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Interview   

Aujourd’hui Anarchy X, Demians la gloire


Nicolas Chapel est un gars qui, dans son coin, s’est fait un projet musical du nom de Demians. Puis du jour au lendemain, il s’est vu recevoir les éloges du génial Steven Wilson et proposer de sortir son album, Building An Empire, chez la très réputée écurie Inside Out. C’est le genre d’histoire heureuse qui fait chaud au c?ur. Et oui, tout n’est pas perdu, la qualité artistique a encore un sens aujourd’hui et certains sont prêts à miser dessus. Qui sait, peut-être que le titre de ce premier opus était prémonitoire et que Nicolas est en train de poser les premières pierres de son empire.

Toujours est-il, qu’entre-temps, Nicolas a su s’entourer de deux musiciens talentueux : Antoine Pohu à la basse et Gaël Hallier à la batterie. Le second album intitulé Mute verra le jour dans quelques semaines et on peut d’ores et déjà vous dire que l’essai est transformé avec brio. Non content de reprendre les ingrédients qui ont fait toute la beauté et la finesse du premier essai, Nicolas fait évoluer son discours. Un des premiers constats que l’on peut dresser est que Mute gagne en contraste, notamment grâce à quelques gros riffs de guitares parfaitement dosés (tiens donc, on a pas déjà entendu ça chez Porcupine Tree justement ?), comme sur le bien nommé « Feel Alive ».

Mais le mieux est de demander directement au maître comment il a voulu aborder son ?uvre. Ça tombe bien, Nicolas Chapel sera notre invité ce soir dans Anarchy X vers 20h40 !

Interview :

On va rentrer directement dans le vif du sujet en parlant de Mute, le nouvel album. On sent quand même une certaine évolution, notamment du point de vue de la texture des morceaux, dans quel état d’esprit étais-tu en abordant cet album ?

C’est à dire que j’avais une sorte de « ras le bol » avec Building The Empire car l’album est sorti bien après qu’il a été écrit. Lors des concerts avec le groupe, je jouais de la musique qui avait été écrit bien avant et j’ai commencé à en avoir marre. Du coup, j’avais vraiment envie de sortir une musique qui coïncidait avec mes envies du moment. Je me suis isolé et il ne m’a fallu pas plus d’une demi-journée afin de commencer à composer, ce qui donne un côté plus spontané qui se ressent pleinement je trouve. D’un autre côté, tout comme le premier album, l’élaboration de Mute n’était pas planifié à l’avance, c’est selon mes envies et non par contrainte.

Cette fois-ci, es-tu amplement satisfait du résultat ?

J’en suis satisfait dans le sens où il n’est pas parfait mais il me représente parfaitement maintenant. Le premier album a été composé en grande partie en 2002 et n’est sorti qu’en 2008. J’ai eu du mal à m’éloigner de cette période. Lorsque je le regarde maintenant, j’ai l’impression de me retrouver face à une photo de moi à 10 ou 15 ans et non un album qui me représente maintenant. Lorsqu’il est sorti, il était déjà loin. Ce n’est pas que je le dénigre, c’est juste que j’avais envie de passer à autre chose. Ce nouvel album me représente donc très bien à l’heure d’aujourd’hui, il n’est pas parfait c’est vrai mais c’est aussi bien comme ça. Je n’ai pas cherché à le surproduire et j’ai vraiment mis tout ce que j’avais envie de mettre dedans. Cela me convient parfaitement.

Tu dis que l’album n’est pas parfait. Quelles sont les imperfections qu’il contient selon toi ?

Il n’est pas parfait, comme je ne suis pas parfait, comme tu n’es pas parfait… J’ai voulu laissé les choses se faire naturellement. Par exemple, mon chant n’est pas parfait mais il a été fait spontanément et n’aurait pas pu être fait d’une autre manière, c’est à dire qu’il n’y a eu qu’une seule prise, voire deux. Je voulais qu’en écoutant cet album, je me rappelle exactement l’ambiance qui régnait au moment où j’enregistrais, pas seulement les émotions ou les sessions. Quand je l’écoute maintenant, quel que soit le titre, je ferme les yeux et j’arrive à me remémorer de tout, allant de l’ambiance à la couleur de la pièce. Je prends l’exemple de « Black Over Ball », sur la partie piano/voix, je l’ai enregistré d’une traite et ce, pour la première fois. On entend mes pieds qui tapent sur le sol et ma voix qui déraille à certains moments, je trouve cela parfaitement imparfait.

C’est peut-être cela qui fait tout le charme d’un disque et que la technologie moderne fait perdre de vue aujourd’hui. C’est peut-être ce côté humain que tu recherchais ?

