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Blast Review   

7 Weeks – Bends


Il était une fois dans le centre de la France, un groupe de jeunes musiciens jouant du stoner. Naturellement, ils suivent la voie de certains groupes fondateurs du genre, se plaçant dans la filiation de Kyuss ou Queens Of The Stone Age (le second descendant déjà, comme chacun le sait, du premier) mais voilà qu’un beau jour une chose, une expérience particulière (appelons-la Dead Of Night), va tout changer et faire du jeune groupe provincial d’un genre déjà bien labouré un combo à surveiller impérativement sur la scène française (en attendant l’impact international). Il était évident après Carnivora, sorti l’an dernier, que 7 Weeks s’était ouvert un monde de liberté créative lui permettant d’être là où tout le chemin déjà parcouru n’était plus absolument déterminant pour la suite, que seul l’avenir dicterait son orientation. Et, si tôt après, les voilà déjà de retour avec de nouvelles compositions réunies en un nouvel EP, Bends, pour se rendre compte de la façon dont le groupe jouit aujourd’hui de ce nouveau terrain.

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Live Report   

In Flames à Clermont : de l’énergie, du charme et de la bonne humeur


C’est à l’occasion de la tournée mondiale pour la sortie de leur onzième album, Siren Charms, qu’In Flames nous donne rendez-vous dans la capitale auvergnate de Clermont-Ferrand en ce samedi soir d’octobre. Malgré un dernier opus sorti en septembre dernier très largement critiqué dans les médias, les fans se déplacent toujours au vue de la longue file d’attente aux abords de la salle de la Coopérative De Mai qui semble déjà bien remplie pour cet événement.

La soirée débute à 20H30 avec les Anglais de While She Sleeps, groupe de hardcore de Sheffield formé en 2006. Un combo qui possède une vraie énergie sur scène, ce qui rend la performance vraiment plaisante, d’autant plus que la moitié de la salle les acclame avec ferveur, ce qui est assez rare pour un premier groupe dans ce genre de concert. Leur chanteur, Lawrence « Loz » Taylor, assume son rôle de frontman à la perfection et n’hésite pas une seule seconde à donner de sa personne en se jetant dans la foule avec son micro, pour pouvoir continuer à chanter au plus près du public. Une belle prestation et une bonne découverte, pour entamer cette soirée qui ne fait que débuter.

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Blast Review   

Anaal Nathrakh – Desideratum


Laissant rarement indifférent, le combo britannique Anaal Nathrakh dépeint avec véhémence la part sombre du genre humain qu’il aime à haïr comme le parasite le plus nocif qu’il ait été donné à l’écorce terrestre de supporter. Joignant les lourdes revendications à une musique extrême, V.I.T.R.I.O.L. (Dave Hunt de son vrai nom) et Irrumator (alias Mick Kenney) ont échafaudé en près de quinze ans une œuvre simultanément complexe et décomplexée, suscitant l’intérêt et l’effroi en réunissant black, death et grindcore autour de thèmes forts dont certains empruntent à la philosophie nihiliste de Nietzsche. Au terme d’un bail de trois albums chez le label Candlelight Records, les deux enfants terribles à l’esprit libre ont investi l’écurie Metal Blade Records et reviennent deux petites années après Vanitas avec ce huitième opus, Desideratum, qui poursuit d’autant plus l’ouverture aux éléments mélodiques, là où le carcan musical initial de violence et de mal-être du binôme misanthrope faisait presque passer ses compatriotes de Birmingham de Napalm Death pour de simples comiques tripiers.

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Interview   

Paul Allender : White Empress, sa réponse à une scène en perdition


Paul Allender a quitté Cradle Of Filth, groupe qu’il avait co-fondé au début des années 90, pour la seconde fois en avril dernier sans grand battage médiatique. En recoupant les propos du guitariste dans l’entretien qui suit, on comprend qu’il avait d’autres aspirations musicales que celles que lui offraient le fameux groupe anglais. Alors voilà, pour lui, aujourd’hui, Cradle Of Filth c’est de l’histoire ancienne : le guitariste qui a déménagé aux États-Unis fait désormais sa nouvelle vie dans les bras de White Empress.

Son ambition est claire et pourra même paraître un tantinet prétentieuse : mettre un coup de pied dans la fourmilière metal et innover, qualifiant White Empress de « lien qui a désespérément manqué à la scène musicale. » Rien de moins. Et pour cause, le guitariste se montre extrêmement critique quant à l’état de la scène metal actuelle, cherchant avec sa musique à se placer au dessus de la mêlée. Nous avons donc interrogé Allender pour mieux comprendre d’où vient White Empress et l’état d’esprit qui anime cette nouvelle formation avec laquelle il vient tout juste de sortir un premier album, Rise Of The Empress.

