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Interview   

Blind Channel : la culture de la gagne


L’été est là et avec son lot de compétitions. Parmi elles une a particulièrement marqué les esprits avec ses rebondissements, ses polémiques, voyant la France perdre malgré son statut de favori (et soyons honnêtes, on aime un peu se moquer des défaites de nos Frenchies) et voyant l’Italie, que personne n’attendait, coiffer tout le monde au poteau et devenir championne d’Europe.

Nous parlons évidement de l’Eurovision (vous pensiez à autre chose ?). Au sein de ce concours musical haut en couleur, avec ses paillettes et sa petite dose de kitsch, le rock a été bien représenté, naturellement par la victoire italienne de Måneskin, mais aussi par l’excellente performance des Finlandais de Blind Channel. D’après Niko, comme dans beaucoup d’épopées d’équipes sportives, la force de Blind Channel n’est pas due à ses talents individuels, mais à un groupe solide et uni (n’est-ce pas Kyllian ?). « Des frères » comme il le dit lui même dans cette interview. Et si le politiquement correct suggère de rejeter l’idée de compétition dans la musique, Niko ne se voile pas la face et sait que, dans ce business, il faut avoir une culture de la gagne pour tirer son épingle du jeu. Il nous a raconté cette expérience particulière, plus exigeante que l’on croit, puis nous a donné quelques nouvelles plus générales sur le futur du groupe.

« Nous n’étions pas un gros groupe quand nous sommes allés à l’Eurovision mais l’Eurovision nous a appris à penser comme un gros groupe. »

Radio Metal : Parlons de votre participation au concours de l’Eurovision. Qu’est-ce qui vous a motivés à y participer ?

Niko Vilhelm (chant) : 2020 était censé être une grosse année pour nous. Nous venions juste de sortir notre troisième album, nous avions de gros trucs qui se profilaient à l’horizon, de grosses tournées et de gros festivals, et ensuite, tout le monde sait ce qui s’est passé début 2020. Tout a été annulé sous notre nez et on nous a privés de nos rêves. Nous savions que ça faisait sept ans, à ce moment-là, que nous travaillions pour en arriver là, donc nous n’allions pas attendre que l’orage passe. Il fallait que nous fassions quelque chose de différent et fassions preuve d’imagination. C’est là que notre guitariste Joonas [Porko] a dit : « Les gars, on va à l’Eurovision ! » La plupart des autres membres du groupe étaient là : « Arrête, tu déconnes! Ce n’est pas un endroit pour nous. » Mais ensuite, nous avons commencé à y réfléchir : « Et si nous faisions ça autrement ? Et si nous allions à l’Eurovision et faisions un doigt d’honneur à tout le monde ? » [Rires] Voilà comment l’idée a commencé.

Donc le film Eurovision Song Contest: The Story Of Fire Saga avec Will Ferrell n’a rien à voir avec ça…

Non ! [Rires] Après avoir gagné les finales finlandaises, quand nous avons su que nous allions à l’Eurovision, c’est là que quelqu’un a suggéré le film et nous a dit de le regarder. Nous avons regardé le film et nous en sommes tombés amoureux.

Quand vous avez intégré le concours, qu’est-ce que vous vous attendiez à retirer de cette expérience ?

L’expérience était géniale. Je sais que je vais m’en souvenir toute ma vie. Ça a aussi été très bon pour le groupe. Ça faisait sept ans que nous faisions Blind Channel mais nous ne savions pas dans quoi nous nous embarquions. Nous avons énormément appris pendant l’Eurovision. On ne peut pas apprendre ce genre de chose à l’école ou en tournée, il y a énormément de pression. Nous n’étions pas un gros groupe quand nous sommes allés à l’Eurovision mais l’Eurovision nous a appris à penser comme un gros groupe. T’es super stressé, tu ne dors pas beaucoup, tu ne manges pas beaucoup et tu dois rester concentré sur cet unique concert. C’est ce que l’Eurovision nous a appris et c’est juste extraordinaire.

Êtes-vous coachés par des musiciens professionnels ou des gens du business ? Que faites-vous exactement lors de ce concours ?

