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Interview   

Apocalyptica : 1 + 1 = 3


Le septième opus d’Apocalyptica s’appelle très logiquement The 7th Symphony. Etrange pour un groupe qui essaye de se détacher de cette étiquette « Metal Symphonique » qui lui colle à la peau… Une facilité de langage résultant de la simple présence de violoncelles qui eut énervé le groupe à une époque. Violoncelles qui ne faisaient d’ailleurs pas l’unanimité du temps des premiers albums du groupe. On écoutait plus par curiosité que par véritable intérêt musical. Puis en 2005, les Finlandais ont retravaillé leur son de manière à ce qu’ils puissent être écoutés pour ce qu’ils font et non pas ce qu’ils sont.

Comme le précédent, ce nouveau disque regorge d’invités (Dave Lombardo de Slayer, Joe Duplantier de Gojira…), ce qui, pour les détracteurs les plus acharnés, peut être vu comme un coup marketing ou un moyen de rendre meilleures des compos médiocres. Pour les plus mesurés, cela pose malgré tout le débat du processus d’écriture. Nous avons voulu en savoir plus et ouvrir la discussion.

Mikko, le batteur, est un personnage honnête et très agréable et n’a pas peur d’être élogieux par rapport à un travail dont il est fier. Entretien.


« Le violoncelle reste l’instrument principal du groupe, bien sûr, mais nous avons essayé de prendre un peu de recul par rapport à ça. C’était un peu comme pour dire : ‘OK, on joue du violoncelle, mais ne vous concentrez pas là-dessus : concentrez-vous plutôt sur la musique elle-même’.»
Radio Metal : Quelles ont été les retombées du spectacle d’entracte que vous avez assuré pendant l’Eurovision 2007 ? Mikko Siren (batterie) : Je ne sais pas s’il y a eu des retombées, mais ce spectacle a été très sympa. Nous ne faisions pas partie du concours, mais nous avons la chance de pouvoir jouer avec des artistes de cirque. C’était très sympa, mais je ne sais pas s’il y a eu des conséquences.

Je te pose cette question car vous avez eu l’occasion de jouer devant un public qui n’est pas forcément habitué au metal. Vous avez peut-être gagné des fans, ce soir-là !

Peut-être, effectivement. Et c’était très sympa de jouer pour des gens qui n’auraient sans doute jamais écouté notre musique autrement. C’était une belle opportunité. Je ne sais pas si nous avons gagné beaucoup de fans, mais au moins le public et l’organisation étaient très ouverts à propos de notre musique. Ils nous ont laissé jouer quelque chose de beaucoup plus metal que ce qui est normalement autorisé dans ces circonstances.

Le visuel était presque aussi important que la musique. Était-ce important, pour vous, de travailler cet aspect pour faire passer la pilule et rendre un titre agressif tel que « Worlds Collide » plus ludique pour le grand public ?

C’était exactement l’une des raisons pour lesquelles nous nous sommes amusés avec le visuel. Ces artistes participent normalement au Cirque du Soleil, j’ai beaucoup aimé ce qu’ils ont fait. Les danseurs étaient formidables. Cette combinaison d’éléments qui n’avaient rien à voir les uns avec les autres a donné un super résultat.

Avec l’album éponyme de 2005, vous avez réussi à donner aux violoncelles un son plus lourd, sans pour autant les faire sonner comme des guitares. Était-ce important, pour vous, d’égaler la puissance sonore des guitares du metal sans perdre votre identité ?

Le violoncelle reste l’instrument principal du groupe, bien sûr, mais nous avons essayé de prendre un peu de recul par rapport à ça. C’était un peu comme pour dire : « OK, on joue du violoncelle, mais ne vous concentrez pas là-dessus : concentrez-vous plutôt sur la musique elle-même ». Nous avons opté pour des distorsions, mais nous ne voulions pas que les violoncelles sonnent comme des guitares. Nous nous sommes efforcés d’être naturels et organiques. Le violoncelle est un instrument très organique par rapport à la guitare. Nous voulions simplement optimiser la puissance de la musique.

