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Interview   

Nostromo vogue vers son avenir


« Nous ne renquillions pas pour venir beurrer des sandwichs ou pour enfiler des perles. » Ça a le mérite d’être clair. Depuis l’annonce de son retour fin 2016, Nostromo n’a eu de cesse de faire parler de lui, que ce soit avec une tournée en première partie de Gojira, avec le deux-titres Uraeus ou maintenant avec un nouvel EP, intitulé Narrenschiff, qui démontre le haut niveau de forme de la formation suisse. Conscients de l’opportunité unique qui s’offre à eux face à l’engouement entourant leur retour, les membres de Nostromo se donnent à fond… quitte à ce qu’il y ait un peu de « casse » ou, disons, quelques mises au point. Ça a été le cas avec le batteur Maik qui a été poussé vers la sortie, remplacé par l’ex-Mumakil Maxime Hänsenberger pour des raisons que nous expliquent Jérôme et Lad ci-après.

C’est donc ambitieux, mais sans perdre pied avec la réalité, que Nostromo avance, montant progressivement en puissance jusqu’à un nouvel album qui est déjà dans les tuyaux, et sans perdre de vue son sens de l’audace, songeant déjà à de nouvelles collaborations ou à tirer profit de l’expérience de Lad en matière de musique électronique. Nous parlons de tout ceci avec les deux compères.

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Chronique   

Periphery – IV: Hail Stan


Quoi qu’on en dise, Periphery est désormais l’un des poids lourds de la scène metal contemporaine. Depuis son premier opus sobrement intitulé Periphery (2010), le groupe emmené à l’origine par Misha Mansoor a multiplié les efforts avec une régularité sans failles jusqu’à tout rafler avec Periphery III: Select Difficulty (2016) (Top 25 dans le Billboard 200, grammy pour le titre « The Price Is Wrong », des millions de streams). Le groupe a même démultiplié son activité, que ce soit par des projets annexes tels qu’Haunted Shores puis l’électronique Four Seconds Ago, les divers cours donnés par les musiciens qui se rejoignent lors du Periphery Summer Jam et surtout la fondation de leur propre label, 3DOT Recordings. En somme, Periphery a une approche tentaculaire de la musique. Il a en outre toujours recherché une forme d’innovation, que ce soit sur le plan sonore, technique ou celui de la production, parfois avec succès (l’EP Clear en 2014), parfois de manière plus timorée avec des redites, à l’instar de Periphery III. Periphery IV: Hail Stan est un autre animal. Il est le premier album réalisé sous 3DOT Recordings, ce qui a pour conséquence l’absence de la moindre entrave. Periphery s’est mis en quête de la liberté la plus totale.

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Interview   

Whitechapel : évoluer par la thérapie


Le nouvel album de Whitechapel vient des tripes. Ses textes représentent une thérapie pour son chanteur Phil Bozeman et, espérons-le, pour d’autres auditeurs. Et la teneur sombre des paroles se veut en symbiose avec la direction musicale du disque. En effet, si Phil a pour habitude d’attendre que la base musicale soit faite, le guitariste Alex Wade nous explique lors de cet entretien que le groupe n’a néanmoins pas hésité à réadapter des éléments musicaux afin de mieux coller au travail du chanteur.

Alex Wade nous dit également comment Whitechapel envisage et travaille son évolution, que ce soit celle de sa musique ou celle du line-up (le groupe n’a toujours pas de batteur attitré suite au départ de Ben Harclerode), avec un délicat équilibre dans l’ajustement de détails musicaux et le processus d’enregistrement, apportant de nouvelles sonorités, tel le développement du chant clair, tout en restant fidèle à l’état d’esprit propre à Whitechapel.

