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Interview   

Attila Csihar (Mayhem) : 30 ans de conscience black metal


Il y a des gens étonnants qui trahissent les clichés que l’on peut se faire d’eux. Attila Csihar, chanteur de Mayhem, groupe de black metal référentiel autant par sa musique que son histoire devenue légendaire est un de ceux-là. Or Attila – qui pourtant, en plus, partage son prénom avec l’un des rois les plus sanguinaires de l’Histoire – est d’une gentillesse, d’une sympathie et d’une amabilité absolue. De quoi faire la nique aux plus grands préjugés sur les black metalleux. Mais Attila Csihar, sans doute comme le reste des membres de Mayhem, est quelqu’un d’atypique, et c’est peut-être ce qui fait, au bout du compte, que le groupe et sa musique fascinent. On se souvient encore de notre premier entretien en 2007 pendant lequel il nous avait sorti une tirade historiquement longue à une pourtant très simple et innocente question ! Encore loquace, mais tout de même moins dispersé, c’est avec plaisir que nous nous sommes à nouveau entretenus avec le chanteur, sept ans après.

Sept ans, c’est le temps qu’il a fallu attendre pour voir les icônes du black metal norvégien sortir un successeur au controversé Ordo Ad Chao. Son nom : Esoteric Warfare. On en parle ci-après avec le chanteur. Un album inspiré par la guerre froide, les expérimentations ésotériques et nucléaires, le rôle de la conscience dans la physique quantique et les extra-terrestres. Atypique disions-nous. Un album qui marque aussi les trente ans de la formation, une bonne occasion donc de revenir sur l’histoire et sur sa vision de ce qu’est Mayhem.

« Le monde entier est en train de devenir plus extrême : les films sont plus extrêmes, la mode est plus extrême, les sports extrêmes sont de plus en plus prisés, il y a donc cette énorme vague extrême. Je dis juste que c’est cool de voir que nous avions déjà raison il y a 30 ans ! »

Radio Metal : Sept ans séparent votre nouvel album d’Ordo Ad Chao. Qu’est-ce qui vous a pris autant de temps ? Est-ce que ce délai est lié au départ de Blasphemer en 2008 ?

Attila Csihar (chant) : Oui, absolument, c’est la raison car il a décidé de partir en 2008 et c’était quelque chose d’un peu soudain et inattendu. Mais c’est un super guitariste, nous n’avons pas de problème avec ça et je veux dire que c’est l’un de mes meilleurs amis. Donc, évidement, j’ai compris [sa décision] mais il a fallu un peu de temps, ce n’est pas comme si le fait de remplacer un guitariste comme lui ou Euronymous ou quiconque au sein de Mayhem [était facile], il faut donc du temps. En fait, nous étions en contact avec Teloch déjà à l’époque, mais il était dans Gorgoroth, donc nous ne voulions pas interrompre ou mettre des bâtons dans les roues de quelque groupe que ce soit, surtout pas un groupe frère. Nous avons donc ensuite décidé de reprendre Morpheus et Silmaeth, qui vient de France d’ailleurs et qui est un excellent guitariste. Mais d’une certaine manière le processus de composition n’était pas à notre goût; ils avaient des trucs sympas… Mais Gorgoroth a rencontré des soucis et Teloch était libre à nouveau, alors nous avons décidé de lui demander de nous rejoindre, c’était le bon moment. C’était toutes ces choses, tu vois. Ensuite nous avons décidé de commencer à tourner à nouveau en sa compagnie, pour qu’il s’imprègne de l’humeur et de la bonne alchimie et ça a pris un peu de temps. Voilà pourquoi ça a fini par faire sept ans. Habituellement nous avons besoin de quelque chose comme trois ou quatre ans : nous tournons pendant environ deux ans et ensuite nous faisons un album en un ou deux ans, c’est la routine habituelle mais cette fois-ci, il y a eu un peu de délais à cause de ça.

Comment définirais-tu la contribution de Teloch à Mayhem ?