Du coup, quel est ton regard sur le son des premiers albums ?

Je n’ai pas participé aux premiers albums, mais je dis souvent aux autres que ces albums sont absolument charmants, parce qu’ils respirent l’honnêteté et l’innocence. Ils sont parfois un peu faiblards, mais pour beaucoup de groupes, un premier album a des qualités que l’on ne retrouve jamais par la suite. Lorsque des musiciens enregistrent un premier album, ils sont toujours très purs et innocents. Quand on écoute les premiers albums de Police ou de groupes dans ce genre, on entend des imperfections, des choses uniques. Chez Apocalyptica, les solos n’étaient pas toujours très bien pensés, et les musiciens n’étaient pas aussi bons, mais c’était tout de même énorme.

Que penses-tu des groupes extrêmement originaux, comme Dokaka ou Van Canto, qui font du metal a capella ? La démarche est originale et attise la curiosité, mais au final, le résultat est plutôt bizarre et pas très écoutable…

J’aime les mots « original » et « étrange » ! Je suis toujours ravi lorsque je vois des musiciens explorer des directions différentes et essayer de nouvelles choses. Parfois, le résultat peut ne pas être particulièrement bon, mais au moins, ils ont essayé. Et il arrive parfois que quelque chose de très cool sorte de ces expériences. Personnellement, j’approuve ces tentatives à 100 %. La musique folk a eu son lot d’expériences étranges. Au début, le public n’apprécie pas forcément, mais il finit par se rendre compte du fait que c’est avant-gardiste et intéressant.

Est-ce le lot de tous les groupes « insolites » de devoir trouver des compromis entre originalité et accessibilité ?

Je n’en ferais pas une généralité. Évidemment, si vous voulez atteindre un public plus large, il faut faire en sorte que la musique soit plus accessible. Malgré tout, certains artistes, comme Radiohead ou Björk, ont réussi à associer succès et originalité extrême. C’est quelque chose qu’il faut respecter. C’est la raison pour laquelle j’encourage les gens à se tourner vers des choses différentes.


« Je n’ai pas participé aux premiers albums, mais je dis souvent aux autres que ces albums sont absolument charmants, parce qu’ils respirent l’honnêteté et l’innocence. Ils sont parfois un peu faiblards, mais pour beaucoup de groupes, un premier album a des qualités que l’on ne retrouve jamais par la suite. Lorsque des musiciens enregistrent un premier album, ils sont toujours très purs et innocents. Quand on écoute les premiers albums de Police ou de groupes dans ce genre, on entend des imperfections, des choses uniques.»
Parlons maintenant du nouvel album. Musicalement, 7th Symphony est à peu près organisé comme Worlds Collide. « At The Gates Of Manala » semble faire écho à « Worlds Collide », « End Of Me » à « I’m Not Jesus », et « Not Strong Enough » rappelle « I Don’t Care ». Même chose pour « Broken Pieces », qui est le « SOS » de cet album. Est-ce un hasard ou y a-t-il un lien prémédité entre ces deux albums ?

C’est un hasard, je n’y avais même pas pensé ! Mais maintenant que tu le dis, il y a effectivement des similitudes. Ce n’était pas intentionnel, mais la musique vient du groupe, et il arrive qu’un groupe se répète. C’est peut-être la raison de tout ça, c’est simplement la musique que nous aimons faire. Certaines chansons peuvent se ressembler, mais pour moi, le titre d’ouverture du nouvel album est davantage lié à l’époque de Cult, en 2000. Notre inspiration est venue de là. Nous avons essayé de retrouver l’approche brutale et sans compromis que nous avions à l’époque. « Worlds Collide » est l’un des titres les plus progressifs de l’album précédent, mais « At The Gates Of Manala » offre au moins deux fois plus de musicalité.

Vous avez donc vos petites habitudes, comme Rhapsody, dont les albums commencent toujours par une intro symphonique et comprennent une ballade folk ?

