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Interview   

The Pineapple Thief : dissolution imminente


Pas d’inquiétude, le groupe n’est pas au bord du split… Bien au contraire ! Dissolution, le nouvel album de The Pineapple Thief, est plus que jamais un travail d’équipe, le frontman Bruce Soord lâchant graduellement, au fil des années, la mainmise qu’il a pu avoir auparavant sur la musique du groupe. Une dynamique complètement différente motive désormais les quatre compères, et l’arrivée « officielle » du prestigieux Gavin Harrison derrière les fûts n’y est pas pour rien. Le batteur a naturellement trouvé sa place et ajouté sa « patte », parfois déterminante, dans les compositions du groupe.

Si l’écriture de Dissolution a été plus ardue que celle de Your Wilderness, le résultat est à la hauteur des attentes, avec des chansons très travaillées et extrêmement bien ficelées. Côté textes, Bruce Sword développe ses inquiétudes sur le monde qui se délite, au Royaume-Uni, aux Etats-Unis, mais aussi dans les cellules familiales. Il évoque notamment les influences négatives de la technologie. Rencontre.

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Chronique   

Alice In Chains – Rainier Fog


Depuis Black Gives Way To Blue (2009), Alice In Chains ne cesse de confirmer qu’il est toujours l’un des cadors de la scène rock contemporaine. On pouvait à l’origine être sceptiques à l’idée du chant assuré par William DuVall et Jerry Cantrell, mais bientôt dix ans après leur album du retour, force est de constater que ces derniers réussissent avec brio, ce qui fait que Black Gives Way To Blue et The Devil Put Dinosaurs Here (2013) ont en partie ravi les fans de la première heure. Alice In Chains exécutait ses codes avec une production plus lourde, sans pour autant changer sa formule, cette fibre immédiatement reconnaissable. Rainier Fog est un autre animal cependant. Pour la première fois depuis vingt-deux ans, le quatuor revient à Seattle, berceau du grunge. Rainier Fog fait renaître quelque chose que les précédents opus n’avaient pas forcément pu.

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Interview   

Doro vit deux fois plus fort


Le moins que l’on puisse dire est que Doro a été secouée par le décès de Lemmy ; elle qui avait déjà cinq ans plus tôt enterré un autre de ses meilleurs amis, Ronnie James Dio. Mais plutôt que de se morfondre, Doro agit comme une battante, avec l’amitié et l’amour comme moteurs. Deux valeurs – la combativité et l’union – qui forment les axes centraux de ses deux nouveaux albums : Forever Warriors et Forever United. Car oui, l’électrochoc de la disparition de Lemmy aura été le catalyseur pour une première chanson, à la fois hommage au rockeur et célébration de la vie, jusqu’à arriver à pas moins de vingt-cinq chansons, soit une véritable effusion créative.

C’est une Doro montée sur pile électrique, pleine de vie, à l’enthousiasme communicatif, souvent touchante et sacrément bavarde que nous avons rencontré à l’occasion de la sortie de ce double album. Elle nous raconte toute sa genèse, avec sa pléthore d’invités, dont un duo avec Johan Hegg qui reprend du service après le dernier album d’Amon Amarth, avant de rendre un bel hommage à Lemmy en partageant quantité d’anecdotes qui ne manquent pas de faire sourire et d’émouvoir. L’occasion également d’en apprendre un peu sur la spiritualité d’une des grandes dames du metal, via une expérience stupéfiante sur la réincarnation qu’elle nous raconte.

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Chronique   

The Pineapple Thief – Dissolution


Il n’a fallu que deux ans, ce qui est désormais une habitude, à The Pineapple Thief pour accoucher du successeur de Your Wilderness (2016). L’album avait vu la participation de Gavin Harrison, qui avait apporté une énorme plus-value au rock progressif de Bruce Soord. Si Dissolution voit à nouveau la présence de l’ex-Porcupine Tree, le processus de composition a cette fois été différent. Gavin Harrison a été impliqué dès le départ et a participé à la création des morceaux – certains titres étant même nés de jams entre Bruce Soord et le batteur. Allant plus loin dans la direction empruntée avec Your Wilderness (2016), The Pineapple Thief se remet à arpenter des terres moins « immédiates », plus difficiles à appréhender. Pourtant, Dissolution balaye d’un revers de main gracieux ses prédécesseurs, aussi réussis soient-ils.

