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Interview   

A la pêche aux pistolets


Lorsque l’équipe de Radio Metal part en mer pour aller chercher du gros poisson qui démarre, elle revient souvent avec de la nourriture de qualité. Généralement la pêche est largement prolifique et ce ne sont pas les nombreuses découvertes que nous vous proposons chaque semaine dans High Hopes qui nous contredirons.

Ce soir le groupe de stoner parisien Fishing With Guns aura l’immense honneur de répondre aux questions de Margoth et de moi-même ! C’est Jean, le chanteur du groupe, qui sera notre invité. Un entretien, comme tous les mercredis soirs en direct, qui se déroulera aux alentours de 20h30.

Interview :

Lorsqu’on regarde votre Myspace, on lit l’étiquette « southern rock » alors que dans les chroniques de votre démo sortie il y a deux ans, vous êtes plus catégorisés dans le pur hardcore. Donc, concrètement, que fait Fishing With Guns ?

C’est vrai que coller des étiquettes est toujours un peu délicat. Notre demo sonnait beaucoup plus hardcore effectivement. En même temps, elle est sortie en 2007 et on a sorti un autre album sur lequel on a beaucoup bossé et où on a réussi à affirmer plus notre style qui est beaucoup plus rock’n’roll et des sonorités un peu southern. On a mis ça comme ça mais Fishing With Guns fait plus un mix de toutes nos influences, que ce soit du metal, du thrash, du hardcore, voire même de la valse. On essaie de mixer un peu tout ce qu’on aime puis on balance. Du moment que ça envoie et qu’il y a du gros son, ça nous fait plaisir.

J’ai hâte de voir ça en live ! D’ailleurs, votre album, The Night Fell est sorti fin septembre, tu confirmes ?

Oui. Il est sorti le 29 septembre. C’est un album qui est en totale auto-prod’. Pas de label, pas de boîte de prod’ derrière donc on l’a sorti par nos propres petits moyens et avec nos petites mains. Puis, on a fait une petite soirée sur Paris pour le lancement au Bellucci le 29 septembre.

Votre album est donc sorti fin septembre. J’ai été fureté à droite à gauche sur le Net pour voir les chroniques. Pour l’instant, vous n’en avez pas trop eu pour cet album ?

Pour l’instant, on n’a pas encore été chroniqué. Il y en a une qui se prépare sur Musik-industry et une autre sur French-metal. On est sûr que des chroniques sont en préparation sur ces deux sites. Après, on essaie d’envoyer notre album à tous les webzines et à la presse papier pour faire parler un peu de nous.

Tu disais que vous avez fait cet album seuls. Je trouve que vous vous débrouillez bien au niveau du son. Chez les jeunes groupes, c’est un domaine où il y a divergence et on se dit que ces artistes auraient peut-être mieux fait de faire preuve d’un peu de patience. Pour le coup, vous vous en sortez bien. Avez-vous été dans un studio particulier ?

Oui, on a bossé dans le même studio que pour notre demo, au studio Sainte Marthe à Paris Belleville. Ce sont les studios crées par Francis Caste pour ceux qui connaissent. On a enregistré avec le même ingé son qui est un bon ami à nous et qui fait un super boulot. On a vraiment bien sympathisé lorsqu’on a enregistré la demo donc c’est le seul nom qu’on avait en tête pour l’enregistrement de notre album. C’est un mec qui bosse bien, qui connaît bien notre musique et qui a les mêmes influences que nous donc ça allait très vite derrière.

Vous partez dans deux semaines en Égypte. Pourquoi aller là-bas ?

Pour faire de la musique (rires) ! Le frère de Max, notre batteur, est professeur à Alexandrie. Comme c’est un grand fan de musique également, il s’était promis de nous faire jouer chez lui, en Égypte. Avec des amis égyptiens, il a réussi à organiser une première tournée en février 2009. On y est parti une dizaine de jours pour trois dates et ça a été une claque qu’on s’est pris en pleine gueule. C’était vraiment dix jours de folie avec des salles pleines, un public au taquet et super motivé. En gros, on fait de la musique pour avoir ce genre d’échange avec le public et on a réussi à vraiment le vivre en Égypte. On s’est juré d’y retourner et de faire quelque chose d’encore plus gros. Quasiment deux ans après, on a travaillé et nos potes en Égypte ont fait un super boulot. Du coup, on y retourne, on part samedi pour arriver le dimanche matin.

Les dates exactes sont du 16 octobre au 1er novembre, c’est ça ?

C’est ça ! On décolle le 16 et on revient sur Paris le 1er novembre.

Est-ce que l’Égypte est une terre de metal/rock ? Je sais que la Turquie a une vraie culture dans le rock/metal, même si c’est très méconnu pour nous, occidentaux…

Là-bas, c’est une culture quand même assez jeune. La scène metal a souffert du régime un peu difficile de l’Égypte. Mais depuis quelques années, ça s’est vachement ouvert à ce niveau-là. Il y a même des groupes de metal de Chypre qui commencent à se monter et à pas mal tourner. Cela reste quand même une scène assez neuve, c’est pourquoi ils sont très demandeurs, à l’écoute et motivés.

