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Chronique   

Billy Idol – Kings & Queens Of The Underground


Ancien leader du groupe punk Generation X, membre des Bromley Contingent (rassemblement de la jeunesse underground londonienne, connu pour suivre les Sex Pistols), le chanteur « coton-tige » peroxydé Billy Idol – après être passé de popstar aux titres repris maintes et maintes fois à la new-wave, au délire techno-rock pour rôlistes, en passant par la case hard rock puis la case drogue – revient à presque soixante ans avec un nouvel album : Kings & Queens Of The Underground.

Sans réel surprise, c’est un album à la croisée des genres qui est proposé, une forme de rétrospective sur l’œuvre complète de l’artiste, sans pour autant plonger dans la facilité d’une compilation « best-of », mais plus une introspection sur le travail passé, teinté de mélancolie et empreint de souvenirs fantômes. En immersion dans la new-wave gothique, où les claviers supplantent la guitare (ce solo psychédélique sur le semi orchestral et quasi trip-hop « One Breath Away ») et où Billy joue les crooners avec élégance (on y entendra parfois comme du Ian Astbury ou Mark Lanegan) pour une ambiance très ballade 80’s, l’album fait grandement référence à l’époque du Bromley Contingent, cette époque « no future » où la vie lui semblait plus simple, et plus belle. C’est pourtant un souvenir en partie plus terne que l’on retrouve.

Le disque pourrait avoir l’air d’un testament musical, ouvert par « Bitter Pill » qui serait un message aux fans signant le come-back du fainéant (le nom Billy Idol, vient en fait de « idle », adjectif qu’employait ses enseignants à son propos, transformé en guise de pied de nez). Pourtant, le premier single proposé en diffusion « Can’t Bring Me Down » remet doucement la pêche, rappelant les grandes heures de l’artiste. On peut dénigrer l’idole, mais on ne peut la briser, un titre qui laisse tout de même perplexe : avons-nous ici un nouveau titre MTV enjoué et facile ou bien retrouve t-on vraiment la glorieuse star des 80’s ? Au fur et à mesure que les chansons s’enchaînent, la guitare de Steve Stevens, avec qui il travaille depuis presque toujours, monte en puissance et les chansons finissent par s’équilibrer, quand bien même parfois on pourra ressentir comme une resucée de « Rebel Yell », comme dans « Postcards From The Past », ou des titres de l’acabit de U2, comme « Love And Glory ». Le titre éponyme « Kings & Queens Of The Underground » joue quant à lui la carte de la ballade acoustique, tirant les larmes et un bilan sur ses années de gloire, sincère, grave et très belle.

Billy retrouve tout de même sa verve et son « peps » sur le remuant « Whiskey And Pills » – ses vieux démons, mais pourtant ses plus vieux compagnons de route. Chanson faisant la clôture de l’album et renvoyant l’artiste vers les sommets qu’il a connu. Et montrant, malgré un disque qui pourra paraître parfois trop calme et langoureux, qu’il en a encore sous le coude. Kings & Queens Of The Underground c’est la quintessence des années 80 à écouter pour se replonger dans une autre époque.

Voir le clip de « Can’t Break Me Down » :

Album Kings & Queens Of The Underground, sorti le 20 octobre 2014 chez BFI Records Kobalt.



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