En fait, je ne l’ai pas recherché, je l’ai juste fait apparaître tout seul. C’est vrai que ce que tu dis est très révélateur de ce qui se passe maintenant: on a toujours tendance à vouloir en faire trop. La technologie amène des possibilités que l’on ne pouvait pas avoir auparavant, d’ailleurs, le premier album n’aurait pas pu être possible sans elle. Sans compter que les budgets sont très différents qu’il y a 10 ans. On a tendance à se cacher derrière la technologie et se dire: « comment faire pour aller plus loin? ». Le problème avec ce disque est que je voulais aller plus loin personnellement mais de ne pas laisser les machines aller plus loin à ma place. C’est la principale raison de pourquoi la musique se déshumanise aujourd’hui. Lorsque j’écoute certaines productions, je me dis que si j’écoute d’autres groupes, cela donnerait exactement le même résultat. Donc pour Mute, j’ai voulu que le résultat soit authentique donc j’ai conservé des éléments comme les craquements au piano. Je n’ai pas cherché pour autant à faire exprès de produire ces imperfections, c’est juste qu’elles sont présentes lorsque je joue et j’ai fait le choix de ne pas les retirer.

Penses-tu que ce soit ce côté humain qui fasse la différence alors que les gens sont habitués à écouter des productions propres et parfaites ?

C’est toujours compliqué pour moi de parler de ce genre de choses. Je ne mise sur rien. Je suis simplement quelqu’un qui écoute beaucoup de musique, joue beaucoup de musique et enregistre lorsque je pense que j’ai quelque chose à raconter. Après, je laisse les choses se faire, un peu comme quand tu rencontres des gens et qu’une personne peut devenir autant ton meilleur ami que tu ne pourras pas t’entendre avec elle. Je veux conserver cette humanité dans mes albums car je ne suis pas parfait donc ma musique ne peut être parfaite. J’ai envie que les gens voient en découvrant mes disques suivants l’évolution d’un artiste et non l’évolution de son budget de production ou du nombre de plug-ins qu’il aura acheté entre temps.

Donc tu veux arriver à un résultat parfait naturellement et pas par la magie de la production.

Voilà. Si tu veux lorsque tu écoutes le disque, le son de guitare était tel qu’il l’était dans la pièce. Mon but avec ce disque et les suivants serait que j’ai un son dans ma tête et un son dans la pièce et je veux que ce son soit enregistré le plus parfaitement possible. Tous les instruments apparaissant sur le disque sonnent de la même façon que chez moi quand j’ai enregistré.

Lors de notre dernière interview en fin 2008, tu venais de découvrir les musiciens qui seraient avec toi en concert et ceux-ci sont encore présents aujourd’hui. Ont-ils pris part un peu à l’élaboration de l’album ou pas du tout ?

Pour Mute, j’ai tout réalisé de A à Z, même le mixage et le mastering cette fois. La réalisation de la pochette également. J’ai tout de même 2 invités sur le disque. Gaël, le batteur en live, sur deux titres où j’avais une idée bien précise d’un duo de batterie pour pouvoir faire apparaître une sorte de magma. Ce n’est donc pas lui qui a composé ses parties. Je suis très content de sa participation car c’est un bon musicien qui n’est pas arrogant, n’impose pas ses points de vue et qui reste toujours à l’écoute. J’ai un autre ami qui fait un autre projet de musique électronique du nom de lepolair qui est venu poser de l’électronique sur le morceau « Porcelain ». Pareil je l’ai invité, non pas parce que c’est le meilleur musicien du monde, mais parce que l’on se connaît, on s’écoute et on se respecte en apprenant l’un de l’autre. La porte est donc ouverte aux collaborations dans Demians mais cela doit venir d’une envie et d’un respect mutuels.

C’est donc toi qui a enregistré toutes les parties principales de l’album ?

En effet, le live et le studio sont vraiment 2 parties différentes dans Demians. Mon bassiste avait utilisé une expression qui colle parfaitement à la situation: on ne demande pas forcément, voire jamais, aux acteurs d’écrire les films dans lesquels ils jouent. On me pose souvent la question sur ce système mais pour moi c’est totalement naturel. Rien n’est calculé, je suis chez moi et je peux enregistrer à n’importe quelle heure. Le fait de planifier de rentrer en studio, d’être limité à telle ou telle heure et de faire des choix, on n’est plus du tout dans la même logique. Les musiciens, eux sont contents, car ils peuvent en live apporter leur patte, leur feeling et une nouvelle fraîcheur qu’ils n’auraient pas pu intégrer en restant enfermés au préalable 6 mois en studio à vomir les mêmes parties instrumentales. Chacun y trouve son compte mais peut-être que l’on collaborera plus à l’avenir. Il faut simplement que rien ne me soit imposé, cela doit venir de moi. Pour résumer, c’est un peu comme si l’on venait chez moi pour me dire comment faire l’amour à ma copine, c’est juste totalement inapproprié.

Sans vouloir critiquer ta technique instrumentale, ne crois-tu pas qu’un musicien extérieur puisse apporter quelque chose que tu ne serais pas capable de faire toi-même d’un point de vue technique ?

