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Interview   

La divine descente aux enfers d’ACOD


ACOD est un groupe en constante évolution, comme le fait lui-même remarquer Fred, chanteur de la formation marseillaise. Il suffit de voir le line-up aujourd’hui pour se rendre compte de la singularité de la formation, elle qui était passée par une phase à deux chanteurs : un trio, sans guitariste attitré, la six-cordes ayant été enregistrée par Matt Asselberghs de Nightmare sur le nouvel album The Divine Triumph, et cela semble parfaitement leur convenir. Car près de dix ans après le premier opus Point Zero, ACOD a atteint son point d’équilibre où chaque membre est sur la même longueur d’onde sur le plan artistique.

Allant chercher dans les élans les plus épiques du death et black metal de la vieille école, The Divine Triumph n’en est pas moins une œuvre très soignée : il suffit de regarder la liste des collaborateurs ayant contribué à sa mise en son, allant du producteur Jens Bogren à Shawter de Dagoba. Il fallait bien ça pour cette « descente aux enfers », comme le veut son fil rouge conceptuel, premier volet d’une trilogie, parsemée d’auto-références et significations cachées qui permettront, peut-être, à certains de découvrir le véritable sens de ce nom de groupe énigmatique.

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Live Report   

Halestorm : Explosif !


Halestorm, formation américaine de rock à tendance musclée, créée par deux tous jeunes adolescents avant les années 2000, a grandi. Néanmoins, la musique est toujours active comme en attestent cette date à La Cigale et Vicious, son nouvel album sorti en juillet dernier. Ce dernier contenant quelques titres qui devraient exploser sur scène comme « Black Vultures », « Uncomfortable » ou encore « Killing Ourselves To Live ». Lzzy Hale et sa bande réussiront-ils à les magnifier ce soir ? Réponse attendue après la prestation de Devilskin, formation néo-zélandaise que les Américains amènent dans leurs valises. Devilskin existe depuis 2010, a sorti deux albums et dispose de moyens très confortables pour une première partie entre le temps de jeu alloué et les effets scéniques possibles.

En effet, dire que Devilskin aura été bien traité relève de l’euphémisme : en dehors de certaines premières parties au Zénith ou à l’AccorHotels Arena, peu de groupes ouvrant pour une tête d’affiche bénéficient d’un son aussi correct, de lumières nombreuses – et même d’un canon à fumée -, d’un habillage de scène complet avec tenture au fond et bannières sur les côtés de la batterie à leur effigie… et surtout d’une heure de temps de jeu ! Les Néo-zélandais avaient toutes les chances de leur côté et l’on pouvait même se demander si Halestorm ne prenait pas un trop gros risque à si bien traiter sa première partie.

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Interview   

Shining n’a « rien à perdre et tout à gagner »


On peut difficilement faire plus atypique que la courbe d’évolution des Norvégiens de Shining et les virages radicaux qu’ils ont pu prendre au cours de leur carrière. Ayant débuté en tant que formation jazz acoustique, ils ont innové avec le concept musical Blackjazz, virulent et complètement barré, où ils mêlaient jazz, metal et industriel, et reviennent aujourd’hui avec… de la pop rock ! Jørgen Munkeby, le génie qui mène le groupe depuis ses débuts, est un provocateur qui éprouve, semble-t-il, un plaisir sadique à prendre ses auditeurs à rebrousse-poil, louant l’ouverture d’esprit comme source d’épanouissement. Surtout, il y a derrière sa démarche celle d’un explorateur qui se refuse à tourner en rond et change de cap dès qu’il commence à s’ennuyer ou que sa curiosité l’emmène ailleurs.

Dans l’entretien qui suit, Jørgen Munkeby nous parle en profondeur des raisons qui l’ont poussé à abandonner le concept de Blackjazz, qui a pourtant fait sa renommée, au profit d’Animal, un album qui, malgré ou à cause, justement, de son format très standard voire grand public, que ce soit en bien ou en mal, risque d’en choquer plus d’un. Là est toute l’ironie. Le sens de la provocation n’est pas toujours là où on croit…

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Chronique   

Hate Eternal – Upon Desolate Sands


Hate Eternal est l’un des grands défenseurs du death floridien, qui comprend des ténors tels que Death, Morbid Angel et Obituary. Hate Eternal a la particularité de pousser la technique propre au genre à son paroxysme et au bénéfice de la brutalité, et surtout de ne pas dévier ne serait-ce que d’un pas de sa formule originale. Hate Eternal est ce qu’on pourrait appeler un groupe de puristes, des musiciens intransigeants et amoureux d’un style singulier. Infernus (2015) l’illustrait parfaitement et leur dernier effort, Upon Desolate Sands, poursuit dans cette approche immuable de la musique.

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Interview   

Soulfly : le temps de la synthèse


Il y a vingt ans, un Max Cavalera tout juste remis d’une dépression suite à son départ de Sepultura sortait le premier album de son nouveau groupe : Soulfly. Obligé de tout recommencer et de remonter pas à pas la pente, n’ayant rien à perdre, s’offrant toutes les libertés, il s’engouffre corps et âme dans la brèche du metal tribal qu’il avait lui-même ouverte quelques années plus tôt. Vingt ans plus tard, Max Cavalera et Soulfly font plus que jamais partie des incontournables dans le paysage des musiques extrêmes. Le groupe a évolué pour réintégrer le thrash dans son équation et mettre en pratique l’amour du frontman pour la brutalité. Après trois albums où la facette tribale avait presque totalement disparu, le temps est venu pour une forme de synthèse.

