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Interview   

A Pale Horse Named Death : l’ultime chapitre de Sal Abruscato


Quand Sal Abruscato a senti venir la fin de Life Of Agony, le second projet de sa carrière de batteur, après avoir été un temps derrière les fûts de Type O Negative, il a enfin envisagé passer sur le devant de la scène en tant que chanteur, guitariste et compositeur, avec une nouvelle entité entièrement façonnée par lui-même. A Pale Horse Named Death est ainsi né, et voit fleurir sur son flanc livide cette année un second album, Lay My Soul To Waste, qui pousse plus loin le doom gothique entrevu avec le premier opus, dans des directions rock, heavy et grunge. Sal Abruscato nous a confié le plaisir qu’il prend avec ce groupe qu’il a mis des années à mûrir et qu’il n’aurait pas monté avant d’avoir eu l’expérience nécessaire pour le faire, rit en se définissant comme torturé et déprimé, décrit d’un œil désabusé les tortueux recoins obscurs de ce monde. Le monde est selon lui un film d’horreur dont il se délecte d’en écrire la bande son, ravi d’avoir lâché les baguettes pour enfin prendre les commandes de son destin musical.

Le frontman d’A Pale Horse Named Death redoute surtout une chose aujourd’hui, c’est que son projet ne fonctionne pas de la manière dont il l’entend, même s’il est hautement satisfait de la façon dont les choses se passent. Car comme il nous le dit avec amertume, avec l’âge s’en vont les possibilités de tout recommencer. Et Sal verrait bien A Pale Horse Named Death comme un ultime chapitre triomphant.

« Si je devais quitter ce business pour quelque raison que ce soit, je voudrais que ce soit avec ce que je fais aujourd’hui car c’est ce qui me rend très heureux. »

Radio Metal : A Pale Horse Named Death peut être vu comme un mélange de metal gothique et de grunge. Puisque tu as joué avec Type O Negative et Life Of Agony, je suppose que ce mélange s’est fait plutôt naturellement, non ?

Sal Abruscato (chant, guitare) : Hum, oui, c’est vraiment mon truc. J’ai toujours voulu créer de la musique sombre et il y un peu de mes racines là-dedans. C’était une chose très naturelle, très simple pour moi à faire. Il y a beaucoup de détresse en moi ! (Rires) Oui, c’est très naturel pour moi d’écrire ce genre de musique doom, sombre et lugubre.

Peut-on considérer A Pale Horse Named Death comme un résumé de ta carrière ?

Oui, en fait pour moi A Pale Horse Named Death est une sorte de chapitre final de tout ce que j’ai appris après toutes ces années dans d’autres groupes, à apprendre et expérimenter tout ce genre de choses. A Pale Horse Named Death est très important et c’est en fait comme mon chapitre final, c’est pourquoi je veux faire les choses comme je les fais, hors de mes groupes précédents, bien sûr.

En disant que c’est ton dernier chapitre, tu veux dire que ce groupe sera ton dernier ?

Oui, parce que je voudrais qu’il dure longtemps, mais si ce n’est pas le cas, ce n’est pas grave non plus. Tu sais, j’ai créé ce groupe parce que j’ai toujours voulu faire ma propre musique, mais aussi parce que j’ai vu ce qui allait se passer dans l’avenir de Life Of Agony : nous étions incapables d’écrire un nouvel album. J’étais certain que ce que j’écrivais, je ne pourrais pas l’utiliser dans Life Of Agony. Alors je me suis dit que, avec Life Of Agony arrivant à son terme, si je ne faisais pas quelque chose de différent, ce serait fini pour moi. Alors j’ai créé A Pale Horse Named Death, pour pouvoir continuer ma carrière, mais dans un nouveau chapitre, avec de nouveaux défis, en changeant un peu les choses et en y mettant 100% de mes efforts. Cela ne m’intéresse pas de jouer de la batterie pour qui que ce soit d’autre ; cela ne m’intéresse pas non plus de jouer dans d’autres groupes… Arrivé à ce point là, avec les choses que j’ai faites, je ne peux pas revenir en arrière. Je suis très heureux de ce que je fais avec A Pale Horse Named Death. Donc, pour moi, ce serait très improbable que je joue de la batterie pour quelqu’un ou que je change pour me mettre dans d’autres groupes. J’aimerais continuer à écrire des albums, si cela m’est permis, continuer d’écrire pour A Pale Horse Named Death, continuer à sortir des albums, et la seule chose que je puisse espérer, c’est le succès…

Lay My Soul To Waste est beaucoup plus varié que le premier album. Penses-tu que le groupe a eu besoin de cela après le premier album ?