Ca marche aussi dans les 2 sens justement. Quand je pars en tournée avec le groupe, les autres ont bien entendu écouté l’album au préalable et me disent qu’ils n’auraient pas forcément composé telle partie ou telle partie de cette manière. Etant donné que je ne suis pas réellement un pur batteur ou pur bassiste, je n’ai pas de bagage musical ou technique, aucun automatisme. Toutes les choses sont permises donc. Dans le même ordre d’idée, quand je m’installe derrière un piano, je ne sais absolument pas jouer. Je m’assois et je joue, il sortira ce qu’il sortira. C’est vraiment passionnant pour moi. Donc pour répondre à ta question, la musique ne serait pas mieux ou moins bien, elle serait simplement différente. Je ne veux pas de cette différence puisque je souhaite conserver la musique telle qu’elle vient.

Cela fait, en plus, partie des imperfections qui donnent le côté humain tant recherché…

Il n’y a pas d’imperfection réellement. Un batteur arrive avec son groove à lui et aura un feeling différent. Il n’y a pas de question d’être mieux ou moins bon, tout est une question de différence. Nous, on s’éclate en tournée comme ça. Moi, je m’éclate avec ma musique faite de cette manière. Il faut arrêter de chercher la petite bête. Pour moi la perfection serait que si l’on écoute ce disque sans connaître Demians, on ne se pose pas la question s’il ne s’agit que d’un seul mec qui joue. Je n’aime pas me mettre réellement en avant donc Demians n’a pas été mis sur pied pour des questions d’ego.

Il y a un autre élément qui a attiré mon attention. C’est la présence de grosses guitares, pas comme Meshuggah bien entendu, mais qui peut faire plus rappeler Porcupine Tree qui aime couper leurs parties ambiant avec des grosses guitares un peu sous-accordées. D’où t’es venu cette évolution?

Déjà, pas de Porcupine Tree. C’est une évolution qui vient peut-être de beaucoup de musiques que j’écoute. J’écoute Meshuggah depuis des années, même si le son n’a rien à voir. Neurosis qui joue accordé très bas depuis longtemps également. On a envie, surtout, de marier beaucoup d’instruments, dont les cordes. J’étais plus à l’aise comme ça et je trouvais que la guitare, pensée de cette manière, apportait d’autres couleurs. C’est pareil, c’est arrivé naturellement et j’avais envie de m’éclater à ce niveau-là. Si tu écoutes les 7 premières minutes de l’album par exemple, ce n’est que des guitares, absolument pas de clavier ni de samples. Tout a été fait à partir d’une guitare et un ampli en temps réel, que ce soit avec un archer ou des pédales d’effets. Je dirais que la guitare donne les couleurs à l’album, elle a un rôle prédominant.

Je parlais de Porcupine Tree, un peu pour donner une idée, et ce n’est pas un secret que tu as reçu des éloges de Steven Wilson et tout. La comparaison avec Porcupine doit être un peu lassante à la longue je suppose?

Disons que les comparaisons avec Porcupine Tree, ce n’est pas que j’en ai ras le bol, mais on ne me les mentionne que dans la presse en rapport avec le metal et le rock. Ce que je trouve un peu regrettable, c’est vrai que Steven Wilson a un peu parlé de moi et m’a aidé et c’est très bien mais l’on assimile trop vite. On cherche des liens là où il n’y en a pas. Par exemple, dès qu’on met des synthés avec des guitares, c’est tout de suite inspiré de Pink Floyd. Dès qu’on met une guitare électrique couplée d’une accoustique, c’est inspiré d’Opeth. Ce sont ces comparaisons systématiques que je trouve dommage. Il faut regarder les influences de Wilson et les miennes: on voit des choses communes bien entendu. Mais les derniers albums de Porcupine Tree ne m’attirent pas et je ne les écoute jamais. Cela a pris une direction qui ne me plaît pas, chacun ses goûts. Lorsqu’on me pose la question, je n’arrive pas à retrouver les points communs entre les groupes que l’on me compare et la mienne. On a un background différent, des attentes différentes, une sensibilité différente donc la musique ne peut qu’être différente.

Désolé, je ne veux pas enfoncer le clou mais ton discours me frappe. Tu dis que tu n’apprécies pas l’évolution de Porcupine Tree mais ta musique tend vers quelque chose d’un peu similaire avec ce côté ambiant et émotionnel entrecoupé de guitares désaccordées un peu plus lourdes et brutales. C’est un parallèle que je fais de manière totalement naturel sans vraiment chercher la petite bête…

Chacun voit par rapport à sa culture musical et ce qu’il apprécie. Ce que tu me dis là, c’est la première fois que l’on me le dit dans une interview pour cet album-là et justement, on m’a plutôt dit que ma musique partait dans la direction inverse. Je connais Steven et sa façon de travailler et je peux te dire que c’est radicalement différent de ma façon de faire. Il passe énormément de temps sur le mixage à corriger des petits détails, couper des bouts par ci, par là ou créer des sons sur ordinateur. Moi, c’est l’inverse, je fais tout à la prise et corrige très peu au mixage. De la même manière qu’il va proposer des choses bien travaillées alors que moi, mes morceaux seront bien plus épurés. Je fais également beaucoup le tri pour aller plus vers l’essentiel et c’est peut-être cela qui fait toute la différence. Mais après, cela ne reste que mon avis.

