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Interview   

Black Stone Cherry gravit les sommets du rock


Black Stone Cherry c’est l’une des grandes révélations hard de ces dernières années. Ils ont tout pour eux : une attitude simple et sincère, un hard intuitif, généreux, fun et accrocheur qui prend ses racines dans l’Amérique profonde, des shows époustouflants de charisme et d’énergie, des musiciens bourrés de feeling à la technique en béton, etc. Bref, Black Stone Cherry fait du bien par où il passe, que ce soit simplement dans nos conduits auditifs ou pour mettre le feu dans nos salles de concert. C’est d’ailleurs en toute logique qu’ils s’embarquent en octobre dans une tournée anglaise en compagnie d’Airbourne, autre bande de jeunes prodiges qui redonne au hard rock toute sa fougue.

Magic Mountain, quatrième album, déjà, pour ces gamins du Kentucky qui, après un Between The Devil And The Deep Blue Sea assez radiophonique mais toujours aussi délectable, est revenu à un mode de composition plus spontané, plus fidèle au groupe lui-même. C’est en tout cas ce que nous explique le chanteur-guitariste Chris Robertson dans l’entretien qui suit. L’occasion de mieux comprendre cette bande soudée à la fois par la musique et par une solide amitié. L’occasion aussi d’aller un peu plus en profondeur dans la personnalité du frontman et, en particulier, comment il a « été sauvé par l’amour de Jésus » (il a été baptisé l’année dernière par son guitariste Ben Wells), sans pour autant perdre son âme de hard rocker.

« Les gens nous ont toujours dit qu’ils préféraient le groupe en live plutôt que sur CD alors nous avons gardé ça à l’esprit pendant que nous travaillions sur cet album. »

Radio Metal : Votre nouvel album s’intitule Magic Mountain et le travail artistique sur la jaquette y est très coloré. Avez-vous opté pour cela en réaction à l’album précédent qui, à l’inverse, était en noir et blanc et dont le titre faisait référence à la mer ?

Chris Robertson (chant/guitare) : Non, nous ne pensons pas tellement à ce genre de choses en réalité. Il y a une chanson de l’album qui s’appelle « Magic Mountain » et nous pensions pouvoir faire un travail artistique très cool autour de cela alors nous avons décidé d’y mettre de la couleur.

Qu’est-ce que cette « montagne magique » (NDLT : Magic Mountain) en réalité ?

Je ne sais pas (rire) ! C’est juste un titre qui nous plaisait. J’imagine que cela peut représenter beaucoup de choses différentes pour beaucoup de gens, mais en ce qui nous concerne c’est seulement un titre qui nous plaisait vraiment et autour duquel nous avons décidé d’écrire une chanson.

Vous avez travaillé avec Bob Marlette sur Folklore And Superstition, Howard Benson sur Between The Devil And The Deep Blue Sea et avec Joe Baresi sur ce nouvel album. Pour quelle raison changez-vous à chaque fois de producteur ? Ressentez-vous le besoin d’essayer différentes perspectives sur votre musique ?

Je crois que dans le monde de la musique, il faut explorer continuellement jusqu’à trouver ce qui te convient le mieux. Si tu ne travailles toujours qu’avec une seule et même personne, tu ne sauras jamais ce que tu aurais pu faire d’autre. Bob a fait un travail formidable sur Folklore et Howard également sur Between The Devil And The Deep Blue Sea, mais cette fois-ci nous voulions faire un genre d’album différent de ce que nous avions fait précédemment. Joe a contacté notre management et dit que cela l’intéresserait de faire l’album. Nous avons discuté avec lui et décidé de travailler avec lui, et pour nous, ça a été une excellente décision parce que cet album s’est avéré aussi fidèle à Black Stone Cherry que nous l’espérions.

Tu disais que vous vouliez faire un genre d’album différent de ce que vous aviez fait avant, quel genre d’album aviez-vous donc envie de faire ?

Sur cet album nous avons voulu garder un état d’esprit live, avec moins de production et en se concentrant sur le fait de simplement jouer les chansons. Ce qu’il y a c’est que notre album précédent était taillé pour la radio et c’était ce que nous souhaitions, mais pour cet album-ci, sincèrement, nous n’en avions rien à faire que les chansons passent ou non à la radio, nous voulions seulement écrire des chansons qui nous plaisaient et auxquelles les gens accrocheraient en live.

