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Interview   

The Answer : la lumière au bout du tunnel


The Answer 2016

Il n’est pas rare de voir un groupe soudainement se libérer artistiquement et s’écarter de son chemin habituel. Parfois c’est juste une envie d’expérimenter, explorer de nouveaux territoires pour s’aérer les idées ou même s’offrir un challenge personnel, et parfois c’est un besoin profondément ancré dans l’artiste d’exprimer quelque chose qui ne peut se faire que dans un format différent. De tels exemples, on en a à foison : Metallica (Load/Reload), Megadeth (Risk), Def Leppard (Slang), W.A.S.P. (Kill Fuck Die), Opeth (Heritage et les suivants)… Peut désormais se rajouter à la liste The Answer et son surprenant Solas.

Solas, comme nous l’expliquent le guitariste Paul Mahon et le chanteur Cormac Neeson ci-après, c’est le résultat d’une frustration d’être réduit à un basique groupe de rock n’ roll, quand eux se sont toujours considéré comme étant plus que ça. C’est aussi la lucidité de se dire, face aux faibles retours de leur dernier album Raise A Little Hell, qu’il ne servait à rien de s’entêter dans la même voie qui produirait les mêmes effets. Et puis finalement, c’est aussi l’expression de vécus qui ont changé leur vision-même de la vie, en particulier pour Neeson. Voilà pourquoi Solas apparaîtra si différent, avec ses accents folks, ses mélodies pop, ses teintes celtiques, ses atmosphères cinématographiques et son melting pot d’éléments divers et variés.

Dans l’entretien qui suit, nous nous sommes donc plongés dans les questionnements et doutes d’un groupe qui a bien failli jeter l’éponge, avant de retrouver goût à la création, dans sa forme la plus libre et honnête qui soit. Il est certain qu’à partir d’aujourd’hui, The Answer ne sera plus tout à fait le même. Paul Mahon et Cormac Neeson vous expliquent tout.

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Interview   

Steve ‘N’ Seagulls cultive la différence


Steve 'N' Seagulls

Avec internet, l’effet de buzz vient souvent avec la curiosité, et dans cet optique, on a vu nombre de musiciens se faire un nom rien qu’en proposant des reprises originales et décalées. On connait les Rob Scallon et autre Anthony Vincent, mais aussi des groupes comme nos Pastors Of Muppets et Dancefloor Disaster nationaux, et puis Steve ‘N’ Seagulls qui aujourd’hui parvient même à tourner en tête d’affiche. S’appropriant les standards du hard rock et du metal au sens large à la sauce bluegrass pour cul-terreux, à grands coups de banjo, accordéon, mandoline et contrebasse, ils ont aussi séduit par leur sens de l’humour. Mais ne pas croire que l’oeuvre des finlandais n’est que légèreté, derrière les salopettes et mines farfelues, se cache en réalité beaucoup de travail.

Imaginez-vous reprendre un « Wishmaster » au banjo ou un « Aces High » à la contrebasse ! Le travail d’arrangement est énorme, sans même parler de la performance technique du musicien qui doit transposer une partie à l’origine jouée avec un instrument électrique, peut-être même avec quelques effets, sur un instrument folk tout ce qu’il y a de plus brut et acoustique. C’est donc pour parler de tout ceci, et de leur nouvel album Brothers In Farms, que nous nous sommes entretenus avec le bassiste Pukki et le chanteur Remmel.

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Chronique   

Allegaeon – Proponent For Sentience


Allegaeon - Proponent For SentienceL’histoire d’Allegaeon est assez récente, le groupe de death originaire du Colorado ayant délivré son premier fait d’armes il y a six ans avec Fragments Of Forms And Function (2010). Très vite ces derniers ont acquis une réputation justifiée, celle d’un groupe technique ambitieux, amateur d’orchestrations complexes et de mélodies incisives. Quoi de mieux alors que de proposer un album concept pour illustrer une musique aussi opulente ? Allegaeon se prête à l’exercice avec Proponent For Sentience, dont le propos porte une nouvelle fois sur l’opposition entre l’homme et la machine, et surtout le paradoxe de la sauvegarde de l’humanité par sa suppression. Si certains prétendent que le death technique commence à se perdre dans des récitals stériles, Allegaeon prouve une chose : le genre a encore des prétendants aux compositions aussi affûtées qu’entrainantes.

