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Interview   

Tagada Jones / No One Is Innocent : La rage fraternelle


Qui a dit que la France n’était pas un pays rock ? A en juger le succès incontestable de la date complète au Zénith de Paris le 2 novembre prochain, avec Ultra Vomit, No One Is Innocent et Tagada Jones, non seulement le rock hexagonal est vivant, mais il est également en excellente santé. Et à en croire Niko Jones, depuis vingt-cinq ans frontman de Tagada Jones et booker pour Rage Tour qui organise la date, ce concert n’est pas une exception mais bien la marque d’une tendance globale et inédite dans l’histoire, celle du public et en particulier des jeunes à se tourner massivement vers les groupes français, et chantant en français, attirés par leur personnalité et leur énergie.

Pour marquer l’événement, nous avons pris le téléphone pour joindre Niko Jones accompagné de Kemar des No One Is Innocent, pendant qu’ils se préparaient pour le show, le soir même, du Bal Des Enragés au Moulin de Brainans. Ainsi, ils nous parlent de ce succès, de la scène rock française en général, de leur rapport à la scène, mais aussi de l’entité Rage Tour, son histoire et sa philosophie. Un échange passionnant avec deux artistes qui ont du bagou, deux figures incontournables du rock français qui se sont liées d’une profonde amitié.

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Chronique   

Mayhem – Daemon


Près de trente ans après ses débuts, le black metal « de la deuxième vague » a encore de beaux restes : après Darkthrone qui, il y a quelques mois, sortait son dix-huitième (!) album, Old Star, c’est au tour de Mayhem de sortir un nouveau disque. On ne présente plus le légendaire combo norvégien qui s’est fait connaître tant par ses titres iconiques (« Freezing Moon » ou « Pure Fucking Armeggedon ») que par ses frasques (incendies d’églises, têtes de porcs, suicide, meurtre ; de quoi inspirer un best-seller puis un film, Lord of Chaos, sorti en début d’année). Plus de vingt-cinq ans, plusieurs changements de line-up et diverses expérimentations artistiques plus tard, Mayhem s’est assagi mais sa créativité est intacte. Après Ordo Ad Chao et Esoteric Warfare, deux albums complexes pour ne pas dire alambiqués (dans la forme pour le premier, dans le fond pour le second), Daemon, son sixième album, sonne comme un retour aux sources. Il est tentant de faire un parallèle avec Darkthrone à nouveau : tout comme Old Star semble puiser dans les premiers Celtic Frost, Daemon semble renouer avec le fameux De Mysteriis Dom Sathanas que le combo a d’ailleurs joué dans son intégralité en live pendant une récente tournée. Après plus de trois décennies d’existence, les Norvégiens céderaient-ils aux sirènes de la nostalgie ?

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Radio Metal TV   

The New Roses : Road-trip & Strip-tease




Interview   

Airbourne : avis de tornade dans le rock


Le rock selon Airbourne, c’est du sérieux. Aux yeux du chanteur et guitariste Joel O’Keeffe, qui avoue en début d’interview être sous traitement pour hyperactivité, le public n’en a pour son argent que si le groupe sort de scène en nage et sur les rotules, après s’être donné à deux cents pour cent. Face au frontman survolté, dont la réputation en matière d’escalade des structures de scène et de soli à plusieurs mètres de hauteur n’est plus à faire, le fait d’avoir bravé la grève monstre du métro parisien pour assurer cette interview semble soudain bien dérisoire et pas si rock’n’roll !

Confortablement installés dans le canapé bling du Hard Rock Café, Joel et le « nouveau » guitariste du combo, Matt « Harri » Harrison, reviennent pour nous sur l’élaboration de Boneshaker, véritable tornade sonore enregistrée à l’ancienne, live et sur bande. Un entretien dont des extraits seront prochainement à retrouver en vidéo sur notre chaîne YouTube pour profiter pleinement de l’énergie des fils spirituels d’AC/DC… et de cette délicieuse gouaille australienne toute en mate et en g’day.

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Chronique   

Leprous – Pitfalls


Leprous en est aujourd’hui à un point crucial de sa carrière. Malina (2017) avait amorcé quelques mutations stylistiques, notamment le rejet du chant hurlé et l’ADN metal de Leprous qui tendait à s’estomper, quitte à s’aliéner une partie du public. Leprous est resté fidèle à son credo artistique et ne compte pas regarder en arrière, Pitfalls entérine l’évolution du groupe, désormais bien éloigné d’un Bilateral (2011) ou d’un The Congregation (2015). Même Malina semble faire partie d’une époque révolue sur de nombreux aspects. Si les signes avant-coureurs étaient effectivement là, le frontman Einar Solberg a en partie raison lorsqu’il évoque Pitfalls comme l’album « que personne n’attendrait de Leprous ». Pour les Norvégiens, leur sixième opus est un véritable acte de foi envers son public.

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Interview   

The Agonist : Vicky Psarakis a trouvé sa famille


Au moment où ces lignes d’introduction sont tapées, votre serviteur sort tout juste, quelques minutes plus tôt, d’une interview d’un artiste sans aucun lien avec The Agonist. Lors de l’entretien, l’artiste nous dit : « Quand tu rencontres des embûches, soit tu pleures, soit tu vas au combat », idée également centrale dans Orphans, le nouvel album de The Agonist.

Probablement qu’un autre angle aurait été choisi pour cette introduction sans cet heureux hasard, mais le fait de surmonter les obstacles et d’en faire quelque chose de positif est une idée couramment véhiculée. Pas uniquement dans le milieu de la musique, mais dans toutes les sphères et à chaque étape de la vie. C’est un classique, donc, un classique indémodable, un de ceux dont il ne faut pas se lasser.