Nous avions une équipe de professionnels finlandais qui a préparé pour le spectacle avec nous. Nous avons fait ce spectacle en collaboration avec eux. Je pense que tous les pays font ça. Mais je ne parlais pas de ça. Il n’y a pas vraiment de coach là-bas, ça donne plutôt l’impression qu’on te jette à l’eau sans savoir si tu sais nager. Ils te balancent dans un putain d’océan et ils te crient : « Essaye de rester en vie ! » [Rires] Les journées sont longues. Tu as énormément d’interviews. Je crois que nous avons fait plus de quatre cents interviews durant cette période. Les plannings sont serrés. C’est suivant comment ton esprit est capable de gérer la pression. Il n’y a pas de coach, ils te mettent dans le grand bain et voient comment tu te débrouilles. Et je pense que nous avons assez bien relevé le défi. Nous avons grandi en tant qu’artistes pendant cette période.

Combien de temps ça prend, avec la préparation et tout ?

Ça peut te prendre beaucoup de ton temps, car ce n’est pas qu’un spectacle, c’est toutes les répétitions, toutes les interviews, tout le planning, etc. qui va avec. Heureusement, ça n’a duré que deux mois mais nous voulions être prêts, donc nous avons beaucoup répété. Nous avons répété la prestation tous les jours, plusieurs heures par jour.

« Il n’y a pas vraiment de coach là-bas, ça donne plutôt l’impression qu’on te jette à l’eau sans savoir si tu sais nager. Ils te balancent dans un putain d’océan et ils te crient : ‘Essaye de rester en vie !’ [Rires] »

Quelle était votre relation avec les participants des autres pays ?

Nous en avons rencontré certains, mais pas tous – malheureusement – à cause de la pandémie. Nous devions êtres à différents endroits à cause des restrictions sanitaires. Ça aurait été cool de rencontrer tout le monde. C’est très rare de voir autant de talents dans une seule ville. Nous en avons rencontré un grand nombre quand même. Nous avons traîné avec les Italiens de Måneskin. Ils ont gagné la compétition et c’était génial. Voir un groupe de rock remporter l’Eurovision était juste extraordinaire, c’était nos préférés. Nous avons traîné avec les Ukrainiens de Go_A et avec plein d’autres artistes. Le sentiment d’unité à l’Eurovision est vraiment cool. Ça ne donnait pas l’impression d’être une compétition. En voyant tous ces artistes incroyables et prometteurs faire ensemble le plus gros spectacle au monde, ça ressemblait à un grand festival.

Au départ, vous êtes restés pendant un certain temps à zéro point, puis quelques minutes plus tard, sans crier gare, vous avez eu une quantité incroyable de voix, vous propulsant à la première position avant de vous faire détrôner par l’Italie et la France. Etiez-vous préparés à un tel ascenseur émotionnel ?

Pas vraiment. Nous ne savions pas vraiment à quoi nous attendre. Nous savions que nous allions sortir du lot, mais nous ne savions pas si c’était une bonne ou mauvaise chose. Nous savions seulement que notre chanson et notre prestation allaient se démarquer des autres prestations. C’était assez cool. Nous avons reçu peu de points de la part des juges mais il fallait s’y attendre parce que je ne sais pas si notre type de musique et de prestation colle bien à l’Eurovision ou à l’esprit des juges. Mais ensuite, les points du public nous ont offert un bien meilleur classement. C’est ce qui comptait pour nous. C’est devant ce public que nous allons jouer à l’avenir. Dans le futur, nous n’allons pas jouer pour des juges. Les points du public étaient vraiment ce qui comptait pour nous et c’était vraiment sympa à voir. Nous ne nous attendions à rien, nous y sommes juste allés et avons fait notre propre truc. Je pense que nous nous attendions un peu à être dans le top 10. J’avais pronostiqué que nous serions huitièmes. Notre batteur Tommi [Lalli] a dit que nous serions sixièmes et il avait raison. C’était encore mieux que ce que nous avions prévu, donc c’était génial.

Avez-vous échangé avec les gars de Lordi ? Vous ont-ils dit ce que vous deviez faire ou éviter durant la compétition ?