Est-ce la raison pour laquelle cet album sonne plus comme un retour aux racines et moins rock moderne que le précédent sur lequel on trouvait des chansons comme « Blame It On The Boom Boom » ou « White Trash Millionaire » ?

Oui, comme je le disais, sur ce disque, la production est géniale mais c’est un autre style de production. Le dernier album était très orienté radio et il était essentiellement fait pour les radios rock moderne. Dans le groupe, nous n’avons pas vraiment grandi en écoutant du rock moderne à la radio, nous avons grandi en écoutant des choses comme AC/DC, Sabbath, Skynyrd et Led Zeppelin et des trucs classiques. Une partie de tout cela passait à la radio et le reste non, mais nous, nous aimons simplement jouer cette musique. Nous voulions revenir vers le genre de musique que nous aimons jouer le plus et c’est la musique que nous faisons en live. Les gens nous ont toujours dit qu’ils préféraient le groupe en live plutôt que sur CD alors nous avons gardé ça à l’esprit pendant que nous travaillions sur cet album et nous voulions que ce soit aussi live que possible.

« Le monde entier se retrouve embarqué dans tout ce qui se fait à Hollywood […] et les gens en oublient à quel point la vie peut être simple si on la laisse faire. »

Apparemment, travailler avec Howard Benson sur l’album précédent a été une étape importante pour le groupe, il vous a même poussé à réécrire « White Trash Milionaire » qui est devenu le premier single de l’album. Qu’a apporté Joe Baresi au groupe, cette fois-ci ? A-t-il contribué aux chansons ?

Le truc le plus important que Joe ait fait c’est de nous laisser être un groupe. Joe est à la fois un ingénieur et un producteur fantastique, mais ce qu’il y a de cool avec lui c’est qu’au lieu de se soucier de faire en sorte que cette chanson passe à la radio, Joe te dira « Faisons quelque chose qui durera et en quoi nous croyons sincèrement ». C’est pour cela que ça a fonctionné avec nous, il nous a laissé être un groupe. La phrase fétiche de Joe c’est « continuez à jouer, continuez à essayer des choses jusqu’à ce que l’on en sorte ce qu’il y a de meilleur ».

Pour l’album précédent, tu avais dit à l’époque que vous aviez été loin de chez vous, seuls, sans vos familles sur qui vous reposer et que cela avait été bon pour vous. Vous êtes-vous mis dans les mêmes conditions cette fois-ci ?

Ce qu’il y a eu de bien cette fois-ci c’est que nous n’avons pas autant coécrit que sur Between The Devil And The Deep Blue Sea. Si tu regardes dans les crédits sur Between The Devil And The Deep Blue Sea, tu verras que nous avons coécrit toutes les chansons de l’album à part « Blame It On The Boom Boom », je crois. Sur le nouvel album, nous n’avons coécrit qu’une poignée de chansons, il s’agissait surtout pour nous d’en revenir à jouer la musique tous les quatre ensemble. Nous n’avions pas envie de nous soucier d’écrire des hits, nous voulions écrire des chansons qui représentaient quelque chose pour nous, et je crois, plus que tout, le fait que nous nous retrouvions à nouveau seuls tous les quatre à écrire et non pas à devoir écrire avec d’autres gens, je pense que cela s’entend sur le disque, il est beaucoup plus sincère. Les chansons comme « Holding On And Letting Go », « Runaway », « Sometimes » et « Remember Me » sont toutes beaucoup plus personnelles que les morceaux que nous avons fait par le passé. Nous avions déjà écrit des chansons personnelles telles que « Things My Father Said » et « In My Blood » mais il y a un certain degré d’honnêteté dans ces nouvelles chansons du fait qu’elles viennent juste de nous quatre. C’est simplement différent.

Et vous êtes-vous isolés durant ce processus ?

