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Interview   

Black Country Communion : la corneille renaît de ses cendres


Black Country Communion avait quelque peu disparu des radars depuis l’album Afterglow de 2012. Le groupe de Glenn Hughes et Joe Bonamassa marquait un hiatus après avoir sorti trois opus sur trois ans. Joe ne voulais pas tourner, Glenn Hugues est alors parti s’illustrer au sein de California Breed, emportant Jason Bohnam avec lui, groupe finalement avorté après un album, puis revenant en solo (on est jamais mieux servi que par soi-même) huit ans après son dernier album. Il a fallu la conscience d’un travail inachevé de Joe Bonamassa ainsi qu’une concordance d’emplois du temps pour remettre Black Country Communion sur les rails, qui nous revient avec son quatrième album BCCIV.

Désormais, Black Country Communion n’a plus la même vision quant à son avenir. La formation ne sera jamais un monstre de tournée. L’enthousiasme n’a pas disparu, il est simplement plus mesuré avec une notion de plaisir à composer et interpréter entre amis qui a pris le dessus. Toutefois, Glenn Hugues et Joe Bonamassa ont voulu donner de la profondeur à leurs propos. Conséquence, sans doute, de la condition tragique de la mère de Glenn pendant la composition de l’album, décédée d’un cancer. Certes, Black Country Communion joue toujours un classic rock enjoué, il n’est pas futile pour autant. BCCIV est un exutoire pour les membres du groupe, une réflexion sur les abus du passé et surtout l’expérience d’une alchimie parfaite entre les deux forces créatrices. Glenn Hugues – légèrement diminué par un rhume le jour de notre rencontre – revient sur une composition empreinte d’émotions, sur la volonté commune avec Joe d’écrire des chansons qui ont un véritable sens, en somme sur le dessein sérieux mais sans prétentions de BCCIV.

« Il y a environ un an, [Joe] a commencé à écouter toutes nos œuvres et il a dit qu’il a commencé à se sentir très mal à l’aise, qu’il avait le sentiment que nous n’avions pas fini notre boulot. Il avait l’impression qu’il y avait plus à dire. »

Radio Metal : Black Country Communion a été mis en sommeil après la sortie d’Afterglow parce que Joe ne voulait pas tourner. Ensuite tu as fait California Breed mais le groupe s’est aussi séparé parce que cette fois Jason avait d’autres choses prévues. Maintenant, tu es de retour avec Black Country Communion : as-tu changé d’état d’esprit par rapport au fait de travailler avec un groupe comme celui-ci ? As-tu moins d’ambition de tournées et d’attentes ?

Glenn Hughes (chant & basse) : La situation avec Black Country est la suivante : lorsque Joe et moi nous sommes réunis pour la première fois en 2009, avant la naissance du groupe, Joe m’a dit très gentiment : « Je suis un artiste solo, je le serais éternellement. Donc tout ce que je fais en dehors de ma carrière solo sera secondaire. » Et je lui ai dit : « Pigé, je comprends, parce que j’ai moi-même fait la même chose. » Donc après les deux premiers albums, qui étaient fantastiques, il n’y avait pas beaucoup de concerts, juste peut-être trente concerts et nous avons fait un autre album. Nous n’avons pas pu tourner parce que Joe était très, très occupé, mais souviens-toi, il m’avait prévenu, n’est-ce pas ? Donc lorsque le groupe a été mis en sommeil, comme tu l’as dit, nous avons décidé de faire une pause. Nous ne nous sommes jamais séparés, nous avons juste décidé de prendre une pause. J’ai fait un autre groupe, tout comme j’ai fait un film. Et nous nous sommes retrouvés en tête-à-tête l’année dernière pour écrire de la musique, Joe et moi, seuls. Jason et Derek n’étaient pas là pour les sessions parce qu’ils étaient occupés. Donc Joe et moi nous sommes réunis chez moi et nous avons donné naissance à cet album. Nous l’avons enregistré en janvier et nous en sommes extrêmement contents. C’est une continuation des trois premiers.

