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Interview   

Alcatraz : à taille humaine avant tout


Pour beaucoup de français, Alcatraz reste le nom de la célèbre prison située dans la baie de San Francisco. Pour les amateurs de musique extrême, il est avant tout l’un des festivals les plus connus de Belgique. Créé en 2008 à Deinze et se reposant sur un esprit thrash, le festival a progressé, s’est ouvert et s’est déplacé proche de la frontière française à Coutrai en 2013.

Souvent comparé au Graspop, Alcatraz veut garder la tête froide et attache avant tout de l’importance au confort du festivalier, qu’il soit belge ou français d’ailleurs. La qualité avant la quantité, toujours. La dixième édition du festival mettant à l’honneur Ghost, Korn ou encore Saxon est l’occasion de revenir avec Mattias Vanderschueren, membre de l’organisation du festival, sur le parcours effectué depuis la première occurrence et sur les volontés d’évolution, qui révèlent le bon sens et l’humilité des créateurs.

« Le but principal n’est pas la quantité de personnes, vraiment pas. Nous pensons que nous devrions limiter ce nombre et rester un festival de taille moyenne. C’est vraiment l’objectif. »

Radio Metal : Pour ceux qui ne connaissent pas encore l’histoire du festival, peux nous la présenter ?

Mattias Vanderschueren : Oui bien sûr. Alcatraz existe depuis dix ans et a commencé comme un très petit festival en intérieur dans la ville de Deinze en Belgique. Il y a environ cinq ans il a déménagé dans une ville plus grande nommée Courtrai, qui est évidemment proche de la frontière française. Les cinq premières éditions se sont déroulées en intérieur et après ces cinq éditions, nous sommes passés en plein air pendant un jour, puis en plein air pendant deux jours et cette année pour le dixième anniversaire, il y aura un troisième jour, une soirée de démarrage et une deuxième scène. Donc la deuxième scène est nouvelle et le warm up vendredi soir est également nouveau.

Le fait de déménager à Courtrai, était-ce un choix stratégique ou davantage un concours de circonstances ?

En fait, il fallait jouer en extérieur. Parce que nous organisons le festival toujours le deuxième week-end d’août et c’est le moment de l’été ou il fait très chaud, donc quand les artistes doivent jouer en intérieur, ils n’apprécient pas les conditions. Ce qui est logique. Nous voulions donc chercher un endroit en extérieur et Deinze ne pouvait pas offrir cela, alors nous sommes allés à Courtrai. En plus, par chance, le maire de la ville de Courtrai aime notre genre de musique, donc c’était un grand avantage. C’est pourquoi nous entretenons un très bon rapport avec le maire, mais aussi avec les policiers et les pompiers, nous avons beaucoup de soutien. Nous avons signé un contrat exclusif pour un terrain de festival pendant cinq ans – c’est donc maintenant la troisième année de ce contrat. Nous sommes la seule organisation à avoir le droit d’organiser un festival là-bas.

Dans les communiqués de presse, vous parlez de retours très positifs sur la dernière édition en 2016. Peux-tu nous parler de ces retours ?

Disons que la plupart des gens qui viennent à Alcatraz sont très surpris en raison du confort. Nous sommes encore un festival de taille moyenne et nous voulons le garder à cette taille. Car les échos les plus positifs que nous entendons, ce sont les gens qui disent : « Malgré le respect qu’on a pour les grands festivals, nous aimons avoir les choses à portée de main et pouvoir voir chaque concert, nous ne voulons pas avoir à choisir. » C’est pourquoi cette année, même si nous avons mis en place une deuxième scène sous chapiteau, nous nous assurons qu’il n’y ait pas de véritable chevauchement des concerts, ou s’il y a chevauchement, il sera au maximum de cinq ou dix minutes, de façon à ce que les gens puissent voir l’ensemble du programme. C’est donc pourquoi ils aiment le dimensionnement moyen et le confort. À côté de cela, nous avons également le thème, parce qu’Alcatraz est la célèbre prison de San Francisco, dans la région de la baie de San Francisco où de nombreux groupes de thrash ont commencé dans les années 80. Ce thème était le point de départ du festival et nous pouvons continuer à bâtir sur ce thème. Cette année, le deuxième chapiteau sera également très sympa. Nous aurons le premier gars qui s’est échappé d’Alcatraz ; historiquement, il s’appelait Frank Morris. Nous avons donc demandé au célèbre artiste Ed Repka, qui a conçu la mascotte du festival, l’officier Nice, et aussi d’autres mascottes comme pour Megadeth, de concevoir une seconde mascotte. Et c’est le premier évadé de la prison d’Alcatraz qui sera le personnage central de la deuxième scène. Disons que, sans exagération, la décoration est une partie très importante dans la façon dont nous imaginons et concevons le festival.

