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Interview   

Septicflesh : le testament du grandiose


Dans les superproductions du metal, celles de Septicflesh sont aujourd’hui parmi les plus impressionnantes et imposantes, à tous les niveaux. Entre le savoir-faire orchestral de Christos Antoniou, la fibre artistique de son frangin Spiros alias Seth Siro Anton et celle littéraire de Sotiris Vayenas – membre de l’ombre puisqu’il ne tourne pas avec le groupe -, chaque œuvre d’art sombre des Grecs est désormais attendue avec fébrilité, tant elles sont capables de nous submerger.

Codex Omega est le nom de leur nouvelle salve, ainsi que celui d’un troisième Testament imaginé par le groupe, et à son sujet, Seth n’a aucun doute : il s’agit là de leur œuvre la plus parfaite – aussi parfaite que l’homme puisse en être capable. Pour autant, les fans ne devraient pas être dépaysés, car si Septicflesh se laisse guider par l’instabilité des émotions, la recette de base est désormais fixe, depuis leur retour avec Communion (2008), premier album réalisé avec l’orchestre philharmonique de Prague qui est toujours de la partie trois albums plus tard. On discute de tout ceci avec le chanteur-bassiste.

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Chronique   

Septicflesh – Codex Omega


Même au point culminant de sa carrière, une formation durablement implantée dans sa scène si tant est qu’elle ait conservé une certaine aspiration artistique, a la même pression à chaque sortie d’album. Les grecs de SepticFlesh le savent et comme ils nous l’ont confié récemment : « C’est la première chose qui motive Septicflesh à créer quelque chose d’encore meilleur […]. Un album de Septicflesh est un défi. » Aujourd’hui dans le metal extrême dit « symphonique », on peut affirmer sans conteste que Septicflesh est devenu le nouveau maître du jeu. Depuis sa reformation en 2007, les trois albums qui se sont succédés, Communion (2008), The Great Mass (2011), et Titan (2014), se sont avérés mémorables et incontournables. Leur musique à la fois grandiose et subtile impressionne, indubitablement. Mais le groupe peut-il se surpasser à tous les coups ? Tel est l’enjeu de Codex Omega.

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Interview   

The Haunted : une question de confiance


Après la déflagration provoquée par l’audace de l’album Unseen, faisant imploser une partie du groupe, The Haunted a aujourd’hui bel et bien fini son processus de cicatrisation suite au cycle d’Exit Wounds. C’est d’ailleurs un The Haunted pas encore prêt à retenter le diable à coup d’expérimentations qui nous revient avec Strength In Numbers. Un album qui saura aisément contenter les fans du The Haunted classique, à la fois incisif et sophistiqué. Mais pas de quelconque stratégie dans la démarche, The Haunted fait les choses comme il les a toujours faites, à l’instinct, démocratiquement et au plaisir avant tout. Plus que jamais, même, puisque le combo a abandonné une bonne fois pour toute l’idée d’une carrière professionnelle pour lâcher le poids des pressions en tout genre.

Nous nous sommes entretenus avec le guitariste Patrik Jensen pour faire le bilan de la situation et l’état des lieux trois ans après la recomposition de The Haunted, et qu’il nous parle de ce nouvel opus qui devrait re-solidifier la confiance du groupe en lui-même mais également de sa fan base.

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Live Report   

The Dillinger Escape Plan, un dernier saut dans la folie


Ils nous ont sorti des albums rapides, incompréhensibles, punk, techniques, déstructurés… et c’est désormais fini. The Dillinger Escape Plan a décidé au terme d’une dernière grande tournée de mettre fin à leur carrière. En 2016, on a eu le droit à Dissociation, l’album studio pour nous dire au revoir, mais nous faisant quémander encore plus.

Le concert parisien devait avoir lieu le 1er mars mais suite au grave accident de bus du groupe, il a dû être reporté. Quand ? Le lendemain du Hellfest. On a quitté le Hellfest 2017 avec eux, il est temps de finir ce qu’ils ont commencé en festival et de nous achever en salle. Car ce que nous avons vu d’eux au Hellfest n’était qu’un échantillon. Le public bien que motivé pâtissait d’une certaine fatigue, ce qui est normal après trois jours de festival intense. En outre, le groupe ne venait pas dans le public, la « seule » excentricité de leur set est qu’en fin de concert ils se sont décidés à exploser la batterie. Cette fois-ci sans barrières, nous attendons au plus proche du groupe qui devrait nous achever une bonne fois pour toute.

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Interview   

Dead Lord : la science du rock


Après les dérives de la digitalisation, la tendance actuelle est clairement au retour à l’analogique et aux méthodes de composition et d’enregistrement des années 70, années de référence pour le rock. Et s’il y a une scène qui a adopté ce retour aux sources du rock, c’est bien la scène scandinave, et en particulier suédoise. En témoigne un groupe comme Dead Lord qui revient avec son troisième album In Ignorance We Trust. Mais attention de ne pas les qualifier de rétro, ce serait presque une insulte pour eux. Non, pour le frontman Hakim Krim, ils ne font que renouer avec l’essence intemporelle du rock et de la guitare électrique dans son son le plus pur.

Et preuve que Dead Lord n’est pas bloqué dans le passé : In Ignorance We Trust, au-delà de la myriade d’influences qui ont participé à sa création, à commencer par un amour certain pour la musique soul, est un commentaire très contemporain sur l’état du monde, touchant à des sujets foncièrement politiques mais aussi et surtout avec une conscience humaniste, fustigeant l’ignorance dont on peut aujourd’hui être témoin qui pousse à remettre en question jusqu’à la science. Entretien.

