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Interview   

The Halo Effect : copains d’avant… et d’aujourd’hui


La scène death mélodique de Gôteborg qui a émergé au début des années 90 fait partie des plus vénérées du metal. Et pour cause, il suffit de voir les pépites auxquelles elle aura donné naissance : The Red In The Sky Is Ours, With Fear I Kiss The Burning Darkness, The Gallery, Slaughter Of The Soul, The Jester Race, The Mind’s I, Whoracle, Projector, Colony… Pour ne citer que les albums du trio emblématique de la scène : At The Gates, Dark Tranquillity et In Flames. Trois groupes, trois approches distinctes malgré l’étiquette commune « death metal de Göteborg », trois influences qui ont marqué durablement la scène metal tout entière. Pas étonnant qu’une nostalgie se soit emparée d’une partie du public qui regrette parfois les évolutions de ces mêmes groupes et prie à chaque sortie pour un « retour aux sources ». Il se pourrait bien que leur vœu ait été exaucé avec une nouvelle formation du nom de The Halo Effect.

Nouvelle, vraiment ? Pas exactement. The Halo Effect est ni plus ni moins que la réunion de cinq copains gothembourgeois de longue date, passionnés de musique (dont Rush qui a inspiré le nom du groupe), qui ont tous la particularité d’avoir fait partie à un moment ou un autre d’un seul et même groupe : In Flames. Mikael Stanne, Niclas Engelin, Jesper Strömblad, Peter Iwers et Daniel Svensson ont saisi la baisse d’activité live due à la pandémie pour faire des morceaux ensemble, dans un seul but : s’amuser sans pression. Le résultat est l’album Days Of The Lost qui sonne comme un retour à leur adolescence, l’expérience en plus. Nous en avons longuement discuté avec Mikael et Niclas qui échangent également avec nous leurs souvenirs d’un âge d’or…

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Chronique   

Long Distance Calling – Eraser


A nouveau sans mots ou presque depuis trois albums, la musique de Long Distance Calling n’en est pas moins nourrie de nombreuses réflexions et le support de puissants messages. Après How Do We Want to Live?, consacré au rapport que l’humanité entretient avec les machines, Eraser s’intéresse cette fois à celui qu’elle entretient avec les autres espèces vivantes. Plus précisément, le quatuor allemand met en lumière la destruction progressive de la nature par les êtres humains. Fruit heureux de la pandémie puisqu’il a été, faute de tournée possible, composé immédiatement après la sortie d’How Do We Want To Live?, ce huitième album aurait pu souffrir de ce retour contraint à la phase créative et manquer d’inspiration ou s’inscrire trop étroitement dans la lignée de son prédécesseur, mais il n’en est rien. Eraser se distingue nettement d’How Do We Want To Live? et prouve encore une fois la grande fécondité artistique du groupe.

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Interview   

Exocrine et l’exercice du tech-death


La scène death metal technique hexagonale est une illustration du paradoxe à la française. Alors qu’elle regorge de groupes talentueux souvent reconnus à l’international, le public français se montre lui bien souvent assez timide dans les salles obscures. L’heure de gloire pour ces formations vient souvent au moment des festivals, à commencer par le Hellfest qui permet de jouer devant des milliers de personnes, même tôt dans la journée. Exocrine fait partie de ces groupes qui, de l’aveu de son compositeur Sylvain Octor-Perez, sont encore bien méconnus par chez nous. Pourtant le groupe est signé chez Unique Leader Records, une aubaine dans ce registre musical, et vient de sortir son cinquième album en moins de dix ans d’activité. Si quantité ne veut pas forcément dire qualité, Exocrine a clairement son mot à dire dans le milieu et prouve que l’on peut être prolifique sans pour autant bâcler son travail. Au contraire même, le sens du perfectionnisme lui nuirait et savoir s’arrêter pour aboutir à son œuvre peut s’avérer compliqué selon la tête pensante du groupe…

Nous nous sommes entretenus avec le guitariste quelques jours avant la sortie de leur nouvel album et de leur première prestation matinale au Hellfest. Sylvain revient sur le genèse de The Hybrid Suns, du concept-album qui a évolué à l’artwork affiché pendant le processus de composition en passant par la construction de leur propre studio, tous ces éléments s’inscrivant comme des indicateurs de l’approche du groupe à son art dans sa globalité. Parsemé de quelques anecdotes pour ces habitués « aux gros fails d’intention » et des regards sur la scène actuelle, l’entretien présente un groupe dénué d’une quelconque posture ou d’autres artifices, bien au clair avec sa musique.

