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Interview   

Andre déballe le Matos




Mentalize
Radio Metal : Time To Be Free est le premier album paru sous ton nom. Comment a-t-il été reçu par tes fans ?

Andre Matos : Ça correspondait à nos attentes. L’album s’est retrouvé numéro 2 au Japon, numéro 1 en Amérique du Sud, et il a très bien marché en Europe, où il est sorti dans plus de 20 pays, Russie incluse. La distribution et la promotion de l’album se sont très bien passées. Comme il s’agissait du premier album, nous voulions montrer de quoi nous étions capables à l’époque. C’est un album très complet. Au final, il a parfaitement joué son rôle et nous a donné la possibilité de produire davantage d’albums. Le deuxième arrive aujourd’hui.

Avec le recul, penses-tu que monter un groupe à ton nom était la meilleure chose à faire ? Cela t’a-t-il donné davantage de liberté ? Et si oui, quel genre de liberté ?

Pour moi, ce n’était pas seulement la meilleure chose à faire : c’était la seule chose à faire. J’ai fait partie de trois groupes différents, et je n’aurais pas aimé revenir avec un quatrième. Pour le public, cela aurait manqué de crédibilité. Tout le monde s’attendait à quelque chose dans ce genre. On m’a souvent demandé, au cours de ma carrière, si j’avais l’intention de me lancer en tant qu’artiste solo. Je l’ai fait, mais d’une façon un peu particulière. Il est très important pour moi d’avoir une vraie atmosphère de groupe, de voir les musiciens travailler et composer ensemble, puis donner des concerts. Nous fonctionnons comme un vrai groupe, même si nous évoluons sous le nom d’une seule personne. Cela nous permet effectivement d’obtenir davantage de liberté, dans la mesure où ce groupe englobe une carrière extrêmement vaste. Sur scène, nous pouvons interpréter des titres de mon tout premier groupe, VIPER, des titres d’ANGRA, de SHAAMAN ou de VIRGO, et bien sûr, les nouvelles chansons. C’est un mélange de beaucoup de choses, et c’est exactement ce que les gens aiment voir. Pour te donner un exemple, quand nous tournions avec SHAAMAN, le dernier groupe dont j’ai fait partie, les gens nous demandaient souvent : « vous ne pourriez pas jouer telle chanson d’ANGRA, ou telle autre de VIPER ? » C’était toujours un peu gênant, car SHAAMAN était un groupe différent et nous voulions jouer notre propre musique. Nous évitions de tout mélanger. Maintenant, les mélanges ne me posent plus aucun problème. Et puis nos chansons actuelles sont excellentes. Il n’y a que l’embarras du choix pour nos concerts !

Aimerais-tu voir les titres d’ANGRA disparaître complètement des futures set-lists ?

Pas nécessairement. Il y a tellement de bonnes chansons que je n’ai pas l’habitude de jouer sur scène… Lorsque nous sommes fatigués d’une chanson, ou que nous pensons que le public s’en lasse, il est toujours possible de la remplacer par un titre que nous avons peu joué sur scène. Comme je te l’ai déjà dit, nous sommes totalement libres : nous pouvons choisir quoi jouer, essayer de déterminer si le public va apprécier ou pas. C’est un peu cruel de sortir un nouvel album et de baser ses set-lists uniquement sur les nouveaux titres. Les gens tiennent beaucoup à ce qu’ils connaissent déjà, et quand ils vont en concert, ils s’attendent à entendre ce qu’ils connaissent. Je ne veux pas leur retirer ça. Et puis, personnellement, je n’ai rien contre mes propres chansons, je m’amuse toujours autant quand je les interprète sur scène.

Nombreux sont ceux qui pensent que SHAAMAN a beaucoup souffert de son nom en termes de communication : le public était en effet familier avec ANGRA, et pas avec SHAAMAN. Composer sous ton propre nom a-t-il aidé en matière de communication ? Penses-tu que plus de gens sont attirés par ta musique maintenant que celle-ci sort sous ton nom ?