Comme je le disais, pendant tout l’enregistrement nous étions juste tous les quatre dans le studio avec Joe et son assistant Jun (Murakawa). Nous avons impliqué peu de gens dans le studio, nous souhaitions qu’il y ait seulement le noyau du groupe, nous quatre, et Joe et c’est ce que nous avons fait. C’était cool. Sur les deux premiers albums, nous avons travaillé près de chez nous et nous avions des gens qui passaient au studio tout le temps, c’était une expérience très détendue, mais pour Between The Devil And The Deep Blue Sea, nous sommes allés en Californie et une très grosse équipe a travaillé sur le disque. Pour cet album, nous avons voulu revenir à ce que nous avions fait sur les premiers opus mais avec une équipe plus restreinte, et du fait que nous avons à nouveau enregistré en Californie – dans le studio de Joe à Pasadena – il y a quelque chose… Je ne sais pas si cela vient du fait que c’était un truc plus intime, mais il y a quelque chose de différent lorsque c’est juste quatre personnes sans aucune influence extérieure, mis à part le producteur, au lieu de 5 ou 6 personnes supplémentaires dans le studio pendant tout le processus. Je crois que je préfère quand il y a juste le groupe, c’est dans ces moments-là que l’on en a une représentation fidèle.

Le premier single de cet album s’intitule « Me And Mary Jane ». On entendait déjà parler de Mary Jane sur le premier album dans la chanson « Blackwood Gold ». Alors qui est cette Mary Jane ?

Mary Jane est seulement un ancien nom du sud, dans la région, et puis il y a des références à Mary Jane pour parler de marijuana, il y a tellement de référence au nom Mary Jane. C’est juste un nom cool quand on vient du sud c’est un nom très commun pour parler de plein de trucs. La chanson s’est écrite un peu toute seule. Ben avait le riff de départ pour débuter la chanson et nous avons trouvé cool que le chant suive ce riff, cela se chante tout seul. Lorsque nous avons entendu ce riff et que nous nous sommes demandé « qu’est-ce qu’on va chanter ? », « me and Mary Jane » est sorti tout seul alors nous avons écrit cette musique avec ce titre et la chanson s’est faite toute seule ! La musique s’aligne sur ces paroles et vice-versa.

Vous évoquez divers noms de personnes inconnues dans vos chansons, tels que Mary Jane, Mr Johnson (« Devil’s Queen ») ou Mr Collins (« Ghost Of Floyd Collins »). Cela signifie-t-il que votre principale inspiration réside dans les histoires des personnes que vous rencontrez ou dont vous entendez parler ?

Oh absolument. Étant issus du sud des États-Unis et d’une petite ville, raconter des histoires a toujours fait partie de nous et des gens qui vivent dans notre régions. Alors quand on grandit en entendant ou en racontant ces histoires, cela va forcément se refléter dans les chansons que l’on écrit. Raconter des histoires a toujours été important pour nous, nous nous en sommes un peu éloignés sur le dernier album, mais c’est une chose avec laquelle nous avons clairement renoué sur ce disque.

« Nous nous sommes dit ‘ras-le-bol de la pression, écrivons juste des chansons sympas et amusons-nous en les écrivant.' »

La chanson « Hollywood In Kentucky » parle de votre région. Qu’est-ce que le Kentucky a de si spécial et qu’est-ce que vous considérerez comme Hollywood au Kentucky ?

C’est simplement que le monde entier se retrouve embarqué dans tout ce qui se fait à Hollywood à cause de tous ces acteurs et de tous ce genre de choses, et les gens en oublient à quel point la vie peut être simple si on la laisse faire. Là d’où nous venons, c’est un mode de vie super simple, ce sont les petites choses de la vie qui nous rendent heureux et nous n’avons pas à nous soucier de ce que les autres font, de ce que les autres pensent, des choses comme ça.

Le groupe est réputé pour son incroyable énergie sur scène. Dans quel état d’esprit êtes-vous quand vous montez sur scène ?

C’est une question compliquée, mec ! Tu passes par plein d’états différents : nervosité, excitation sont les deux trucs principaux. Tu es super excité et puis il y a toujours un peu de nervosité. C’est ce qui nous fait avancer. Ensuite lorsque nous arrivons sur scène et que nous commençons à jouer, à partir de là, le public contribue beaucoup à tout cela. À la minute où nous jouons notre première note, nous voyons comment le public réagit et dès ce moment-là, nous savons comment un show va se dérouler.

Tu disais tout à l’heure que vous vouliez retrouver cette énergie live sur l’album, comment fait-on cela en studio ?

