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Live Report   

Arch Enemy a perdu la bataille…


Artistes : Arch EnemySamaelNo ReturnDylath Leen
Salle : Ninkasi Kao
Ville : Lyon
Public : 650 personnes
Date : 23-01-2010

Les spectateurs sont déjà nombreux longtemps avant l’ouverture des portes du Ninkasi Kao, en vue d’une affiche particulière. Particulière pourquoi ? Premièrement parce qu’une bonne partie du staff lyonnais de Radio Metal est présente ! Mais aussi parce qu’elle réunit quatre groupes pour une affiche à la fois homogène et hétéroclite. En entrée Dylath Leen, groupe de death atmosphérique français emmené par Kathy Coupez. Une frontwoman aussi jolie que douée. Suivent ensuite les bourrus de No Return qui nous serviront un thrash/death efficace et dépouillé.

Puis arrivent Vorph et sa bande. C’est un black industriel venu de Suisse qui apporte un peu de changement. Et, pour couronner le tout, la crème de la crème : Arch Enemy.

Malheureusement le nom ne faisant pas tout ces derniers ne s’en tireront pas à si bon compte…

Live Reports :
Arch Enemy : Virginie
Samael : Doc’
No Return et Dylath Leen : Fox

Photos : Fox


Kathy Coupez (Dylath Leen), une frontwoman qui envoie !

Le concert commence avec Dylath Leen. Ces Français qui oeuvrent sur la scène death française depuis 1999 nous étonneront sur plus d’un tableau. La présence scénique est bonne, point d’exagération, un brin de communication et beaucoup de sincérité et le tour est joué. Le son n’est pas très bon et ça sera le cas sur l’intégralité de la soirée. La setlist plutôt bien constituée et les titres efficaces. Les quatre musiciens sont en place et le talent de la chanteuse n’est plus à prouver.

Mention spéciale à cette dernière qui nous envoie de bonnes parties de chant tout en nous sortant des riffs de guitare enlevés et pas franchement évidents à jouer. Une belle performance. Le death n’est certes pas le fer de lance de votre serviteur, mais force est de constater que la prestation est convaincante et l’expérience sera à renouveler dans de meilleures conditions scéniques et sonores si l’opportunité se représente.


Moreno Grosso (No Return), un chanteur aussi impressionnant pour son physique que pour sa pêche !

Le concert continue ensuite avec No Return. C’est un thrash/death très classique qui nous sera délivré mais, une fois encore, point de déception. Le son n’est pas le meilleur que nous ayons connu mais la prestation fera oublier cela. Les membres du combo sont bien présents, surtout Moreno Grosso (chant). Les riffs de guitare envoient du lourd sur des tempi élevés et les soli de Alain Clément sont tout bonnement hallucinants. Ce dernier est d’ailleurs le seul rescapé de la formation originelle de 1989.

C’est pêchu, bien ficelé et, encore une fois, la communication entre le public et les musiciens est bonne. Globalement la bande a l’air à l’aise, imperturbable dans l’enchaînement successif des titres choisis pour la setlist. Les lights sont bien gérées, mais il y a en revanche, et ce depuis le début du concert, beaucoup trop de fumée sur scène. Ce qui contribue à l’ambiance mais qui nuit au travail des photographes. Côté public, la fosse est animée, ce qui fait plaisir à voir pour un groupe de première partie. Cela dit, Arch Enemy n’a pas non plus invité n’importe qui…

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Les fûts encaissent la rage de Xy

C’est après deux premières parties qui semblent avoir mis pas mal de monde d’équerre que Samael va faire son entrée. D’emblée, on constate que le groupe n’est pas aussi à l’aise que d’habitude sur les planches lyonnaises. La petite scène du Ninkasi n’y est pas étrangère. Pas étonnant que le show du lendemain donné à la Laiterie de Strasbourg ait été plus percutant, les Samael étant clairement plus performants dans une configuration agrandie qui correspond mieux à leur envergure scénique.


Vorph, un charisme hors du commun

Mais malgré le fait que les musiciens soient un peu à l’étroit, le public lyonnais est très réceptif. L’atmosphère du soir est très chaleureuse et ce n’est pas les hits du combo – « Rain », « The One Who Cames Before » ou encore le toujours aussi planant « Infra Galaxia » – qui refroidiront les esprits. Vorph a toujours autant la classe pendant que son frère, aux machines, est très énergique. Comme à son habitude, Xy n’hésite pas à matraquer ses fûts avec ses baguettes. Sur scène, Makro, (guitare) avait, par le passé, des difficultés à s’affirmer. Force est de constater que le guitariste de Sludge a vraiment progressé et qu’il montre même son joli visage au public lyonnais ! De son côté, Mas paraît un peu fatigué mais notre homme assurera très correctement ses parties.

