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Interview   

Arno Strobl au carnaval du rire qui tue


Arno Strobl n’est pas simplement un habitué des interviews sur notre antenne, en fait, on devrait bientôt lui envoyer sa carte de fidélité plastifiée. De Combat Nasal, compilation téléchargeable gratuitement dédiée aux découvertes de l’underground metal, à 6h33, une de ses dernières grandes collaborations musicales en date, en passant par certains de ses projets plus obscures, on a l’impression d’avoir déjà parlé de tout avec le chanteur/journaliste/découvreur de talents ces dernières années.

On pensait donc avoir tout dit avec Arno Strobl et pourtant il n’arrête jamais d’apporter du neuf dans ses œuvres. Après avoir bien ratissé les occupations et les opinions (que ce soit sur l’industrie musicale ou sur la cuisson des pâtes) de l’homme en 2012, en parlant de 6h33, qui serait, selon ses dires, ce qu’aurait été Carnival In Coal, son ancien groupe, aujourd’hui, il s’apprête à revenir en 2014 sous cette bannière pour jouer sur scène l’album Vivalavida pour ses 15 ans, mais sans son vieux comparse Axel Wursthorn et avec une équipe de zicos triée sur le volet. Un retour sur son passé musical inattendu de la part de celui qui déclarait avoir fait le tour dans le genre musical incarné par Carnival In Coal et vouloir explorer de nouveaux chemins. Mais cela n’arrive qu’en parallèle de ce qui est vraiment sa nouvelle œuvre, avec la sortie du premier album de son projet avec le multi-instrumentiste Déhà : We All Die (Laughing).

Ce fut donc notre premier sujet dans cette interview avec le chanteur, qui vit là plus qu’un simple projet mais a lancé un vrai groupe, avec un avenir dans d’autres disques (peut-être un album concept sur la cuisine italienne, nous avoua-t-il à moitié en plaisantant en off) et sur scène, en parallèle d’autres projets qui, eux, restent à réaliser, que ce soit en solo ou avec les amis qu’il s’est fait dans 6h33.

Réécouter l’interview :

[audio:podcasts/Interview-arno-strobl_11022014.mp3|titles=Interview Arno Strobl (We All Die Laughing, Carnival In Coal]

« Il va y avoir très probablement un EP avec de nouvelles compos, des reprises à la fois metal et pas metal du tout, et puis prochainement un deuxième album également. Là on est vraiment dans une logique de groupe plus que de projet. »

Radio Metal : Concernant We All Die (Laughing), est-ce que le terme de projet ne t’embête pas un petit peu, car finalement un projet c’est quelque chose que l’on projette de faire…

Arno Strobl (chanteur) : Justement WADL en l’occurrence c’est plus un groupe qu’un projet, c’est à dire qu’on a réellement décidé d’en faire quelque chose de pérenne et qu’on est déjà en train de travailler sur la suite. Il va y avoir très probablement un EP avec de nouvelles compos, des reprises à la fois metal et pas metal du tout, et puis prochainement un deuxième album également. Là on est vraiment dans une logique de groupe plus que de projet.

Vous y allez vraiment à fond quoi.

Oui, on est vraiment super motivés et puis en plus les retours de l’album sont vraiment excellents et quasiment unanimes à peu de choses près.

Vous sentez que vous tenez le bon truc.

Ce n’est même pas une question de « tenir le bon truc », ce n’est pas quelque chose qu’on a fait parce qu’on pensait que c’était dans l’ère du temps ou que ça pouvait marcher. On l’a fait vraiment parce qu’on avait vraiment un truc à sortir, et c’est aussi pour ça que c’est si différent de ce que j’ai pu faire avant.

Tu es assez actif dans la sphère metal, pourquoi avoir décidé que ce serait ce projet-ci qui deviendrait ton nouveau groupe ?

Eh bien, parce qu’en fait des propositions de collaboration j’en ai à longueur d’année, et après il y a des gens avec qui tu accroches et d’autres moins, certains avec qui tu sais que tu pourras faire que des backing-vocals et pas forcément te fondre dans leur univers musical. Le fait que Déhà soit seul et qu’il m’ait proposé de participer à cette chose qu’il avait composée, qui était une sorte de gros pavé, ça fait super plaisir et en plus il y a eu une vraie complicité. C’est un peu comme avec 6:33, ça s’était un peu passé de la même façon à l’époque. C’est à dire qu’il y a des gens, tu les rencontres et tu as l’impression de les connaître depuis toujours. Voilà, c’est ce qui fait toute la différence.