Je pense que c’est une bonne progression naturelle. Je voulais garder la même recette et le même genre d’énergie que sur le premier album. Mais je voulais le perfectionner, je voulais le rendre meilleur, je voulais que les sons soient un peu plus extrêmes d’une certaine manière. Je voulais pousser les voix plus loin, nous voulions que cela sonne même plus gros et mieux que sur le premier. Alors je me suis attaché à créer des chansons intéressantes qui contenaient le côté sombre du premier album. Je ne voulais pas changer trop, je savais que cela avait seulement besoin d’un petit peu de changement, juste pour garder les choses intéressantes, parce que si nous avions fait exactement le même album que le premier, les gens auraient dit que c’était bien, mais que ça sonnait comme le premier ! Je voulais que les gens puissent dire que c’est le même style, qu’on puisse dire que c’est A Pale Horse Named Death, mais à un niveau supérieur. Alors cela sonne plus gros, c’est plus orchestré et les chansons touchent des sujets et des sons plus variés. Tout était intentionnel. C’était un pas naturel de plus par rapport au premier album. Et je pense qu’il est important de garder les gens intéressés, mais également d’intéresser ceux qui n’auraient pas aimé le premier album.

Nous pouvons entendre beaucoup d’Alice In Chains dans cet album, est-ce une de vos influences ?

Tu sais, c’est marrant, ça me sidère un peu. Tout le monde dit ça… Tu vois, j’aime Alice In Chains, je n’ai qu’un album d’eux, ce n’est pas comme si je passais mon temps à les écouter… J’ai toujours trouvé que leur chant et leurs chansons étaient super, et que c’est un super groupe, et je suis vraiment heureux de les voir jouer à nouveau, maintenant qu’ils sont dans une situation de renaissance, mais en même temps, je ne passe pas mon temps à les écouter ! Alors je pense que si beaucoup de personnes ont tendance à dire cela, c’est parce que mon registre vocal est très similaire à celui de Layne Staley et nous jouons dans le même genre de ton. D’emblée, je pense que nous avons une tonalité similaire et c’est la raison pour laquelle les gens pensent cela. En même temps, j’ai fait beaucoup d’harmonies sur cet album, ce que fait aussi Alice In Chains. Alors, en fin de compte, pour moi, c’est un super compliment quand les gens disent cela. Ce n’est pas comme si c’était une mauvaise chose. Mais je fais mon truc. Cela ressort de cette manière et les gens l’identifient à du Alice In Chains.

« Nous sommes tellement une société jetable, rien n’est plus fait pour durer. Il y a cinquante ans, quand ils fabriquaient des produits, ils le faisaient avec des matériaux de haute qualité qui duraient cinquante ans ! »

« Killer By Night » est la suite de « Serial Killer », et cela raconte l’histoire d’un tueur qui a plusieurs personnalités. As-tu été inspiré par de vrais tueurs en série ?

Oui ! Ma femme aime regarder beaucoup d’émissions d’investigation criminelle et sur des tueurs en série. Donc j’aime bien les regarder également. Et je trouve toujours fascinant les histoires de ces individus et le fait qu’ils soient capables de faire ce qu’ils font. Dans le même temps, je me bats à l’intérieur de moi-même avec plusieurs personnalités, comme si j’étais fait de plusieurs « moi »… (Rires) Alors nous avons eu l’idée de créer une histoire à propos de quelque chose qui doit arriver tout le temps, de quelqu’un qui est poussé à tuer, d’un tueur en série. C’est ce qui est sur le premier album. Le deuxième album continue avec le même individu mais maintenant il est marié, il a une famille, il vit comme un homme normal. La journée, c’est une personne normale avec sa famille, et le soir, il a ce désir d’aller vers le sud, de trouver une victime, de la tuer et de rentrer avant le matin. Donc je pense que c’est vraiment une bonne histoire et je suis en train de songer à la continuer. J’ai déjà l’esprit tourné vers le troisième album et je continuerai probablement l’histoire dessus. C’est un truc que ne font pas les groupes en général. Je trouve que c’est très différent d’avoir une chanson qui va d’album en album, avec la même histoire.

