
Il y a quelques semaines, j’avais une discussion intĂ©ressante Ă propos des mĂ©dias metal. Je disais notamment Ă mon interlocuteur que le combat pour la presse magazine Ă©tait essentiel car, si elle disparaĂ®t, cela deviendrait vraiment problĂ©matique pour la qualitĂ© de l’information. Internet Ă©tant, nous le savons, le nid d’Ă©normĂ©ment de contre-vĂ©ritĂ©s.
En ayant un modèle qui repose, d’une part sur les ventes, et d’autre part sur la publicitĂ©, la presse metal, Ă l’image de la presse en gĂ©nĂ©rale, connaĂ®t de grosses difficultĂ©s car les gens achètent moins, vont plus sur Internet, et les labels ont moins d’argent Ă donner…mĂŞme si ils leur donnent encore ce qui leur reste de budget. Ce qui pose d’ailleurs la question de la viabilitĂ© de l’information. Ah vraiment…c’est difficile d’ĂŞtre journaliste sur la planète du metal.
Vous savez ce qui serait salutaire pour la presse metal ? Un « So Metal ». Une sorte de « So Foot » mais version metal. Avec un regard frais et dĂ©calĂ©, des reportages de fond, des portraits etc. Si quelqu’un veut y aller eh bien je l’encourage car ça manque. MĂŞme si ça ne sera pas facile, le jeu en vaut la chandelle. Après, pour quel modèle Ă©conomique ? Car aujourd’hui, si l’on veut vraiment informer les gens sur la manière dont fonctionnent les choses, il faut surtout attaquer les labels. Ces derniers Ă©tant fautifs sur bien trop de points. Et pour cela il faut un certain courage. Mais quand tout est (beaucoup trop) liĂ© cela devient (très) difficile de faire un taf de qualitĂ©.
Et oui, la libertĂ© d’un mĂ©dia, elle est d’abord financière.
Le fait est qu’il y a tellement de vĂ©ritĂ©s cachĂ©es que c’est bien lĂ le rĂ´le du « journaliste » que de veiller au grain pour balancer les infos. C’est pas remuer la merde pour remuer la merde, c’est faire son travail. Très concrètement : sur les soucis internes Ă l’organisation du Raismes Fest, on m’a par exemple frontalement reprochĂ© mon introduction Ă l’article qualifiĂ©e de « très France Dimanche ». Je pense qu’en fait le milieu du metal manque d’expĂ©rience dans le domaine des mĂ©dias, ce qui est liĂ© Ă ce que je disais au dĂ©but de cet article sur l’importance d’un « So Metal ». A partir du moment oĂą les mĂ©dias et l’info n’Ă©voluent pas beaucoup …les choses restent figĂ©es et ceux qui arrivent avec des infos qui sortent un peu du lot sont tout de suite qualifiĂ©s d’hĂ©rĂ©tiques. Ce qui est, convenons-en, un bon point. Ceux qui dĂ©testent le statu quo ont raison…vous savez ce que je pense lĂ -dessus.
Il y a une diffĂ©rence entre « chercher Ă accrocher » le lecteur et proposer des informations fausses. Il y a une vraie diffĂ©rence entre faire du sensationnalisme et permettre aux lecteurs de comprendre des Ă©vĂ©nements, des problèmes qui les intĂ©ressent. Après tout est une question de ligne Ă©ditoriale…
Et quand les choses sont assumĂ©es de A Ă Z, il n’y a pas de soucis.
Si chacun assumait ses actes et ses rêves, alors on pourrait regarder des clips metal toute la journée sur canal satellite et écouter du bon son toute la journée sur la FM en voiture.
Décidément, les gens ont bien trop peur de réaliser leurs rêves pour avancer.
Lancez-vous et faĂ®tes vivre notre style…si vous en avez vraiment envie.




















































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