Non, nous n’avons pas eu d’échange avec eux. Nous avons rencontré certains des musiciens de Lordi, mais nous ne leur avons pas vraiment parlé avant la compétition. J’ai lu un magazine où Mr. Lordi, le chanteur, a dit qu’il était furieux que l’Union européenne de Radio-Télévision nous dise qu’on ne peut pas faire un doigt d’honneur sur scène. Son point de vue était que si quelqu’un lui disait de ne pas faire de doigt d’honneur, il le ferait quand même [rires].

Comment décrirais-tu les jours qui ont suivi l’excitation et l’adrénaline de cette soirée ?

Je ne m’en souviens pas. Le dernier jour, nous nous sommes réveillés très tôt. Il y avait la finale et on a passé toute la soirée à faire la fête, et ça faisait genre quarante-huit heures que nous étions éveillés. Ensuite, nous sommes retournés en Finlande, nous n’avions toujours pas du tout dormi, et nous avions bu quelque chose qui n’était pas de l’eau [rires]. La presse finlandaise, tous les journaux et toutes les chaînes d’information nous attendaient. Nous avons fait de nombreuses heures d’interviews. Je ne me souviens d’aucune d’entre elles mais heureusement, j’ai entendu dire de notre équipe que nous les avons gérées professionnellement, ce qui est une bonne chose. J’étais inquiet par rapport à ça, mais nous avons été professionnels. Les quelques jours suivants sont complètement troubles dans ma mémoire. Je n’arrive pas à me rappeler ce qui s’est passé. Peut-être que mon esprit essayait simplement d’intégrer tout ce qui s’était passé. Nous avions travaillé pendant des mois dans ce simple but et ensuite, c’était terminé en un clin d’œil. Nous avons pris deux ou trois jours pour redescendre et nous nous sommes remis au travail. Et nous continuons à travailler. Notre véritable travail commence maintenant. Nous devons faire un album et prouver à tout le monde que nous sommes plus qu’un groupe d’Eurovision.

« J’ai vraiment envie d’en vivre, et si on veut en faire son travail à temps plein et percer – même si c’est nul que le monde fonctionne comme ça –, il faut être meilleur que tous les autres qui tentent eux aussi leur chance. »

Ça fait quelques semaines maintenant, avez-vous pu mesurer les retours dont le groupe a bénéficié suite à cette expérience ?

Pas vraiment. Déjà, je suis nul avec les nombres. Hier, « Dark Side » a atteint les vingt-cinq millions de streams. C’était sur le classement global de Spotify, je crois que c’était à la soixante-cinquième place ou quelque chose comme ça. Ce sont des chiffres énormes. Mais comme je l’ai dit, je suis nul avec les nombres, donc c’est dur de mesurer, mais tout se passe super bien. C’est ce dont nous avons toujours rêvé, que les gens hors de Finlande entendent notre musique, en tombent amoureux et viennent à nos concerts. La sauce est en train de prendre actuellement et je ne pourrais pas en être plus reconnaissant.

Pour pousser le débat, que penses-tu du concept de compétition dans la musique en général ?

Je ne pense pas pouvoir dire si c’est bien ou mal. Il est clair que la musique n’est pas une compétition en soi, mais l’industrie musicale est une compétition, car le monde est plein de super artistes et groupes, faisant de super concerts et de super chansons. J’ai vraiment envie d’en vivre, et si on veut en faire son travail à temps plein et percer – même si c’est nul que le monde fonctionne comme ça –, il faut être meilleur que tous les autres qui tentent eux aussi leur chance. Il est clair qu’il y a beaucoup de compétition dans l’industrie musicale. Si tu veux faire du business, tu dois avoir un plan, et ce plan doit être meilleur que celui du groupe d’à côté. Nous avons un bon esprit de compétition, nous aimons la compétition, même quand nous ne gagnons pas. Je pense que la compétition est bonne pour la créativité. Ça pousse à avancer. Tout serait trop facile sans compétition. Quand tu réunis plein de groupes et les fait s’affronter – de façon positive, pas de façon négative au travers des conneries de réseaux sociaux –, tous ces artistes composent la meilleure chanson qu’ils ont et c’est là que la musique devient meilleure et que tout devient meilleur. Mais la musique en tant qu’art n’est pas une compétition. Si la musique est une compétition, ce n’est pas vraiment contre d’autres artistes. C’est une compétition contre soi-même parce qu’il faut à chaque fois faire mieux si on veut que ça dure.

