ENVOYEZ VOS INFOS :

CONTACT [at] RADIOMETAL [dot] FR

Interview   

Alkaloid dévoile son anatomie


En 2014 la planète Obscura se heurtait aux différents créatifs et voyait une fraction substantielle de son line-up – le batteur Hannes Grossman et le guitariste Christian Münzner – s’en détacher pour prendre une autre trajectoire. Un satellite parti capter d’autres talents – le chanteur-guitariste et compositeur professionnel Morean (Dark Fortress), le guitariste Danny Tunker (Abhorrent, ex-Aborted) et le bassiste Linus Klausenitzer (Obscura) – afin de former un nouvel astre : Alkaloid. Inutile de préciser qu’avec un line-up pareil, le premier album, The Malkuth Grimoire (2015), était voué à devenir une bombe death technique/progressif. Ce qu’il est devenu au-delà de toute espérance.

Ainsi nous avions hâte de voir quelle forme pourrait prendre la formation pour la suite. Et la suite, c’est Liquid Anatomy, un album qui démontre la nature protéiforme d’Alkaloid, libre de toute contrainte – ou presque -, dessinant des mondes aux extrémités de la science, là où cette dernière se frotte à la fiction.

Nous avons (très) longuement discuté avec Hannes Grossmann et Morean (qui a pris le temps de répondre à nos questions malgré la production d’un opéra qui l’accapare énormément actuellement). S’ils se divisent et se charrient au sujet d’un groupe tel que Rush, ces deux-là semblent s’être très bien trouvés dans leurs visions artistiques ! Ainsi ils nous font entrer dans les méandres musicaux et thématiques – à coup de rapport à la science, à la religion ou même à Lovecraft – d’Alkaloid. L’occasion également de revenir sur le split d’Hannes avec Obscura, et autant dire que, malgré le recul, ce dernier n’est pas tendre !

Lire l’interview…



Chronique   

Sleep – The Sciences


2018 s’annonçait déjà une année enthousiasmante pour les fans de doom, qu’on pense au retour de Mournful Congregation en mars ou au nouvel album de Yob qui se profile. Mais personne n’aurait pu s’attendre à un miracle tel que celui qui s’est produit le 20 avril dernier, lors de LA journée des stoners (à l’américaine, on l’écrit 04/20) : presque sans effet d’annonce, les Américains de Sleep ont dévoilé au monde The Sciences, sorti sur le label de Jack White, Third Man Records, comme pour donner à tout le monde une raison de plus de se frotter les yeux. Il s’agit du premier album du trio depuis le légendaire Dopesmoker enregistré il y a pas moins de 20 ans (et sorti bien plus tard, après pas mal de déboires qui ont conduits le groupe à l’arrêt). Malgré la sortie du single The Clarity en 2014, un nouveau Sleep semblait plus tenir du fantasme que de la réalité. Quand bien même cette sortie impromptue n’a pas laissé le temps aux fans de nourrir des attentes démesurées, on écoute tout de même The Sciences pour la première fois avec un mélange d’enthousiasme vorace et d’appréhension, les réunions de groupes des années 90 étant pléthores en ce moment et pas toujours motivées par les raisons les plus nobles. Mais comme pour parachever le miracle, le trio ne déçoit pas.

Lire la suite…



CR De Festival    Live Report   

Les sculptures sonores du Roadburn 2018


Alors que les festivals tendent à se multiplier et se spécialiser, même (surtout ?) dans le monde du metal, les pionniers s’échinent à rester au goût du jour. De toutes les stratégies possibles – consolidation, expansion, etc. –, le Roadburn festival, qui depuis une vingtaine d’années a lieu en avril à Tilbourg aux Pays-Bas, a choisi celle du renouvellement. En effet, à l’origine dédié au stoner, il s’ouvre chaque année un peu plus aux musiques expérimentales en général, couvrant un spectre de plus en plus étendu du drone au rock progressif, en passant par toutes les facettes du metal extrême. Avec cette édition 2018, c’était le psychédélisme qui était à l’honneur : alors que le black metal par exemple se faisait (relativement) plus discret que les années précédentes, c’est un déluge de solos 70s, de sets étendus et de fumée capiteuse qui s’est abattu sur la ville.