En fait, apparemment, c’est Joe qui a suggéré de reformer Black Country Communion et faire un autre album. Etais-tu surpris que ce soit venu de lui ?

Je n’étais pas surpris, j’étais… En fait si, je pense qu’il y avait un peu de surprise. Mais je savais que le groupe finirait pas se reformer. C’était une bonne conversation que nous avons eu au sujet de faire un autre album et il fallait juste trouver le temps de le faire. Nous ressentons que c’était le bon moment pour faire le numéro quatre. Le dernier était sorti en 2012 et ça fait cinq ans, nous avons ressenti que maintenant était le moment idéal d’en sortir un autre. Je le dis en toute honnêteté. Je savais que nous nous réunirions, je ne savais juste pas quand. Car je vois Joe assez souvent et il vient me voir à des concerts, nous déjeunons ensemble, etc. mais il est extrêmement occupé. Il y a environ un an, il a commencé à écouter toutes nos œuvres et il a dit qu’il a commencé à se sentir très mal à l’aise, qu’il avait le sentiment que nous n’avions pas fini notre boulot. Il avait l’impression qu’il y avait plus à dire. Et il m’a demandé si j’étais partant pour faire un album très spécial, pas juste un album fait à la va-vite, un album avec des chansons ayant un sens profond et j’étais content de le faire. Nous voulions faire un album qui serait épique, donc avec un peu de chance, nous y sommes parvenus !

Lorsque le premier album de BCC est sorti, tu étais très enthousiaste par rapport au groupe et le potentiel qu’il avait pour devenir énorme, et c’était ta priorité. As-tu toujours ce même enthousiasme ?

Je suis très réaliste par rapport à Black Country, parce que l’industrie du disque a encore changé. C’est à un stade aujourd’hui où les albums n’ont plus beaucoup d’importance. Je veux dire qu’ils en ont pour nous en tant que musiciens, mais les gamins les téléchargent, ils les streament, il y a Spotify, etc. Personne n’est payé. Donc je fais des albums avec Black Country Communion parce que j’adore le processus de composition, j’aime enregistrer, et en bonus, j’aime donner des concerts. Le problème avec un groupe comme nous est que ce ne sera jamais un groupe qui tourne ou… Tu le sais. Ce ne sera jamais de très longues tournées, parce que ce n’est pas ce genre de groupe. Donc je suis content de faire des albums et quelques concerts et ensuite faire autre chose, ensuite revenir et faire un autre album de Black Country. C’est comme ça.

La majorité d’Afterglow avait été composée par toi, alors que toutes les chansons sur ce nouvel album ont été co-écrites par toi et Joe. Peux-tu nous parler de votre alchimie ?

Joe et moi, nous trouvions que c’était mieux si nous écrivions ensemble chez moi. J’ai une pièce spéciale qui sert à la composition. Joe adore ma maison, il y a une atmosphère spéciale dans cette pièce. C’est là que nous avons écrit le premier album. Tu sais, Joe et moi, sur le premier album, nous avons écrit « Black Country », « Great Divide », de vraiment super chansons, des classiques, dans cette pièce spéciale à la maison. Donc il voulait venir chez moi et retourner dans cette pièce spéciale. Et j’ai dit : « Bien sûr ! » Donc il est venu me voir pendant onze jours et nous avons écrit peut-être dix-huit chansons, ensuite nous avons choisi les onze chansons que tu as entendues. Nous savions qu’avec ces onze chansons nous avions un super album. A aucun moment nous n’avons pas été amis, nous avons toujours été très proches. Donc lorsqu’il est venu chez moi, c’était une formalité, nous nous sommes vraiment éclatés à composer cette musique. Il y avait beaucoup d’amour, de rires, une quantité phénoménale d’énergie dans cette pièce. Je veux dire que les chansons ont été écrites comme tu les entends. La maison tremblait ! [Petits rires]

« Ma mère était en train de mourir mais elle ne voulait pas que je sache. Elle ne voulait pas m’arrêter dans la composition. […] J’ai pu m’y rendre à temps pour dire au revoir. Elle m’a pris et elle a dit : ‘N’arrête pas !’ Et je n’ai pas arrêté. Il fallait que je continue. »

Comment comparerais-tu la conception de BCCIV aux trois premiers albums ?

