ENVOYEZ VOS INFOS :

CONTACT [at] RADIOMETAL [dot] FR

Song For The Deaf   

Blackjazz et à peu près tout le reste


Cela faisait des mois que je me disais « tiens, il faut vraiment que je pose une oreille sur cet album de Shining[/urlb], Blackjazz ». Non, il ne s’agit pas du nouveau méfait du groupe suédois de Kvarforth mais de son homonyme venu du grand froid norvégien.

Cette pochette, rappelant doucement l’esthétique géométrique d’un Watchtower, me faisait de l’?il avec bien trop d’insistance. Il fallait que j’en ai le c?ur net.


A force de fouiner obsessionnellement dans les bacs des disquaires j’ai développé un don. Une sorte de super pouvoir. Vous connaissez la bande dessinée du génial Manu Larcenet[/urlb] sur « Les Superhéros Injustement Méconnus » ? Et bien je suis l’un d’eux. Rien qu’en examinant une pochette et un nom de groupe ou d’album je parviens à flairer la bonne musique. Ça ne marche pas toujours, mais assez souvent pour que je puisse trouver ça remarquable. Alors certes, à l’instar d’Agrikultor, mon super pouvoir ne me sert pas à grand-chose, mais au moins il me permet de vous faire profiter de certaines pépites.

Ce Blackjazz de Shining en est une, de pépite. Une brillante même, sans vouloir faire de jeux de mots. Le titre se veut un descriptif du contenu. Mais à vrai dire, Blackjazz a autant à voir avec le black et le jazz qu’avec… à peu près tout le reste ! Mais surtout l’industriel en fin de compte, avec un gros penchant pour le n’importe quoi. Mais pas n’importe quel n’importe quoi ! Le GRAND n’importe quoi ! Celui-là même qui a engendré l’univers, le monde, l’amour, les guerres et qui a poussé le Doc’ à se raser le crâne. Certaines têtes pensantes imbues d’elles-mêmes appellent ça le chaos. Soit. C’est plus court.

Il faut arrêter de chercher un sens, une raison, une logique, un but. Il n’y en a pas. On est mieux ainsi, vous ne trouvez pas ? Une fois assimilé le fait même que la compréhension ne nous serait d’aucune utilité – trop encombrante – on prend une bonne bouffée d’air et on plonge sereinement dans la matière noire proposée par Shining.

Là on y découvre l’intensité d’un Ministry (« The Madness And The Damage Done »), des sonorités industrielles qui rappellent le bon vieux son de Nine Inch Nails (« Fisheye » dont le thème indus fait penser à « Terrible Lie »), un riff volubile faisant écho au « Hysteria » de Muse (« Exit Sun, Pt. 1 »), le saxophone possédé de Jørgen Munkeby (« Fisheye », « Helter Skelter », « Omen »), celui-là même que l’on retrouve sur l’After d’Ihsahn, des riffs parfois groovy ou parfois syncopés à la manière de Meshuggah (« Exit Sun, Pt. 1 »), une batterie complètement démente que ne renierait pas Converge (« Healter Skelter ») et une certaine folie Pattono-Zornienne (« The Madness And The Damage Done », « Blackjazz Deathtrance »). Des éléments disparates que ces norvégiens parviennent à assembler dans un conglomérat cohérent et délicieux. La prouesse est réelle. Le génie incontestable.

Voici un petit aperçu de ce qui vous attend dans ce Blackjazz, avec une vidéo de l’énorme « Fisheye » interprété en live à la TV norvégienne :



Laisser un commentaire

  • Amaury / RM dit :

    Apparemment le groupe sera à Lyon le 16 mars !
    Pas entendu parler avant, c’est dingue quand même…

    [Reply]

  • Arrow
    Arrow
    Slipknot @ Lyon
    Slider
  • 1/3