J’ai l’impression qu’il y a un côté un peu post-rock qui revient, un peu à la Cult Of Luna. Est-ce que c’est un style qui t’attire ou simple hasard?

Je l’ai déjà dit précédemment et je pense que cela continuera pendant beaucoup d’années mais j’ai toujours du mal à réfléchir en style. Quand j’aime un groupe, je n’arrive pas apprécier les 15 groupes autour qui cherchent à faire pareil. Et je m’intéresse beaucoup à Cult Of Luna ainsi qu’à son évolution. Il y a Neurosis que j’écoute depuis plus de 10 ans qui m’a beaucoup marqué. Je pense que ce qui apporte cette touche est le fait que je me suis retrouvé enfermé pour la première fois depuis des années pour pouvoir enregistrer et j’ai naturellement développé ce cocon de guitare que l’on retrouve tout le long de l’album. J’entends surtout ce cocon que j’avais envie de créer mais je n’arrive pas à voir de liens avec ces groupes dont on vient de parler mais que j’apprécient néanmoins beaucoup.

L’album s’intitule Mute, titre assez étrange pour un album de musique il faut l’avouer. D’où t’es venu ce titre et que voulais-tu dire?

Je pense que cela fait comme le nom Demians. Pour Building An Empire, toute la promo s’est concentrée autour de moi. Mais le groupe ne se rapporte pas à moi en fait. Je pense qu’il faut appréhender un album du groupe en s’imaginant que c’est vous qui racontez votre histoire au travers du disque. Avec « Mute », j’aimais beaucoup ce parallèle entre la personne qui joue et la personne qui écoute. C’est un terme qui m’a omnibulé quand j’ai monté la configuration live ou mener la promo dans une situation où je n’étais pas à l’aise avec des chansons où je n’arrivais pas à me reconnaître. A un moment, ça s’est transformé en une énorme envie de me taire et de me couper de tout ça. Je pense que le titre vient de là où j’ai voulu retranscrire cela dans le disque et je voudrais maintenant que les gens s’isolent du monde extérieur pour écouter cet album et y trouvent de la sincérité. J’ai tout simplement eu envie de transcrire des émotions donc plongez-vous dedans et vous retrouverez une part de vous-mêmes.

Ne serait-ce pas une manière de dire: « ferme ta gueule et écoute le disque » (rires)?

Non. En tout cas, ce ne serait pas dit comme ça. J’arrive toujours à me placer du point de vue de l’auditeur qui écoutera l’album. Je m’inspire de ma vie à moi pour écrire les chansons mais une fois qu’elles sortent, c’est votre vie à vous qu’elles racontent. Ce sont tes images à toi qui te viennent à l’écoute de Mute, ta vie, tes souvenirs, tes relations, tes amis, tes émotions. Moi, je n’ai plus rien à voir là-dedans après. Je me suis beaucoup inspiré également des médias qui font plus de la propagande que de l’information, la sortie du premier disque et l’arrivée de gens qui ne s’intéressent à toi que dès lors où tu commences à avoir un peu de succès. Tout ceci est devenu du bruit pour moi et j’ai donc eu envie de m’isoler et faire sortir une sincérité que j’avais au fond de moi. Maintenant qu’il est sorti, je veux seulement que l’on me laisse de côté et que l’on ne prenne qu’un disque de 50 minutes de sincérité pure.

C’est vrai que l’on sent que tu as vraiment l’envie d’écrire une musique qui soit universelle. Rien n’es centré autour de toi et tes problèmes mais que tu tentes de transmettre quelque chose aux gens.

Je suis assez d’accord avec ça. J’aime prendre part à la promo, ce n’est pas un cirque. Pour moi, cela s’arrête à passer un coup de fil et discuter d’un disque que j’ai travaillé pendant des mois. A la base, je n’ai rien à te vendre. Dans mes chansons, je pose plus de questions que je ne donne des réponses. C’est comme cela que je le verrais. On me demande comment j’ai pu faire ceci ou cela. En réalité, je n’en ai aucune idée, j’ai passé beaucoup de temps à travailler les morceaux mais maintenant je suis concentré sur la suite. Je sais que je vais partir en tournée, rencontrer des gens fabuleux et jouer dans des endroits où je n’ai jamais mis les pieds. C’est ce qui me nourris. C’est ce qui fait que ce soit universel. Je me nourris de mes expériences et je pose des questions aux gens, je ne fais pas la morale. Et c’est ce qui crée un échange.

On peut dire que tu es un peu l’inverse d’une religion qui tend à donner beaucoup de réponses à des questions que l’on ne se pose pas forcément.

C’est exactement ça! Je ne cherche pas à endoctriner les gens et à leur vendre quoique ce soit. Quand je passe 6 à 12 mois de ma vie sur un projet que j’accomplis de A à Z, je n’ai pas envie de me foutre des gens. Je veux leur poser toutes les questions qui me passent par la tête. Tu sais, les mails que je reçois n’ont rien à voir avec comment j’ai pu obtenir tel son de guitare. Les gens me racontent leur vie, leurs souvenirs, leurs envies. Des gamins sont venus me voir pour que je leur dédicace leur guitare acoustique car c’est telle ou telle chanson de Demians qui leur ont donné envie de jouer. Voilà ce qu’est créer pour moi, ce qui est totalement le contraire d’une religion.