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Interview   

Mantar : une symphonie de destruction


Comme quoi, même une brute sait mettre de l’eau dans son vin : Mantar qui, en deux albums, a fait sa réputation sur une musique primitive, instinctive et rageuse revient avec The Modern Art Of Setting Ablaze, un album un brin plus réfléchi, accrocheur et mélodique. On peut y voir la conséquence du tube « Era Borealis » qui, depuis sa sortie, enflamme les concerts de Mantar ; tube qui, à l’origine, enthousiasmait peu Hanno Klänhardt, chanteur-guitariste du combo, et qui a failli ne pas apparaître sur le second album Ode To The Flame.

Toutefois, pas d’inquiétude : Mantar ne s’est pas mis à la pop pour autant, très loin de là, et conserve toute sa fureur et sa fascination pour la destruction. La bande son d’un monde moderne pas si moderne, d’une humanité incapable d’apprendre de ses erreurs, de peuples se faisant encore et toujours bernés… « La musique doit être inconfortable », nous dit Hanno, qui qualifie par ailleurs les concerts qu’il donne avec son compère batteur Erinç Sakarya de « rituel » et « catharsis hypnotique ». Toujours avec passion (on l’imagine parfois en train de postillonner dernière son téléphone en appuyant ses propos) et franc parler, Hanno discute de ce troisième album illustré par une oeuvre au passé sombre oublié, mais aussi de son aversion pour les leaders, de la beauté de la destruction, de funérailles et… de riffs, tout simplement.

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Chronique   

Mantar – The Modern Art Of Setting Ablaze


Mantar incarne dans son essence même l’esprit du rock le plus destroy. Des riffs incisifs, des mélodies tranchantes, un groove inébranlable et une lourdeur écrasante… Sans se soucier des barrières stylistiques et avec des influences aussi vastes que Darkthrone et Motörhead, le duo allemand s’est fait un nom en allant droit au but et en frappant fort, avec une spontanéité certaine et seulement deux albums et un EP depuis 2012. Si leur deuxième disque Ode To The Flame était une confirmation de ce qu’ils représentaient, c’est surtout leur furieuse énergie scénique qui a marqué les esprits ces dernières années en mettant un sacré coup de pompe à nombre de leurs congénères dans de multiples tournées à travers le monde. Mais ne nous méprenons pas, la musique de Erinç et Hanno n’est pas seulement un condensé de colère cathartique au service d’une musique organique et brutale… Avec The Modern Art Of Setting Ablaze, le groupe nous démontre que soigner son accroche musicale est également tout un art.

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Interview   

U.D.O. remet l’aciérie en route


Une page est sur le point de se tourner pour U.D.O. et son frontman Udo Dirkschneider : après trois ans à tourner sous le nom de Dirkschneider, jouant des setlists exclusivement centrées sur les chansons d’Accept de la grande époque, les tubes du groupe allemand ne feront bientôt plus partie des concerts de son ancien chanteur. Le moment est donc venu de puiser exclusivement dans la longue discographie d’U.D.O. (quinze disques studio, c’est autant qu’Accept), qui va d’ailleurs s’allonger un peu plus avec l’arrivée de Steelfactory. Un album qui se veut un recueil d’hymnes heavy metal, inspiré par ces trois années sur la route mais aussi avec un brin d’introspection.

Désormais accompagné de son fils Sven à la batterie, d’Andrey Smirnov qui se retrouve seul à la guitare et du bassiste, toujours fidèle au poste depuis plus de vingt ans, Fitty Wienhold, Udo va de l’avant avec son savoir-faire metallurgique, se sentant toujours jeune et passionné par la musique. On en parle avec lui.

