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Interview   

Black Peaks ne dort pas


Pas de repos pour Black Peaks. Bien conscient d’avoir encore tout à prouver, le jeune groupe anglais reste humble et est exigeant avec lui-même, du studio à la scène. Sur son premier album Statues, une attention importante était accordée à la recherche d’une identité sonore. Puis il a fallu tourner intensément pour montrer ses qualités de groupe live, tout en apprenant auprès des artistes plus expérimentés avec qui ils ont eu la chance de partager la scène.

Pour la sortie du second album All That Divides, nous avons donc voulu savoir vers quoi la formation avait orienté son exigence. Car cette intensité de travail est toujours aussi présente, comme le suggèrent des titres tels que « Electric Fires » ou « Can’t Sleep ». Par ailleurs, autre chose empêche Joe Gosney (guitare/chant) et surtout Will Gardner (chant) de dormir : l’actualité politique et géopolitique mondiale. Et ces thèmes font désormais partie intégrante de l’univers de Black Peaks, tant ils ont éprouvé le besoin d’en parler.

« Le truc, c’est qu’il y a toujours des idées qui viennent, mais il faut apprendre à reconnaître celles qu’il faut garder. Je peux rester posé là et composer des trucs toute la journée, mais il n’y en a peut-être que cinq ou dix pour cent que je serai content de garder. Donc il s’agit surtout de prendre le temps de filtrer la merde [petits rires]. »

Radio Metal : Vous avez beaucoup tourné pour promouvoir votre premier album Statues. Comment décririez-vous l’intensité de cette période ?

Joe Gosney (guitare) : C’était notre premier album et au début, nous n’étions évidemment pas habitués, donc nous avons énormément appris. C’était frénétique et nous nous sommes éclatés. Nous avons pu faire ce que nous avions toujours rêvé de faire, c’est-à-dire jouer notre propre musique aux gens à travers le monde. C’était magnifique. C’était une expérience dingue. Par ailleurs, pour un groupe de notre calibre, ce n’était pas toujours facile, parce que nous ne dormons pas dans de beaux hôtels – il n’y a pas encore ce confort à notre niveau. Donc après cinq ou six semaines sur la route, t’es pas mal détruit [petits rires]. Mais c’était cool.

C’est important pour un jeune groupe comme vous de prouver sa valeur sur scène ?

Oui, complètement. Ce qu’il se passe aussi depuis les débuts du groupe est que nous nous sommes toujours donné de la même façon, que nous jouions pour une seule personne ou dix mille personnes. Nous donnons toujours le meilleur show possible. Parfois, par le passé, nous avons fait des premières parties où le public n’était pas forcément friand de ce que nous jouions [petits rires], parce que nous jouons une musique un peu spéciale. Mais plus tu te retrouves dans ce type de situation, plus tu apprends à ignorer ce genre de froideur dans le public et à te focaliser sur le groupe et la musique que tu joues avec les trois autres personnes qui sont sur scène avec toi, essayant de concentrer ton énergie sur le fait de t’assurer que tu t’amuses à faire ça. Nous apprenons toujours et nous nous donnons à cent pour cent à chaque instant. C’est aussi simple que ça.

Vous avez tourné avec les Deftones, System Of A Down, The Dillinger Escape Plan, Prophets Of Rage, etc. Qu’avez-vous appris en tournant avec des groupes aussi bien établis et prestigieux ?

Ce que nous avons appris est incommensurable. Honnêtement, c’est dur à expliquer à quel point. En dehors du fait que ce sont, évidemment, d’énormes artistes qui tournent avec ces immenses productions et des années d’expérience derrière eux, pour nous, le fait d’avoir la chance de partager la scène avec eux et ensuite les voir jouer tous les soirs a fait que nous revenions à chaque fois chez nous avec énormément d’inspiration, car c’est ce que nous voulons atteindre un jour. Nous voulons être ces groupes sur ces scènes, à jouer pour tous ces gens, et composer des chansons aussi bonnes que les leurs.