Dernière question: des gens t’ont-ils déjà contacté pour répondre à des questions que tu poses dans tes albums?

La dernière fois, on m’avait demandé si j’aimais les lasagnes (rires)! C’est très compliqué pour moi de mettre des mots là-dessus. Je pense que c’est plus du ressenti. Quand la machine se met en route, il se produit une sorte de boucle qui fait que ce sera comme ça et pas autrement. On me pose souvent la question de savoir si mes albums ne seraient pas meilleurs avec un producteur extérieur. La réponse serait que ce serait juste différent. Tout ce que je souhaite, c’est que les gens restent fidèles à eux-mêmes et suivent leurs convictions car c’est ce que je fais de mon côté.



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  • Je me permettrais pas de juger sur le fait qu’il se la pète où pas car je ne le connais pas !
    Et je sais que souvent les médias déforment les propos des artistes.

    On a vite fait de faire des raccourcis, monsieur Wilson à aimé, donc ce qu’il fait est du porcupine… je ne suis vraiment pas d’accord.
    C’est même carrément différent… même si sur son premier disque il y a des influences qui crèvent les yeux, des passages que j’ai déjà pu entendre chez d’autres.

    Je respecte énormément le fait qu’il se soit battu pour ses idées, qu’il à pris le parti de se débrouiller tout seul.

    …en revanche je n’adhère pas du tout à sa musique…
    Je ne la trouve pas aussi brillante que ce que tout le monde dis…

    Je suis vraiment content pour lui, je pense qu’il donne beaucoup d’espoir aux autres artistes et que c’est quelqu’un qui (je l’espère) fera avancer les choses.

    En tout cas, il me donne envie d’avancer bien que je sache que ce milieu est vraiment difficile.

    [Reply]

  • Rien ne sert de s’emporter, je n’expose ici qu’un point de vue.
    Ok tu as peut être participé au projet de l’intérieur, depuis longtemps, mais ça je ne peux pas le savoir puisque justement l’image que donnait nicolas quand je l’ai vu était celle d’un musicien solitaire, qui avait enchainé les déceptions humaines, et qui après s’être isolé pour composer son album recommençait à chercher des musiciens. Il ne m’a pas fait part d’une aide extérieure lors de nos discussions, et insistait pour dire qu’il avait tout fait absolument seul pour ne pas continuer à être déçu.
    Tu dois le connaitre plus que moi, et bien heureusement je n’ai pas eu à participer à Demians, car les soit disant personnes qui auraient voulu profiter de lui c’est quand même du lourd sur la scène musicale.
    L’un est technicien son de Loudblast, Black bomb a et Gojira, l’autre est batteur d’Hacride et très actif dans le milieu musical de Lille, un autre encore est technicien son sur la plupart des gros spectacles de Lille, et encore un autre est responsable d’une salle de spectacle, parmi ceux que je connais de réputation. C’est très loin de l’image que tu donne d’eux. Je crois même que beaucoup ont donné de leur temps, argent, relations, et talent pour aider nicolas à avancer, avant qu’il les rembarre comme tu dis.
    Permet moi de douter de tes dires, ils ont tous une très bonne réputation ici, j’en ai déjà croisé plusieurs, et je connais leur sérieux au travers plusieurs expériences.

    On retrouve juste l’impression que j’avais eue, les autres c’est les méchants, nicolas est incompris, tout le monde veut profiter de son talent et patati patata.

    Je ne voulais pas en arriver là, mais si comme lui tu prends la mouche à la moindre critique en rejetant la faute sur les autres, c’est sûr qu’on n’avancera pas.

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  • markymark dit :

    @freaks:

    Pour avoir été justement une des vraies personnes à avoir aidé ce projet de l’intérieur, je sais que la réalité est tout autre comparé à ce que tu décris. Peut être après tout fais tu partie de ces personnes qui ont essayé de profiter de ça, ça expliquerait ta rancune si tu t’es fait rembarrer.

    La batterie du premier album c’est la mienne qu’il a enregistrée, dans la cave de ses parents, avant le premier mix de l’album où tout a été remplacé par des samples. Si tu n’es pas content c’est pareil. Il dit depuis le début que le premier album fourmille d’overdubs, que son jeu de batterie « bidon », et pour ca qu’il voulait faire le deuxieme aussi tot.
    Le violon il ne l’a pas appris en quelques mois, il a joué note à note pour pouvoir mélanger ces samples avec des samples existants. Si tu t’es renseigné un peu, que tu as vraiment lu ces interviews, tu dois être au courant.
    La promo puisque tu sais tout n’est pas géree ni par Nicolas ni par son manager.
    Maintenant des critiques si tu veux en emettre faudrait peut etre se regarder un peu dans le miroir. Peut etre fais tu partie de ces gens qui ont essayé d’escroquer Nicolas? Et tu parles de lille, mais n’était il pas là bas justement pour travailler avec des musiciens, qui eux ne se déplacaient jamais et brandissaient l’étendard « on a le manager de gojira » pour faire leur propre promo? Pour voir le projet de l’interieur, je me suis meme occupé d’aider Nicolas a trouver du matériel à des musiciens qui n’en avaient pas eux memes. Quand on voit le remerciement qu’il a eu, il y a des baffes qui se perdent. je pige mieux ce que tu dois entendre dire, un gars qui va au bout de ses projets ca plait pas a tout le monde.