Oui, je pense que nous aimons bien commencer nos albums d’une certain façon. Mais on n’y pense même pas, c’est totalement inconscient. En revanche, 7th Symphony comporte des styles que nous n’avions encore jamais explorés. « Beautiful », par exemple, est un titre très classique, je ne crois pas que nous ayons déjà enregistré quelque chose comme ça. C’est une chanson acoustique toute simple, diamétralement opposée à la chanson d’ouverture, par exemple. Nous avons également une chanson qui lorgne vers le hip-hop. Pour moi, tous ces titres sont complètement nouveaux.

La composition semble dépendre des invités présents ; c’est notamment sur le cas sur « Bring Them To Light », qui sonne comme du Gojira. Vous adaptez-vous aux invités auxquels vous faites appel sur les albums ?

Les personnes que nous invitons font preuve d’une grande originalité et ont un impact très fort sur la musique. Joe de Gojira en est un bon exemple : nous avons repoussé nos limites musicales, et lui les siennes, pour essayer de faire quelque chose de neuf. Pour cela, il a utilisé sa voix d’une façon très différente de ce qu’il fait avec Gojira. C’est génial de voir deux types de musique se rencontrer et créer quelque chose : le résultat final est quelque chose que vous n’auriez jamais pu obtenir seul. C’est un peu 1 + 1 = 3, dans le sens où l’on crée quelque chose de complètement nouveau. Joe apporte des lignes de chant brutes et fortes, alors qu’il y a des harmonies magnifiques au violoncelle. C’est un très beau mélange, et ce côté thrash old school est un hommage à ce style de metal. Dave Lombardo est lui aussi un excellent exemple. Son jeu est une véritable source d’inspiration. Cette fois, il a carrément participé à l’écriture. Il aime toujours modifier les paroles, il préfère parfois chanter quelque chose à sa façon. La plupart du temps, nous aimons travailler avec des gens qui apportent quelque chose à la musique. C’est comme ça qu’on a créé nos titres les plus intéressants.

Tu as évoqué la voix de Joe. L’avez-vous poussé à développer un type de chant différent ? Sur une partie de la chanson, il chante comme dans Gojira, mais il nous propose également un chant clair auquel nous n’étions pas habitués…

Nous ne l’avons pas poussé, nous l’avons encouragé ! Étant donné qu’il ne chante pas du tout comme dans Gojira, il repousse ses propres limites. Ce qu’il a fait est formidable : d’un côté, il s’adapte parfaitement aux violoncelles, et de l’autre, il nous offre quand même son chant habituel. Le mélange de ces deux éléments est ce qui rend ce titre si particulier. Nous l’avons encouragé à faire des expériences et à se lâcher.

Quelle est la limite entre s’adapter à un invité et perdre son identité au profit de l’invité ?

Musicalement, lorsqu’on travaille avec quelqu’un, il y a toujours une possibilité que les choses se passent très mal. Mais il ne faut pas en avoir peur. Si vous commencez à vous dire « Si je fais ça, ça ne sera pas terrible » ou « Si je ne me cantonne pas à ce que je fais d’habitude, je vais perdre quelque chose », alors ça ne vaut pas la peine de collaborer avec un autre artiste. Il faut prendre des risques, explorer, être courageux, même si vous avez parfois l’impression d’avoir pris une drôle de direction. La chanson peut être totalement spectaculaire, tout dépend du voyage que vous entreprenez. Le processus d’écriture de ce genre de chanson est formidable, on y apprend beaucoup. Pour moi, c’est à ça que se résume la musique : il faut explorer, s’autoriser à partir dans des directions que l’on avait jamais prises avant. Si vous prenez un risque et que ça se passe mal, tant pis. Si cela nous arrivait, nous ne sortirions tout simplement pas la chanson. Si vous vous contentez de la jouer safe, ça devient vite ennuyeux. En tous les cas, ce n’est pas du tout ce que je recherche quand je fais de la musique.

As-tu justement un exemple de collaboration qui n’a pas marché et qui ne sonnait pas du Apocalyptica ?

