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Song For The Deaf   

Article sans intérêt


Cet article n’a absolument aucun intérêt. Mais il est le fruit d’une réflexion passionnée.

Parfois, un détail parfaitement insignifiant peut vous faire aduler une chanson. Il suffit d’une fraction de seconde, d’un riff ou d’une rythmique qui éveille en vous un souvenir lointain et votre jugement est faussé. Ce n’est plus une question de qualité musicale, de cohérence de goûts musicaux, mais de subconscient, de tripes.

En tant que « journalistes » ou chroniqueurs musicaux, nous devons mettre cela de côté. Notre boulot est de repérer, avec le plus d’objectivité possible, les qualités et les défauts d’une chanson, d’un disque. Il nous faut justifier notre avis par des arguments généraux. Faire en sorte que cet avis soit compris de tous, même s’il est différent. Tel ou tel album n’est pas bon, car « trop consensuel », « inabouti » ou encore « pauvre en accroche ».

Mais la musique, c’est aussi aimer un morceau que personne n’aime simplement parce-que-les-deux-notes-à-la-30ème-seconde-me-font-penser-à-ce-dessin-animé-que-je-regardais-quand-j’étais-gosse. Et c’est en cela que la musique est belle : totalement incontrôlable, affranchie de nos propres principes, de nos goûts, mais aussi d’une pensée unique qui existe aussi dans le metal. Car même s’il est interdit de préférer St. Anger à …And Justice For All, on ne sait jamais ce qu’on va ressentir. Nos goûts musicaux ne nous protègent pas d’une relation entre une note et notre subconscient. Un fan de black n’est jamais à l’abri d’apprécier un Bon Jovi.

Certains diront que cela n’a aucun sens d’en parler, tellement ces ressentis sont personnels et peu pertinents. Il n’empêche que je trouve cela passionnant. Ce qui n’a aucun intérêt pour un journaliste musical, moi ça m’intéresse. Je veux qu’on me raconte ces choses-là, ces chansons que vous ne pouvez plus écouter à cause d’une rupture difficile, ces morceaux qui vous inspirent des flash back, ces titres que vous vénérez pour un détail quasi inaudible. Parlez-moi de votre côté autiste qui vous pousse à écouter un album à l’envers, seul dans une forêt avec un tronçonneuse ou qui vous pousse à créer un fichier mp3 de cinq minutes avec le refrain de « A Rite Of Passage » de Dream Theater qui tourne en boucle.

C’est pourquoi, pour vous parler de « The Last Time » de Paradise Lost, je vais vous parler un peu de moi : je vous avais prévenu que cet article n’avait vraiment aucun intérêt !

Personnellement j’adore les backing vocals et plus globalement les harmonies ou les échanges entre plusieurs voix. Et j’ai même cette dangereuse habitude d’aimer ça par principe. C’est marrant ça : quand on y réfléchit, une seconde voix qui vient épauler le chant lead sur une phrase, c’est au final très accessoire. Ce n’est qu’une nappe sur une table : seule, elle n’a aucune utilité.

Le fait est que, par exemple, l’absence de ch?urs sur une version live d’un titre qui en comportait à l’origine suffit à gâcher mon plaisir. Au fond de moi, je sais que la meilleure version de « The Show Must Go On » est l’originale de Queen. Le fait est que sur toutes les récentes interprétations live, Brian May et Roger Taylor assurent des ch?urs sur le refrain. Vous l’aurez compris, il m’en faut pas plus pour bander. Comme quoi, mon jugement « objectif » n’est que peu de chose. Stupide, n’est-il pas ?

Les raisons de cette relation particulière, je les connais, mais là n’est pas la question.

Aujourd’hui, je ne vais donc pas vous parler de l’histoire de « The Last Time », de son contexte, de sa structure. Je ne vais pas faire mon boulot. Après tout, c’est le week end, comme dirait Lorie.

Je veux vous parler cette 46ème seconde, sur laquelle un backing très discret (pour ne pas dire quasi inaudible), d’à peine deux secondes, vient épauler Nick Holmes. « The Last Time » est un très bon morceau, dans la tradition du visage le plus mélodique et accrocheur de Paradise Lost. Le couplet est entraînant, le refrain mémorisable et le solo en tapping prend aux tripes… des qualités, ce titre n’en manque pas.

Mais moi, ce sont ces deux secondes qui me rendent complètement dingue.