    Alors ton ressenti tu le racontes si tu veux. Mais tes mensonges, tu peux aussi te les garder. des gens ds ta ville qui ont essayé de bien abuser de ce projet, justement en se disant qu’un gars tout seul ne verrait pas l’arnaque. La ou c’est pas de chance, c’est que le personnage que tu dis ne pas aimer ne se laisse pas emmerder par le premier venu.
    Meme quand tu parles d antoine, tu meles quelqu’un à ça qui ne demande rien. Antoine je l’ai rencontré plusieurs fois, il se plait dans ce groupe, ne demande qu’a jouer, et au debut du projet avait du mal a concilier son boulot avec le groupe. C’est lui qui mettait en doutes sa place, et personne d’autre que lui et nicolas n’ont essayé de chercher des solutions à ça.
    Maintenant ton probleme c’est peut etre que lui est toujours là et pas les autres. Si Nicolas est tellement intolerable, Antoine doit vraiment etre masochiste a partir deux mois en tournee avec lui…

    Enfin si tu veux le faire passer pour un donneur de leçon qui se la pete, libre à toi. Tu feras rire du monde. Mais là où tu me genes en racontant tes aneries, c’est que tu prends pour des cons tous les gens qui l’entourent comme ses musiciens son manager et ses techniciens qui sont là depuis des annees maintenant.
    Continue de parler d’un gars que tu connais pas, ca t’occupera. Affaire classée et bon vent.

    [Reply]

  • Margoth/RM dit :

    @ freaks:
    « pour moi tous ces faits viennent occulter l’aspect artistique.
    Surement dommage car l’album doit être pas mal. »

    C’est bien dommage d’agir comme ça… La musique est la musique, l’artiste et son caractère dans sa vie privée en est une autre. C’est en faisant l’amalgame de ces deux choses que l’on peut passer à côté de petites perles auditives (faut bien les nourrir ces malheureuses oreilles attend! 🙂 ). Par exemple, je ne peux pas blairer le caractère de Phil Anselmo, c’est pas pour ça que je boycotte Pantera, Down ou même son projet Arson Anthem. Au contraire, j’aime beaucoup ce qu’il a à proposer artistiquement. Et Anselmo est loin d’être le seul que je ne supporte pas mais que j’aime ce qu’ils font d’un plan strictement musical. Après tout, qu’il ait dit avant qu’il avait tout enregistré lui même ou qu’il s’agissait bel et bien de samples, qu’est-ce que ça change? Le résultat est là gravé sur CD et quoiqu’il dise, cette galette restera telle quelle à l’oreille (à moins qu’il propose une réédition réenregistrée et remasterisée bien entendu).

    Bon ok, je me tais, sinon on va dire que je suis une donneuse de leçon 🙂

    [Reply]

  • @ markymark :

    J’ai vu nicolas insister en privé, même devant ses musiciens, devant ses propres collaborateurs, ceux qui l’ont aidé à sortir le premier album. Je ne le connais pas surement autant que toi, mais crois moi, il a insisté pour dire qu’il avait tout joué, aucun sample, batterie enregistrée en cave, violons appris en quelques mois, il le dit dans plusieurs interviews. C’est là que je trouve qu’il y a abus, et même foutage de gueule.
    Pourquoi faire croire qu’il joue tout alors qu’il n’y a aucune honte à s’être aidé de samples ?

    Le projet est bien, je n’ai jamais dit le contraire. Ce qui m’agace c’est juste ce besoin d’enrober tout ça avec un prestige qui n’a pas lieu d’être.

    Je ne vais pas transcrire les discussions que j’ai pu avoir avec lui, mais oui je l’ai trouvé péteux, il remettait toujours en cause la musique des groupes dont on parlait, se moquait de pas mal de groupes ici sur lille, mais surtout avait cette facheuse impression de se placer en bien penseur, donneur de leçons, qui n’a jamais tort et un peu mêle tout. Il critiquait même assez durement son bassiste antoine !!!!

    L’image qu’il donne dans ces interviews est tout autre bien sûr, même si en creusant certaines contradictions peuvent mettre la puce à l’oreille. Je me permet juste de dire que Steven Wilson, c’est moi qui gère tout, et manageur de Gojira sont des mots qu’il se plaisait à balancer quand il parlait de son projet.

