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Interviews   

ARTE Concert : sur le front malgré les annulations


Plus de dix ans après sa création, ARTE Concert est devenue une référence dans le secteur musical français. En tant que plateforme numérique, le pôle musique de la chaîne franco-allemande ARTE soutient la scène culturelle au sens large en diffusant des milliers de concerts sur ses réseaux sociaux mais également des reportages, des sujets de fond, etc., qui ont tous pour dénominateur commun l’exigence de qualité.

Cette semaine est particulière pour ARTE Concert car le média aurait dû, comme beaucoup d’entre nous, faire ses bagages en direction de Clisson pour faire vivre comme il se doit le Hellfest Open Air qui devait se tenir à partir de ce vendredi 19 juin. Mais crise du Covid-19 oblige, ARTE Concert a été dans l’obligation de se réinventer pour renouveler ses programmes et rester actif. Le Hellfest Open Air sera ainsi mis en avant par de nombreux biais chez nos confrères, aussi bien sur le web que sur la chaîne ARTE.

Nous avons discuté de tout cela avec José Correia, le responsable programmation d’ARTE Concert, qui revient sur l’histoire de la plateforme, son fonctionnement, et évoque plus spécifiquement son lien avec le Hellfest Open Air et son rapport avec le public metal.

« C’est une des raisons du succès d’ARTE Concert : dès le départ nous avons voulu avoir une qualité télé et pas une qualité web au sens péjoratif du terme. »

Radio Metal : ARTE Concert a fêté ses dix ans l’année dernière. Votre objectif à la base était d’accorder plus de place à la musique et élargir la palette des genres proposés par la chaîne. Aujourd’hui, vous mettez en avant plus de mille captations par an. Aurais-tu imaginé qu’ARTE Concert deviendrait aussi important ?

José Correia (cofondateur d’ARTE Concert) : J’avoue que non, pour plein de raisons. C’était un grand saut dans le vide avec plein d’inconnues. Inconnues en ce qui concerne notamment la vidéo sur le web, puisque nous parlons de 2009 où le secteur était encore très balbutiant. Des inconnues aussi au niveau de la diffusion puisque nous diffusions via des petites cartes satellites ou des lignes téléphoniques. Le tout pour un rendu vraiment très chaotique. Je me rappelle que, sur les premiers directs, il y avait deux ou trois coupures avec une qualité globale qui n’était pas top. Donc non, c’est vrai que nous n’imaginions pas que cela allait prendre cette ampleur. Une inconnue demeurait également en ce qui concerne le droit des artistes. En conséquence, nous avons démarré avec des artistes en développement puisque les gros artistes étaient plutôt sur la chaîne.

À la base, c’est toi qui as eu l’idée de la création de cette plateforme. Est-ce que tu te sentais frustré ? Tu pensais qu’il y avait un potentiel de mise en avant des artistes et de la musique sur ARTE et que tout cela manquait un peu ?

Frustré, non. Mais il est vrai, qu’au départ, c’était surtout pour pallier un manque. En effet, sur l’antenne d’Arte – là on parle de 2008 parce que nous avons fait une année de tests alors qu’à l’époque cela s’appelait Arte Live Web –, certains genres étaient de moins en moins diffusés, comme le jazz, la musique du monde ou la danse. Nous étions un peu à l’étroit puisque nos grilles de TV sont des cases que l’on ne pouvait pas étendre sur le web. L’été, par exemple, nous étions à Aix-en-Provence pour un opéra mais nous avions envie aussi d’être aux Suds à Arles au même moment et de faire Le Trio Jourban dans la cour de l’archevêché. Donc il y avait vraiment ce besoin, ce manque. Ce n’était pas une frustration. L’aventure est un peu partie de là, avec l’envie d’élargir les genres et les possibilités.

Aujourd’hui, combien de personnes travaillent pour ARTE Concert ?

Comme tout Artésien qui se respecte, nous sommes divisés en trois équipes. Il y a une équipe à Paris, une équipe à Strasbourg qui fait de la coordination, et une équipe à Baden-Baden pour ARTE Deutschland. A Paris, nous sommes une équipe de six à temps plein. Après, à Strasbourg, c’est de la coordination entre nous et les Allemands et, en Allemagne, c’est une toute petite équipe parce que ce n’est pas la même logique. En effet, l’Allemagne ne produit pas mais récupère des programmes qui sont faits par des chaînes régionales allemandes. Avec les trois pôles, nous devons être une vingtaine de personnes.

