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Révélation High Hopes   

Nord : Révélation High Hopes


L’astérisme le plus brillant, celui de la Grande Ourse, fait partie d’une constellation permettant de trouver l’étoile polaire, soit le nord, de façon précise. Justement, le groupe Nord a toutes les qualités pour devenir le point de repère de nombreux auditeurs à partir d’aujourd’hui. Cette formation parisienne, formée en 2012 sous la bannière Light Deflection, optera pour un changement d’orientation musicale à l’occasion de ce changement de nom. Avec The Only Way To Reach The Surface, Nord propose une musique barrée, imprévisible et particulièrement riche. Ce disque partage aussi bien des plages progressives que de gros riffs sauvages qui déchirent.

La musique de Nord est jusqu’au-boutiste, généreuse et jouissive.

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Interview   

Adrian dépoussière Vandenberg


Il y a presque quelque chose d’irréel dans le fait de revoir l’iconique logo Vandenbeg apposé sur un nouvel album studio en 2020. Il faut dire que la dernière fois où c’est arrivé, c’était en 1983, sur l’album Heading For A Storm – le troisième album, Alibi, qui sonnait le glas du groupe, l’avait déjà abandonné. Mais revoir ce logo en gros, stylisé en metal brillant mais légèrement usé, c’est forcément un signal fort, le gage de retrouver un Vandenberg à la fois marqué par les années d’expérience et respectueux de ses racines.

Il faut dire qu’Adrian Vandenberg ne voulait pas faire les choses à moitié. Certes, le groupe n’a plus rien à voir avec celui qui comprenait en son sein le chanteur Bert Heerink, mais le guitariste, comme il a pu le prouver tout au long de sa carrière, sait s’entourer. C’est du côté du Chilien Ronnie Romero qu’il s’est notamment tourné. Un chanteur élevé à l’école des Ronnie James Dio ou David Coverdale, prisé par les grands guitaristes de rock comme Ritchie Blackmore qui l’a embarqué pour sa reformation de Rainbow, une voix idéale pour donner corps à la vision plus intense et hard qu’Adrian avait pour Vandenberg en 2020.

Dans l’entretien qui suit, le guitariste nous narre en détail les tenants et aboutissants de ce retour près de trente-cinq ans après la fin du Vandenberg originel, justifiant la direction musicale entreprise, donnant les clés pour comprendre qui est Adrian Vandenberg en 2020 et faisant quelques détours sur son passé et celui de son groupe emblématique.

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Chronique   

Haken – Virus


Difficile d’anticiper ce que prépare Haken. Peu de gens savaient que Vector (2018) était le début d’un double album, complété par Virus, le dernier opus des Britanniques. Pourtant l’idée planait depuis l’écriture de The Mountain (2013), l’album qui a propulsé le metal éclectique et progressif du groupe sur le devant de la scène. La chanson « Cockroach King », l’une des plus populaires de la formation, a constitué le lien entre ces trois œuvres : Vector et Virus forment bien un double album, presque un triptyque si l’on y adjoint The Mountain. Inutile d’accuser Haken de faire preuve d’opportunisme en intitulant sa dernière réalisation Virus, non seulement le groupe a précisé que le titre était prévu depuis deux ans et qu’il était trop tard pour changer le nom de l’album en dépit des circonstances, mais les fans auront immédiatement établi le lien avec le titre Vector (au sens médical, le vecteur d’une maladie, donc d’un virus). Ce Virus que veut décrire Haken est celui qui évolue en profondeur et de manière insidieuse, laissant une surface en apparence intacte, presque saine. Ce « Cockroach King » a une toute-puissance apparente et il finit tout de même par se détruire. Vector présente les origines du protagoniste tandis que Virus décrit son ascension et sa chute inéluctable. À la thématique complexe (le « Cockroach King » n’est pas l’unique inspiration qui motive Virus) se joint une musique extrêmement technique, l’une des plus ambitieuses présentées par les musiciens.