Mais là où le Roadburn se distingue vraiment, c’est de par l’accent mis cette fois-ci sur les programmations inédites conçues uniquement pour l’occasion : ainsi, les Finlandais d’Oranssi Pazuzu et de Dark Buddha Rising ont joint leurs forces pour une performance intitulée Waste Of Space Orchestra, et des scènes complètes ont été invitées, comme celle de San Diego aux États-Unis, venue en force avec têtes d’affiches (Earthless, Joy) et skaters (!), ou la scène psychédélique japonaise incarnée par le label culte GuruGuruBrain et des groupes comme Minami Deutsch ou Dhidalah. Cette année plus que jamais, impossible de profiter de tout ce que le festival propose, l’offre étant décidément pléthorique (jusqu’à six scènes, des expositions, des conférences, et un soleil radieux) : il y a autant de Roadburn qu’il y a de festivaliers, mais voici un bref aperçu des deux journées les plus denses du festival, le vendredi et le samedi.

Lire la suite…



Interview   

Lizzard ne changera pour personne


Les membres de Lizzard ne tournent pas à droite à gauche en France pour obtenir un statut d’intermittent du spectacle. Lizzard ne met pas un simple imprimé de sa pochette d’album sur un t-shirt bas de gamme pour encourager facilement un achat de soutien. Lizzard ne sort pas un album tous les deux ans. Lizzard ne se préoccupe pas des critiques de presse ou sur internet, mais que de la réaction des gens en live. Lizzard pense ses albums dans leur ensemble, alors que l’heure est à la musique dématérialisée et aux supports qui poussent à zapper.

Alors évidemment, la musique, les textes ou encore les opinions et ressentis du groupe et de ses membres évoluent. Après tout, son dernier disque s’appelle Shift et parle de changement ! Mais son état d’esprit originel, celui d’être un groupe indépendant, soudé, voire fusionnel, qui a sa propre approche de la musique, reste intact. On en parle ci-après avec Matthieu Ricou.

Lire l’interview…



Chronique   

Ghost – Prequelle


Inutile de dire que l’attente est grande : la sortie imminente du nouvel opus de Ghost, Prequelle, tient énormément de monde en haleine. Il faut dire que le succès retentissant de Meliora (2015) a propulsé Ghost dans les hautes sphères du heavy/rock, jusqu’à en faire l’une des grosses têtes d’affiche de festival (on se souvient du show spécial du Hellfest 2016). Depuis, l’identité de l’homme derrière Ghost, le chanteur/multi-instrumentiste Tobias Forge, a été révélée. Ce dernier a mis d’ailleurs un terme à la lignée des Papa Emeritus, Prequelle voit l’apparition d’un autre représentant de l’ordre religieux, le Cardinal Copia, afin de ne pas faire sombrer la formation dans une sorte de « pilote automatique ». Nouveau cycle, nouveau line-up, de quoi s’interroger sur la faculté de Ghost à continuer sur la lancée de Meliora. Mettons un terme au suspense d’emblée, Prequelle confirme le statut désormais immense de Ghost sur la scène contemporaine.

Lire la suite…



Interview   

John Corabi : l’album Mötley Crüe ressuscité


L’histoire du rock est truffée d’excellents albums qui n’ont pas eu leur chance, parce que sortis dans un contexte défavorable, parce que mal soutenus par l’industrie, parce qu’ayant dérouté les fans, etc. Les raisons sont légion, pas toujours rationnelles. L’album sans titre de Mötley Crüe sorti en 1994 est de ces albums. Seul opus du sulfureux quatuor de Los Angeles avec John Corabi au chant, il fut, pour l’époque et selon les standards du Crüe (rappelons qu’il succédait au mythique Dr. Feelgood), une catastrophe. Si bien que le groupe rappelait Vince Neil, son chanteur historique, à la rescousse deux ans plus tard pour aboutir à un Generation Swine au succès pas plus glorieux. Preuve que le problème était plus complexe qu’une simple question de frontman. Toujours est-il qu’avec les années, cet album gagnera lentement mais sûrement des adeptes et fut, malgré tout, une belle vitrine pour John Corabi.

En 2014, pendant que les trois autres membres de Mötley Crüe partaient en tournée d’adieu, occultant totalement l’album qui fêtait pourtant ses vingt ans, Corabi prit les choses en main avec son groupe solo pour faire revivre cette musique sur scène. Sorti il y quelques semaines, Live ’94 : One Night Live In Nashville est l’occasion idéale pour se replonger dans un album trop vite enterré et revenir avec le chanteur (en marge de notre récent entretien pour The Dead Daisies) sur les raisons d’un tel fiasco commercial.

