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Chronique   

Devin Townsend – Empath


Devin Townsend est, et ce depuis longtemps maintenant, incontestablement synonyme de créativité dans la scène metal, justement parce qu’il a su en partie s’en extraire sans la rejeter totalement. La vision débridée de la musique de l’artiste a été dernièrement plébiscitée lorsqu’on constate le succès des lives au Royal Albert Hall (2015) ou plus récemment Ocean Machine (2018). Pour autant, Devin Townsend avait l’impression d’être limité par les carcans d’un groupe de metal progressif, ce qui l’a amené à mettre un terme au Devin Townsend Project et à se concentrer sur un nouvel opus en solo. Empath peut se présenter sous la forme d’un défi que s’est lancé l’artiste : mélanger une pléthore de styles de musique et tout de même réussir à créer un ensemble cohérent. En réalité, Devin Townsend veut insister sur la nécessité d’observer les choses selon divers points de vue, d’appréhender les réflexions qui nous sont extérieures. Ainsi, grâce à un travail gargantuesque de production et d’écriture, Empath est une réalisation complètement ouverte, une ode à l’anti-compartimentation.

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Interview   

Yngwie Malmsteen : le blues d’un solitaire


Non, toute la musique qu’Yngwie Malmsteen aime, elle ne vient pas de là, elle ne vient pas du blues – tout du moins, pas uniquement. Les habitués du guitariste le savent, ses références sont plutôt à aller chercher d’abord du côté des Vivaldi ou Paganini, c’est d’ailleurs ainsi qu’il a façonné son style qu’on qualifie aujourd’hui de néoclassique. Pourtant, l’apport du blues chez le Suédois n’est pas à négliger : c’est d’ailleurs par là, comme beaucoup de guitaristes de rock, qu’il a commencé, et c’est du blues qu’il a hérité son expressivité, plus que son usage des gammes. Le blues s’est donc toujours immiscé ici et là dans son jeu, dans ses albums, dans ses concerts, et il n’est donc pas si surprenant qu’après s’être essayé à l’acoustique et au symphonique (au sens premier du terme), il se lance aujourd’hui dans un hommage au blues rock avec son nouvel album Blue Lightning.

C’est donc pour défendre ce dernier que nous avons joint le guitariste par téléphone, ravi de parler de son rapport au blues, d’expliquer son approche très instinctive de la musique et de corriger certaines idées reçues, notamment le fait que la musique classique ne s’improviserait pas. Yngwie Malmsteen, c’est aussi un musicien qui a une vision très claire de ce qu’il veut et qui ne laisse aucune place, d’un point de vue créatif, à ses collaborateurs, ce qui lui a valu quelques frictions avec d’anciens chanteurs et d’être souvent traité de mégalomane arrogant. Il suffit d’ailleurs de voir sur Blue Lightning : il s’est occupé de tout, du chant à la production. Pour mieux faire comprendre sa démarche, il nous explique également sa philosophie dans l’entretien qui suit.

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Live Report   

Slash oublie son passé, perd son efficacité


Un Zénith complet, l’homme au haut de forme et sa bande continuent d’attirer les foules. Belle performance ! Surtout avec un album, Living The Dream, dont on pourrait arguer qu’il est en-deçà des productions précédentes, comme Apocalyptic Love, premier disque sous la bannière « Slash Featuring Myles Kennedy and The Conspirators » (SMKC pour les intimes) ou le « Slash » en solo. Mais le passé est le passé. Et ce n’est pas Slash qui dira le contraire, nous y reviendrons.

En ouverture, Altitudes And Attitude, nom étrange, évoquant un magasin de meubles branché ou un cabinet de replacement. Que nenni, il s’agit d’un groupe de rock, créé par deux coquins bassistes sortis du Big Four : David Ellefson et Frank Bello ! Megadeth et Anthrax. Les deux musiciens ont récemment sorti leur premier album, Get It Out, aux compositions bien plus rock que hard finalement. Loin du thrash de leurs formations respectives assurément. Les acteurs sont en place. Et vous ? Trop tard, nous entrons dans le Zénith.

