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Interview   

Septic Tank : Lee Dorrian, sacré punk


On le connaît comme l’un des patrons du doom, mais avant toute chose, Lee Dorrian est un authentique punk ! Après tout, ne l’a-t-on pas d’abord connu comme frontman de Napalm Death, groupe ayant posé les jalons du grindcore, poussant le punk hardcore à de nouveaux niveaux de violence ? Avant ça encore, durant son adolescence, Dorrian a œuvré en la qualité de rédacteur en chef du fanzine punk de Coventry Committed Suicide et organisait de nombreux concerts dans le milieu, sans parler de son militantisme, notamment pour les droits des animaux. Bref, Lee Dorrian est un punk et, quand on le sait, on comprend mieux la discographie insolite et hétéroclite de Cathedral, groupe ayant certes marqué profondément le doom et le stoner, mais ayant aussi toujours fait fi de toute forme de règle.

Alors quand il revient aux côtés de son fidèle guitariste et ami Gary Jennings, ainsi que le bassiste Scott Carlson (un autre ex-Cathedral) et le producteur Jaime Gomez Arellano (qui pour l’occasion passe à la batterie) pour faire revenir Septic Tank d’entre les morts, groupe punk hardcore qui n’aura d’abord vécu qu’une journée en 1994, on ne sera pas si surpris. Le groupe vient de sortir son premier album au titre évocateur, Rotting Civilisation, et on aura pas résisté à l’envie d’en savoir plus, pour qu’il nous parle de sa passion pour le hardcore et de ce jeune punk qui même à cinquante berges vit toujours en lui.

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Chronique   

Little Caesar – Eight


Parfois, les travers de l’industrie musicale ont tué les carrières de groupes prometteurs dans l’œuf. Paradoxalement, Little Caesar est toujours là pour en témoigner. Autrefois promis à un grand avenir avec deux albums supportés par David Geffen et un succès dans les charts, le groupe du chanteur Ron Young s’est heurté aux effets de mode dont le glam et au monde retors du business musical d’alors. Si on ajoute à cela une réputation galvaudée de bikers violents (en majeure partie fondée sur l’apparence des membres du groupe et leurs nombreux tatouages), Little Caesar est passé du statut de promesse « bankable » à groupe sans soutien, devenu désuet et qui se sépare en 1992 (cf. notre interview pour en apprendre plus sur l’histoire du groupe). Il a fallu attendre 2001 pour voir le groupe se reformer et effectuer une série de concerts, avant de réaliser un nouvel album en 2009. Ce qui a permis à Little Caesar de traverser les années malgré les péripéties et d’accoucher d’Eight (leur huitième disque et premier avec le guitariste Mark Tremalgia), c’est avant tout une philosophie inébranlable et une orientation musicale qui a su rester honnête.

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Interview   

Mark Tremonti, le romancier


Il y a Mark Tremonti le fan de heavy/speed metal, et Mark Tremonti le guitariste qui nous fait de plus en plus profiter de cette passion à travers de gros riffs dans son projet solo Tremonti, mais aussi son groupe principal Alter Bridge, et puis il y a Mark Tremonti le littéraire qui dévore les romans fantastique et de science fiction. Une facette du personnage qu’on connait un peu moins mais qu’on va apprendre à connaître grâce à son nouveau disque : A Dying Machine.

En effet, si dans la forme le quatrième album de Tremonti poursuit dans la lignée de ses prédécesseurs, dans le fond il s’agit d’un ambitieux concept où la musique se voit accompagnée d’un roman écrit en collaboration avec l’auteur cyber punk John Shirley, et qui pourrait bien même être porté à l’écran… En résulte une approche différente du processus créatif, plus réfléchie, moins spontanée, mais pas moins efficace dans le rendu. On discute de tout ça avec le principal intéressé.

