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Interview   

Little Caesar : une histoire d’honnêteté


Le 3 octobre prochain, Little Caesar se produira pour la première fois de sa carrière à Paris. Il aura fallu près de trente-cinq ans et huit disques (compilation et live compris) pour voir ce groupe culte fouler les planches de la capitale hexagonale, avec une petite halte deux jours plus tôt à Marseille. Après un an et demi de pandémie ayant fermé les salles de concert, l’importance de l’événement est d’autant plus marquée.

Lors de son passage à Paris en amont de la tournée pour rencontrer des journalistes, nous avons saisi l’occasion d’avoir le chanteur Ron Young sous la main afin de faire avec lui une rétrospective de la carrière de Little Caesar et de mieux comprendre le parcours d’un groupe qui aurait pu devenir énorme et s’est finalement fait détruire par le business, avant de renaître sous le signe de la pureté et de l’honnêteté. Un entretien à mettre en parallèle avec le précédent réalisé à la sortie du dernier album Eight (2018), dans lequel nous entrions plus en détail sur quelques moments et particularités de cette carrière (y compris l’apparition de Ron Young dans le film Terminator…).

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Chronique   

Unto Others – Strength


À la sortie de Mana en 2019, tout semblait sourire à Gabriel Franco et ses collègues : après un EP remarqué, Don’t Waste Your Time, leur mélange de metal et de death rock ravissait la critique et un public toujours plus large, au point de leur valoir une tournée avec Uncle Acid & The Deadbeats et surtout King Diamond. Reprenant là où In Solitude s’était arrêté avec Sister, Mana se proposait d’être le chaînon manquant entre Iron Maiden et Sisters Of Mercy, un hommage à ce que les années 80 avaient fait de plus dark et de plus métallique. Mais depuis, les galères se sont enchaînées : le groupe a dû abandonner son nom, Idle Hands, déjà déposé par un autre, pour adopter Unto Other, faire face aux lois concernant l’immigration de l’administration Trump qui l’ont un temps privé de son guitariste Sebastian Silva, et, comme bien d’autres, a vu ses projets de tournées réduits à néant par la pandémie de Covid-19. Pas question de se laisser abattre pour autant : le quintet a travaillé d’arrache-pied à son deuxième album et quitté Einsenwald pour Roadrunner. C’est qu’il voit les choses en grand : intitulé Strength (« force »), cet album s’annonce comme un nouveau manifeste, moins ésotérique, plus urbain et encore plus accrocheur que son prédécesseur.

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Interview   

Pat O’May : rescapé et libre


Avec Pat O’ May, on en était restés au concert anniversaire de 2018, célébrant ses vingt-trois années de carrière. A ce moment-là, on lui avait demandé pourquoi il n’avait pas voulu attendre pour fêter les vingt-cinq ans. En 2020 donc. Il nous avait répondu que c’était une question d’opportunité et qu’il « n’aime pas les chiffres ronds [et] vingt-cinq ans, ça faisait encore deux ans à attendre… » Vous en conviendrez, l’histoire lui donne raison. S’il a donc pu réaliser ce concert « jubilé », c’est la tournée des « trois Pat » qui a suivi qui a pris de plein fouet la crise sanitaire. Pat nous raconte même avec effroi son souvenir du moment précis où le monde s’est arrêté et où son travail et celui de ses collègues et confrères se sont vus menacés.

Mais il fait partie de ceux dont la carrière a survécu à la crise et nous revient avec un nouvel album – conceptuel cette fois-ci – qui sonne comme une renaissance, bien qu’écrit avant ces événements. Un album où il clame, musicalement et dans ses textes, son goût du risque et de la liberté.

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Éditorial   

Eric Wagner : du doom vers l’au-delà


La pandémie de Covid-19 est un coup dur pour l’industrie de la musique. Elle pèse lourd sur le moral de bien des fans de metal qui doivent se passer de concerts. Elle continue surtout à multiplier les victimes, parmi lesquelles des acteurs majeurs de la scène. C’est le cas du chanteur Eric Wagner, légende du doom connue pour son rôle dans The Skull, Lid, Blackfinger et surtout Trouble, décédé le 22 août à seulement 62 ans d’une pneumonie causée par le virus. Opposé au vaccin comme à toute médecine institutionnelle, il l’avait contracté lors de la tournée américaine de The Skull avec The Obsessed, qui avait justement dû être annulée lorsque trois des quatre membres du groupe avaient été testés positifs…

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Interview   

Charlotte Wessels prend racine solo


L’annonce en février du départ de tous les membres de Delain à l’exception du claviériste Martijn Westerholt a créé un choc chez les fans du groupe. A en croire la chanteuse Charlotte Wessels, toutes les options ont été envisagées et cette issue, qu’elle regrette, s’imposait.

En attendant de voir le nouveau visage que prendra Delain, les fans ont déjà de quoi alléger leur peine via la carrière solo de Charlotte dans laquelle elle venait fraîchement de s’engager et qu’elle va jusqu’à qualifier de « bouée de sauvetage ». Un projet, certes, modeste et qui pour l’instant s’écartait du metal à grosse production pour lequel elle était connue, mais qui a déjà commencé évoluer, se diversifier et retrouver des couleurs plus rock, et surtout, grâce à la plateforme Patreon, qui lui offre la possibilité de s’autogérer en lien direct avec ses fans.

Forte d’une année 2020 productive, Charlotte Wessels sort sa « compilation » de chansons sorties depuis le lancement de son Patreon, intitulée Tales From Six Feet Under. C’est une musicienne de toute évidence épanouie par sa nouvelle carrière en solo, n’hésitant pas à se livrer – et amoureuse des plantes –, que nous avons retrouvée pour en parler.

