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Interview   

Jerry Cantrell éclaire l’obscurité


Lorsqu’en 2002 Jerry Cantrell sortait Degradation Trip, le moral et la vie du guitariste n’étaient pas au beau fixe. Alice In Chains était en hiatus depuis 1996, le chanteur Layne Staley venait de mourir et il faisait lui-même face à des problèmes d’addiction dont il se libérerait peu après. Depuis, Jerry Cantrell a repris son destin en main, remettant sur pied Alice In Chains avec l’aide du nouveau venu Williams DuVall qui partage désormais avec lui chant et guitare, avec le succès que l’on connaît aujourd’hui : le groupe aura délivré trois nouveaux albums qui n’ont pas à rougir face aux trois premiers.

Près de vingt ans après son dernier album solo, Jerry Cantrell a retrouvé le sourire – celui qu’on arbore après avoir brillamment accompli sa mission – et une forme de sérénité. C’est donc le bon moment pour une nouvelle échappée solo, sous la forme du bien nommé Brighten, car il est un peu plus « lumineux » – terme forcément à relativiser quand on parle de Jerry Cantrell –, pour lequel il a impliqué une ribambelle d’amis et exploré instinctivement diverses facettes de ses influences. On en discute ci-après avec l’artiste.

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Chronique   

Monolord – Your Time To Shine


Actif depuis 2013, le power trio suédois Monolord en est déjà à son cinquième album. Venu tout droit de Göteborg, haut lieu du death metal, il trace sa route loin de ce style, avec un doom en clair-obscur qui, depuis Empress Rising, laisse une place grandissante à la nuance. Il faut dire que les musiciens ont eu le temps de faire leurs gammes : formé sur les cendres du groupe de rock Marulk où Thomas V Jäger (guitare, voix) et Esben Willems (batterie) jouaient déjà ensemble, Monolord a déjà enchaîné des centaines de concerts dans le monde entier, de clubs obscurs en salles pleines à craquer en première partie de Black Label Society. C’est avec Rust, son troisième album, que le trio attire l’attention des fans et de la critique en 2017. Une signature chez Relapse plus tard, Monolord transformait l’essai avec No Comfort en 2019. Pas question de ralentir le rythme avec Your Time To Shine, qui sort donc deux petites années de pandémie plus tard, et continue sur la même lancée : plus mélodique, plus dynamique, mais comme le suggère sa pochette mignonne-mais-glauque, pas plus joyeux pour autant…

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Interview   

Cradle Of Filth et sa raison d’être


Fondé en 1991, Cradle Of Filth passe cette année la barre symbolique des trente ans. Plus remarquable est qu’à ce stade de sa carrière, le groupe conserve toute sa pertinence grâce à un renouvellement de line-up débuté il y a environ huit ans et ayant donné naissance à l’album Hammer Of The Witches, premier pas d’un nouvel élan créatif. Accueillant désormais Anabelle Iratni au clavier et au chant, Cradle Of Filth signe son treizième album, Existence Is Futile, qui s’inscrit à la fois dans la poursuite de cet élan et dans une sorte de résumé de carrière.

C’est dans ce contexte que nous avons eu téléphone un Dani Filth plus que jamais fier de son groupe et de sa production musicale. Il nous raconte un Existence Is Futile à peine impacté par la pandémie et ses thématiques touchant à l’existentialisme et aux préoccupations écologiques – ce n’est pas parce qu’on fait du metal occulte, avec tous les stéréotypes et clichés qui vont avec, qu’on ne peut aborder les problématiques du monde moderne –, et nous parle du Cradle Of Filth d’hier et d’aujourd’hui.

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Chronique   

Thulcandra – A Dying Wish


À la sortie de son premier album, Fallen Angel’s Dominion, Thulcandra avait déjà une longue histoire derrière lui : fondé en 2003 par Steffen Kummerer et Jürgen Zintz du groupe de technical death metal Obscura, il est abandonné après le suicide de Zintz en 2005, qui précède de peu celui de Jon Nödtveidt – dont il va être beaucoup question ici – l’année suivante. En 2008, Kummerer décide de se replonger dans les démos enregistrées à l’époque et de ressusciter ce projet tué dans l’œuf. En ont résulté trois albums sortis entre 2010 et 2015 : abrasifs et glaciaux, ils ne cachaient rien des influences du groupe. Car si les membres de Thulcandra sont allemands et ont emprunté leur nom à une démo des Norvégiens de Darkthrone, leur son est résolument suédois. Teinté du melodeath de Göteborg, c’est surtout au légendaire et désormais défunt Dissection que le groupe emprunte. Ses premiers albums avaient l’allure d’une quête d’équilibre entre l’hommage à ses prédécesseurs et une forme d’émancipation, de la reproduction de ses influences à leur digestion : dès les premières notes de « Funeral Pyre », le premier extrait d’A Dying Wish, quatrième album qui sort après six ans de silence, il est évident que c’est encore de ça qu’il sera question…

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Interview   

Dream Theater domine la situation


« Vu la situation avec la pandémie, le fait qu’on ne puisse plus tourner, etc., nous avons décidé d’avancer notre planning et de retourner en studio cette année. L’album sur lequel nous sommes en train de travailler sortira fin 2021 », , nous disait John Petrucci il y a un an. Il est clair qu’avec un rythme de sortie d’un album tous les deux ou trois ans, il aurait été surprenant de ne pas voir le quinzième opus de Dream Theater sortir en cette période où les artistes n’ont pas eu grand-chose d’autre à faire que de créer. C’est donc réglé comme du papier à musique que le combo de metal prog sort, comme prévu, A View From The Top Of The World en cette fin d’année 2021.