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Chronique   

Tremonti – A Dying Machine


Mark Tremonti se porte bien, merci pour lui. Que ce soit avec Alter Bridge ou son projet solo qui nous a gratifié de l’efficace doublette Cauterize (2015) et Dust (2016), le guitar hero ne compte pas lever le pied et continue de partager son enthousiasme. Cet entrain, il est transparent lorsqu’on s’intéresse à sa nouvelle entreprise, un album concept jumeau d’un roman co-écrit avec l’auteur cyber punk John Shirley : A Dying Machine. Fervent amateur de littérature, l’idée d’une « machine en train de mourir » paraissait à Mark Tremonti l’occasion de s’essayer à la création d’une histoire et d’un univers auxquels sa musique se subordonnerait. A Dying Machine, quatrième opus solo du guitariste, est une expérience qui se doit d’être accompagnée par le texte, ou au moins envisagée avec lui.

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Interview   

DeWolff : l’énergie sans filtre


Pour Dewolff, le rock des années 60 et 70 n’est pas seulement une influence musicale, c’est l’inspiration d’un état d’esprit et d’une manière de travailler authentiques.

Pour ce trio composé de frères et d’amis d’enfance, faire de la musique ne se résume pas à reproduire le plus fidèlement un son, il s’agit de vivre pleinement l’expérience de l’instant que la musique de cette époque leur inspire. C’est donc naturellement de jams, d’enregistrement live, d’analogique et évidemment de scène, ultime espace d’expression, dont il est question ici, la scène ayant été l’inspiration principale du nouveau disque Thrust.

Entretien avec le guitariste Paolo Van De Poel.

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Live Report   

The Dead Daisies : Bienvenue chez le fleuriste


En ce 6 mai 2018, la chaleur est estivale sur Paris. Conditions idéales pour que s’épanouissent marguerites aussi mortes soient-elles et roses aussi nouvelles soient-elles. Côté The Dead Daisies, mine de rien, quatre albums déjà dont le récent Burn It Down que le groupe défend au cours d’un Burn It Down World Tour qui passe par le Trabendo. Pour compléter le bouquet, The New Roses s’ajoutent. Les Allemands que certains d’entre vous ont pu voir à Petit Bain avec Audrey Horne en début d’année, et qui ont sorti One More For The Road en août 2017, ouvrent donc le bal. Prêt à une soirée chez le fleuriste ? Entrez avec nous dans le Trabendo prendre votre dose de parfum rock’n’roll.

19H20, plus tôt que l’horaire prévu, les roses allemandes déploient leurs pétales. Et dès le premier titre « Every Wild Heart », le groupe germain nous emmène au cœur de l’Amérique avec son hard rock très mélodique. Timmy Rough prend son rôle de leader à cœur et sollicite le public dès le deuxième titre. Norman Bites, guitariste solo, assure une grande partie de l’animation multipliant les clins d’œil, les grimaces, jouant avec les photographes pour lesquels il prendra la pose. Sympa ! Et très cohérent avec la bonne humeur qui ressort de la prestation des Allemands.

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Interview   

Disconnected, l’aura du colosse


Disconnected, c’est un de ces projets qui semblent dégager une aura particulière affectant tous ceux qui l’entourent. Et si le groupe a connu des débuts laborieux, à partir du moment où Adrian Martinot a repris les choses à la base, ceux qui croisent son chemin en tombent amoureux, à l’instar du coup de foudre éprouvé par le batteur Aurélien Ouzoulias, pourtant très occupé.

Avec un panel d’influences assez large, Disconnected a su construire son style propre, un véhicule pour le message qu’il fait passer à la fois par son nom et le fil rouge de son nouvel album, White Colossus : notre déconnexion, dans nos sociétés actuelles, de la vie réelle. Alors que la musique a souvent cette fonction d’échappatoire, peut-être que celle de Disconnected aura, au contraire, celle de reconnecter les gens.

