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Interview   

AIRBOURNE : ENTRETIEN AVEC JUSTIN ET DAVID





Radio Metal : Vous avez joué au Hellfest en juin dernier et avez commencé votre tournée française il y a quelques jours : quelles sont vos impressions et comment trouvez-vous le public français ?

Justin (basse) : C’est super ! Les fans sont dingues, ils viennent nous voir en nombre : c’est génial !

Voir un concert d’Airbourne est une expérience en termes d’intensité. Beaucoup de groupes, après des années d’existence, n’ont pas l’énergie que vous dégagez : est-ce quelque chose que l’on travaille, ou est-ce inné ?

David (guitare rythmique)
: C’est quelque chose que l’on a depuis le début. On l’avait dans notre salle de répétition, car c’est le rock’n’roll qui nous pousse à le faire. C’est ce qu’on veut faire et cela fait partie du show !

Beaucoup de gens vous comparent à AC /DC, mais vous avez aussi beaucoup de points communs avec d’autres groupes australiens comme The Screaming Jets ou The Dubrovniks : qu’en pensez-vous ?

David : Évidemment, il y a beaucoup de groupes que nous adorons. Mötörhead nous a énormément influencés et je pense que la raison pour laquelle on nous compare souvent à AC /DC ou Rose Tattoo est que nous sommes australiens comme eux et que nous adorons jouer la musique que l’on fait. De toute façon, chaque groupe a ses influences…

Vous jouez avec vos tripes et ne trichez pas avec le public : beaucoup de groupes semblent l’avoir oublié…

David : Je crois que beaucoup de mecs rejoignent un groupe pour de mauvaises raisons. On n’a pas rejoint Airbourne pour choper des nanas ou devenir de grosses rock stars. L’idée d’être une rock star ne m’a même jamais effleuré l’esprit ! On joue dans ce groupe car on veut jouer du rock’n’roll, et on le joue avec nos tripes.



(David) : « Mötörhead nous a énormément influencés et je pense que la raison pour laquelle on nous compare souvent à AC /DC ou Rose Tattoo est que nous sommes australiens comme eux et que nous adorons jouer la musique que l’on fait. De toute façon, chaque groupe a ses influences… »

Vous êtes en tournée depuis presque un an : « Runnin’ Wild » se vend bien, les fans vous adorent, mais avez-vous eu le temps de prendre un peu de recul par rapport à tout ce qui vous arrive ?

David : Non, pas vraiment ! C’est comme prendre un train en marche et ne pas attendre le prochain arrêt ! (rires)

Vous avez joué entre autres avec Korn, Disturbed ou Machine Head : est-ce plus excitant ou motivant de jouer avec ces groupes dont les fans sont très différents des vôtres ?

Justin : Oui, on adore ce challenge qui est de jouer devant un public qui n’écoute pas de rock’n’roll ! On monte sur scène, on se motive à fond pour faire le meilleur show possible et montrer à ces métalleux qu’on peut être plus heavy qu’eux ! (rires)


Les groupes australiens survivent grâce à la scène des pubs, car le rock’n’roll est banni des radios. A cause de cette situation, beaucoup d’entre eux se voient obligés d’émigrer : qu’en pensez-vous ?

David : Tu sais, les gens adorent encore le rock’n’roll en Australie, mais malheureusement, comme nous sommes un continent peu peuplé et que les radios mainstream ne diffusent pas du rock’n’roll, c’est dur pour un groupe comme nous. Malgré cela, on veut vraiment se forger une réputation scénique, prendre nos grattes et aller jouer à l’étranger.

Justin : Dès le début, on a voulu jouer à l’étranger et prendre le monde entier d’assaut avec notre rock n’roll ! (rires)

David : Au début d’Airbourne, on a voulu aller s’installer en Angleterre, mais cela nous revenait trop cher, alors qu’on arrivait à peine à survivre à Melbourne : c’était irréalisable. Tout ceci avait été décidé avant que nous ne soyons signés ou que nous ayons trouvé un manager.

Vous êtes allés à Los Angeles pour préparer « Runnin’ Wild « . Cette ville est un rêve pour beaucoup de musiciens : quelles ont été vos impressions et l’image que vous en aviez correspondait-elle à la réalité ?

David : La première fois que nous sommes allés là-bas, c’était avant d’enregistrer l’album : on était sur le label Capitol, qui est différent du label sur lequel nous sommes à présent. Los Angeles, le signe Hollywood sur la montagne, se promener, c’était très cool au début, mais après six mois, j’en avais vraiment marre ! (rires)

Bob Marlette a produit l’album : qu’avez-vous appris de lui ?