Combien de personnes y avait-il l’année dernière? Est-ce que ça augmente d’année en année ?

L’année dernière, sur le week-end donc sur deux jours, nous avions environ 15 000 personnes. Cette année, nous prévoyons entre 20 000 et 25 000 personnes. Chaque année, nous progressons de 20 à 25%. Cette année, nous pensons que nous pourrions croître entre 40 et 50%. C’est également une nécessité car nous avons ajouté une deuxième scène et, avec les groupes supplémentaires, c’est assez cher, donc nous avons besoin des gens. Mais le but principal n’est pas la quantité de personnes, vraiment pas. Nous pensons que nous devrions limiter ce nombre et rester un festival de taille moyenne. C’est vraiment l’objectif.

Et qu’en est-il de l’évolution sur les autres plans, sur votre expérience en tant que festival, en l’occurrence ?

Oui, bien sûr, je pense que nous avons eu besoin des dix éditions précédentes pour arriver au niveau auquel nous sommes aujourd’hui. C’est assez logique, une organisation doit se développer petit à petit car chaque édition vous apprend beaucoup de choses. Et je pense que nous avons fait des étapes logiques. Nous n’avons pas exagéré les risques, bien sûr chaque édition est une petite prise de risques mais les risques ont été calculés, nous étions toujours prêts à les faire. Nous sommes prêts pour la deuxième scène cette année. En fait, pour la petite histoire nous voulions une deuxième scène il y a déjà trois ans et d’ailleurs, nous avions déjà réservé des groupes comme Death To All, Carcass ou Moonspell, ils étaient destinés à la deuxième scène. Mais finalement, durant l’organisation, nous avons annulé la deuxième scène parce que nous pensions que nous n’étions pas prêts. Nous avons donc programmé Death To All, Moonspell et Carcass sur la scène principale, ce qui n’était en fait pas un véritable problème. Donc, ces étapes ont été envisagées par le passé.

« Nous sommes voisins et je pense que nous devons également vous proposer notre programme. En termes de croissance, c’est vraiment notre objectif de recevoir 15% à 20% de nos visiteurs en provenance de France. Aujourd’hui, il est de 10%, mais je pense que cela peut atteindre 20%. »

Jusqu’à il y a trois ans, nous n’entendions pas beaucoup parler du festival d’Alcatraz en France. Mais maintenant, nous en entendons parler de plus en plus et il commence à être aussi connu que les festivals français. Comment expliquer cela ?

Nous sommes installés à Courtrai qui est une ville à environ vingt minutes de Lille. Lille est une ville immense et Courtrai est une ville de 75 000 personnes. Cette zone de Flandre occidentale n’est pas la zone la plus peuplée, il y a Gand et Bruges, bien sûr, mais il n’y a pas de ville comme Bruxelles ou Anvers. Nous sommes donc très proches de la frontière française. Nous nous assurons également que nous avons une traduction complète en langue française parce que nous pensons pouvoir exporter notre festival surtout dans la partie nord de la France sans aucun problème. Moi-même, je vais de temps en temps à Lille pour voir des concerts et j’y rencontre des gens de Courtrai. En fait, nous sommes voisins et je pense que nous devons également vous proposer notre programme. En termes de croissance, c’est vraiment notre objectif de recevoir 15% à 20% de nos visiteurs en provenance de France. Aujourd’hui, il est de 10%, mais je pense que cela peut atteindre 20%.