Absolument. Il y a un lien très fort entre mon nom et la période d’ANGRA à laquelle j’ai participé jusqu’en 1999. Pour ceux qui connaissent SHAAMAN, il y a aussi un lien très fort avec ça. Lorsque le public entend parler d’un projet solo appelé ANDRE MATOS, il s’attend à retrouver la même atmosphère. Cette atmosphère ne concerne pas seulement le style musical, il s’agit également de créer quelque chose de neuf et de frais, quelque chose d’intéressant pour trouver une bonne raison de faire de la musique. Je suis fier de dire que cet objectif a toujours marqué ma carrière, depuis mon premier groupe. Je me tiens à cette philosophie ; dans le cas contraire, je ne serais pas du tout à l’aise pour faire de la musique et offrir quelque chose au public.

Mentalize est sorti deux ans après Time To Be Free. As-tu commencé à écrire cet album sur la route ? As-tu déjà composé un album sur la route par le passé ?

Pas vraiment, je n’avais encore jamais fait ce que j’ai fait pour Mentalize. C’est aussi une question d’expérience : après quelques années, on se sent plus sûr de soi, on a davantage confiance en ses idées, paroles, concepts, etc. Cet album est très différent du premier, Time To Be Free, qui était très réfléchi et qui a mis du temps à être fini. La création de Mentalize a été beaucoup plus rapide, naturelle et spontanée. C’est la principale différence entre les deux albums, mais ça ne veut pas dire que l’un soit meilleur que l’autre. Je considère le deuxième comme étant dans la droite ligne du premier. Mentalize n’a pas été facile à créer, mais beaucoup plus rapide. Cet album présente davantage d’énergie, il a un côté très humain : les enregistrements n’ont pas du tout été modifiés par ordinateur, ils sont tous d’origine. Ça peut faire une grande différence. Si vous cherchez une amélioration entre le premier et le deuxième album, la voilà. Mentalize sonne de façon très différente pour toutes ces raisons.

Time To Be Free et Mentalize sont des titres en lien avec la psychologie. Est-ce un sujet qui te fascine ?

Tout à fait. Je ne suis ni psychologue, ni scientifique, mais ces sujets me fascinent : l’introspection, la philosophie, la psychologie, la spiritualité… Cet album renferme un concept. Ce n’est pas un concept album, dans le sens où il n’a pas de début, de milieu et de fin, mais toutes les chansons sont liées au même concept. Celui-ci se rapporte à la science et au destin. J’ai lu beaucoup de choses sur la physique quantique, par exemple, et ce sujet m’a beaucoup inspiré. C’est là que la science et la religion se rencontrent.

Que penses-tu du sentiment de revanche qui anime certains musiciens et les pousse à écrire des albums ? Le heavy peut-il être prolifique sous l’influence de la colère ? Cela t’est-il déjà arrivé ? Le heavy metal a pourtant tendance à être un style de musique positif…

Ça peut arriver à n’importe qui, pas seulement dans le metal. Je pourrais te citer certains compositeurs de bosanova qui ont écrit des chansons en s’inspirant de ce sentiment. Au Brésil, d’où je viens, les années 60 et 70 ont été marquées par une dictature. Les musiciens ne pouvaient pas s’exprimer comme ils le souhaitaient en raison de la censure. Ils écrivaient de très belles chansons, mais avec des paroles métaphoriques, car ils ne pouvaient pas dire ce qu’ils avaient envie de dire. La musique en règle générale peut être motivée par la vengeance. Ça se retrouve même dans les ?uvres des compositeurs classiques, comme dans le Don Giovanni de Mozart, par exemple. La 3è Symphonie de Beethoven était d’abord dédiée à Napoléon, puis le compositeur a été très déçu par l’empereur et a réécrit une grande partie de la symphonie. Bien sûr, il y a un côté très agressif dans le metal, mais il faut essayer de doser cet aspect. Il faut utiliser l’agressivité lorsque c’est nécessaire, mais il faut également l’associer à des atmosphères plus douces et plus introspectives pour obtenir le contraste adéquat. J’ai pu par le passé être motivé par la rage, mais je voudrais te donner un exemple précis : lorsqu’un groupe se sépare et qu’un membre écrit un album avec un nouveau groupe ou en tant qu’artiste solo, cette personne a envie d’écrire quelque chose qu’elle peut balancer à la figure de ceux avec qui elle ne s’entendait plus. C’est une bonne chose si cela permet de faire de la bonne musique. Après, la question est : si je continue dans cette voie, si c’est la direction musicale que je veux prendre, vais-je rester fidèle à ce style de musique ? Il ne faut pas oublier que ces choses-là resteront à tout jamais, elles trouveront leur place dans l’histoire, d’une certaine façon. Parfois, faire les choses pour une raison très spécifique peut être très négatif. D’ici deux ou trois ans, ces sentiments auront peut-être changé du tout au tout.


