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Live Report   

AIRBOURNE AU TRABENDO DE PARIS



Artistes : AirbourneBlack Spiders
Lieu : Paris (France)
Salle : Trabendo
Date : 02-12-2008
Public : 700 personnes (complet)


Airbourne : la folie !

L’énergie du live…

Rien ne l’égale, et rien ne la remplacera. Cette sensation unique d’une foule qui communie avec le groupe qu’elle admire est pareille à une femme rebelle qu’on aime à la folie, mais qu’on ne s’appropriera jamais… Voyager jusqu’à Paris pour vivre ce sentiment est un cadeau qui se révèle encore plus beau lorsque tout est fini.
Airbourne, le groupe de hard-rock australien qui fait un véritable carton sur toute notre planète bleue s’est donc offert à la capitale, pour un show complet depuis plus de trois mois !

18 h 30 : Paris est déjà une ville de lumières et l’on s’approche du Trabendo, qui s’apprête à devenir, l’espace d’une soirée, une cathédrale vouée au culte d’une musique rebelle et sauvage. Une queue s’est déjà formée : observer les sourires, ressentir l’excitation de chacun, parler à des inconnus que l’on ne reverra plus jamais prépare à l’offrande qui nous tend les bras…

19 h 45 : les Black Spiders, qui ouvrent pour nos kangourous déchaînés, investissent la scène. L’accueil du public sera plus que cordial pendant tout leur set, mais par pure politesse (monter sur scène est un effort qui se doit d’être respecté) et charité chrétienne (n’oublions pas que nous sommes dans l’enceinte d’une cathédrale) qui nous interdit de médire sur nos prochains, nous ne nous étendrons pas sur cette demi-heure interminable pendant laquelle s’élèvent des notes empruntées à Kyuss, The Quill et autres stoners bands. L’impression de déjà-vu nous achève : les Black Spiders ne sont-ils donc que des clones ? Il semble que les gênes de Josh Homme et consorts ont du être dupliqués, conservés, puis dérobés et que des savants fous, cloîtrés sur leur Ile du Docteur Moreau, s’amusent à polluer nos oreilles en créant des copies dont les chaînes de montage s’étendent à l’infini… Les Black Spiders font de la formule célèbre de Franz Kafka une vérité absolue : « l’Eternité, c’est long, surtout vers la fin »… 20 h 15 : le bagne sonore se termine enfin. Nous sommes libres, nous prenons la fuite de ce Cayenne musical et attendons ceux qui vont nous emmener sur ce territoire libre et aimé de tous : le rock’n’roll !


Une vraie tuerie !

Fermez les yeux… Imaginez un mur de Marshall, des Gibson posées sur scène qui attendent de saigner pour nous, de la fumée qui, petit à petit, envahit l’atmosphère pour s’unir aux couleurs brillantes des spots… Le décor est posé : il semble exister depuis des siècles, mais ni le Temps, ni la poussière ne peuvent l’abîmer. Chaque musicien qui veut faire du rock se produira un jour avec un tel décor : ses enfants le feront aussi…


21 h 15 : les lumière s’éteignent. Des ombres chétives prennent la scène d’assaut. Ils sont là ! Airbourne ou les messagers du rock ! L’intro de « Stand Up For Rock’n’Roll » retentit : la foule est heureuse, transportée ; voir des gens qui ne se connaissent pas partager au même moment une émotion qu’ils savent être la même pour tous est un moment extraordinaire car les différences sont abolies. Les titres de « Runnin ‘ Wild », le premier album du groupe (monstrueux succès, d’ailleurs !), s’enchaînent : « Diamond in The Rough », « Girls In Black », « Fat City » : cher lecteur, ne cherche pas ici l’ordre précis des chansons, car il n’a pas sa place dans un concert de rock où tout est permis. Sache que tous les titres de l’album furent joués, mais surtout imagine-toi une folie sauvage, mais douce ; des visages souriants, mais pleurant de joie ; une fosse intense, mais bon enfant : voilà ce que tu dois retenir. Les titres ne sont que des lettres : les chansons, elles, sont l’encre qui leur donne la vie…

Après 1 h 15 de show, Airbourne nous abandonne… Nous nous regardons tous, désireux que cette offrande soit encore plus longue, plus intense : mais la réalité frappe à nos portes et nous ramène de force, lorsque les portes s’ouvrent, vers notre réalité quotidienne assoupie dans la Nuit, mais qui reviendra à l’aube nous emporter de nouveau… Le retour s’annonce long : le bonheur, lui, a été court… Nous aimons la musique pour une seule raison : nous ne sommes plus les mêmes en l’écoutant, et cela, Airbourne l’a bien compris… Messieurs, je ne vous dirai qu’une chose : merci de nous avoir rendus heureux…




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