Cette année, les voyages en bus se font aussi au départ de la France jusqu’au festival. C’est à priori la première fois…

Effectivement. Disons que Franck, qui est notre responsable pour la presse française a lancé cela. Nous étions vraiment emballés par cette idée. Bien que nous pensons que beaucoup de gens viendront aussi en train ou en voiture, car en fait, le festival est situé à côté de l’E17, l’autoroute de Lille à Gand et il y a un immense parking à 300 mètres de l’autoroute. Donc beaucoup de personnes utiliseront la voiture, et beaucoup de gens s’installeront au camping. Et en fait, le bus c’est totalement nouveau pour nous. Nous ne savons pas à quoi nous attendre. Bien sûr, nous pensons que ce sera un succès, mais en réalité nous n’avons aucune idée du résultat.

C’est aussi la première fois que vous faites une journée promotionnelle en France…

Oui, ça vient de notre ambition d’attirer davantage le public français. Nous savons qu’en France, vous avez aussi de beaux festivals, le Hellfest est évidemment le plus grand et le plus décoré. Malheureusement je n’ai jamais été là-bas mais l’année prochaine, je vais le faire. Chaque année, nous allons au Graspop, car Alcatraz travaille aussi avec Rock Tribune, un magazine de rock mensuel qui est partenaire du Graspop. Il y a aussi d’autres festivals de metal, mais les principaux sont le Hellfest, le Motocultor, je suis sûr que vous en avez quelques autres, mais je pense que dans la saison des festivals, vous devez en avoir quatre ou cinq. Mais au bout du compte, la France est un pays énorme et nous sommes très près de cette frontière. Et je suis sûr que si les gens regardent notre programmation et la combinaison des différents style de metal que nous essayons de programmer, certains d’entre eux se rendront compte que ce n’est pas très loin et ils pourraient être tentés de venir. Donc nous voulons vraiment accueillir cette partie du public.

Je pense que le Hellfest n’est pas vraiment un modèle pour vous car vous avez dit que vous voulez rester à une taille moyenne, mais il y a beaucoup de festivals en France, Xtreme Fest, Fall Of Summer, Motocultor, etc. Du coup, quelle est votre vision des festivals français ?

Honnêtement, je n’ai pas visité beaucoup de festivals en France, sauf les grands, comme il y a des années, le Sonisphere, je sais maintenant que le Download se déroule aussi à Paris. En Belgique nous avons un énorme vivier de fans et afin de voir tous ces groupes sympas jouer, nous avons une bonne offre aussi. Nous n’avons donc pas tellement besoin de voyager. Je pense au-delà de ça que chaque festival a une raison d’exister et que chaque festival devrait avoir une raison d’exister, disons que chacun devrait avoir une identité unique. De plus en plus de festivals dans notre style de musique, qui est une niche, ont une raison d’exister en raison de leur emplacement, par exemple. Au niveau international, vous trouvez Metal Days, par exemple, dans un joli endroit, 70 000 Tons Of Metal offre autre chose et je pense que chaque festival devrait avoir une véritable raison d’être, en marge de l’affiche. Je pense que les gens attendent de plus en plus un endroit unique ou quelque chose de confortable, ils veulent se sentir à la maison. Et je suis sûr qu’en France, il existe aussi des festivals de petite et moyenne taille qui ont une vraie raison d’exister à côté des grands.

Comme tu l’as dit, en Belgique, il y a beaucoup de choses qui se passent. Comment comparerais-tu les deux scènes en France et en Belgique ?

