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Interview   

Beartooth : se soigner par la musique


Pour bon nombre d’artistes, la musique est plus qu’un exutoire, c’est une thérapie à travers laquelle on expose plus ou moins explicitement, par la composition et/ou les textes, des combats intérieurs et autres émotions intimes. Beartooth incarne cela à cent pour cent, des textes sans fard jusqu’à la manière dont est pensée la musique de Caleb Shomo.

Ce projet, au départ constitué par un seul homme, sans aucune vocation publique et sans autre ambition que celle de se soigner, a changé de dimension pour devenir un groupe qui se produit devant un public, vend des disques et fait des interviews. Nous en avons parlé avec Caleb car c’est une chose d’écrire un journal intime, c’en est une autre d’en faire un roman. Nous avons voulu en savoir plus sur la manière dont Caleb vivait le partage médiatique – mais aussi le partage avec ses collègues de travail – de son projet de vie.

« Le fait de me produire sur scène, de me maintenir en forme, faire monter le niveau d’endorphines, ces choses sont importantes pour ma propre santé mentale. Du point de vue des paroles, pouvoir vider mon sac comme ça m’a toujours aidé à avancer, à continuer dans ma vie. »

Radio Metal : Le projet a commencé comme une « automédication artistique pour un multi-instrumentiste et producteur, seul, sans ambition de carrière ou de grandes perspectives », mais il a rapidement pris de l’ampleur. Comment as-tu géré le fait que ce projet très intime, très personnel, devienne populaire et commence à attirer des auditeurs ?

Caleb Shomo (chant) : Au début, c’est sûr que c’était un peu bizarre. Je n’imaginais pas que les choses évolueraient si vite. Je veux dire par là que quand j’ai commencé, je n’imaginais pas que les choses évolueraient de quelque manière que ce soit. Je pensais que ce serait juste un projet passager, pendant mon temps libre, pour s’amuser. Lorsque c’est devenu un projet à plein temps, c’est effectivement devenu plus stressant, mais en même temps, j’adore tourner, j’adore tout ce que faire partie d’un groupe implique. Je me suis donc dit : « Rien à foutre, pourquoi ne pas tenter le coup et voir ce que ça donne. »

Est-ce que ça te fait bizarre de partager ces paroles très personnelles avec un public, au lieu de le faire juste pour toi ?

C’est un peu embarrassant en effet. Un certain nombre de choses pour moi sont extrêmement personnelles. Quand j’écris pour Beartooth, je ne pense pas vraiment au fait que des gens vont écouter le résultat. J’essaye de faire de la même façon que quand j’ai commencé, quand j’écrivais des chansons juste pour moi. Ceci dit, quelque part je m’y suis fait, au point où j’en suis. Je vis mieux le fait d’être ouvert sur ces sujets que d’être renfermé. J’imagine que, somme toute, c’est quelque chose de positif.

Parles-tu parfois de ces sujets personnels avec ton public, de manière plus directe ?

Oui, quelquefois. Ça dépend de la personne, ça dépend du moment, ça dépend de comment je me sens… En général si quelqu’un veut en savoir plus, je suis plutôt ouvert là-dessus. Après, j’ai envie de dire, je pense que les paroles de Disease sont beaucoup plus directes et faciles à interpréter, donc avec un peu de chance les gens peuvent comprendre ce que j’essaye de dire de but en blanc.

Est-ce que le fait de partager avec des gens et les aider t’aide toi-même à combattre tes démons ?

Oui. Je pense que c’est toujours puissant quand la musique peut aider quelqu’un à surmonter des épreuves. C’est encore un outil pour moi, toujours. J’adore écouter de la musique et j’adore pouvoir m’identifier à des textes et autres. En gros, pour moi, si Beartooth peut aider qui que ce soit, c’est vraiment cool, mais si on veut juste la musique sans trop se concentrer sur les paroles, c’est très bien aussi. J’essaye juste de passer un bon moment, et de faire une musique qui me fait me sentir mieux, et j’espère que ça aide d’autres personnes aussi.