Tu as un très beau T-shirt… C’est celui de WADL ?

Oui, oui, oui, je ne m’habille qu’avec mes propres vêtements !

Le logo est inspiré de celui Mayhem ?

Oui, même le dos est inspiré du T-shirt d’orgine de De Mysteriis Dom Sathanas avec le logo de Mayhem à l’avant, les visages derrière, et les initiales du label.

Comment WADL s’est formé ?

Le plus simplement du monde. Déhà jouait déjà dans un groupe allemand qui s’appelle Maladie, que j’avais chroniqué dans Rock Hard. En discutant sur Facebook, on a commencé à se trouver des points communs sur plein de choses, notamment en cuisine…

Encore ?! La dernière fois que nous t’avons eu en interview tu parlais déjà de cuisine !

C’est ma deuxième passion après la musique… Bref, de fil en aiguille il en est venu à me faire écouter des démos de trucs qu’il avait fait, qu’il n’avait pas encore utilisé, et puis il m’a filé cet énorme pavé en me demandant si cela me dirait de faire quelque chose là-dessus. Là, j’ai sauté sur l’occasion, j’ai écouté et j’ai été complètement scotché quoi. C’est tombé au bon moment aussi car j’étais dans une période de ma vie où j’avais un peu des choses à expurger, qui n’auraient pas forcément collé avec tous les autres projets auxquels j’ai pu participer. Ça a été la bonne rencontre au bon moment, depuis on est devenu amis et on a décidé d’en faire un projet qui dure dans le temps.

« C’est tombé au bon moment aussi car j’étais dans une période de ma vie où j’avais un peu des choses à expurger, qui n’auraient pas forcément collé avec tous les autres projets auxquels j’ai pu participer. Ça a été la bonne rencontre au bon moment.

We All Die (Laughing) ressemble peu à tes précédentes expériences musicales, était-ce un besoin faire du black metal dépressif ?

C’est quelque chose que je nourris depuis des années et qui a déjà été présent dans certains de mes projets. Les gens qui s’intéressent aux textes peuvent se replonger dans Carnival In Coal, dans l’album Collection Prestige le morceau « DOA » par exemple n’était pas joyeux du tout. Dans 6:33 il y a aussi des textes très personnels, entre autres le morceau titre de l’album « The Stench From The Swelling » qui est presque une préquelle de WADL. Au final il y avait un gros besoin de percer un abcès. J’avais envie de le faire avec une musique qui corresponde au propos que j’avais envie de donner. Et puis voilà, on ne peut pas toujours faire des prouts entre deux riffs pour désamorcer un malaise. J’avais réellement besoin de faire un truc entièrement « sérieux ».

Vous avez fait une reprise du morceau « Back To Black » d’Amy Winehouse, pourquoi ce choix ?

On voulait mettre une reprise à la fin de l’album pour faire une première édition digipack limitée mais vu comme les disques se vendent, à mon avis ce sera la seule version ! (rires) C’est Nicolas, le label manager de Kaotoxin Records qui nous a suggéré ce morceau là, qui n’est pas quelque chose vers lequel on serait allé spontanément, même si l’on aime bien Amy Winehouse on n’en écoute pas régulièrement… Déhà a bossé sur l’instru, ça m’a vraiment plu et je suis très content du résultat final. Le morceau est respecté et on a réussi à se l’approprier, à en faire quelque chose qui ressemble à WADL.

Tu dis que Déhà a fourni toute la musique, comment t’es-tu ensuite greffé là-dessus ?

Ce qui s’est passé, c’est qu’il m’a envoyé la démo de « Thoughtscanning » qui faisait à la base pas loin de quarante minutes, et j’ai dit « Banco ! ». On a commencé à bosser dessus ensemble, à l’époque on habitait à 80 kilomètres l’un de l’autre. Je suis allé le rejoindre un jour en train chez lui, on a commencé à bosser sur la structure du morceau, sur des idées de chant et on a revu complètement le morceau. Un peu à la baisse parce qu’effectivement on voulait dégraisser au maximum histoire qu’il y ait peu de répétitions, pas de redites, que ça ne soit pas chiant et que les auditeurs puissent écouter l’album d’une traite sans s’emmerder. On est arrivé à cette version de trente-trois minutes, on a bossé sur les arrangements ensemble, on a tout enregistré au propre, et là le disque dur de Déhà a planté… Le morceau était complètement perdu et on a du tout réenregistrer une deuxième fois ! (rires)

Vous avez donc écrit ensemble les paroles de ce morceau ?