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Live Report   

Sick Of It All célèbre ses trente ans


sick-of-it-all-320x448L’automne à Paris est de retour et a pris dans ses bagages Sick Of It all qui revient aux affaires dans la Capitale ! Nous allons assister ce soir à un concert un peu particulier puisque le groupe fête ses 30 ans de carrière et va ainsi reprendre tous ses plus grands hits. Il est néanmoins à noter que la présence de Sick Of It All en France est régulière puisque nous les voyons presque chaque année à Paris et dans de nombreux festivals. Afin de compléter cette soirée, les New-Yorkais seront accompagnés de Black Bomb A, des Américains de Wisdom In Chains et enfin de Crowned Kings. Une bonne dose de hardcore qui tombe à pic !

C’est au Trabendo que la puissance s’exprime ce soir. Les portes ouvrent aux alentours de 19H. Une partie du public est déjà présente à cette horaire pour dégoupiller les premières bières. Le premier groupe à monter sur les planches est donc australien, Crowned Kings. Formés en 2010 à Melbourne, les jeunes du plateau ont derrière eux deux albums studio et partagent une belle énergie !

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Avant-Première    Interview   

Avant-première Black Hole Generator : aux premières loges pour le sacrifice


Black Hole GeneratorDix ans qu’il lui aura fallu pour donner un successeur à l’EP Black Karma. Bjørnar Nilsen, également chanteur de Vulture Industries, a enfin pu sortir son premier album studio avec son projet Black Hole Generator. Intitulé A Requiem For Terra, celui-ci expose la facette plus sombre et lugubre de la personnalité du norvégien, mais aussi son amour du black metal. Mais attention, comme avec son groupe principal, la musique de Nilsen ne se contente pas d’emprunter des chemins conventionnels, pour preuve, il qualifie lui-même le style musicale qu’il pratique de « black metal excentrique ».

Le résultat n’est pas tant dans une folie forcée que celui d’un artiste qui suit ses impulsions. A Requiem For Terra, en plus d’être un constat alarmiste sur la situation de l’Homme, de l’amorce doom pour monter en intensité dans la chanson éponyme aux mélodies accrocheuses de « Beneath A Chemical Sly », véritable hit en puissance, en passant par les consonances dramatiques et horrifiques de « Molloch », se révèle être une oeuvre noire riche et passionnante.

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Chronique   

Metallica – Hardwired…To Self-Destruct


Metallica - Hardwired…To Self-DestructDe quoi déchaîner un peu plus les passions : voilà ce que représente un album de Metallica aujourd’hui, et les 88 minutes d’Hardwired… To Self Destruct ne vont pas déroger à la règle. Entre ceux qui attendent (vainement) un retour aux années légendaires du groupe, ceux qui sont aveuglés par un amour indéfectible et ceux qui ne l’écouteront que pour légitimer brièvement leurs critiques, Metallica, comme à l’accoutumée, suscite une myriade de réactions toutes différentes les unes des autres, de l’indifférence à la véhémence en passant par l’adoration. Pourtant Hardwired…To Self Destruct a de très sérieux arguments et mériterait une élaboration dénuée de préjugés si le groupe ne s’appelait pas Metallica. Peu évidents au premier abord (88 minutes, c’est…long), ceux-ci apparaissent au fur et à mesure des écoutes. Quoi que peuvent en dire certains, les Four Horsemen en ont encore sous la pédale et ne se contentent pas de faire du fan-service.

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Interview   

Truckfighters : V pour victoire


Dango - TruckfightersQuand s’arrêtera la malédiction des batteurs chez Truckfighters ? A peine avaient-ils trouvé leur nouveau frappeur en la personne de Daniel Israelsson alias El Danno que le guitariste Niklas « Dango » Källgren nous apprend dans l’entretien qui suit que celui-ci ne fait déjà plus partie du trio. Mais, après pas moins de huit batteurs à être passés dans leurs rang, il s’y sont accoutumés et se sont fait une raison ; le départ d’El Danno n’a même pas fait l’objet de communiqué officiel, tout juste peut-on lire sur la page Facebook du groupe, non sans une note d’humour, que leur batteur aura désormais pour pseudo « Incognito ».