Max Cavalera parle de « death tribal » pour qualifier Ritual, nouvel album qui regarde autant l’avenir que le passé, remontant jusqu’aux influences primordiales de Motörhead et des débuts de Sepultura. Surtout, grâce au concours du producteur et fan Josh Wilbur, Soulfly retrouve en partie le sens du groove tribal qui a fait son succès. Ainsi, ci-après, Max Cavalera nous parle de sa démarche. Mais pas uniquement, puisque nous discutons également de rituels, de spiritualité et même de son penchant masochiste !

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Chronique   

Haken – Vector


Dans le monde du metal progressif, il y a Dream Theater qui règne toujours en maître (quels que soient les débats qui persistent autour de ses derniers opus). Puis dernièrement, une poignée d’artistes se sont hissés au sommet de la scène, que ce soit en termes de technique époustouflante ou de qualité de songwriting et de prestations live. Sans conteste, on peut nommer parmi eux Leprous, Between The Buried And Me et, dans le cas présent, Haken. Le groupe majoritairement britannique est d’ailleurs celui qui témoigne peut-être le plus directement de l’influence de Dream Theater, ayant d’ailleurs tourné avec Mike Portnoy’s Shattered Fortress pour jouer les titres de la Twelve-Step Suite. Le groupe a déjà démontré sa polyvalence avec le mystique The Mountain (2013) et les sonorités rétro d’Affinity (2016). Une nouvelle fois, Vector, leur cinquième album, nous gratifie d’un son revisité, plus tranchant et agressif sans pour autant délaisser toute l’excentricité technique de la formation.

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Interview   

Rise Of The Northstar : le crossover en héritage


Rise Of The Northstar a de l’ambition et s’en donne les moyens. Avec son nouvel opus The Legacy Of Shi, le combo parisien fait plus que continuer sur la lancée de Welcame (2014). Après quatre ans à se développer en véritable machine de guerre live, gonflant les rangs de sa fan base, ROTN franchit un véritable palier, offrant une nouvelle dimension à sa musique. D’abord conceptuelle, puisque quatre chansons forment une histoire. Ensuite sonore, en allant investir les studios de Joe Duplantier, à Brooklyn, dont l’expertise et le sens du détail ont semble-t-il eu leur importance, notamment dans l’élaboration des ambiances du disque.

Voilà comment ROTN a peaufiné et développé son style plus crossover que jamais, mariant musiques « énervées » à l’occidentale – hardcore, metal, rap – avec leur amour pour la culture du Shonen manga toute asiatique, elle. Vithia nous en parle ci-après, nous donnant un bon aperçu de l’état d’esprit du groupe aujourd’hui, à la fois DIY et conquérant, et de la vision artistique qui l’anime.

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Chronique   

Bloodbath – The Arrow Of Satan Is Drawn


Bloodbath est un groupe de death metal jeune dans l’histoire du genre mais déjà légendaire, difficile d’aller à l’encontre d’un constat qui se légitime par une discographie extrêmement qualitative. Lorsque les Suédois annoncent leur retour quatre ans après Grand Morbid Funeral (2014), le monde de la musique extrême l’attend avec une certaine impatience. La violence de la musique de Bloodbath n’est plus à présenter, Grand Morbid Funeral avait des arguments de poids dans le domaine. Oubliez-les. The Arrow Of Satan Is Drawn, cinquième album de la formation, est un concentré de haine et de désespoir qui ne trouve que très peu d’équivalents au sein de la scène contemporaine.

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Interview   

The Living End : la merveilleuse expérience berlinoise


Si un album est ce qu’il est, ce n’est pas que du fait des morceaux qu’il y a dessus. L’inspiration est influencée par un contexte que l’artiste vit, que ce soit conscient ou non, et volontaire ou non. Wunderbar, le nouvel album de The Living End, est ce qu’il est grâce, naturellement, à des décisions artistiques mais aussi à un contexte que le combo Australien s’est créé de toutes pièces. S’il y a toujours une part de hasard, comme en témoignent quelques anecdotes, chaque décision regardant l’écriture et l’enregistrement de cet album visait à développer la meilleure atmosphère possible, du choix de ne pas enregistrer à domicile, à celui du producteur, du studio et du rythme de travail.

Au centre de cette démarche, il y a la ville de Berlin, son ambiance et son climat, sans lesquels ce disque serait bien différent, tant dans le titre que dans la musique. Interview.

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Chronique   

Gorod – Aethra


D’une certaine façon, ce qui est arrivé à Gorod est injuste. Les Français avaient réalisé une prouesse avec A Maze Of Recycled Creeds qui entérinait leur statut de pilier de la scène extrême hexagonale. Une promo douteuse a, selon eux, plombé l’entrain du groupe qui n’a pas bénéficié de l’élan qu’aurait dû lui offrir ce cycle. L’EP thrash Kiss The Freak sorti l’an dernier avait permis aux bordelais de maintenir leur visibilité, recours très intelligent. Désormais Gorod entend bien faire ce qu’il faut pour qu’Aethra, son sixième opus, bénéficie de toute l’attention possible grâce au nouveau label Overpowered Records. Musicalement, cela se ressent par un sens de l’accroche aiguisé. Aethra a amplement de quoi convaincre tout le monde une bonne fois pour toutes.

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    Hogjaw @ Paris
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