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Chronique   

Devin Townsend – Empath


Devin Townsend est, et ce depuis longtemps maintenant, incontestablement synonyme de créativité dans la scène metal, justement parce qu’il a su en partie s’en extraire sans la rejeter totalement. La vision débridée de la musique de l’artiste a été dernièrement plébiscitée lorsqu’on constate le succès des lives au Royal Albert Hall (2015) ou plus récemment Ocean Machine (2018). Pour autant, Devin Townsend avait l’impression d’être limité par les carcans d’un groupe de metal progressif, ce qui l’a amené à mettre un terme au Devin Townsend Project et à se concentrer sur un nouvel opus en solo. Empath peut se présenter sous la forme d’un défi que s’est lancé l’artiste : mélanger une pléthore de styles de musique et tout de même réussir à créer un ensemble cohérent. En réalité, Devin Townsend veut insister sur la nécessité d’observer les choses selon divers points de vue, d’appréhender les réflexions qui nous sont extérieures. Ainsi, grâce à un travail gargantuesque de production et d’écriture, Empath est une réalisation complètement ouverte, une ode à l’anti-compartimentation.

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Interview   

Yngwie Malmsteen : le blues d’un solitaire


Non, toute la musique qu’Yngwie Malmsteen aime, elle ne vient pas de là, elle ne vient pas du blues – tout du moins, pas uniquement. Les habitués du guitariste le savent, ses références sont plutôt à aller chercher d’abord du côté des Vivaldi ou Paganini, c’est d’ailleurs ainsi qu’il a façonné son style qu’on qualifie aujourd’hui de néoclassique. Pourtant, l’apport du blues chez le Suédois n’est pas à négliger : c’est d’ailleurs par là, comme beaucoup de guitaristes de rock, qu’il a commencé, et c’est du blues qu’il a hérité son expressivité, plus que son usage des gammes. Le blues s’est donc toujours immiscé ici et là dans son jeu, dans ses albums, dans ses concerts, et il n’est donc pas si surprenant qu’après s’être essayé à l’acoustique et au symphonique (au sens premier du terme), il se lance aujourd’hui dans un hommage au blues rock avec son nouvel album Blue Lightning.

C’est donc pour défendre ce dernier que nous avons joint le guitariste par téléphone, ravi de parler de son rapport au blues, d’expliquer son approche très instinctive de la musique et de corriger certaines idées reçues, notamment le fait que la musique classique ne s’improviserait pas. Yngwie Malmsteen, c’est aussi un musicien qui a une vision très claire de ce qu’il veut et qui ne laisse aucune place, d’un point de vue créatif, à ses collaborateurs, ce qui lui a valu quelques frictions avec d’anciens chanteurs et d’être souvent traité de mégalomane arrogant. Il suffit d’ailleurs de voir sur Blue Lightning : il s’est occupé de tout, du chant à la production. Pour mieux faire comprendre sa démarche, il nous explique également sa philosophie dans l’entretien qui suit.

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Live Report   

Slash oublie son passé, perd son efficacité


Un Zénith complet, l’homme au haut de forme et sa bande continuent d’attirer les foules. Belle performance ! Surtout avec un album, Living The Dream, dont on pourrait arguer qu’il est en-deçà des productions précédentes, comme Apocalyptic Love, premier disque sous la bannière « Slash Featuring Myles Kennedy and The Conspirators » (SMKC pour les intimes) ou le « Slash » en solo. Mais le passé est le passé. Et ce n’est pas Slash qui dira le contraire, nous y reviendrons.

En ouverture, Altitudes And Attitude, nom étrange, évoquant un magasin de meubles branché ou un cabinet de replacement. Que nenni, il s’agit d’un groupe de rock, créé par deux coquins bassistes sortis du Big Four : David Ellefson et Frank Bello ! Megadeth et Anthrax. Les deux musiciens ont récemment sorti leur premier album, Get It Out, aux compositions bien plus rock que hard finalement. Loin du thrash de leurs formations respectives assurément. Les acteurs sont en place. Et vous ? Trop tard, nous entrons dans le Zénith.

