quelques secondes pour comprendre pourquoi tous se l’arrachent : Ronnie Romero est de la trempe des Ronnie James Dio, David Corverdale ou Steve Lee.

Nous avons profité de la sortie de 2020, le nouvel album de Vandenberg, pour comprendre le « phénomène » Ronnie Romero et revenir sur sa courte mais déjà prolifique carrière, qu’il gère à sa façon et qui a explosé depuis qu’il a quitté le Chili pour s’installer en Europe. Il évoque avec nous ses influences, sa relation aux guitaristes emblématiques qu’il a côtoyés et ce que toutes ces expériences ont déjà pu lui apporter.

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Chronique   

Deep Purple – Whoosh!


Il est très difficile de trouver des groupes qui allient longévité et pertinence, même parmi les monuments de la scène. S’il en est un qui parvient encore à écrire une musique qui, bien que reconnaissable entre mille, ne se nourrit pas uniquement de la fibre nostalgique de son audience, c’est peut-être Deep Purple. Depuis Now What?! (2013) et le début d’une collaboration providentielle avec le producteur légendaire Bob Ezrin, Deep Purple a effectué une véritable cure de jouvence. Les Anglais ont évoqué avec raison cette « révélation » qui permet aujourd’hui à leur musique de se débrider complètement sans perdre en cohérence. Deep Purple ne compte pas les jours, les autres le font pour eux. C’est ce que leur nouvel opus intitulé Whoosh! prouve. À travers le choix de l’onomatopée, Deep Purple a bien conscience de la nature éphémère de l’humanité et par extension de leur carrière. En bref, Deep Purple ne perd pas son temps à réfléchir sur sa longévité, sa motivation, son héritage. Il continue de jouer avec cet entrain inaliénable, cette imperméabilité au temps remarquable.

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