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Interview   

Alice Cooper : un méchant qui vous veut du bien


Alice Cooper est une des « dernières légendes » dans le rock. C’est son propre constat face à l’évolution d’un monde qu’il juge sévèrement. Un monde à la réalité tellement choquante qu’il a relégué le maître du shock rock, qui terrifiait une partie de la population dans les années 70, au « simple » rang d’amuseur. Un amuseur qui regarde vers l’avenir, adaptant son spectacle qui reste à ce jour l’un des plus divertissants du rock.

Mais si Alice Cooper se dit être « probablement tout l’inverse d’un nostalgique », il sait parfaitement d’où il vient. Voilà pourquoi, en coïncidant avec la tournée européenne qui bat son plein, il sort Breadcrumbs, un EP rendant hommage au rock de sa ville natale de Detroit, réalisé en compagnie de musiciens ancrés dans la culture de la célèbre Motor City – Johnny « Bee » Badanjek (Detroit Wheels), Mark Farner (Grand Funk Railroad), Wayne Kramer (MC5), etc.

Nous avons eu l’occasion d’échanger avec Alice Cooper, quelques minutes avant ses balances du concert de Vienne, en Autriche, afin qu’il nous parle de ses débuts mais aussi de sa vision du monde actuel et de sa place dans celui-ci. De quoi patienter en attendant de se délecter de son show à La Seine Musicale de Boulogne-Billancourt ce vendredi !

« Je cherchais toujours quelque chose qui manquait. Et ce qui manquait dans le rock n’ roll, c’était un méchant. Tout le monde était un héros ! Il y avait tous ces Peter Pan mais aucun Capitaine Crochet. J’ai dit que je remplirais volontiers ce rôle de méchant du rock. »

Tu viens de sortir un nouvel EP intitulé Breadcrumbs. Il s’agit d’un hommage aux héros du rock garage de ta ville d’origine, Detroit. Qu’y avait-il de si spécial avec cette ville pour qu’elle soit devenue un tel vivier pour le rock ?

Tu as parfaitement raison. Durant la fin des années 60, début 70, les groupes de Detroit étaient tous des groupes de hard rock : Iggy And The Stooges, les MC5, Mitch Ryder, Ted Nugent, Bob Seger, Alice Cooper… Nous étions tous des groupes de guitar rock et cette ville était le foyer de cette musique. C’est là qu’ils fabriquaient toutes les voitures, les parents de tout le monde travaillaient dans les usines. Tout tournait autour de la Motor City. Si ce n’était pas la musique Motown, c’est-à-dire de la soul, c’était du hard rock. Il n’y avait pas de place pour les ballades. Il n’y avait pas de place pour les Seals And Crofts ou tout ce qui était du soft rock. Si vous étiez un groupe de soft rock, ils vous détestaient là-bas. Il fallait être les Who, les Kinks ou quelqu’un comme ça pour recevoir le respect de Detroit. C’était une ville très industrielle. Ils exigeaient du rock. Ce qui était cool, c’est qu’on était sur scène au Grande Ballroom ou au Eastown Theater, avec les Stooges et MC5, et on regardait en bas et on voyait Smokey Robinson. Stevie Wonder venait voir les concerts. Aretha Franklin, des gens comme ça venaient aux concerts de rock, car ils aiment le hard rock. Ensuite, quand ils jouaient au centre-ville, on allait les voir, et c’était un public entièrement noir, mais si tu étais dans un groupe de rock avec les cheveux longs, tu étais totalement des leurs. Tu étais intégré à cette scène musicale parce que les gens s’intéressaient à la musique, pas à la couleur.

Comment le jeune Vincent Furnier de Detroit s’est-il transformé en Alice Cooper ?

