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Live Report   

Accept maintient le heavy metal en vie


La file devant l’Élysée Montmartre s’allonge de plus en plus et remonte sur les rues de Pigalle. Et pour cause, Accept vient enfin nous faire un concert en tête d’affiche dans la capitale. Un set qui devait avoir lieu à l’origine dans la ville de Lille. La dernière fois que nous avions vu passer Accept était en première partie de Sabaton à l’Olympia, sachant que son dernier concert en tête d’affiche à Paris remonte au show du Trianon en décembre 2015.

Le temps est donc venu de donner aux fans de heavy ce qu’ils souhaitent. Tout cela afin de fêter le dernier album The Rise Of Chaos, quinzième disque de la carrière des Allemands. Des légendes dans le genre, faisant partie des pionniers du heavy metal. Focus sur un groupe aux quarante ans de carrière et occasion pour les plus jeunes de rattraper le temps perdu s’ils n’ont jamais pu le voir sur scène et entendre des titres présents dans les best-of des soirées metal.

Artistes : Accept – Night Demon
Date : 1er février 2018
Salle : L’Élysée Montmartre
Ville : Paris [75]

Night Demon

C’est Night Demon qui ouvre la date de ce soir. Également heavy metal, ce projet comporte dans ses rangs le nouveau bassiste de Cirith Ungol. Jouer dans une telle salle doit bien les changer étant donné que leur dernier passage à Paris fut au Klub devant cent personnes ! Un trio efficace qui aura mérité de se produire devant cette large audience au vu de l’énergie qu’ils dégagent. Le groupe profitera même de l’occasion pour porter un hommage au regretté trio de Motörhead. Au revoir Lemmy, au revoir Fast Eddie Clarke, au revoir Phil Taylor : des artistes qui auront partagés tant de morceaux mythiques. C’est après les avoir salués, que Night Demon démarre une reprise partielle de « Overkill » avant d’enchaîner sur leur morceau « Dawn Rider ». Le set passe assez vite et la musique manque peut-être d’une réelle identité personnelle. Mais ne crachons pas sur cette formation essayant de garder le heavy metal en vie pour les nouvelles générations tout en apportant un brin de modernité.

Setlist :

Welcome To The Night
Full Speed Ahead
Curse Of The Damned
Hallowed Ground
On Your Own
Run For Your Life
Heavy Metal Heat
Black Widow
Overkill (reprise de Motörhead)
Dawn Rider
Screams In The Night
The Chalice
Night Demon

Accept

Un décor d’usine est installé et maintenant on peut accueillir comme il se doit Accept. C’est le batteur Christopher Williams qui sera notre premier contact lorsqu’il arrive derrière son instrument et commence à haranguer la foule pour la chauffer. Puis, sous les premiers roulements de batterie, le show commence alors que débarque le guitariste Uwe Luis et le bassiste Peter Baltes avant que les deux mastodontes débarquent : Mark Tornillo au chant et Wolf Hoffmann, le guitariste qui incarne l’identité du groupe depuis toutes ces années. Tout le groupe est mis en valeur par des lumières de hautes qualités, avec deux personnes au balcon prenant soin d’éclairer les musiciens par deux immenses spots. On peut noter des jets de fumées, des avancées sur la scène pour une plus grande proximité avec le public et un groupe connaissant les morceaux par cœur. Ce dernier jouera les yeux fermés (et à la perfection) ses parties musicales durant plus de deux heures de set. Toute l’attention est portée sur Wolf Hoffmann qui se met particulièrement en avant en prenant souvent le devant de scène et en se surélevant. Son charisme est loin de passer inaperçu et tous les solos seront pour lui.

Même s’il y a quelques mois Udo Dirkschneider, l’ex-chanteur du groupe, est venu dans la capitale pour offrir un concert 100% Accept, les fans n’auront pas perdu leur temps en faisant le déplacement ce soir. Car ce n’est pas moins de 22 titres (pour deux heures de concert) que nous aura offert le loup et sa meute. Le set démarre avec « Die By The Sword » du dernier album des Allemands, et on aura le droit à une sélection de choix : « London Leatherboys », « Breaker », « Shadow Soldiers », « Up To The Limit », « Pandemix » et « Fast As A Shark ». Même si la voix de Udo est mythique, le groupe a trouvé en Mark Tornillo un remplaçant d’exception (ayant ce petit côté Brian Johnson). Le public parisien aura également droit à un rappel bien garni démarrant avec « Metal Heart », ce fameux tube qui permet de se faire plaisir sur les solos de Wolf marqués par une forte inspiration classique (piochant dans « La Marche Slave » de Tchaïkovsky en intro et la « Lettre à Elise » de Beethoven dans le solo central, pour les profanes). Des solos qui ont l’avantage de permettre aussi au public de chanter en cœur avec juste la batterie marquant le rythme.

Accept

Une soirée d’exception pour le heavy metal d’antan qu’Accept a porté à un niveau bien haut. Un genre qui n’est plus aussi présent et semble même se faire de plus en plus rare en salle. Mais les Allemands nous prouvent ce soir que leur superbe est intacte et qu’ils peuvent être considérés comme les gardiens du temple d’un genre qu’il faut maintenir en vie. Grande séquence émotion lorsqu’en dernier titre, c’est évidemment « Balls To The Wall » qui fera lever le poing de la foule et chanter à l’unisson avant que le groupe ne quitte la scène de la capitale. Un concert réussi et apprécié à sa juste valeur par un public de connaisseurs.

Setlist :

Die By The Sword
Stalingrad
Restless And Wild
London Leatherboys
Breaker
The Rise Of Chaos
Koolaid
No Regrets
Analog Man
Final Journey
Shadow Soldiers
Bolero
Neon Nights
Princess Of The Dawn
Midnight Mover
Up To The Limit
Objection Overruled
Pandemic
Fast As A Shark
Metal Heart
Teutonic Terror
Balls To The Wall

Report et photos : Matthis Van der meulen.



Laisser un commentaire

  • Tant de titres du dernier mauvais album qui empêchent d’entendre des pépites quel dommage … mais peut être passent-ils mieux en live ? On verra ça au Hellfest

    [Reply]

    Django

    ouais bien d’accord sur le dernier album. Il faudra qu’il fasse un concert un peu spécial au Hellfest sinon j’irais voir ailleurs.
    Quel gachis tout de même cette guerre des neuneus entre Hoffmann et Udo

  • Pandemix? Par Toutatis, ça alors!

    [Reply]

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