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Live Report   

Avatarium : Les inconnus du Glazart


Avatarium en concert à Paris : « enfin » pourrait-on dire ! Vous connaissez au fait ? Au vu du nombre de fans présents ce soir au Glazart, manifestement pas vraiment… L’ombre de Candlemass ne doit pourtant pas être si grande pour vous cacher ce groupe. Les Suédois offrent une musique de qualité, étiquetée doom mais accessible, et finalement proche dans sa diversité de l’esprit de Black Sabbath. Avatarium est un groupe capable d’offrir des titres ambitieux comme « The Sky At The Bottom Of The Sea » et des morceaux plus directs comme « Run Killer Run ».

La formation est accompagnée par le trio grec The Slayerking qui produit un doom plus âpre et sombre. Mais aussi très intéressant. Poussons donc les portes de la salle située la Porte de La Villette pour voir et entendre tout cela de plus près. Peu avant 20H, The Slayerking entre en scène. La scène du Glazart n’est pas immense évidemment mais à trois, le groupe a de la place et n’est de toute façon pas du genre très mobile.

Artistes : AvatariumThe Slayerking
Date : 25 Septembre 2017
Salle : Glazart
Ville : Paris [75]

Bonne prestation de The Slayerking

Le chanteur/bassiste, Efthimis K, tout de noir vêtu, est affublé d’un chapeau à larges bords d’où pendent des franges, masquant totalement son visage. Il restera ainsi caché tout au long du concert. Malgré un son moyen, les Grecs arrivent à restituer et faire apprécier leur doom de bonne facture. Ils instaurent même une ambiance mystérieuse en particulier avec cette façon d’introduire chaque titre d’une voix énigmatique. Car le trio, certes statique, n’oublie pas d’établir le contact avec les fans. Efthimis K dira un mot sur Avatarium avant que The Slayerking ne quitte un public peu nombreux mais réceptif à juste titre.

Sacrée chanteuse !

Il est 20H45 quand la tête d’affiche investit la scène à son tour. Tout de suite le son est bien meilleur et permet à la musique de se développer de bien belle manière. « Pearls And Coffins » est monstrueux, « Medusa » explose en live et « Girl With The Raven Mask » est splendide. Et que dire des magnifiques « The Sky At The Bottom Of The Sea » ou encore « Moonhorse » !? Tous ces titres prennent vraiment toute leur dimension sur scène, comme s’ils étaient libérés physiquement de la cage du support CD ou vinyle. Ils sont évidemment exécutés par des musiciens qui connaissent leur sujet. Cela aide ! Le son est donc propre. Par contre le bât blesse sur l’aspect lumières qui ne rend pas hommage à la formation qui se produit, souvent éclairée de rouge ou de violet. On aimerait un plus bel écrin pour que le spectacle prenne une autre dimension.

En attendant, le groupe fait vraiment plaisir à voir même sous cet éclairage peu flatteur. On sent les musiciens concernés, heureux d’être là. Leurs sourires en sont la preuve la plus flagrante. Et chacun dégage indéniablement quelque chose de positif. Et au centre des débats Jennie-Ann Smith, avec sa voix impeccable bien que peut-être retenue à quelques endroits, qui anime la soirée. Elle n’hésite pas à établir le contact avec les fans, à les faire chanter. La reprise acoustique de Led Zeppelin, « In My Time Of Dying », offre une plage plus calme au concert afin de reposer les esprits et souligne particulièrement les capacités vocales de la chanteuse. Impressionnant. Au-delà, la reprise n’apporte pas énormément par rapport à l’original.

Beaucoup de rouge…

Ce soir les fans n’étaient pas nombreux, quelques dizaines à peine. Néanmoins, et heureusement pour le groupe, l’ambiance était malgré tout très forte. Le public présent était assurément motivé tandis que le groupe donnait l’impression de jouer devant une salle remplie. Professionnalisme de musiciens rompus à l’exercice ? Peut-être. Mais comment alors expliquer le temps qu’auront pris les membres du groupe à la fin du concert pour rester avec les fans, signant des autographes, discutant, disponibles, amicaux ?

Le public aura eu droit à une heure et demi de concert organisée sur le dernier album des Suédois, Hurricanes And Halos. Le groupe n’aura pour autant pas oublié les autres productions d’Avatarium. Malgré la faible audience, espérons revoir tout de même Avatarium dans nos contrées dans un avenir pas trop lointain. En attendant, fans de Black Sabbath, dressez une oreille attentive sur Avatarium car vous pourriez être surpris et revenez les voir en concert car leur prestation était vraiment généreuse.

Setlist :

Into The Fire
Pearls And Coffins
Kiss From The End Of The World
Starless Sleep
Run Killer Run
In My Time Of Dying (reprise de Led Zeppelin)
Medusa
Girl With The Raven Mask
Deep Well
Sky At The Bottom Of The Sea
Moonhorse
When Breath Turns To Air
Avatarium

Live report et photos : Loïc « Lost » Stephan.



Laisser un commentaire

  • Concert monstrueux, probablement mon meilleur de l’année si Leprous ne leur ravit pas la place avec la tournée qui s’annonce. Un groupe heureux de défendre sa musique sur scène, un public très réceptif et enthousiaste, une qualité d’interprétation superbe, tout y était.

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  • Asp Explorer dit :

    Même expérience, il n’y avait pas grand monde – peut-être 150 pèlerins, je dirais. Mais sur scène, ils se donnaient comme s’ils étaient à Bercy, parce que ce sont des groupes qui ne tournent pas tant que ça, alors quand ils ont la chance d’être sur scène, ils font le show. Comme quoi, on peut encore voir d’excellents concerts pour 20 balles. Il faut noter aussi que le son du Glazart s’est bien amélioré depuis la réfection de la salle l’an dernier, on a moins l’impression d’être dans un parking (C’EST un parking, OK, mais quand même).

    [Reply]

  • leur dernier album est fabuleux et de très grande qualité. Après une petite baisse constatée au niveau de leur deuxième réalisation The Girl With The Raven Mask , ils ont réussi à nous sortir cette année Hurricanes And Halos ,un album classieux. Leur premier album est déjà culte.
    Un groupe atypique au potentiel énorme animé par son couple formé de Jenny-Ann Smith – chanteuse à la non-Metal attitude gagnante- et Marcus Jidell , un des guitaristes les plus inspiré du moment.
    L’expérience scénique doit être effectivement originale.

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    JAM

    moi j’y étais et c’était vraiment très bon malgré un manque flagrant de lumières mais vraiment intimiste ! mention spéciale à Pearls and coffins et avec le radiocassette aussi !

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