Cet album a été enregistré dans la même pièce que le second, c’est là aussi une pièce spéciale. Le truc par rapport à cet album était qu’au quatrième jour, ma maman était en train de mourir. Du coup j’ai dû partir pour me rendre en Angleterre. Donc après quatre jours, l’album était complètement fini. Ce quatrième jour, nous devions enregistrer six chansons. C’était très… Et ne tu ne peux pas le deviner [en écoutant l’album]… L’album sonne fantastique et le jeu est super, je ne sais pas comment j’ai réussi à tenir le coup et assurer ce dernier jour. Donc j’ai pris l’avion pour l’Angleterre pour être avec ma maman et lorsque je suis revenu, j’ai chanté l’album. J’ai reçu beaucoup de respect et d’amour de la part des gars, ils ont été très gentils. Ma maman ne voulait pas que je vienne à elle, elle voulait que je finisse l’album. Je ne pouvais pas faire ça. Il fallait que j’y aille. Et j’étais vraiment… Si je n’y avais pas été, je ne me le serais jamais pardonné. Les chansons ont été écrites avant qu’elle ne soit malade mais, en fait, elle était malade depuis un moment mais elle ne me l’a pas dit. Je sais que tu dois parler de l’album mais il faut que tu saches que ma maman était malade mais elle ne voulait pas que je sache qu’elle était en train de mourir. Donc pendant tout le temps que j’étais en train de composer cette musique, seul, avec Joe à la maison, avec mes animaux, ma mère était en train de mourir mais elle ne voulait pas que je sache. Elle ne voulait pas m’arrêter dans la composition. C’est typique, ma mère était très protectrice avec moi. Elle ne voulait pas que je sache quoi que ce soit sur son cancer. J’ai pu m’y rendre à temps pour dire au revoir. Elle m’a pris et elle a dit : « N’arrête pas ! » Et je n’ai pas arrêté. Il fallait que je continue. J’ai dû chanter tout l’album deux semaines après la mort de ma mère, j’ai dû revenir à Los Angeles, chanter ce bout de musique que tu entends avec toute cette nouvelle perte. La perte d’un parent, c’est tellement dur ! Et ensuite chanter avec sincérité… Je ne sais pas si tu es très familier avec ce que je fais mais je suis un chanteur de soul, je ne chante pas à propos de fiction, je chante à propos de faits. Et cet album, ce sont vraiment des faits.

Est-ce que ça t’as aidé en tant qu’exutoire ?

Oh oui ! Ce qui s’est passé lorsque ma mère est morte, je voulais porter un message de… Il fallait que je sois fort et que j’aille bien. J’ai dit à ma mère à la fin : « Je vais aller bien. » Elle voulait que j’aille bien. Je vais bien.

Kevin Shirley a travaillé avec le groupe en tant que producteur sur chaque album, y compris celui-ci. Le communiqué de presse parle même de « cinquième membre officieux du groupe. » Quelle est votre relation avec lui ?

Il est tout simplement plein d’énergie, ça ne lui pose pas de problème de dire son sentiment sur des choses spécifiques dans les chansons, les arrangements, des trucs mineurs ou majeurs… Il est vraiment fantastique ! Il fait partie du groupe. Ce n’est pas un gars qui a de l’égo, il sait que je l’adore et j’adore travailler avec lui et il a été très élégant avec moi [étant donné les circonstances].

Il y a une chanson qui s’intitule « The Crow », la corneille est un animal récurrent dans l’image du groupe. Qu’est-ce que la corneille représente pour toi et le groupe ?

La corneille est un oiseau anglais, vraiment. C’est la Tour de Londres, les corbeaux et les corneilles, ça date de plusieurs décennies et siècles, la corneille dans le Black Country c’est un grand oiseau, on le trouve partout. Je voulais que la corneille… En fait, je ne sais pas ce qui s’est passé avec ce truc de la corneille mais elle est toujours dans nos logos, etc. Du coup, j’ai voulu écrire une chanson à son sujet, à propos de l’oiseau qui veille sur le groupe.