Il y a une chanson qui s’appelle « Growing Old » sur l’album, est-ce que vieillir est quelque chose qui t’inquiète ?

Ouais, ça craint ! Il y a certaines choses que tu ne seras plus capable de faire en vieillissant. Tu commences à ne plus avoir de deuxièmes chances, tu commences à manquer de temps pour recommencer les choses en mieux, ou pour créer ou être impliqué dans quelque chose de nouveau, que ce soit une nouvelle carrière ou un changement dans ta vie. Plus tu vieillis, moins tu as de temps, alors, au final, tu finis de l’autre côté, où tu regardes derrière toi, ce qui est fait est fait et tu ne peux plus rien y faire ! Tu te regardes te détériorer dans le miroir, te résigner à l’inévitable, qui est de vieillir et mourir.

Tu as déclaré à propos des paroles de l’album, qu’il fallait que tu écrives à propos des profondeurs de la noirceur de l’humanité, que c’est un travail très sombre mais qu’il faut que quelqu’un le fasse. Pourquoi penses-tu que quelqu’un doit faire cela, et pourquoi toi ?

C’est basé sur tout ce qui se passe, littéralement. Si tu mets les infos, les seules choses qui sont mises en avant sont des trucs sur la mort, la misère et les choses négatives. En ce qui concerne l’état du monde, il y a tellement de choses stupides, tellement de guerres, tous ces problèmes au Moyen-Orient, tous ces problèmes avec ces pays, tous ces problèmes économiques, les problématiques mondiales sur l’environnement et la santé… Tout change année après année et très rapidement. C’est comme si nous étions devenus les parasites ultimes ! Nous aspirons tout ce que nous pouvons aspirer de la planète. Tout est fabriqué en Chine et est fait pour être jeté. Tout est fait en plastique : nous fabriquons continuellement des trucs en plastique qui continuent à aller à la poubelle et dans la terre sans être recyclés, tu vois ? Nous sommes tellement une société jetable, rien n’est plus fait pour durer. Il y a cinquante ans, quand ils fabriquaient des produits, ils le faisaient avec des matériaux de haute qualité qui duraient cinquante ans ! Maintenant, rien de ce que tu achètes ne durera plus d’un an ou deux ! Même les téléphones, tu vois ? Tu achètes ton téléphone, six mois plus tard, il y en a un nouveau et ils te mettent la pression pour que tu achètes le dernier téléphone, car tu pourrais faire plus de choses avec. Et cela rend les gens tellement dépendants à le technologie et à l’électronique que si tout devait s’éteindre, ce serait le chaos ! Les gens seraient perdus sans leur internet et leurs téléphones ! Et c’est triste parce que nous sommes devenus dépendants de toutes ces machines délicates. A tout moment l’électricité peut s’arrêter et les gens ne sauraient pas quoi faire d’eux-mêmes, ils deviendraient fous ! Ils sont devenus fous ici à New York quand nous avons eu la tempête… Alors je ressens tout ça. Je sens que c’est très facile pour moi de parler du côté mauvais de l’humanité, que ce soit les drogues, les tueries, les fins apocalyptiques, etc.

Les chansons de l’album ont parfois un côté film d’horreur, mais en même temps, elles sont inspirées par la réalité. Prends-tu parfois la vie pour un film d’horreur ?

Oui, j’aime les films d’horreur et je pense que ma musique est influencée par les films d’horreur. En fait, le titre « When Crows Descend Upon You » du premier album, je l’ai écrit juste après avoir vu Les Oiseaux d’Alfred Hitchcock. Beaucoup de gens disent que nous avons ce genre de son horrifique et, encore une fois, c’est quelque chose que je n’ai pas fait intentionnellement, mais qui est venu naturellement pour A Pale Horse Named Death. Cela me plaît que les gens disent cela, nous sommes tous des fans de films d’horreur et de zombies, et plus particulièrement les films de démons, et tout ce qui a un rapport avec « Sauve moi ! » ! (Rires)

« J’ai appris que collaborer dans une pièce avec quatre personnes pour écrire une chansons n’est généralement pas une bonne idée : la chanson n’en sort pas si bien. »

Les groupes dont tu as fait partie ont toujours clamé venir de Brooklyn et, en même temps, ont toujours joué une musique plutôt pessimiste. Qu’y a-t-il à Brooklyn qui fait que vous jouiez ce genre de musique ?

