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Interview   

Frank Carter & The Rattlesnakes : « La vraie force, c’est la vulnérabilité »


On l’a laissé un peu exsangue à la fin de la tournée de Modern Ruin (2017), mais le groupe de punk Frank Carter & The Rattlesnakes n’a pas tardé à rebondir. Exsangue, ou plutôt épuisé par une tournée au succès grandissant. Dur, dur, dans ces conditions, de décliner les propositions de dates… Surtout quand ce sont les Foo Fighters qui invitent !

Mais voilà, le break a fini par se faire, et en quatre ans, Frank Carter a été très heureux, Frank Carter a été très malheureux… De succès professionnels en déboires personnels, voilà qui lui a donné du grain à moudre pour un nouveau projet. Plus proche que jamais du guitariste Dean Richardson, il sort End Of Suffering, avec une palette d’émotions plus large que précédemment, plus vulnérable et paradoxalement plus fort, redéfinissant qui il est en tant qu’artiste et chanteur. De passage à Paris, les deux compères font le point sur le marqueur important que représente ce troisième album à leurs yeux.

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Chronique   

Possessed – Revelations Of Oblivion


Possessed revient de très, très loin. Pour les générations qui n’ont pas ou peu entendu parler de cette formation légendaire, Possessed est tout simplement le groupe qui a inventé le death metal, dont le terme provient d’une chanson, « Death Metal », écrite en 1984 par le groupe. Chuck Shuldiner de Death avait lui-même reconnu avoir été influencé par l’œuvre de Possessed. Le groupe originaire de San Francisco s’était séparé en 1987, puis son fondateur, le chanteur Jeff Becerra, s’est fait tirer dessus et est devenu paraplégique. Il a fallu attendre 2007 avant de revoir Possessed fouler à nouveau les planches, avant que Jeff ne décide de trouver le line-up parfait pour revenir en studio. Revelations Of Oblivion est le troisième opus de la formation, trente-trois ans après Beyond The Gates (1986). Le moins que l’on puisse dire, c’est que Possessed reprend exactement là où il nous avait laissés.

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Interview   

Whitesnake : plaisir et vitalité


David Coverdale, prendre sa retraite ? Certainement pas ! Et s’il a pu avancer l’idée il y a quatre ans, on ne l’y reprendra plus. Même si sa santé a fait des siennes ces dernières années, avec une arthrose dégénérative lui ayant valu une opération des deux genoux, le frontman nous revient en pleine forme avec un douzième album de compositions originales sous la bannière Whitesnake, intitulé Flesh & Blood, et il est prêt à repartir sur les routes. A l’écoute du seul single « Shut Up & Kiss Me », délicieusement eighties, festif, sexy, et à la vue du clip où il ressort sa vieille veste bleue et la mythique Jaguar, on le croirait presque avoir retrouvé sa jeunesse.

Certes, le guitariste Doug Aldrich, qui avait relancé le Serpent Blanc de la plus belle des façons dans les années 2000, n’est plus de la partie, mais s’arrêter là serait oublier que toute la carrière de Whitesnake a été marquée par un défilé de guitaristes tous plus talentueux les uns que les autres. Avec Joel Hoekstra, qui a déjà fait ses armes sur The Purple Album, et le désormais vétéran Reb Beach qui prend le lead, nul doute que Whitesnake est entre de bonnes mains. Nous en parlons ci-après avec David Coverdale.

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Chronique   

Frank Carter & The Rattlesnakes – End Of Suffering


End Of Suffering va demander quelques efforts de la part des amateurs de Frank Carter & The Rattlesnakes. La formation, identifiable par sa tonalité hardcore et punk, s’est hissée au rang de bête de scène, à même de se produire avec des monuments du rock tels que Foo Fighters. Après une longue et éprouvante tournée afin de promouvoir Modern Ruin (2017), l’ancien frontman de Gallows et Pure Love a décidé de lever le pied, juste le temps de souffler avant de se remettre à écrire avec son comparse, le guitariste Dean Richardson. End Of Suffering est perçu comme un palier par le groupe, celui du troisième album synonyme d’une certaine stabilité et de la liberté créatrice. End Of Suffering n’est effectivement pas ce que l’on attend de Frank Carter & The Rattlesnakes. L’horizon musical est plus large, la rage est laissée de côté pour privilégier une toute nouvelle sensibilité.

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Interview   

Myrath : un nouveau souffle


Legacy, le quatrième album de Myrath, avait été à la fois une épreuve, une renaissance et un pari. Une épreuve parce qu’il a été conçu dans le deuil, notamment après la perte d’Ahmed Ben Arbia, père du guitariste Malek et manageur/producteur du groupe. Une renaissance parce que Myrath a su trouver la force de continuer, notamment grâce à l’aide de Kévin Codfert agissant en qualité de compositeur, directeur artistique, producteur et surtout ami. Un pari parce que Legacy marquait un tournant musical, consistant à canaliser voire contenir les hardeurs progressives des musiciens de Myrath afin de rendre leur musique plus accessible et d’en développer la spécificité, à savoir ce métissage entre le metal et la richesse de la culture tunisienne. Pari réussi, semble-t-il, à en juger l’accueil plus que positif qui a été réservé à Legacy et le parcours ascendant de Myrath depuis 2016.