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Live Report   

Black et thrash attaquent Petit Bain


Vous connaissez surement l’ambiance d’un concert de black metal. Les gens gardent les bras croisés et regardent patiemment les artistes le poing levé en attendant de pouvoir applaudir. Et bien pour pallier ce manque de mouvement, le black thrash fut créé. L’occasion pour tous les amateurs de black metal d’enfin se lâcher comme dans un concert de thrash et de cogner du monde.

Qui de mieux pour orchestrer cette soirée que les légendes que sont les membres d’Aura Noir ? Il n’est pas rare de les voir en France, on avait pu les croiser au Hellfest en 2016 ou au Fall Of Summer en 2014. Cela fait plusieurs années que nous sommes en attente d’un nouvel album annoncé et qu’aucune nouvelle n’a vraiment été divulguée, si ce n’est, en live, un titre inédit joué. Il ne reste plus qu’à espérer une sortie dans l’année 2017.

Une soirée en dent de scie avec un public parfois sous tension, ou alors surexcité. Difficile de vraiment le cerner, s’éparpillant vite au bar entre les concerts et pourtant assez actif dans le pit, même si ce n’est pas l’équivalent d’un Benighted bien entendu.

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Interview   

Gutalax : se soulager sans forcer


La scène gore-grind est bien obscure et peut en repousser plus d’un. Mais il est le milieu d’une grande réunion d’amateurs du genre se réunissant pour s’amuser comme des enfants décomplexés lors de concerts. Grands barbus viriles habillés en tutu rose ou papier toilette volant au dessus du public, l’expérience du gore-grind est à faire au moins une fois dans sa vie d’amoureux de la musique extrême. Et les meilleures du genre se font très certainement lors des concerts du groupe Gutalax. Référence de la scène, on a pu les accueillir en France pour la tournée du Gorecrusher tour, l’une des rares tournées du genre que le pays peut accueillir.

Pour la cinquième édition du Metaldays, ce fameux festival en Slovénie, celui-ci a accueilli de nouveau Gutalax sur scène, mais cette fois sur la MainStage. Le groupe nous servira l’un des concerts les plus mémorables de ce Metaldays pendant une heure de fête. À base de confettis, de danse, de frites, de pénis gonflables et de papier toilette. Tout ce qu’il y a d’habituel chez Gutalax, en somme. Le festival étant pour nous l’occasion de nous entretenir pendant quinze minutes avec Maty, le chanteur de ce groupe unique à l’imagerie bien particulière. Car Gutalax utilise dans ses albums et sur scène tout une imagerie liée aux matières fécales et tout ce qu’il y a de plus profond en nous.

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Interview   

Leprous ou l’art de laisser vivre sa musique


Le metal progressif n’est pas voué à s’éteindre, bien au contraire. Dans le sillon d’un Dream Theater et dans une certaine mesure d’un Tool, nombre de groupes émergent et accroissent leur popularité à l’instar d’Haken ou Between The Buried And Me. Leprous est de ceux-là et même davantage.

L’époque où la formation était le groupe de scène d’Ihsahn semble remonter à des temps anciens. Leprous aujourd’hui représente l’une des prestations scéniques les plus solides du genre, ainsi qu’un son presque inimitable. Loin des frontières imposées par les genres, le groupe ne cherche pas les parallèles ou à rentrer dans des cases : il veut rendre sa musique la plus vivante possible. Remarqué via The Coal (2013), propulsé par The Congregation (2015), Leprous revient avec l’opus le plus abouti et décomplexé de sa carrière mais aussi le plus organique, Malina. Entretien avec Einar Solberg, désormais figure d’une formation accomplie, une référence.

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Chronique   

Igorrr – Savage Sinusoid


Lorsqu’on demande à Gautier Serre, l’homme derrière Igorrr, quel est l’avenir du metal, il répond qu’il se meurt, et qu’il veut jouer ce qui pour lui sonne juste. Voilà depuis le début où a été le point d’ancrage de la musique de ce projet français. Depuis ses premiers projets solos son parcours à bien évolué. Il a été rejoint par plusieurs personnes pour approfondir sa musique et a signé chez un label indépendant de musique électronique française. Puis finalement, en 2013, sous le label Metal Blade Records, Gautier Serre et son équipe démarrent en studio l’enregistrement de son onzième projet et cinquième album : Savage Sinusoid. Un album démontrant encore une fois l’ingéniosité de ce Français dans son désir de mêler du black-death avec du trip hop ainsi que des sonorités baroques (un mélange grandiloquent). Après quatre ans d’un travail intensif nous apparaît la nouvelle pièce de l’édifice unique qu’Igorrr à toujours représenté. Reste à savoir si à vouloir trop approfondir la musique, on ne devient pas inaccessible.

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Interview   

Dagoba, l’astre résilient


La période récente de Dagoba a été mouvementée. Enregistrant le départ de deux membres, l’iconique batteur Franky Costanza et le guitariste Yves « Z » Terzibachian, on pouvait douter de la faculté de résilience du groupe. Ce serait oublier que la passion de Shawter semble inépuisable, à l’image de son franc-parler.

Dagoba revient avec le successeur de Tales Of The Black Dawn, Black Nova, prévu pour le 25 août. Ce sera le premier album avec deux nouveaux membres : Nicolas Bastos à la batterie et Jean-Laurent Ducroiset à la guitare. Nouveau line-up, nouveaux promoteurs et nouvel ingénieur sonore pour le mix en la personne de Jacob Hansen, Black Nova a véritablement des allures de nouveau départ. Pour Shawter, c’est avant tout le respect de la ligne de conduite de Dagoba : chercher à ne pas se reposer sur ses lauriers et toujours proposer quelque chose de nouveau par rapport à l’effort précédent. Le frontman revient sur le changement de line up et l’impulsion de ce dernier sur la musique du groupe, sans concessions.

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    Hellfest - Warzone - jour 2
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