Hum… (hésitant) Je ne sais pas si c’est Brooklyn. Pour te dire la vérité et être honnête avec toi, presque plus aucun d’entre nous n’habite à Brooklyn ! Matt Brown (guitare et chœurs, NDLR.) est le seul à vivre toujours là-bas. Le truc sur Brooklyn, au début des années 90, c’est que nous avons tous grandi en allant à l’école là-bas et c’était dur, tu sais. C’était très facile de se retrouver dans des bagarres et d’avoir des problèmes… Je suppose que c’est une ville difficile. Et cela a définitivement influencé l’humeur de tout le monde. Mais je pense que tout ce son et ce style vient de l’intérieur de nous, parce qu’il ne reste plus d’autres groupes à Brooklyn, à faire ce que nous faisions. Il n’y a plus vraiment de scène. Je ne sais pas ce que la nouvelle génération de groupes fait. Je crois que ce vieux style de son était à l’intérieur de nous et qu’il est sorti alors que nous habitions à Brooklyn. Je pense que nous aurions pu habiter ailleurs, cela aurait été le même son, tu vois ? Parce que nous sommes personnellement torturés, déprimés et en détresse ! (Rires)

Les pochettes des deux albums sont de couleur complètement vertes. Le vert est également la couleur de Type O Negative. Qu’y a-t-il de si spécial dans cette couleur qui fait que tu y reviens ?

C’est la couleur de la nature ; à chaque fois que je vois du vert, cela me rappelle la vie ! Les plantes, les arbres, les choses qui ont créé l’air que nous respirons et la nourriture que nous mangeons. En même temps, le vert a un côté cruel, une vibration un peu effrayante. Il n’y a pas beaucoup de vert sur le premier album mais le second en a un peu plus et le vinyle est vert. Nous avons pensé que ce serait cool de continuer une forme de tradition, maintenant que Peter (Steele) est mort et que Type O Negative n’est plus. J’ai toujours aimé la couleur, John [Johnny Kelly, batteur du groupe, ndlr] aussi, nous l’aimons tous… Cela semble approprié car cela représente nos racines.

Tu as décrit ta relation avec Matt Brown [second guitariste du groupe, ndlr] comme la version « maléfique et meurtrière » de John Lennon et Paul McCartney. Qu’est-ce qui caractérise leur relation que tu peux retrouver dans ta collaboration avec Matt Brown ?

En fait, c’était juste une blague que j’ai faite en interview et tout le monde l’a prise au sérieux. Cela voulait seulement dire que Matt et moi avons une bonne relation de travail, qu’il me comprend très bien et sait comment travailler avec moi. Il croit en moi, nous sommes sur la même longueur d’onde quand il s’agit d’enregistrer de la musique. J’ai une bonne relation de travail avec lui et, au final, nous avons réussi à créer un bon album et de la bonne musique, et c’est ce que je voulais dire. Lennon et McCartney ont fait de super chansons avec les Beatles. Alors j’ai juste plaisanté en disant que nous faisions la même chose mais de manière maléfique, qu’on travaillait bien musicalement ensemble.

Le premier album a été fait seulement par toi et Matt Brown. Est-ce que Johnny Kelly (batterie) et les autres ont participé cette fois-ci ?

Non, je l’ai fait de la même manière. La première raison était le budget, la seconde le temps, et je suis très pointilleux sur la façon dont tout doit être joué sur les titres. Il y a beaucoup de petits détails et le fait de passer quatre ou cinq mois à travailler avec quelqu’un, à répéter pour qu’ils atteignent le niveau, pour enregistrer, c’était tout bonnement trop de temps à ajouter au programme d’enregistrement. Et étant donné que je fais des démo de tout, que j’écris tout et que je fais tout moi-même, c’est simplement plus rapide si je le fais, tu vois ? Parce que je sais comment cela doit être et je connais le moindre petit slide de guitare, le plus petit bend, etc. Chaque petite chose qui se passe est délibérément prévue. Et cela prend du temps pour quelqu’un d’autre qui n’a pas écrit les chansons de le comprendre et de l’exécuter rapidement de la manière prévue. Alors comme nous avions senti que c’était la bonne formule pour le premier album, pourquoi ne pas continuer comme ça ? Et surtout pour ce second enregistrement, parce que je savais que j’allais être plus possessif et pointilleux sur la musique.

