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Interview   

Lost Society ne doit rien à personne


Avec No Absolution, Lost Society avait déjà démontré son audace et sa capacité de transformation en dépit des risques vis-à-vis de son public historique, mais quand en plus le ciel nous tombe sur la tête et qu’on est convaincu que l’œuvre sur laquelle on est en train de travailler sera la dernière, il est clair qu’on n’a plus d’état d’âme. Telles sont les circonstances dans lesquelles If The Sky Came Down a été conçu, suite à des événements « tragiques » – même si on n’en connaîtra pas vraiment la nature – ayant touché le chanteur-guitariste-compositeur Samy Elbanna. L’album poursuit la métamorphose de Lost Society, qui est passé d’un crossover thrash à un metal moderne, aussi catchy que musclé, aux influences multiples mais souvent très typées années 2000. A l’image d’un Bring Me The Horizon qu’il admire, Lost Society ne se refuse plus rien, que ce soit des éléments électroniques ou une dimension orchestrale. Comme Samy le dit lui-même : quitte à tenter quelque chose, autant y aller à fond.

Le pouvoir thérapeutique de la musique ayant désormais fait effet – couplé tout de même à une vraie thérapie –, Samy a retrouvé du poil de la bête. C’est confortablement assis dans son tour bus, le groupe venant tout juste de décoller pour sa nouvelle tournée européenne, que le frontman a répondu à nos questions et nous a raconté la genèse d’un album aussi personnel que voué à devenir fédérateur.

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Chronique   

The Dead Daisies – Radiance


The Dead Daisies est l’un de ces groupes qui font dire aux médias que le rock « ne mourra jamais vraiment ». La formation qui a accueilli dans ses rangs de nombreuses pointures telles que Darryl Jones (Rolling Stones, Sting), Charley Drayton (Rolling Stones, Miles Davis, The Cult), John Corabi (The Scream, Mötley Crüe) et plus récemment Deen Castronovo (Black Sabbath, Steve Vai) ne cesse de s’affirmer comme l’un des groupes les plus importants de la scène depuis sa formation en 2012. En 2019, The Dead Daisies recrutait le chanteur-bassiste Glenn Hugues qui rejoignait les guitaristes Doug Aldrich et David Lowy. Brian Tichy est quant à lui de retour et a remplacé Deen Castronovo derrière les fûts. The Dead Daisies reste effectivement un collectif changeant avec néanmoins la prétention d’avoir actuellement le line-up le plus cohérent à l’œuvre derrière Radiance. La tournée promotionnelle d’Holy Ground (2021) a évidemment été interrompue par la pandémie. Sans cet arrêt forcé, Radiance n’aurait probablement pas vu le jour aussi vite. La philosophie est simple : Radiance est le résultat de musiciens qui ont le besoin vital de jouer coûte que coûte.

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Interview   

Lamb Of God : présage de raison


« Nous entrons dans un nouveau chapitre avec le groupe », nous disait le guitariste Mark Morton à l’occasion de la sortie de l’album sans-titre de Lamb Of God en 2020. Un nouveau chapitre semble-t-il marqué par la sagesse. Celle qui les a amenés à atténuer les égos, à revoir leur processus créatif pour revenir aux fondamentaux collaboratifs, à ne pas se prendre pour ce qu’ils ne sont pas et à apprendre du passé pour ne pas revivre les mêmes déboires. C’est d’ailleurs là tout le thème du nouvel album Omens : il faut savoir reconnaître les schémas qui se répètent continuellement pour briser les boucles délétères, les mêmes causes créant les mêmes effets. Ça vaut autant pour la vie de tout un chacun que pour l’humanité et son histoire. Mais la sagesse n’empêche pas la hargne : Lamb Of God s’est assurément nourri du climat de ces dernières années pour engendrer un album particulièrement percutant et virulent.

Nous parlons de tout ceci avec un Randy Blythe sirotant une bière… sans alcool (certains diront que la sagesse à ses limites), rentrant dans les rouages d’un album non seulement conçu « tous ensemble dans la même pièce », mais aussi enregistré live – chant compris – dans un studio ayant autrefois appartenu à Charlie Chaplin. L’occasion pour lui, d’ailleurs, de confesser et expliquer « détester être en studio », à la différence de Mark…