Lire l’interview…



Chronique   

Five Finger Death Punch – And Justice For None


Difficile de savoir si Five Finger Death Punch allait de nouveau se manifester. Bousculé par quelques controverses (notamment le procès contre leur label Prospect Park) et surtout la cure de désintoxication du chanteur Ivan Moody l’an dernier faisant suite à des sautes d’humeur, l’avenir paraissait au mieux incertain pour la formation originaire de Las Vegas. Si on se trouve aujourd’hui gratifié du septième album studio de FFDP, And Justice For None (on appréciera la référence), on en déduit que la réhabilitation de Ivan Moody s’est déroulée convenablement. FFDP semble être conscient de sortir d’une période de troubles et retrouve du poil de la bête après un Got Your Six (2015) en demi-teinte.

Lire la suite…



Interview   

Dusk Of Delusion : les forains partent en live


Le contraste dans l’art se développe plus ou moins consciemment. Il peut être travaillé volontairement par un artiste souhaitant réaliser une oeuvre aux visages multiples ou présentant un certain équilibre. Ou bien le contraste peut naître d’un besoin plus profond, comme celui de se démarquer d’un vécu. En l’occurrence, si la musique de Dusk Of Delusion est ce qu’elle est, c’est en majeure partie en réaction à un autre projet d’une partie de ses membres, Elvaron. D’une musique progressive exigeante techniquement, Matthieu Morand et ses collègues sont passés à un metal bien plus direct, un projet pleinement dédié à la scène.

Le groupe a aussi fait le choix de travailler ses contrastes au sein même de son album, afin de mieux représenter la réalité et de coller à sa trame narrative et son imagerie hautes en couleurs.

Lire l’interview…



Live Report   

Une capitale bipolaire sous Hangman’s Chair


Il y a ces groupes qui confirment à chaque album que la scène française aura toujours de belles choses à offrir. Hangman’s Chair est évidemment de ceux-ci. Cette formation parisienne de stoner / doom arpente déjà les salles depuis bien des années, mais la mise en lumière a surtout opéré avec This Is Not Supposed To Be Positive, sorti en 2015.

Cette année le groupe revient avec moins de rose mais toujours la même lourdeur sombre de leur musique avec Banlieu Triste. Si nous avons déjà fait le tour de l’album dans un chronique ainsi qu’une interview pour chercher des réponses à nos interrogations, il fallait bien, pour compléter le tableau, que nous nous rendions à la release party de l’album à la Maroquinerie. Un des concerts immanquables de cette année pour un groupe qui l’est tout autant.

Lire la suite…



Interview   

My Indigo : Sharon Den Adel reprend des couleurs


Les fans de Within Temptation l’ont échappé belle. En quasi burn-out suite à la tournée du dernier album Hydra, en panne totale d’inspiration, remettant en cause son mode de vie et ses choix, rongée par les regrets de ne pas pouvoir davantage profiter de sa famille et ses proches, Sharon Den Adel, sa frontwoman emblématique a traversé la plus importante crise de sa carrière. Si bien que l’avenir du groupe avec elle n’était plus assuré. Ainsi, pendant que Within Temptation s’est mis en hibernation, Den Adel a entrepris une forme de thérapie, la menant vers un nouveau projet musical du nom de My Indigo.

My Indigo est le résultat de ce travail introspectif, la menant loin des élans épiques de Within Temptation, vers des contrées musicales nouvelles, plus simples, très pop dans l’âme, où elle y exprime ses tourments, ses douleurs mais aussi ses espoirs et les leçons qu’elle en a tiré. Dans l’entretien qui suit, Sharon Den Adel retrace avec nous le chemin parcouru pour aboutir à cette première virée solo. Elle partage un récit, forcément très personnel et touchant, permettant de mieux entrevoir les difficultés humaines qui se trament derrière la musique qu’on écoute ou encore les concerts auxquels on assiste, et dont nous, public, n’avons pas toujours très bien conscience. Un bout d’intimité qui permet en outre d’en savoir un peu plus sur le rapport de l’artiste à la musique.

Lire l’interview…



  • Arrow
    Arrow
    Myrath + Manigance @ Montauban
    Slider
  • 1/3