Devant un parterre acquis à la cause Arch Enemy, Samael aura produit un set correct dans des conditions techniques pas franchement simples.


La lumière rayonne sur la batterie.

Le concert est complet, l’air au Ninkasi Kao se fait plus rare et la chaleur plus intense. Les gens se bousculent, glissent sur leurs sueurs mutuelles pour accéder aux premiers rangs. La technique de l’anguille… Les hommes veulent voir Angela de près pour la voir virevolter sur scène tel le démon qu’elle est. La lumière se fait et rayonne sur la batterie pour laisser entrer un par un les membres du groupe aux alentours de 21h30. La princesse d’Arch Enemy monte la dernière sur scène. « Fuck The Rules. »

Elle porte sobrement un tee-shirt à l’effigie du groupe. Par fierté ? Non, ses tee-shirts ont tous été emmenés à la laverie, me dira-on plus tard dans la soirée. Elle lance ses cheveux, lève le poing et commence son show. Elle s’élance alors pour 1h45 d’une intensité rare. « The Immortal », « Revolution Begins », « Ravenous », « Taking Back My Soul », « My Apocalypse », « Shadows And Dust » se soumettent aux poings levés et aux hurlements. Angela allume les premiers rangs de sa hargne, son maquillage militaire incitant à la violence. Avec ses regards menaçants, elle attise la fureur du public. Elle sait y faire. C’est entre « Silent Wars » et « I Will Live Again » que, sous des lumières éblouissantes, Daniel, le batteur, exécute un solo prodigieux : rapide et mélodique. Suivent « Dark Insanity », « Dead Eyes (See No Future) », « Bury Me An Angel ». Christopher et Mickael se partagent ensuite dix minutes pour accomplir un solo classique, simple et, avouons-le, assez fade. Pour finir, les titres « Dead Bury Their Dead », « We Will Rise », « Snowbound », « Nemesis » et « Fields Of Desolation » s’enchaînent inlassablement provoquant un réel ennui. Oui, ce soir, il manque quelque chose.


Un concert qui aura manqué de magie

Il manque l’étincelle qui fait d’un concert un moment inoubliable où l’on s’abandonne au spectacle qui se joue devant nos yeux. Ce soir, l’énergie retombe vite, l’ennui apparaît rapidement, les jambes se contractent et la chaleur agace. Un concert d’Arch Enemy s’apparente à la recette d’une excellente quiche dans laquelle on aurait oublié de mettre le sel et les lardons.



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  • Lost / RM dit :

    Glisser sur leurs sueurs mutuelles pour faire l’anguille, v’là une image qui claque ! Beurk, dégueu, décidément ces provinciaux ont de bien drôle de moeurs !!! 😉

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  • WhoDoYouThinkIAm dit :

    « Les lights sont bien gérées, mais il y a en revanche, et ce depuis le début du concert, beaucoup trop de fumée sur scène. Ce qui contribue à l’ambiance mais qui nuit au travail des photographes. »
    ??? Donc, si je comprends, il faudrait mettre moins de fumée pour ces trés chers photographes ? Si cela contribuait à l’ambiance, franchement, les photographes n’ont qu’à aller photographier ailleurs 😉 Un concert est pour un public, pas pour des photographes…

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  • bloodenemy dit :

    Je dirait que le problémé d’arch enemy dont je suis fan est que leur concert n’ont quasiment rien de nouveau sur les 2 dvd live le même solo de batterie leschanson revienne a chaque fois avec peu de nouveauté et le show identique rien de super fénomenale mais bon ce n’est pas pour cela que je n’irait opas attendre 10h pour être au premier rang et chanter leur chanson magnifique

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  • Margoth/RM dit :

    J’ai beau aimé Arch Enemy, je me dis que la magie s’est arrêtée pour eux après la sortie de Doomsday Machine… Ils tournent en rond quoi, et si ils ont plus capables de donner des shows où on ne sent plus d’osmose entre tous les zicos… En espérant qu’ils arrivent à se rattraper!

    Après râlez si vous voulez mais je trouve que la salle du Ninkasi est super pourrie dans le sens où elle est vachement petite et que l’acoustique naturelle de la salle est ignoble. Par rapport aux artistes qu’elle accueille je trouve ça dommage (je pense notamment à Samaël qui a bien dû le ressentir par rapport à ce que j’ai cru lire).

    Par contre c’est bon de voir que des groupes français tiennent la route, et surtout de les voir dans des affiches comme celles-ci qui sont très alléchantes. Surtout Dylath Leen qui a fait de très bon trucs selon moi (surtout Insecure ^^)

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