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Interview   

Swallow The Sun : rendez-vous avec la lune


Cinq ans après le décès de sa compagne, la chanteuse Aleah Stanbridge, le guitariste-compositeur Juha Raivio semble toujours autant envahi par le chagrin qu’il tente encore et toujours d’exorciser au travers de sa musique. Après No Stars Upon The Bridge (2017) d’Hallatar et When A Shadow Is Forced into The Light (2019) de Swallow The Sun, il revient avec Moonsflowers, sans doute son album le plus personnel, au point d’user de son propre sang pour dessiner une lune carmin sur la pochette. Un album composé dans la solitude la plus totale et un contexte, en pleine pandémie, où Juha ne pouvait échapper à ses pensées les plus noires, au point de dire aujourd’hui le détester.

C’est en raison de la douleur qu’il éveille chez lui qu’il préfère passer la main à ses collègues, notamment au chanteur Mikko Kotamäki, afin d’en parler et de répondre à nos questions. Dans l’entretien qui suit, nous tentons d’entrer dans la tête de Juha Raivio au travers du regard de Mikko, avec qui il collabore depuis vingt ans, mais aussi de lever le voile sur les caractéristiques principales du disque, qui a la particularité d’exister en deux versions : celle normale enregistrée par le groupe et celle réinterprétée à la sauce classique par Trio NOX.

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Chronique   

Blackwater Holylight – Silence/Motion


En cinq ans d’existence, Blackwater Holylight en est déjà à son troisième album : le quatuor (désormais rejoint par une guitariste supplémentaire pour le live) originaire de la scène foisonnante de Portland en Oregon a débarqué sans préambule dans le petit monde du stoner et de la musique psychédélique en 2018 avec un premier disque éponyme. Très 70s, s’inspirant autant de la lourdeur de Black Sabbath que du côté trippant de Pink Floyd, et résolument solaire, il tranchait au milieu des ambiances occultes et sombres en vogue après la vague occult rock du début des années 2010. La raison ? Sans doute la voix lumineuse de sa chanteuse Allison « Sunny » Faris (qui partage les rôles de bassiste et de guitariste du groupe avec Mikayla Mayhew), mais aussi une affection évidente pour le néo-psychédélisme et le rock alternatif des années 80-90. La tendance se précisait avec Veils Of Winter, à la fois plus lourd et plus rock que son prédécesseur, où l’ambiance changeait drastiquement d’une chanson à l’autre et repoussait les frontières d’un univers foisonnant, chatoyant malgré son obscurité, où la fraîcheur et la vulnérabilité semblaient toujours finir par l’emporter. Mais avec ce troisième album, Silence/Motion, et sa pochette sombre et élégante, les quatre musiciennes semblent s’éloigner encore plus de la clarté de leurs débuts pour passer résolument du côté obscur…

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Interview   

Ten56 : Aaron Matts libéré, délivré


Pendant une décennie, Aaron Matts a fait partie de Betraying The Martyrs, un projet qu’il décrit comme plus gros que lui. Malgré l’expérience et les souvenirs exclusivement bons qu’il en garde, est arrivé le moment pour lui de passer le flambeau et de « faire une plus grosse partie de quelque chose de plus petit », notamment afin de pouvoir s’exprimer pleinement. Et ce quelque chose, c’est Ten56, produit de ses expériences personnelles et de ses influences sombres et glauques. Le projet est soutenu par des musiciens avec qui il partage ces influences et par un label qui lui donne carte blanche pour explorer les tréfonds de sa noirceur.

A l’occasion de la sortie de Downer Part. 1, c’est un Aaron Matts plus serein qui nous parle, libéré du poids de son poste dans Betraying the Martyrs, mais aussi de sujets intimes dont il a enfin pu parler pleinement.