Au final, Beartooth est devenu un groupe. N’était-ce pas difficile au premier abord d’inclure d’autres personnes dans un processus artistique aussi personnel ?

J’imagine que ça dépend du morceau et de ce que vivent les autres, mais ces gars sont mes meilleurs amis et le sont depuis très longtemps. Je pense que nous comprenons simplement le rôle de chacun dans le groupe. Ils sont tous très respectueux envers ce que je fais, et j’ai beaucoup de respect pour ce qu’ils font tous. Je pense que tout ça est une expérience positive et exaltante. Enfin, honnêtement, je ne suis pas sûr de connaître leur rapport aux textes… [Rires] J’espère qu’ils en tirent quelque chose, et si ça n’est pas le cas, ils déchirent tout sur scène tous les soirs, donc je suis ravi.

La biographie dit « c’est une musique sur la survie ». Ce sont des mots plutôt forts. Dirais-tu qu’écrire ces paroles et jouer cette musique est une façon pour toi de survivre ?

Pour moi, oui ! Je pense que ça me permet de garder les pieds sur terre mentalement. Y compris le fait de me produire sur scène, de me maintenir en forme, faire monter le niveau d’endorphines, ces choses sont importantes, pour moi en tout cas, pour ma propre santé mentale. Du point de vue des paroles, pouvoir vider mon sac comme ça m’a toujours aidé à avancer, à continuer dans ma vie. « Survie » est peut-être un mot un peu fort [petits rires] mais au final, il me semble que c’est plutôt approprié.

Votre musique présente un mélange de mélodies et d’agression, l’un des meilleurs exemples étant le morceau « Infection », qui contient des passages très agressifs, mais aussi un refrain très mélodique, positif et accrocheur. C’est important de contrebalancer la noirceur par des mélodies qui suggèrent une conclusion heureuse ?

Oui, je pense que si je n’écrivais que des choses purement rageuses, négatives, je ne me sentirais probablement pas terrible [rires]. J’adore le heavy metal franc du collier, mais pour Beartooth et ce dont parlent les textes, ça ne convient pas vraiment à tous les morceaux. J’essaye toujours de faire en sorte que chaque chanson ait son identité, et de me concentrer sur ce dont chacune a besoin. Si ça doit être complètement heavy, ça sera complètement Heavy, si ça doit être complètement mélodique, ça sera complètement mélodique, mais la plupart du temps ça tombe entre les deux, et je pense que c’est important pour le son de Beartooth.

Vous avez des chansons très positives et mélodiques comme « Believe », des morceaux plus énervés, et aussi des morceaux qui mélangent ces deux aspects. Peux-tu nous parler du processus à l’issue duquel on obtient cet équilibre entre violence et mélodicité ?

Si je pouvais, je le ferais! Honnêtement, ça arrive, c’est à peu près tout. Je ne m’attaque pas à une chanson avec des idées préconçues. Quand j’écris un morceau, j’essaye simplement de faire ce qui est le mieux pour lui, et ce que je pense qui, en tant qu’auteur et producteur, sera le plus cohérent. Ça dépend tout simplement d’où se situe le morceau, des passages que j’ai écrits, des paroles. Comme je l’ai dit précédemment, si ça doit être complètement heavy, ça sera complètement heavy, si ça doit être complètement mélodique, ça sera complètement mélodique, et la plupart du temps ça se situe plus ou moins au milieu.

« Ce que je suis, en tant que personne, se révèle vraiment dans les chansons de Beartooth. Que ce soit dans les paroles ou dans les différentes parties : parfois les morceaux sont très décousus, comme si j’avais écrit la moitié en étant au top et l’autre moitié en étant au fond du trou. »

Tu as décrit cet album comme étant une « tornade d’émotion », que tu avais « des hauts et des bas de dingue, et beaucoup de moments intenses ». Les gens souffrant de dépressions peuvent faire l’expérience de ces tornades, avec de grands moments de joie qui peuvent se suivre immédiatement de grands moments de tristesse, d’anxiété, de stress et de peur. Est-ce ce que ta musique représente ?