Je suis né là-bas et je suis parti à dix ans parce que j’avais de l’asthme, il fallait que je sois loin d’un climat froid, et j’ai déménagé en Arizona. Evidemment, le groupe original a commencé en Arizona, mais c’était drôle que nous soyons finalement revenus à Detroit. Car notre groupe n’était pas un groupe californien, nous n’étions pas un groupe new-yorkais, nous étions un groupe de Detroit. Nous pratiquions bien plus un rock dans la veine de Chuck Berry, des Rolling Stones, des Yardbirds, etc. Nous n’avions pas notre place à Los Angeles, New York ou San Francisco. Nous étions à notre place à Detroit. Nous sommes un groupe de rock du Midwest et c’est là que le groupe a décollé. Ma génération a été élevée avec la télévision, c’était notre baby-sitter. Je regardais la Quatrième Dimension et toutes ces super émissions. J’allais tous les samedis au cinéma pour aller voir L’Étrange Créature Du Lac Noir et Le Cerveau Qui Ne Voulait Pas Mourir, tous ces super films noir et blanc des années 50, et je pense que ça a fini par se retrouver dans la musique. Alice Cooper n’a jamais voulu être un héros du rock. Alice Cooper voulait être un méchant du rock. Je pense que ça venait juste du fait que je regardais autour de moi en tant qu’artiste. Je cherchais toujours quelque chose qui manquait. Et ce qui manquait dans le rock n’ roll, c’était un méchant. Tout le monde était un héros ! Il y avait tous ces Peter Pan mais aucun Capitaine Crochet. J’ai dit que je remplirais volontiers ce rôle de méchant du rock. Afin de pouvoir faire ça, il fallait avoir un super groupe, il fallait jouer de super chansons originales, et ensuite il fallait emballer ça dans un spectacle. On ne peut pas se contenter de monter sur scène et être un groupe de rock. Il fallait rendre ça spécial. C’est là que le côté théâtral est venu. Afin de pouvoir être le méchant, il fallait agir comme un méchant sur scène, et c’est là que la guillotine, les pendaisons et tout ça a commencé à apparaître, et je pense que les gens y voyaient le côté choquant et, à la fois, ils comprenaient le sens de l’humour qu’il y avait derrière.

Avec ton dernier album, Paranormal, tu es revenu au style plus classique des débuts d’Alice Cooper et tu as même fait deux chansons avec tes collègues du Alice Cooper Band originel, et maintenant, tu rends hommage à tes origines à Detroit. Es-tu nostalgique de tes débuts ?

C’est marrant, parce que je voyais Paranormal comme étant… Tu sais, j’ai commencé cet album sans concept en tête. Et puis, une fois que j’avais fini de l’écouter, j’ai réalisé que chaque personnage dans chaque chanson était paranormal [petits rires], et c’est de là qu’est venu le titre. Donc j’ai accidentellement écrit un album conceptuel sans m’en rendre compte. Et la raison pour laquelle j’ai travaillé avec les mecs d’origine, c’est parce que j’ai toujours laissé la porte ouverte, en disant : « Ecrivons ensemble. Enregistrons ensemble. Si l’occasion se présente, j’adorerais que vous montiez sur scène pour jouer. » Quand ce groupe s’est séparé, il n’y avait pas la moindre animosité, personne ne détestait personne. Nous étions toujours amis. Il n’y a donc jamais eu de moment où Dennis [Dunaway], Neil [Smith] et moi étions ennemis, et je ferais appel à eux sur le prochain album ! Même si c’était un album futuriste, je ferais appel à Dennis Neil et Mike [Bruce]. Mais tu sais quoi ? Je suis probablement tout l’inverse d’un nostalgique. Je suis de ces types qui ne vivent pas vraiment dans le passé, même si mes plus grands succès sont dans le passé, et je le comprends. Mais je vais toujours penser que le prochain album sera mon meilleur album. Je pense toujours que je n’ai pas encore écrit mes meilleures chansons. Je ne pense pas avoir encore fait mes meilleurs concerts. C’est le genre de chose qui te motive à avancer. Je suis content de ne pas faire partie de ces gars qui ne font que vivre dans le passé. Je reconnais le passé et je comprends parfaitement que je vais faire un paquet de chansons issues des années 70, mais je suis toujours impatient de voir ce que sera le prochain album, et avec un peu de chance, ce sera le meilleur album que j’aurai jamais fait.