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Interview   

L’esthétique multi-face de Mark Morton


Sortir un album solo quand on est guitariste d’un groupe de metal, c’est presque un passage obligé. Besoin de reconnaissance, envie de montrer la palette de son jeu dans un autre cadre, toutes les raisons sont bonnes. Mark Morton, guitariste du groupe américain Lamb Of God, se lance dans l’aventure. Mais peut-on réellement parler d’un album solo ? Pas réellement : Anesthetic est plutôt un album de collaborations, qui en effet offre à Mark Morton un grand terrain de jeu pour exprimer son talent et sa polyvalence bien au-delà du metal punchy de sa formation principale.

Mark Morton revendique le fait d’avoir travaillé avec une foule de gens aussi prestigieuse que variée, tant pour la composition que pour la production. Sorti la semaine dernière, Anesthetic avait déjà fait parler de lui rien que par le tout premier titre dévoilé : une collaboration avec Chester Bennington, le chanteur de Linkin Park décédé il y a maintenant deux ans, qui nous lègue une prestation remarquable. Bien entouré, s’offrant également les services de gens tels que Mark Lanegan ou Steve Gorman, le guitariste a aussi joué les fanboys. Nous avons rencontré Mark Morton lors d’un passage à Paris pour nous parler de l’album.

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Chronique   

Vltimas – Something Wicked Marches In


Après le retour discographique d’Aura Noir l’an dernier, le guitariste Rune Eriksen (ex-Mayhem) semble avoir clairement décidé de revenir au premier plan de la scène extrême, cette fois avec une toute nouvelle formation, en privilégiant les atmosphères lugubres qui ont fait sa force. Vltimas fait ainsi office de super-groupe de black/death, Rune étant accompagné de l’ex-Morbid Angel David Vincent et de Flo Mounier, batteur de Cryptopsy. Produit par Jaime Gomez Arellano (Mayhem, Paradise Lost, Orange Goblin), Something Wicked Marches In est le premier opus d’une formation au bagage extrême conséquent. De quoi largement allécher.

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Interview   

Embryonic Cells : trouver sa place


L’objectif de tout groupe de compo qui souhaite exister médiatiquement est de trouver son identité et sa place dans le paysage musical. Cela ne veut pas nécessairement dire être le plus original possible, mais trouver ce qui le définit le plus et ce qui lui permet de se démarquer artistiquement. C’est valable tant pour une entité de groupe que pour les musiciens qui la composent, qui ont tous un rôle dans l’équilibre sonore général.

C’est cette recherche qui a été au cœur de cet entretien d’Embryonic Cells et de son claviériste Pierre le Pape (Melted Space), à l’occasion de la sortie du nouvel album Horizons. Pierre nous parle du positionnement du groupe vis-à-vis de ses influences, d’un point de vue musical comme en termes de production. Et plus personnellement, il nous décrit avec enthousiasme à quel point il envisage différemment son rôle de claviériste en comparaison de son autre projet Melted Space.

Trouver sa place a été le combat de toute une carrière, dans la mesure où, ne serait-ce que pour exister et perdurer en tant que groupe, le chemin a été laborieux et difficile. C’est pourquoi nous sommes revenus avec Pierre sur les débuts de la formation.

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Live Report   

Obscura et ses amis : l’évolution émergente du death metal


Fort de son succès depuis Cosmogenesis paru en 2009, le quatuor Obscura revient en France dans le cadre d’une tournée européenne en tête d’affiche. Avec cinq albums à son actif, les Allemands ont largement matière à produire une setlist riche retraçant leur discographie en faisant honneur à leur carrière démarrée en 2002, même s’ils sont bien entendu de passage par chez nous pour présenter le remarquable Diluvium paru l’année passée.

Ces dates axées death technique et progressif pouvaient être annoncées comme immanquables pour les aficionados du style puisque le plateau réunissait également deux grosses figures montantes de la scène US, Fallujah et Allegaeon, qui à ne pas douter marqueront l’année 2019 puisque les deux formations prometteuses proposeront de nouvelles parutions dans les prochains jours. Ce sont les Québécois de First Fragment qui auront l’honneur d’échauffer les nuques pour cette tournée, où nous nous sommes rendus sur deux dates françaises pour immortaliser ce moment, par la photographie sur Paris, et par l’écrit sur Lyon.

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    Slash @ Paris
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