« Je ne sais pas si je pourrais créer aussi bien que je le fais avec le metal si j’évoluais dans un autre style. J’ai grandi en écoutant du metal et de la musique classique et en rêvant d’en faire moi-même. Je pense avoir trouvé un moyen d’associer les deux styles. Mon objectif est qu’un jour, les gens ouvrent les yeux et se disent : « ce style musical est vraiment important ». Peut-être que ça sera le cas dans quelques années, peut-être que je mourrai avant que cela n’arrive. Mais une chose est sûre : tant que je fais ce en quoi je crois, tout va bien ».
Ces dernières années, on dirait que tu t’es efforcé de mettre de côté les influences brésiliennes qui ont fait le succès d’ANGRA sur Holy Land. Sur Mentalize, ces influences font un bref retour sur des titres comme « Leading On », « Someone Else » et « The Myriad ». Mais en règle générale, même si tes fans ne cessent de le réclamer, tu sembles réticent à l’idée de refaire un album dans la veine de Holy Land. Pourquoi ?

Parce que je pense qu’à l’époque, Holy Land était une création unique. Cet album a été réalisé il y a près de 15 ans et, à cette époque, c’était ce qui nous parlait vraiment, ce qu’il y avait de plus honnête à faire. Ce n’est pas parce que nous avons trouvé quelque chose d’efficace commercialement que nous devrions le refaire. Je suis complètement contre ce genre de chose. En musique, je dois m’inspirer de ce que je ressens sur le moment, de ce qui me parle. Si je sens qu’il y a la place pour ce genre de chose, alors ça va. Mais jusqu’à maintenant, je n’ai rien trouvé qui puisse inspirer un album dans le style de Holy Land. Bien sûr, mes racines brésiliennes sont toujours là et je les utilise de temps à autre lorsque je pense qu’elles sont intéressantes et qu’elles peuvent apporter une certaine couleur à la musique. Mais je ne vois pas l’intérêt de créer un album de « metal brésilien » simplement parce que ça a marché une fois. J’ai envie d’étendre le champ des possibilités, et non de me concentrer sur cette seule influence. J’en ai des centaines d’autres.

Dans l’ensemble, Mentalize est un album de heavy metal, et il est difficile de sortir du lot dans ce style musical. En tant que compositeur, comment fais-tu en sorte que ta musique reste intéressante ?

C’est peut-être une question d’idéologie. Je me demande parfois si je pourrais m’exprimer comme je le fais si j’étais compositeur classique ou auteur de musique de film, par exemple. Le metal est l’un des styles musicaux où l’on peut s’exprimer le mieux, car c’est un style très élastique, qui permet une grande variété. L’agressivité et la puissance du metal sont des choses que l’on retrouve dans la musique classique, grâce aux orchestres symphoniques. Personnellement, je suis très à l’aise avec le metal. Je ne sais pas si je pourrais créer aussi bien que je le fais avec le metal si j’évoluais dans un autre style. J’ai grandi en écoutant du metal et de la musique classique et en rêvant d’en faire moi-même. Je pense avoir trouvé un moyen d’associer les deux styles. Mon objectif est qu’un jour, les gens ouvrent les yeux et se disent : « ce style musical est vraiment important ». Peut-être que ça sera le cas dans quelques années, peut-être que je mourrai avant que cela n’arrive. Mais une chose est sûre : tant que je fais ce en quoi je crois, tout va bien.