David : On a beaucoup appris de lui, bien sûr. Il était tout le temps autour de nous pour nous donner des idées. Quand on est entré en studio, il nous a laissé faire. Il nous a bien aiguillé, quelque fois partait puis revenait quelques jours après, on lui montrait ce qu’on avait fait, et on se remettait à bosser.

Après la sortie de votre EP « Ready To Rock », vous avez fait la première partie de grands noms, comme Mötley Crüe : comment avez-vous fait pour ne pas être atteint du syndrome très répandu « Je suis arrivé au sommet ! » ?

Justin : Je ne crois pas qu’on a atteint le sommet ! C’est pour ça qu’on réussit à garder les pieds sur terre.

Quelques-unes de vos chansons figurent sur des jeux vidéos très connus (Nascar, NHL…) : est-ce un moyen de gagner plus de fans ?

Justin : Bien sûr. Ces jeux se vendent par millions et si tes chansons figurent dessus, tu peux être écouté par des millions de personnes dans le monde entier.

David : C’est la radio de demain, en quelque sorte.

N’existe-t-il pas un risque de devenir trop dépendant de ces jeux ?

David : On ne se repose pas sur eux, c’est juste un plus. On a de bonnes relations avec les gars qui fabriquent ces jeux, c’est tout. Ils nous ont proposé de figurer sur ces jeux, et voilà. On ne va pas s’arrêter de faire des concerts, car on doit bosser, mais avoir ça comme plus est cool.

Nathan Cox, qui a réalisé la vidéo de « Runnin’ Wild » est connu pour son travail avec des groupes comme Static-X ou Marilyn Manson : pourquoi avez-vous choisi quelqu’un d’aussi différent artistiquement de votre univers ?

Justin : On a voulu avoir une bonne diffusion dans les médias, pour avoir la possibilité d’avoir de nouveaux fans. Il fallait que l’on s’ouvre à ce monde.

David : Beaucoup des idées du clip sont venues de nous. Mais Nathan n’arrêtait pas de parler de voitures, de camions etc. A un moment, on s’est dit « Pourquoi pas demander à Lemmy de venir faire le clip avec nous ? » : ça a été une super idée !

Vous avez sorti en novembre dernier une nouvelle édition de « Runnin’ Wild » qui possède un DVD live enregistré au Wacken. Ce festival est considéré comme le plus grand événement métal du monde : est-ce la raison pour laquelle vous l’avez choisi ?

Justin : On avait là-bas une caméra, et notre équipe a filmé tout le show : ça a été super, le public a été grandiose. Oui, c’était vraiment cool !

Ressent-on une pression particulière avant d’enregistrer un DVD live ?

Justin : Il y a bien sûr une pression avant de monter sur scène. Tu sais, du style « Vais-je bien chanter, vais-je être en rythme etc. », mais tu dois la mettre de côté, te concentrer sur le show, tout donner et ne pas penser au DVD.

Quelle est la première qualité qu’un DVD live doit avoir ?

Justin : Tu dois t’assurer que le son soit très bon, pour pouvoir mixer le tout convenablement.

Beaucoup de jeunes musiciens pensent d’abord à jouer le plus rapidement possible avant de penser à être bons rythmiquement. Vous êtes tous les deux la section rythmique d’Airbourne : quels conseils pouvez-vous donner aux plus jeunes ?

David : J’ai grandi en écoutant du blues et pour moi, le plus important est de travailler sur ton timing, d’être solide rythmiquement avant de penser à être une « shredding machine ».

Justin : Oui, tu dois savoir être absolument dans le rythme.

Dernière question à propos de votre ville, Warrnambool : la légende locale du « Mahogany Ship » pourrait réécrire l’histoire de l’Australie. Est-ce qu’Airbourne va réécrire l’histoire du rock ? (rires)

David : Je croyais que cette histoire ne parlait que d’un bateau à la dérive ! (rires)

Justin : Et bien, on va essayer !

David : Le rock’n’roll ne mourra jamais, il est là depuis si longtemps… On est un groupe venant d’une petite ville et nous voilà ici, jouant en France ! C’est super de voir autant de gens : c’est comme une renaissance.

Entretien réalisé le 2 décembre 2008 à Paris
Traduction réalisée par The Love Machine

MySpace Airbourne : myspace.com/airbourne




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