A propos de la chanson « Dark Side », vous avez dit : « Ce dont on avait vraiment besoin en cette période difficile, c’était un hymne pour nous-mêmes, une chanson qui fait un doigt d’honneur à la vie elle-même. » Penses-tu que le fait que les gens puissent s’y identifier explique le succès de la chanson ?

Peut-être. Nous avons écrit un hymne parce que ça a été une année difficile pour tout le monde à cause de la pandémie. Nous nous sommes dit que lorsque la vie devient merdique, on n’a pas envie d’entendre des chansons d’amour, d’espoir et de bonheur. On a besoin de chansons qui permettent de faire un doigt d’honneur et de crier. Nous avions besoin d’une chanson comme « Dark Side », et ensuite nous nous sommes dit que plein de gens pourraient aussi profiter de ce genre de chanson. C’était bien avant d’avoir la moindre idée de faire l’Eurovision. Peut-être que les gens ont vraiment ressenti notre message. Les gens ont de mauvais sentiments et ils ont besoin d’un moyen de les extérioriser, et quoi de mieux pour faire ça que de la musique ? Je pense aussi que c’était un bon timing. La chanson a un côté nostalgique pour les gens de notre âge, qui ont dans la vingtaine, ça leur rappelle Linkin Park et Limb Bizkit, des groupes que nous écoutions dans le passé. Mais les plus jeunes n’ont probablement jamais vu un groupe jouer avant. La seule chose qu’ils connaissent, ce sont des artistes d’EDM et de trap, et je n’ai rien contre ces artistes, je les aime aussi, mais quand ils ont entendu « Dark Side », ils se sont dit : « C’est quoi cette musique ? Je n’ai jamais rien entendu de ce genre avant. » Il y avait un facteur unificateur entre deux générations et je pense que c’est aussi une des raisons pour lesquelles « Dark Side » est devenu aussi populaire.

Blind Channel joue de la musique depuis 2013 et le line-up n’a pas du tout changé. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’un de vos albums s’appelle Blood Brothers. Comment décrirais-tu la relation des membres du groupe sur les plans personnel et professionnel ?

Le plus facile pour décrire ça, c’est de dire que nous sommes comme des frères. Nous sommes une famille. Nous nous connaissons depuis très longtemps. Nous avons partagé les hauts et les bas. Nous étions ensemble quand nous avons gagné des compétitions et été numéro un. Mais plus important encore, nous étions ensemble quand tout partait en couille, quand les chansons ne marchaient pas sur les plateformes de streaming, quand il n’y avait personne à nos concerts. Nous avons survécu aux épreuves ensemble et nous nous sommes beaucoup rapprochés. Nous sommes les meilleurs amis. Je pense que depuis 2013, il n’y a pas eu un jour où je n’ai pas appelé les gars ou ne leur ai pas parlé. Nous sommes une famille et c’est comme ça que ça fonctionne. Nous nous sommes vus dans nos meilleurs et nos pires moments. Nous nous connaissons mieux que personne et je pense que c’est quelque chose de véritablement spécial. Je ne mens pas quand je dis ça, c’est l’une des meilleures choses à propos de ce groupe pour moi. Je peux toujours compter sur ces gars.

« Nous nous sommes dit que lorsque la vie devient merdique, on n’a pas envie d’entendre des chansons d’amour, d’espoir et de bonheur. On a besoin de chansons qui permettent de faire un doigt d’honneur et de crier. Nous avions besoin d’une chanson comme ‘Dark Side’. »

Récemment, Alex Mattson a rejoint le groupe pour jouer les claviers, samples et percussions. Ça n’a pas été dur pour lui d’intégrer un groupe aussi uni et intime ?