En ne réfléchissant pas trop, en analysant pas trop les chansons et plus que tout, en y allant franchement et en jouant ces chansons. Plutôt que de rester là à analyser telle partie sous toutes les coutures, tu le joues en te disant « voilà ce que je ferais en live, est-ce qu’on peut l’améliorer ? », puis tu essaies d’affiner et tu le laisses de côté. Quand tu joues en live, tu n’as qu’une seule chance de jouer chaque section chaque soir alors en studio, nous avons essayé de garder cette mentalité-là autant que possible. Si nous faisions vraiment n’importe quoi, nous essayions de réparer les dégâts mais sans nous prendre trop la tête.

Magic Mountain est déjà votre quatrième album, à ce stade, comment vois-tu l’évolution du groupe entre le premier album et le nouveau ?

Je trouve que nous avons vraiment mûri en tant qu’auteurs et grâce à cela, les chansons sont de plus en plus fluides aujourd’hui. Mais le truc cool avec cet album, plus qu’avec n’importe quel autre, c’est que nous sommes revenus vers ce que nous faisons, vers qui nous étions en tant que groupe et, plus que jamais depuis notre premier album, nous nous sommes amusés sans trop nous prendre la tête. Avant de sortir ton premier album, tu as toute ta vie pour l’écrire, après cela, tu as seulement quelques mois pour écrire chaque album ; sortir des albums supplémentaires amène une certaine pression, mais nous nous sommes dit « ras-le-bol de la pression, écrivons juste des chansons sympas et amusons-nous en les écrivant ».

Vous est-il venu à l’esprit qu’il allait peut-être être temps d’enregistrer un album live afin d’immortaliser toute l’énergie que vous dégagez aujourd’hui ?

Nous voudrions sans aucun doute faire un album live à un moment donné, j’ignore quand, mais c’est quelque chose qui fait clairement partie de notre liste de choses à faire.

Tu as été baptisé l’année dernière juste avant Noël par votre guitariste Ben Wells et avec l’assistance de Kevin Estes et du pasteur Chad Lockhart à l’Eglise de Highland Hills de Glasgow dans le Kentucky. Tout le groupe était présent. Était-ce quelque chose d’important pour toi ? Et était-il important que le groupe y prenne part ?

Je suis quelqu’un qui, pendant longtemps, a lutté contre beaucoup de choses dans la vie, la dépression, les tendances suicidaires et les problèmes de drogues, de médicaments, d’abus de choses comme ça. Peu importait que ma vie soit géniale, il y manquait toujours quelque chose. J’avais le sentiment qu’il n’y avait pas de dieu, rien de tout cela. Je n’étais pas allé à l’église depuis 15 ans et Ben m’a proposé de venir à l’église avec lui. Les autres ont toujours été croyants, j’y suis allé pour faire plaisir à Ben et j’ai réalisé, après 5 minutes dans l’église, que je n’étais pas là pour Ben, j’étais là parce que j’en avais besoin. Tu sais, beaucoup de gens disent des choses négatives sur ma croyance mais tout ce que j’ai à dire c’est que je n’ai jamais rien ressenti d’aussi réel que ce que j’ai ressenti le dimanche où j’ai été sauvé par l’amour de Jésus. Pour moi c’est ce qui manquait dans ma vie depuis le départ. J’en ai tellement bavé et ma vie est tellement meilleure maintenant grâce à cela. Et le fait que tout le groupe soit venu pour me soutenir est pour moi une réelle preuve d’amitié et de fraternité.

« Une église où un millier de personnes chantent les chansons, c’est un peu comme un concert de rock, mec, c’est dingue ! »

Irais-tu jusqu’à dire que l’énergie et l’inspiration que tu investis dans ta musique, tu les trouves en partie dans ta croyance et ton amour pour dieu ?

Ouais, mec. Cet album a été écrit et achevé avant que tous ces changements aient lieu dans ma vie mais c’est mon inspiration pour tout maintenant. Dans le rock’n’roll ce n’est pas cool d’aimer Jésus ou de servir un dieu et je m’en fiche (rire). Ces dernières années, il y a tellement de mecs, dans le milieu, à qui il est arrivé la même chose que moi, c’est juste incroyable de voir que ça ne cesse de se produire. Tout ce que je faisais ne me suffisait jamais, et maintenant que j’ai cette relation, tout est ce dont j’ai toujours eu besoin, j’ai passé mon temps à chercher autre chose et j’ai fini par le trouver.