Will Gardner (chant) : Nous essayons d’apprendre constamment de ces personnes, autant que possible. Ça a été tellement important pour nous. Je crois que, récemment, le plus important a été The Perfect Circle, le fait de voir chaque jour un concert absolument parfait. Ça nous a clairement inspirés pour nos concerts à venir.

Quand les chansons pour le nouvel album All That Divides ont-elle été composées ? Avez-vous commencé le travail de composition pendant que vous tourniez ?

Joe : Non, nous ne composons pas vraiment en tournée. All That Divides a été écrit sur une période de deux ans, je dirais. Et pendant cette période de deux ans où nous tournions pour Statues, à chaque fois que nous étions à la maison, quand nous avions un break, je commençais à composer et trouver des riffs que je ramenais en répétition, et c’est ainsi que nous avons commencé à mettre en place les nouvelles chansons. En fait, nous n’avons pas vraiment fait de pause, à part pour quelques-uns d’entre nous. Je sais que notre bassiste avait besoin de faire une pause à l’époque ainsi que Will, mais Liam [Kearly] et moi allions direct en répétition pour commencer à composer.

Will : Oui, après la tournée, Liam et Joe étaient tout de suite inspirés pour se mettre directement à l’écriture. Moi, j’avais besoin d’un peu plus de temps, car j’étais vraiment très fatigué, très désorienté. Mais après trois mois, j’étais requinqué et prêt à m’y remettre, surtout pour exprimer tout ce que nous avions traversé, vu et vécu. C’était très important pour nous de faire ça.

Joe : Le truc, c’est qu’il y a toujours des idées qui viennent, mais il faut apprendre à reconnaître celles qu’il faut garder. Je peux rester posé là et composer des trucs toute la journée, mais il n’y en a peut-être que cinq ou dix pour cent que je serai content de garder. Donc il s’agit surtout de prendre le temps de filtrer la merde [petits rires]. Ce qui se passait généralement est que nous structurions les chansons musicalement et ensuite Will faisait des enregistrements des répétitions, ou j’enregistrais les chansons chez moi, et il les prenait chez lui pour écrire les paroles par-dessus. A partir de là, il y a eu un gros travail pour élaguer, changer et peaufiner les chansons, pour qu’elles soient meilleures et qu’elles collent au chant. C’est un énorme processus. Quiconque a déjà enregistré et sorti un album saura la quantité de travail qu’il faut abattre pour obtenir le meilleur résultat possible, et nous sommes très durs avec nous-mêmes, donc…

Et quel était votre état d’esprit au moment d’aborder ce second album ?

Nous avions beaucoup investi dans la conception de Statues, pour en faire le meilleur album possible, en tant que premier album. Mais le cycle qui a consisté à composer, enregistrer, sortir et tourner pour cet album pendant quelques années, ça m’a personnellement donné très faim, je voulais en faire plus. Nous avons eu la chance d’avoir eu des retours incroyables pour le premier album et gagné de super fans, et en revenant à la maison pour en composer un second, je voulais vraiment m’assurer que nous ne décevrions personne, que le second album serait plus grand et meilleur que quiconque s’y attendait. C’était clairement l’état d’esprit.

« Je suis revenu à la maison, j’étais très fatigué et il y avait en plus tout un tas de trucs de dingues qui se produisaient à travers le monde, avec Donald Trump, le Brexit, la crise migratoire syrienne, etc. J’étais inquiet, psychologiquement fébrile, je souffrais d’anxiété… Pendant tout le temps que nous tournions, tout ce à quoi je pensais était d’enfin pouvoir me reposer, et puis, finalement, quand je suis revenu à la maison, je n’arrivais pas à dormir ! »

La première chanson a avoir été dévoilée est « Can’t Sleep ». Ça symbolise ce que vous avez vécu durant ces quatre ans, c’est-à-dire que vous n’avez pas beaucoup pu vous reposer ?