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Chronique   

Strigoi – Viscera


Alors que vient de sortir le nouvel album de Bloodbath, ce club de gentlemen du metal réunis autour du culte du death old school auquel Nick Holmes de Paradise Lost prête sa voix, c’est au tour de Greg Mackintosh, guitariste des Anglais, d’offrir un nouvel épisode de ses escapades en terrain fangeux. Cependant, alors que Bloodbath applique une formule assez rudimentaire dont la vocation ne dépasse pas l’hommage à l’âge d’or du death metal, Strigoi démontre une ambition plus personnelle. Entre Vallenfyre — projet cathartique mené par Greg Mackintosh suite au décès de son père — et Strigoi, l’écart est mince, mais commence à se dessiner plus nettement. A la fois exutoire débridé et retour nostalgique sur les sons de son adolescence, Vallenfyre amalgamait à un death originel fortement chargé de doom des fragments de grindcore, de crust punk et de black metal en un défouloir que le premier album de Strigoi canalisa un peu. La limite entre les deux projets tenait surtout initialement à la raison d’être particulière de Vallenfyre, naturellement parvenue à son terme. Le chapitre du deuil refermé, Strigoi en ouvrait un nouveau, peu différent sur le fond, mais remanié sur la forme. Les inspirations musicales, similaires, y bénéficiaient d’un travail plus approfondi et d’un traitement moins chaotique.

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Interview   

The Dead Daisies : l’éveil dans la lumière


Apporter la lumière aux gens. Telle est la conception qu’a Glenn Hughes du rock ou, en tout cas, la mission qu’il s’est donnée depuis 1992 à la sortie du centre de désintoxication Betty Ford. La lumière, justement, comme son titre l’indique, est au cœur de Radiance, le nouvel album de The Dead Daisies – la lumière au sens à la fois de réconfort et d’éveil spirituel, dont le besoin se fait clairement ressentir aujourd’hui, notamment après deux années et demie de pandémie. C’est d’ailleurs durant cette dernière que l’album a été conçu, empêchant le groupe de retourner au studio La Fabrique où avait été conçu Holy Ground (2021). Radiance est en conséquence une expérience différente de son aînée, à la fois dans sa réalisation qui fut plus difficile et dans son écoute en raison de morceaux globalement plus heavy.

Glenn Hughes étant enfin remis du Covid-19 qui l’a empêché de terminer la récente tournée européenne, nous avons échangé avec lui mais aussi Doug Aldrich pour qu’ils nous parlent de leur expérience à créer Radiance, du message qu’ils souhaitent véhiculer et du renouveau qu’apporte le chanteur au groupe, autant que du renouveau qu’apporte le groupe au chanteur…

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Chronique   

Slipknot – The End, So Far


Chaque sortie de Slipknot est aujourd’hui un évènement, qu’on soit détracteur des neuf ou non. Même coupé de la plupart des dates de soutien par la pandémie, We Are Not Your Kind (2019) témoignait de la popularité toujours vivace de Slipknot, initiateur depuis dix ans de son propre festival, sobrement intitulé Knotfest et arrivé en France en 2019. La formation emmenée par Corey Taylor avait accouché de sa sixième œuvre dans la douleur : Chris Fehn a été remercié et Shawn Crahan devait se remettre du décès de sa fille âgée de vingt-deux ans. Slipknot n’avait donc aucune raison de sortir de sa misanthropie. Ce septième opus intitulé The End, So Far n’entend pas marquer un changement d’état d’esprit. Il n’est pas non plus – a priori – le chant du cygne du groupe. C’est en effet le dernier album en partenariat avec Roadrunner Records qui suit le groupe depuis 1999, mais aussi un album considéré comme la fin d’un chapitre marqué par le deuil ayant débuté avec .5: The Gray Chapter (2014), pas nécessairement la dernière œuvre de Slipknot. The End, So Far a le mérite de soulever une interrogation : quel est le positionnement de Slipknot dans le paysage du metal contemporain aujourd’hui ?

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Interview   

Greg Puciato : de l’autre côté du miroir


L’une des conséquences des périodes d’isolement forcé qu’on a dû endurer pendant la pandémie est qu’on s’est tous retrouvés face à soi-même. Certains l’ont bien vécu, d’autres ont eu le plus grand mal à gérer ce « reflet » et ce qu’ils y voyaient. C’est ce que Greg Puciato appelle la « cellule en miroir », Mirrorcell en anglais, nom qu’il a donné à son second album solo réalisé justement pendant la pandémie et qui retrace son vécu intérieur et son cheminement psychologique durant cette période où il s’est retrouvé seul avec lui-même. Une sorte de journal intime d’un homme qui s’était construit par rapport à son art et son travail, et découvrait maintenant que ça s’était fait au détriment d’autres facettes de sa personnalité. Quelque part, Mirrorcell poursuit le cheminement personnel de l’artiste qui avait donné naissance à son premier album solo, Child Soldier. Frustré et réprimé par l’image unidimensionnelle et « cartoonesque » qu’il pouvait renvoyer avec The Dillinger Escape Plan, il tenait à montrer qu’il était bien plus que ça.