Hellhammer a joué avec lui et je le connaissais de l’époque Gorgoroth et même presque d’avant. Jan Axel Hellhammer a joué avec lui dans Nidingr, il était donc confiant, il était certain que Teloch serait le bon guitariste et ça s’est avéré vrai car je trouve qu’il a très bien capturé l’atmosphère de Mayhem et il est un guitariste extraordinaire. Il est différent des autres types que l’on a eu, Blasphemer ou Euronymous évidemment, mais je trouve qu’il est particulièrement unique et c’est un excellent musicien. Il est vraiment entré dans l’atmosphère, ce qui est très important, pour que nous sonnions comme Mayhem, c’est là toute l’astuce. Il a grandi avec notre musique aussi, il m’a dit que De Mysteriis Dom Sathanas a changé sa vie et ensuite il a commencé à jouer du black metal et des trucs dans le genre, donc il était grosso-modo dans l’état d’esprit et je trouve que ça a merveilleusement fonctionné.

Quel était votre état d’esprit lors de la conception de cet album ?

Ce à quoi nous pensions, c’est que Ordo était plutôt complexe et presque comme un album progressif, et chaque album de Mayhem est différent. Nous avons donc décidé qu’au lieu de prendre un chemin plus progressif ou plus complexe… Je veux dire, Ordo était déjà pas mal exigeant pour les auditeurs, aucun riff ne se répétait et des trucs comme ça, donc très très artistique, peut-être était-ce trop pour certaines personnes. Donc, cette fois-ci nous avons décidé de revenir un peu en arrière vers nos racines, et essayer de faire des choses plus agressives, plus directes, plus pêchues, une musique plus fraîche. D’une certaine manière, c’est toujours lié à Ordo mais c’est une approche différente tout en embrassant ce genre de musique également, à mes yeux c’est comme une descendance d’Ordo. Mais la musique en tant que telle incarne les vieux albums aussi, jusqu’à un certain point, je pense, je ressens même un feeling à la Deathcrush parfois, quelques riffs. C’est donc plus direct, mais c’est clair qu’il contient toujours également des chansons exigeantes, j’espère donc que les gens y trouveront leur bonheur mais la chose la plus importante était que nous soyons heureux de l’album [petits rires], et nous estimions que le faire comme ça était la bonne façon.

L’album est basé sur un concept qui traite des expérimentations ésotériques des puissances nucléaires pendant la guerre froide. Qu’est-ce qui t’as poussé vers cette thématique ?

Ouais, c’est ce qu’ils racontent à ce propos ! J’aime ça parce que j’aime [penser que c’est ce que] les gens ressentent en écoutant l’album. Mais c’est vrai, ma vision était ce côté flou en noir et blanc faisant référence à la guerre froide des années 50, presque comme de la science-fiction. C’était ma vision lorsque j’ai entendu les chansons et lorsque nous avons commencé à travailler avec Teloch et que nous nous sommes échangés des fichiers. J’aime m’emparer de la première vision et travailler autour d’elle. Ensuite, j’ai fait des recherches à propos de toute cette idée et toute cette époque. Et la deuxième chose qui est venue, et qui est aussi mise en évidence dans l’album, c’est le contrôle de l’esprit. Tout l’album traite de l’esprit, du psychique et de la conscience, et l’idée de Esoteric Warfare c’est aussi que si tu peux contrôler l’esprit de quelqu’un ou d’un groupe de gens, alors tu n’a pas besoin de guerre [rires] ! Contrôler l’esprit est suffisant. C’est donc ça toute l’idée sur le contrôle de l’esprit. Il ont fait beaucoup d’expérimentations autour de ça, tu sais, pendant la guerre froide, et il y avait aussi des rumeurs au sujet d’expérimentations ésotériques et nucléaires ; ils ne savaient pas à quoi s’attendre. Il y avait donc des choses vraiment étranges, comme l’histoire de Jack Parsons, c’était vraiment inspirant et très sombre. Et [il y avait] toutes ces histoires à propos de comment ces organisations secrètes enlevaient des victimes, comme des gens qui étaient allés à l’hôpital, pour les droguer et faire des expériences sur eux. Ces choses existent, si tu regardes sur YouTube, il y a de nombreuses personnes qui en parlent. Je veux dire que c’est quand même un album surréaliste [rires], comme toujours, j’espère donc que tout n’est pas vrai, vraiment ! Mais j’ai mené des recherches et c’est ainsi que je suis tombé sur ces thématiques.