A propos de la chanson « Wanderlust », tu as déclaré que tu as « toujours été un vagabond, revenant toujours à la maison avec un sens de leçon apprise et sans jamais quitter [ton] chemin spirituel. » Quelles sont les leçons les plus importantes que tu as apprises de tes vagabondages ?

À apprendre des erreurs que j’ai faites, les assumer, les laisser aller, se racheter auprès des gens à qui j’ai pu dire des choses, y compris des gens morts. Je veux dire que j’ai eu une longue vie de… En fait, j’étais un alcoolique et accro à la cocaïne il y a des années, c’était il y a très, très longtemps, et je serais à jamais en voie de guérison. Donc mon message est très simple : je suis reconnaissant d’être là et j’aimerais porter le message d’amour.

Qu’est-ce que tu appellerais ton chez toi, spirituellement ?

Je vis… En fait, ce n’est pas où je vis physiquement. Je vis pour être en paix. Je ne veux pas… Ceci est important : j’ai arrêté de me battre contre les gens. J’ai arrêté les débats avec les gens. J’ai arrêté de crier après les gens. Car la vie est trop courte et précieuse pour être en colère. Tu es jeune, je veux te dire ceci, si je suis quelque part et que les gens hurlent et crient, je partirais. Ça ne me convient plus. Je suis donc devenu quelqu’un de plus réservé et calme à mon vieil âge [petits rires].

« Je serais à jamais en voie de guérison. Donc mon message est très simple : je suis reconnaissant d’être là et j’aimerais porter le message d’amour. »

Tu as déclaré que la plupart de tes œuvres « contenaient des thèmes lié au retour chez toi près de la mer », en plus tu as une chanson qui s’appelle « The Cove » sur cet album qui parle de ton amour pour les dauphins. Quelle est ta relation à la mer ?

Lorsque je suis devenu sobre en 91, je voulais être près de l’océan. Je ne sais pas pourquoi je voulais être près de l’océan mais je voulais m’échapper d’Hollywood. Je voulais être aussi proche que possible de l’eau pour pouvoir monter dans un bateau et partir [petits rires]. Je voulais être loin des gens qui sont fous. J’avais besoin de me réinventer, changer mon nom en privé pour échapper aux gens, je voulais être débarrassé des drogues et de l’alcool, je voulais vivre anonymement pendant quelques années, seul, et construire une base. Donc la mer, pour moi, a toujours été, dans ma sobriété, un endroit très spirituel.

Tu as écrit toutes les paroles sur l’album, sauf pour une chanson qui a été écrite par Joe. Pourquoi n’a-t-il pas été plus impliqué dans les paroles et vocalement ? Est-ce important pour toi d’avoir les devant par rapport aux paroles ?

Non ! Joe ne m’a jamais demandé de ne pas écrire quoi que ce soit. Joe et moi travaillons et jouons extrêmement bien ensemble, j’entends des mélodies très rapidement pendant que lui entend des mélodies de guitare démentiellement brillantes, mais j’entends du chant et des sons spécifiques qui me poussent à immédiatement commencer à écrire. J’écris instantanément. Normalement, je ne passe pas des heures à écrire, ça vient tout de suite. C’est fou ! Donc je pense qu’il le comprend. Donc je trouve que c’est beau pour moi d’avoir un partenaire qui comprend ça.

Et pourquoi a-t-il écrit les paroles et chanté sur « The Last Song For My Resting Place » en particulier ? Est-ce que cette chanson a une importance particulière pour lui ?