Oui, totalement, c’est exactement ce à propos de quoi j’écris. J’écris sur les combats pour gérer ces émotions variables, les hauts et les bas de la vie. Je pense que tout ça est très important, et ce que je suis, en tant que personne, se révèle vraiment dans les chansons de Beartooth. Que ce soit dans les paroles ou dans les différentes parties : parfois les morceaux sont très décousus, comme si j’avais écrit la moitié en étant au top et l’autre moitié en étant au fond du trou. Ça contribue totalement au son.

Tu dis: « Cet album ne parle pas de gagner quoi que ce soit. Il parle de ne serait-ce que commencer à apprendre comment gérer ces choses. » Dirais-tu que la clé pour aller mieux est d’accepter la maladie pour y faire face et guérir ?

Absolument, à cent pour cent. C’est exactement ce dont parle l’album entier. Il s’agit simplement d’essayer d’en apprendre plus sur moi-même, d’être plus honnête avec moi-même, et de savoir ce dont j’ai besoin pour être en meilleure santé, pour aller mieux. Que ce soit physiquement ou mentalement, je pense qu’accepter le mal et l’affronter bille en tête est le premier pas.

En général, quand on va voir un psy, il dit que le principal objectif n’est pas d’être pleinement heureux mais simplement d’accepter qui on est et d’essayer de gérer les petits problèmes qu’on peut avoir, un par un. Dirais-tu que c’est en quelque sorte le sujet de l’album ?

Je crois que je comprends où tu veux en venir. J’ai vu mon lot de psys et de gens dans le genre dans ma vie, et je pense que le gros du travail est d’accepter la réalité, et de réaliser que ça ne veut pas dire qu’on est une personne mauvaise ou faible, ou quoi que ce soit de ce goût-là. Cela veut juste dire qu’on est humain et qu’on fait face à des choses auxquelles tout le monde fait face, mais que tu le vis un peu différemment. Je pense que c’est plutôt bien vu.

Tu as enregistré les voix, les guitares, la basse, la batterie, et tu as mixé l’album toi-même. As-tu besoin de garder la musique très personnelle ?

Oui, pour moi c’est très confortable de savoir que j’ai carte blanche avec Beartooth, je fais ce que je veux, et je joue les morceaux de la manière que je veux. Je ne joue d’aucun instrument sur scène, je n’ai pas joué d’instrument sur scène depuis huit ans il me semble, de fait c’est l’occasion une fois tous les deux ou trois ans d’y revenir et de jouer de la musique. J’adore jouer des instruments, c’est donc toujours important pour moi de pouvoir l’exprimer à un moment donné, et c’est pour les albums de Beartooth que j’ai l’occasion de le faire.

Comment as-tu appris à jouer de tous ces différents instruments ?

C’était principalement en autodidacte. Je viens d’une famille très portée sur la musique. Ma mère m’a fait prendre des cours de piano quand j’étais très jeune. Ça m’a en quelque sorte donné une base pour ce que je sais maintenant. Mais vraiment, j’ai toujours adoré la musique et ai toujours été obsédé par elle. Ça a toujours été mon truc préféré dans la vie. Quand j’ai commencé à jouer de la guitare, mon frère a eu une batterie, j’ai donc commencé à en jouer, et puis mes parents m’ont offert une basse environ un an après, et j’ai commencé à en jouer comme un fou, et puis j’ai appris à chanter… J’imagine que c’est juste des années de pratique [petits rires], comme n’importe qui d’autre pourrait te le dire.

Penses-tu que le fait de pouvoir jouer de multiples instruments fait de toi un meilleur compositeur, parce que tu saurais mieux comment les combiner ?

Pour moi, c’est un processus qui coule de source, parce que quand j’écris, je peux entendre toutes les différentes parties, et j’essaye de tout écrire comme une unité soudée, au lieu d’essayer de faire tenir ensemble cinq idées différentes. Tout n’est qu’une seule idée, et je réfléchis à comment exactement je veux jouer de chaque instrument. Pour moi c’est un élément clé de Beartooth qui permet, selon moi, de garder l’ensemble cohérent, et les morceaux bien concentrés.

