Vous avez donc vraiment pris le temps de faire ce que vous vouliez avec cet album ?
On fait toujours ce que l’on veut, mĂŞme s’il est parfois difficile de trouver le temps. Depuis nos deux derniers albums, nous avons la chance de pouvoir vivre de notre musique ; nous avons donc davantage de temps et de possibilitĂ©s pour explorer le son, construire nos chansons correctement et nous focaliser sur la musique. Sans oublier le fait que nous travaillons avec Jens [Bogren] depuis deux albums. C’est un excellent producteur, il apporte de nombreuses nouveautĂ©s au groupe. Avant, tout partait un peu dans tous les sens, mais grâce Ă Jens, tout est davantage en forme.
(Johan) : « On fait toujours ce que l’on veut, mĂŞme s’il est parfois difficile de trouver le temps. Depuis nos deux derniers albums, nous avons la chance de pouvoir vivre de notre musique ; nous avons donc davantage de temps et de possibilitĂ©s pour explorer le son, construire nos chansons correctement et nous focaliser sur la musique. »
Lorsque nous avons commencĂ© Ă utiliser des thèmes Vikings, nous nous sommes vite rendu compte que cela collait parfaitement Ă notre musique. MĂŞme si la plupart de nos chansons parlent d’histoire et de mythologie viking, j’utilise Ă©galement ces thèmes en guise de mĂ©taphores pour d’autres sujets – ce qui se passe dans ma vie, dans le monde en gĂ©nĂ©ral. Nous avons choisi ces thèmes et nous voulons nous y tenir. L’histoire a toujours Ă©tĂ© l’un de mes sujets favoris, Ă l’Ă©cole.
Justement l’histoire Viking est partie intĂ©grante de l’histoire et de l’identitĂ© scandinaves. Le concept d’identitĂ© peut parfois causer des problèmes d’un point de vue politique. En France, par exemple, on l’associe souvent Ă l’immigration. Avez-vous dĂ©jĂ eu des problèmes en raison de votre thĂ©matique Viking ?Pas vraiment. C’Ă©tait effectivement un problème en Suède, quand nous avons commence : les gens ne savaient pas qui nous Ă©tions ni d’oĂą nous venions, et ils se disaient que nous devions ĂŞtre d’extrĂŞme-droite. Aujourd’hui, tout le monde sait que ce n’est pas le cas, et plus personne n’a de problème avec ça.
Avez-vous dĂ©jĂ jouĂ© dans des pays arabes comme en Afrique du Nord ou au Moyen-Orient ?Nous avons jouĂ© en IsraĂ«l et en Turquie, mais jamais en Afrique du Nord. Mais je allĂ© au Maroc en vacances, j’ai adorĂ© Marrakech, c’est une ville formidable ! Pour nous, les considĂ©rations raciales ne valent mĂŞme pas la peine d’ĂŞtre Ă©voquĂ©es. C’est une chose Ă laquelle nous ne voulons pas ĂŞtre mĂŞlĂ©s.
CĂ´tĂ© musique, quand on Ă©voque AMON AMARTH, les fans de metal pensent immĂ©diatement au groupe de Viking metal par excellence. Penses-tu que le groupe puisse finir par ĂŞtre enfermĂ© dans cette image ? Penses-tu que cela puisse gĂŞner l’Ă©volution future du groupe ?L’Ă©tiquette de « Viking metal » est utilisĂ©e par les mĂ©dias et les maisons de disques, nous ne l’avons pas choisie. J’imagine qu’il y a de bonnes raisons, mais en ce qui me concerne, je suis plus attirĂ© par les groupes comme ENSLAVED, par exemple – les groupes orientĂ©s black metal. Mais je me moque de cette Ă©tiquette. Nous cherchons simplement Ă faire ce que nous aimons, et notre musique trouve son origine dans un metal plus heavy. En fait, je m’en fiche, nous nous efforçons simplement d’Ă©crire d’aussi bonnes chansons que possible.