Il m’a dit… Encore une fois, je vais te parler du rapport à la mort, mais Joe m’a dit avant que ma mère ne soit malade qu’il voulait écrire une chanson à propos du Titanic qui coule et un gars jouant du violon. La chanson parle vraiment d’un violon. Il n’a rien dit de plus. Et ensuite, j’ai été en Angleterre pour enterrer ma maman, et lorsque je suis revenu chez moi, il a chanté la chanson mais lorsque je l’ai entendu chanter, il chantait à propos de la mort et il chantait à propos de sa joie d’être le fils de son père… J’ai ressenti lorsque ma mère est devenue malade qu’il était très, très triste pour moi et je pouvais ressentir l’amour, c’était important pour moi de savoir qu’il était proche de moi. Donc je pense que spirituellement… Les paroles sur cette chanson sont incroyables ! Je trouve cette chanson géniale ! C’est tellement différent pour nous d’écrire ce genre de musique, il y a même un gars qui joue du violon dessus.

Le titre de l’album est formé des initiales BCC et du nombre quatre, plus dans la tradition des deux premiers albums. En faisant ceci, suggérez-vous que cet album est plus proche des deux premiers que d’Afterglow ?

Ouais. Donc Afterglow devait être un album de Glenn Hughes. J’allais faire un album qui s’appelait Afterglow et j’avais écrit environ sept ou huit chansons, qui sont toutes sur Afterglow et Kevin a dit : « On devrait faire un autre album de BCC. » J’ai dit : « Ben, j’ai envie de faire mon propre album maintenant… » Pendant que nous faisions Afterglow, je pouvais sentir que Joe était un peu distant, il était amical mais il n’était pas trop dans le truc. Donc j’ai pensé : « Je vais juste l’appeler Afterglow et je vais finir l’album. » Nous avons enregistré quelques chansons en plus et nous avons fait l’album mais ce n’était pas comme les deux premiers albums où nous étions vraiment en phase. Je trouvais que c’était un super album, il y a de super chansons sur Afterglow, je l’adore, mais il est différent des deux premiers. Avec ce nouvel album, je ne pense pas que nous réécrivons quoi que ce soit. Je ne pense pas que nous nous copions nous-même, mais il y a une continuation à partir du second. Pour autant je ne pense pas qu’Afterglow soit séparé des deux autres, c’est juste qu’il s’appelle Afterglow (dernières lueurs, NDT), mais il pourrait s’appeler III.

Sur un autre sujet, l’année dernière, tu as dit en interview que tout le monde a sa propre opinion sur la politique et que les artistes et acteurs devraient rester en-dehors de ça. Pourquoi ?

Parce que… Fais-moi confiance, j’ai plein d’amis acteurs sur les réseaux sociaux et tout ce dont ils parlent aujourd’hui, c’est de politique. Et les gens qui les suivent et qui sont leurs fans sont affectés par le changement politique, ce qui se passe avec le climat, ce qui se passe en Amérique, ce qui se passe en Angleterre… Je dis ça parce que, à moins d’être un véritable adepte de politique, ce n’est pas quelque chose qui est aussi facile à comprendre. Vraiment pas. Je vis dans un pays où nous avons un président qui n’a aucune putain d’idée de quoi il parle, et ça me fait flipper. Nous, en Amérique, on n’avait pas de [choix] naturel… Il n’y avait pas de choix évident pour qui serait notre président. Autant ma femme et moi sommes démocrates, autant Hilary n’était pas une présidente parfaite et plein de gens étaient contre elle et on s’est retrouvé avec un gars qui est un dangereux président [petits rires]. Je suis un peu triste qu’on ait un gars qui est une star de télé réalité qui ne panne strictement rien à ce dont il parle. Il n’a aucune idée de comment gérer un pays. Et il est dangereux parce que – et je ne suis pas irrespectueux – il est le chef du monde libre, ce mec juste là. Ce mec est le chef du monde libre, c’est dangereux ! Un paquet d’Américains font dans leurs frocs à cause de ça.

Interview réalisée en face à face le 6 juillet 2017 par Aline Meyer.
Introduction : Thibaud Bétencourt.
Fiche de questions : Nicolas Gricourt.
Retranscription & traduction : Nicolas Gricourt.
Photos : Neil Zlozower.

Site officiel de Black Country Communion : www.bccommunion.com.

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