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Live Report   

Scorpions : Une piqûre en pointillés


29 Février 1984, les Scorpions, avec en première partie les Mama’s Boys, inaugurent ce qui s’appelle alors le Palais Omnisport Paris Bercy, le POPB devenu désormais Accorhotels Arena. A cette époque, les allemands surfaient sur leur album Love At First Sting et conquéraient la planète.

Le temps a passé, l’histoire du groupe s’est logiquement enrichie (mouvements de personnel, faux adieux, retour), sa discographie aussi (leurs récentes productions n’atteignant pas forcément la classe des opus passés) et les allemands se présentent une nouvelle fois dans l’arène de l’Est parisien dans le cadre de leur Crazy World Tour. Toujours aussi piquante, l’arachnide teutone ? Au moins suscite-t-elle assez d’intérêt pour remplir très honnêtement la salle parisienne. Les anglais de Slydigs qui ouvrent pour leurs aînés ne devraient pas s’en plaindre.

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Interview   

Dee Snider : défi relevé


Dee Snider est insatiable. A peine Twisted Sister jetait définitivement l’éponge, qu’on l’a vu embrayer sans temps mort sur sa carrière solo, la comédie musicale Rocktopia et une multitude d’autres projets dans des domaines créatifs divers (radio, cinéma…). Dee Snider est un homme du présent qui agit et ne se repose pas sur ses lauriers. Et quand Jamey Jasta (Hatebreed) lui lance un défi, celui de créer un album de metal contemporain, il n’a pas fallu s’y reprendre à deux fois avant qu’il n’accepte et honore sa parole. For The Love Of Metal est le résultat, un album à la conception collaborative et orchestré par Jasta et son équipe (les frères Bellmore à la basse, batterie et coproduction), démontrant à quel point celui qui fut une des grandes figures des années 80 est loin d’être un des has-been de 2018, et sa voix puissante et mélodique fait toujours office de référence.

Nous avons joint Dee Snider par téléphone pour nous en parler : de l’importance de Jamey Jasta dans le projet jusqu’au décès de sa mère en pleine conception de l’album, en passant par son amour inconditionnel du metal. Snider parle avec humilité, étant bien conscient que tout peut s’écrouler du jour au lendemain, à l’instar de la traumatisante descente aux enfers qu’il a vécu au début des années 90. Car le chanteur n’hésite pas à se confier et se dévoiler, que ce soit en évoquant l’une de ces « stars laides et horribles » qu’il aurait pu devenir si justement il n’avait pas connu l’échec, son rapport à ses parents quand il était enfant, ou encore sa condition physique qui l’empêche désormais de se donner comme il voudrait sur scène. Un homme passionnant, intelligent et extrêmement amical, comme le démontre sa vision des Français qu’il partage avec nous dans un dernier échange impromptu…

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Chronique   

Funeral Mist – Hekatomb


Encore une sortie impromptue pour rafraîchir un été qui s’annonce torride : comme de plus en plus de groupes qui, en réaction peut-être aux plans de communications bien rodés qui inondent le marché, lancent leurs dernières productions dans le monde sans plus de cérémonie qu’un certain effet de surprise, les Suédois de Funeral Mist proposent Hekatomb quinze jours à peine après une annonce succincte de leur label historique Norma Evengelium Diaboli. De quoi causer pas mal d’émoi dans le microcosme du black metal : en effet, le groupe, fer de lance aux côtés de Deathspell Omega et d’Ofermod, entre autres, de ce qu’on appelle depuis black metal orthodoxe (intense, intransigeant, et résolument sataniste), géniteur du désormais classique Salvation sorti en 2003, s’est créé en quelques sorties une aura ténébreuse et quasi culte. Avec Hekatomb, il brise un silence de près de dix ans. Arioch, tête pensante du projet, aura donc eu le temps de peaufiner ses morceaux entre deux albums de Marduk, où il officie sous le pseudonyme de Mortuus depuis 2004, et qui a aussi fait du bruit en juin avec un Viktoria mené tambour battant. Après un Maranatha reçu de manière contrastée en 2009, les attentes sont élevées, multiples voire contradictoires. C’est par la force que Funeral Mist a décidé d’y répondre.

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    Mainstage 2 @ Hellfest - jour 1
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