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Chronique   

Rhapsody Of Fire – Glory For Salvation


Alex Staropoli continue dans la construction d’une narration où il est un « survivant ». Le claviériste compositeur et cofondateur de Rhapsody se sert des épreuves traversées pour louer la force du groupe. Le guitariste et deuxième fondateur Luca Turilli avait effectivement quitté le navire en 2011, passant le témoin à Roberto De Micheli, puis Alex Staropoli a dû prendre le risque d’engager un nouveau chanteur en la personne de Giacomo Voli suite au départ Fabio Lione en 2016. Des péripéties qui ont abouti à la naissance d’une nouvelle saga amorcée par The Eighth Mountain (2019), la toute première œuvre où la voix de Voli illustre le récit. Fort d’une réception enthousiaste, notamment grâce à un certain retour aux fondamentaux, Alex Staropoli a entrepris très rapidement de composer le deuxième volet intitulé Glory For Salvation.

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Interview   

Lordi : une discographie monstre


Au fond, Mr. Lordi est resté un sale gosse à qui on a trop souvent dit oui et qui profite de cette liberté pour réaliser tous ses rêves, même les plus incongrus. Le dernier en date, et pas des moindres : réaliser et rassembler au sein d’un coffret intitulé Lordiversity toute une discographie comme si le groupe avait existé depuis 1975, bien avant sa formation réelle en 1992 et son premier album, Get Heavy, en 2002. Une idée née à la suite de l’album Killection (2020), qui se voulait être le best of de cette discographie, encore fictive quand il a vu le jour en 2020, et rendue possible par la pandémie et les confinements successifs. De dix albums initialement, Lordi a finalement accepté le compromis de sa maison de disques demandant à réduire à sept albums, chacun ancré dans une période de temps et un style donné, se conformant aux pratiques de composition, d’enregistrement et d’écriture de textes d’époque, jusqu’à rejoindre la production réelle des Finlandais en 1995.

Un projet monumental et laborieux ? Pas vraiment, à en croire un Mr. Lordi sûr de lui et à qui il n’a pas fallu plus de trois mois pour composer et neuf pour enregistrer les soixante-dix-huit morceaux. Il y avait même du rab… Le fantasque et sympathique frontman nous raconte sa nouvelle « folie » dans l’entretien qui suit et précise comment il a pensé et conçu Lordiversity, portant subitement sa discographie à un total de dix-sept albums.

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Chronique   

Volbeat – Servant Of The Mind


La reprise des activités culturelles après la pandémie crée un embouteillage étrange. Les sorties s’accumulent à tel point qu’un film peut rarement rester plus de deux semaines à l’affiche. Dans le cadre de la musique, si la durée d’exposition n’est pas remise en question, il y a une accumulation d’albums et une proximité entre les œuvres rarement observée. C’est le cas pour les « grosses machines » de la scène rock, à l’instar de Volbeat. Là où deux albums seraient séparés par un cycle de tournées conséquent, les musiciens sont contraints à remplacer la représentation par la composition. Ce qui donne à l’auditeur très peu de temps pour appréhender les productions. Un inconvénient dont Volbeat a conscience et qui joue en sa faveur : sa musique n’évolue que très progressivement, respectant cette philosophie de rock/punk-rock/metal taillé pour les stades. Servant Of The Mind, huitième opus studio des Danois, est un argument supplémentaire pour reprendre la route le plus rapidement possible. Volbeat accumule simplement les choix pour sa setlist.

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Interview   

Joey Starr & Hangman’s Chair : bandes originales


Peut-être avez-vous déjà écouté Gang Stories sur Deezer ? Dédié à des figures méconnues du grand banditisme et narré par Joey Starr, le podcast s’attaque aujourd’hui à l’histoire de Maurice Boucher, leader du chapitre québécois des Hells Angels, autant réputés pour leur amour du rock et de la vitesse que pour leurs exactions criminelles à travers le monde. Étoile montante du metal hexagonal, Hangman’s Chair s’est vu confier la composition du thème musical de cette cinquième saison.