« Je dois dire que nous sommes pour ainsi dire des personnalités intéressantes dans le groupe, pas mal timbrées de manière gratinée, des gens particulièrement fous [petits rires]. »

L’esprit et la conscience, c’est tellement important. Si tu prends l’hypnose, par exemple, lorsque tu hypnotises quelqu’un et lui dit que ce téléphone en face de lui est chaud, et que cette personne sous hypnose touche le téléphone, en fait le téléphone et n’importe quel objet peuvent le brûler physiquement et provoquer des blessures sur son corps et des choses dans le genre. C’est uniquement la conscience qui provoque ça. C’est sur tellement de niveaux différents, tu sais, même si tu prends les médicaments : 30% des médicaments sont des placebos. C’est très intéressant [rires] ! Regarde la physique, dans la physique quantique, la conscience est en train de devenir très importante parce qu’il sont en train de découvrir que les particules, pas seulement la lumière mais chaque particule, a cet aspect double : à un certain moment elles forment de la matière et à un autre moment c’est juste une vague de possibilités, il y a donc ce champ quantique d’où la matière apparaît et disparaît – et c’est de la physique courante dont nous parlons, ça n’a rien de mystique – et devine qu’est-ce qui est lié à ça ? C’est la conscience. Ça dépend donc de la conscience de quelqu’un ou si c’est lié à une quelconque conscience. C’est presque un peu comme le film Matrix, mais c’est tout de la physique courante. Toutes ces thématiques traitent donc de ces sujets et aussi un peu de trucs d’aliens, les extra-terrestres, car j’ai simplement eu cette idée que les démons et les choses dont ils parlaient au Moyen Âge étaient seulement ce que nous appelons aujourd’hui les êtres extra-terrestres. Et tant de gens croient en ça, la moitié de la population occidentale croit aux extra-terrestres, les aliens, les choses comme ça, même si personne n’en a vu, si ce n’est des photographies floues ; et pourtant des millions de gens affirment avoir été enlevés, et je connais des gens, des amis proches, qui disent avoir été enlevé, c’est donc un phénomène très intéressant. Je balance donc des trucs là-dedans qui ont été déclenchés dans mon esprit pour écrire les paroles mais je n’aime pas trop en dire, j’aimerais que les auditeurs découvrent un peu.

Ordo Ad Chao avait un son intentionnellement très sous-produit. Dans la mesure où la production d’Esoteric Warfare a été améliorée, dirais-tu avec le recul que le son sous-produit de Ordo Ad Chao était encore une bonne idée ?

Je pense que ma philosophie en ce qui concerne la production est que je crois que la production devrait soutenir la musique. La musique doit être la première, donc si tu fais un type de musique, elle devrait bénéficié d’un type de production qui met en valeur les éléments de ce type de musique. Je ne crois donc pas dans cette étude au sujet du son ou du mixage objectif. Peut-être sommes-nous allés trop loin avec Ordo, mais nous voulions qu’il sonne comme s’il cela venait d’un autre monde, c’était l’idée, pour que ça sonne comme une autre dimension ou quelque chose comme ça. Peut-être avons-nous été trop loin dans cette démarche mais je trouve que ça fonctionnait bien avec la musique, plus ou moins. J’ai conscience que c’était un défi pour l’audience et pour nous aussi, mais cette fois-ci nous avons essayé de rendre ça un peu plus ouvert mais toujours organique. Il y a donc un peu du son d’Ordo dedans mais bien plus organique et peut-être plus dynamique ou direct. Mais bon, c’est ce que c’est, si tu écoutes Grand Declaration Of War, c’est un super album qui a aussi une production spéciale. Je pense que Mayhem est un groupe dont les albums sonnent tous différemment, de toute façon. Personnellement, j’aime que ce soit ainsi.

