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Interview   

Blind Guardian : discussion d’un temps à venir


Sortir un best-of, c’est vieux comme l’industrie du disque. Mais malgré cet aspect relativement traditionnel, cela implique à chaque fois tout un lot de questions, à commencer par : est-ce bien le moment ? Pour Blind Guardian, au bout de vingt-cinq ans de carrière, la question ne pouvait pas faire long feu, d’autant plus que, comme nous le dit le chanteur Hansi Kürsch, le groupe avait déjà depuis quelques années l’idée de le faire, après une suggestion de la maison de disque. La seconde question, c’est : quelles chansons choisir ? Et c’est là que cela peut devenir problématique pour un groupe d’une telle longévité : le choix est bien plus large, donc plus difficile.

Ces questions sont donc au cœur de cette interview. Comment Blind Guardian s’y est pris pour concocté ce Memories Of A Time To Come, cette compilation retraçant un quart de siècle de musique et qui sortira le 20 janvier 2012 ? Mais aussi, comment le groupe considère-t-il ce disque ? Bilan ? Fin d’une époque ? Blind Guardian ferme-t-il une porte pour en ouvrir une nouvelle à travers ce best-of ? C’est donc à la question de l’avenir du groupe, de ces « temps à venir » que nous avons aussi consacré une partie de cet entretien avec Hansi Kürsch, un avenir qui est déjà là, selon lui, puisque le groupe travaille déjà à la fois sur son futur album orchestral – dont la nature proprement « blind-guardienne », vous le verrez, est encore en discussion – et son prochain album classique.



« C’était comme une sorte de grand-huit à travers notre carrière, avec quelques arrêts et quelques décisions frustrantes à prendre. […] Nous étions à la recherche du mélange parfait dans le but de présenter ce qu’a été Blind Guardian au cours de ces vingt-cinq dernières années. »

Radio Metal : A ce stade de votre carrière, pourquoi avez-vous décidé de réaliser une compilation best-of ?

Hansi Kürsch (chant): Vingt-cinq ans est une très bonne raison, je crois ! Lorsque notre ancienne maison de disques, EMI, nous l’avait demandé pour la première fois, il y a trois ans de cela, je pensais que c’était la bonne période pour le faire. Nous avons une bonne discographie, avec beaucoup de bonnes chansons mais nous n’avions encore jamais franchi le cap. D’un autre côté, j’avais le sentiment que si nous le faisions, nous aurions besoin de temps supplémentaire pour réaliser un mixage adapté, des préparations techniques correctes et aussi pour retravailler certains éléments. Nous attendions le moment idéal et ce fut en 2011, alors que nous faisions plein de concerts et partions beaucoup en tournée, il nous restait encore du temps entre les deux pour travailler sur les morceaux. Finalement cela nous a demandé quatre mois pour tout terminer. Mais le résultat est un best-of ressemblant à un album studio régulier et naturel.

Étant donné qu’il y a un lien entre les chansons sur chaque album et que chacun de ces albums a une histoire qui lui est propre, n’était-ce pas frustrant de sélectionner des singles et de les rassembler sur une compilation ?

Non, ce n’était pas frustrant. C’était plus comme une sorte de grand-huit à travers notre carrière, avec quelques arrêts et quelques décisions frustrantes à prendre. J’aurais adoré ajouter encore quelques chansons au best-of, voire à la place d’autres titres, mais nous étions à la recherche du mélange parfait dans le but de présenter ce qu’a été Blind Guardian au cours de ces vingt-cinq dernières années. J’ai trouvé cela très intéressant de voir comment une chanson telle que « Majesty », par exemple, pouvait interagir avec des chansons plus récentes comme « Ride Into Obsession ».Le plus grand défi pour nous, c’était de rendre justice aux chansons que nous avions finalement décidé de mettre sur l’album et de les traiter de la manière la plus précise possible, de telle sorte qu’elles puissent briller de toute leur splendeur.