Will : Pour moi, oui. En fait, les paroles de cette chanson ont été écrites tout de suite après que nous soyons revenus de la tournée estivale l’année dernière ; nous étions partis pendant longtemps. C’était fou, et la chanson vient du fait que j’avais extrêmement hâte de revenir à la maison et enfin me reposer après cette tournée. Puis je suis revenu à la maison, j’étais très fatigué et il y avait en plus tout un tas de trucs de dingues qui se produisaient à travers le monde, avec Donald Trump, le Brexit, la crise migratoire syrienne, etc. J’étais inquiet, psychologiquement fébrile, je souffrais d’anxiété… Pendant tout le temps que nous tournions, tout ce à quoi je pensais était d’enfin pouvoir me reposer, et puis, finalement, quand je suis revenu à la maison, je n’arrivais pas à dormir !

En comparant cet album à Statues, vous avez déclaré que « c’est une version plus concise de Black Peaks. [Vous avez] passé beaucoup de temps sur Statues à travailler sur la façon dont [vous] vouli[ez] sonner. » Diriez-vous que vous avez trouvé votre son sur le premier album et que vous n’aviez plus à vous en soucier cette fois ?

Joe : Je pense qu’il y a un peu de ça. Il est clair que le fait de jouer les chansons du premier album en live nous a permis de voir que telle ou telle chose fonctionne ou pas. Sur une bonne partie de Statues, nous testions les choses et, comme tu l’as dit, nous essayions de trouver comment nous voulions sonner. C’était un album assez dingue, et je crois que cette fois, nous avons pris les parties de Statues que nous aimions vraiment et apprécions jouer afin de nous développer sur cette base.

Will : Nous voulions être plus précis, et à la fois plus heavy et plus contrôlés, juste… meilleurs ! [Rires] C’est évidemment ce que tout le monde dit, mais…

Joe : Mais aussi, nous ne voulons pas enregistrer deux fois le même album, comme ça devrait être le cas de n’importe quel groupe. Ça n’a aucun intérêt de faire ça. Donc nous voulions nous assurer que celui-ci soit non seulement une version plus concise de Black Peaks mais aussi un autre animal, globalement.

Depuis Statues, vous avez accueilli un nouveau membre : le bassiste Dave Larkin. Que s’était-il passé avec Andrew Gosden ?

Quand nous avons fini de tourner l’été de l’année dernière, nous avons pris quelques semaines pour passer du temps avec les amis et la famille avant de ne serait-ce que recommencer à nous parler. Et quand nous avons recommencé à échanger, évidemment, le premier sujet des conversations était qu’il fallait que nous commencions à composer et enregistrer un nouvel album. C’est une tâche importante, c’est beaucoup de travail, et je crois que… Quand nous avons commencé à nous réunir et à composer, nous étions dans cet état d’esprit, nous avons répété pendant trois heures et nous trouvions ça super. Puis nous avons fini la répétition et Andrew nous a expliqué qu’il ne savait pas s’il avait encore la flamme en lui pour refaire tout le processus, tout ce que nous avons traversé avec Statues, car c’était vraiment beaucoup de boulot ! Il ne voulait plus faire ça. Je le respecte. C’est compréhensible. Il n’en était pas à un stade où il voulait donner encore deux ou trois ans de sa vie à un autre album. Il s’est donc respectueusement désisté.

Will : Il n’aimait pas vraiment tourner et travailler dans de gros studios, et il est clair que ça n’allait jamais fonctionner pour nous [petits rires]. Mais il n’y a aucune rancœur. Nous l’avons vu à quelques concerts récemment, mais il s’est marié, tandis que nous tournions, donc nous n’avons pas vraiment eu l’occasion de beaucoup traîner ensemble.

Joe : Tout de suite après son départ, Liam et moi avons pensé à Dave Larkin pour nous rejoindre. Et c’est super, car il est super concentré, il bosse dur, c’est un tueur à la basse et c’est très agréable de traîner avec lui. Il fait partie de la famille !

Will : Dave a apporté énormément d’énergie et sa présence a été très rafraîchissante.

Ce qui est frappant en écoutant votre musique est ce mélange de jolies mélodies accrocheuses en chant clair et de cris très violents. Qu’est-ce que ces contrastes symbolisent pour vous ?