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Interview   

L’esthétique multi-face de Mark Morton


Sortir un album solo quand on est guitariste d’un groupe de metal, c’est presque un passage obligé. Besoin de reconnaissance, envie de montrer la palette de son jeu dans un autre cadre, toutes les raisons sont bonnes. Mark Morton, guitariste du groupe américain Lamb Of God, se lance dans l’aventure. Mais peut-on réellement parler d’un album solo ? Pas réellement : Anesthetic est plutôt un album de collaborations, qui en effet offre à Mark Morton un grand terrain de jeu pour exprimer son talent et sa polyvalence bien au-delà du metal punchy de sa formation principale.

Mark Morton revendique le fait d’avoir travaillé avec une foule de gens aussi prestigieuse que variée, tant pour la composition que pour la production. Sorti la semaine dernière, Anesthetic avait déjà fait parler de lui rien que par le tout premier titre dévoilé : une collaboration avec Chester Bennington, le chanteur de Linkin Park décédé il y a maintenant deux ans, qui nous lègue une prestation remarquable. Bien entouré, s’offrant également les services de gens tels que Mark Lanegan ou Steve Gorman, le guitariste a aussi joué les fanboys. Nous avons rencontré Mark Morton lors d’un passage à Paris pour nous parler de l’album.

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Chronique   

Vltimas – Something Wicked Marches In


Après le retour discographique d’Aura Noir l’an dernier, le guitariste Rune Eriksen (ex-Mayhem) semble avoir clairement décidé de revenir au premier plan de la scène extrême, cette fois avec une toute nouvelle formation, en privilégiant les atmosphères lugubres qui ont fait sa force. Vltimas fait ainsi office de super-groupe de black/death, Rune étant accompagné de l’ex-Morbid Angel David Vincent et de Flo Mounier, batteur de Cryptopsy. Produit par Jaime Gomez Arellano (Mayhem, Paradise Lost, Orange Goblin), Something Wicked Marches In est le premier opus d’une formation au bagage extrême conséquent. De quoi largement allécher.

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Interview   

Embryonic Cells : trouver sa place


L’objectif de tout groupe de compo qui souhaite exister médiatiquement est de trouver son identité et sa place dans le paysage musical. Cela ne veut pas nécessairement dire être le plus original possible, mais trouver ce qui le définit le plus et ce qui lui permet de se démarquer artistiquement. C’est valable tant pour une entité de groupe que pour les musiciens qui la composent, qui ont tous un rôle dans l’équilibre sonore général.

C’est cette recherche qui a été au cœur de cet entretien d’Embryonic Cells et de son claviériste Pierre le Pape (Melted Space), à l’occasion de la sortie du nouvel album Horizons. Pierre nous parle du positionnement du groupe vis-à-vis de ses influences, d’un point de vue musical comme en termes de production. Et plus personnellement, il nous décrit avec enthousiasme à quel point il envisage différemment son rôle de claviériste en comparaison de son autre projet Melted Space.

Trouver sa place a été le combat de toute une carrière, dans la mesure où, ne serait-ce que pour exister et perdurer en tant que groupe, le chemin a été laborieux et difficile. C’est pourquoi nous sommes revenus avec Pierre sur les débuts de la formation.

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Live Report   

Obscura et ses amis : l’évolution émergente du death metal


Fort de son succès depuis Cosmogenesis paru en 2009, le quatuor Obscura revient en France dans le cadre d’une tournée européenne en tête d’affiche. Avec cinq albums à son actif, les Allemands ont largement matière à produire une setlist riche retraçant leur discographie en faisant honneur à leur carrière démarrée en 2002, même s’ils sont bien entendu de passage par chez nous pour présenter le remarquable Diluvium paru l’année passée.