Vous rentrez d’une tournĂ©e aux Etats-Unis. Comment s’est-elle passĂ©e ?C’Ă©tait gĂ©nial. Tous les concerts Ă©taient complets, et nous avons reçu d’excellents retours, surtout en ce qui concerne les nouvelles chansons. C’Ă©tait formidable. La tournĂ©e a commencĂ© le lendemain de la sortie de l’album aux Etats-Unis, et c’Ă©tait très agrĂ©able de voir que le public apprĂ©ciait les nouvelles chansons, mĂŞme s’ils n’avaient pas eu l’occasion d’en Ă©couter beaucoup. C’Ă©tait une très bonne tournĂ©e.
L’objectif principal d’AMON AMARTH est-il aujourd’hui de toucher le public amĂ©ricain ?Ce n’est pas le principal. Jusqu’ici, nous avions toujours commencĂ© nos tournĂ©es en Europe, alors pourquoi pas commencer par les Etats-Unis cette fois-ci ? L’opportunitĂ© s’est prĂ©sentĂ©e, et nous l’avons saisie.
Fin dĂ©cembre (NDLR : interview rĂ©alisĂ©e le 11 novembre dernier), vous allez donner quatre concerts Ă Bochum. Vous jouerez chaque soir l’intĂ©gralitĂ© de l’un de vos quatre premiers albums. L’Allemagne est-elle le pays oĂą vous comptez le plus de fans ?L’Allemagne est l’un des pays oĂą nous avons reçu le plus grand soutien, dès le dĂ©but de notre carrière. Mais ce n’est pas la seule raison qui nous a poussĂ©s Ă choisir Bochum pour ces concerts un peu spĂ©ciaux. C’est une salle extraordinaire, très bien situĂ©e en Europe – beaucoup de gens peuvent y accĂ©der. C’est le genre de salle idĂ©al pour ce que nous voulions faire ; ce sera autant une grande fĂŞte qu’un concert…et il y a plusieurs bars lĂ -bas ! L’Allemagne est le premier pays oĂą nous ayons reçu un retour de la part des fans. C’est encore le cas aujourd’hui : l’album est entrĂ© dans les charts allemands Ă la sixième position, ce qu’aucun groupe de death metal n’avait encore jamais fait.
Dernière question : tu as dĂ©clarĂ© dans un magazine que cette tournĂ©e avec SLAYER, TRIVIUM et MASTODON Ă©tait la plus importante de votre carrière. Je sais que tu aimes la bière – alors, as-tu la pression ?!(rires) C’est une tournĂ©e importante car elle va faire dĂ©couvrir notre musique Ă de nouveaux fans europĂ©ens. MĂŞme dans des pays oĂą nous avons dĂ©jĂ jouĂ©, comme l’Allemagne, l’Autriche, la Suisse ou la France, d’autres gens viendront nous voir en concert. C’est la raison pour laquelle cette tournĂ©e est si importante. Je ne ressens aucune pression particulière. Nous avons dĂ©jĂ donnĂ© de très gros shows, comme lors de festivals, par exemple. Nous essayons juste de nous Ă©clater autant que possible et de faire un bon boulot, et nous espĂ©rons que le public apprĂ©ciera. C’est comme ça que nous avons toujours fonctionnĂ©. Ce n’est pas comme si nous Ă©tions des petits nouveaux, nous avons de l’expĂ©rience. MĂŞme si c’est une grande tournĂ©e, nous sommes Ă l’aise et confiants.
J’ai cru comprendre que vous aviez eu aujourd’hui des problèmes avec votre bus ?Oui ! Nous avons dĂ» nous arrĂŞter Ă la frontière suisse pour retirer de l’argent, mais la banque n’ouvrait qu’Ă 7 heures, ce qui explique que nous soyons en retard pour cette interview !
Entretien réalisé le 11 novembre 2008 à Paris
Traduction par Saff’
MySpace Amon Amarth : myspace.com/amonamarth




















































Aucun Commentaire