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Chronique   

Billy Howerdel – What Normal Was


Certaines éclosions artistiques sont rapides et évidentes. D’autres au contraire nécessitent une lente maturation et ont besoin d’incitation. Ainsi le parcours musical de Billy Howerdel est-il un modèle de patiente progression. Demeuré pendant plus de dix ans dans l’ombre d’autres groupes tels que Fishbone, The Smashing Pumpkins, Nine Inch Nails, Faith No More ou encore Tool pour lesquels il travaillait en tant qu’ingénieur du son et technicien guitare, ce n’est qu’en 1999, lorsque Maynard James Keenan écouta les morceaux qu’il enregistrait dans son coin et proposa de poser sa voix dessus, qu’il les dévoila sous la forme d’A Perfect Circle. Puis ce sont les encouragements de Keenan à partager le chant avec lui sur l’album Emotive qui, petit à petit, le menèrent vers son projet solo, Ashes Divide. Après un premier album en 2008, la suite se fit attendre, des morceaux entamés dès 2009 furent retravaillés, certains réorientés vers A Perfect Circle et la sortie du deuxième opus régulièrement repoussée. Entre-temps, les morceaux évoluèrent peu à peu vers un style et des sonorités qui ne correspondaient plus à Ashes Divide. Conscient de cela et certain de s’être approché au plus près de son ADN musical, Billy Howerdel décida alors de publier l’album sous son propre nom.

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Interview   

Within Temptation reste en contact


Lorsque le Orange Metalic Festival nous a proposé, il y a quelques jours, un entretien téléphonique avec Sharon Den Adel, la chanteuse de Within Temptation, nous avons sauté sur l’occasion. Le 16 août prochain, le groupe hollandais se produira avec Epica et Beast In Black dans ce magnifique cadre qu’est le théâtre antique d’Orange.

Nous avons ainsi profité des vingt minutes qui nous étaient allouées pour prendre des nouvelles de Sharon et discuter entre autres avec elle du rapport qu’elle entretient avec le sud de la France, de la période de pandémie qui a mis à l’arrêt les concerts, de sa vision de l’industrie musicale, sans oublier, évidemment, de prendre des nouvelles du groupe qui continue de plancher sur son huitième album, qui devrait succéder à Resist l’année prochaine.

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Chronique   

Darkane – Inhuman Spirits


Certaines formations n’ont pas toute la reconnaissance qu’elles méritent. C’est le cas de Darkane, les vétérans suédois d’Helsingborg connus des amateurs de musique extrême scandinave sans pour autant avoir la même notoriété que les figures de proue. La faute sans doute à une trop grande discrétion : Darkane ne s’est pas manifesté depuis 2013 et la sortie de Sinister Supremacy. La particularité de la formation était de combiner un thrash old-school avec un death mélodique dans la pure tradition suédoise, profitant du timbre caractéristique de Lawrence Mackory et du jeu du batteur Peter Wildoer. Inhuman Spirits, leur septième opus, reprend directement là où son prédécesseur nous avait laissés : Darkane délivre à nouveau sa musique hybride qui le distingue.

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Interview   

Amon Amarth : la grande armée repart en conquête


Les Vikings sont des durs à cuire. Ce n’est pas une pandémie, ayant coupé court à leur dernière expédition, qui va saper leurs désirs de conquêtes. Après avoir regagné le port et amarré le drakkar, les guerriers d’Amon Amarth ont, certes, pris un repos bien mérité mais se sont aussi très vite remis au travail pour affûter leurs armes et préparer leur prochaine bataille. Ainsi débarque The Great Heathen Army, un douzième album globalement plus sombre, qui se veut revenir aux racines death metal des Suédois, mais qui n’en oublie pas les hymnes et même le fait de rigoler un peu. Ils ont d’ailleurs invité certains Saxons à la fête qui, pas rancuniers, ont accepté de partager le buffet et se sont prêtés avec plaisir au jeu de la reconstitution historique.