« Qu’est-ce qu’on pourrait bien faire sur scène qui choquerait un public ? […] Je me faisais couper la tête sur scène avec une guillotine dans les années 70 et les gens étaient choqués ; aujourd’hui, j’allume CNN et il y a Daesh qui coupe la tête d’un gars pour de vrai ! C’est choquant.»

D’ailleurs, tu as traversé les modes et tous les changements dans l’industrie musicale. Je pense en particulier à des albums comme The Last Temptation ou Brutal Planet, qui étaient très actuels…

Je dirais que ces albums sont tous basés sur des idées. The Last Temptation, je voulais que ce soit presque comme La Foire Des Ténèbres [de Ray Bradbury], où il y a toujours un gars qui te tente. Il est toujours là à présenter tous ses trucs : « Oui, tu peux avoir ça, bien sûr que tu peux avoir ceci et cela. » Mais il faut toujours payer un prix quelque part. C’était toute l’idée de The Last Temptation : rien n’est gratuit, quelqu’un veut être payé au final, et même si ça a vraiment l’air d’être gratuit, ça ne l’est pas. C’était toute l’idée. Le diable te dira toujours : « Eh bien, oui, je peux faire ça pour toi, bien sûr, pas de problème. » « Tu es le meilleur ! » Et ensuite, il veut être payé. C’est un peu un avertissement. Il ne faut pas juste regarder les choses et dire : « Oh, c’est gratuit », car d’une certaine façon, il faudra payer pour, que ce soit spirituellement ou physiquement, ou autrement. Brutal Planet, en gros, disait : tout le monde doit faire avec cette planète et ce qui s’y passe. A la fois, tout le monde assure tout dans sa vie, sa voiture, sa maison, son argent… J’essayais de poser une question pertinente : que diriez-vous d’une assurance pour votre âme ? Pourquoi n’assurez-vous pas votre âme ? J’ai soulevé l’idée, et ensuite j’ai laissé les gens trouver leur réponse. Je pense que c’est quelque chose à quoi les gens ne pensent pas, mais s’il y a un paradis – et je crois qu’il y en a un –, alors pourquoi ne pas avoir une assurance pour ça ?

Penses-tu que le fait de t’approprier les époques a été la clé de ta réussite ?

Notre attitude devrait toujours être de donner au public plus qu’il ne s’y attend. A un concert d’Alice Cooper, les gens s’attendent toujours à plus qu’un groupe de rock normal. Je sais qu’ils auront face à eux un excellent groupe, car je constitue toujours les meilleurs groupes qui soient. Donc nous sommes incroyablement bons en concert, et ensuite ils ont la cerise sur le gâteau, nous leur offrons le côté théâtral en plus. J’ai toujours envie que mon public sorte de la salle de concert en se disant : « Wow, je ne pensais pas qu’il pourrait faire un autre spectacle aussi excitant que le précédent, mais c’était encore mieux ! » C’est pour ça que je vis, personnellement. J’ai toujours dit que le jour où j’arrête sera le jour où je partirai en tournée et que personne ne vient. Mais ça n’est pas encore arrivé. Nous jouons dans des salles complètes partout. C’est donc bien que les gens aiment toujours ce que je fais. D’abord, je déteste la politique. Je déteste vraiment la politique, et donc Alice Cooper sera toujours une échappatoire à la politique. Même si, quand j’écris, je fais beaucoup de la satire et je satirise vraiment ce qui se passe dans le monde autour de moi, et parfois, les gens n’ont pas beaucoup de sens de l’humour avec ça, et c’est dommage. Mais si on se met à faire quelque chose avec la politique, comme « Elected » ou quelque chose comme ça, il faut que ce soit drôle. Il ne faut pas que ce soit amer, il ne faut pas pointer du doigt. Je pense qu’il faut que ce soit drôle. Quelque chose qui est très drôle, surtout pour toi qui es français, c’est lorsque j’ai vu un spectacle dans un cabaret qui s’appelait le Paradis Latin à Paris, et l’acteur principal dans le spectacle portait un chapeau haut de forme blanc et une queue-de-pie blanche, c’était le maître de cérémonie, et tout lui arrivait sur scène. J’ai tellement ri ! Je ne comprenais pas un mot de ce qu’ils disaient, mais toute la soirée était vraiment drôle. Et j’ai beaucoup emprunté à ce spectacle pour Alice Cooper. J’ai laissé Alice Cooper porter le chapeau haut de forme blanc et la queue-de-pie. J’ai laissé des choses lui arriver sur scène et je pense que ça remonte directement à ce spectacle au Paradis Latin en 1970.

