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Interview   

Revocation ou la prose de l’extrême


Qui a dit que le death metal était une musique de brutes ? Certainement pas David Davidson. En tout cas, pas plus que le jazz, pourtant souvent considéré par les profanes comme de la musique d’ascenseur, tandis que Davidson y voit tout autant une forme d’agressivité artistique, car pour lui, tout est une affaire de tension. Car si avec le nouvel album de Revocation, intitulé The Outer Ones, le guitariste-chanteur s’est surtout attelé à créer un album death metal sombre et tranchant, il n’en est pas moins fasciné par « la langue du jazz » qu’il étudie régulièrement et qui se fraye un chemin jusque dans ses morceaux, à l’instant d’une variété de styles de musique.

Mais au-delà de ces considérations purement musicales, qu’il évoque avec beaucoup de pertinence, The Outer Ones est avant tout un hommage à la littérature de science-fiction et d’horreur, en particulier H.P. Lovecraft (le chouchou des groupes de metal), dont il se sert des histoires comme base pour ses chansons. Mais pas uniquement, puisqu’il s’est aussi lui-même prêté à l’exercice le temps d’un morceau. Voici en substance les sujets dont nous discutons ci-après avec David Davidson.

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Chronique   

Behemoth – I Loved You At Your Darkest


Difficile pour Behemoth d’entreprendre sereinement le successeur de The Satanist (2014), tant ce dernier album a été plébiscité, à raison. Nergal avait réussi à imposer une véritable patte artistique dans un genre extrême, jusqu’à devenir une référence incontournable, nécessaire même. L’attitude logique serait de continuer dans la lignée de The Satanist, en améliorant par touches infimes ce qui pouvait l’être. Mais Behemoth n’a que faire de considérations de ce genre : avec I Loved You At Your Darkest, onzième album du groupe, l’objectif de Nergal était d’incarner ni la continuité, ni un retour arrière, mais de proposer un album unique, ce qui est au final la meilleure formule possible et également celle que Behemoth a toujours suivi avec succès.

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Interview   

Hardcore Superstar : indomptable et inébranlable


Inutile d’essayer, Hardcore Superstar est indomptable. Les Suédois font ce qu’ils veulent, comme ils veulent, quitte à contrarier certains fans ou se mettre à dos des maisons de disques. Fervent défenseur du rock n’ roll dans sa forme, à la fois, la plus libre et divertissante, y compris dans son penchant commercial comme expérimental, Hardcore Superstar revient aujourd’hui, exactement vingt ans après leur premier album, avec You Can’t Kill My Rock N’ Roll. Une ode à la ténacité et l’obstination du groupe, mais aussi une incitation à lâcher prise et faire la fête. Attention tout de même à ne pas trop abuser des bonnes choses : Adde nous raconte, entre autres, comment ses deux premières années orgiaques dans le groupe ont failli avoir raison de sa santé.

Amoureux des riffs de guitare et principal compositeur du groupe avec le bassiste Martin Sandvik, le batteur nous parle des dessous de You Can’t Kill My Rock N’ Roll, et notamment le revirement de style qui a été opéré en plein processus de composition. Un album « écrit pour être comme la bande originale de [leurs] vies », aux multiples références et nous servant de prétexte pour en savoir un peu plus sur Adde et son rôle, pas si commun, de batteur-compositeur.

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Chronique   

Coheed And Cambria – Unheavenly Creatures


Si The Color Before The Sun (2015) montrait un visage plus simple de Coheed And Cambria, avec pour seul objectif l’efficacité des compositions, certains fans regrettaient la mise en pause de la saga de science-fiction The Amory Wars. L’absence d’album-concept, une habitude pour Coheed And Cambria, n’a pas convaincu tout le monde malgré la qualité certaine de The Color Before The Sun. Alors quand le groupe annonce qu’il reprend The Amory Wars par le biais de l’album Unheavenly Creatures, c’est une certaine excitation qui entoure la sortie du neuvième album des New-Yorkais. Unheavenly Creatures embrasse à nouveau toute la complexité narrative et l’univers cher à Coheed And Cambria.

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Interview   

Le guide de la survie par Riverside


Le deuil est toujours un moment compliqué à vivre, en particulier pour un groupe, non seulement à un niveau affectif mais aussi pour toutes les questions que cela soulève. Le deuil du guitariste de Riverside Piotr Grudziński, Mariusz Duda, le chanteur-bassiste et tête pensante du groupe, l’a affronté à trois reprises comme il fait remarquer lui-même : deux albums de son projet solo Lunatic Soul et désormais un nouvel album de Riverside, Wasteland, qui fait table rase, ou presque, et ouvre une nouvelle ère.

L’album inaugure ainsi une nouvelle géométrie pour Riverside, en trio, Mariusz Duda récupérant en majorité la fonction de guitariste. Si l’album est l’un des plus sombres du groupe, point de déni ou de réelle colère, Riverside en est aujourd’hui à l’acceptation. Le groupe regarde vers le vaste horizon de l’avenir, dans un monde dévasté par l’apocalypse, où il faut lutter pour sa survie mais où tout reste entre nos mains. Riverside élabore ainsi un album conceptuel, dans lequel chacun y verra les analogies qu’il voudra. Nous en discutons avec Mariusz Duda ci-après.