Ce qui est intéressant avec cette compilation, c’est que vous ne vous êtes pas simplement contentés de sélectionner les meilleurs singles ou les meilleurs succès commerciaux de Blind Guardian : vous avez sélectionné des ballades, des titres de speed metal, d’autres très épiques et progressifs… C’est comme si vous ne vouliez pas faire un best-of de vos singles mais plutôt résumer votre carrière, raconter l’histoire de Blind Guardian.

Oui, c’était notre intention. Je dirais qu’une chanson comme « Fly » manque encore parce qu’elle aurait représenté la direction plus moderne du groupe. Mais nous avions l’impression que « This Will Never End » rendrait davantage justice à l’album A Twist In The Myth, ce qui explique pourquoi nous avons décidé de prendre ce titre-là. D’une manière générale, l’idée était de montrer à quel point notre musique peut être variée. Évidemment, cela met également en avant la raison pour laquelle les gens sont parfois déçus lorsque nous arrivons avec un nouvel album car ils ne savent pas à quoi s’attendre. Cela rend le groupe intéressant pour les jeunes générations mais aussi pour les plus anciennes et pour nous aussi d’ailleurs.

« Toutes les chansons ont une écriture différente, on ne peut jamais exactement savoir comment est construite une chanson ni ce qui va suivre après avant de l’avoir écouté. C’est quelque chose que nous avons essayé de représenter avec cet album. »

Crois-tu que tout les groupes qui sortent des best-of ne procèdent pas comme il faut en sélectionnant des succès commerciaux à la place de titres qui refléteraient au mieux le groupe et son évolution ?

Je ne dirais pas cela. La question est de voir comment tu choisis de le faire et comment tu te positionnes par rapport à un album best-of. Si tu fais correctement un album best-of de singles, si tu le remixes ou si tu as un concept pour le présenter, alors ça va. En revanche s’il s’agît seulement d’une compilation, alors cela n’a aucun intérêt. Il est vraiment question du degré d’investissement et du temps consacré par un groupe à la production. Évidemment c’est une solution intermédiaire que de proposer des contenus anciens, mais si tu fais ça comme il faut, ça n’a pas d’importance. Que cela soit la version single ou ce que nous considérons être un contenu plus varié, ça revient au même.

Comme vous êtes un groupe qui aimez raconter des histoires dans vos albums, peut-on dire que l’histoire que vous vouliez raconter à travers ce best-of est la vôtre ?

Oui, on peut voir ça comme ça. Je pense également que cela explique beaucoup de choses sur nos caractères et notre musique à travers la musique elle-même. Dès le tout début, il y avait une vision très claire parmi les membres du groupe ; et bien que toutes les chansons diffèrent beaucoup les unes des autres, les éléments centraux peuvent être remarqués dans les premiers succès du groupe. Dans le cas présent, « Valhalla », « Majesty » ou « Follow the Blind ». Il y avait des différences flagrantes au moment de la composition. On peut remarquer qu’il n’y a pas de modèle. Toutes les chansons ont une écriture différente, on ne peut jamais exactement savoir comment est construite une chanson ni ce qui va suivre après avant de l’avoir écouté. C’est quelque chose que nous avons essayé de représenter avec cet album.

Es-tu aussi passionné par la sortie de cette compilation qu’avec celle de chaque album studio ?

Si cela passe par des réenregistrements, il n’y a aucun doute là-dessus. C’est la même passion. Lorsqu’on en vient au remix, c’est le même dévouement mais, bien sûr, c’est un petit peu plus difficile de ressentir de la passion pour une chanson âgée de vingt ans que tu revisites mais sur laquelle tu n’as pas la moindre possibilité de retravailler, de rectifier des éléments qui selon toi auraient pu être améliorés.

Cela a dû être une expérience très nostalgique d’écouter les chansons datant de vos débuts ?