As-tu déjà envisagé de chanter au sein d’une chorale gospel ou d’en utiliser une sur un album de Black Stone Cherry ?

Dimanche dernier je suis allé à l’église dans laquelle j’ai l’habitude d’aller, Highland Hills, à Glasgow, Kentucky ; cette église est issue d’une paroisse plus importante à Bowling Green, Kentucky, qui s’appelle Hillvue Heights et dimanche dernier, le 13 avril, c’était le dimanche des Rameaux, qui a lieu le dimanche qui précède Pâques. Il y a eu un office et il y avait une chorale d’une centaine de personnes. Et ce qui est cool avec Hillvue Heights et Highland Hills c’est qu’environ la moitié de l’office, chaque dimanche, c’est de la musique live jouée par un vrai groupe, batterie, guitares, basse, piano et les gens qui chantent. Ils chantent des chansons sur Jésus et c’est incroyable. Dimanche dernier j’y suis allé – j’avais déjà célébré l’office à Highland Hills un dimanche et chanté plusieurs chansons, et dimanche dernier je suis allé à Hillvue, Ben m’avait accompagné lorsque je l’avais fait à Highland Hills et il l’a à nouveau fait dimanche dernier, nous sommes allés chanter des chansons avec cette chorale. C’était incroyable de chanter ces chansons et de jouer, c’est du vrai rock’n’roll mais qui parle du dieu que nous vénérons. Et avoir une centaine de personnes qui chantent dans le chœur, dans une église où un millier de personnes chantent les chansons, c’est un peu comme un concert de rock, mec, c’est dingue !

Ce serait cool que vous enregistriez cela sur un album ?!

Ouais, mec ce serait sympa. Je ne sais pas si Black Stone Cherry fera quelque chose comme ça parce que nous ne sommes pas un groupe de rock Chrétien. Nous croyons tous en une puissance supérieure mais nous ne sommes pas ce genre de groupe. Mais j’aimerais bien, à un moment ou à un autre, proposer quelques chansons, que ce soient des reprises ou des morceaux originaux, j’adore ce genre de musique. J’ai toujours aimé ce genre de musique, même avant d’être croyant. J’adorais la musique gospel, juste pour l’âme qui se dégageait de ces voix. C’est quelque chose que je leur demanderai probablement de faire, un jour.

Tu disais tout à l’heure que dans le rock’n’roll ce n’était pas cool d’avoir ce genre de conviction ; as-tu vraiment fait face à de fortes critiques ou eu des problèmes avec certaines personnes à cause de cela ?

Oui, j’ai eu beaucoup de… Ben l’avait posté sur ma page Facebook et ensuite plusieurs autres personnes l’on également posté parce que l’idée qu’un mec couvert de tatouages qui joue du rock’n’roll et qui est grossier sur scène, puisse développer ce genre de relation avec Jésus, ils pensaient que c’était un coup de publicité, un truc comme ça. Les gens penseront ce qu’ils pensent, je n’y accorde vraiment pas d’importance, vraiment aucune. C’est cool, mec, on a fait cette croisière appelée Ship Rock avec tous ces groupes vraiment heavy, et Brian Welch, de Korn y était avec son groupe Love And Death, qui est un groupe de rock Chrétien, et il est venu me voir et a commencé à me parler, comme ça et il m’a dit « hey, mec, j’ai entendu dire que tu avais eu un changement dans ta vie ». Alors on s’est mis à discuter, et la façon dont cela s’est passé pour moi est assez similaire à ce qui lui est arrivé, comme s’il n’avait aucun contrôle sur ce qui lui arrivait, il ne pouvait pas l’empêcher, l’arrêter et puis, je ne sais pas… Il y aura des remarques négatives parce que, pour une raison quelconque, ce n’est simplement pas cool de croire en quoi que ce soit (rire), mais pour moi, croire en quelque chose représente tout.

Interview réalisée le 15 avril 2014 par Spaceman
Retranscription et traduction : Judith
Fiche de questions et introduction : Spaceman
Photos : Ash Newell

Site Internet de Black Stone Cherry : Blackstonecherry.com

Album Magic Mountain, sortie le 5 mai 2014 chez Roadrunner Records.



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