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Blast Review   

Wovenwar – Wovenwar


Wovenwar, nouveau groupe fondé par les anciens musiciens d’As I Lay Dying – défunt suite à l’incarcération du chanteur Tim Lambesis qui a écopé de six ans de prison ferme pour avoir engagé un tueur à gage contre sa femme – en compagnie du chanteur Shane Blay (Oh, Sleeper). Autant le dire tout de suite, la musique de cette nouvelle formation se démarque nettement d’As I Lay Dying. Étonnant comme l’absence d’un seul homme, d’un hurleur/chanteur, peut à ce point changer l’identité d’un ensemble de musiciens. A moins qu’ils aient délibérément souhaité prendre leurs distances avec leur ancien groupe, et donc leur ancien frontman et ainsi dissocier leur musique du caractère violent de l’acte envisagé qui a fait condamner ce dernier. C’est peut-être tomber dans des théories farfelues que d’avancer ceci, mais c’est ce que le net recul de l’agressivité dans la musique des quatre musiciens pourrait laisser entendre. Peut-être était-ce, après tout, simplement une occasion de passer et s’essayer à autre chose. Et peut-être aussi que le metalcore, tel qu’As Lay Dying le pratiquait, commençait à s’user et être passé de mode…

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Interview   

Eluveitie : l’alliance celtique


Il ne faut pas s’y tromper avec son titre, Origins, le nouvel album d’Eluveitie ne se veut pas un retour à quelque source musicale que ce soit. Pas que le combo suisse ait viré de bord ou vraiment changé avec le temps, après tout, il reste fidèle au folk metal qui a tant séduit par le passé et en a fait un chef de file du genre et une figure incontournable. Eluveitie continue sa route dans l’exploration de l’histoire et la culture celte, dans la continuité de leur discographie passée. Et que l’octuor ait eu à remplacer deux de ses membres n’y a rien changé, de toute évidence. Et puis, il faut croire qu’Eluveitie continue à séduire les foules et gagner du terrain puisqu’ils viennent d’être récompensés aux Swiss Music Awards dans la catégorie « Meilleure performance live nationale ». Il s’agit du premier groupe de metal à être aussi prestigieusement primé en suisse. De quoi bien préparer le terrain pour Origins qui sort dans quelques jours.

Et de Origins nous avons discuté avec Chrigel Glanzmann, leader, chanteur, musiciens et compositeur unique de la formation. Il nous parle de ce recueil, de la mythologie gauloise, autre pan la culture celte, qui lui sert de base, de sa conception, des départs qu’a connus le groupe, des nouveaux arrivants, etc.

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Galerie Photos   

Warzone @ Hellfest, Clisson, France – 20/06/2014


Le Son D'Histoire   

Armageddon : le dernier testament de Keith Relf


Pas facile d’être un ancien Yardbirds quand on ne s’appelle pas Jimmy Page, Eric Clapton ou Jeff Beck. Car, en effet, pour beaucoup, The Yardbirds est avant tout le groupe qui a placé dans la lumière, voire lancé les carrières de ces trois immenses guitaristes, le reste n’étant que l’histoire d’un de ces nombreux groupes de la « British blues invasion » qui n’avaient pas la chance d’être les Beatles ou les Rolling Stones mais qui ont au moins eu le mérite au milieu des années 60 d’intéresser tout un public au blues, de créer des vocations et de paver la voie à toutes ces formations de hard rock qui ont marqué les années 70, à commencer, bien sûr, par Led Zeppelin, qui n’aurait sans doute pas existé sans The Yardbirds, étant directement issu des graines semées par ces derniers.