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Live Report   

G3 : Cérémonie de la guitare sur seine


Juste après que Michel Sardou a fait ses adieux, La Seine Musicale, toute récente salle des environs de Paris, a accueilli les amateurs de guitare le temps d’une soirée. Joe Satriani revient en effet avec le G3 à travers l’Europe. Ce projet lancé par le guitar hero permet de mettre en avant plusieurs autres grands maîtres de la six cordes comme Steve Vai, Yngwie Malmsteen, Steve Morse de Deep Purple, Robert Fripp de King Crimson et tant d’autres. Pour cette tournée, Satriani emmène avec lui John Petrucci de Dream Theater et Uli Jon Roth, l’ex-guitariste de Scorpions.

L’occasion pour nous de profiter de morceaux rares en concert des répertoires solos des musiciens, dans une salle à l’acoustique irréprochable. Alors on entre dans ce grand bâtiment à la fière allure, et l’on s’assoit pendant que les fanatiques de l’instrument viennent se coller au premier rang pour prendre quelques photos des setlists et des guitares déjà disposées sur scène.

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Interview   

Alkaloid dévoile son anatomie


En 2014 la planète Obscura se heurtait aux différents créatifs et voyait une fraction substantielle de son line-up – le batteur Hannes Grossman et le guitariste Christian Münzner – s’en détacher pour prendre une autre trajectoire. Un satellite parti capter d’autres talents – le chanteur-guitariste et compositeur professionnel Morean (Dark Fortress), le guitariste Danny Tunker (Abhorrent, ex-Aborted) et le bassiste Linus Klausenitzer (Obscura) – afin de former un nouvel astre : Alkaloid. Inutile de préciser qu’avec un line-up pareil, le premier album, The Malkuth Grimoire (2015), était voué à devenir une bombe death technique/progressif. Ce qu’il est devenu au-delà de toute espérance.

Ainsi nous avions hâte de voir quelle forme pourrait prendre la formation pour la suite. Et la suite, c’est Liquid Anatomy, un album qui démontre la nature protéiforme d’Alkaloid, libre de toute contrainte – ou presque -, dessinant des mondes aux extrémités de la science, là où cette dernière se frotte à la fiction.

Nous avons (très) longuement discuté avec Hannes Grossmann et Morean (qui a pris le temps de répondre à nos questions malgré la production d’un opéra qui l’accapare énormément actuellement). S’ils se divisent et se charrient au sujet d’un groupe tel que Rush, ces deux-là semblent s’être très bien trouvés dans leurs visions artistiques ! Ainsi ils nous font entrer dans les méandres musicaux et thématiques – à coup de rapport à la science, à la religion ou même à Lovecraft – d’Alkaloid. L’occasion également de revenir sur le split d’Hannes avec Obscura, et autant dire que, malgré le recul, ce dernier n’est pas tendre !

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Chronique   

Sleep – The Sciences


2018 s’annonçait déjà une année enthousiasmante pour les fans de doom, qu’on pense au retour de Mournful Congregation en mars ou au nouvel album de Yob qui se profile. Mais personne n’aurait pu s’attendre à un miracle tel que celui qui s’est produit le 20 avril dernier, lors de LA journée des stoners (à l’américaine, on l’écrit 04/20) : presque sans effet d’annonce, les Américains de Sleep ont dévoilé au monde The Sciences, sorti sur le label de Jack White, Third Man Records, comme pour donner à tout le monde une raison de plus de se frotter les yeux. Il s’agit du premier album du trio depuis le légendaire Dopesmoker enregistré il y a pas moins de 20 ans (et sorti bien plus tard, après pas mal de déboires qui ont conduits le groupe à l’arrêt). Malgré la sortie du single The Clarity en 2014, un nouveau Sleep semblait plus tenir du fantasme que de la réalité. Quand bien même cette sortie impromptue n’a pas laissé le temps aux fans de nourrir des attentes démesurées, on écoute tout de même The Sciences pour la première fois avec un mélange d’enthousiasme vorace et d’appréhension, les réunions de groupes des années 90 étant pléthores en ce moment et pas toujours motivées par les raisons les plus nobles. Mais comme pour parachever le miracle, le trio ne déçoit pas.

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    Myrath + Manigance @ Montauban
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