Oui, toutes les parties que Déhà fait avec une voix black metal, à la Shining, sont de sa plume, et tout ce que je chante je l’ai écrit. C’est une longue chronique de la dépression en fait, tous les états par lesquels on passe quand on est pas bien du tout… Il y a tout ce qu’on peut imaginer quand on est dépressif, je ne vais pas vous faire la liste mais globalement le propos n’est pas très joyeux.

Est-ce un état par lequel, Déhà et toi, êtes déjà passés ?

Oui, tout à fait, dans ce sens c’est vraiment un album personnel. Il n’y a pas longtemps, c’est rigolo, quelqu’un m’a dit : « J’espère que l’album va bien se vendre », je lui ai répondu : Que l’album se vende bien ou mal, l’important est que l’album existe ». C’était vraiment quelque chose qu’on avait à sortir tous les deux à ce moment là. Après on est tous les deux des gros déconneurs, on a d’ailleurs énormément ri en enregistrant l’album, et il fallait bien ça pour alléger un peu le propos. C’est vraiment un album qui est tombé à point nommé dans nos vies, à des moments où ce n’était pas la joie. C’est complètement autobiographique.

« On ne peut pas toujours faire des prouts entre deux riffs pour désamorcer un malaise. »

Avez-vous pour projet de jouer en live ?

Oui, effectivement. Il y aura probablement un EP rapidement et un deuxième album, on fera du live à ce moment-là. On attend déjà de voir quels seront les retours par rapport à Thoughtscanning, faire du live c’est très risqué et c’est facile de se ramasser. Déhà habite en Bulgarie donc ce n’est pas évident de trouver des semaines de répète… Après si la question c’est « est-ce que vous avez envie de faire du live », la réponse est oui bien sûr.

Vous joueriez Thoughtscanning dans son intégralité ?

Bien entendu.

En présentant ce morceau unique de trente-trois minutes, vous avez cité des influences telles que Shining ou Opeth, mais sur le concept avez-vous été inspiré, par exemple, par l’album Crimson de Edge Of Sanity ?

Je ne l’attendais pas du tout celle-ci ! (rires) Oui et non, il suffit d’écouter l’album pour se rendre compte que musicalement il n’y a pas d’influences de Edge Of Sanity. Après, l’album Crimson était, pour moi, l’archétype absolu du morceau longue durée réussi. C’est marrant parce que c’est quelque chose auquel on a pensé après, mais qui revient souvent dans les chroniques. Donc effectivement être comparé à ça, putain ça fait plus que plaisir !

A l’instar de Carnival In Coal, WADL fonctionne en duo, est-ce une configuration que tu apprécies particulièrement ?

Oui, complètement. D’ailleurs avec 6:33, on n’en était pas loin, l’album a été conçu en trio. Moins il y a de personnes impliquées plus c’est confortable de travailler, moins on est à vouloir imposer notre avis, plus ça va vite. Et puis quand on a la chance, avec Déhà ou les mecs de 6:33, d’être en totale adéquation, d’avoir des références et des idées communes, c’est du bonheur. Je comprends que des groupes splittent à tour de bras, quand t’as six mecs qui veulent chacun tirer la couverture à eux… C’est déjà pas toujours facile à deux ou à trois, il faut toujours faire des concessions bien sûr, mais à cinq ou six c’est impossible.

Cette année c’est le retour sur scène de Carnival In Coal, il n’y a pas si longtemps tu disais vouloir t’éloigner de ce genre de musique barrée, pourquoi y revenir quand même ?