Cette année marque l’anniversaire des 30 ans de Mayhem, comment est-ce que le groupe compte célébrer ça ?

Tout d’abord, cet album, c’est un peu comme la couronne, même si ce n’est pas exactement comme ça que ça a été prévu, mais il se trouve qu’il sort cette année. Et il se peut que nous fassions des concerts spéciaux, en fait, sûrement un en Norvège mais peut-être d’autres concerts aussi où nous aimerions inviter des gens, même des anciens membres et probablement d’autres invités spéciaux. Nous prévoyons donc au moins un concert, mais peut-être plus, quelques concerts de ce genre.

Y a-t-il quelque chose qui est déjà planifié ou est-ce que ce sont juste des prévisions ?

En Norvège, oui, je crois que le concert d’anniversaire est en décembre, à Oslo, dans une salle très sympa. Mais le reste ce sont juste des prévisions, nous verrons. Mais le concert anniversaire en Norvège est plus ou moins calé.

« Je crois que notre musique est saine, en fait. Sérieusement ! »

Et comment te sens-tu par rapport à cet anniversaires et ces 30 années ?

Oh mec, c’est un truc de fou quand on y repense ! 30 ans, c’est incroyable, je veux dire que lorsque j’étais gamin, si quelqu’un était venu pour me dire « hey, cet album vient d’un groupe qui a 30 ans », je me serais sans doute roulé par terre de rire [rires], genre « aller! » Mais la scène a aussi pris 30 ans, dans notre cas, donc c’est un peu différent. Quel était le premier groupe… Sans doute Venom, Black Metal, ou je ne sais pas, ce metal extrême a commencé genre en 82 ou 83, donc cette scène n’est pas bien plus vieille que nous ! Eh bien, je suis juste stupéfait, c’est comme, lorsque nous avons commencé au milieu des années 80, je suis monté sur scène pour la première fois en 85, ça fait si longtemps et tant de choses se sont passées, tant a changé. Et ensuite, dans les années 90, il y a eu cette vague dans la musique, dans ce genre black metal. Aujourd’hui, nous pouvons parfois jouer dans de gros festivals, face à d’importants publics, ce n’est pas vraiment notre public, mais quand même les gens nous prêtent attention, c’est très intéressant et extraordinaire, c’est incroyable. C’est une chose, et l’autre chose c’est que nous étions si détestés lorsque nous avons commencé à jouer de la musique, nous étions comme l’ennemi public numéro un [rires], nous ne savions rien, nous suivions juste notre instinct, tout du moins en ce qui me concerne. J’avais lu quelques livres sur l’occultisme et ce genre de choses mais à l’époque, dans les années 80, il n’y avait pas internet, rien, et je vivais en Hongrie où il y avait encore moins d’information, nous étions à l’écart, à cause de tout le système communiste ou post-communiste. Nous suivions donc juste notre instinct et personne ne croyait en nous [petits rires] et c’est très drôle de regarder ça aujourd’hui car aujourd’hui il semblerait que nous avions raison, dans la mesure où la scène est toujours en train de croître et tant de gens s’intéressent à cette musique et le monde entier est en train de devenir plus extrême : les films sont plus extrêmes, la mode est plus extrême, les sports extrêmes sont de plus en plus prisés, il y a donc cette énorme vague extrême. Je dis juste que c’est cool de voir que nous avions déjà raison il y a 30 ans !

Le groupe est encore à ce jour connu pour son histoire sulfureuse, parfois davantage que pour sa musique dans l’esprit de nombreuses personnes. Est-ce quelque chose que tu regrettes ou au contraire penses-tu que cela maintient un sorte d’atmosphère dangereuse autour du combo qui attire les gens ?

