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Chronique   

Avatarium – Avatarium


Les bassistes sont réputés discrets, pourtant l’histoire montre qu’ils ne manquent pas de personnalité. Leif Edling, l’un des monsieur doom du metal, est de ceux-là. Faut-il simplement écouter le premier riff du nouvel album de son nouveau groupe – en compagnie, entre autres, du guitariste d’Evergrey Marcus Jidell et du batteur de Tiamat Lars Sköld – pour se convaincre de qui est aux commandes : un riff lent et massif, joué de manière ample et expressive, c’est à s’y méprendre tant on reconnaît là la patte de Candlemass ou de Krux (dont le clavier Carl Westholm fait également partie).

Mais très vite on comprend ce qui fera la particularité d’Avatarium. Le riff doom introductif se dissipe subitement, comme des nuages noirs dévoilant la lumière de l’astre lunaire. La partie qui suit rappelle franchement les chansons folks que ce hippie d’Arjen Lucassen (Ayreon) affectionne tant. Avatarium joue sur une musique ambivalente, faite de contrastes, de dynamiques et de ruptures, entre rugosité et douceur, lourdeur et légèreté, colère et mélancolie. La reprise du fameux « War Pigs » des parrains du genre, Black Sabbath, dévoilé dans l’EP Moonhorse en est même le plus fort symbole, déguisant la lourdeur de ce classique en une ténébreuse chanson folk.

Après qu’Edling nous ait habitués aux voix au grain plus prononcés de Robert Lowe et Mats Levén, celle plus lisse de la belle Jennie-Ann Smith pourra légèrement décontenancer. Mais, et même si les lignes de chant sur les parties heavy renverront très souvent à celles de Krux (« Pandora’s Egg ») ou Candlemass (« Boneflower »), elle permet d’appuyer d’autant plus la dualité de la musique ou, en tout cas, d’autant mieux démarquer Avatarium des groupes précités. Et c’est sans compter les autres musiciens qui apportent eux aussi leur pierre à l’édifice : ce piano qui clôture « Bird Of Prey » de manière très pure, les touches d’orgue Hammond, mellotron et autres sons de synthés rétros, et ces leads de guitare dégoulinants (cf. le final de l’album).

Quand bien même, peut-être Candlemass est-il mort mais son âme assurément vit dans Avatarium : un titre comme « Boneflower », ses riffs typiques, sa ligne de chant que l’on jugerait avoir déjà entendu sortir de la bouche de Robert Lowe, en est la preuve évidente. Alors, Les fans peuvent se réjouir car, tout compte fait, cette fin ne sera peut-être qu’un début. C’est en tout cas ce que fait espérer ce rassurant et inspiré premier album.

Ci-dessous la lyric-vidéo de la chanson « Moonhorse » :

Album Avatarium, sortie le 1er novembre 2013 chez Nuclear Blast



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  • Leif Edling porte magnifiquement Avatarium avec le son qu’il nous propose.
    Avatarium a un bel avenir !
    Suivez les ici : http://avatarium-france.fr/

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  • Ah, les bassistes !

    Quand t’y repenses, ils sont à l’origine du son des plus grands groupe de metal : Steve Harris et Maiden, Cliff Burton et Metallica, même Geezer a un impact énorme sur le musique de Black Sab’…

    Et puis dans le métal contemporain, à force de descendre les accordages, faudrait réfléchir à mettre plus de basse à la place des guitares.

    Libérons les bassistes métal !

    [Reply]

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