C’est très simple : cette musique je l’ai écrite à moitié avec Axel (Wursthorn) et elle me manque… (rires) Il n’y pas d’autres mots. En plus il y a énormément de demandes pour réentendre Carnival sur scène, et sur album aussi mais ça n’arrivera jamais. J’ai longtemps réfléchi à si j’avais le droit de faire de la scène sans Axel, et finalement oui car cette musique m’appartient autant qu’à lui, c’est légitime pour moi de pouvoir l’interpréter. Il y a des tas de musiciens talentueux qui m’ont contacté pour l’interpréter avec moi, il y a de la demande, pour qu’une musique existe il faut qu’elle vive. Si on laisse la musique de Carnival In Coal sur les CD, finalement elle va mourir au bout d’un moment. Comme c’était les quinze ans de Vivalavida, c’était un peu une date symbolique et j’avais vraiment envie de rejouer cette musique.

A propos d’Axel Wursthorn (Carnival In Coal) : « Nos relations sont au point mort depuis un petit moment. Je lui avais envoyé un mail et un SMS pour lui proposer l’idée […] mais il ne m’a même pas répondu, donc voilà, qui ne dit mot consent… »

As-tu reçu des retours d’Axel Wursthorn sur cette initiative ?

Non, du tout. Nos relations sont au point mort depuis un petit moment. Je lui avais envoyé un mail et un SMS pour lui proposer l’idée et lui demander s’il voulait y prendre part, je crois que cela aurait été absolument génial, mais il ne m’a même pas répondu, donc voilà, qui ne dit mot consent…

Va t-il te manquer sur scène ?

Ha mais bien sûr, il va me manquer sur scène comme il me manque dans la vie. On a fait de la musique dix-neuf ans ensemble, c’était mon meilleur ami.

Ce retour sur scène vise donc à satisfaire ton besoin de redonner vie cette musique, mais peut-être aussi à faire découvrir Carnival In Coal à ceux qui n’en ont pas eu l’occasion ?

Oui, il y a aussi ça ! C’est du cinquante-cinquante, il y a une démarche très égoïste de ma part qui est de me faire plaisir en réinterprétant ces chansons, mais aussi de donner du plaisir à des gens qui réclament ce truc. Ce n’est pas parce qu’un type a décidé que c’était derrière lui, que cela ne l’intéressait plus et qu’il avait décidé de tourner la page, qu’il faut priver plein de gens de ça… En tout cas, c’est comme ça que je vois les choses, après je me suis fait tirer dessus à boulets rouges sur VS Webzine pour avoir « oser » faire ça. Je peux comprendre aussi cette opinion, mais de toute façon on est toujours le con de quelqu’un hein ! Ce n’est pas une reformation, plus un tribute à Carnival In Coal avec 50% du groupe dedans.

Tu risques d’être bien occupé par We All Die (Laughing), mais est-ce que tu sens que tu pourrais retourner dans un projet dans la veine de Carnival In Coal ?

Bah oui évidement ! (rires) C’est le genre de musique que j’adore ! C’est comme quand les mecs de 6:33 m’ont contacté, je n’avais plus du tout envie de faire ce genre de choses, mais ils m’ont filé un truc tellement bien foutu que j’ai replongé dedans ! Au moment où l’on est en train de parler, je n’ai pas envie de refaire ce genre de choses, mais si demain quelqu’un débarque avec un projet absolument génial, bien sûr que je vais dire oui.

A t-on une chance de te voir invité sur le prochain album de 6:33 ?

Non, je ne serai pas du tout présent sur leur nouvel album, ni en tant qu’invité, ni en tant que quoi que ce soit. Il n’y a aucun problème entre nous, simplement entre temps ils ont trouvé un chanteur, et j’imagine que lui aussi s’installe et prend sa place, ce qui est tout à fait normal. Je ne pense pas que l’on refasse quelque chose sous le nom « 6:33 & Arno Strobl », ça n’aurait plus vraiment de sens puisqu’il m’avait pris à l’époque car ils n’avaient pas de chanteur. Mais j’ai des projets avec Manu et Nico, on est vraiment devenus amis, ça a vraiment collé à mort.

Et tu embarques un membre de 6:33 dans la tournée de Carnival In Coal, non ?

Oui, le claviériste Manu, qui joue aussi dans Orakle, un groupe de black metal parisien.

Qu’en est-il de tes autres groupes, Tridus Elasticus et KrOaK ?