C’était un sentiment empreint de nostalgie mais, d’un autre côté, cela nous a montré que les chansons restaient les mêmes. Si tu écoutes un titre comme « Valhalla », que nous avons ré-enregistré, tu ressentiras la même énergie, même si, comparé au premier enregistrement, nous avons vingt ans de plus. La chanson a cependant révélé la même beauté et la même force. La musique est intemporelle, et c’est génial. C’est quelque chose que je peux dire concernant les vingt-cinq années de Blind Guardian : à aucun moment on a l’impression que ça fait vingt-cinq ans. Si tu me posais une question sur nos premiers pas dans un studio je serais incapable de compter les années. Je répondrais que ça ne fait pas si longtemps, peut-être dix ou quinze ans. Même ça, ça semblerait être une longue période à mes yeux, mais le fait que cela fasse encore plus longtemps prouve que nous avons vraiment apprécié ce que nous avons fait. Ce ne fut jamais ce que nous étions contraints de faire mais ce que nous voulions faire.

« Je pense que nous sommes au milieu de la seconde période du groupe. Je crois qu’une nouvelle ère a commencé avec Night At The Opera et cette ère n’est pas encore terminée. […] Je ne pense pas que nous allons radicalement changer. »

Comment te sens-tu à l’écoute des anciens morceaux ? N’es-tu pas, en quelque sorte, lassé par ces chansons composées lorsque vous étiez adolescents ?

Je les considère comme des marques de la jeunesse. Elles comportent beaucoup d’éléments que nous ne traiterions pas de la même manière aujourd’hui. Mais cela reste un héritage de nos tout premiers pas. Musicalement, même si tu peux observer que nous ne suivons plus la même voie aujourd’hui, je crois qu’il y a une certaine force et une certaine énergie dans ces premières tentatives pour devenir un musicien professionnel et cela continue à rendre intéressante pour moi l’écoute de cette musique. Bien qu’il y eût certains éléments qui étaient apparentés à ces grands groupes qui étaient à l’époque nos idoles, il y avait aussi dès le départ cette approche particulière. Cela me rend très fier. Il y avait une touche personnelle et par chance nous avons réussi à la conserver.

As-tu l’impression que Blind Guardian est maintenant arrivé à un tournant et que, par conséquent, il fallait sortir ce best-of pour clore un chapitre?

C’est un point de vue intéressant… Mais non, je ne crois pas. Je pense que nous sommes au milieu de la seconde période du groupe. Je crois qu’une nouvelle ère a commencé avec Night At The Opera et cette ère n’est pas encore terminée. Je dirais que c’est plutôt regarder en arrière par sentiment de nostalgie. C’était le bon moment pour le faire. Mais je ne pense pas que nous allons radicalement changer, même si un des prochains albums – peut-être même le suivant – sera l’album orchestral. Cela sera un changement évident. Mais puisqu’il a été imaginé et planifié au cours de ces dernières années, il n’a aucun lien avec l’album best-of.

Le titre de cette compilation est intéressant. Que vouliez-vous dire avec ce titre, “ Memories From A Time To Come” [Ndlr : Souvenirs d’un temps à venir en français] ?

Encore une fois, nous parlons du temps. L’impression que nous avons eu en revisitant ces vingt-cinq années était celle d’un courant intemporel. Je crois que même s’il s’agît de documents appartenant au passé, ils donnent également un aperçu de l’avenir de Blind Guardian.

Pourrais-tu nous donner quelques nouvelles sur votre travail concernant l’album orchestral dont la sortie est attendue en 2012 ?

[Gros soupir] Je dirais que 2012 fait déjà parti de l’histoire ! [rires] Je suis incapable d’en dire plus. Nous avons travaillé sur l’album orchestral tout comme sur du contenu pour un album régulier de Blind Guardian entre nos tournées et la finalisation de Memories From A Time To Come. Mon objectif serait de sortir soit l’album normal de Blind Guardian soit l’album orchestral en 2013. C’est faisable mais c’est un travail très dur pour nous. Il y a tellement d’éléments impliqués dans l’album orchestral mais aussi dans l’album normal que cela soit de l’écriture jusqu’à la production… Je suis vraiment prudent quand il s’agît d’imaginer des dates de sorties. Mais, comme je l’ai dit, je suppose que ce sera pour fin 2013, probablement à l’automne, avant un autre album de Blind Guardian.

