A une voyelle près, Ulf aurait pu s’appeler Alf. Ce qui fait sacrément froid dans le dos ! Alf étant l’usurpateur d’identité que les fidèles du chat de Radio Metal connaissent bien. Ce soir le chat sera d’ailleurs ouvert comme tous les soirs de la semaine (excepté le samedi) durant les émissions.
Vous pourrez normalement poser des questions à Max, le chanteur d’Ulf (mais quel nom de groupe, mes amis !), car une interview du groupe de rock/metal est prévue dans le cadre de l’émission High Hopes que j’ai l’honneur de vous présenter avec ma fidèle collaboratrice, Lady Gagoth.
Rendez-vous dès 20h à l’antenne et sur le chat !
Interview :
Radio Metal : Pour commencer, peux-tu nous dire d’où vient votre nom ? Et comment le prononce-t-on ?
Max (chant) : Ulf est un prénom germanique qui se prononce « Oulf ». Mais quand on l’a choisi, on a décidé de le prononcer « Eulf » parce que c’était une sonorité qui nous plaisait et qui correspondait à nos attentes spontanées. Tout le monde était d’accord là-dessus. En fait, c’est un prénom qui désigne le loup qui vient d’une langue scandinave ancienne appelée le vieux norrois.
Est-ce que ce sont des thématiques que l’on retrouve dans votre musique ? Les textes seraient-ils inspirés de la mythologie scandinave ou pas du tout ?
Complètement, on est en plein dedans ! C’est de la libre-interprétation d’éléments mythologiques scandinaves à partir de laquelle je me suis inspiré pour écrire une petite histoire afin de pouvoir écrire les textes de chacune des chansons de notre album. Je ne suis pas le seul à avoir écrit les textes, il y a aussi le guitariste, Fred. Après, la musique en elle-même, on l’a composé à quatre, le groupe entier donc.
Quel est votre parcours ? Vous avez sorti un EP suivi d’un album qui reprend quelques titres de l’EP. Je sais que ce n’est pas simple car vous êtes encore un groupe récent mais peux-tu nous faire un petit bilan ?
On est un groupe à moitié récent si on peut dire. Ulf existe depuis septembre 2006 et ça fait depuis cette création qu’on a commencé nos compositions. On a composé onze titres ensemble qu’on a enregistré début 2009 et qu’on a finalement sorti un peu plus tard en version intégrale. Avant cet album de onze titres, pour nous promouvoir, on a sorti une version cinq titres du même album avec deux chansons en radio edit.
En fait, l’EP n’était là que pour les médias, les labels pour qu’il soit perçu comme un premier jet et que les gens entendent un peu parler de Ulf ?
Exactement, on voulait faire un peu les chroniques pour voir comment ça pouvait plaire et cela nous a aussi servi à démarcher les professionnels. Grâce à ça, on a réussi à trouver un contrat de distribution auprès du label Brennus.
Et quand l’album est-il sorti ? Cette année ou l’année dernière ?
C’est sorti en septembre de cette année. La distribution est encore en cours d’élaboration. L’album est déjà distribué sur pas mal de plates-formes de téléchargement : FNAC, Amazon… Bientôt, ce sera disponible dans les bacs. On va bientôt avoir la liste des bacs qui nous distribuent, j’espère. On est en train de voir ça avec Brennus.
Tu as oublié de mentionner le nom de votre album. Comment s’intitule-t-il donc ?
L’album s’appelle Echo Promise. Le titre est aussi inspiré de l’histoire créée autour de cette mythologie, de cette histoire de groupe. C’était la meilleure façon d’exprimer la thématique générale qui est beaucoup basée sur des textes autour du souvenir. C’est comme un écho à la mythologie lointaine, comme un écho à une histoire oubliée.
Vos thématiques de textes sont basées sur la mythologie scandinave. A côté de ça, vous officiez dans une style metal/rock, ce qui est plutôt rare lorsqu’on a ce genre de thèmes. D’où ça vous est venu de mélanger ces deux éléments ?
Ça nous est venu très naturellement. A l’époque où on a commencé à composer, on était tous bien trempés dans ces influences-là. Moi, je joue encore pas mal à des jeux vidéos, notamment à Age Of Mythlogy qui me permettait de trouver de l’inspiration basique. A l’époque, j’écoutais aussi pas mal de Sonata Arctica, tous ces groupes nordiques qui prenaient un peu toutes ces bases d’écriture. J’ai toujours été séduit par les groupes de metal qui sortaient de cette région. Après, quand j’ai fondé le groupe, c’était avec des gens d’horizons très différents mais qui aimaient bien ça aussi. On s’est tous retrouvé sur ce thème commun donc. Les compos sont venues naturellement avec des influences vraiment diverses. Finalement, ce qu’il y avait derrière ta question était qu’on se retrouve avec des paroles scandinaves sans en avoir spécialement un look musical, ce qui est vrai. On a un style plutôt hybride entre du rock et du metal de différentes origines et cultures. Ça nous plaît d’avoir fait une fusion de tout ça en plus d’avoir composé de façon prolifique dans ce sens.