    Je reconnais son talent, mais le personnage ne me plait pas du tout, et toi qui est un de ses amis, tu dois savoir qu’à Lille il a réussi à s’embrouiller avec pas mal de personnes très appréciées.
    Rien ne sert de s’énerver, je parle juste de mon ressenti, tu expose le tien et c’est tant mieux, accepte juste que je vienne dire mon sourire à l’écoute de l’interview et que pour moi tous ces faits viennent occulter l’aspect artistique.
    Surement dommage car l’album doit être pas mal.

    @ zab :

    Le nom de Steven Wilson a été matraqué partout et même dans la communication promo du groupe, qui est gérée par nicolas et son manager. Pas étonnant que les médias après en parle. Tout ça n’est pas condamnable, mais qu’il arrête de dire que ça l’a embêté.

    [Reply]

  • markymark dit :

    @margoth désolé je m’emporte. 🙂
    C’est difficile de lire des choses sur un gars que je connais depuis dix ans et ne pas le reconaitre dedans, comme ce que dit freaks. C’est maintenant que je comprends Nicolas quand il dit préferer ne pas ecouter ce qu’on dit.
    Je l’ai vu enchainer tellement de galeres que je suis content qu’il arrive à faire sa musique alors je trouve dommage qu’on parle plus de lui sans le conaitre plutot que sa musique.
    et je conseille à freaks d’écouter le nouvel album au lieu de rester sur ses prejugés. Il y trouvera un magnifique duo de batterie àla fin de l’album qui lui prouvera que non seulement nicolas sait jouer mais aussi qu’il aime collaborer puisque ce duo est joué avec son batteur gael.

    [Reply]

  • Margoth/RM dit :

    @markymark: Calme ta colère. Je transcris ce que j’entends… En transcrivant, j’émets des interprétations des paroles dites mais uniquement dans mon esprit, elles n’apparaissent pas dans ma transcription. J’ai quand même un minimum de bon sens 🙂

    [Reply]

  • markymark dit :

    @freaks

    Tu devrais pas confondre la promo et les propos de nicolas chapel. Il dit d’ailleurs franchement que pour le premier album il a dû utiliser des samples parce qu’il n’avait pas de moyens pour faire autrement.
    Si tu veux jouer au gros bras, c’est dommage parce que c’est moi qui lui ai payé sa premiere caisse claire et il utilise la mienne sur mute dailleurs. et on se connait depuis plusieurs années. Il a utilisé ma batterie quand il apprenait à jouer pour le premier album.
    Je l’ai vu passer la plupar de son temps a pas sortir de chez lui pour pouvoir enregistrer ses idées qd il le faisait, un dévouement comme ça j’en ai pas vu souvent dans ma vie.
    Tu peux entendre des samples sur Building an Empire parce qu’il avait pas moyen de faire d’une autre façon, c’est la technique du drums replacement utilisee en studio depuis les années 80, comme les overdubs, et qd tu produis un disque sans aide et sans studio je vois pas ou est le mal. mais ca faut un minium d’oreille comme tu dis si bien.

    Par contre c’est facile de te rabattre sur lui en faisant ta petite morale, en disant qu’il joue un role, tu te dis pas 2 secondes que c’est pas lui qui fait sa bio et qui fait la promo des disques? dans les contradiction que tu dis, j’en vois pas vraiment. il se contredit comme tout le monde, mais il a jamais brandi le fait d’etre un one man band, ca le fait meme plutot chier qu’autre chose si tu lis les interview elles tournent toujours autour de ça. Je connais bien ses gouts, il m’a fait découvrir un paquet de groupes ces 10 dernieres annees, il est tres pote avec steven wilson mais il a jamais été grand fan de porcupine tree. Que ça te plaise ou pas lui il s’en fout je crois. Et si t’as trouvé qu’il se la pete tu t’es pas dit dix secondes que c’est peut etre parce que tu lui cassais les couilles qd tu l’as vu? Son grand defaut c’est bien de pas jouer de role, il est souvent trop franc pour les gens. Mais non, forcement il arrive à sortir des disques alors il se la pete. Descends un peu de ton trone toi aussi.
    Et quand tu parles d’une erreur de composer en groupe, tout ce que je sais c’est qu’il attendrait que ça de composer en groupe. Il en a eu marre d’attendre apres les gens, c’est tout. Mais on lui ^parle que de ça, comme si c’etait mal de composer tout seul. Je trouve ça enervant qu’on lui foute pas la paix sur ça. et maintenant il assume completement de faire sa musique tout seul, parce quil en a aussi eu marre que des gens essayent de s’aproprier son travail.
    Au fond tout le monde s’en fiche, les disques de Demians sont que de la (très bonne) musique, et tu peux l’attaquer autant que tu veux ca changera rien. On a le droit de pas aimer, mais pour faire croire aux gens que c’est un con faudra vous lever de bonne heure.
    Et margoth justement, il dit qu’il a le droit d’etre lui meme, il dit pas aux gens ce qu’ils doivent faire, y’a pas de contradiction la dedans. Si tu transcris toutes tes interviews comme ça tu es mal barré.