Quelles conséquences la crise sanitaire actuelle peut-elle avoir pour ARTE Concert ?

Au début, quand la crise démarrait, nous nous sommes dit : « Bon, on est au chômage technique », et nous avons donc essayé de réfléchir. La première idée que nous avons eue était de faire vivre notre catalogue puisque nous diffusions entre mille et mille cent programmes par an, dont plus de la moitié en direct. Nous avons pensé avoir des pépites qui méritaient d’être valorisées. Nous avons des problèmes de rythme car, dans les faits, nous avons beaucoup trop de contenu et il y a souvent des choses auxquelles nous tenons qui sont un peu enfouies au fond du site pour cause d’actualité. Donc nous nous sommes dit : « Tiens, on va faire revivre ça. » Tous les midis, nous avons fait des Facebook Premiere avec ces contenus. Et puis après nous avons mis en place des concerts à la maison, qui fleurissaient un peu partout sur le web. Du coup, nous en avons fait plus de quarante-cinq pendant toute la durée du confinement. Nous allions chez les artistes et nous continuions le live avec un chat. Nous avons également réalisé des petites choses avec des chœurs, avec des buts pour la création numérique et artistique aussi, et les Allemands ont fait United We Stream, le rendez-vous électro pendant tout le confinement. C’est un peu dans l’esprit d’ARTE Concert, c’est-à-dire que nous nous disons : « Bah tiens, il faut trouver des solutions », en étant toujours sur nos deux axes, qui sont le live et le multigenre. Après, le seul regret, c’est de ne pas être dans la salle, de ne pas échanger, communiquer avec le public et les artistes parce que c’était pendant les concerts à la maison que je me suis dit, en faisant les tests avec les artistes et d’autres, qu’il y a un côté frustrant de ne pas être en contact. Mais en même temps il y avait quelque chose de nouveau qui se mettait en place. Je ne sais pas ce que cela va donner demain, mais je pense que dans la façon de filmer, la façon d’appréhender la musique, il va y avoir des répercussions.

« Que la presse généraliste parle (uniquement) du folklore du Hellfest, je trouve cela dommage. Ils devraient plus parler de groupes, de la musique, parce que c’est cela qui est intéressant. »

Dans le domaine de la vidéo, est-ce encore possible d’innover et quelles sont les perspectives d’ARTE Concert ?

Innover, je pense que c’est plus dans la forme que dans le fond. Nous connaissons le support vidéo qui a évolué et évoluera petit à petit, même si, aujourd’hui, les évolutions sont un peu limitées. La 3D est tombée un peu aux oubliettes, par exemple, et les lives n’ont pas vraiment pris dans le spectacle vivant. Je pense que c’est plus sur la forme, où il y a de la place pour toute création possible. C’est vrai que les concerts à la maison, ou les choses de ce type-là, nous ont fait aussi comprendre que l’on pouvait tourner d’une autre façon, de façon plus simple. Après, nous, on reste une chaîne de télé et nous sommes très attachés à la qualité. Pour moi, c’est aussi une des raisons du succès d’ARTE Concert : dès le départ nous avons voulu avoir une qualité télé et pas une qualité web au sens péjoratif du terme. Dès le départ, cela a été notre plus-value et je pense que c’est cela qui nous a permis de nous installer. Surtout par rapport aux artistes, parce qu’ils savaient qu’en venant chez nous, il allait y avoir des réalisateurs, des producteurs, des gens qui allaient mettre en valeur leurs moments cultes. Je pense qu’aujourd’hui l’innovation/création est plus dans la forme que dans le support lui-même.

Vu de l’extérieur, un lien assez fort semble unir l’équipe du Hellfest et ARTE Concert parce que vous avez une belle visibilité sur place et que vous faites un énorme travail lors des concerts. Comment s’est déroulée la mise en place de ce partenariat ?