Si une chanson ne sonnait pas comme du Apocalyptica, ce serait le pire cas de figure. Mais il peut arriver que le résultat ne soit pas intéressant ; ça s’est produit quelques fois. Il faut savoir que nous écrivons ensemble : je travaille avec Eicca, Eicca travaille avec Perttu… L’année dernière, j’ai écrit plusieurs chansons avec Perttu. Nous avons composé quelque chose comme 50 chansons pour la bande originale d’un jeu vidéo appelé MAG. On se donnait des idées, on faisait des essais, et parfois, c’était tout simplement atroce ! D’abord, ça ne sonnait pas comme du Apocalyptica et en plus, c’était nul ! Mais si on prend des risques, on peut parfois obtenir des résultats très cool.

Peux-tu citer des artistes dont l’ego était trop important et qui souhaitaient faire leur propre version d’une chanson, de façon à ce qu’elle sonne comme leur groupe et non comme du Apocalyptica ?

À la base, nous sommes très exigeants : nous ne travaillons qu’avec des gens dont nous aimons et respectons la musique, alors les gens dont tu parles sont exclus d’office. Par exemple, nous avons enregistré une reprise du titre « Seemann » de Rammstein avec Nina Hagen. Sa version de la chanson est très forte, et elle s’est contentée d’être elle-même. Elle est tellement originale, et elle a fait avec nous ce qu’elle fait toujours, ce qui était la meilleure chose dans ce projet. C’était formidable de la voir déployer toute cette puissance et cette énergie, tout en laissant de la place pour les violoncelles.

Au cours de votre carrière, vous vous êtes efforcés de faire oublier l’étiquette « metal symphonique » qui vous est attachée. Vous vous considérez avant tout comme un groupe de metal. Cela dit, le titre du dernier album, 7th Symphony, ne va pas arranger les choses ! Pourquoi ce choix de nom ?

Pour commencer, je ne pense pas que nous considérions Apocalyptica avant tout comme un groupe de metal. Notre propre musique a changé, et la scène metal en général est devenue beaucoup plus mainstream. Les groupes que l’on considérait comme metal il y a quelques années sont des groupes de rock, aujourd’hui. La scène rock présente un tel éventail d’émotions que la musique dite « metal » pourrait presque en faire partie. Tout le monde semble nous voir comme un groupe rock : on fait des chansons brutales, des chansons plus douces, et des chansons que personne d’autre ne fait ! Nous aimons l’atmosphère étrange et émotionnelle, le côté ambiant qu’aucun autre groupe n’explore. Concernant le titre de l’album, nous n’avons pas vu ça comme un problème. Des titres comme « Rage Of Poseidon » ou « At The Gates Of Manala » sont extrêmement symphoniques et font plus de sept minutes. De nos jours, on tombe souvent sur des albums qui ne sont que des associations de chansons. Nous voulions proposer une grande variété de styles, mais nous voulions aussi que cet album soit un ensemble complet, un peu comme une histoire. L’album commence, l’histoire commence ; on passe ensuite par différentes étapes, et l’histoire se termine avec la dernière chanson. Notre côté symphonique se retrouve dans cette manière d’organiser un album.

Je posais cette question car j’ai lu dans une interview que vous en aviez assez d’être qualifiés de groupe de metal symphonique…

Oui, tu as raison. Des groupes comme Within Temptation et Nightwish sont également considérés comme des groupes de metal symphonique, et nous avons vraiment le sentiment que notre musique est différente. Opeth est aussi un groupe de metal symphonique, et ce n’est pas le même style.


« Nous sommes les Tim Burton de la musique !»
C’est votre septième disque et il est intitulé « septième symphonie ». Vous risquez fort de vous faire traiter de prétentieux, avec un titre pareil ! Ça ne vous fait pas peur ?

Non !

Le disque comporte les titres les plus agressifs de toute votre carrière (voix death, blasts…). Doit-on s’attendre à encore plus sur l’album qui suivra ?