Si, vous aussi, vous aimez un morceau pour des raisons absurdes…si, vous aussi, vous tiquez sur des détails dont tout le monde se fout…ne le gardez pas pour vous.



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  • (suite)

    ah oui et, meme si j’aime de moins en moins ce style, j’ai la nostalgie de l’epoque ou je jouait a des FPS comme Tactical OPS avec des morceaux de Slipknot, de Korn, etc en fond.

    ce qui fait que je n’ai pas un point vu objectif sur ces titres.

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  • « il est interdit de préférer St. Anger à …And Justice For All, »
    Ben justement, moi j’ai vraiment mis la tete dans le metal avec St.anger, il m’a fait aimer Metallica avant Master of Puppets.
    Donc, pour rester dans le sujet, je dirais que si j’aime les bons morceau de cet album c’est aussi parce que c’était mon premier album de Metallica.

    Et j’ai eu le meme effet avec Vile de Cannibal Corpse qui m’a aussi fait aimer la voix de G.Fisher (c’était d’ailleurs son premier disque).

    Sinon je voulais parler du fait que le aime les paroles d’une chanson mais que l’on est déçu par la musique (expl: Spring de Rammstein,…) ou l’inverse (exp: Man gegen man de Rammstein, Bad Religion de Mötorhead, …).

    Coté morceau que l’on repasse en boucle sans en avoir marre et que l’on trouve trop court il y a Born to the fight de Waylander qui selon moi exprime merveilleusement ce qu’il y a de transcendant dans le folk metal.
    Dans un registre plus black, il y a plusieurs morceau que je trouve trop court, comme Antichrist Files de Impaled Nazarene.

    Et pour reprendre ce que tu disait, il y a des bribes de titres qui joue parfois en faveur du morceau complet voir du groupe : par exemple je me suis intéressé à Rhapsody a cause du décalage vocal au début de Troll in the dark, à All shall Perish à cause du hurlement au début de True beast, et à Impaled nazarene a cause de l’intro de I’m a killer of troll.

    Et pour finir je mentionnerais les respirations, toux, et autre effets vocaux (le renvoi gastrique a la fin de Scisors) dans les morceaux de Slipknot.

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  • La guitare subliminale de Pushit de Tool aux alentours de 06:07. Ça doit aussi être un des passages préféré du groupe vu que la version réarrangée du morceau dispo sur Saliva en fait son riff principal.

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  • GregMaiden dit :

    Moi dans le refrain d' »Evil In a Closet » d’In Flames, la petite merde au synthé me plaît vachement, elle revient 4 fois à l’interieur

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  • Waouw !
    Metal O’Phil invente le journalisme chirurgical…. On dissèque un morceau à la seconde près…. Celle qui dresse les poils, voire autre chose !!
    En ce qui me concerne, ce sera la ligne de basse de : « the new shit » (refrain) ou du bandant « apple of sodom » de Manson….
    Ou encore le pont/break avant le dernier refrain chez Rammstein sur « Ich will »….
    Mais là, vraiment en ce moment, c’est « Wet Pussycat » de Unida (stoner) qui me rend dingue…. Un seul riff pour un morceau…mais quel riff !!!!!

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  • Personnellement, c’est « Die For Metal » de manowar qui me procure cet effet. Rien que les choeurs qui chantent le refrain au début suivi d’un riff simple mais accrocheur m’on conquit à la premiere écoute.

    Je sais que ce n’est pas du grand Manowar comme on a pu le voir par e passé, mais cette chanson est particulière pour moi, surtout les paroles que je trouve très vraies et qui prennent aux trippes.

    « …Cause I need Metal in my live, just like an eagle needs to fly… Hold your head up high Raise your fist up in the air Play metal louder than hell Louder than hell They can’t stop us Let ’em try For heavy metal We would die! »

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  • Dimebag Darrell dit :

    Oui, Métalo.
    Mais je préfère le « Hearts Beating » qui double d’une manière lointaine le refrain. C’est ça qui me rend dingue, moi.

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  • Aeralwind dit :

    Moi c’est « Marilyn Manson – The Reflecting God », avec la nappe synthé en fond qui suit la basse et n’apparait qu’à la 36ieme seconde et ce jusqu’au refrain .. ça réapparait à chaque pont, mais après c’est massivement couvert par une basse bien plus présente, qui fait la même chose

    c’est si bon … comme tout vieux Marilyn Manson ..

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