Musicalement, en revanche, Mirrorcell est différent à bien des égards. Simplement parce que, malgré le court écart entre les deux albums, Greg Puciato a vécu de nouvelles expériences. La pandémie évidemment, mais aussi sa rencontre avec des gens comme Jerry Cantrell (Alice In Chains) ou Reba Meyers (Code Orange) qui ont durablement impacté sa vie et donc sa musique. Il est question de tout ceci dans l’entretien encore une fois très introspectif qui suit, où il est également question d’énergie, d’introversion, de valeur intérieure, de trouble du déficit de l’attention et de la manière dont tout ceci influe sur son art et sa vie.

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Chronique   

Bukowski – Bukowski


Même s’il fête cette année ses vingt-cinq ans, l’humeur n’est pas vraiment aux réjouissances pour Bukowski. Le combo d’Île-de-France qui, depuis Amazing Grace en 2009, et surtout The Midnight Sons qui l’a poussé sous le feu des projecteurs en 2011, s’est fait une place de plus en plus solide dans le petit monde du rock et du metal français, vient en effet de traverser la période la plus éreintante de sa carrière après le décès soudain de Julien Dottel fin 2021, bassiste du groupe et frère du chanteur-guitariste Mathieu Dottel. Ultime épreuve après un confinement qu’on imagine particulièrement suffocant pour un groupe qui s’est fait connaître avant tout pour l’intensité de ses prestations scéniques, il aurait pu être le coup de grâce pour Bukowski. Mais le trio restant, épaulé par Max Müller à la basse, a décidé de tenir bon et de poursuivre son chemin en menant à bien la sortie de son sixième album, Bukowski, sur lequel il avait travaillé pendant la période de confinement avec Julien. Avec sa pochette-hommage qui représente justement le bassiste défunt et son titre en forme de manifeste, ce successeur de Strangers (2018) se présente donc comme une synthèse de ce qui fait l’essence du groupe. Deux décennies de carrière, donc, une certaine chaleur, et un son immédiatement reconnaissable, mélange de rock stoner et de metal teinté de hardcore, de grunge voire un peu plus…

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Interview   

Smith / Kotzen : les jours meilleurs arrivent


Entre Adrian Smith et Richie Kotzen, c’est une affaire qui roule. Déjà, le premier album a profité d’une très belle réception, mais huit mois plus tard, ils nous gratifiaient déjà d’un EP au format vinyle, qui est désormais réédité en CD agrémenté de titres live issus de leur première tournée. Et maintenant, les deux guitaristes songent déjà à un second album !

En tournée aux Etats-Unis avec son trio solo, posé sur un parking près de son tour bus, Richie Kotzen – qui avant de se lier d’amitié avec son compère était un fan d’Iron Maiden de la première heure – a répondu à quelques questions pour nous, afin de compléter la vision du duo qu’a pu nous donner Adrian Smith l’année dernière à l’occasion de la sortie de l’album, et de nous donner son ressenti de la collaboration, qui s’est donc poursuivie en live et sur quatre titres supplémentaires.

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Chronique   

Lost Society – If The Sky Came Down


Lost Society ne peut plus totalement se reposer sur les lauriers de ses trois premiers albums et le public ne peut plus vraiment considérer les Finlandais comme des « jeunes prodiges ». En effet, Lost Society officie depuis douze ans maintenant et s’est démarqué comme l’une des formations les plus importantes pour le « thrash-revival » de ces dernières années, s’il y en a vraiment eu un. No Absolution (2020) démontrait la volonté du groupe de « gonfler » son identité sonore et d’embrasser des penchants moins extrêmes, quitte à ce que les éternels puristes les qualifient de « vendus ». Une pandémie et le départ du batteur Ossi Paananen plus tard, remplacé par Taz Fagerström, Lost Society ne se pose plus aucune question. Ménager les fans de la première heure est hors de question, les Finlandais composent de la musique qui reflète leur état d’esprit et ce qu’ils écoutent eux-mêmes en créant. If The Sky Came Down symbolise pour le groupe ce besoin de ne pas se voir accoler la même étiquette et surtout, cette capacité à faire ce qu’il veut sans se soucier du reste. L’ère Fast Loud Death (2013)-Braindead (2016) paraît désormais bien loin.

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    Helloween + Existance @ Paris
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