On pourrait le penser mais pas du tout. Nous connaissons Aleksi depuis longtemps aussi. C’est un très bon ami à nous. Nous avons travaillé avec lui pendant des années. Nous avons fait un concert avec lui quand il faisait encore ses activités de DJ. Nous avons fait ce concert où il faisait le DJ, maniait des samples, jouait des percussions et du clavier pour nous. Nous avons aussi composé des chansons ensemble. Le fait qu’il nous rejoigne était tout naturel car tout d’un coup, il était partout. Il était dans le studio, il était sur scène, il était en coulisses, il était partout. Donc à un moment donné, il a dit : « Les gars, peut-être que je devrais intégrer le groupe. » Nous étions là : « Ouais ! Nous nous y attendions. Bienvenu ! »

Même s’il adore le néo-metal, il est connu pour sa contribution à la scène des musiques électroniques. Penses-tu que grâce à ses connaissances sur un genre très populaire et moderne, il a pu faire passer un palier au groupe en termes de composition ?

Clairement. Il a une bonne oreille. Il a aussi travaillé en tant que producteur, je pense que c’est important aussi. Quand Aleksi a rejoint le groupe, nous n’avions plus vraiment besoin de producteur. Il était l’oreille neuve dont nous avions besoin pour nos chansons. « Dark Side » était la première chanson que nous avons composée entièrement nous-mêmes en tant que groupe sans aucun producteur extérieur. Après quoi, « Dark Side » a bien marché. Il a vraiment apporté sa propre touche en matière de composition. Il a une super oreille pour la musique et les accroches pop. Il est aussi professionnel en studio avec le matériel. En fait, c’est un geek informatique ! [Rires] C’est lui qui se pose devant l’ordinateur et enregistre tout pendant que nous sautons partout en studio et créons des trucs, et il crée aussi des choses extraordinaires. Il colle parfaitement dans l’équipe de composition. Il apporte sa propre patte. Nous ne sommes pas en train de faire de l’EDM maintenant, ce n’est pas le but, car Aleksi adore les mêmes groupes que nous. Blind Channel était l’un de ses groupes préférés avant de nous rejoindre. Il connaît notre vision et apporte quelque chose à celle-ci. Maintenant, nous avons enfin le gars qui fait les scratchs. Nous sommes en semaine de répétition en ce moment, nous répétons pour les concerts en Finlande. A chaque fois que les gars jouent cette basse très profonde et que j’entends ces scratchs, je suis là : « Putain, c’est génial ! » Nous avions besoin de quelqu’un comme ça. Il est juste très doué dans ce qu’il fait et il s’intègre très bien dans l’équipe.

Tu as mentionné le prochain album : que peux-tu nous dire à son sujet ?

Ça fait un bon moment que nous sommes en train de le composer. Nous sommes toujours en train de faire des chansons, nous ne pouvons pas nous arrêter. Nous composons constamment des chansons. Même lorsque nous étions à l’Eurovision, à Rotterdam, quand nous avions quelques heures de libres, nous allions sur le laptop de quelqu’un et écrivions de la musique, c’est ce que nous faisons toujours. Ce qui est drôle, c’est que nous écrivons principalement sur des choses qui nous gonflent et nous mettent en colère. Dernièrement, nous avons été furieux de plein de choses, donc il y a beaucoup de musique qui nous vient. Comme on en a parlé, nous avons un nouveau membre dans le groupe, Aleksi nous a rejoints il y a un an et tout est super, il colle parfaitement à l’alchimie du groupe et il apporte sa contribution aux compositions. Ça a été vraiment l’éclate de composer un nouvel album. Quand nous sommes revenus en Finlande, nous avons relâché la pression pendant quelques jours, puis nous avions tellement de chansons de prêtes à notre disposition que nous avons dû choisir celles qui formeraient le meilleur album. Une fois que nous avions choisi les chansons et savions lesquelles seraient sur l’album, nous ne pouvions pas en être plus fiers. Ce sera un album extraordinaire.

Interview réalisée par téléphone le 23 juin 2021 par Philippe Slowa.
Retranscription : Emilie Bardalou.
Traduction : Nicolas Gricourt.
Photos : Mona Salminen.

Site officiel de Blind Channel : www.blindchannelofficial.com

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