ENVOYEZ VOS INFOS :

CONTACT [at] RADIOMETAL [dot] FR

Interview   

Pänzer : la machine à remonter le tank


Schmier, frontman du célèbre groupe de thrash allemand Destruction, est clairement un vieux briscard dans le metal aujourd’hui. Il en a connu tous les âges, toutes les déclinaisons et évolutions. Seulement, il ne se reconnaît plus dans une bonne partie du heavy metal actuel qui, pour lui, est en train de perdre ses racines. « Ça me fait chier ! Ça me gonfle que plein de gens n’en ont pas conscience, » s’emporte-t-il en parlant des groupes qui, même parmi ses amis, s’égarent dans le factice.

Voilà pourquoi son autre groupe, Pänzer, revêt une importance toute particulière à ses yeux : loin de chercher la nouveauté, au contraire il assume sa nostalgie et veut nous rappeler au bon souvenir du vieux heavy des années 80, sous forme d’un hommage. Et ce n’est pas sa séparation avec son partenaire originel, l’ex-Accept Herman Frank, qui l’en aura découragé. C’est même une ouverture qu’il a trouvé grâce à ses nouveaux compères sur ce second album, Fatal Command. Ça c’est pour la partie musicale. Car au niveau thématique, s’il se permet d’aborder aussi des sujets plus personnels, on retrouve le Schmier sarcastique, en particulier envers certains dirigeants, ridiculisés sur la pochette de l’opus. On discute de tout ceci avec lui.

Lire l’interview…



Chronique   

Black Country Communion – BCCIV


Non, Black Country Communion n’est pas mort. Pourtant la période de silence qui a suivi Afterglow (2012) pouvait faire douter. En réalité Joe Bonamassa ne souhaitait pas tourner à l’époque, tandis que Glenn Hugues était parti s’illustrer au sein de California Breed puis avec son retour en solo. Aujourd’hui, les deux musiciens se sont retrouvés avec le même sentiment : le goût amer d’une chose inachevée. Ainsi Black Country Communion nous livre BCCIV, œuvre d’une formation qui a révisé ses ambitions. Black Country Communion n’a plus vocation à devenir une grosse machine de scène, il s’agit désormais de composer des chansons rock avec de la profondeur en prenant du plaisir. En résulte une facilité plaisante dans l’écoute de BCCIV.

Lire la suite…



Galerie Photos   

Metallica @ Halle Tony Garnier, Lyon, France – 12/09/2017




Interview   

Kadavar : ça déménage !


A quelques jours de la sortie de Rough Times, leur tout nouvel opus, la pression monte pour les chevelus berlinois de Kadavar… ou pas ? Il faut dire que la sortie de Berlin, leur précédent album, leur a mis pas mal de plomb dans la cervelle. La pression, les trois compères la gèrent maintenant à leur manière.

Malgré l’esprit de compétition d’un côté et le stress lié aux courtes deadlines de l’autre, ils reviennent plus posés et sûrs d’eux, avec un léger esprit de revanche face aux vautours de l’industrie. Inaugurant leur studio d’enregistrement construit pour l’occasion et de tout nouveaux sons, loin de l’homogénéité de Berlin, Rough Times est un disque plus riche qui foisonne d’effets, de sons saturés et d’expérimentations en tout genre, sans pourtant autant perdre en énergie.

Enregistrement, état d’esprit, tournée… : cette fois, ce sont Christoph « Lupus » Lindemann, chanteur-guitariste et Simon « Dragon » Bouteloup, bassiste, qui se prêtent avec décontraction au jeu des questions / réponses.

