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Chronique   

Black Label Society – Catacombs Of The Black Vatican


Black Label Society, c’est un peu comme Motörhead : évoluer, pour quoi faire ? On a déjà tout ce qu’il faut pour être heureux et satisfait de ce qu’on fait alors pourquoi changer ? D’ailleurs Zakk Wylde, parlant de leur nouvel album Catacombs Of The Black Vatican, dit à Guitar World en riant qu’il n’y a guère de différence entre ce disque et les neuf précédents : « Fondamentalement, ce sont toutes des chansons que nous avons utilisées sur les neuf autres disques, si ce n’est qu’elles ont maintenant d’autres titres. » Aveu, sous couvert d’humour, d’un musicien ayant conscience de tourner en rond ? Non. Fierté justifiée d’un homme qui ne sacrifiera pour rien au monde un savoir-faire.

On retrouve donc dans cet album tout ce qu’un fan du guitar-hero et sa bande peut attendre d’eux. Du solo à tous les étages ? Bien sûr, c’est un album de BLS ! Faites vous rembourser ne serait-ce qu’un morceau s’il venait à en manquer ! Et qui s’inquiète de savoir si avec un line-up renouvelé à 50% depuis Order Of The Black quelque chose a changé ? Comme tous les autres, cet album ploie sous la personnalité de son leader dont la voix reconnaissable entre toutes fait qu’un album de BLS ne peut ressembler qu’à un album de BLS. Il ne peut être comparé à aucun autre groupe et tout ramène à la carrière passée de Wylde : groove (« Damn The Flood ») et parfums sudistes ici (« Believe », la ballade « Scars »), morceaux dignes d’exciter les foules en live là (« Heart Of Darkness », « Beyond The Down »), ou encore accents sabbathiens sur « Empty Promisses » (lourdeur des riffs, ambiances lugubres, solo comme la lame d’un slasher à travers la nuit, et même certaines inflexions dans la voix de Wylde rappelant son ancien patron). Et puis toujours ces ballades à placer parmi les plus belles de la musique américaine, entre des Joe Cocker et Neil Young : « Angel Of Mercy » (évoquant « Won’t Find It Here »), « Scars » ou « Shades Of Gray », propice à des câlins (presque gâchés par des doigts un tantinet trop baladeurs lors du solo) sous la véranda face au soleil couchant pour conclure en douceur l’album.

Certes, on n’est jamais surpris par ce Catacombs Of The Black Vatican et les plus blasés se contenteront de ce qui a déjà été fait par le passé, attendant de voir si Wylde tentera un jour de faire du neuf, dans un side-project par exemple. Mais ceux-là avaient sans doute déjà compris après les opus précédents, laissant la place à des néophytes qui pourront très bien commencer leur découverte du groupe par ce disque sans avoir à se demander s’il faisait autre chose auparavant. Rien que du classique, autant synonyme de déjà-vu que d’exemplaire.

Ci-dessous la chanson « My Dying Time » :

Album Catacombs Of The Black Vatican, sortie le 7 avril 2014 chez Mascot Label Group.



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