Tu es largement considéré comme le parrain du shock rock, et à tes débuts, tu faisais partie de ces artistes dont les gens avaient peur. On a récemment eu une conversation avec le chanteur d’un jeune groupe de rock qui s’appelle Kadavar. Il nous a dit que « Alice Cooper, c’est comme une blague quand on le regarde aujourd’hui. Pas parce que lui est une blague, mais parce que […] aujourd’hui, le son du rock n’ roll n’effraie plus personne. Cette musique a donc un peu perdu de son âme. » Quel est ton sentiment à ce sujet ?

Je suis totalement d’accord ! Je suis d’accord pour dire qu’on ne peut plus choquer un public, car CNN est plus choquant que Slipknot, Alice Cooper ou Rob Zombie. Dans le temps, dans les années 70, il était facile de choquer un public : il n’y avait pas internet, il n’y avait pas CNN, il n’y avait rien de tout ça. Maintenant, la réalité est tellement plus choquante que tout ce que peut faire Marilyn Manson ou Alice Cooper. Aujourd’hui, le shock rock est mort, mais nous en utilisons quand même des éléments dans notre spectacle. Je n’essaye plus de choquer le public. J’essaye de le divertir. Dans les années 70, oui, j’essayais de choquer le public. Mais encore une fois, il a raison sur une chose : mon spectacle est bien plus fait pour le divertissement aujourd’hui et il y a beaucoup d’humour dans mon spectacle. Au début, c’était bien plus choquant. J’essayais de faire des choses qui choquaient le plus possible le public, puis j’ai réalisé que le public était devenu imperméable aux chocs. Mais je ne le regrette pas. J’aime toujours entendre le public dire… Je peux toujours les surprendre ! En d’autres termes, je peux mettre en place quelque chose sur scène de façon à ce qu’ils croient qu’un truc va arriver, alors que c’est autre chose qui se passe. Ils sont choqués pendant un instant et ensuite ils rient. Ils rient au fait qu’ils ont été bernés. Mais vraiment, qu’est-ce qu’on pourrait bien faire sur scène qui choquerait un public ? Quand ils reviennent chez eux et qu’ils allument la télévision, ils voient la réalité, et la réalité est tellement plus choquante que la fiction. Je me faisais couper la tête sur scène avec une guillotine dans les années 70 et les gens étaient choqués ; aujourd’hui, j’allume CNN et il y a Daesh qui coupe la tête d’un gars pour de vrai ! C’est choquant.

« Je trouve parfois que le monde devient si politiquement correct qu’on est en train de se transformer en 1984. […] Je ne veux pas vivre dans un monde impersonnel. Je veux vivre dans un monde où les gens aiment s’asseoir pour se parler, où on peut plaisanter à propos de quelque chose sans s’inquiéter que quelqu’un le prenne au sérieux. »

Justement, ça mène à ma question suivante : y a-t-il quoi que ce soit dont Alice Cooper a peur ou qui le choque ? Je veux dire, tous les méchants ont leurs faiblesses…

