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En Tournée Avec    Live Report   

Acyl : Humainement authentique et traditionnel


Découvert en première partie de 6:33 ou de Ihsahn, Acyl et son metal original empreint de cette patte orientale qui évite toutefois la case « vulgaire folklore », revient en tête d’affiche à la Boule Noire. Leurs atours étranges faits de drôles d’instruments, de pas de danse et de grosses guitares nous avaient séduits. Intrigués par un parti pris d’ouverture dans une époque qui se referme, il nous fallait creuser, comprendre, vous apporter la lumière sur cette étrange formation dont les racines plongent dans les terres méditerranéennes du Maghreb et plus précisément de l’Algérie. Nous avons donc passé la journée avec eux pour en savoir plus.

Rendez-vous est pris en début d’après-midi. Les préparatifs en sont à leur tout début. Michaël installe sa batterie, seul pour l’instant. Amine, Reda et Abder arrivent vers 14H et nous faisons les présentations dans les loges, assez spacieuses, avec une salle commune au plafond décoré d’affiche de concerts, deux pièces plus petites avec des canapés dont une nous servira pour l’interview. Une mezzanine offre deux douches et un frigidaire complète l’installation.

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Interview   

The Ocean : planète Terre, chapitre IV


Il aura fallu que les fans The Ocean s’arment de patience avant que le groupe, ou plutôt le collectif, ne retrouve le chemin du studio et les gratifie d’un digne successeur à la pièce conceptuelle mastoc qu’était Pelagial. C’est finalement en parallèle d’une tournée pour célébrer les dix ans de Precambrian, autre monolithe incontournable de la discographie du groupe, que The Ocean s’est attelé à élaborer son nouveau chapitre. Et c’est justement une sorte de suite à l’épopée géologique Precambrian que The Ocean propose aujourd’hui avec Phanerozoic, ou plutôt un chaînon manquant menant jusqu’au duo Heliocentric/Anthropocentric, qui en 2010 inaugurait une nouvelle ère dans la carrière du groupe avec l’arrivée du chanteur Loïc Rossetti.

Se référant une nouvelle fois à un éon jalonnant l’histoire de la Terre, c’est sur pas moins de 500 millions d’années que s’étale la trame temporelle de Phanerozoic : on peut alors aisément comprendre que deux disques ne seront pas de trop. Phanerozoic I: Palaeozoic est le premier volet qui se verra complété par un second dans un peu plus d’un an. Si Precambrian renvoyait à un paysage aride, meurtri et désolé, Phanerozoic voit l’émergence et le développement de la vie, en dépit de ses extinctions successives. Mais, dans la plus pure tradition de The Ocean, la trame scientifique du concept ne sert pas tant à distiller des cours de géologie ou de biologie, mais plutôt à explorer métaphoriquement des idées plus philosophiques. Ici Nietzsche est une nouvelle fois à l’honneur, mais pas uniquement, puisque l’album offre un terreau idéal pour évoquer le sujet très actuel du réchauffement climatique et ses conséquences.

Nous avons joint le cerveau du collectif, le guitariste Robin Staps, afin qu’il nous explique tout ceci, ainsi que la conception musicale et sonore d’un album plus collaboratif et entérinant un nouveau line-up. Une interview à l’image de l’œuvre de The Ocean : dense.

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Chronique   

Electric Boys – The Ghost Ward Diaries


Electric Boys est un nom qui résonne chez ceux qui, ces trente dernières années, ont passé le plus clair de leur temps chez les disquaires, toujours à chercher la perle rare. Les Suédois ont officié de 1988 à 1994, voués à devenir des superstars avec des hits tels que « All Lips ‘n Hips », « Psychedelic Eyes » ou « Mary In The Mystery World ». Mais le business en aura décidé autrement et après un long hiatus, ils se sont reformés en 2009 pour livrer deux ans plus tard And Them Boys Done Swang. Electric Boys se nourrit toujours de ses trois composantes : un heavy rock 70’s, un groove hérité du funk et une petite touche de psychédélisme, ce que Starflight United (2014) avait démontré avec brio (le plus funky depuis le mythique Funk-O-Metal Carpet Ride). The Ghost Ward Diaries est le sixième opus du groupe, sans doute le plus éclectique. Que ce soit par un riffing rock ou des arrangements atypiques chers à la formation, Electric Boys perpétue une tradition classic rock organique centrée sur le groove.