Joe : Ca symbolize Black Peaks. Nous voulons que notre musique soit dynamique. Nous voulons évoquer autant d’émotions que possible chez autant de gens que possible. Je pense que les contrastes entre les cris heavy et les parties très légères font intégralement partie de notre son.

Will : Je pense que ce sont les contrastes de la vie. Dans la vie, il y a de beaux moments et des moments très durs, et ceci est notre manière de l’exprimer en musique, de la façon la plus honnête possible.

Peu importe la violence ou le côté sombre des paroles, c’est important pour vous de toujours avoir une bonne mélodie accrocheuse ?

Oui ! C’est important pour nous, tant que ça a du sens et que ça rentre dans le contexte de notre musique.

Joe : Mais je ne crois pas que ce soit quelque chose que nous essayons consciemment de faire. C’est juste ainsi que nous composons de la musique. Si les gens trouvent que c’est accrocheur, alors c’est génial. Mais nous ne faisons qu’écrire la musique que nous voulons écrire, nous nous retrouvons avec parfois des chansons de six-sept minutes mais qui ont toujours des accroches, et c’est super de parvenir à ça.

« Les choses allaient relativement bien avant et c’est quelque chose que nous prenions pour acquis, et maintenant l’ancienne génération est en train de tout foutre en l’air pour tous les autres [rires]. Mais oui, il est certain que ça nous fait peur pour l’avenir, d’imaginer comment ça pourrait tourner. »

Vous avez travaillé avec Adrian Bushby, qui a produit des albums de Foo Fighters et Muse. Or ce sont deux groupes connus pour leurs chansons très mélodiques et accrocheuses, mais avec quand même une dose de violence et d’agressivité. C’est pour ça qu’il était le parfait producteur pour vous ?

Will : A cent pour cent, oui. Il a avait tellement d’expérience mais il ne nous a jamais trop bousculés pour nous faire faire des choses. Il adorait simplement ce que nous faisions. Et il était tellement enthousiaste et bourré d’énergie. Il a travaillé tellement dur avec nous. C’est un peu un magicien derrière la console. Il savait comment faire sonner les choses comme nous le voulions.

Joe : Nous l’avons surtout choisi pour sa personnalité et son éthique de travail. Il sait comment obtenir le meilleur de chaque groupe avec lequel il travaille. C’est quelque chose que nous avons remarqué chez lui. Chaque album produit par Adrian Bushby, ça ne sonne pas comme Adrian Bushby mais comme la meilleure version du groupe. C’est vraiment quelque chose que nous avons vu en lui et que nous voulions évidemment retrouver dans notre album. Et je pense que c’est ce qu’il est parvenu à faire avec nous. C’est un génie, honnêtement.

Ces deux dernières années, vous avez pu beaucoup voyager à travers l’Europe, et vous avez déclaré que « le fait que ça se soit passé à une période où ont eu lieu divers changements politiques, chez [vous] comme ailleurs, a fait que [vous avez] beaucoup prêté attention à la liberté et au droit de voyager ». Avez-vous peur de l’avenir, à cet égard ?

Ça craint. Je ne sais pas si un individu peut y faire grand-chose mais il est clair que ça m’inquiète. Oui, mais c’est comme ça. Etant en Angleterre aujourd’hui, ça peut être assez dur, avec les décisions politiques qui sont prises pour tout le pays.