Tu as reçu l’aide de Nick Raskulinecz pour cet album. Quel a été son apport à ta musique ?

Avant d’aller à Blackbird, le studio où j’ai tout enregistré, je suis allé au studio de Nick pendant cinq jours, avec mon disque dur et mes chansons. En gros, nous avons tout écouté, et il m’a vraiment aidé pour décider quels morceaux, d’après lui, feraient penser à un album complet, quels morceaux ne devraient pas être dans l’album, et puis, de petits détails. Par exemple, quand nous avions fixé la tracklist et les morceaux sur lesquels nous voulions avancer, il m’a vraiment aidé à donner une direction aux morceaux, dans le sens où il disait : « Oh, la batterie devrait être légèrement différente ici. Il pourrait y avoir une autre piste de guitare ici », des choses comme ça. Il a mené l’album vers sa forme finale et m’a aidé à compléter les tonnes d’idées que j’avais pour cet album. Et puis, j’ai aussi mixé l’album dans le studio, nous avons donc pu faire un peu plus de post-production ensemble. Il donnait des conseils sur le mixage, en quelque sorte. Je travaillais pendant quelques heures, à l’issue desquelles il venait écouter et donner son avis, attirer mon attention sur des choses… Nick est un génie absolu, et c’était vraiment amusant de travailler avec lui. Il est tellement bon comme producteur et compositeur. C’est la personne qui comprend le mieux la musique rock que j’ai jamais rencontrée.

« C’était très confus. Pendant le processus d’écriture, je me suis découragé, vers la mi-parcours. Ça a pris tellement, tellement de temps. »

L’album a été enregistré dans un tout nouvel environnement. Comment cela l’a impacté ?

Blackbird, et même le simple fait d’être dans ces studios incroyables, je pense, m’a donné bien plus d’options. L’album sonne beaucoup plus authentique grâce à ça. J’adore faire des albums dans ma cave, c’est très marrant, mais je voulais me dépasser pour cet album, et je me disais que si je devais tout faire, sans utiliser de samples de batterie ou des modélisations de guitare, des choses de ce genre… j’ai réalisé que je voulais le faire dans un studio qui possédait tout ce que je pouvais essayer. Ils avaient tous les micros, le moindre matériel pour la guitare, toutes les percussions qu’on puisse imaginer. Il n’y avait aucune autre limite que celle de ma propre créativité, et c’était très excitant.

Dans quelle atmosphère l’album a-t-il été enregistré ? Dans quel état d’esprit étais-tu ?

C’était très confus. Pendant le processus d’écriture, je me suis découragé, vers la mi-parcours. Ça a pris tellement, tellement de temps. Honnêtement, faire que toute l’équipe soit sur la même longueur d’onde quant aux chansons à utiliser et préparer tout le monde à aller en studio a pris beaucoup de temps. Quand nous sommes finalement entrés en studio, j’étais plutôt nerveux au début, parce que d’une part, je n’avais jamais fait un album entier dans un studio aussi balèze avant cette fois, et d’autre part parce que c’était beaucoup de pression. La réalité est que faire un album comme je l’ai fait supposait de gros enjeux financiers, un gros investissement de temps, beaucoup de gens impliqués. Donc oui, j’ai ressenti beaucoup de pression, mais en fin de compte, j’ai toujours essayé de l’ignorer, de faire mon truc et de me faire confiance en tant que producteur. J’en suis très content, très content du résultat.

Le titre éponyme a été le premier morceau écrit, et apparemment, il a donné le ton pour le reste de l’album…

Oui, c’est le premier morceau que j’ai écrit. À l’origine c’est venu quand nous étions en tournée. Nous avons fait une très, très longue tournée en hiver. Nous étions en Europe, et je ne me sentais pas bien du tout mentalement. J’ai eu une conversation avec des gens, et d’un seul coup, le mot « disease » (maladie, NdT) est apparu dans ma tête, et j’ai décidé que je devais dès lors chercher à comprendre qui je suis et ce dont j’ai besoin pour aller mieux. Et puis je suis rentré chez moi et j’ai écrit le morceau « Disease », en janvier-février 2017, je crois. Ça a effectivement donné le ton pour toute la suite.

