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Interview   

La face tendre de Kirk Windstein


Samedi 14 décembre 2019, premier jour d’enregistrement du douzième album de Crowbar. Kirk Windstein est au four et au moulin : c’est en direct du studio, pendant que son batteur se prépare à poser ses premiers rythmes, que nous le joignons pour échanger sur son album solo, le premier du nom. Kirk Windstein n’arrête jamais : il a conçu l’opus sur deux ans entre les tournées et pendant ses vacances. La musique c’est sa vie, c’est son rêve. Dream In Motion. Tout est dans le titre.

Si Crowbar représente la face dure et rageuse de sa fibre artistique, Dream In Motion est au contraire sa face tendre et mélancolique. C’est aussi et surtout deux déclinaisons, deux extrémités d’une même sensibilité, qui parfois se rejoignent. Car Kirk Windstein est un artiste plus complexe qu’il n’y paraît, aux affinités vastes, allant de Trouble ou Type O Negative à Toto ou Seal.

La sortie de cet album solo est donc l’occasion idéale d’en savoir plus sur Kirk Windstein, l’homme et l’artiste, que ce soit lesdites affinités, sa carrière, sa ville de cœur La Nouvelle-Orléans, etc. Sans oublier Crowbar puisque le groupe fête tout juste ses trente ans, mais aussi Down que le guitariste nous informe réintégrer après l’avoir quitté en 2013.

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Chronique   

Annihilator – Ballistic, Sadistic


Annihilator n’a plus besoin d’être présenté étant donné la longévité et la réputation du groupe canadien. La formation a effectué ses premiers faits d’armes à la fin de l’année 1984 et n’a cessé de marquer son empreinte au sein de la scène thrash depuis. Porté par l’homme à tout faire Jeff Waters depuis le début, Annihilator s’est montré extrêmement prolifique et en arrive aujourd’hui à son dix-septième opus intitulé Ballistic, Sadistic. L’occasion de revoir ses ambitions à la hausse : pour Jeff Waters, Ballistic, Sadistic est tout le simplement sa meilleure œuvre depuis Schizo Deluxe en 2005. Un album qui puise son inspiration dans les premiers efforts cultes d’Annihilator que sont Alice In Hell (1989), Never, Neverland (1990) et Set The World On Fire (1993). De quoi ravir les fans de la première heure. Quel que soit le résultat, Ballistic, Sadistic est avant tout le produit d’un enthousiasme renouvelé.

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Interview   

Apocalyptica repart à zéro


Qui a dit qu’il était impossible de faire du metal sans guitare ? Certainement pas les violoncellistes d’Apocalyptica, qui nous prouvent admirablement depuis plus d’un quart de siècle que la distorsion et les riffs burnés ne sont pas l’apanage des gratteux. Après être passés des reprises instrumentales de Metallica aux compositions originales, avoir accueilli dans leurs rangs un batteur permanent, s’être entourés de guests prestigieux pour des titres plus calibrés radio, et enfin avoir fait appel à un chanteur unique, les Finlandais opèrent aujourd’hui un retour aux sources avec Cell-0, premier album intégralement instrumental depuis Reflections, sorti il y a déjà dix-sept ans.

Ironiquement, c’est avec le seul membre actuel de la formation à n’avoir pas enregistré Reflections que nous avons pu échanger sur cette évolution et cet Apocalyptica cuvée 2020. Seul musicien « traditionnellement » metal d’un groupe qui fait toujours figure d’ovni dans le milieu, le batteur Mikko Sirén n’est pourtant pas le dernier à revendiquer les racines classiques de ce nouvel opus. De l’influence de Metallica au concept pointu de l’album, nous avons évoqué avec Mikko la genèse de Cell-0 – et les surprises qui émailleront la future tournée européenne du groupe, en compagnie d’un certain groupe suédois que même son sang finlandais ne l’empêche pas de porter aux nues.