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Chronique   

No One Is Innocent – Ennemis


D’une certaine manière – et il ne s’en est jamais caché – No One Is Innocent est un rejeton de Rage Against The Machine. Pas seulement pour les prémices de la formation qui coïncident avec le succès fulgurant du groupe culte au début des années 90. C’est surtout cette hargne qui nourrit la musique de No One qui les assimile à ceux qui combattent par la musique pour quelque chose qui la dépasse. Ennemis n’est autre que leur dixième opus qui couronne presque trente ans de carrière, trois décennies de colère à peine maîtrisée pour répondre aux impératifs de format d’un rock acerbe et méchamment groovy. Ennemis reprend là où Frankenstein (2018) nous avait laissés et confirme ce que le groupe dégageait au Hellfest 2019 : l’assurance du besoin de lutter avec panache.

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Interview   

The Night Flight Orchestra : deuxième dose


La musique de The Night Flight Orchestra a beau être légère et directement inspirée de la frivolité des années 80, elle n’a probablement jamais été aussi importante qu’en 2020 et 2021. A une période où on a dû se confiner et garder ses distances, et où l’idée du voyage est devenue physiquement inaccessible, l’escapisme et le sens de la fête qu’offre l’octet suédois ont pris une tout autre dimension, devenant presque un remède à la morosité de la situation. Le groupe a lui-même dû mettre un terme à la tournée dans laquelle il venait tout juste d’embarquer pour promouvoir son album Aeromantic quand les frontières ont fermé les unes après les autres en mars 2020 (leur dernier concert a d’ailleurs eu lieu le 12 mars à Lyon, soit le jour de l’allocution de notre président annonçant le confinement).

Alors que faire quand on est un groupe, que tout s’arrête du jour au lendemain et que tous nos plans tombent à l’eau ? On fait ce qu’on sait faire de mieux : créer pour offrir aux gens une évasion. Nous avions échangé il y a quelques mois avec le guitariste David Andersson pour évoquer l’EP de Soilwork, A Whisp In The Atlantic. Le voilà de retour, lui et Björn « Speed » Strid, avec l’album Aeromantic II, la suite d’Aeromantic de leur autre projet The Night Flight Orchestra. C’est le chanteur qui cette fois a répondu à nos questions pour parler de l’album, de la pandémie et évidemment d’évasion, mais aussi de pop et de sujets plus légers.

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Chronique   

Ministry – Moral Hygiene


Que Ministry soit toujours là est un soulagement. Pour ce qu’il a apporté au monde de la musique depuis le début des années 80 et parce qu’il est – en tout cas pour certains – peut-être une partie du remède. Suite au décès du guitariste Mike Scaccia en 2012, Al Jourgensen avertissait le monde entier que From Beer To Eternity (2013) serait le dernier méfait du groupe. C’était sans compter sur l’élection d’un personnage haut en couleur qui a ravivé la flamme militante de la tête pensante de Ministry. AmeriKKKant (2018) devait mettre en lumière les déboires de l’Amérique et Al Jourgensen se sentait investi d’une mission. Moral Hygiene est lui aussi un produit de son temps, forcément inspiré des conséquences de la pandémie. Paradoxalement, il est l’album le plus positif du groupe pour Al Jourgensen. C’est bien simple : Moral Hygiene est un appel à l’humanité.

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Interview   

Spiral Architect et son monument


Dans le monde du metal progressif, difficile de faire plus culte qu’A Sceptic’s Universe, le seul et unique – à ce jour – album de spiral Architect. Il faut dire qu’il est difficile d’être indifférent à l’écoute de cette musique, qu’on soit horrifié par le niveau technique encore rarement (jamais ?) égalé et cette basse sur-mixée, ou absorbé par son univers étrange et son atmosphère presque extraterrestre. Vingt ans plus tard, l’album n’a pas pris une ride et est toujours aussi fascinant, mais le groupe lui-même est toujours en hibernation, au grand désespoir de ses fans, pendant que le talent de ses membres a été demandé dans différents groupes (Borknagar, Testament, Satyricon, ICS Vortex, Arcturus, etc.).

Comme nous avions le chanteur Øyvind Hægeland sous la main, de retour avec notamment le batteur Asgeir Mickelson au sein de la nouvelle formation Terra Odium, l’occasion était trop belle pour ne pas revenir sur le groupe hors du commun qu’est Spiral Architect et son album A Sceptic’s Universe, et donner un tout petit peu d’espoir quant à la possibilité de voir un jour un second album apparaître dans les bacs.

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Chronique   

Tremonti – Marching In Time


Une année musicale sans une production de Mark Tremonti n’en est pas vraiment une. Que ce soit au sein d’Alter Bridge, Creed ou de son projet solo Tremonti, le guitariste de renom ne supporte pas l’inaction. Fort du succès de son album concept A Dying Machine (2018), Mark Tremonti remet le couvert sans pour autant élaborer une thématique complexe. La pandémie a affecté son inspiration et sa motivation à jouer de la guitare, mais il a fini par retrouver le chemin du studio, en évitant de laisser le contexte sanitaire envahir ses créations. Son nouvel effort intitulé Marching In Time se devait avant tout d’être varié et de briller davantage par l’individualité de ses titres plutôt que par son assemblage. En somme, le dessein de Mark Tremonti était tout simplement de conserver les meilleures idées sans nécessairement chercher à créer du lien entre elles. Ce qui fait de Marching In Time une vitrine pour l’efficacité du songwriting du guitariste.

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    The Old Dead Tree @ Savigny-Le-Temple
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