Oui, je suis choqué par plein de choses, je pense. Je trouve parfois que le monde devient si politiquement correct qu’on est en train de se transformer en 1984. On a peur de dire la moindre chose. Par exemple, on ne peut faire de compliment à personne sans avoir peur que ça offense la personne. On en arrive donc à un stade aujourd’hui où on a peur de se parler ! Et tout le monde est sur son téléphone toute la journée, donc en fait, plus personne ne se parle. C’est en train de devenir un monde impersonnel. Je n’aime pas ça du tout. En d’autres termes, je n’ai pas de téléphone sur moi, je n’envoie d’e-mail à personne, je n’envoie de SMS à personne, si j’ai envie de te parler, je t’appelle au téléphone ! Et les gens sont choqués quand ils reçoivent un appel ! Ils disent : « Qu’est-ce que tu fais ? » Je dis : « J’ai envie de te parler ! » Ils disent : « Oh… » Ça les choque [rires]. Pour ma part, je n’ai pas envie de vivre dans ce monde. Je ne veux pas vivre dans un monde impersonnel. Je veux vivre dans un monde où les gens aiment s’asseoir pour se parler, où on peut plaisanter à propos de quelque chose sans s’inquiéter que quelqu’un le prenne au sérieux. Et aussi, la technologie est en train de ruiner les jeunes groupes de rock. Les jeunes groupes de rock n’arrivent pas à se faire le moindre centime, parce qu’ils ne peuvent plus vendre d’albums. Donc un jeune groupe de rock n’a pas d’avenir, zéro futur ! La technologie a grosso modo tué le futur des jeunes groupes de rock. Donc je ne suis pas un grand fan de technologie. Je dis aux gens que oui, c’est bien plus facile de faire des albums aujourd’hui, mais le processus où quelqu’un achète un album, rentre chez lui, l’ouvre, le sent, le regarde, lit le livret, met le disque sur une platine, et le rituel d’écoute d’un nouvel album, c’est quelque chose que j’espère ne jamais voir disparaître. Maintenant, heureusement, l’an dernier, les ventes de vinyles ont augmenté de quatre-vingts pour cent. Les gens recommencent à acheter du vinyle, parce que je pense que la technologie est en train de devenir si impersonnelle qu’ils ressentent sa froideur. Alors qu’il y a de la chaleur dans le vinyle. Et donc je pense que les gens reviennent aux albums.

En 2017, tu as fait une tournée en co-tête d’affiche avec Deep Purple. Qu’est-ce qui fait que ces groupes sont toujours pertinents aux yeux des gens après cinquante ans, si on compare aux jeunes groupes auxquels tu viens de faire allusion ?

Je pense que c’est le talent. On pourrait mettre Deep Purple côte à côte avec n’importe quel jeune groupe et Deep Purple les exploserait. Je mettrais n’importe lequel de ces groupes, Jeff Beck, Aerosmith, Cheap Trick… Trouvez-moi un jeune groupe qui serait ne serait-ce qu’à deux doigts d’être aussi bon qu’eux. Il n’y en a pas. Donc les gens regardent les groupes comme Alice Cooper et Aerosmith comme étant les dernières légendes, je pense. Nous sommes les derniers à avoir des carrières de cinquante ans ou plus. A partir de maintenant, je ne l’espère pas mais c’est ce que je vois, la plupart des groupes auront une durée de vie d’environ quatre ans. Peut-être cinq. C’est dommage, parce que les vrais groupes légendaires comme les Stones et Paul McCartney vont finir par disparaître et qu’est-ce qui sera des classiques après ça ? Tout d’abord, la structure interne, l’infrastructure de la musique ne va pas permettre aux jeunes groupes de rester. Je veux dire qu’ils dureront juste le temps qu’ils pourront, et ce ne sera pas très long. A notre époque, les maisons de disques nous laissaient perdurer. Aujourd’hui, aucune maison de disques ne fait ça pour les jeunes groupes. J’étais content d’être né durant l’âge d’or du rock n’ roll [rires].

Interview réalisée par téléphone le 16 septembre 2019 par Nicolas Gricourt.
Retranscription & traduction : Nicolas Gricourt.

Site officiel d’Alice Cooper : alicecooper.com.

Acheter l’EP Breadcrumbs.



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  • Vu en concert au dôme de Marseille en 2010 et ce 3 septembre 2019, et que dire de plus qui n’a pas été déjà dit.
    Expérience live unique parmi tous les concerts que j’ai pu faire depuis 20 ans d’allegeance au métal et au hard, les autres concerts paraissent bien fades après les prestations de mr Furnier. Merci Alice pour ta musique, ton show et ton art. Je conseille à tous de vivre une soirée comme celles là.

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    Alice Cooper @ Paris
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