C’est vrai que c’est plutôt agréable car on est loin des thèmes récurrents qu’on retrouve dans le metal/rock à savoir le sexe, la drogue et le rock’n'roll…
Oui, on a une vision un peu plus « solenniteuse », j’aime bien dire ça (rires), du rock et du metal. On n’est pas franchement dans le destroy. On a une idée assez noble de ce qu’on fait. C’est peut-être un peu pompeux et excessif mais moi je m’en fous personnellement (rires) ! Je tiens à dire que Ulf n’est pas que notre nom de groupe, on a aussi composé une chanson de ce nom qui est sûrement la plus appréciée de notre auditoire avec notre single « Hold On ».
Pourquoi « Ulf » serait la plus appréciée ?
C’est la chanson qui est la plus porteuse du style Ulf, qui a la plus séduisante originalité… En tout cas, les gens la retiennent à chaque fois. Quand ils nous ont découvert en live, la plupart de nos fans est vraiment restée bloquée sur ce titre. On l’a aussi bien senti quand on l’a composé qu’il s’agirait d’une chanson-clé.
Pourquoi avoir choisi « Hold On » plutôt que « Ulf » comme single alors ?
Pour une question de format et une question d’écoute. Le titre est très séduisant et a un côté un peu plus pop/rock/metal. On peut dire que c’est un peu la mouvance de faire ce genre de single avec de l’acoustique pour trancher, surtout dans les groupes américains. Un peu comme ce que Nickelback sait si bien faire.
Je rebondis sur Nickelback car c’est un groupe qui fait débat au sein de l’équipe de Radio Metal. Spaceman juge que lorsqu’ils font des power ballads, ils seraient moins efficaces que sur des titres plus rock’n'roll. Que penses-tu à ce sujet ?
C’est un vaste débat (rires) ! On peut reprocher à Nickelback de se travestir un petit peu pour faire des singles. En même temps, ils le font tellement bien… Ce n’est pas tout à fait le même groupe en fait. Mais c’est souvent ça, on trouve un single différent de l’album en entier. Ce serait en même temps différent et complémentaire.
Sur quelles plates-formes peut-on se procurer votre album ?
Déjà, j’invite tout le monde à aller sur www.ulf.fr…
Jusque-là, c’est gratuit car ce n’est qu’une invitation, on est d’accord (rires) ?
Tout à fait, c’est une invitation. En tout cas, sur le site ! Après, malheureusement, une boutique en ligne reste une boutique. On aimerait bien le distribuer comme Radiohead par exemple mais bon, on a aussi besoin de survivre en faisant quelques ventes.
Au niveau actualité pure, avez-vous des concerts de prévu ? Tu disais que vous aviez une vision noble de votre art mais sur scène, j’imagine que vous devez faire parler votre rage !
Oui, clairement, on est vachement dynamique sur scène, c’est tout l’intérêt. C’est là où on est déjà le plus en communion avec notre public qui est en général assez fidèle. D’ailleurs, on les salue très fort. On adore le live,. On est très énergique en live. La prochaine date se fera à Nice, là où on vit, au pub du Sézamo le 12 décembre avec In Vitraux.
Et pour l’année prochaine, vous avez quelques plans ?
Pour l’année prochaine, tout est en pourparlers actuellement. On a beaucoup joué localement donc on essaie de s’exporter. On sollicite des pubs d’autres villes, des festivals… Notre manager travaille ardûment en ce moment mais pour l’instant, beaucoup d’attente.
Une petite tournée française peut-être, ce serait plutôt votre but ?
Actuellement, on attend des retours pour des concerts et des festivals. La tournée se fait attendre quelque peu et on espère qu’elle arrivera.
Une question un peu perfide : Joël qui est votre manager et est également au sein du forum Hard Rock 80, fait-il du bon travail (rire) ?
Je n’ai absolument pas à me plaindre de son travail. C’est de la balle, on est super content de bosser avec lui ! En plus, on travaille à distance. Il faut savoir quand même qu’on ne s’est jamais vu de visu. Heureusement que la technologie est là aujourd’hui…
J’imagine qu’il vous a proposé ses services car il serait tombé amoureux de votre musique, n’est-ce pas ?
Tout à fait. Il était disponible en tant que manager et on était disponible en tant que groupe. Ça s’est fait très naturellement. Il nous a proposé ses services et on a accepté. Je tiens quand même à saluer le travail de notre ancien manager avec qui on a beaucoup avancé pendant trois ans. Maintenant, c’est lui qui a pris le flambeau et il est forcément très implanté dans le milieu grâce à son webzine qui est, je crois, l’un des plus lus en France (NDLR : et Radio Metal alors ?). C’est une super aventure qui continue très bien.
As-tu un dernier mot à ajouter ?
On a un cri de guerre entre nous : mou !!!! Et ce sera le mot de la fin (rires).







































Article mis à jour.
Lisez donc un peu l’interview de Ulf (groupe certifié sans extra-terrestres).
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