Ces dates axées death technique et progressif pouvaient être annoncées comme immanquables pour les aficionados du style puisque le plateau réunissait également deux grosses figures montantes de la scène US, Fallujah et Allegaeon, qui à ne pas douter marqueront l’année 2019 puisque les deux formations prometteuses proposeront de nouvelles parutions dans les prochains jours. Ce sont les Québécois de First Fragment qui auront l’honneur d’échauffer les nuques pour cette tournée, où nous nous sommes rendus sur deux dates françaises pour immortaliser ce moment, par la photographie sur Paris, et par l’écrit sur Lyon.

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Interview   

Mörglbl : les Desproges du jazz-metal viticole


Mörglbl est ce qu’on peut appeler un ovni dans le paysage rock et metal. Mörglbl joue « hors cadre » et n’en a « rien à foutre des codes ». Mörglbl est virtuose, sophistiqué, cultivé mais également adepte de plaisanteries et de jeux de mots douteux qu’il élabore au cours de « nombreuses soirées beuverie ». Mörglbl, c’est un univers jazz-metal instrumental sans frontière, où les références sont plus à chercher du côté de Desproges ou de Gotlib que de celui des traditionnels guitar heroes prétentieux.

A la fois jovial, humble et perspicace, le guitariste Christophe Godin nous livre la philosophie de Mörglbl et sa vision de la guitare, outil de composition et d’expression plus qu’une fin en soi, à l’occasion de la sortie de The Story Of Scott Rötti, septième album du trio. Un long et passionnant entretien qui vous fera peut-être réfléchir, notamment sur la recherche de reconnaissance chez les musiciens ou bien sur le politiquement correct en humour qui tendrait à crétiniser le public.

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Chronique   

Cellar Darling – The Spell


Certains s’inquiétaient du split qui a sévi chez Eluveitie en 2016, impliquant la chanteuse Anna Murphy, le batteur Merlin Sutter et le guitariste et bassiste Ivo Henzi. Au final, tout semble se résoudre : Eluveitie continue sereinement son chemin et ses anciens membres ont trouvé un moyen plus adéquat de s’exprimer à travers Cellar Darling. Le trio a sorti son premier album il y a deux ans, intitulé This Is The Sound et qui contenait ce qu’on escomptait de la part des musiciens : une mélange entre instruments folk, chant mélodique, passages plus heavy et de petites touches progressives. Sans surprise, The Spell reprend la même formule mais de manière plus débridée, motivée par son concept.

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Interview   

Buckcherry repart au combat


Ça y est, Buckcherry repart sur « le champ de bataille », mené par son leader, le frontman Josh Todd, paré de son « armure » de tatouages, pour reprendre l’analogie guerrière employée par ce dernier. Car oui, si le rock n’ roll a cette image fêtarde, d’excès et de débauche, c’est avant tout une saine compétition où chacun veut atteindre le sommet. Et tant pis pour ceux qui ne suivent pas la cadence : l’endurance, ça se gagne à l’huile de coude et avec une motivation sans faille.

Cela fait vingt ans cette année que Buckcherry a sorti son premier opus, surtout connu pour son tube « Lit Up » qui à l’époque avait envahi MTV et les radios américaines. Le guitariste et co-compositeur Keith Nelson n’aura pas été jusque-là, puisqu’il a jeté l’éponge il y a deux ans, laissant le chanteur désormais comme seul membre fondateur encore en activité aux commandes du groupe. Loin de se démonter, Josh Todd relance aujourd’hui la machine, après un détour du côté de son récent projet solo Josh Todd & The Conflict, épaulé par un de ses plus vieux amis, le guitariste Stevie D, pour nous servir aujourd’hui l’album Warpaint.

Dans l’entretien qui suit, Josh Todd fait le point sur où en est Buckcherry en 2019 et nous présente Warpaint, avec au programme la symbolique du tatouage, le fait de vivre dans l’instant présent, l’entretien de la sobriété, la capacité de rester intègre tout en faisant vivre l’ambition d’atteindre le plus grand nombre…

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