Pour être franc, on se surprend nous-mêmes, parfois. Lorsqu’on fait de la musique, on s’efforce de transmettre des émotions profondes, une ambiance sombre, des images fortes. Nous sommes les Tim Burton de la musique ! Le résultat final, l’agressivité, les blasts, tout cela est toujours plus ou moins accidentel. Je ne sais vraiment pas comment on en arrive là ! On ne se restreint pas, et on ne décide jamais si un titre doit être agressif ou non. On se contente de prendre différentes routes, et l’une d’elles peut conduire à ce résultat. Mais si on enregistre un titre avec Joe Duplantier, il est évident que ça finira par devenir agressif !

Peux-tu nous parler du clip de « End Of Me », votre premier single ?

Nous l’avons enregistré à L.A il y a environ deux semaines. Nous étions là-bas pour un concert, et nous en avons profité pour tourner la vidéo. La réalisatrice, Lisa Mann, avait également réalisé le clip de « I Don’t Care ». Nous aimons beaucoup ses visuels et sa façon de ressentir notre musique, elle a apporté une atmosphère à la fois romantique et sombre à la chanson. Nous étions ravis de travailler à nouveau avec elle. Il y aura trois singles tirés de cet album, et les vidéos se suivront. Il y aura une histoire un peu abstraite et continue dans les trois vidéos. Le mois prochain, nous partons tourner la deuxième et la troisième partie au Mexique. Dans la première vidéo, on peut voir Gavin Rossdale, le chanteur du groupe Bush. Nous connaissons Gavin depuis dix ans, nous avons même fait une reprise de « Letting The Cables Sleep » de Bush en 1999. Nous avions plusieurs idées concernant le chanteur de « End Of Me ». Comme nous étions à L.A, et Gavin également, nous lui avons demandé s’il accepterait d’assurer le chant sur ce titre. Je trouve qu’il a fait de l’excellent boulot. La vidéo sera disponible bientôt. Elle est très belle, tout le monde en est très satisfait.

Le second single sera-t-il « Not Strong Enough » ? Cette chanson est aussi efficace que « End Of Me » en tant que single…

Oui, je pense que ce sera le deuxième single, et « Broken Pieces », avec Lacey de Flyleaf, sera sans doute le troisième. Et nous espérons aussi sortir la chanson avec Joe dans les pays où le public comprend quelque chose au rock. Ce pourrait être un quatrième single pour les radios rock.

Comme il y a de plus en plus de titres avec du chant, l’un de vous a-t-il pensé à se mettre au chant ?

Oh mon Dieu ! On chante quand on est bourrés, ce qui arrive pour ainsi dire tous les jours, mais on ne chante pas sur scène ! En fait, sur le nouvel album, nous avons tous au moins une ligne de chant. Ce n’est pas forcément du chant ordinaire, ce sont parfois des bruits bizarres ! Sur scène, nous faisons appel à un très bon chanteur finlandais. Il a tourné avec nous l’an dernier, et il participera à toute la tournée pour cet album. Il assurera quatre ou cinq chansons à chaque concert.

Vous vous êtes fait connaître grâce à des reprises de Metallica, Pantera ou Sepultura. Aujourd’hui, vous enregistrez vos propres chansons. Avez-vous définitivement abandonné l’idée de faire des reprises en studio ?

Non, pas du tout. En fait, sur l’album précédent, nous avions enregistré une reprise de « Heroes », de David Bowie, avec Till Lindemann de Rammstein. Pour ce nouvel album, nous pensions vraiment faire une nouvelle reprise, mais nous n’avons pas trouvé le temps.

Quelle était cette reprise ?

Je ne peux pas te le dire, ou je devrais te tuer ! Mais nous en ferons à nouveau à l’avenir. Aujourd’hui, nous sommes plutôt exigeants avec nos choix de reprises. Nous n’en faisons une que si nous avons un rapport très fort à la chanson. Il faut que nous puissions faire notre propre version, que celle-ci se démarque de l’original. Pour l’instant, nous nous contentons d’écrire nos propres chansons. Je pense que c’est un bon moyen d’évoluer en tant que musiciens et en tant que groupe.