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Interview   

Les métamorphoses de Jonathan Hultén


L’année qui vient de passer a été bien remplie pour Jonathan Hultén. Le jeune Suédois, qu’on connaît avant tout comme l’un des deux guitaristes et compositeurs de Tribulation, a en effet enchaîné les sorties et les concerts, tant avec Tribulation donc (Down Below, sorti en janvier) qu’avec Chants From Another Place, projet solo qui a fait ses débuts à l’automne de l’année dernière en un EP, The Dark Night Of The Soul. Aussi délicat et minimaliste que Tribulation est heavy et théâtral, c’est une autre facette de son talent que l’artiste y explore.

Pour offrir un contrepoint à notre interview d’Adam Zaars sortie au début de l’année, nous avons discuté avec Jonathan de son approche à lui de Down Below. Nous en avons profité pour aborder Chants From Another Place, ses similitudes et ses contrastes avec le death metal ambitieux de Tribulation. À l’origine de l’un comme de l’autre, on découvre un artiste qui crée comme il vit, toujours en quête d’exploration, de changement et de métamorphoses. Généreux et réfléchi, il nous parle de la vie et de l’obscurité, de ses doutes et de ses convictions, de création, et d’introspection.

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Chronique   

Azusa – Heavy Yoke


2018 verra le premier opus d’Azusa voir le jour, l’année de naissance d’une formation aux mille contrastes. Azusa est une sorte de super-groupe, formé de membres d’Extol, Dillinger Escape Plan et Sea + Air. La formation emprunte des chemins expérimentaux sans aucune retenue, mais avec un sens de la concision, portée par un timbre féminin aussi agréable que corrosif. Heavy Yoke est un album qui laisse circonspect au premier abord, avant de petit à petit envahir l’auditeur de manière insidieuse. C’est alors que la gêne et la difficulté d’appréhension volent en éclats.

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Interview   

Steven Wilson : la réussite hors des cases


Savez-vous quelle est la différence entre Ariana Grandé et Miley Cyrus ? Pour Steven Wilson, il n’y en a aucune, artistiquement parlant. L’artiste britannique déplore aujourd’hui la standardisation de l’industrie musicale, qui empêche des artistes (comme lui) ayant développé une personnalité distincte, mais aussi tournés vers l’expérimentation, d’accéder au mainstream et à leur public potentiel. On sent donc toujours cette légère frustration chez Steven Wilson, même si son dernier album To The Bone (avec notamment l’excellente chanson pop « Permanating ») lui a ouvert pas mal de portes.

A l’occasion de la sortie d’un DVD capté en mars au Royal Albert Hall de Londres, le musicien revient pour nous sur les changements survenus depuis la sortie de To The Bone en termes de public, de setlist, d’approche de la scène et de notoriété. En guise de teasing final, il nous parle (un peu) de son prochain album, sur lequel il commence tout juste à plancher.

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Live Report   

Amenra, plus près de toi


Un an après la sortie de Mass VI, le nom d’Amenra s’est glissé dans de nombreuses bouches et magazines, dépassant le public de néophytes du sludge et du post-hardcore. Il faut dire que ce dernier opus a largement été acclamé par la presse et s’est souvent vu propulser sur le podium des meilleurs albums de l’année 2017. La réputation du groupe est donc à son paroxysme et l’importance connue que le combo accorde à la scène avait largement de quoi amener les masses (sans mauvais jeu de mots). C’est ainsi que les Belges ont eu l’honneur d’être programmés au Transbordeur à Lyon le 2 octobre dernier, preuve que les musiciens ont dépassé le stade des salles confidentielles pour atteindre une audience bien plus large.

Les adeptes de post-metal en tout genre ont donc été servis par un plateau de haute qualité puisque les Lyonnais de Celeste, qui ouvraient pour Alcest à Paris quelques jours auparavant, ont joué à domicile pour répandre leur sludge/post-black pessimiste à ceux qui ne les connaissaient pas encore. Plus méconnus en France, ce sont les Polonais d’Obscure Sphinx qui ont ouvert toute la tournée hexagonale d’Amenra et qui ont cette charge pour cette même cérémonie automnale… Le ton est donné avec une telle affiche : le public de ce soir n’est clairement pas venu pour prendre une dose d’optimisme.

