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Blow Up Your Video   

Belle et dangereuse


Un petit débat a eu lieu hier à la rédaction après la critique hautement cinglante qu’a rendue le Doc sur le dernier clip de Volbeat : sans intérêt esthétiquement comme en termes de divertissement. Spaceman – comme à son habitude et on le remercie pour cela – avait matière à redire sur cet avis bien tranché. Je doute qu’il y aura moins débat sur l’esthétique et la faculté à nous divertir du dernier clip de Slash pour le titre « Beautiful Dangerous », lâché sur la Toile le 28 octobre dernier.


Il faut bien avouer que l’esthétique de Miss Ferguson, a.k.a. Fergie, sortie des Black Eyed Peas le temps de quelques escapades avec Slash, est liée à de bonnes facultés de divertissement, c’est-à-dire propre à nous extraire de la vérité de notre quotidien. Fergie est un très bon euphorisant ! Mais comme d’autres produits euphorisants, elle a son côté tranchant.

Mais continuons d’abord sur les bienfaits de la présence de la belle. Il est tout aussi jouissif de l’entendre vocaliser dans nos contrées métalliques que de la voir se trémousser en slip en cuir ou d’afficher en gros plan ses formes alléchantes. J’espère que les quelques esprits chagrins qui se seront plaints de l’intrusion de la pop star de ce côté de la barrière musicale (barrière qu’ils aiment ériger comme un beau mur de Berlin) reconnaîtront au moins ses bienfaits dans notre univers de machos.

Mais concentrons-nous un peu plus sur ce que nous montre précisément ce clip. Fergie n’y interprète pas une groupie potiche mais un dangereux appât à rock star. A l’instar du personnage interprété par Kathy Bates dans le film « Misery », tiré du roman de Stephen King, elle est plutôt du genre « fan barjot ». Mais l’homme qu’elle idolâtre ne lui tombe pas entre les pattes à la faveur d’un accident de voiture sur une route enneigée et elle ne lui pète pas les chevilles à coups de masse. Le personnage de Fergie sait créer (à l’aide de la nature qui l’a si bien pourvue) sa propre chance et le cran d’arrêt remplace la masse.

Et là, on repense à Animal et son couteau. C’est qu’il aurait pu en faire des dégâts ce vilain bestiau ! Ça nous rappelle que le fossé entre les stars et leurs adorateurs n’est pas d’une grande largeur et qu’ils sont finalement très accessibles dès lors qu’on sait les toucher. Le schéma de ce clip est cependant à l’inverse d’autres cas connus dans la réalité. Le meurtrier de Dimebag Darrell a franchi le fossé en passant du côté de son idole comme Mark David Chapman avait dû aller vers John Lennon pour nous en priver à jamais. Ici, le personnage de Fergie conduit plutôt vers sa toile la star qu’elle aime « à la folie » pour se l’approprier comme d’autres reliques prouvant son adoration.

Cependant, plutôt que de nous rabâcher qu’une femme belle est forcément dangereuse (ce qui est parfaitement faux, cf. Sarah Palin) ou que la célébrité comporte des dangers mortels, ce clip nous rappellerait plutôt la propension des fans à faire de leurs idoles leur objet, de même que la tendance toute humaine à adorer amène souvent l’homme à réifier, transformer en objet soumis à ses désirs, ses dieux, et qu’on ne détruit jamais autant que les choses qu’on aime le plus.



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  • Déjà tu ferais bien de faire la différence entre Cécile et Céline connard !

    Pfff, dragueur de bas étage va. Avec Metalo on va t’expliquer comment faire.

    Donc ma chère Cécile, si tu souhaites devenir notre Miss Décembre il n’y aura pas de problèmes. ^^

    [Reply]

    Stupéfiant, j’étais pourtant persuadé de l’appeler Cécile. Il faut que je fasse attention à ce que je prends avant de poster un commentaire.

    En tout cas, le message est déjà quelque peu lancé en attendant un appel plus officiel.

  • Délicieuse conclusion à la Oscar Wilde ! =)

    PS : Fergie, Miss décembre ? 😉

    [Reply]

    Nous pensions plutôt à une de nos lectrice… Céline ? 😉

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