Lire l’interview…



Chronique   

Cradle Of Filth – Cryptoriana: The Seductiveness Of Decay


On peut évoquer une renaissance pour Cradle Of Filth, survenue avec l’opus Hammer Of The Witches (2015). Fort d’un nouveau line-up incluant deux nouveaux guitaristes, la formation de Dani Filth brisait le sentiment de déclin qui l’environnait. Aujourd’hui, Cradle Of Filth n’a plus de complexe à assumer son statut de figure « abordable » et grand public de la scène black/death. Cryptoriana – The Seductiveness Of Decay est avant tout l’album d’une consolidation. En grande partie composé lors d’une semaine à Brno en République Tchèque, ville d’origine d’Ashok et Martin respectivement batteur et guitariste du groupe : Cryptoriana célèbre une stabilité nécessaire à la pérennité du succès. Preuve en est, Scott Atkins est une nouvelle fois aux manettes. Surtout, il démontre que Cradle Of Filth est revenu à l’essentiel : exit la surabondance d’orchestrations, Cryptoriana est un album centré sur les chansons et le jeu de guitare avant tout.

Lire la suite…



Interview   

With The Dead a le cœur lourd


Qui pourrait croire qu’un style musical comme le doom puisse être l’incarnation même de l’amour ? Pourtant, il aura fallu une sacrée dose d’amour à Lee Dorian pour avoir tenu un quart de siècle à la tête de Cathedral, supportant les moqueries d’une scène qui, au départ, ne prenait pas ce genre musical au séreux, puis les critiques des conservateurs qui ne comprenaient pas les virages stylistiques totalement libres du groupe. Et c’est, bien évidemment, toujours de l’amour qui émane de son label Rise Above Records. Mais l’amour n’est pas faite que de fleurs bleues et de rayons de soleil, car plus il est fort, plus il peut être déchirant, amer et douloureux.

Love From With The Dead, le nouvel album de With The Dead, est de ces exutoires dont les musiciens, Lee Dorian en tête, se sont servis pour partager impudiquement leurs moments difficiles, leurs tristesses, leurs désespoirs… Et justement, qu’est-ce qui peut pousser quelqu’un à se livrer ainsi, si ce n’est l’amour ?

De ces facettes sombres de l’amour il sera donc question dans l’entretien qui suit, mais aussi de la conception particulière de ce second opus, qui fait suite à un changement de line-up qui n’a rien d’anodin, et dont l’objectif était de produire la musique la plus écrasante possible. Lee Dorian nous parle également avec émotion et nostalgie de sa ville de Coventry, dont il dédie une chanson, et de Cathedral, groupe qui comptait beaucoup pour lui et auquel il a donné la mort en 2013… par amour.

Lire l’interview…



Live Report   

Converge : les maîtres du chaos


Le Trabendo affiche complet ce soir, et pour cause l’affiche fait rêver pour tous ceux qui aiment la violence. Au programme Revocation pour du thrash technique et Gorguts avec du death technique. On enchaîne avec Havok, et son thrash claquant et old-school, pour finir en beauté avec l’une des formations les plus célèbres du punk hardcore/mathcore : Converge. Il s’agit de la dernière date de la tournée européenne de ces quatre groupes. Après l’Angleterre, la Pologne, l’Allemagne et les autres, le rendez-vous est donc fixé dans cette salle parisienne où l’on se prépare à avoir très chaud. Le public est varié, pour cette affiche éclectique, et n’a qu’un but : retourner l’endroit.

La soirée a droit à un très bon tour de chauffe avec les Américains de Revocation. On les a vu il y a quelques jours au Motocultor et il n’y a vraiment aucune raison de bouder une musique si efficace. Malgré des lumières faibles et peu variées lors de son set, Revocation propose une musique toujours aussi puissante qui souligne la technicité des musiciens.

Lire la suite…



Interview   

Mediatone : 20 ans au service de la musique


Mediatone est un acteur majeur de la scène culturelle lyonnaise. Connue pour programmer une cinquantaine de concerts par an dans tous les genres musicaux (rock, reggae, variété française, metal etc.) et des festivals importants (Reperkusound, festival Dantesk), l’association fête cette année ses vingt ans d’activité. C’est par conséquent à cette occasion que nous nous sommes entretenus avec deux membres de l’association : Emeline Berton (responsable de la diffusion, chargée des relations presse et de la vie associative) et Johan Bouvier (régisseur de production). L’occasion d’en apprendre un peu plus sur l’histoire de l’asso’, son fonctionnement interne (l’équipe est composée de 14 salariés et d’une trentaine de bénévoles) et bien entendu sa philosophie qui lui a fait programmer en vingt ans 800 concerts soit 2 500 groupes qui ont joué devant plus de 650 000 spectateurs. Une belle réussite pour cette équipe de passionnés composée, en plus de ses salariés, d’une trentaine de bénévoles très impliqués (certains sont présents depuis plus de 15 ans).