L’idée de commencer par faire des reprises à la sauce Apocalyptica était-il un moyen de vous faire connaître pour votre originalité avant de commencer à proposer aux gens vos propres compositions ?

Je ne pense pas que cela aie été prévu ! À l’époque, les gars n’étaient qu’une bande de chimpanzés qui aimaient jouer du violoncelle. Personne n’était sans doute capable d’écrire une chanson ! Quand on commence à jouer en groupe, on joue ce qu’on aime, qu’on fasse de la guitare ou du violoncelle : quand on est en studio de répétition, on prend un instrument et on commence à jouer les Rolling Stones, ou un truc du genre. C’était un peu la même chose avec des reprises de Metallica. Le succès est venu totalement à l’improviste. Les gars ont donné quelques concerts et ont reçu une offre d’enregistrement presque tout de suite. Ils ont failli la refuser, parce qu’ils pensaient que leur musique n’intéresserait personne. Le succès qui a suivi a été une surprise pour tout le monde. Après deux albums de reprises, ce n’était plus très drôle, car il n’y avait aucun véritable contenu musical. Ils voulaient explorer autre chose. C’est une des choses les plus importantes chez Apocalyptica : nous ne fermons aucune porte, nous ne cessons jamais d’avancer. Nous devons être capables de changer, d’aller de l’avant, c’est vraiment crucial. Faire appel à un chanteur ou à un batteur ne faisait pas partie du plan d’origine, c’était une simple évolution. C’est pour ça que nous aimons ce que nous faisons.

Étant donné que vous avez débuté votre carrière en reprenant des chansons de metal au violoncelle, espérez-vous qu’un jour, un groupe débutera la sienne en reprenant vos chansons à la guitare ?

Ce serait génial ! L’une de nos chansons, “I Don’t Care”, a été enregistrée avec Adam Gontier de Three Days Grace. Aujourd’hui, Three Days Grace reprend ce titre sur scène à la guitare ! C’était génial de les voir faire ça. En fait, Eicca est même monté sur scène lors d’un concert spécial pour jouer avec eux. C’est génial de voir d’autres personnes jouer votre musique, c’est une grande source de fierté.

Tu as dit que vous étiez bourrés tous les jours. Était-ce le cas hier soir ?

Nous étions ivres à Berlin hier soir, et c’est maintenant qu’on le ressent (rires) !

Entretien réalisé en juin 2010 par phoner

Traduction : Saff’

Site Internet APOCALYPTICA :
www.myspace.com/apocalyptica

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9 commentaires :

  • J’adore Mikko malgré que je n’aime la batterie.Mon frère est batteur mais ce n’ai pas une raison.Je tient a mon violon.Je pense que si on faisait écouté des chansons assez calme de Apocalyptica a ma mère,elle devrais aimée;elle aime beaucoup le violoncelle.Le problème est que ma mère dit toujours qu’elle voudrais apprendre le violoncelle,mais que ça coûte trop cher(violoncelle+cours).Je voudrais bien essayer de lui apprendre,mais elle ne veut pas,elle dit que je n’ai pas le temps.

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  • London Calling dit :

    C’est un groupe juste géniale !
    Je vais à leur concert en octobre, avec mon père 44 ans qui n’écoute pas de Metal, mais qui adore également ce groupe.

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  • Ouai, 1+1=3n c’est l’équation de la vie !

    Nan moi ce qui me vexe, c’est que Van Canto « au final, le résultat est plutôt bizarre et pas très écoutable…  »
    Moi je trouve ça très écoutable, et j’adore.

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  • rah personne ne m’ecoute

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  • Margoth/RM dit :

    Si 2 individus en forment un alors 1+1=4 alors…

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  • Metal'o Phil/RM dit :

    @ Amaury/RM : eeuuuhhhh ah ouais merde !

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  • 1+1=3, c’est la loi de la vie. 2 individus en forment 1. ils sont donc 3.

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  • Metalo t’es vraiment trop con 1 + 1 = 2 et pas 3 !

    Putain mais c’est pas possible sérieux !!!

    :)

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  • 1/3
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