C’est de tout ceci que nous parlons avec le chanteur Johan Hegg et le guitariste soliste Olavi Mikkonen, mais pas uniquement, puisque Hegg évoque également avec nous sa décision, avec son épouse Maria, d’héberger des Ukrainiens dans le besoin, démontrant l’altruisme et le sens de l’aide du peuple nordique. Ayant passé cette année la barre des trente ans d’existence d’Amon Amarth, c’était aussi l’occasion de revenir sur les débuts d’un groupe qui n’a depuis cessé de gagner du terrain dans le monde et dans le cœur des metallleux.

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Chronique   

Soilwork – Övergivenheten


« Övergivenheten ». Les non-Suédois préféreront peut-être désigner ce douzième album de Soilwork par sa signification, « l’abandon », mais ces titres font maintenant partie de la manière de faire de ces vétérans, menés par l’iconique chanteur Björn Strid. En plus de disposer d’un effectif à la stabilité croissante, cette formation s’est confiée pour la troisième fois d’affilée aux bons soins du producteur Thomas Johansson, avec qui le courant passe avec une facilité grandissante. Övergivenheten a vu le jour par étapes, au cours de sessions d’enregistrement de quelques jours, égrainées tout au long de l’année 2021. Une bonne chose pour quiconque souhaite conserver une certaine distance, du recul vis-à-vis des compositions, évitant du même coup de se trouver emporté par le flot, écrasé par la force des choses.

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Interview   

Arch Enemy tombe le masque


Arch Enemy est un groupe que l’on peut, sans trop exagérer, qualifier de très, très chanceux. Lorsque Angela Gossow remplace le chanteur d’origine Johan Liiva en 2000, la popularité du combo grimpe en flèche. En 2014, avec l’arrivée d’Alissa White-Gluz, sa renommée atteint des niveaux stratosphériques. Un changement de front(wo)man validé quasi instantanément par les fans, c’est assez rare pour être mentionné – deux, c’est carrément du jamais-vu ! En 2020, alors que l’apocalypse s’abat sur la planète et que la plupart des groupes doivent remiser leurs projets de tournée pour les presque deux ans à venir, Arch Enemy a déjà remballé le tour bus depuis quelques mois et planche sur ce qui deviendra son onzième album studio, Deceivers. Cauchemar évité de justesse, donc, et un coup de chance de plus à mettre au crédit d’un groupe désormais international.

Mais après tout, comme le dit l’adage, la fortune sourit aux audacieux – ou, du moins, à ceux qui osent sortir des sentiers battus en matière de promotion et dont la très énergique frontwoman n’hésite pas à faire passer la satisfaction du public avant sa propre santé. On discute de tout cela – et de quelques notions de technique vocale – avec les deux têtes pensantes et compositeurs de la formation, Michael Amott et Alissa White-Gluz.

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Chronique   

The Halo Effect – Days Of The Lost


Né d’échanges entre Mikael Stanne, Niclas Engelin et Peter Iwers, The Halo Effect a rapidement attisé certains espoirs. En effet, les membres de cet équipage, rapidement rejoints par Daniel Svensson puis Jesper Strömblad, ont tous, à un moment ou un autre, officié au sein du groupe In Flames. Le projet a de fait exalté l’espoir de certains, déçus par les dernières offrandes des Suédois, de voir ressurgir des compositions dans la droite lignée de Colony ou Clayman. Pourtant The Halo Effect n’avait d’autre ambition que de jouer de la musique collectivement, sans contrainte ni objectif. Du reste, le projet a évidemment profité des confinements pour se développer et raviver chez ses membres une flamme juvénile des débuts de la scène de Göteborg. Days Of The Lost incarne-t-il alors cette résurgence inespérée d’un âge d’or fantasmé du melodeath ? La réalité est évidemment plus complexe que cela.

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    Judas Priest @ Vienne
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