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Interview   

Abstraction impossible


Il est bien évident que nous ne pouvions passer sous silence la diffusion et l’interview du groupe Abstract Cell Theory demain soir dans High Hopes.

Leur metal mélodique aux sonorités parfois électroniques a été apprécié par la rédac’ et il est d’ailleurs fort dommage que le Duc soit en vacances car ça va l’empêcher de titiller la formation française ! Malgré tout, votre fidèle serviteur sera présent dans le but de prêcher la bonne parole metallique. Pour découvrir Abstract Cell Theory, un avant-goût est disponible sur leur MySpace. Cet entretien téléphonique se déroulera aux alentours de 20h30 alors ne manquez pas ce High Hopes du mercredi 14 juillet, une émission feu d’artifice comme d’habitude en direct !

Rappel : côté antenne, venez décortiquer avec nous le dernier Maiden, The Final Frontier, ce soir pendant Anarchy-x dès 20h !

Interview :

Pour présenter aux gens qui ne vous connaissent pas, Abstract Cell Theory pratique un metal mélodique avec une petite touche électronique. Peux-tu nous expliquer rapidement la jeunesse du groupe ?

Le groupe est plutôt récent. Cela fait une petite année que l’on s’est formé. On est tous un peu éparpillé dans la France: Paris, Seine et Marne et moi qui habite à Toulouse. On ne se voit donc pas très fréquemment mais nos retrouvailles sont intenses à chaque fois. A la base, il s’agit de la rencontre de Lionel (chant) et de Yannis (guitare) sur Paris qui a permis la formation du groupe. Ils ont monté un premier projet ensemble qui a fini par splitter par désaccord entre ces deux là et le reste du groupe. Ils en ont donc remonté un autre et c’est là qu’ils m’ont appelé pour savoir si j’étais intéressé pour les rejoindre. Comme j’avais joué auparavant dans d’autres groupes avec Lionel, j’ai naturellement accepté et nous avons donc commencé à travailler sur la demo à 3… Jérémy à la basse nous a rejoint il y a quelques mois seulement, après que la demo ait été enregistrée. La basse a été donc programmée pour cet EP.

Donc en fait, entre la formation et l’élaboration de la demo, tout s’est passé très rapidement ?

En effet. Cela s’est fait carrément immédiatement même. En fait, il s’agit de Yannis qui compose la musique et nous envoie ses idées par le biais d’internet. On a donc tous le loisir de bosser chacun de notre côté et on peut dire que les titres sont enregistrés avant même qu’on les joue ensemble. On doit se voir une ou deux fois par mois pour répéter et cela a donné justement lieu à nos premiers concerts la semaine dernière.

Avez-vous tous des expériences musicales importantes avant ce groupe? A l’écoute de cet EP, on sent déjà une certaine forme de maturité. Une alchimie s’est-elle crée rapidement entre vous tous ?

Oui. Déjà avec Lionel, on avait l’habitude de travailler ensemble vu que l’on a été dans le même groupe de heavy mélodique toulousain pendant quelques années. Yannis et Lionel avaient également l’habitude de travailler ensemble et il y avait déjà une certaine alchimie entre eux. Lorsque j’ai rencontré Yannis pour ce projet, cela a tout de suite collé puisque l’on avait exactement la même façon d’aborder la musique et nos idées sur notre contribution dans le monde du metal étaient similaires.

Pour donner envie aux gens d’écouter Abstract Cell Theory, si tu avais un mot pour résumer l’EP, que serait-il ?

Un mot, c’est un peu difficile puisque c’est une musique un peu complexe dans le sens où l’on essaie d’amener beaucoup d’influences assez différentes. Maintenant, on espère le faire intelligemment. Voilà, ce serait une musique intelligente je dirais.

En parlant d’influences, lorsque l’on écoute votre musique et la voix de Lionel, le parallèle avec Devin Townsend est saisissant. Au niveau de la musique recherchée, puissante et épique, il doit s’agir d’un de vos artistes de prédilection, je me trompe ?

Comme je le disais avant, c’est Yannis qui compose pratiquement tout et c’est vrai qu’il considère un peu Devin Townsend comme un dieu (rires) ! Il s’agit une influence importante chez lui mais nous sommes là également, il ne faut pas l’oublier. Notre rôle est d’également d’apporter notre pierre à l’édifice pour ne pas que ça sonne uniquement comme du Devin Townsend. Mais c’est vrai que c’est tout de même une influence majeure de notre musique.

Après le désir de Devin Townsend de pousser toujours sa musique plus loin dans la recherche fait que ce n’est pas une mauvaise influence pour un groupe. Est-ce que tu crois que du coup, Lionel s’inspire indirectement et naturellement de sa voix si diversifiée et magnifique ?

Pas vraiment. En fait, Lionel a pris pas mal de cours de chant lyrique. Il va donc puiser ses inspirations de ligne de chant vraiment un peu partout.