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Chronique   

Thy Catafalque – Naiv


Le sentiment est double quand un adepte de Thy Catafalque se lance à l’écoute d’un nouvel album. Le premier serait lié à une certaine sécurité : le groupe est une valeur sûre, tant on retrouve la patte du géniteur Tamas Katai à chaque nouvelle œuvre. Le second serait plus proche de la curiosité : on ne sait jamais réellement où celui-ci va nous entraîner avec sa musique avant-gardiste. Sa liberté musicale est démontrée depuis bien longtemps. Il est désormais admis que celui qui a démarré dans le black metal ne se limite plus à un registre musical, s’aventurant même bien au-delà du metal. Le travail de Thy Catafalque est d’assembler les pièces de manière quasi académique pour former de véritables paysages sonores. Il est vrai que le massif Meta et le plus condensé Geometria avaient chacun franchi un pas en matière d’élargissement des horizons. Le nouvel opus Naiv, tirant son nom de l’art naïf, assume d’emblée sa direction expérimentale et sa volonté d’aller hors des frontières.

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Interview   

Novelists FR : sa vie, ses envies


Faire un groupe de metal, « c’est une entreprise dans laquelle tu te lances en sachant qu’elle est vouée à l’échec », nous explique Nicolas Delestrade, bassiste de Novelists, et c’est pour ça que seuls « les gens qui sont vraiment passionnés » restent. Et certainement que les membres actuels de Novelists sont de ceux-là. Car ni la défection d’un membre, ni l’avocat menaçant d’un autre groupe baptisé The Novelists, ni la réception mi-figue mi-raisin d’un album conceptuel intervenu trop tôt dans leur carrière n’ont eu raison de leur motivation. Au contraire, leur persévérance leur a valu de très bonnes surprises, comme cette tournée chinoise couronnée de succès dont Nicolas nous fait le récit.

Dans l’entretien qui suit, le musicien nous parle également de leur nouvel album, intitulé C’est La Vie, revenant à un recueil de chansons, plus « traditionnel » dans l’approche, quand bien même Novelists poursuit son évolution progressive. Un album marqué par une pochette toute personnelle, fruit des membres du groupe qui ont troqué leur casquette de musicien pour celle d’apprenti peintre. Nicolas Delestrade nous raconte tout ceci, quitte à faire un détour par… PNL.

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Live Report   

Insominium : un cœur d’or


Cette fin d’année 2019 est chargée pour Insomnium : nouvel album, nouveau line up et nouvelle tournée. Heart Like A Grave, leur nouvel opus, est sorti le 4 octobre dernier, trois ans après Winter’s Gate. Niveau line up, Jani Lamiitainen, qui, depuis 2015, avait remplacé occasionnellement Ville Friman à la guitare, est maintenant membre permanent du groupe. Jani Lamiitainen a joué dans Cain’s Offering, The Dark Element, mais il est aussi l’un des membres fondateurs de Sonata Arctica.

Le 12 novembre, Insomnium et The Black Dahlia Murder nous avaient donné rendez-vous à l’Alhambra, pour le lancement de leur tournée européenne. Il est 20h30. La foule s’est installée tranquillement au balcon, et dans la fosse, les conversations vont bon train. On rit, on trinque, tandis qu’Amorphis résonne dans les enceintes, puis les lumières s’éteignent.

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Interview   

Mikkey Dee en a encore sous le capot


Dokken. King Diamond. Motörhead. Scorpions. Vous en connaissez beaucoup, des musiciens dont le CV comporte autant de groupes légendaires ? Avec un passif pareil, on pardonnerait aisément à Mikkey Dee d’avoir pris la grosse tête – mais il s’avère que ce n’est pas le genre de la maison. D’après l’iconique batteur, avoir appartenu à des formations qui ont fait l’histoire du rock et du metal n’est pas une raison pour se croire au-dessus du lot. Se mélanger aux fans et les traiter avec respect est pour lui une évidence. C’est d’ailleurs ce qui l’a poussé à associer son nom à l’Alabama, le bar parisien où nous l’avons rencontré et où il vient régulièrement prendre le pouls du public.