Sans doute… C’est quelque chose de complexe. Bien sûr, notre profil c’est notre musique et nous sommes des musiciens, mais je dois dire que nous sommes pour ainsi dire des personnalités intéressantes dans le groupe, pas mal timbrées de manière gratinée, des gens particulièrement fous [petits rires], nous avons des manières de penser très différentes et tout le monde est pas mal extrême. L’histoire du groupe est très spéciale et exceptionnelle, donc probablement que des gens font d’abord attention à ça, mais je crois que c’est la musique qui attire [nos fans]. Des gens disent que nous sommes un groupe dangereux car ils regardent le message que nous envoyons à la jeunesse, ils pensent que nous voulons juste infiltrer la manière de penser des gens, que nous faisons du mal à la jeunesse et des trucs comme ça… Ces gens sont généralement des personnes religieuses ou qui ont une manière de penser très conservatrice, mais je crois qu’ils regardent ça de manière erronée et je ne peux pas être d’accord avec ça, car la manière dont je vois ça, je crois que nous, les humains sur cette planète, avons entendu tant de mensonges, [rencontré] tant de problèmes à travers nos vies et [avons été les victimes de] ce type de contrôle de l’esprit qui bombarde notre cerveau ; nous avons des pensées qui ne sont même plus les nôtres à l’origine et que pourtant nous continuons à croire. Tout ceci naturellement créé beaucoup de [frustration] en nous, et c’est quelque chose qui est complexe dans la société occidentale. Les gens ont énormément de [frustration] et ils viennent aux concerts de Mayhem ou de metal extrême, et ils évacuent cette [frustration], toute ces peurs intérieures. Et c’est pourquoi cette musique est si populaire, tout comme les films d’horreur, car je pense que c’est une des manières de faire face à nos propres peurs, et faire face à nos propres peurs est quelque chose de courageux. Très peu de gens aiment faire ça en fait, car dès que tu fais face à tes propres peurs et tes propres limites, ces peurs commencent à disparaître et tu commences à comprendre et saisir la chose. Nous avons donné des centaines de concerts, mec, et je peux à peine me souvenir d’une quelconque agression ou d’avoir vu de sérieuses bagarres. Ces gens qui viennent à nos concerts, ils sont fous, oui : ils aiment pogoter, ils aiment faire les fous dans l’audience mais ils ne se montent pas les uns contre les autres, personne ne commence à se battre avec un autre gars. Si quelqu’un tombe, le gamin d’à côté est là pour l’aider à se relever. Je pense que les gens sont simplement heureux, ils évacuent juste toute cette merde ensemble de manière saine. Si tu regardes les matchs de football, est-ce mieux ? [Petits rires] Ces gens y vont et détruisent la moitié de la ville pour un stupide jeu avec une balle ? C’est comme dans ces discothèques, tout du moins c’est l’expérience que j’en ai fait en Hongrie, il est facile de se retrouver dans une bagarre et ce genre de merde. Je crois donc que notre musique est saine, en fait. Sérieusement !

Interview téléphonique réalisée le 2 avril 2014 par Metal’O Phil
Retranscription : Judith
Fiche de questions, traduction et introduction : Spaceman

Site Internet de Mayhem : Thetruemayhem.com

Esoteric Warfare, sortie le 23 mai 2014 chez Season Of Mist.

(Photo d’illustration : Quart.hu)



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  • Sphénoide… le mec raconte que leur musique malgré l’image noire qu’elle renvoi ne provoque jamais de bagarre en concert , ni de reel problème… il parle de simple élimination de frustration. affronter le mal (dans l’imaginaire)pour aller tout simplement mieux. Aucun rapport donc avec un viol de nonne. Beaucoup plus de choses malsaines et dangereuses se passent en boite de nuit ou dans les stades de foot. Ces deux derniers endroits sont pourtant recommandés et appréciés par tout le monde.

    [Reply]

  • Sphénoide dit :

    J’adore la façon de penser de ce gars! Un jour je vais me mettre à violer des bonnes soeurs et comme ça si dans 20 ans tous le monde le fait je me dirais: « Putain! Suis un génie, j’avais raison de troncher de la nonnes! »

    C’est pas parce que tous le monde fait un truc que ça devient géniale d’avoir initié le bazar… quel consanguin celui-là.

    [Reply]

    Sphénoide

    Correction orthographe: nonne/tout le monde.

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