La chanson « You Never Know » a été écrite en collaboration avec le compositeur et producteur Drew Falk, après quelques heures de conversation dans un café…

Je suis allé à Los Angeles pendant un mois, pour écrire, et rencontrer différentes personnes, pour essayer de voir ce que je pouvais trouver d’autre en matière de chansons. Et j’ai rencontré Drew, et je ne sais pas, j’ai pensé que ce serait bien que nous nous connaissions un peu mieux. Nous nous sommes vraiment ouverts l’un à l’autre : nous avons pris un café pendant deux ou trois heures et parlé de tout un tas de choses, les épreuves mentales que nous vivions chacun de notre côté. Et puis nous en sommes venus à écrire « You Never Know » en quarante minutes. C’est un de mes morceaux préférés de l’album. C’était plutôt une bonne journée! [Petits rires]

Apparemment le morceau « Clever » a été également écrit assez vite, lors d’une après-midi en studio. Voulais-tu que la fin de l’album soit brute et spontanée ?

Pour être honnête, je n’avais même pas prévu que ce morceau soit sur l’album ou soit la conclusion de l’album. J’avais écrit un autre morceau, que j’avais écrit des mois auparavant, en novembre 2017 il me semble, que j’avais envisagé comme la fin de l’album pendant des mois, mais quand j’ai écrit « Clever », il m’a semblé que ça avait du sens, ça paraissait être une façon plus cohérente de parachever l’album. Je finis toujours un album avec quelque chose de foutrement triste [petits rires], en général c’est assez sombre et bizarre. Pour cette fois, je voulais être un peu plus direct et facile à comprendre.

Ce qui est intéressant avec ta musique, c’est que si on ne fait pas attention aux paroles, l’album paraît très positif !

Oui, je pense que c’est quelque chose sur lequel j’essaye de travailler. Pour moi en tant que compositeur, la musique est extrêmement importante, et je pense que je ressens sûrement plus encore d’émotions dans la composition des instruments que dans les paroles, franchement. Je veux juste me sentir bien, quand j’écoute de la musique. Je pense que des paroles sombres, avec des arrangements sombres, c’est peut-être un peu de trop parfois. En ce qui me concerne personnellement, j’aime un peu combiner les deux.

Comment te sens-tu quand tu joues sur scène ? Sont-ce de bons moments ?

Oui, j’adore jouer sur scène. Sur certains morceaux, je suis très ému, mais pour la plupart, je les ai joués pendant des années [petits rires], des centaines de fois, donc il s’agit plus de faire en sorte que la foule passe un bon moment et de laisser éclater toute mon énergie pour la journée. Donc j’adore vraiment donner des concerts.

La biographie promotionnelle fournie avec l’album insiste sur des termes comme « honnêteté », « authenticité » ou « rage pure ». Penses-tu que ce sont les mots qui définissent le mieux ta carrière d’artiste ?

Oui. Je pense que pour tout artiste, ce qu’on essaye vraiment de faire est de s’exprimer de ce que l’on pense être la meilleure façon possible. Pour moi c’est avec la musique, et je pense que je fournis toujours mon meilleur travail quand j’essaye d’être le plus honnête possible. Et quand je commence à penser à d’autres personnes, et que j’essaye d’écrire un morceau pour satisfaire quelqu’un d’autre, ou que j’essaye de faire ce qu’on voudrait que je fasse, j’ai l’impression que ce n’est pas aussi bien, tout simplement. L’honnêteté est toujours la priorité pour moi quand il est question d’art et de musique.

Interview réalisée par téléphone le 5 septembre 2018 par Philippe Sliwa.
Transcription & traduction : Adrien Cabiran.

Site officiel de Beartooth : www.beartoothband.com

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