Entre souvenirs chaleureux de Lemmy, projets de biopic, nouvelles aventures avec Scorpions et nominations au Rock’n’Roll Hall of Fame, nous avons pris le temps d’évoquer avec Mikkey l’après-Motörhead… et aussi un peu le pendant-Motörhead, car on ne tourne pas si aisément la page de vingt-cinq ans de carrière dans un groupe culte.

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Chronique   

Kirk Windstein – Dream In Motion


Depuis son départ de Down en 2013, Kirk Windstein a rénové son projet phare Crowbar, proposant depuis trois opus constants, fidèles à sa philosophie musicale. Inéluctablement, les envies de réaliser un projet solo se sont manifestées il y a deux ans déjà et prennent désormais forme avec Dream In Motion, premier effort entièrement personnel du frontman. Ce dernier voulait éviter le cliché de réaliser un album acoustique, tout en démontrant une autre facette de son jeu et de sa sensibilité. Dream In Motion se détache effectivement de la veine heavy de Crowbar en privilégiant des atmosphères plus franchement mélancoliques, évidemment sans renier les racines de La Nouvelle-Orléans indissociables du jeu de Windstein. Dream In Motion est prêt à affronter les réactions les plus conservatrices : il se présente comme une nécessité par son créateur.

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Interview   

Anti-Flag : « C’est notre boulot de rendre la révolution irrésistible »


A la question « Peut-on encore faire du punk rock en 2020 ? », le groupe Anti-Flag ne répond pas : il sort un disque. Un disque qui tire à vue sur l’injustice de nos systèmes politiques actuels, et qui cible particulièrement le néofascisme décomplexé de certaines élites, une situation jamais vue dans l’histoire moderne en Occident. L’égalité aussi est au cœur de leur discours, et comment ne pas penser aux luttes des femmes pour l’égalité des droits : c’est dans son ADN, Anti-Flag est un groupe féministe.

En toute honnêteté, Chris et Justin nous racontent comment le projet de cet album est né, comment les textes se sont parfois révélés à eux de façon inattendue, comment ils ont trié et choisi les titres définitifs. Et pour les veinards qui ont le pass pour le Hellfest… Non, en fait, surtout pour tous ceux qui n’auront pas la chance de les voir à Clisson cette année, les gars d’Anti-Flag nous racontent quelques anecdotes de leur dernier passage sur le festival.

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Chronique   

Blut Aus Nord – Hallucinogen


On ne sait pas grand-chose de Blut Aus Nord. Basé en Normandie, mené par un Vindsval d’une impeccable discrétion, le groupe a choisi dès ses débuts – il y a vingt-cinq ans déjà – de s’effacer derrière son œuvre. Et quelle œuvre : treize albums dont deux trilogies et une flopée de splits et d’EP qui ont tracé en plus de deux décennies une esthétique unique et foisonnante, faisant de Blut Aus Nord un fleuron d’une scène black française qui se distingue par le caractère hétéroclite et singulier de ses productions. Si Vindsval ne se répète jamais, on distingue malgré tout deux axes majeurs dans son abondante discographie : une veine atmosphérique, épique, nostalgique et (donc ?) « traditionnelle » – celle de la trilogie Memoria Vetusta –, et une veine industrielle, anguleuse, sombre et plus moderne, qu’on retrouve dans la trilogie 777. Au tout début de 2019, avec son projet Yerûšelem, Vindsval et son acolyte de Blut Aus Nord W.D.Feld approfondissaient la voie industrielle avec un The Sublime qui allait chercher du côté de l’indus à la Coil, de la coldwave et même du trip hop. Est-ce qu’il faut donc s’attendre, avec Hallucinogen, à une nouvelle exploration des débuts du black mélodique et des mondes pré-chrétiens ? Pas tout à fait, comme on peut s’en rendre compte dès la première écoute : là où l’inquiétant Deus Salutis Meæ pouvait sonner comme une nouvelle variation sur un même thème, Hallucinogen, bien qu’immédiatement reconnaissable, explore de nouvelles contrées.

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