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Interview   

Alestorm, Donkey Kong et les canards


Alestorm ne se prend pas la tête. Enregistrer un album, ça doit être spontané, simple et marrant. Surtout pour un album qui s’appelle Curse Of The Crystal Coconut, renvoyant à Donkey Kong qui a perdu sa noix de coco et qui comporte des morceaux comme « Shit Boat (No Fans) », compilation de une minute de jurons et de pirates sans queue ni tête. Il peut y avoir du défi, comme « Tortuga », ce mélange improbable entre Alestorm et du rap, mais l’objectif reste de se marrer et de provoquer un peu. Et le récit de l’enregistrement du disque en Thaïlande a de quoi concurrencer vos plans, quels qu’ils soient, de vacances…

On pourrait dire de beaucoup de groupes de metal qu’ils font de la musique sans se prendre la tête et pour provoquer mais n’y a-t-il pas une part de marketing derrière cette « rébellion contre le système » ? Christopher Bowes, le leader du groupe, a son idée derrière la tête. Et difficile de douter de la spontanéité de la démarche de ces mecs, de leur démarche punk, de leur liberté de ton et de création et de leurs canards géants.

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Chronique   

Black Rainbows – Cosmic Ritual Supertrip


La cruauté de la musique : faire preuve d’une régularité exemplaire et passer relativement inaperçu. C’est en partie le cas du trio de stoner italien Black Rainbows qui délivre des albums depuis 2005. Le groupe emmené par Gabriele Fiori s’illustre dans un genre aux nombreux candidats dans un pays qui n’a pas la culture rock/metal de nos amis teutons ou anglo-saxons pour ne citer qu’eux. Pourtant, Black Rainbows a quelque chose d’indescriptible et de subtil qui le distingue de ses congénères. Une affinité pour le groove sincère, un son archétypal du « rock du désert » sans fioritures et le timbre à peine nasillard de Gabriele Fiori. Black Rainbows ne réinvente rien et ne propose aucun coup d’éclat. Il laisse pourtant transparaître toute sa passion.

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Interview   

Storm Orchestra prêt à se déchaîner


Autant celui-là, il a mis du temps à arriver, autant pour le prochain, Storm Orchestra veut enchaîner. Sept années d’existence et de travail, avec son lot de belles expériences mais aussi de passages à vide, ont abouti à une sorte de « reboot » du groupe et la réalisation de ce nouvel EP de cinq titres (quatre titres studio plus un ancien morceau retravaillé en acoustique). Le trio parisien est content des fondations solides que ces années ont permis de construire, mais souhaite naturellement que cela permette au groupe d’avancer plus efficacement. Et, pandémie mondiale et ralentissement des activités culturelles mis à part, cela en prend bien le chemin avec déjà un nouvel album en prévision, une réflexion, voire une remise en question de cet EP et l’envie de tourner.

Mais d’ici là, le groupe nous parle dans cette interview d’un EP accrocheur, taillé pour le live et la diffusion radio mais non sans surprises.

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Chronique   

Parkway Drive – Viva The Underdogs


Les plans de Parkway Drive ont aussi été bouleversés par le Covid-19. Les Australiens devaient diffuser leur documentaire intitulé Viva The Underdogs lors de l’unique projection française du 26 mars au Studio Des Ursulines. Confinement oblige, Parkway Drive a annulé et proposé une diffusion YouTube le 4 avril. Viva The Underdogs propose en outre sa bande originale, soit onze titres lives du Wacken 2019 et trois titres supplémentaires en allemand. La question est assez simple : pourquoi Parkway Drive a-t-il décidé de sortir un documentaire en utilisant le Wacken comme conclusion, l’objectif à atteindre par excellence ? Peut-être que le groupe a ressenti le besoin de marquer le coup, comme si leur ascension était terminée et qu’il s’agissait désormais de remplir la fonction de headliner. En somme un changement de paradigme. Sur ce plan, Viva The Underdogs remplit son office. Quant à vraiment « documenter »… C’est une autre histoire.