Ils ont quinze ans cette année et je pense que nous sommes avec eux depuis dix ans puisque nous avons dû commencer en 2010. Au début, c’est ce que je te disais tout à l’heure, nous étions multigenre, donc nous essayions d’aller dans des genres qui n’étaient pas trop représentés à la télé. Et lorsque je parle du jazz ou de la musique du monde, je pense aussi aux musiques extrêmes. A l’époque, je suis allé voir l’équipe du Hellfest. Il y avait une telle énergie, un tel dynamisme, une telle richesse de contenu que nous nous sommes dit : « On y va un été, que sur le web. » Et puis nous y avons été et cela a pris parce qu’ils étaient en demande et, à l’époque, ce n’était pas ce qu’il y a aujourd’hui. En effet, aujourd’hui le Hellfest est connu et reconnu par tout le monde. Même le public s’est un petit peu élargi en comparaison de ce qu’il était au départ, mais c’est vrai que nous, quand nous y sommes allés, c’était vraiment un public de spécialistes. À l’époque, il n’y avait aucun article. Aujourd’hui, au moment du Hellfest, il y a toujours des articles un peu dans toute la presse, même généraliste, mais à l’époque non, ce n’était qu’un rendez-vous de spécialistes de ce type de musique. Petit à petit, nous l’avons fait plusieurs années sur le web et à un moment, nous avons proposé que l’antenne le fasse. Du coup, ce sont des moyens supplémentaires, des directs, des mises en avant antennes, des best of, des documentaires, etc. Donc c’est une autre échelle mais nous avons continué sur le web à avoir une diffusion qui nous intéresse, parce que généralement l’antenne va sur les mainstages et pour nous, l’intérêt c’était de voir toutes les représentations de ce type de musique.

En termes de logistique, vous êtes combien à travailler sur place pendant le Hellfest ?

Il y a l’antenne et le web. L’antenne, généralement, génère une production assez importante. Je crois que l’année dernière, ils étaient cent personnes, tout compris. Il s’agit vraiment d’une grosse machine parce que c’est un direct, parce qu’il y a des gens qui captent des concerts, d’autres qui font des petits sujets, etc. Donc, c’est vraiment une très grosse machine. Sur le web, nous reprenons les flux de tous les écrans, donc nous bénéficions de tous ces dispositifs-là. Après, sur le web, il y a deux-trois personnes pour les réseaux et nous sommes quatre-cinq pour alimenter le réseau web.

Est-ce qu’on peut dire, par rapport à tous les événements que vous faites en France, que le Hellfest est le festival où vous travaillez le plus ou qui, quelque part, fait partie des plus importants aux yeux d’ARTE Concert ?

« Plus important », je ne sais pas. Le plus emblématique, oui. Celui qui fait le plus d’audience, aussi. C’est celui aussi qui nous a aidés à grandir et à nous faire connaître, donc il y a un côté sentimental sur le Hellfest. Nous avons grandi ensemble et ARTE Concert a grandi dans le domaine de la diffusion, de la communication, etc. Chaque année, nous essayons d’innover, de nous adapter, de communiquer, d’en faire toujours un peu plus parce qu’au fil des années, nous sommes quand même passés d’une petite dizaine de concerts à l’année dernière où nous avions un flux vingt-quatre heures sur vinht-quatre pendant les quatre jours du festival. Remettre des archives, diffuser vingt-quatre heures sur vingt-quatre par scène, etc. : le tout est une grosse machinerie.

Comment se sont mis en place la semaine spéciale et le documentaire que vous allez proposer ?

