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Live Report   

Airbourne retourne son Olympia


Le public est dorénavant bien habitué aux concerts d’Airbourne donc plus besoin de présenter la relève du hard rock australien qui se sera fait rapidement un nom. Les prestations live du groupe sont réputées pour leur énergie et leur folie. Tout cela porté évidemment par son chanteur et guitariste : Joel O’Keeffe. Après un Zénith de Paris en 2010, un Olympia en 2013, deux Trianon en décembre 2016, et avoir écumé les festivals français en tout genre, Airbourne est de retour à Paris pour nous servir une autre dose de hard rock à l’Olympia. En conséquence, encore une fois, le nom du combo se retrouve sur les prestigieuses lettres de néons de la salle Bruno Coquatrix.

Tournant toujours sur la vague de l’album de 2016, Breakin’ Outta Hell, la popularité du groupe n’a pas baissé. C’est donc toujours en masse que se rejoignent les fans pour passer plus d’une heure dans la sueur et la bière, à chanter pour la gloire du rock ‘n’ roll. Alors on prépare ses cordes vocales, on s’attend à une très chaude soirée et on rejoint sa place de prédilection pour profiter du concert. Car même si on connaît par cœur les hymnes du groupe, ces derniers sont toujours aussi efficaces.

Artistes : AirbourneDesecrator
Date : 10 octobre 2017
Salle : L’Olympia
Ville : Paris [75]

Du monde pour Airbourne !

Également venus d’Australie pour accompagner Airbourne lors de cette tournée, Desecrator ne plaira pas à tout le monde (mais fera tout de même du bien à certaines oreilles). Les pochettes des albums semblent très influencées par le death metal, tandis que leur musique tend en fait vers un thrash bien épais. Malheureusement le groupe ne fera pas bouger la foule dans tous les recoins de la salle. De toute façon, même avant que la première partie ne démarre, le public chantait déjà les chœurs de « Ready To Rock »… Mais il y a tout de même un certain respect pour la musique ici ! Alors, même si les pogos se réservent pour plus tard, le public crie et applaudit bien fort en l’honneur du groupe.

Desecrator

Les moments les plus marquants du concert seront en tout cas deux reprises, tout d’abord « Born To Be Wild » de Steppenwolf et « Am I Evil » de Diamond Head. Les compositions originales du groupe sont loin d’être mauvaises mais Desecrator a compris que si l’on veut motiver une audience, mieux vaut jouer quelque chose qui lui parle. Néanmoins on ne peut pas nier le talent des musiciens notamment avec les nombreux solos de très bonne facture du guitariste soliste. Sans oublier ce frontman qui ne laisse pas indifférent avec sa coupe de cheveux et surtout l’énergie qu’il offre à la foule. Si tout le monde n’a pas accroché, le sourire se lit sur les visages des Australiens qui repartent sous un Olympia criant pour eux.

Airbourne

Comme la coutume le veut, le concert d’Airbourne démarre avec le thème de Terminator toujours efficace et qui annonce du mouvement. Et dès la fin de ses grandes percussions venues d’un autre temps, la troupe saute sur scène et démarre la folie. Les bières volent de partout, la foule provoque un grand mouvement et les premiers rangs tentent tant bien que mal de se fixer à la barrière pour ne pas bouger. Dès « Ready To Rock » le public chante à l’unisson et le groupe partage son incroyable énergie. « Too Much, Too Young, Too Fast », « Girls In Black », « Rivalry » : une setlist solide est proposée où l’on retrouve des morceaux que l’on connait bien et qui auront comme but d’agrandir de minute en minute le pit de l’Olympia. Seul « Bottom Of The Well » offrira un petit moment de répit pour le public, un titre plus mélodieux et plus calme pour reprendre ses esprits. Même si tous les musiciens sont de grands talents, ils sont évidemment tous dans l’ombre du frontman. Ainsi, l’arrivée du guitariste Harri Harrison en remplacement de David Roads ne se sent pas vraiment car Joel O’Keeffe est définitivement l’un des grands leaders de son époque.

Airbourne

Vu ce qu’il donne sur scène, on comprend d’ailleurs aisément que sa voix faiblisse sur les derniers morceaux. Une heure vingt de concert à crier, bouger dans tous les sens, s’exploser des canettes de bières sur la tête pour arroser le public, tenir sur les épaules d’un des membres de son équipe, jouer dans la foule… ou à monter sur les hauts balcons de la salle pour effectuer ses solos sous les ovations du public. Sans oublier son jeu de lancé de pinte de bière dans le public, dont l’une arrivera en plein sur un slammeur chaudement applaudit par la foule ! On termine le concert sur « Live It Up », juste après que Ryan O’Keeffe, le batteur, ait fait tourner la manivelle de la sirène aérienne. Une fan donnera son drapeau au groupe pour le morceau « Raise The Flag », et on se dévisse la tête une dernière fois sur « Runnin’ Wild », un morceau qu’ils rallongeront pour plus de solos et également un petit jeu où Joel fera mine de ne pas arriver à attraper le dernier médiator de la soirée sur son pied de micro, avec ses musiciens appuyant ses gestes en rythme.

Souvenez-vous, dans cette même salle pour Sabaton en début d’année, un mot avait été laissé sur le service de sécurité. Même si lors du concert d’Airbourne on sera loin de frapper les slammeurs, on notera tout de même que quand les vigiles récupèrent un manteau, leur premier réflexe est de le jeter au hasard dans le public ! Pas vraiment le genre de service que l’on aurait voulu d’un service de sécurité (qui pourrait laisser les manteaux sous la barrière). Notons aussi malheureusement le nombre important de pickpocket qui aura causé le vol de nombreux téléphones de personne dans la fosse.

Airbourne

Néanmoins ne boudons pas notre plaisir, le concert d’Airbourne à l’Olympia est une bien meilleure expérience qu’au Trianon. Même si le concert n’affichait pas sold-out, l’énergie dans la foule était bien présente. Joel chauffe sa salle comme personne et offre de nombreux moments mémorables. Tout repose sur le frontman et les cris que le public donne. Une belle osmose artiste/public que l’on aimerait voir plus souvent. Joel criera à la fin du concert ce qui sera le mot de la fin pour tous et ce que l’on retiendra de ce soir : « Le rock ‘n’ roll est vivant à Paris ! » Un hommage à Lemmy avant « It’s All For Rock ‘n’ Roll », de la sueur et de la bière sans oublier des courbatures le lendemain pour tout le monde : en effet, Airbourne est passé par là !

Setlist :

Ready To Rock
I’m Going To Hell For This
Too Much, Too Young, Too Fast
Down On You
Rivalry
Girls In Black
Bottom Of The Well
Breakin’ Outta Hell
Diamond In The Rough
It’s All For Rock ‘n’ Roll
Stand Up For Rock ‘n’ Roll
Live It Up
Raise The Flag
Runnin’ Wild

Report et photos : Matthis Van der meulen



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