Je pense que la plus grande différence est que vous buvez toujours des bières dans des gobelets en plastique dur et que nous ne faisons pas cela. Nous prenons toujours la bière dans les gobelets en plastique mou que nous jetons au sol. L’une des personnes organisatrices d’Alcatraz nous pousse à essayer de faire la même chose qu’en France mais nous n’avons pas ce bon sens en Belgique, les gens veulent encore tenir ces gobelets souples entre leurs mains. La restauration est également différente, je pense, il y a une grande différence. Pour le moment les gens qui font toute la nourriture pour notre festival, sont les gens du Paaspop qui est un grand festival hollandais. Pour la restauration nous avons dû nous rencontrer et nous sommes allés acheter des frites et toutes sortes de sauces, et nous avons vraiment dû les comparer les unes aux autres parce que si nous avions pris toutes ces sauces hollandaises, en Belgique, personne n’aurait aimé. Je pense donc que pour la restauration, chaque festival est très différent. En France, c’est différent. Je me demande même si en France, ils boivent autant de bière qu’en Belgique… Probablement que oui [rires]. D’autres différences, je pense à l’emplacement. Pour la sécurité, les normes sont censées être plus ou moins les mêmes. Les installations backstage, comme nous avons les riders venant des mêmes groupes, donc ils sont probablement identiques. Donc je pense que les festivals en France et en Belgique sont comparables, mais quand même, quand tu y vas, tu ressens que tu es dans un autre pays. Je ne peux pas imaginer, si quelqu’un me kidnappait et m’emmenait dans un festival français, que je ne me rende pas immédiatement compte en ouvrant les yeux que je suis dans un festival français.

« Avant que Dee Snider n’entre sur scène, nous avions fait un gros gâteau […] et nous avons ajouté un beau message : ‘Merci Twisted Sister pour votre dernier concert en Europe.’ Et en fait, les gars ont été très surpris par ça et même on pouvait voir que Dee Snider était ému. »

Il y a beaucoup de choses nouvelles sur cette édition, notamment une Nuit Metal le vendredi. Peux-tu approfondir sur ce qui est nouveau dans cette édition 2017 ?

Oui, bien sûr. Donc, effectivement, le vendredi, nous avons une Nuit Metal. Les portes ouvriront à cinq heures et les groupes vont commencer à six heures. Parce que l’année précédente, nous avons constaté que les gens du camping, même si nous avions déjà des animations, étaient là, ils ouvraient leurs tentes et voulaient faire la fête. Donc, cette nuit sera le coup d’envoi. Il y a plus de metal old-school sur le programme, c’est varié, c’est vraiment un échauffement. Et ensuite, samedi et dimanche, la plus grande différence sera la deuxième scène où nous avons loué un tout nouveau chapiteau avec une capacité de quatre à cinq mille personnes. Il sera bien décoré dans ce nouveau style avec la mascotte d’Ed Repka, et nous y programmerons des groupes que nous préférons voir dans l’obscurité comme Abbath, comme Obituary, Morbid Angel, et ainsi de suite. C’est nouveau. À côté de cela, nous nous assurons également que nous avons une after-party, mais ce sera soft, ce sera plus un bar à bière sympa pour quand les gens sont lessivés vers 1h ou 2h du matin, ils peuvent continuer jusqu’à quatre heures avec un programme modéré, avec du doom metal ou autre. Et ils pourront boire un verre [avant d’aller se coucher], mais ce sera tranquille et le son ne sera pas trop fort parce que nous sommes situés dans une zone où il y a du voisinage. Disons que nous avons de bons rapports avec le voisinage mais nous devons aussi respecter ces gens-là.

Vous avez de plus gros noms cette année, comme Korn, mais aussi un programme plus varié. Etait-ce une volonté d’attirer différents publics ?

En fait, c’est l’une des raisons, mais la raison principale est que dans notre magazine, Rock Tribune, les journalistes décrivent de nombreux types de metal et chaque type de metal devrait être le bienvenu à Alcatraz. Alcatraz est un festival de hard rock et de metal, et même un groupe rock – évidemment il faut toujours que ce soit un peu heavy rock – devrait être le bienvenu, dans un certain sens. Donc, en effet, cette année, nous avons du nu metal comme Korn, nous avons aussi du hard rock comme Saxxon et Doro, nous avons toujours du thrash, qui est probablement l’origine même du festival, avec Death Angel, Testament, Sacred Reich et ainsi de suite, et puis nous allons ensuite plus dans le metal spécialisé comme le viking metal, avec Amon Amarth, mais nous cherchions également du death metal, les grands noms comme Obituary, Morbid Angel… C’est une combinaison de tout, mais les éléments les plus nouveaux dans cette édition, c’est le doom et le stoner et les choses comme ça que nous aurons sous le chapiteau, comme Sleep, High On Fire ou Monkey 3. Cela a élargi un peu notre portée. Il est également important de mentionner que, bien sûr, à l’avenir, nous aurons également besoin de jeunes gens pour avoir tous les niveaux d’âge.