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Blast Review   

Cavalera Conspiracy – Pandemonium


Max Cavalera, quoi qu’il fasse, sonnera toujours comme Max Cavalera. Il a beau s’exécuter dans diverses formations, sa principale Soulfly, Nailbomb dont l’unique album est toujours sans suite, Cavalera Conspiracy avec son frangin Igor et même le projet collaboratif Killer Be Killed, toutes partagent une même emprunte, une même patte, que l’on associe immédiatement à l’ex-leader de Sepultura. Et avoir sa musique estampillée d’une marque de fabrique, c’est certainement un signe d’accomplissement pour un artiste, mais c’est aussi une lame à double tranchant : comment se renouveler, comment surprendre quand tout ce que l’on fait, quoi qu’on fasse, tend à seulement être des déclinaisons de la même chose ? Pas sûr que Cavalera pose le problème en ces termes. Même pas sûr qu’il pose le problème tout court, l’homme fonctionnant vraisemblablement beaucoup à l’instinct et à l’envie. Et pourtant, son instinct ou son envie l’ont amené à ce troisième album de Cavalera Conspiracy qui, en forçant le trait de la part la plus brutale de sa personnalité, promettait de se démarquer des deux premiers opus et ses autres travaux avec Soulfly.

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CR De Festival   

Fall Of Summer : la science de l’expertise


Oyez, oyez, gentes dames, gents damoiseaux ! A Torcy, en banlieue parisienne, vous êtes invités à célébrer la fin de l’été avec quelques troubadours aux guitares acérées. En effet, le Fall Of Summer vous sert sur un large plateau un programme de mets musicaux variés et pimentés qui devrait vous donner un dernier coup de pied avant de plonger dans l’automne et suivre avec fébrilité les annonces des différents festivals de 2015. Dont celles du Fall Of Summer 2015 ? Le festival saura-t-il trouver son public face à la concurrence ? Saura-t-il durer dans le temps ? Questions importantes certes mais dont les réponses devront attendre un peu. Par contre, il est une question dont nous connaissons déjà la réponse. Est-ce que le festival a réussi sa première ? On dit que l’on a rarement l’occasion de faire une première bonne impression. Qu’en est-il donc ?

Faites-vous votre propre opinion en lisant notre compte-rendu.

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Galerie Photos   

Fall Of Summer @ Torcy, France – 06/09/2014




Galerie Photos   

Fall Of Summer @ Torcy, France – 05/09/2014




Blast Review   

At The Gates – At War With Reality


Amusant comme Carcass et At The Gates, deux des patrons fondateurs du death mélodique, se sont retrouvés avec des carrières parallèles : les deux ont enregistré un – alors – dernier album en 1995 avant de se séparer en 1996 et les deux se sont reformés en 2007 pour proposer ensuite, près de vingt ans après, de manière inespérée, un nouvel opus. Et ce que l’on remarque aujourd’hui, c’est qu’At War With Reality des Suédois profite d’une approche comparable au Surgical Steel des Anglais. Voilà deux œuvres où leurs créateurs ont mis sur la table précisément ce qui était espéré d’eux, que ce soit en termes d’orientation musicale, de production réactualisée ou d’imagerie revenant aux fondamentaux du groupe. Et voilà deux œuvres qui ont été pour l’un et sera pour l’autre applaudi sans retenue par la communauté et la critique, trop heureuse de tant de fidélité et de conformité aux attentes.

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Interview   

Devin Townsend : l’obsession d’un extra-terrestre


« Bonjour, mon nom est Devin et je suis accro ! » Voilà une phrase qui résume bien les excès du Canadien Devin Townsend. Il a beau avoir arrêté l’alcool, les drogues (et même la viande) et toutes ces choses nocives pour la clarté de l’esprit, il a fini avec le temps par déporter son addiction sur la musique, au point qu’il reconnaît lui-même être « arrivé à un point où c’est devenu malsain. » Même Ziltoid, le personnage extra-terrestre sorti de son esprit, est un accro, en l’occurrence accro à la caféine. Alors on devine rapidement que Ziltoid n’est pas qu’un personnage, mais une partie de la personnalité de l’artiste lui-même. Cet artiste qui cherche perpétuellement à se comprendre à posteriori via ses œuvres. A posteriori, car Townsend semble ne pas préméditer ses concepts et parle même de « pilote automatique », alors c’est toujours après coup qu’il se surprend à voir un schéma psychologique se dessiner dans ses œuvres.

C’est ainsi qu’est née cette idée de bataille entre Devin Townsend, l’homme, symbolisé par Sky Blue, le premier disque de son nouvel album Z², et Devin Townsend, l’extra-terrestre sous le personnage de Ziltoid, symbolisé par Dark Matters, le second disque de ce même album. Un projet mastodonte qui s’étend au-delà même de la musique et qui, rien que par la fatigue extrême qu’a dû endurer l’artiste pour le concevoir, cristallise son caractère excessif, obsessionnel et compulsif dont il cherche à avoir la maîtrise. Eh oui, à l’instar de l’album Deconstruction et ses cheeseburgers grotesques, qui aurait cru que se dissimulerait tant de choses derrière une bête histoire de marionnette ? Parce qu’en effet, au départ, tout est parti d’une simple marionnette…

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