(rires) Tridus n’a jamais officiellement splitté, donc on peut dire que Tridus existe encore, mais ça fait depuis 2003 que l’on n’a rien fait, donc ça commence à remonter ! KrOaK n’a jamais officiellement splitté non plus, et c’est vrai qu’on a bossé pendant quasiment cinq ans sur une démo qui n’a jamais vu le jour, c’est un peu une frustration aussi, je pense que que KrOaK ça va être plus difficile. Avec Tridus on est plusieurs dans le groupe à avoir envie de refaire un jour ne serait-ce qu’un concert événement ou réécrire quelques chansons, c’était vraiment un très bon groupe et ça m’a fait chier que personne ne l’ait jamais entendu, puisque l’album n’est jamais sorti…

« J’ai accumulé des idées pour un projet solo qui s’appelle Here Comes Strobl, qui sera principalement à base de reprises et de duos, sous des formes vraiment étonnantes. »

Tu as aussi quelque chose de prévu avec Gnô, non ?

On va faire une date ensemble le 28 mars à Belley, dans l’Ain. C’est un festival de guitare qui veut 45 minutes de création originale, c’est un concert unique. Je pense que ce sera rudement bien car on a commencé à bosser ensemble et ça sonne.

Y a t-il l’ambition d’aller plus loin ou est-ce juste un one-shot ?

Là, c’est une commande d’un festival donc c’est un pur one-shot, après on ne sait jamais de quoi l’avenir est fait. Je pense que Christophe (Godin) a quitté Gnô en partie parce que cumuler le poste de chanteur et guitariste lui pesait un peu, donc Gnô va chercher un guitariste, peut-être qu’ils vont aussi chercher un chanteur, on ne sait pas ! (rires)

On imagine que Christophe Godin ne va pas arrêter la musique…

Ah non, la musique il en vit ! Il voyage énormément, il est l’ambassadeur international des guitares Vigier et des amplis Laney donc il passe sa vie à faire des démonstrations à Tokyo, aux États-Unis, j’en passe et des meilleurs. Forcément au bout d’un moment il est obligé de faire des choix et des sacrifices dans ses activités, il a une famille, des enfants, etc…

Espérons que Gnô trouvera quelqu’un d’équivalent.

Ça ne va pas se trouver sous le cul d’une vache ! (rires)

As-tu d’autres projets en cours que tu souhaiterais nous dévoiler ?

Alors oui, j’ai un projet de film… Nan, je déconne ! (rires) Sinon cela fait super longtemps que j’ai accumulé des idées pour un projet solo qui s’appelle Here Comes Strobl, qui sera principalement à base de reprises et de duos, sous des formes vraiment étonnantes. Je pense qu’à partir de la fin de l’année, en parallèle de l’écriture des prochains WADL, je vais travailler là-dessus.

Petit saut dans le passé, tu avais participé au Metal Versus Tournament, peux-tu revenir sur cette expérience de « coach » ?

J’ai trouvé ça génial, j’ai vraiment adoré cette expérience et je suis super content qu’ils aient lancé une deuxième saison, je trouve l’idée vraiment super. Alors ça peut paraître putassier parce qu’il y a le côté télé-réalité, comme je le disais tout à l’heure on est toujours le con de quelqu’un, et les gens trouvent toujours moyen de cracher sur tout ce qui se fait. J’ai trouvé l’expérience très plaisante, ce n’était pas vraiment du coaching – qui je serais pour me prétendre coach vocal ? – c’était plus encadrer des gens qui ne se connaissaient pas et leur soumettre nos idées. J’en garde un excellent souvenir et s’il est possible de re-participer je le ferai avec joie.

Dernière question, est-ce qu’une captation vidéo est prévue pour la tournée de Carnival In Coal ?

Euh no comment. On y pense… (rires) C’est une idée.

Interview réalisée par téléphone le 11 février 2014
Questions : Animal et Alastor
Retranscription : Le Phasme

We All Die (Laughing) sur Facebook

Album Thoughtscanning, sorti le 14 janvier 2014 chez Kaotoxin Records.



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  • Rastapopoulos dit :

    Pas possible de zapper pour avancer dans l’interview? J’ai cliqué ailleurs par mégarde, et je suis obligé de tout réécouter si je veux entendre la fin.

    [Reply]

    Spaceman

    Si, il faut cliquer dans la barre de défilement pour avancer !

    Rastapopoulos

    Pas de barre de défilement chez moi… Il faut peut-être que je mette Flash à jour.

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