Dans notre réflexion sur « Qu’est-ce que nous pouvons faire cette année ? », puisque nous voyions les festivals qui annulaient ou étaient repoussés les uns après les autres, nous nous sommes dit : comment couvrir l’actualité estivale et en même temps comment soutenir les festivals ? Nous sommes donc partis sur deux axes pour cet été. Faire des remises en ligne de concerts un peu emblématiques de chaque festival et essayer de faire des concerts sur les lieux du festival vide. C’était un peu nos deux principes de base. Nous sommes allés voir les festivals que l’on fait chaque été, comme le Hellfest, Les Eurockéennes, La Route du Rock, Le Cabaret Vert, Aix, Avignon, etc. Nous sommes allés voir nos partenaires. Certains n’avaient pas d’idée, ou alors il n’y avait pas de matière à faire des choses, mais avec le Hellfest nous avons commencé à réfléchir et il y a eu beaucoup d’idées. Donc nous sommes partis sur l’idée de proposer un festival virtuel avec beaucoup de contenu, des archives, et d’avoir l’esprit des scènes. Parce que le Hellfest, c’est aussi cela. Chaque scène a sa spécificité, sa typologie musicale. C’est ça qui est important aussi : proposer à l’internaute un festival virtuel mais se dire : « Voilà. C’est comme chaque année. Vous allez vous rendre un coup aux Mainstages, un coup à la Warzone, un coup à l’Altar, un coup à la Temple… » Nous sommes partis là-dessus en nous disant que l’on allait diffuser quinze concerts emblématiques de chaque scène sur les créneaux horaires du Hellfest habituels, c’est-à-dire, à peu près 10h-00h ou 10h-1h en diffusant chaque jour quinze concerts.

« Le Hellfest est le festival le plus emblématique. Celui qui fait le plus d’audience, aussi. »

Cette année les festivaliers du Hellfest auront bien leur bière mais ils la boiront cette fois-ci devant leur écran !

Eh oui [rires]. Et nous aussi, nous serons derrière nos écrans puisqu’on ne sera pas sur scène. Mais je pense que les festivaliers vont aussi y trouver malgré tout du plaisir. Il y a quelques jours, nous avions une visio avec Yoann (Le Nevé, gestion des partenariats) et Éric (Perrin, responsable communication) du Hellfest et c’est vrai qu’à la fin on avait vraiment l’impression que nous étions en train de préparer le Hellfest de cette année ! Alors que bon, nous allons tous nous retrouver devant notre écran… En parallèle, nous avons voulu faire un concert aussi en amont, le jeudi de la semaine. En ce sens, nous avons essayé plusieurs pistes ambitieuses parce que nous voulions un groupe un peu emblématique. Malheureusement, nous n’avons pas pu les faire venir pour des raisons de déplacement. Donc nous sommes partis sur une programmation française dans les bureaux du Hellfest – quand je dis « bureau » : il y a une scène, il y a un bar ; c’est un petit lieu de concert – avec Regarde Les Hommes Tomber, Stinky et Ultra Vomit. Le but étant de proposer une petite exclu.

Le Hellfest sera mis en avant sur tous vos réseaux ?

En fait, nous allons rediffuser le documentaire de 2019 ainsi qu’un autre documentaire, intitulé « Hellfest, quinze ans de bruit et de fureur », qui sera composé d’archives des grands concerts et d’interviews de l‘équipe du Hellfest, comme Ben Barbaud ou Yoann, et des artistes. Il s’agit d’un best of sur les quinze dernières années. Le documentaire de l’année dernière était un programme antenne best of de l’édition 2019. Le 2019 sera diffusé sur le site de Radio Metal jusqu’au 19 juin, date de son passage à l’antenne. Celui de 2020 sera lui diffusé à l’antenne le 26 juin et sur les réseaux du Hellfest le 18 juin. Le 26 juin un Tracks spécial « Dessous Du Metal » sera proposé en deux axes : les cinquante ans du genre musical et les quinze ans du Hellfest.

Puisque tu es dans ce milieu depuis des années, tu sais que le metal a en France une forte présence sur le web mais n’a pas de visibilité sur les médias généralistes (radios FM traditionnelles ou chaînes de télévision focalisées), ce qui peut être le cas dans certains autres pays. Comment l’expliques-tu ?

