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Live Report   

ACDC AU PALAIS OMNISPORT DE PARIS BERCY



Artistes : AC/DCThe Answer
Lieu : Paris (France)
Salle : Bercy
Date : 27-02-2009
Public : 18 000 personnes


AC/DC à Bercy !

20h05. Le noir se fait dans la salle et The Answer débarque sur scène ! Le hard des irlandais parvient rapidement à séduire une foule qui n’aurait pu n’en avoir que pour la tête d’affiche. Mais ce n’est pas le cas car le public comprend dès le début du set qu’il a en face de lui un groupe authentique qui correspond bien à l’atmosphère de la soirée. Logiquement, on notera en conséquence la simplicité du décor de The Answer comme le prouve l’écran géant derrière la scène où figure uniquement le logo du groupe en lettres blanches sur fond noir. Clair, net et efficace : The Answser avait annoncé la couleur.

La musique du groupe est un mélange de tout ce qui se fait de mieux dans la scène hard rock donc pas étonnant de constater de nombreuses similarités avec Led Zeppelin, les pionniers de ce style musical. Voix éraillée, magnifique chevelure devant le visage, tenue seventies, l’ami Cormac Neeson a une présence scènique qui se rapproche vraiment de celle de Robert Plant. De plus, on a l’impression qu’il est littéralement possédé, comme électrisé sur place, et cette énergie déployée ne peut que plaire au public parisien.


Brian Johnson sur la scène du POPB.

The Answer propose une musique souvent orientée boogie/blues. D’ailleurs, quand les trois musiciens se réunissent autour de la batterie de leur compère James Heatley, on croit assister au jam session d’un groupe de blues ! Une petite touche personnelle qui rend encore plus naturelle la prestation des irlandais. On retiendra notamment du set le tubèsque « On And On » qui ne fait pas (ne vous méprenez pas !) penser au titre de Pain ! Bref vous l’avez compris, ce soir le public parisien sait pourquoi il est venu. Pour écouter et savourer du bon vieux hard des familles. Et The Answer a su mettre la dose !

35 minutes plus tard, le speaker annonce un entracte de vingt minutes. Le compte à rebours est donc lancé. Vingt petites minutes d’attente…pour l’histoire. Car oui, ce deuxième concert donné par AC/DC en deux jours marquera l’Histoire du groupe…et du hard. Et, malheureusement, cette histoire là finira par s’arrêter un jour. Quand ? Nul ne le sait. Mais mieux vaut profiter maintenant de ses instants magiques qui n’ont pas de prix. Et ça Gérard Drouot Productions l’a bien compris ! Mais les vaches à lait que nous sommes sont bien contentes de brouter le pré de Bercy ! Une gigantesque hola, sous les yeux de Gérard Drouot lui-même, se met donc en place quelques minutes avant le début du show. Dans le public tout le monde y participe…même les VIP. Car ce soir on peut croiser de nombreuses têtes connues : de SAS Francis Zégut à Nono (Trust) en passant, plus people, par Mickael Youn ou encore Sébastien Folin !


AC/DC : les légendes sur scène !

Mais rassurez-vous, ce soir pas de gags ! AC/DC est LE groupe à voir sur scène. 21h, les lumières s’éteignent et un dessin animé annonce la couleur du show ! Cette dernière sera rouge. Rouge comme les yeux injectés d’Angus dans le clip. Rouge comme les centaines de cornes du diable clignotant dans le noir de Bercy. Rouge comme les flammes de l’enfer que l’on retrouvera souvent sur les écrans géants. Dans le dessin animé, très bien réalisé car très dynamique, Angus fait marcher lui-même le « Rock N’Roll Train » d’AC/DC. Seulement, plusieurs jeunes filles particulièrement délurées (ah…le fantasme éternel !), et logiquement vétues de T-Shirts AC/DC, parviennent à s’immiscer dans la pièce où travaille Angus. Ce dernier, complètement obnubilé par les petites culottes de ses nouvelles amies, a rapidement le diable au corps. Mais Angus s’est fait corrompre (comme nous tous!) : les filles sont en fait là pour arrêter le train en marche ! Attention, fermez les yeux…ou ouvrez-les au choix…tout ça va mal finir, le train va finir par se cracher ! Une explosion, des lumières qui jaillissent de partout, un décor de scène en forme de train déraillé et c’est le titre « Rock N’Roll Train » qui retentit dans Bercy ! Quelle entrée en matière !