« Je pense qu’il serait possible de faire une petite tournée de festivals avec un orchestre ou alors un nombre très limité de concerts de Blind Guardian. […] On pourrait envisager un projet de ce genre, surtout en lien avec un concert traditionnel de Blind Guardian. »

Tu sembles plutôt épuisé par ce projet orchestral…

Je ne suis pas épuisé, mais ça demande tellement de travail. C’est agréable à faire. Nous avons déjà interprété environ six titres dans un auditorium et nous les avons enregistrés, mais je dois encore faire les voix. Je me suis déjà occupé de la pré-production pour ces chansons. Cependant, nous devons aussi compléter les autres chansons que nous avons faites, et cela prend beaucoup de temps, notamment pour terminer les partitions et tout le reste. Si nous avons l’impression que ça n’est pas le bon moment pour travailler dessus, nous préférons alors travailler sur le matériel pour l’album régulier de Blind Guardian. Ils sont au même niveau de priorité. Les deux sont trop importants pour être expédiés. Nous n’avons jamais fait ça de toute notre carrière et nous n’allons certainement pas commencer après vingt-cinq ans d’existence, même si nous aimerions sortir quelque chose l’année prochaine. L’essentiel n’est pas d’être le plus rapide possible mais de maintenir le niveau de qualité.

Corrige moi si je me trompe mais, au début, c’était censé être un projet parallèle et puis, finalement, vous avez décidé de le sortir comme un album de Blind Guardian, c’est bien ça ?

Oui, tu as tout à fait raison. Mais je dois dire que, même à l’heure actuelle, nous hésitons encore sur la manière de le présenter ! [rires] Nous avons tellement de possibilités pour cet album que l’on n’arrête pas d’avancer puis de reculer. La musique est tellement bonne et diversifiée. C’est un bébé de Blind Guardian mais il ne doit pas forcément être un album de Blind Guardian. Nous ne sommes pas sûrs. Cela dépendra du degré d’implication du reste du groupe. A ce stade, ils ne sont pas trop impliqués, mis à part dans l’écriture. Ce sera mon chant et l’orchestre. Nous ne sommes pas sûrs que cela soit suffisant pour l’appeler un album de Blind Guardian. Si nous impliquons le reste du groupe alors cela deviendra un album de Blind Guardian. Nous nous sommes penchés sur cette question depuis ces douze derniers mois et la discussion est encore ouverte.

J’imagine que cela a dû être très compliqué de changer ta manière de composer étant donné que c’est un exercice totalement différent comparé à l’écriture de chansons pour un groupe ?

Non, nous ne l’avons pas changé, pas le moins du monde. C’est une approche différente par l’utilisation d’instruments différents et de structures légèrement différentes. Mais ce n’est pas aussi difficile que ce que beaucoup de gens doivent s’imaginer. Nous avons dû demander la participation de Charlie Bauerfeind (ndlr : producteur des derniers albums de Blind Guardian) dans le cas où nous aurions à faire face à une impasse ; il est capable de nous en faire sortir et de nous donner les consignes à suivre pour faire un nouvel essai dans une autre direction. Mais jusqu’à maintenant ça s’est fait en douceur. Le plus difficile a été de trouver quelqu’un capable de transposer les arrangements que nous avions composés sur un ordinateur en une partition qui resterait aussi proche que possible de notre intention originale. Cela a causé beaucoup de soucis et cela a pris beaucoup de temps, mais comme nous étions bien entourés il était plus question de réaliser les bonnes chansons au bon moment.

Crois-tu que vous pourrez faire la promotion de cet album orchestral en concert et, plus important encore, est-ce financièrement possible pour vous de le faire ?