Tu participes au quatrième album d’AVANTASIA. Peux-tu nous dire à quoi nous pouvons nous attendre ?

Vous pouvez vous attendre à un album formidable. Ce que j’en ai entendu jusqu’à présent m’a beaucoup impressionné, l’album emprunte le même chemin que ses prédécesseurs. Il sera excellent, j’en suis sûr. Je suis heureux de participer à nouveau à AVANTASIA, je suis là depuis le début. En 2008, nous avons organisé une tournée dans le monde entier. AVANTASIA était la tête d’affiche de la plupart des festivals européens, et nous avons également joué en Russie, au Mexique, au Brésil, en Argentine, au Chili… C’était une fantastique opportunité pour nous tous, surtout dans la mesure où nous nous retrouvions entre amis. C’était très sympa, nous étions ravis de faire ça tous ensemble. Après ce nouvel album d’AVANTASIA, nous espérons nous lancer dans une nouvelle tournée.

Sera-t-il possible de partir en tournée avec tous les invités ?

Peut-être pas tous – sans doute pas avec Klaus Meine, par exemple. Mais même si les invités ne peuvent pas participer à tous les concerts, ils pourront au moins en faire quelques-uns. Et lorsqu’ils seront absents, nous pourrons toujours les remplacer ou demander à un autre invité de chanter davantage. Nous essayons toujours de remplacer ceux qui ne peuvent pas être là.

The Scarecrow, le troisième album d’AVANTASIA, est très différent des deux premiers. Peut-on s’attendre à quelque chose de semblable, quelque chose de très différent du reste ?

Je pense que ce ne sera pas très différent de The Scarecrow. Cet album est dans la même veine, avec quelques améliorations. Je pense que The Scarecrow était une bonne idée. Faire un album différent était une bonne chose. Ce n’est pas que je n’aime pas les deux premiers, ils sont géniaux, la meilleure chose qui soit arrivée au metal depuis des années. Mais à un moment, il était important de prendre une nouvelle direction. Se répéter aurait été barbant. C’était très sympa de chercher une nouvelle source d’inspiration et de donner au projet un nouveau visage.

Si je ne me trompe pas, c’est la deuxième fois que tu travailles avec Tobias Sammet sur le projet AVANTASIA. En toute honnêteté, est-il facile de travailler avec lui ?

Oui… et non ! C’est quelqu’un qui sait ce qu’il veut, ce qui est une qualité qu’on ne voit pas tous les jours. Tobias, Sascha Paeth et moi avons la même mentalité en termes de travail. Nous avons une idée très précise de ce que nous voulons, mais il ne faut pas être borné. Si l’un de nous est capable de prouver qu’il est important d’apporter des changements, qu’il est possible de faire les choses différemment pour plus d’efficacité, nous sommes prêts à l’accepter. Quand on sait ce qu’on veut, on peut facilement être frustré lorsque les choses ne se passent pas comme on le voulait. Mais si le résultat est aussi bon que ce qu’on espérait, on est le premier à admettre : « ça me plaît, on le garde ».

Étant donné ton expérience dans la direction d’orchestre et la musique classique, as-tu déjà envisagé de créer ton propre opéra metal ? Voire un opéra classique ?

Pour être honnête, un opéra metal ne m’attire pas du tout en termes de composition – pas tout seul, en tous cas. A choisir, je me tournerais plutôt vers un opéra classique. Pour moi, il serait beaucoup plus fascinant et stimulant d’écrire exclusivement pour un orchestre. C’est un rêve que j’aimerais réaliser un jour.