Peux-tu m’expliquer un peu le contenu des cours de chant lyrique si tu es un peu au courant. C’est vrai que lorsque l’on parle de ce registre, on pense tout de suite à Tarja (ex-Nightwish) mais je ne suppose que ce n’est pas que ça ?

Non ce n’est pas que ça bien entendu. Après, en tant que batteur, je ne suis pas très bien placé pour expliquer réellement la chose. Ce n’est pas que de la référence à Tarja et à la voix type opéra. Par exemple Bruce Dickinson (Iron Maiden) a pris pas mal de cours de lyrique et on ne peut pas dire qu’il ait un registre classique.

On sent dans votre EP une présence d’éléments cyber metal, un peu comme Sybreed ou Samael…

C’est vrai que l’influence Sybreed est assez présente. C’est d’ailleurs un des groupes qui nous a permis de nous réunir et qui nous met une grosse claque à chaque fois qu’on les écoute. C’est vrai que l’on insuffle pas mal d’influences dans notre musique mais on peut en repérer des majeures. Parmi elles, Townsend, Sybreed et pas mal Paradise Lost pour les harmoniques et les passages les plus lents.

C’est vrai que ces influences ne sont pas très étonnantes puisque ce sont des groupes très mélodiques mais qui font preuves d’une grande liberté de composition. Comme vous avez l’air d’aller assez vite dans ce domaine, avez-vous des ébauches, voire des titres complets, pour votre prochain EP ou album ?

On y travaille justement. Nous avons déjà 2 morceaux qui sont posés et que l’on joue sur scène. Un troisième titre ne devrait pas tarder à être fini, un peu plus progressif dans le sens où il est plus long et des idées très différentes qui sont proposées dans ce même morceau.

Avez-vous la volonté de faire un véritable album ou encore un EP ?

A la base, on était parti dans l’idée de faire une seconde demo. On voulait en faire deux car la première nous servait à faire de la promo. Comme il s’agit d’un processus qui peut s’avérer très long, on a décidé d’en proposer une autre en attendant plutôt qu’un véritable album. Par contre, vu les retours qu’on a, rien n’est encore sûr, on se demande s’il ne vaut pas le coup d’attendre un peu et avoir plus de matériel pour pouvoir faire un album derrière. On est encore en train de négocier ça entre nous.

Votre musique comporte beaucoup de points positifs mais j’aurais tout de même une remarque sur quelque chose qui mériterait d’être retravailler mais il s’agit de quelque chose qui s’appliquerait au metal mélodique en général. Je trouve que le titre « Virtual Life » a une mélodie un peu facile. Est-ce que c’est facile pour vous qui composez les morceau de différencier les titres qui ont une accroche à ceux qui sont plus simples ?

Pas du tout car l’on joue ce qui nous vient et le rendu peut être parfois différent. C’est vrai que « Virtual Life » a ce côté un peu facile avec, par moments un côté plus heavy metal. Après je sais que, vu que ce morceau est plus catchy que les autres semblant plus complexes, on a pas mal de retours positifs sur ce morceau. Mais ce n’est pas calculé à la base. C’est après coup que l’on peut éventuellement s’en rendre compte. On écrit ce que l’on a envie sur le moment.

Vous ne calculez rien à la base donc vous n’êtes pas encore complètement vendus (rires).

Loin de là (rires) !

Le dernier morceau de votre EP sonne un peu technoïde et est caché. Pourquoi ce choix? Pour jouer un peu avec les auditeurs?

C’est un petit clin d’œil. On s’est dit que ce serait bien de cacher dans tout ce que l’on fera un petit morceau à la fin, quelque chose qui serait un peu différent des autres morceaux. C’était pour prouver que notre musique était issue de plein de styles différents. Là c’est vrai que cela sonne très boîte de nuit et nous nous sommes bien amusés à la faire. On ne la joue pas en live, c’était juste pour le fun. Peut-être que pour le prochain, ce sera du classique ou du jazz…

Pour le coup, rien ne vous empêche de l’utiliser en guise d’intro ?

Par exemple. On y avait pensé mais on avait peur de faire fuir le public (rires).

J’ai une dernière question: je trouve que le design utilisé avec Abstract Cell Theory est très réussi. Est-ce le résultat de tout le groupe ?

Le design a été fait par une artiste du pseudo de Mademoizele M. qu’il faut absolument soutenir. Vous pourrez trouver tous les liens sur notre myspace. Ça été fait sur notre demande mais on lui a laissé carte blanche. C’est elle qui a complètement inventé son univers donc. On a aussi pas mal de retours très positifs sur le design.

C’est vrai que je trouve que cela correspond très bien à votre musique.

En effet, nous aussi, on a tout de suite accroché lorsque l’on a découvert son travail.



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