Un album qui a profité du tout nouveau Dream Theater HQ, où le groupe a pu se retrouver pour composer et enregistrer ses nouvelles musiques, s’inspirant en partie de l’expérience réussie de Distance Over Time. A une contrainte près : le chanteur James LaBrie, bloqué au Canada, a dû se résoudre à participer à l’écriture via l’outil de téléconférence Zoom. Le bassiste John Myung nous raconte ci-après cette expérience, évoquant sa place entre un John Petrucci qui est passé à la huit cordes pour l’occasion et le « maître du temps » Mike Mangini à la batterie.

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Chronique   

Lucifer – Lucifer IV


Lucifer, groupe emmené par sa frontwoman Johanna Sadonis, a très vite retenu l’attention, s’illustrant par une révision de la formule de groupes légendaires tels que Black Sabbath, Blue Öyster Cult ou Pentagram. L’intégration de Nicke Andersson de The Hellacopters et Entombed pour le second album Lucifer II (2018) a mené à une légère redéfinition de l’écriture musicale du groupe, suffisamment qualitative pour empiler les nominations, accumuler les dates de concerts et acquérir un statut de tête d’affiche en Suède et de référence à l’international. La pandémie a évidemment transformé l’emploi du temps de la formation qui s’est très vite attelée à la conception d’un quatrième opus. Cette dernière se veut davantage un effort collaboratif. Nicke et Johanna ont cette fois-ci composé avec les guitaristes Linus Björklund et Martin Nordin. En résulte un album aux sonorités plus sombres et lourdes, qui correspond à la volonté de Johanna d’envoyer valser les relents nauséabonds de patriarchie qui persistent dans notre société.

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Radio Metal TV   

Podcast Fantasy & Metal – Episode 4 : Nightwish sur le chemin des elfes




Chronique   

Bad Wolves – Dear Monsters


La meute chasse toujours les indésirables. Bad Wolves en a terminé avec Tommy Vext et son comportement « émotionnellement et physiquement violent », selon les dires des membres restants. Le groupe l’a remplacé au pied levé par Daniel « DL » Laskiewicz, ex-guitariste de The Acacia Strain, et le label Better Noise Music s’est chargé de mener la bataille juridique avec Tommy, ce dernier souhaitant notamment s’approprier le crédit de plusieurs titres. Afin de prendre un nouveau départ de la meilleure des manières, Bad Wolves a clarifié certaines positions : dix des treize chansons du premier album Disobey (2018) ont été composées avant l’arrivée de Tommy Vext, changer seulement quelques paroles d’une chanson ne suffit pas à s’approprier l’intégralité de la création et les caprices de diva n’ont rien à faire au sein d’une entreprise qui se veut collective. Bref, l’ère Tommy Vext se devait de se terminer quelle que soit la véracité des arguments avancés. Dear Monsters est ainsi le troisième opus de la formation et peut-être le plus important : il doit définir Bad Wolves pour les années à venir.

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Interview   

Unto Others : « des gars en manteau noir »


Mana d’Idle Hands, sorti en 2019, un peu comme l’Opus Eponymous de Ghost pratiquement dix ans plus tôt, fait partie de ces premiers albums qui laissent d’emblée entrevoir une identité et un potentiel. Un potentiel que l’écurie Roadrunner Records a vraisemblablement elle-même décelé en signant le groupe pour la sortie de son second disque Strength. Mais avant d’en arriver là, le groupe a dû affronter un certain nombre d’embûches : des problèmes d’ordre légal qui l’ont poussé à changer de nom pour devenir Unto Others, un guitariste bloqué pour causes de problèmes administratifs, une pandémie… Mais il en aurait fallu plus pour arrêter Gabriel Franco et sa bande, surtout compte tenu de l’élan dont jouissait le groupe.

C’est donc à l’occasion de la sortie de Strength que nous revenons sur ces péripéties et la conception du disque avec le frontman. L’occasion d’en savoir plus sur les origines du style d’Unto Others, quelque part entre heavy metal et rock gothique, le tout avec une grosse touche héritée des années 80, mais aussi sur Gabriel Franco lui-même – qui aborde dans ce disque des thématiques beaucoup plus terre à terre –, son approche personnelle de la musique, ses aspirations, etc.

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Chronique   

Jerry Cantrell – Brighten


L’interruption des cycles de tournées a au moins permis à nombre d’artistes de se concentrer sur le travail studio, quitte à faire renaître des projets trop longtemps repoussés ou avortés. Dans le cas du guitariste chanteur d’Alice In Chains, dix-neuf années se sont écoulées depuis sa dernière parution solo Degradation Trip (2002). L’idée de rouvrir cette parenthèse était là depuis quelque temps, le guitariste annonçant dès janvier 2020 avoir commencé à plancher dessus, suite à deux concerts solos donnés fin 2019 à Los Angeles. Il aura finalement tiré profit de la pandémie pour prendre son temps : Brighten, son troisième opus, a été enregistré en un an, de mars 2020 à mars 2021. Jerry Cantrell n’a d’autre ambition que de livrer un album de rock classique inspiré des seventies et offrir des variations du songwriting d’Alice In Chains. C’est en effet l’impression générale de Brighten : les sonorités iconiques d’Alice In Chains dans une version plus rock que grunge. Brighten laisse passer davantage de lumière.

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    The Old Dead Tree @ Savigny-Le-Temple
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