Will : Les choses allaient relativement bien avant et c’est quelque chose que nous prenions pour acquis, et maintenant l’ancienne génération est en train de tout foutre en l’air pour tous les autres [rires]. Mais oui, il est certain que ça nous fait peur pour l’avenir, d’imaginer comment ça pourrait tourner. C’est assez dingue. D’un autre côté, ça a énormément inspiré cet album. J’avais besoin d’en parler. J’étais inquiet par tout ça et c’était mieux d’écrire et évoquer ces sujets d’ordre humain, plutôt que de rester planté là sans rien faire. Je pense en particulier au sujet des migrants, qui est un sujet épineux en Europe en ce moment, mais à la fois très complexe. Il y a un manque de compassion et de compréhension flagrant, en particulier avec la crise syrienne. On a bombardé la Syrie, puis on disait que les réfugiés n’étaient pas notre problème, c’est dégoûtant et hypocrite. Et les gens ne se rendent pas compte, beaucoup n’ont pas conscience de la situation des migrants. Donc, de notre côté, nous pouvons au moins essayer de propager une sorte de message, même si nous ne sommes que des musiciens [petits rires]. Ce que nous faisons, c’est explorer et écrire notre interprétation de ce qui nous arrive, ce que nous-même vivons et voyons ; c’est un peu tout ce que nous pouvons faire. Ce que nous disons, c’est : « Voici ce que nous avons vu, voici ce que nous avons entendu. » Et nous le disons dans le but de propager de la positivité.

Dans « Electric Fires », tu fais aussi du sarcasme par rapport aux conspirationnistes qui pullulent aujourd’hui…

Oui. Ça a été très étrange, au cours de ces dernières années, de voir à quel point les gens pouvaient avoir des théories du complot complètement folles ! C’est vraiment bizarre. Je ne sais pas, je crois que les gens fument beaucoup trop de crack [rires]. Ils voient ces trucs sur YouTube et sont là : « Oh, d’accord. » Parfois c’est plus facile de s’adonner à des théories idiotes que de faire l’effort d’essayer de comprendre les choses, dans toute leur complexité. Les gens croient ce qu’ils ont bien envie de croire. Internet est vraiment un champ de mines pour ça. C’est vraiment une drôle d’époque que nous vivons. Les gens sont très facilement influençables. J’ai même un vieil ami qui croit vraiment en ces trucs, ces théories du complot, y compris que les extraterrestres seraient à l’origine des pyramides, et il croit que tout est lié ! Le fluor dans l’eau avec lequel le gouvernement nous empoisonnerait… Il n’écoute jamais quand j’essaye de lui expliquer ou de parler de ces choses de manière rationnelle ! Mais cette chanson est une des seules où nous prenons plutôt une posture moqueuse, sans être méchants, car les autres chansons sont assez sérieuses.

L’album s’intitule All That Divide, en réaction à « tous les gens, toutes les familles, toutes les relations et tous les pays qui se divisent à cause des conflits et révoltes politiques » dont vous avez été témoins. Pensez-vous que la musique et l’art en général ont le pouvoir de « réparer » les divisions et de rassembler les gens ?

Je l’espère ! Je ne sais pas. Je sais que ça peut rassembler les gens et les amener à discuter, et ça c’est une bonne chose. Et je pense que ça peut être utilisé pour faire le bien. Mais il faudra attendre pour voir si ça peut avoir un impact sur les prochaines années.

Joe : Personnellement, je le crois vraiment. C’est assurément ce que nous essayons d’accomplir avec nos albums. Il y a évidemment beaucoup de mauvaises choses et de divisions qui se produisent, surtout dans notre pays en ce moment, et plein d’autres pays à travers le monde, mais si ça peut motiver les gens pour s’exprimer, avec les moyens qu’ils ont, pour faire passer des messages positifs, alors ça peut changer beaucoup de choses. Et si notre musique peut provoquer une quelconque émotion chez les gens, que ce soit de la joie ou de la tristesse, alors c’est super. C’est pour ça que la musique et l’art sont là. Donc je trouve que c’est un support très puissant, à cet égard.

Gardez-vous espoir malgré tout ce qu’il se passe aujourd’hui ?

Oui, toujours. Il le faut bien.

Will : Oui, bien sûr ! Tout fonctionne par phases. Je suis un grand fan d’histoire, et ces choses peuvent aller et venir ou bien elles peuvent dégénérer. J’espère que ce ne sera qu’une phase.

Interview réalisée par téléphone le 4 octobre 2018 par Philippe Sliwa.
Transcription & traduction : Nicolas Gricourt.

Site officiel de Black Peaks : www.blackpeaks.com

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