Les cinq membres d’AC/DC sont devant nous et l’on a du mal a réaliser. Sommes-nous dans un rêve ? Est-ce la réalité ? Beaucoup des deux mon général ! Qu’il est bon de voir le bérêt de Brian Johnson, la tenue d’écolier d’Angus, le flegme de Phil Rudd, les bras anguleux de Malcom Young sans oublier l’élégance de Cliff Williams. Ces cinq mecs sont des légendes bordel ! 1974…tout a commencé en 1974. 35 après, les frères young et leurs acolytes n’ont pas perdu la foi. Un exploit. Brian Johnson en est l’exemple parfait. A 61 ans, le chanteur délivre une prestation remarquable. Energique au possible, le gaillard se donne a fond et sa voix est exceptionnelle. Clairement avantagé par le rythme de la tournée qui lui permet de se reposer entre les shows (AC/DC ne joue jamais deux soirs de suite), Brian est vraiment au top de sa forme.


Brian Johnson et Angus Young.

« Rock N’Roll Train » est une formidable ouverture où Malcom et Cliff s’avancent vers le milieu de la scène pour assurer les refrains. Ce sera d’ailleurs souvent le cas sur l’ensemble du concert. Une fois le train passé, on poursuit avec le monstrueux « Hell Ain’t A Bad Place To Be », tiré du très grand Let There Be Rock. Quel plaisir de voir Angus faire toutes ses facéties. Son duckwalk (chipé à Chuck Berry) reçoit à chaque fois les acclamations du public. Il faut dire que ce dernier est sûrement venu pour voir ce qui a construit la légende d’AC/DC sur scène : les pas de canards d’Angus et son strip-tease sur « The Jack », la cloche sur « Hells Bells », « Whole Lotta Rosie » et sa poupée gonflable, les coups de canon sur « For Those About To Rock… ». Tous ces éléments étaient bel et bien présents hier soir et ont comblé une assistance aux anges.

Angus Young, la star de la soirée, a délivré comme à son habitude une performance lui aussi exceptionnelle. Chez AC/DC, Brian Johnson et Angus Young assurent le spectacle alors que les trois autres membres sont plus effacés. C’est ce qui a fait l’efficacité d’AC/DC live et on verrait mal, au bout d’une aussi longue carrière, la recette changée ! Concernant Angus, on retiendra surtout son formidable solo sur « Let There Be Rock » avant les rappels. Seuls au dessus de la batterie de Phil Rudd, et en plein écrant, Angus était sur une autre planète. Jouant avec le public toute la soirée (quelle science !) Angus a le visage et l’attitude d’un enfant malicieux. La perte de cheveux aidant, on a vraiment l’impression d’avoir à faire à un nouveau né. Pourtant Angus aura bientôt 54 ans…

Et lorsque l’écran géant met en avant Angus avec toutes les pochettes d’AC/DC, on se met à penser au livret de High Voltage et aux critiques des professeurs d’Angus suite à ses déboires scolaires. Et l’on se dit que, décidément, pour parvenir un jour à se produire devant 18 000 personnes il faut y croire, se battre, ne rien lâcher, n’écouter que soi-même, entreprendre, refuser le doute, avancer coûte que coûte, ne jamais oublier ses rêves, garder la foi…et savoir rester un enfant pour vivre chaque instant au maximum. Toute l’Histoire est là. Toutes les Histoires sont là si on fait l’effort de les comprendre.