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Interview   

Craig Goldy : gardien du temple de Dio


A bien des égards, le guitariste Craig Goldy semble avoir pris à bras-le-corps la tâche de gardien du temple de Ronnie James Dio, son ami, père spirituel et mentor, depuis que celui-ci nous a quittés le 16 mai 2010 ; celui qui lui a apporté du réconfort durant une enfance difficile, puis une carrière et des leçons de musique et de vie inestimables. Goldy s’attelle à sa tâche de mettre en pratique ce que le maître lui a appris, que ce soit au sein de Dio Disciples ou Dream Child, encaissant parfois les coups avec philosophie et diplomatie, parce que « les gens qui nous détestent pour l’hologramme et ce que nous faisons, ça vient aussi de leur amour pour Ronnie ».

Mais au-delà de faire vivre les manières de Ronnie James Dio, son rapport aux fans, sa manière de composer et son éthique de travail, la mission de Dream Child, nouveau groupe composé de trois ex-membres de Dio, c’est surtout de « re-capturer une vieille époque qu’on pensait perdue à jamais », en cherchant à faire revivre le génie de Rainbow et autre Deep Purple, deux groupes de sa principale influence en matière de guitare : Ritchie Blackmore.

Voilà ce qu’explique Craig Golgy dans l’entretien d’une heure et demie qui a été retranscrit ci-après, partageant avec nous de nombreux moments de vie dans sa carrière, y compris, évidemment, aux côtés de Ronnie James Dio.

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Chronique   

The Smashing Pumpkins – Shiny And Oh So Bright, Vol. 1 / LP: No Past. No Future. No Sun.


Pour certains, ce sera l’un des évènements les plus marquants de l’année musicale. Le nouvel opus des Smashing Pumpkins, Shiny And Oh So Bright, Vol. 1 / LP: No Past. No Future. No Sun. réalise le souhait de nombreux fans, à savoir la réunion de James Iha, Billy Corgan et Jimmy Chamberlin pour la première fois depuis 2000 et l’album Machina. Ne manque que la présence de la bassiste D’ arcy Wretsky pour obtenir l’intégralité du line-up classique. On pouvait évidemment le pressentir grâce à la tournée de réunion enclenchée cette année. The Smashing Pumpkins n’a d’ailleurs pas vraiment cherché à opérer dans le secret, Shiny And Oh So Bright, Vol. 1 / LP: No Past. No Future. No Sun. était peut-être inespéré pour certains mais sa sortie ne prend personne de court. Il ne surprend pas réellement non plus, The Smashing Pumpkins propose un voyage dans le temps en phase avec son line-up reconstitué.

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Interview   

Gorod : objectif lune


Gorod fait assurément partie des fiertés de la scène metal hexagonale. Un groupe que, depuis quelques années, on commence à nous envier à l’international et toujours au rendez-vous quand il s’agit de livrer des albums de tech death de qualité. Tech death ? Oui, mais le groupe pourrait bien être aujourd’hui à une croisée des chemins, proposant, après l’hermétique A Maze Of Recycled Creed, son album le plus « catchy » à ce jour : Aethra. Non, Gorod ne se travestit pas, le death metal est bien toujours de la partie, ainsi que le style technique de Gorod : « Quoi qu’il en soit, même s’il va chercher à s’ouvrir ou à faire de la musique plus simple, ou même à faire un morceau de rock, ça sera forcément un peu compliqué, il y aura forcément des plans injouables dedans [petits rires] », s’amuse le chanteur Julien Deyres en parlant de Mathieu Pascal, guitariste qui tient la barre au niveau composition. Mais il y a bel et bien aujourd’hui une prise de conscience sur l’accessibilité de leur musique et les ouvertures vers de nouveaux horizons que leur talent permet, à commencer par les capacités vocales de Julien.

Dans la même logique, tout en suivant la tradition de Gorod de proposer des albums conceptuels, la thématique cette fois est simple et parlera au plus grand nombre : la Lune, astre qui aura inspiré les hommes en tout temps, de toute culture et toute zone géographique. Et « simple » ne veut pas dire que Julien, en bon guide-conférencier et historien de l’art, n’a pas fait son minutieux travail de recherche habituel. L’occasion de découvrir de multiples mythes et imaginaires sur le satellite naturel de la Terre, surprenants pour certains. Nous parlons de tout cela de long en large, ci-après, avec les deux compères.

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