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Live Report   

Black Stone Cherry : Que c’est beau d’avoir vingt ans !


Les Black Stone Cherry ne sont plus ces quatre gars du Kentucky présents dans le groupe depuis les débuts. En effet Jon Lawhon a décidé de prendre du recul et a quitté le groupe. C’est Steve Jewell qui reprend les quatre cordes disponibles. L’actualité des cerises c’est aussi la sortie de leur album enregistré en concert au Royal Albert Hall de Londres, Live From The Royal Albert Hall… Y’All, cerises qui fêtent leurs vingt ans d’existence. Comme le temps passe ! Mais avec vingt ans de vieillissement en fût de rock, il est légitime de penser que la dégustation n’en sera que plus agréable.

Dans leurs valises, ils emmènent The Georgia Thunderbolts, groupe américain de Géorgie, ancré dans le « southern rock » et qui a sorti son premier album, Can We Get A Witness, en octobre 2021. Voilà pour les protagonistes. De votre côté, vous êtes prêts ? Trop tard, les lumières s’éteignent…

Artistes : Black Stone CherryThe Georgia Thunderbolts
Date : 5 octobre 2022
Salle : Trianon
Ville : Paris [75]

Sacré vocaliste !

… 19h55, le concert démarre. Les Géorgiens envoient leur heavy blues de bonne facture, agréable à entendre face à un Trianon timidement rempli pour l’instant. Il faut dire que ce soir la concurrence est rude à Paris avec les Black Crowes ou Vintage Caravan. Sur scène, la prestation est plutôt calme. Une animation scénique plus dynamique, plus percutante serait idéale, histoire de motiver tout le monde. Pourtant, le public présent suit, applaudit et répond aux sollicitations du chanteur TJ Lyle qui explique qu’il s’agit du dernier soir, que les Américains rentrent chez eux ensuite. L’enfant qui était au premier rang devrait garder un souvenir ému de ce dernier soir. En effet, le guitariste Riley Couzzourt lui donne un médiator. Geste plutôt sympa. Ses oreilles devraient aussi se souvenir de la voix de TJ, sacré chanteur, et du son très correct de cette première partie. Peut-être que sa culture musicale est encore en construction et qu’il n’aura pas remarqué l’agréable esprit de Lynyrd Skynyrd qui plane sur un titre comme « Looking For An Old Friend ». Son père pourra probablement mieux apprécier.

Après avoir demandé si les fans étaient prêts pour les Black Stone Cherry, le groupe termine vers 20h35 sur l’intéressant « Lend A Hand ». The Georgia Thunderbolts auront offert une prestation appréciée du public, effectivement ancrée dans le rock sudiste. Ils peuvent rentrer dans leur Géorgie natale avec le sentiment du devoir accompli.

Setlist :

Can I Get A Witness
Be Good To Yourself
Half Glass Woman
Boogie
Take It Slow
Spirit Of A Workin’ Man
Looking For An Old Friend
Living In Muddy Water
It’s Alright
Lend A Hand

Ben Wells en famille

21h00, plus question de prestation calme, de manque de percussion. Les cerises prennent la scène et la soirée d’assaut dans une débauche d’énergie. Quel uppercut bien agréable à recevoir ! Les trois premières salves sont les mêmes que sur leur disque au Royal Albert Hall et sont reçues par un public bien présent, prêt à chanter et à sauter sur « Blind Man ». Sur scène, c’est mobile, Ben Wells – tee-shirt Elvis – et Steve Jewell – tee-shirt ZZ Top – ne tiennent pas en place, échangeant souvent de côté. En fait les deux hommes ne restent à la même place pas plus que le temps nécessaire, en gros quand ils assurent les chœurs.

Après un « Blind Man » qui remporte un gros succès, Ben Wells s’adresse aux spectateurs, les remercie d’être là, évoque les trois dernières années et précise qu’il s’agit de la dernière date de la tournée. Il indique ensuite que cette soirée est spéciale pour lui car sa famille est là, au balcon, et qu’en plus aujourd’hui, c’est l’anniversaire de sa sœur. Il invite le public à célébrer cet anniversaire. « Don’t let me down », conjure-t-il les fans. Evidemment ceux-ci ne le laissent pas tomber et entonnent les « happy birthday » de circonstance. « Like I Roll » reprend la course effrénée là où cette sympathique pause familiale l’avait laissée. Malgré le rythme intense, Chris Robertson – tee-shirt Hendrix – prend quand même le temps de présenter le groupe dont Steve Jewell, nouveau venu qui s’intègre parfaitement dans le tourbillon venu du Kentucky et soutient Ben, pantin désarticulé marrant et inépuisable !

Une véritable force de frappe !

Quelle puissance ! Certes un peu confuse, désordonnée… rock’n’roll ? La prestation est soutenue par des stroboscopes qui accentuent la percussion. Le public adore, impressionnant par sa ferveur d’ailleurs. Mais le public n’est pas le seul à être impressionnant ce soir, désolé les gars. Il faut partager le podium avec John Fred Young, le batteur – tee-shirt Def Leppard. Visuel, physique, crinière de roi de la savane, il apporte clairement sa touche à la généreuse débauche d’énergie qui explose sur scène, jonglant même parfois avec ses baguettes. Son solo sera d’ailleurs agréable à voir, court pour ne pas lasser, vivant et sans ostentation pour ne pas ennuyer.

Les titres s’enchaînent, « Soul Creek », « Ringin’ In My Head » entre autres, tous appréciés du Trianon. A peine « In My Blood » calme-t-il les esprits que « White Trash Millionaire » secoue le sol de la salle. Quelle belle communion entre le public et le groupe sur ce titre ! Les « oh ! oh ! oh ! » qui montent de l’audience sont magnifiques. Chris maintient le contact avec les fans, les fait secouer les bras, chanter et chanter encore ! Mais les meilleures choses ont une fin et à presque 22h20, la pause rappel intervient, le Trianon en veut encore et le fait savoir. Le groupe revient évidemment, bientôt rejoint par TJ Lyle, chanteur des Georgia Thunderbolts, et finalement par tous les membres de la première partie, les deux batteurs se partageant la batterie. Bel esprit que ce final avec tout le monde ! « Paris, I want you to sing as loud as you can ! » Vous avez deviné ? Bien sûr que le Trianon donne encore de la voix !

Une valeur sûre sur scène

La fête se termine après une heure trente de générosité, de spontanéité, avec un son peut-être un peu fort, et un public ravi qui doit penser que les cerises sont décidément délicieuses à déguster en concert. Vous aviez noté les tee-shirts portés ce soir ? Ne laissaient-ils pas augurer un bon goût à consommer sans modération ? Bien sûr que si ! C.Q.F.D.

Setlist :

Me And Mary Jane
Burnin’
Again
Blind Man
Like I Roll
Cheaper To Drink Alone
Hell And High Water
Soul Creek
Devil’s Queen
Drum Solo
Ringin’ In My Head
In My Blood
White Trash Millionaire
Blame It On The Boom Boom
Lonely Train

Rappel :
Peace Is Free



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