Ce sera donc votre dixième édition. Il doit y avoir pas mal d’anecdotes… Y a-t-il certaines choses que tu as gardé en mémoire ?

Il y a beaucoup de choses, mais disons que pour nous ce qui a été le plus émouvant que nous ayons vécu entre un groupe et l’équipe a été le dernier concert en Europe de Twisted Sister l’année dernière. Pour nous, c’était vraiment génial car nous aimons le groupe et c’est un groupe très honnête, avec des personnes qui ont les pieds sur Terre. Ils nous respectent et nous les respectons. Avant que Dee Snider n’entre sur scène, nous avions fait un gros gâteau, nous avions contacté une boulangerie locale et nous avions fait faire un énorme gâteau, aussi grand que cette table, avec l’apparence de la prison d’Alcatraz, et nous avons ajouté un beau message : « Merci Twisted Sister pour votre dernier concert en Europe. » Et en fait, les gars ont été très surpris par ça et même on pouvait voir que Dee Snider était ému. Ce sont donc vraiment de bons moments. Très bientôt, nous partagerons cela parce que nous avons également tourné une vidéo à ce moment-là. Dans quelques semaines avant cette édition, nous la partagerons avec les fans. Mais la plupart des souvenirs que nous avons eus jusqu’à présent sont vraiment de bons souvenirs avec tous les groupes. Nous n’avons eu aucun problème, c’est vraiment génial.

J’imagine qu’il doit y avoir beaucoup de fierté de ce que vous avez accompli… Avez-vous des objectifs pour les prochaines éditions ?

Oui, nous sommes fiers parce que nous sommes quatre amis, nous ne nous connaissions pas dans le passé ou pas tous au départ. La chose dont je suis le plus fier est le fait que nous nous sentons vraiment connectés. Et je pense que c’est nécessaire. Je pense que c’est pareil dans les groupes de musique. Il faut vraiment bien s’entendre. Rien qu’un regard peut être un échange ou une communication et il y a une compréhension. Et c’est de cela dont je suis le plus fier. Je suis également fier du fait qu’Alcatraz soit devenu un nom. Ce n’est pas seulement la prison de San Francisco, mais c’est aussi un nom dans le metal. Je suis aussi fier de cela. Pour le futur nous verrons. Une chose est sûre c’est que nous allons rester un évènement chaleureux et garder les pieds sur Terre et devenir un festival de taille moyenne. Nous avons beaucoup de gens qui disent : « Vous avez l’ambition de devenir un deuxième Graspop » et des choses comme ça. Nous avons même lu des commentaires sur Facebook des personnes qui nous comparent au Graspop, ce qui est une vraie blague pour nous. La programmation du Graspop est géniale, comme tous les ans, aucun doute à ce sujet. Notre programmation est également formidable pour un festival de taille moyenne et c’est tout. Je veux dire que si vous jugez quelque chose, vous devriez le juger pour ce qu’il est, vous ne devriez pas juger constamment en comparant les choses les unes avec les autres. Et en Belgique ils connaissent le Graspop et nous, et ils se contentent simplement de comparer. Vous ne pouvez pas comparer, c’est une autre identité, une autre histoire.

Interview réalisée en face à face le 24 mars 2017 par Aline Meyer.
Fiche de questions : Amaury Blanc.
Introduction : Thibaud Bétencourt.
Retranscription : Damien Renard.

Site officiel d’Alcatraz : www.alcatraz.be.



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  • Belle interview! Alcatraz est vraiment un festival agréable, tant sur le site des concerts que sur le camping, les bénévoles sont sympas,les concours en interne aussi (j’ai pu écouter le dernier album de Sabaton avant sa sortie justement grâce à un concours, dans El Presidio). C’est vrai que le seul point noir, ce sont les monticules de plastique à la fin de la journée, les Français sont choqués 😂

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  • Heureusement qu’ils n’ont pas gardé la nourriture hollandaise telle quelle, parce que tremper mes frites dans la compote de pomme, très peu pour moi! xD

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