Au cours de cet entretien, nous en profitons également pour discuter de la manière dont Mediatone a choisi de fêter ses vingt ans en beauté avec un concert événement qui a eu lieu le 8 juin dernier au Transbordeur avec en tête d’affiche Mass Hysteria.

Lire l’interview…



Live Report   

L’épopée française de Metallica


Difficile de considérer Metallica comme un groupe normal de metal. Aujourd’hui, le nom des quatre cavaliers de l’apocalypse résonne bien plus que comme une simple formation thrash ; Metallica ayant brisé la limite entre le courant mainstream et celle des fans de metal. Difficile d’imaginer qu’un groupe de metal puisse atteindre une telle envergure aujourd’hui. Depuis Kill’em All (1983), le groupe a tout fait, tout tenté, tout essayé. Avec leur dernier album Hardwired… To Self Destruct, les Américains étaient comme de coutume attendus au tournant. Huit ans après Death Magnetic, que pouvait-il bien réserver à leur audience ? Attendu aussi bien par ses haters que par ses fans, ce disque n’aura en tout cas pas déçu notamment par son énergie du début à la fin, mais aussi sa diversité.

L’actualité du groupe s’accompagne d’une série de date à travers le monde, dont trois passages en France prévus mi-septembre – deux dates à l’AccorHotels Arena de Paris et une à la Halle Tony Garnier de Lyon – qui afficheront complets. Avant ces concerts, on avait l’impression qu’il n’y avait que le nom de Metallica sur les réseaux sociaux ! Le signe d’un événement majeur. D’ailleurs, ce ne sont pas les critiques sur les prix des places qui feront reculer les fans ou curieux. Alors impatients, excités, heureux et intrigués, nous avons suivi le groupe pour observer son retour.

Lire la suite…



Interview   

L’heure de Diablo Blvd a sonné


Ici en France, le nom d’Alex Agnew ne vous dit sans doute rien. Pourtant, au Benelux il est l’un des comédien de stand-up les plus populaires, à l’humour politiquement incorrect et piquant, n’hésitant pas à faire le sniper sur tout le monde, tous les sujets, même les plus polémiques, la liberté de parole étant l’un de ses Graal, en particulier à notre époque où celle-ci semble vaciller. Mais le Belge n’a pas que la comédie dans sa vie : c’est également un grand fan de metal, comme en attestent les T-Shirts de Shining, par exemple, qu’il arbore parfois durant ses spectacles. Et c’est en 2005 qu’il prend le micro et fonde avec quelques copains le groupe Diablo Blvd.

Et justement, trois albums de heavy rock bien pêchus et une signature sur la prestigieuse écurie Nuclear Blast plus tard, le voilà de retour avec son groupe pour proposer Zero Hour. Un opus où la bande fait en partie peau neuve, accentuant les influences new wave, avec quelques touches d’industriel, pour un résultat des plus rafraichissants. L’occasion également pour Alex Agnew de se rapprocher un peu plus des thématiques politiques et sociétales qu’il aborde dans ses spectacles – parce que l’époque s’y prête, comme nous le disent de plus en plus d’artistes.

Rien d’étonnant, donc, à ce que l’interview qui suit empiète pour une bonne part sur ces thèmes, Alex étant lui-même très volubile sur ces questions. Mais qu’on se rassure, il a également pris le temps de nous parler de ce nouveau disque, qui mérite vraiment sa mise en lumière, et de l’évolution réussie de Diablo Blvd. Tout comme il évoque aussi les parallèles entre ses deux carrières ainsi que de la scène belge. Bref, une entrevue consistante !

Lire l’interview…



  • Arrow
    Arrow
    Metallica @ Lyon
    Slider
  • 1/3