Mais l’héritage de Relf, McCarty, Dreja et les autres, c’est tout de même plus que cela. C’est celui d’un groupe de reprises de blues qui acquit très tôt un grand talent d’improvisation afin de faire tourner un morceau pendant une vingtaine de minutes sur scène, essayant de nouvelles choses (perdant ainsi Clapton qui était bien heureux de faire simplement du blues), devenant un groupe avant-gardiste – pour l’époque – dans ses expérimentations psychédéliques (« Heart Full Of Soul » et son son de sitar reproduit à la guitare électrique, plusieurs mois avant « Norwegian Wood » des Beatles et « Paint It, Black » des Stones) et sur la distorsion et le feedback (principalement à partir de l’arrivée de Jeff Beck). Mais tout cela fut tué par des tournées incessantes, épuisantes (l’arrivée des drogues et de l’alcool dans l’équation n’aidant pas) et pas toujours rentables, des enregistrements en studio avec des producteurs de pop incapables de capter leur puissance live (Keith Relf déclare en 1974 : « Je pense que le groupe était de ces rares groupes qui ne marchaient que dans l’excitation du moment, de l’environnement et du public »), des maisons de disques pas encore à même de saisir l’évolution musicale de cette époque et préférant laisser le groupe sombrer dans les oubliettes des charts. A l’été 1968, The Yardbirds vit ses dernières heures, brûle ses dernières braises avant une renaissance menée par Page, avec un phénix appelé Led Zeppelin. Mais c’est une autre histoire…

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CR De Festival    Live Report   

Main Square 2014 : La musique du diable prend d’assaut la Citadelle


Pour fêter ses 10 ans, le Main Square Festival a décidé de mettre les petits plats dans les grands en proposant, non pas trois jours de musique comme à son habitude, mais quatre ! Le festival démarrant exceptionnellement les hostilités le jeudi par une journée spéciale entièrement consacrée au metal. Le 3 juillet dernier, les groupes Ghost, Mastodon, Alice In Chains et Iron Maiden ont donc posé leurs valises à Arras alors que lors des trois jours suivants Skirllex, Stromae, David Guetta, Détroit et beaucoup d’autres artistes ont foulé les planches du Main Square Festival qui, cette année, a réuni plus de 135 000 personnes.

On vous en parle dans un compte-rendu illustré.

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Blast Review   

Skid Row – Rise Of The Damnation Army – United World Rebellion: Chapter Two


Après plusieurs années de balbutiements peu productifs – un Thickskin introductif pour le chanteur Johnny Solinger en 2003 et un Revolutions Per Seconds considéré expérimental par le groupe mais surtout accueilli dans l’indifférence en 2006 – Skid Row est désormais décidé à reprendre son destin en main. Décidé aussi à ne pas se faire dépasser par une industrie musicale titubante en pleine mutation et donc s’adapter au contexte. A l’image de Down, Skid Row dégaine donc une série d’EP, trois pour être exact. Le premier, United World Rebellion: Chapter One, sorti l’année dernière avait fait mouche auprès des fans, retrouvant le combo de hard sleaze en grande forme. Le second, Rise Of The Damnation Army – United World Rebellion: Chapter Two, sort un an plus tard, prévu pour dans quelques jours.

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Galerie Photos   

Valley @ Hellfest, Clisson, France – 20/06/2014




Blast Review   

John Garcia – John Garcia


Près de trente ans après le début de sa carrière, on ne présente plus John Garcia, dont la célèbre voix émaille l’histoire du stoner rock depuis la fin des années 1980. Après avoir officié dans pas moins de six groupes différents (Kyuss, Unida, Hermano…), celui-ci choisit, en cette année 2014, la période estivale pour enfin délivrer son premier album solo qu’il prépare depuis des années, sobrement intitulé John Garcia, et sur lequel son timbre soul et haut perché retentit à nouveau.

Quoi de neuf, alors, sous le soleil du desert rock ? Bien peu de chose, à dire vrai. Dès les premières secondes de « My Mind », les fans de Garcia seront rassurés : la guitare est tranchante et « fuzzée » pour cette entrée en matière radicalement stoner. La suite de l’album est, en grande partie, une confirmation : le frontman de Kyuss n’a pas changé et continue sa quête d’un son solaire et psychédélique parfait pour accompagner une traversée de l’Ouest américain à cheval. En effet, on ne remarque pas sur ce disque de rupture musicale avec ce qui a fait le style de John Garcia par le passé, à savoir rythmiques hypnotiques et endiablés, grosses basses, envolées vocales impressionnantes et désinvolture classieuse. On alterne ici entre morceaux pêchus remuant la poussière (« Saddleback », « Flower »…) et chansons plus calmes et audacieuses, le tout dans une bonne dose de groove, lorgnant, dans les sonorités, vers les frontières du rock et du sludge (« Argleben », « Confusion »…) : finalement, les fameux cocktails utilisés pour Kyuss ou Unida semblent avoir été recyclés une fois encore.