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  • Margoth/RM dit :

    N’empêche, dans un cadre purement artistique, j’ai beaucoup aimé le fait qu’il a laissé les imperfections dans le son. C’est fou le charme que ça donne à l’ensemble ^^

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  • Metal'o Phil/RM dit :

    @ freaks :
    « On a presque l’impression, à l’écouter, que composer en groupe est une erreur. Son exemple de réalisateurs est en plus inadéquat, les plus grands réalisateurs laissent toujours à leurs acteurs le soin d’apporter leurs idées, et heureusement, sinon on efface l’histoire du cinéma.
    Il devrait peut être y penser parfois. »

    Nicolas Chapel n’a jamais dit que composer en groupe était une erreur. Il a même insisté (notamment lorsqu’on lui a posé la question sur son jeu de batterie) sur le fait que ce n’était « ni meilleur, ni moins bon », c’était juste différent.
    Je pense qu’il s’agit de quelqu’un qui a juste l’obsession que ses disques soient le reflet de ce qu’il est. Quitte à ne pas pouvoir faire dépasser certaines limites techniques à ses compositions, du fait de son niveau musical.

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  • J’ai eu également l’occasion de discuter avec Nicolas aprés un concert, c’est un type simple, qui sait exactement ce qu’il veut,tout simplement, pourquoi critiquer sa façon de faire !!! c’est dommage …
    Personnellement, j’adhére complétement à sa façon de voir les choses, maintenant libre à tous de s’exprimer.
    Quant à ce que Steven Wilson a dit au sujet du premier album, ce sont surtout les médias qui reviennent là dessus …

    Hâte de l’avoir entre les mains cet album.

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  • Margoth/RM dit :

    Je ne sais pas si freaks a raison mais ayant transcrit l’interview par écrit, je suis d’accord avec lui par le fait que j’ai pu déceler quelques contradictions et incohérences dans son dialogue. freaks en a donné un exemple qui est discutable. Par contre, ce qui m’a le plus choqué était le fait qu’il ne voulait donner de leçon à personne par l’intermédiaire de ses paroles alors qu’un magnifique « je veux que les gens soient fidèles à eux-mêmes car c’est ce que je fais de mon côté ». Si ce n’est pas faire la leçon ça…

    Bon après, que Nicolas Chapel joue un rôle ou pas, ce n’est pas réellement ce qui m’inquiète le plus. Si ça lui plaît, tant mieux pour lui. S’il est réellement sincère, c’est tout à son honneur. Ce qui m’intéresse le plus est la musique en elle-même et des éléments intéressants, il y en a dedans. C’est le principal et c’est tout ce que je demande ^^

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  • J’ai eu l’occasion de croiser plusieurs fois nicolas, en privé, en public, et vu aussi en concert. Je sais de quoi je parle et ma conviction ne changera pas. Je pense avoir assez de recul pour dire que cet homme joue un rôle, j’ai pu remarquer pas mal de contradictions dans sa démarche. Il n’a rien à vendre mais en même temps il ne cesse de brandir l’image de one man band et la citation Wilson comme argument commercial. Il a soit disant tout joué tout seul pour le premier album, mais suffit d’un minimum d’oreille pour se rendre compte que les instruments comme batterie et violons sont sortis de banques de samples. J’en passe et des meilleures.
    On a presque l’impression, à l’écouter, que composer en groupe est une erreur. Son exemple de réalisateurs est en plus inadéquat, les plus grands réalisateurs laissent toujours à leurs acteurs le soin d’apporter leurs idées, et heureusement, sinon on efface l’histoire du cinéma.
    Il devrait peut être y penser parfois.

    Il a le mérite de composer, d’avoir des idées, mais de là se la pèter comme j’ai pu le voir ( je suis sur lille et j’ai eu à le croiser ), et à avoir un discours hautain comme il a pu tenir en privé, je connais des musiciens très talentueux qui ont l’intelligence de ne pas se le permettre.
    Je ne suis pas ici pour régler des comptes, j’esquisse juste un sourire quand j’entends des interviews comme celle là.

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  • markymark dit :

    à anon:

    T’inquiete on peut pas plus infondé, faut croire qu’on aime pas quand quelqu’un réussit dans ce pays.
    Chapel mérite son succès et c’est pareil pour Antoine (super bassiste) et Gael. Je les ai vu pendt une tournée et j’ai jamais vu une aussi bonne ambiance dans un groupe.
    Le disque va étonner plein de monde, comme il dit dans le podcast.
    Quand à freaks qui parle de sa vérité a lui, qu’il retourne sur son trône derriere son pc et continue d’écouter les discours d’arnaqueurs qui prétendent le contraire.

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  • à freaks:

    t’as des arguments ou alors c’est un commentaire complètement infondé?

    pour ma part l’interview m’a parue sincère

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  • Marrant à écouter tout ça, à des kilomètres de la sincérité….
    Finalement sa grande intelligence est de savoir se créer un personnage, et de construire une image de sa musique bien loin de la vérité.
    Belle performance d’acteur.
    Qu’il descende de son trône.

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  • Conception de la musique très intéressante.

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  • Spaceman4ever dit :

    Bien hâte d’écouter l’album !

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