Interview de la chanteuse Vicky Psarakis qui, outre de nous parler d’Orphans et de son évolution à la fois en tant que chanteuse et en tant que membre de The Agonist, nous décrit comment le groupe, dans la vie comme dans les textes, cherche le positif dans chaque épreuve.

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Chronique   

Airbourne – Boneshaker


On ne présente plus Airbourne, l’un des arguments de poids pour affirmer que le rock’n’roll est très loin d’avoir rendu les armes. Digne héritier d’AC/DC, les Australiens ont réussi à dépasser le statut initial de « copie » de la bande à Angus pour se forger une carrière internationale et devenir l’une des têtes d’affiche les plus galvanisantes des festivals. Le tout avec une philosophie très simple : ne jamais compromettre son orientation musicale. Si les œuvres d’Airbourne ne cherchent pas particulièrement à se distinguer les unes des autres, Boneshaker parvient à émerger comme l’album sans doute le plus fidèle à sa vision. Le quatuor, qui a pallié le départ du guitariste David Roads par Harri Harrison en 2017, est une anomalie temporelle : un groupe des années 70 propulsé à notre époque avec la ferme intention de ne pas se plier à cette dernière.

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Interview   

Borknagar ne perd pas le nord


Ça a été le grand chamboulement chez Borknagar ces dernières années ! Certes, les Norvégiens ont depuis le début pris l’habitude de devoir gérer les changements et autres allées et venues dans ses rangs, mais là, ce ne sont pas moins de trois membres qui ont quitté le navire, pour des raisons différentes : à commencer par le chanteur Andreas Hedlund alias Vintersorg, mais aussi le batteur Baard Kolstad et le guitariste de longue date Jens F. Ryland. Mais c’est sans compter sur la vision du commandant de bord, Øystein G. Brun, qui voit Borknagar comme un véritable univers plus qu’un groupe de musiciens, et sa capacité à rebondir et retourner une situation délicate en force.

True North le démontre de façon éclatante. Le secret ? Avoir la détermination d’un grimpeur de montagnes et une forme d’addiction au travail bien fait, ainsi que la chance d’être bien entouré, en particulier de Simen Hestnæs alias ICS Vortex et Lars A. Nedland, qui se partagent désormais le chant lead. Mais c’est aussi cette boussole qui fait qu’Øystein ne perd jamais le nord, toujours aller puiser dans les briques du passé – jusqu’aux premiers pas du groupe il y a de ça vingt-cinq ans – pour construire l’avenir. Le guitariste-compositeur nous raconte ci-après.

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Chronique   

Alcest – Spiritual Instinct


On ne présente plus Alcest : figure à la fois singulière et représentative d’une scène metal française variée et saluée à l’étranger, en cinq albums, le duo a dessiné une esthétique unique et posé les jalons d’un nouveau genre, rien que ça. Malgré une descendance pléthorique donc, notamment aux États-Unis (on pense évidemment à Deafheaven), Alcest est un groupe à part, comparable seulement à lui-même, écrin des visions de Neige, sa prolifique tête pensante qu’on a pu aussi entendre dans (entre autres) Lantlôs, Peste Noire ou encore Amesœurs. En presque vingt ans de carrière, ses arpèges chatoyants, sa voix éthérée et ses moments d’éclats ont pu prendre la forme de black metal abrasif, de mélodies venues du fond des âges, de post-rock ou de shoegaze, soufflant toujours le chaud et le froid, entre évocations lumineuses et mélancolie. Après un Kodama accueilli avec enthousiasme par les fans et perçu comme un retour aux sources, Spiritual Instinct, le sixième opus du projet, s’inscrit donc dans une lignée déjà riche fonctionnant souvent par contraste (la lumière radiante des Voyages De l’Âme succédant à la mélancolie d’Écailles De Lune, le viscéral Kodama succédant au très aérien Shelter). Aussi désarçonnant que familier, Spiritual Instinct ne dépare pas à côté de ses illustres prédécesseurs.

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Interview   

Life Of Agony panse les plaies


Depuis l’incontournable et incroyablement pessimiste River Runs Red, Life Of Agony a parcouru un sacré bout de chemin et revient de loin. Entre crises d’identité, dépressions, séparations, frictions, à bien y regarder, c’est presque un miracle que Life Of Agony soit toujours parmi nous aujourd’hui. En réalité, toutes les expériences négatives qu’ont pu vivre les membres du groupe et qui auraient pu avoir raison de celui-ci semblent, en réalité, avoir été son carburant. La musique de Life Of Agony sert autant de journal intime que de thérapie pour panser les plaies. En vingt-six ans, on ne peut que constater le bien qu’elle a fait à la fois aux fans et aux membres du groupe eux-mêmes, dont le cœur semble enfin avoir trouvé un brin de lumière et d’espoir.

Fort d’une nouvelle membre, la batteuse Veronica Bellino, et d’une alchimie renforcée, Life Of Agony nous revient avec un projet audacieux, celui de donner une suite à River Runs Red et son concept, dont le final était pourtant marqué par le suicide sanglant du protagoniste. Ainsi, The Sound Of Scars se retrouve avec un pied dans le passé, un pied dans l’avenir, thématiquement comme musicalement. Nous nous sommes entretenus avec celui qui fut le cerveau créatif de River Runs Red, le bassiste Alan Robert, pour qu’il nous parle de cette suite et de l’état d’esprit de Life Of Agony plus de deux décennies plus tard.

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    Alice Cooper @ Paris
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