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Metalanalyse   

6:33 complète l’expérience avec Arno Strobl et s’ouvre des portes


6:33, c’est un univers musical maîtrisé, un patronyme insolite, un concept décalé sur scène avec des musiciens qui s’encagoulent le temps d’un live. C’est surtout, au vu de ce deuxième et nouvel album The Stench From The Swelling (A True Story), un groupe décomplexé qui ne s’enferme dans aucun style musical. Il y a un an, 6:33 sortait un EP sous forme numérique, Giggles, Garlands & Gallows. Trois titres pour faire attendre l’arrivée d’un véritable album physique et trois titres prometteurs : « Giggles, Garlands & Gallows » part 1 & 2 et « I Like It ». Et manifestement, le contenu de cet EP avait suffi à en faire saliver plus d’un.

Le groupe signait aussi une collaboration qui n’était pas passée inaperçue puisque Arno Strobl, chanteur de feu Carnival In Coal, était venu poser sa voix et son écriture sur les trois titres. Avec The Stench From The Swelling (A True Story), 6:33 remet le couvert avec le chanteur et parachève l’ébauche de cet EP pour en faire un véritable album. Quatre nouveaux morceaux viennent ainsi s’ajouter aux trois morceaux précédemment cités.

The Stench From The Swelling (A True Story) est un album à ranger dans la catégorie « Inclassable », une catégorie dont les références comptent Mr Bungle ou très opportunément Carnival In Coal. Inclassable est le mot, mais parce que la musique de 6:33 est très variée plus qu’elle n’est démesurément barrée. The Stench From The Swelling (A True Story) est en effet loin d’être un album d’expérimentations libres livrées à elles-mêmes pendant soixante minutes. Il y a de la folie, un humour bien palpable sur « Giggles, Garlands & Gallows part 2 » notamment, mais ce ne sont pas les maîtres-mots de The Stench From The Swelling (A True Story).

L’opus compte de véritables chansons au format standard et des morceaux avoisinant les dix minutes. Dans les deux cas, les mélodies sont polies et les compositions gardent une cohérence élégante. Les chansons sont entraînantes, à l’instar du glossy « I Like It » et du sautillant « (I Should have Known) Her Name Was Boogie ». Et il y a tout le long de l’album ce charme narratif et classieux de vieux films hollywoodiens qui s’épanche à loisir sur l’épique « Giggles, Garlands & Gallows » et le morceau-titre à suspense « The Stench From The Swelling ».

The Stench From The Swelling (A True Story) est un album tout-en-un. « Starlight » est la reprise plus électrique du tube de House français des The Supermen Lovers avec Mani Hoffman sorti en 2001. Arno Strobl affiche ses mimiques de lover sur la chanson façon crooner « I Like It ». L’excité « Burn-In » offre un tribute plus évident à Faith No More et consort et rappelle furieusement les distorsions vocales de l’incontournable Mike Patton. Les plus longs morceaux de l’album sont les bandes-son d’une soirée film oscillant entre le fantastique, l’horreur et le réalisme sombre.

Malgré le panier d’influences variées dans lequel il pioche allègrement, 6:33 réussit à maintenir une cohérence au sein de son album. Le groupe reste plus réservé que sur son opus précédent dans ses incursions franchement metal. Mais chaque morceau, même les plus éloignés en style comme « I Like It » et « Starlight », en garde la profondeur. Sur The Stench From The Swelling (A True Story), 6:33 cultive ainsi un son et un univers étonnant et aboutis, dévoilant la diversité des terrains qu’il est capable d’investir. Il y là de quoi ouvrir l’éventail des possibilités pour son avenir…

Album The Stench From The Swelling (A True Story), sorti le 26 avril 2013 chez Wafflegate Prod/Season of Mist



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