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Live Report   

Arch Enemy maîtrise son sujet


Joyeux anniversaire Damage Done ! Cela fait maintenant cinq ans que les organisateurs concoctent des programmations alléchantes pour le plus grand plaisir de nos conduits auditifs. Cinq ans que notre partenaire œuvre dans différents lieux de Metz et sa région, tels le Gueulard Plus ou Les Trinitaires pour le festival Haunting The Chapel. Mais ce soir c’est bel et bien à la B.A.M (boîte à musique) que l’anniversaire sera fêté avec du lourd puisque Arch Enemy, And Then She Came, Benighted et T.A.N.K. sont de la partie.

L’honneur d’ouvrir les hostilités revient à T.A.N.K, acronyme de Think Of A New Kind. Le public est encore clairsemé lorsque le combo débute son set, la faute peut-être à une ouverture tardive des portes, un quart d’heure avant le début dudit show. « Disturbia » met d’entrée les choses au clair : c’est parti pour du gros son avec un death mélodique mélangé à du thrash qui fait immédiatement mouche auprès du public. S’ensuit « Inhaled », sur lequel on retrouve à l’origine Jon Howard de Threat Signal. Les premiers rangs commencent à grossir et les circle pit et wall of death pointent le bout de leurs nez. Six titres et la prestation est terminée pour les Parisiens. Entre mélodie et brutalité : avec T.A.N.K c’est tout simplement l’efficacité qui prime.

Artistes : Arch Enemy – And Then She Came – Benighted – T.A.N.K
Date : 23 septembre 2016
Salle : B.A.M
Ville : Metz [57]

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T.A.N.K

Une inquiétante intro et Benighted attaque pied (nus pour le chanteur Julien) au plancher avec « Collection Of Dead Portraits » extrait de Carnivore Sublime. C’est toujours un moment délicat et déroutant de décrire le brutal death de Benighted avec ce chant criard qui peut en rebuter plus d’un mais sied à merveille au style pratiqué par le groupe. Les breaks incessants et les changements de rythme réguliers proposés sont techniquement parlant irréprochables. Même si cette batterie est sans doute un peu trop triggée ! Les classiques sont bien présents tels « Let The Blood Spill Between My Broken Teeth », « Experience Your Flesh » ou encore « Carnivore Sublime ». Brutal est le maître-mot : ça blaste, la basse vrille les tripes et les guitares déchirent les oreilles. « Slut » déboule ensuite à cent à l’heure avec à la clé wall of death et circle pit qui usent mêmes les plus coriaces des spectateurs. Après quarante minutes d’une prestation intense, Benighted confirme son statut. Ces maîtres de la technique et de la sauvagerie sont les Dream Theater de la brutalité.

Benighted

A Radio Metal nous aimons la diversité. Cependant si on comprend bien l’intérêt que peut avoir une affiche variée, le fait d’avoir sous ses yeux And Then She Came entre Benighted et Arch Enemy est fortement déstabilisant. Bien sûr, lorsque nous déambulons par exemple dans les vastes contrées de Clisson chaque mois de juin il nous paraît logique de vibrer au son de l’hétérogénéité, néanmoins il ne faut pas oublier que cette variété fonctionne par scènes. Des scènes qui, si elles sectorisent par grande famille de styles, ont le mérite de souligner les différences et d’éviter que des publics qui n’ont pas du tout les mêmes goûts ne s’ennuient avec des groupes qui n’ont absolument rien à voir entre eux. Si nous étions durs (honnêtes ?) nous écririons que le groupe allemand And Then She Came n’apporte rien au schmilblick des groupes de heavy rock moderne. Ses compositions manquent d’accroche et même si ses musiciens étaient en place et sa chanteuse était juste, le combo paraît avant tout être un Lacuna Coil du pauvre ou un Evanescence au rabais. C’est un fait : le groupe a ennuyé l’audience et ce d’autant plus car le public sortait d’un show déjanté de Benighted.

And Then She Came

Arch Enemy débute ensuite son set avec cinq minutes d’avance sur l’horaire prévu devant une salle comble. Les cheveux bleus d’Alissa White-Gluz, en tenue noire, répondent à la chevelure rouge de Mickael Amott. C’est sur les chapeaux de roue que le concert commence et dès le début du set on voit le métier du groupe pour tenir en haleine le public. Une setlist au faux airs de best of est ainsi proposée par ses musiciens dont la présence scénique est indéniable. Il faut dire que le répertoire du combo suédois commence à être vaste. A la basse Sharlee d’Angelo abat un travail de titan et reste toujours aussi mystérieux avec son allure faussement débonnaire. La paire Amott/Loomis et leurs twins guitares rappellent dans les parties mélodiques un Iron Maiden sous amphétamines. C’est en tout cas toujours un plaisir de revoir Mickael Amott avec le sourire lorsqu’il prend ses poses de guitar-hero avec sa guitare coincée entre les jambes. De son côté, Alissa White-Gluz envoie tout ce qu’elle peut et se donne à fond tout en s’exprimant en français. « Ravenous » ou encore « My Apocalypse » déclenchent l’hystérie. Le son est excellent et c’est l’heure du rappel avec le speed/thrash « Blood On Your Hands » alors que l’acoustique « Snowbound’ introduit de fort belle façon le furieux « Nemesis ». Après 1H30 d’un show bien maîtrisé, Arch Enemy quitte la scène devant un public ravi.

Arch Enemy

Alors que l’audience rentre tranquillement chez elle, une petite fête avec les membres de Damage Done est organisée à l’entrée de la salle autour d’un gâteau d’anniversaire où l’on note la visite de Sharlee d’Angelo, toujours friand de ces moments de partage, pour savourer les cinq bougies de l’assoc’. On espère que la Team Damage gardera la foi pour organiser encore longtemps des concerts ! Keep on thrashin’ guys!

Live report : Olivier Garret.
Photos : Bénédicte Duval



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