Trois ans plus tard, c’est un groupe galvanisé par ce début de succès, et plus que jamais entouré d’une équipe, ou plutôt d’une famille, qui croit en lui, qui sort Shehili. Le défi : confirmer l’élan de Myrath. Le chanteur Zaher Zorgati a pris le temps pour longuement échanger avec nous, afin de comprendre quelle a été leur démarche, entre passion et compromis. Et comme nous l’avions sous la main, nous n’avons pas résisté à l’envie d’aborder de nombreux autres sujets, de leur rôle d’ambassadeurs de leur culture dans le monde aux émissions de télé-crochet La Nouvelle Star et The Voice (Zaher a participé à la version libanaise du premier et s’interroge quant au second), en passant par sa participation au dernier album d’Ayreon ou le parallèle entre la vision métissée de la musique de Myrath et celle d’un artiste tel qu’Ibrahim Maalouf…

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Chronique   

Myrath – Shehili


L’histoire de Myrath pourrait servir d’exemple afin d’illustrer la résilience et la faculté d’adaptation. Legacy (2016) voyait non seulement le groupe se relever après un deuil, mais également délaisser les élans progressifs, jugés trop élitistes, pour une musique plus concise et efficace, mettant en valeur sa spécificité, à savoir la culture tunisienne. Legacy est aujourd’hui l’exemple parfait du compromis qu’un groupe doit réaliser afin de voir sa popularité s’accroître sans se travestir. Myrath bénéficie aujourd’hui d’une notoriété croissante et d’une visibilité accrue qui lui a permis de se produire aux côtés de Dream Theater ou encore Symphony X. C’est un environnement bien différent qui entoure la conception de Shehili : il s’agit d’entériner le succès et de pérenniser une formule qui a désormais un nom, le « blazing desert metal ».

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Interview   

Sidilarsen durcit le ton


Parfois, ça a du bon de s’arrêter un instant et de contempler le chemin qu’on a parcouru jusqu’à présent, pour ensuite repartir de plus belle, avec des idées recentrées, fraîches, et des objectifs réaffirmés. C’est ce qu’ont fait les Toulousains de Sidilarsen en 2017, célébrant vingt ans de carrière. Deux ans plus tard, c’est suite à un nouveau changement dans le line-up mais aussi avec une détermination sans faille qu’ils nous reviennent pour présenter un septième opus coup de poing : On Va Tous Crever. Un titre sans équivoque, provocateur, qui cache un exutoire à coup de gros riffs et de critiques acerbes quant à la direction que prend l’humanité.

David Cancel alias Didou et Benjamin Bury alias Viber, respectivement chanteur et chanteur-guitariste, nous racontent ce qui s’apparente à certains égards à un nouveau départ, faisant également le point sur les vingt ans passés et précisant où le groupe en est aujourd’hui. Engagé, Sidilarsen l’est plus que jamais : ils nous parlent de ce besoin punk, révolté, de questionner la marche du monde.

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Chronique   

Mork – Det Svarte Juv


Héritier et continuateur de la désormais longue tradition du true Norwegian black metal : voilà comment se présente Thomas Eriksen, tête pensante de Mork. Actif depuis une quinzaine d’années et multipliant les sorties depuis 2013, le projet trace discrètement mais sûrement sa route, récoltant un peu plus d’attention avec chaque nouvel album, et multipliant les accolades de la part de pontes du genre (Blasphemer d’Vltimas, Aura Noir et précédemment Mayhem, Seidemann de 1349), jusqu’à être adoubé par Fenriz himself. Si Eriksen a désormais recours à un line-up complet pour des performances live, c’est toujours lui qui est aux manettes de Det Svarte Juv, son dernier opus en date, qui sort chez Peaceville Records comme son prédécesseur, Eremittens Dal. Au programme : pas de fioritures, mais un black old school sombre et glacé, en provenance directe d’Halden, en Norvège. De quoi rafraîchir le printemps qui s’annonce…

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Interview   

John Diva : pour l’amour du rock


S’il s’agit là du premier album de John Diva And The Rockets Of Love, John Diva vit pour le rock depuis longtemps. C’est dès son enfance qu’il a découvert cette musique, mais aussi ce milieu avec ses protagonistes, avant de logiquement et passionnément choisir de devenir musicien lui-même. Mais avant de lancer ce projet sucré et lumineux, il a longtemps travaillé dans l’ombre, notamment en tant que compositeur.

Malgré sa grande expérience, c’est avec un enthousiasme presque enfantin qu’il nous parle de ce premier album. Peut-être est-ce sa personnalité, peut-être est-ce parce que c’est son premier projet personnel ambitieux, quoi qu’il en soit, cet enthousiasme est communicatif et donne envie de croire que le rock n’est pas mort. Et à l’instar d’un David Coverdale, côté romantisme, il en fait beaucoup, probablement trop, mais on n’y peut rien, on est sous le charme.

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Chronique   

Amon Amarth – Berserker


Cela fait plus de vingt-cinq ans qu’Amon Amarth arpente les scènes. Petit à petit, les Suédois sont devenus l’un des groupes les plus influents de la scène, jusqu’à définir un genre et un imaginaire ancrés dans l’histoire et la mythologie vikings. Jomsviking a permis au groupe de poursuivre son accession à une notoriété conséquente et de devenir une véritable machine à grosses affiches et festivals. The Pursuit Of Vikings : 25 Years In The Eye Of The Storm entérinait ces vingt-cinq années de carrière qui les ont menés au sommet, ayant presque la fonction de marqueur. C’est donc avec la volonté de se renouveler et de retrouver une certaine force créative qu’Amon Amarth livre son onzième opus simplement intitulé Berserker. Amon Amarth ne redéfinit pas le genre qu’il a contribué à créer, il a cependant tenté de nuancer sa formule avec de légères incartades à ce qu’on connaît parfaitement de lui.

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    Dana Fuchs @ Massy
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