Joey Starr, Hangman’s Chair. Une star du rap hexagonal, un groupe de rock underground. Deux univers a priori aux antipodes. Vraiment ? Peut-être pas tant que ça : les deux jouent avec l’esthétique et la culture de la banlieue, ainsi que l’image des gangs et du caïd, et revendiquent la double culture du rap et du rock. Pour l’occasion, Clément Hanvic et Julien Chanut d’Hangman’s Chair répondent à nos questions en compagnie de Joey Starr, croisant leurs points de vue et partageant avec nous leur histoire qui se recoupe aujourd’hui par le biais de Gang Stories.

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Chronique   

Cynic – Ascension Codes


Cynic aurait pu ne pas se relever. Peu de groupes parviennent à surmonter ce qu’il a vécu. Le trio emmené par Paul Masvidal a perdu deux de ses composantes historiques : les décès prématurés du batteur et cofondateur du groupe Sean Reinert en janvier 2020, cinq ans après son départ surprise du groupe pour différends artistiques et personnels, et celui du bassiste Sean Malone en décembre de la même année. 2020 est donc une année maudite pour Paul Masvidal qui doit en outre composer avec le contexte de pandémie mondiale. De quoi fermement douter quant à la possibilité d’un successeur au troisième opus Kindly Bent To Free Us (2014). C’était sans compter sur la détermination de Paul Masvidal à faire « progresser » sa musique au sens propre en dépit des épreuves, aussi rudes soient-elles. C’est cette résolution ferme quant à son orientation musicale qui a fait de Focus (1993) un monument du death technique, tout comme Traced In Air (2008) amorçait la transition vers une musique à la palette encore plus large, confirmée par Kindly Bent To Free Us ou encore le single Humanoid (2018). Le quatrième effort de Cynic, intitulé Ascension Codes, est sans doute l’œuvre la plus chargée émotionnellement pour sa tête pensante et a une tâche d’une ampleur considérable : présenter le Cynic d’après, s’il doit exister.

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Éditorial   

Hank Von Hell : « You can’t kill me, I’m already dead »


Le 19 novembre, nous apprenions la mort d’Hans-Erik Dyvik Husby, plus connu sous les noms d’Hank von Helvete ou Hank von Hell. Âgé de seulement 49 ans, le Norvégien était avant tout célèbre pour son rôle de chanteur iconique de Turbonegro, qu’il a tenu de 1993 à 2009. Le musicien n’a jamais fait mystère de ses démons et le confinement fut une épreuve pour la bête de scène qu’il était. Cependant, son manager Boye Nythun a rapidement démenti les rumeurs de suicide : selon lui, le corps d’Husby a tout simplement lâché après des années d’excès alors qu’il se promenait dans le parc du Palais Royal à Oslo.

Pour la Turbojugend et tous les fans de ce personnage déjanté et attachant, le coup est rude. Si le communiqué officiel invite au recueillement, ses anciens camarades de Turbonegro n’ont pas tardé à lui rendre hommage : « En tant que frontman charismatique qui convoquait autant humour que vulnérabilité, Hans-Erik était un élément crucial du charme du groupe. C’était un être humain chaleureux, au grand cœur, une personne toujours en quête intellectuelle et spirituelle qui adorait discuter avec tout le monde. Nous sommes fiers de ce que nous avons créé ensemble en tant que frères de rock avec Turbonegro – la musique, les personnages, notre univers entier. »

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Chronique   

Deep Purple – Turning To Crime


Deep Purple profite pleinement des bouleversements temporaires liés à la pandémie. Whoosh! avait vu le jour l’an dernier et confirmé que la collaboration avec Bob Ezrin était la solution pour perdurer en conservant toute sa pertinence. Ce désintérêt pour le décompte des années restantes permet à Deep Purple de tracer sa route en se dédouanant de toute question d’« héritage » et de ne mettre que le plaisir au premier plan. C’est exactement la même démarche qui motive l’enregistrement de Turning To Crime, un album de reprises de classiques du rock par un groupe lui-même auteur de monuments du rock. Deep Purple cherche simplement à ne pas se tourner les pouces et finalement, tout comme pour la question de son futur, il fait preuve du même désintérêt bienvenu et ne se soucie guère des écueils inhérents à l’exercice de la reprise.

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