Quand tu dis que les salles étaient pleines, c’était dans le cadre de festivals ou de concerts « normaux » avec deux ou trois groupes sur l’affiche ?

On a fait un concert au Caire avec deux groupes égyptiens donc un concert classique. Ensuite, on a fait un concert au Centre Culturel Français d’Alexandrie avec deux autres groupes également. Et on a participé à un festival metal à Alexandrie dans une salle magnifique. Festival qui avait bien marché d’ailleurs : la salle était quasiment pleine, une ambiance de malade.

Et quelle ampleur prennent les festivals là-bas ?

Dans ce cas-là, c’était un festival avec sept ou huit groupes je crois. Il a dû y avoir dans la soirée environ sept cent personnes.

Cette fois, vous jouerez tous les soirs ou est-ce encore assez planifié ?

C’est assez planifié. On doit avoir sept ou huit dates et il y a encore des dates qui doivent être validées mais quasiment acquises. Donc, sept ou huit dates sur deux semaines, ça nous laisse un peu de temps. On commence par quelques dates à partir du 20 à Alexandrie. Ensuite, on va à Hurgada donc neuf heures de mini-bus pour trois dates dans des salles vraiment sympa avec une bonne ambiance. En plus, on pourra profiter de la plage. Ensuite, retour au Caire pour finir par quelques dates également.

On peut donc en conclure que le réseau associatif est plus simple à mettre en œuvre là-bas ? Déjà, la demande doit être plus forte et suivie et, de l’extérieur, cela semble assez étonnant de voir qu’un groupe si lointain arrive à atteindre une certaine crédibilité, reconnaissance et notoriété.

Cela me semble plus facile, oui. Après, c’est toujours pareil, il faut un réseau de contacts comme partout mais cela me semble plus facile d’obtenir des dates et même des petites sessions acoustiques dans des bars comme on va faire cette année à Alexandrie. Dans tous les cas, il faut quand même connaître les gens car les organisateurs ou les gérants des bars ont besoin d’être rassurés sur les groupes qui passent. Je sais qu’ils ont eu des problèmes il n’y a pas si longtemps avec des groupes extrêmes un peu satanistes. Ils sont donc devenus un peu craintifs sur les groupes officiant dans des registres un peu extrêmes. Par exemple, en plus d’envoyer des pressbooks, des photos, des promos pour démarcher des salles, on a également envoyé des kits d’enregistrements acoustiques pour leur prouver qu’on peut faire de la musique plus tranquille.

Je pense que si les gens se rendent compte que vous n’êtes pas vraiment un groupe extrême dans la musique, les textes ou l’imagerie que vous avez, il n’y a plus vraiment de soucis…

Bien sûr ! C’est vrai que même si on est un groupe dont la musique peut sonner de manière assez violente pour des gens n’ayant pas l’habitude de la musique extrême, notre imagerie et nos textes n’ont rien à voir avec ce qui aurait attrait à Satan et tout. Au contraire, on a des paroles assez légères, d’autres qui racontent des histoires de films. On se démarque assez à ce niveau-là.

Que peut-on souhaiter pour Fishing With Guns car vous allez jouer en Egypte mais après, vous reviendrez en France quand même… à moins que vous ne préfèreriez rester là-bas (rires) !

Tout plaquer pour vivre en Egypte ? Je pense qu’il y a des jeunes femmes et des petits bébés qui feraient la gueule (rires) ! Sinon, quand on rentre en France, on enchaîne avec deux dates en Bretagne début décembre. Donc au Galion de Lorient et à Saint-Connec avec Oxygene, un groupe punk/hardcore breton pas mal du tout.

Vous êtes de Paris, c’est ça ?

Oui. A la base, je suis venu à Paris pour le boulot, on s’est tous rencontrés là-bas et on y habite tous.

Y a-t-il des dates de prévues début 2011 sur Paris ?

Je crois qu’il y a une date sur Paris qui est en train de se confirmer mi-décembre avec un groupe nancéen, Only Scenery. C’est un groupe très sympa avec qui on avait déjà joué et avec de réelles qualités. Après, je t’avoue que ces derniers temps, on s’est vraiment plus concentré sur l’album, sa sortie et la tournée en Egypte. Dès qu’on sera rentré d’Egypte de toute manière, on va mettre le paquet au niveau des contacts et de la recherche de lives pour tourner l’album et faire encore plus parler de nous si c’est possible.



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  • Du stoner…la salmonellose nous guette moussaillons.

    [Reply]

    Du stoner ???

    Du stoner ? oui un petit peu mais du stoner qui n’a pas mangé que du cabillaud!

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