Et que tout cela puisse se lire dans le visage angélique d’Angus Young a vraiment quelque chose de fascinant. Angus est, en effet, un symbole à lui tout seul. Le public, bien évidemment, le ressent et lui dresse un accueil particulier a chacun de ses numéros. Et lorsqu’il monte sur la scène centrale confectionnée pour lui et qu’il joue surélevé au coeur de Bercy…on ne peut que ressentir l’intense communion entre l’artiste et son public. Exceptionnel.

Côté public justement, on note malgré tout une certaine différence selon les titres proposés. Bien sûr, vous imaginez l’accueil énorme reçu à chaque tube comme « Dirty Deeds Done Dirt Cheap », « Shoot To Thrill », « You Shook Me All Night Long » ou encore « Highway To Hell ». Mais des titres comme « Black Ice » ou « Anything Goes », tous deux extraits du dernier album du groupe, n’ont pas reçu les immenses ovations des autres chansons. Une des explications peut être trouvée dans le fait que ces morceaux sont un peu plus boogies, moins hard rock, que les autres (quoique…). A moins, et peut-être plus simplement, que ces titres soient simplement moins bons comparés aux hits planétaires du reste de la set-list.

Car ce soir la set-list d’AC/DC est plutôt orientée sur les morceaux renommés. Et ce pour des moments grandioses. Par exemples, sur « The Jack » et « TNT », il est toujours aussi impressionnant de voir le public lancer ses bras en avant en suivant les injonctions d’Angus. Egalement comment ne pas évoquer la première minute de « Thunderstruck » qui a complètement éléctrisé la foule ? Et comment passer sous silence l’exceptionnel « War Machine » où la musique était parfaitement en phase avec le nouveau dessin animé ? En effet, sur ce titre l’assistance a retrouvé (avec plaisir) les filles du train à vapeur qui composaient, dans le clip, la machine de guerre AC/DC face au reste du monde. Culte.

Mais l’apothéose du concert fut sans doute la fin de « For Those About To Rock…(We Salute You) ». Un titre qui monte en régime pour se clore sur le monstrueux « We Salute you! » et ses coups de canons qui partent des six canons postés derrière la scène. « For Those About To Rock…we saluuuuute you!…we salute you Paris! We salute you! ». Messieurs, c’est plutôt nous qui vous saluons pour ce que vous représentez et pour vous ce que vous nous apportez.

« AC/DC : we salute you! »

Et ce bien bas.

Setlist :

ROCK N ROLL TRAIN
HELL AIN’T A BAD PLACE TO BE
BACK IN BLACK
BIG JACK
DIRTY DEEDS DONE DIRT CHEAP
SHOT DOWN IN FLAMES
THUNDERSTRUCK
BLACK ICE
THE JACK
HELL’S BELLS
SHOOT TO THRILL
WAR MACHINE
ANYTHING GOES
YOU SHOOK ME ALL NIGHT LONG
TNT
WHOLE LOTTA ROSIE
LET THERE BE ROCK

HIGHWAY TO HELL
FOR THOSE ABOUT TO ROCK (WE SALUTE YOU)




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  • @Jacky: Tu sous-entendrais que comme AC/DC est un groupe de blues/rock, il n’aurait rien à faire dans un média metal? 🙂 🙂

    Personnellement, l’étiquette qu’ils se donnent ou qu’on leur donne, ça me passe un peu au-dessus de la tête. AC/DC fait du AC/DC avec leurs qualités et leurs défauts (eh oui, rien n’est parfait).

    [Reply]

  • Monsieur AC/DC n’est pas un groupe
    de Hard Rock , de heavy Metal , de Metal !
    C’est un groupe de Rock voir même
    Blues & Rock !
    Je ne suis pas le seul à le dire !
    Angus et Malcom crient celà depuis 35 ans !!!
    Les rolling stones aussi et je ne pense pas
    que vous allez mettre la parole en doute des
    stones .

    Salutations .

    [Reply]

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