« Cela m’a touché, la manière dont nous étions tous allé, un par un, poser une rose sur le cercueil [de Peter Steele] en lui disant au revoir. »

Tu as commencé avec Type O Negative en 1991, pourquoi as-tu pris autant de temps avant de te mettre à la tête d’un groupe et qu’est ce qui t’a poussé à le faire ?

Eh bien je pense que ce qui m’a pris si longtemps c’est que je voulais gagner des connaissances et de l’expérience dans l’écriture musicale. J’ai écrit quelques chansons et refrains pour Life Of Agony. J’avais besoin d’un bon coup de pied dans le derrière parce que, en fait, j’avais décidé depuis 2009 de créer ce concept. Je voyais que les jeux étaient faits pour Life Of Agony et je savais que nous ne ferions jamais un nouvel album, que nous ne pourrions plus collaborer dans la même pièce. Et c’est pour cette raison que je fais les choses de cette manière aujourd’hui, parce que j’ai appris que collaborer dans une pièce avec quatre personnes pour écrire une chansons n’est généralement pas une bonne idée : la chanson n’en sort pas si bien. Elle a vraiment besoin de venir d’un endroit, d’une vision et d’être totalement ce qu’elle est supposée être. Alors j’ai appris de cette expérience et créé A Pale Horse Named Death parce que je savais que Life Of Agony allait se séparer, que cela allait finalement finir et qu’autrement c’en serait fini pour moi. Alors j’ai commencé A Pale Horse Named Death en 2009 pour créer le chapitre suivant de ma vie musicale. Et faire les choses à ma manière et écrire la musique que je veux que les gens entendent.

Te sens-tu proche des autres batteurs qui ont quitté la batterie pour devenir frontman, comme Dave Grohl avec les Foo Fighters ou Phil Collins ?

Oui, je trouve ça génial ! C’est ce que je me suis dit quand je l’ai fait, que j’allais faire comme Dave Grohl : j’allais commencer à chanter et à jouer de la guitare, j’en avais marre de jouer de la batterie… J’ai joué de la batterie pendant près de trente ans. Je sais que je peux en jouer à tout moment. Il est seulement question de s’entraîner un peu mais… Je savais que j’avais besoin d’un nouveau chapitre. Et puis je joue de la guitare depuis longtemps et j’ai toujours écrit de la musique, et je voulais le faire. Parce que je me suis dit que si c’était la dernière chose que je faisais, si je devais quitter ce business pour quelque raison que ce soit, je voulais que ce soit avec ce que je fais aujourd’hui car c’est ce qui me rend très heureux.

Le titre « Cold Dark Mourning » parle de Peter Steele… Était-ce important pour toi d’écrire une chanson sur lui ?

C’est venu naturellement. J’avais écrit la chanson sur mon expérience au cimetière pendant que nous étions tous autour de son cercueil. Et cela m’a touché, la manière dont nous étions tous allé, un par un, poser une rose sur le cercueil en lui disant au revoir. J’ai pris cette chanson, pris le premier couplet et l’ai transformé en une histoire à propos d’un gars qui perd tous ses amis, qui se retrouve seul à la fin et qui n’attend qu’une seule chose, c’est d’aller les rejoindre dans un autre univers.

Interview réalisée par téléphone le 28 mai 2013 par téléphone
Traduction et retranscription : Amphisbaena

Site internet officiel de A Pale Horse Named Death : apalehorsenameddeath.com

Album Lay My Soul To Waste, sorti le 27 mai 2013 chez SPV / Steamhammer



Laisser un commentaire

  • Et vous l’avez écouté cet album ?
    Rock, heavy, grunge ? Que dalle ! C’est du rock fm peu inspiré qu’ils ont pondu là.

    [Reply]

    Spaceman

    Hmmm… Heu… Comment dire ? Désolé d’être un peu « brutal » et c’est pas trop mon genre de dire ça d’habitude, mais, en fait, tu ne serais pas juste complètement à l’ouest comme gars ? Ou alors tu nous fait marcher, c’est ça ? Hein ? Parce que là, c’est un peu gros…

    Il doit parler de Ghost – et dans ce cas je lui donne raison.
    Et sincèrement, cet album est carrément sympa ! J’avais pas trop aimer le premier, mais là, on passe à un autre niveau : de la lourdeur, tout en restant plutôt aérien. On ne se sent pas écrasé par la musique, même pas oppressé, et pourtant l’ambiance est pesante.

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