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Chronique   

Riverside – Wasteland


Riverside aurait eu toutes les raisons de mettre un terme à son parcours. Le groupe a traversé l’une des pires épreuves qui soient avec la perte de son guitariste Piotr Grudziński décédé le 21 février 2016, soit à peine un an après la sortie de Love, Fear And The Time Machine (2015). Depuis la disparition de Piotr, le groupe a sorti Eye Of The Soundscape (2016), collection de titres atmosphériques sur lesquels le guitariste avait travaillé. Il a fallu deux années pour Riverside afin de revenir avec un nouvel album, réalisé en trio cette fois, avec Mariusz Duda qui fait office de guitariste pour les parties rythmiques. Le titre de ce nouvel opus, Wasteland, est on ne peut plus à propos : le groupe fait table rase et a conscience qu’il faut se métamorphoser pour évoluer.

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Interview   

Slash & Myles Kennedy : un rêve, une réalité


Vous avez l’impression que Myles Kennedy est partout ? Vous avez raison, il l’est ! Non content d’avoir marqué les esprits en début d’année avec son album solo, ainsi qu’une tournée en soutien de ce dernier, il revient désormais coup sur coup avec Alter Bridge et l’enregistrement de son live événement au Royal Albert Hall de Londres en compagnie d’un orchestre, et un troisième album au côté de Slash et les Conspirators. Pourtant, la reformation inespérée de Guns N’ Roses, et donc la mise en parenthèse de la carrière solo du guitariste chapeauté, laissait planer un doute sur l’avenir des Conspirators.

Doute désormais dissipé : les voilà bel et bien de retour, ayant repris les affaires là où ils s’étaient arrêtés pendant la tournée World On Fire. Living The Dream est un album dont la conception a bénéficié de deux avantages : conçu initialement sur la route, nourri par l’énergie des concerts, il a ensuite profité d’un temps d’incubation de deux années. Et c’est en début d’année que tout le groupe s’est retrouvé au studio Snakepit, entouré de dinosaures et sous les regards de Lemmy et autres nonnes diaboliques, afin de boucler l’opus en deux temps trois mouvements. Mais laissons le chanteur Myles Kennedy nous raconter tout ceci.

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Chronique   

Slash – Living The Dream


Si Slash n’a pas sorti de nouvelle musique depuis quatre ans, ce dernier n’a pas pour autant profité de ce laps de temps pour se laisser aller. C’est évidemment le contraire, que ce soit par une tournée de dix-huit mois à travers le monde avec Myles Kennedy And The Conspirators pour World On Fire (2014) ou la réunion avec Axl Rose et Duff McKagan au sein de Guns N’ Roses. Ce tour des plus grandes scènes et stades n’a pas altéré l’envie de Slash de rempiler avec Myles et The Conspirators pour proposer ce qui est son quatrième album solo, Living The Dream. Slash s’est donc à nouveau associé avec Myles Kennedy, le bassiste Todd Kerns, le batteur Brent Fitz et pour la première fois le guitariste rythmique Frank Sidoris qui officiait déjà en live. Living The Dream ne déstabilisera personne, l’approche caractéristique de Slash est bien présente avec néanmoins la volonté de varier les plaisirs.

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Interview   

Ultraphonix : ni règle, ni contrainte


« Je ne vais pas ralentir. La créativité frappe par vagues et quand elle frappe, parfois elle dure un petit moment, et alors tu dois surfer sur la vague. C’est une responsabilité morale. » Voilà dans quel état d’esprit se situe aujourd’hui le guitariste George Lynch. Il suffit de dresser la liste de ses groupes et projets actuels : Lynch Mob, Sweet & Lynch, KXM, The Banishment, The End Machine (avec ses compères instrumentistes de Dokken, dont on apprend un peu plus ci-après), sans oublier Dokken avec qui il fait des reformations épisodiques. Mais le groupe qui nous intéresse pour l’heure est Ultraphonix, avec qui il vient de sortir un véritable OVNI : l’album Original Human Music.

Collaborant avec le chanteur Corey Glover (Living Colour), le bassiste Pancho Tomasello (ex-WAR, Philm) et le batteur Chris Moore, George Lynch prend plaisir à naviguer entre les styles – metal, funk, blues, psychédélique, etc. -, sans grand souci de cohérence, ni réflexion très poussée, pour un résultat aussi étonnant que qualitatif. Des nouvelles perspectives que lui offrent un tel projet sur son jeu de guitare, jusqu’à son attachement à l’expression militante dans le rock, George Lynch partage avec nous sa personnalité éclairée.

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Chronique   

Revocation – The Outer Ones


Revocation fait partie de ces groupes de death intégralement dédiés à leur musique, étant donné le rythme effréné qu’il s’impose. Malgré un agenda de concerts extrêmement fourni, Revocation parvient à tenir la cadence en proposant un nouvel album tous les deux ans en moyenne. Cette fois encore, le groupe propose son huitième album deux ans après Great Is Our Sin. Compte tenu des aspects progressifs intégrés à son style, on pourrait imaginer que ces délais très courts pourraient être au détriment de la musique. The Outer Ones prouve qu’il n’en est rien, Revocation se paie même le luxe de concilier efficacité et sophistication.

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