Il en faut plus pour arrêter Truckfighters, qui en a connu, des mésaventures dans sa carrière, sa course au stoner progressif, pas même un contentieux avec leur ancien management ne les aura empêcher de se mettre au travail pour délivrer V, un cinquième album bourré de qualités. Car les Truckfighters sont des perfectionnistes. Attention, des perfectionnistes, certes, mais permissifs avec les règles et pleins de légèreté. Car des règles, dans l’univers de Truckfighters, il n’y en a pas vraiment, que ce soit dans le domaine de la composition ou celui de la production, comme nous l’explique le guitariste ci-après.

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Live Report   

Europa Blasfemia Part II : Messe Noire au Transbordeur


Behemoth tour 2016La dernière fois qu’on avait vu Behemoth à Lyon, c’était en 2014 au CCO de Villeurbanne alors que le groupe venait de sortir The Satanist. Deux ans plus tard, fort du succès de l’album et d’une fanbase toujours plus étendue, c’est dans une salle beaucoup plus grande, le Transbordeur, qu’on retrouve les Polonais, accompagnés à l’occasion de cette tournée Europa Blasfemia Part II de leurs compatriotes de Mgła et des Allemands de Secret of the Moon, composant un line-up varié pour une des plus grosses dates metal extrême de cette fin d’année, organisée par Sounds Like Hell Productions.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le public a répondu présent : dès Secrets Of The Moon, qui a échangé au dernier moment son créneau avec Mgła pour la soirée, le Transbordeur se remplit à vue d’œil. Du petit jeune fan de Behemoth au vieux de la vieille venu acclamer Secrets Of The Moon, de l’amateur de grosses productions au hipster qui veut voir ce que donne Mgła en live, en passant par des gothiques, des punks, et quelques curieux : tout ce que la région compte d’amateurs d’obscurité et de riffs rageurs était rassemblé ce soir-là pour rendre un hommage bien mérité à l’un des poids lourds de la scène.

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Interview   

D.J. Ashba et la bénédiction de Sixx: A.M.


DJ Ashba - Sixx: A.M.Il est libre D.J. Ashba ! Voilà en effet un an que le guitariste à cédé sa place au sein de Guns N’ Roses pour le retour de Slash, après six années de bons et loyaux services. Chose qu’il a fait avec beaucoup de bonheur, comme il nous l’avoue dans l’entretien qui suit, d’abord en tant que fan lui-même du Guns N’ Roses d’Axl Rose, Slash et Duff McKagan, mais également pour le temps libre que cela lui laisse pour se consacré à son bébé Sixx: A.M..

On le sait, Sixx: A.M. est aujourd’hui sa seule et unique priorité avec le chanteur James Michael et le bassiste Nikki Sixx. Et c’est ainsi que le trio a pu entreprendre de sortir cette année non pas un mais deux albums interconnectés, Prayers For The Damned, Vol. 1 sorti fin avril et désormais Prayers For The Blessed, Vol. 2.

Après avoir parlé avec James et Nikki, c’est donc au tour de D.J. Ashba de nous livrer les secrets de ce double opus, notamment le travail de guitare particulièrement généreux et ébouriffant mais aussi les artworks réalisés par ses propres soins. L’occasion également de revenir un peu sur sa carrière, de Guns N’ Roses, évidemment, en remontant jusqu’aux méconnus et pourtant excellents Beautiful Creatures.

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Live Report   

Killing Joke n’est pas mort


Killing Joke Paris 2016Killing Joke, c’est un pilier absolu. Plus de trois décennies, presque quatre, qu’ils traversent les modes et les époques avec toujours la même énergie, la même créativité, et une identité à la fois mouvante et tellement personnelle. Avoir inspiré, et influencé des groupes comme Metallica, Nirvana, Nine Inch Nails, et on en passe, peu de groupes peuvent s’en vanter. Killing Joke ne s’en vante d’ailleurs pas, tant ses membres ont su rester humbles.

En cette soirée du 9 novembre 2016, la salle de l’Élysée Montmartre flambant neuve (sans jeu de mot !) accueille les légendes de l’indus anglais pour un concert qui promet d’être mémorable. Dans la file d’attente se croisent les habitués, qui suivent le groupe depuis des années, voire des décennies, et qui se connaissent bien, les petits nouveaux dont c’est la première fois, et les curieux qui ne seront certainement pas déçus du voyage !

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