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Interview   

Paradise Lost en nuances de noir


Gregor Mackintosh enchaîne. C’était il y a à peine six mois qu’on s’était parlé pour discuter de son nouveau projet Strigoi et de l’album Abandon All Faith. A ce moment-là, il venait tout juste de terminer la composition du nouvel album de Paradise Lost, il évoquait « un album bien plus varié que le précédent », avec un retour des influences gothiques, et les enregistrements étaient sur le point de démarrer, pour une sortie au printemps. Le rendez-vous était donc pris.

Obsidian est le nom de ce seizième album, qui voit le jour trente ans après leur premier méfait, Lost Paradise. Gregor ne nous a pas menti : aux élans doom death de Medusa (2017) se mêlent désormais, dans un effet de contraste clair-obscur, des réminiscences gothiques de la fin des années 90, mettant ainsi à l’honneur deux couleurs musicales chères au groupe.

Dans l’entretien qui suit, Gregor nous parle donc d’Obsidan et de sa direction musicale, fruit à la fois d’une méthode de composition peu commune et d’un Nick Holmes ayant poussé son compère à se remémorer la tant regrettée époque où ils fréquentaient les clubs gothiques d’Halifax et des environs. Car si la relation artistique des musiciens a bien failli être brisée au tournant du siècle, nul doute qu’ils entretiennent aujourd’hui un lien unique, dont nous parle également le guitariste, parmi tant d’autres sujets, dévoilant encore un peu plus de sa personnalité atypique mais hautement sincère et attachante.

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Chronique   

Vandenberg – 2020


Le groupe Vandenberg n’avait pas proposé de nouvelle musique depuis 1985 et l’album Alibi. Le groupe s’est en effet dissous quand Adrian Vandenberg a rejoint Whitesnake en 1987. Après une dernière collaboration avec David Coverdale sur l’album Restless Heart en 1997, le musicien a troqué sa guitare pour un pinceau et s’est consacré à la peinture. Ceux qui étaient désireux de profiter des prouesses du guitariste ont dû attendre 2013 et le projet Moonkings, fortement influencé par le blues et le classic rock, avant qu’il ne décide cette année de revenir à une musique plus hargneuse et nerveuse. Il s’agissait pour cela de former un line-up inédit digne d’évoluer sous le nom iconique de Vandenberg. De fait, seul le réemploi du nom Vandenberg rattache le projet à sa première incarnation des années 80. Adrian a sollicité le chanteur Ronnie Romero (décidément en vogue chez les gros calibres du hard rock : Ritchie Blackmore, Leo Leoni, Michael Schenker…), le bassiste Randy Van Der Elsen et le batteur Koen Herfst pour constituer un tout nouveau groupe. En somme, Vandenberg veut faire du vieux avec du neuf avec un album intitulé 2020, tout un symbole.

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Interview    Studio Report   

Dans la tanière de Finntroll


Il aura fallu le temps pour que les trolls sortent de leur tanière avec un nouveau disque : sept ans exactement. C’est ce qui arrive quand on passe son temps à festoyer avec les fans à travers le monde : on en oublie de se remettre au charbon. Le septuor de Finntroll a fini par retrouver le chemin des Sonic Pump Studios, non sans mal, pour produire son septième album prévu pour une sortie en août. Au menu, un retour aux sources, avec de la mélodie, de la vitesse et du folk.

Histoire de voir si les travaux avançaient bien, nous avons sonné chez le chanteur Mathias Lillmåns alias Vreth qui était, justement, en pleine séance de mixage des chansons. Dans ce studio report, le hurleur nous raconte la conception du disque, sa direction musicale mais aussi ses difficultés, faisant à coups d’anecdotes des parallèles avec des albums passés, démontrant que le récital des trolls n’est pas toujours un long fleuve tranquille, loin s’en faut.

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