« J’ai beaucoup de respect pour l’image que nous avons laissée du groupe et le travail que nous avons réalisé ensemble. Mais refaire quelque chose aujourd’hui serait de l’opportunisme – quelque chose du genre : « reformons-nous histoire de gagner un peu d’argent ! ». Ce ne serait pas honnête. »
Il s’est écoulé de nombreuses années depuis ton départ d’ANGRA. As-tu été en contact avec tes anciens collègues, récemment ? Pourrais-tu envisager de jouer à nouveau avec eux à l’avenir, dans ANGRA ou dans un autre projet ?

Pas vraiment. Je n’ai pas eu beaucoup de contacts avec eux depuis notre séparation, sauf en de rares occasions, comme des célébrations pour des magazines ou des émissions de radio. Nous nous sommes croisés brièvement lors de ces événements. Je n’envisage pas de réunion avec mes anciens groupes, ce n’est pas un objectif. Il y a un temps pour tout, et je respecte ce temps. J’ai beaucoup de respect pour l’image que nous avons laissée du groupe et le travail que nous avons réalisé ensemble. Mais refaire quelque chose aujourd’hui serait de l’opportunisme – quelque chose du genre : « reformons-nous histoire de gagner un peu d’argent ! ». Ce ne serait pas honnête. Reformer un vieux groupe ne doit se faire que si on en a vraiment envie, ou si on se rend compte qu’on est incapable de faire quoi que ce soit sans ses anciens collègues. Ici, ce n’est pas le cas. A l’heure actuelle, je suis entouré d’excellents musiciens, et j’ai la possibilité de rencontrer des gens incroyables, aussi bien dans le milieu du metal qu’en dehors. Très honnêtement, je suis satisfait avec ma carrière. Je pense que la décision de nous séparer est arrivée au bon moment. C’était très important pour chacun d’entre eux, pour que nous puissions suivre notre propre voie. Il y a malgré tout quelques side-projects, comme VIRGO, que j’ai réalisé avec Sascha Paeth. Nous n’avons fait qu’un album, mais il n’est pas impossible que nous nous penchions à nouveau dessus et en sortions un second. Nous avions beaucoup aimé ce projet, et le public avait également bien accroché. C’est quelque chose que j’aimerais réitérer.

J’ai entendu dire que Ricardo Confessori était de retour dans ANGRA. Qu’en penses-tu ?

Je n’en pense strictement rien ! C’est leur décision, ça ne concerne absolument pas mon univers !

Que penses-tu de la direction musicale prise par ANGRA depuis ton départ ?

Je réponds généralement à ce genre de questions en disant qu’il vaut mieux que je garde mes commentaires pour moi. Que je dise une chose ou son contraire, ce serait utiliser mon pouvoir pour influencer le public. Bien évidemment, je leur souhaite beaucoup de succès, j’espère qu’ils pourront prouver leurs mérites, mais je ne veux faire aucun commentaire là-dessus.

C’est tout, merci beaucoup !

Merci à toi ! J’apprécie les gens qui creusent le sujet. On dirait que tu as attentivement écouté le disque et fait beaucoup de recherches. Je te remercie pour ton intérêt.

Pas de quoi, c’est mon boulot !

Certaines personnes ne font pas leur boulot correctement, alors c’est tout à ton honneur !

Entretien réalisé le 19 janvier 2010 par phoner
Myspace ANDRE MATOS : www.myspace.com/andrematossolo



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  • Xavier CAUDRON dit :

    Dédé!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    [Reply]

  • enfin une interview en Français de Monsieur Matos. L’album Mentalize est très bon et je le conseille à tous ceux qui aime Angra, Shaman car c’est vraiment excellent. J’attends sa tournée avec impatience.

    [Reply]

  • Amaury / RM dit :

    Tu sais Spaceman d’un point de vue sexuel la fin de l’itw ne parle pas vraiment en ta faveur…

    [Reply]

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