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Avant-Première   

Avant-Première : Beyond Creation fait sa révérence au death technique


Y a-t-il des amateurs de death metal technique de haute volée dans la salle ? En 2011 sortait The Aura, le premier album des Montréalais de Beyond Creation, et Season Of Mist a une fois de plus flairé le talent puisque le label marseillais signait le groupe et rééditait ce premier méfait deux ans plus tard, l’année dernière en somme. Voilà un groupe qui perpétue le savoir-faire typiquement québécois en matière de techno-death, dans la lignée des Gorguts, Quo Vadis, Martyr ou même Cryptopsy. De la virtuosité, de la brutalité aussi, des structures progressives, Beyond Creation peut par moment rappeler à la fois la finesse et l’outrance technique, respectivement, d’Obscura et de Necrophagist. En particulier ces lignes de basse fretless généreuses de Dominic « Forest » Lapointe (également chez Augury, entre autres) fièrement exposées à nos oreilles par le mix des chansons, rappelant particulièrement celles de Jeroen Paul Thesseling (ex-Obscura et ex-Pestilence).

Tout ceci nous le retrouverons le 24 octobre prochain, date à laquelle devrait voir le jour Earthborn Evolution, le second opus du combo, qui montrera quelle prochaine étape les Montréalais ont en réserve. Trois mois ça reste long à attendre, mais ça l’est sans doute moins avec un peu de son à se mettre entre les oreilles. Voilà pourquoi nous vous proposons en partenariat avec Season Of Mist d’écouter un premier titre, intitulé « Elusive Reverence », de cet album à venir et qui devrait conforter ceux qui avaient déjà été séduits par le premier opus et séduire les fanas de death alambiqué qui les découvriraient aujourd’hui.

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Interview   

Certains groupes ont des vedettes, Unisonic a une équipe


Avec leur nouvel album Light Of Dawn, les Allemands d’Unisonic ont prouvé que, finalement, la musique c’est un peu comme le football, c’est surtout une histoire d’équipe. Et lorsque qu’un joueur/musicien, pourtant jugé crucial, est forcé de rester sur le banc de touche, il faut qu’il puisse avoir confiance en toute sérénité en ses collègues pour abattre le travail sans lui et marquer des points. C’est précisément ce qu’a fait Unisonic malgré l’indisponibilité de son guitariste vedette Kai Hansen. Dennis Ward, bassiste et producteur, s’est remonté les manches, a mis les mains dans le cambouis et en a ressorti un album non seulement à la hauteur des attentes mais également cohérent avec ce que le groupe avait déjà proposé via son album éponyme. Plus encore, Michael Kiske lui-même reconnaît et s’étonne « que Dennis écrive une chanson comme ‘Your Time Has Come’ » qui « est un titre classique à la Helloween. » L’esprit d’équipe, voilà ce qui anime Unisonic, un groupe que l’ex-citrouille considère comme étant « très différent de tout le reste », avec une « vraie alchimie » et qu’il compare à ce qu’il a vécu avec « Helloween dans les premières années. »

A-t-on souvenir d’avoir entendu le chanteur aussi enthousiaste ces vingt dernières années ? Qui plus est au sein d’un groupe dans lequel il embrasse pleinement le metal ? Le metal, genre avec lequel il a eu une relation pour le moins compliquée par le passé. Et l’interview qui suit est l’occasion pour lui de mettre les points sur les i et expliquer les nuances de cette relation amour/haine. Dennis Ward, véritable vétéran mais aussi, malgré tout, la vraie révélation de cet album, étant également de la partie, les deux musiciens nous parlent de ce nouvel opus, de la manière dont ils ont géré l’absence de Hansen dans le processus de composition, de leur vision de ce que doit être un producteur, etc. Un entretien généreux qui montre avant tout la camaraderie entre deux collègues sur la même longueur d’onde.

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