Malgré tout, concernant la presse généralisée, le petit bémol à ce que tu dis est que pendant le Hellfest le festival est beaucoup évoqué. Mais je sais que Ben Barbaud, lors de chaque édition, râle parce qu’effectivement il n’a pas de presse. En effet, la couverture presse du Hellfest est selon moi un peu déformée parce que c’est surtout le côté un peu exotique du genre musical qui est mis en avant et on va plus s’intéresser aux personnes, au folklore ambiant. Et du coup c’est dommage parce que, généralement, dans les autres genres de musique, on parle plutôt de musique que de tout ce qui est autour. Ça, c’est la première chose. Après, je pense que c’est plus par méconnaissance du genre. Que les audiences se fassent sur Internet, moi je trouve ça plutôt bien. Je ne sais pas si cela amènerait un plus qu’il y ait une presse généraliste sur les artistes. Je suis toujours un peu partagé là-dessus parce qu’avoir des presses partout… Mais comme je te le disais, que la presse généraliste parle du folklore, je trouve cela dommage. Ils devraient plus parler de groupes, de la musique, parce que c’est cela qui est intéressant. Après, je pense aussi que c’est une méconnaissance des journalistes concernant les musiques extrêmes, parce qu’il y a rarement des spécialistes de ce type de musique. Je mets cela plus sur le compte de la méconnaissance des médias que sur le caractère lui-même de la musique. Que ce soit sur le web, c’est très bien. Les internautes retrouvent les contenus qu’ils veulent où ils sont.

A titre personnel, tu as beaucoup appris sur le metal et sur cet environnement par ton métier, ou, avant 2008, tu étais déjà un amateur du genre ?

Cela m’intéressait. Autrement, en effet, je n’y serais pas allé. Après, je ne suis pas un spécialiste. J’avais un intérêt d’amateur, avant tout orienté vers les anciens groupes puisque je ne suis pas jeune [rires]. Le metal est lié à ma jeunesse de hard rocker mais, grâce au Hellfest, j’ai beaucoup appris et apprécier plein de types de musiques. Après, c’est ici que réside avant tout l’intérêt d’ARTE Concert : voir les groupes sur scène. C’est un plus énorme. Personnellement, j’ai amené des amis au Hellfest pour leur faire découvrir et ils sont tous estomaqués devant un live parce que c’est quelque chose d’extraordinaire.

C’est aussi un moyen pour les non-initiés de comprendre ce que sont les codes de cette communauté.

Oui. C’est l’un des aspects. Mais c’est vrai que quand on fait le documentaire, le public télé étant un public plus généraliste et plus âgé, nous sommes obligés de fournir des codes pour expliquer ce que c’est. Sur un plan personnel, cela m’embête toujours de rentrer par ces axes-là où l’on va décrire le type tatoué tout en noir avec des piercings, qui bouge la tête avec des cheveux longs. C’est toujours un peu caricatural et cela m’embête toujours de commencer par là. Il y a deux ans, nous avons fait un documentaire antenne sur le sujet où l’on s’intéressait vraiment à la musique, comment les musiciens jouaient, etc. Je trouvais le rendu beaucoup plus intéressant, plutôt que de dire « c’est du bruit » ! Le tout contextualisait vraiment la musique en évitant des raccourcis qui peuvent parfois être présents chez ceux qui ne connaissent pas ce type de musique. Pour moi, le Hellfest symbolise la grande variété de la musique metal, toutes ses facettes, où l’on ne cesse de découvrir des groupes.

Interview réalisée par téléphone le 2 juin 2020 par Amaury Blanc.
Retranscription : Line Fachetti.

Site officiel d’ARTE Concert : www.arte.tv/fr/arte-concert.



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  • Une question pour M. José Correia:
    Pourquoi y a t il si peut (voire pas) de concert extrait de la Valley ?

    On a l’impression que cette scéne n’existe pas.

    [Reply]

  • je préfère les reportages d’ ARTE que celles diffusées sur d’autres chaines souvent propagandistes:
    sans doute le fait de coopérer avec l Allemagne sur cette chaîne publique évite des fakes news de plus en plus utilisées pour l’émotion dans bien des médias connus :un journaliste devrait être neutre , impartial et objectif dans ses infos:denrée rare!!

    [Reply]

    Simon

    La neutralité des infos et les fake news sont deux choses différentes.
    Les fake news sont des mensonges, des informations fausses.
    Les infos non neutres citent des faits plutôt que d’autres et grossissent le trait. De l’emploi d’un adjectif jusqu’au plan de caméra/montage, rien n’est neutre, chez Arte comme ailleurs. Mais effectivement, beaucoup ne font pas dans la subtilité, je suis entièrement d’accord.

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