Financièrement parlant, je dirais que ça pourrait être bénéfique ! Mais le problème est de trouver l’occasion idéale, le lieu idéal et l’orchestre idéal pour le faire. Tu ne peux pas interpréter quelque chose comme ça dans une salle de concert traditionnelle. Selon le pays, notre public en concert varie de 500 à 7000 ou 8000 personnes. Trouver des endroits pouvant s’adapter à ces différents publics sera très, très difficile. Je pense qu’il serait possible de faire une petite tournée de festivals avec un orchestre ou alors un nombre très limité de concerts de Blind Guardian, comme quatre en Europe ou quelque chose comme ça. On pourrait envisager un projet de ce genre, surtout en lien avec un concert traditionnel de Blind Guardian. Cela pourrait être une option. Mais on verra cela quand on y sera. Pour le moment il faut d’abord se débarrasser de toutes les compositions puis finaliser les divers éléments. Une fois que cela sera réglé, on aura fait un grand pas en avant, et après nous aurons besoin de réfléchir à la manière de promouvoir cet album et comment organiser des rencontres live.

Vos albums s’inspirent des livres de Tolkien mais également de ceux d’autres écrivains. Le groupe n’aimerait-il pas écrire sa propre histoire épique, notamment pour un prochain album ?

Pas pour l’album orchestral. Nous nous sommes déjà mis d’accord sur le fait que le concept pour cet album viendrait de Markus Heitz (écrivain allemand d’heroic-fantasy, auteur de la série « Les Nains »). Son style d’écriture colle parfaitement avec la musique créée jusqu’à maintenant. Mais pour l’un des prochains albums réguliers de Blind Guardian, cela pourrait se faire. Nous pourrions avoir un album conceptuel dans la lignée de Imaginations From The Other Side et de titres comme « Bright Eyes », « Imaginations » ou « And The Story Ends ». Quelque chose comme ça serait en effet possible.

« Ce que nous avons essayé de faire, et ce que nous cherchons encore à faire, c’est d’établir un lien plus proche avec le jeu World Of Warcraft. Je dirais que c’est plus cette idée là qu’André a à l’esprit, mettre en place une coopération. »

Vous écriviez des chansons sur la Terre du Milieu et sur les livres de Tolkien bien avant que les films de Peter Jackson soient réalisés. Lorsque les films sont sortis au cinéma, n’étais-tu pas blasé de voir que, d’un seul coup, beaucoup de groupes affirmaient haut et fort que Tolkien était leur auteur préféré?

Au début, je ne m’en étais même pas rendu compte. La plupart des groupes sont davantage liés à la scène pagan ou death metal. Ça ne m’a vraiment pas posé de problème et c’est encore le cas aujourd’hui. Certains d’entre eux ont abordé des aspects différents et, si c’est de qualité, j’apprécie. Je n’ai jamais eu l’impression que ces groupes avaient voulu suivre une tendance. C’était comme s’ils avaient été réveillés ou attirés par le film et que, ensuite, ils s’étaient mis à lire les livres et pris conscience qu’il y avait quelque chose qu’ils pouvaient relier à leur musique. Tout cela ne m’intéresse pas vraiment. Des groupes se sont référés à Tolkien avant Blind Guardian. Cela dépend de chacun. Tu as juste besoin d’avoir un concept et les outils adaptés pour proposer quelque chose de personnel. Ce qu’il y a de bien avec Blind Guardian c’est ça, chaque fois que nous nous inspirons de Tolkien, nous lui apportons une touche personnelle. Je pense que c’est ça que les gens apprécient.

L’année dernière, nous avons parlé avec André Olbrich et il nous a dit que vous n’étiez pas en contact avec Peter Jackson. Est-ce-que cela a changé, avez-vous réessayé récemment ?

Non, je n’ai jamais essayé quelque chose comme ça. Je suis certain qu’André non plus. Ce que nous avons essayé de faire, et ce que nous cherchons encore à faire, c’est d’établir un lien plus proche avec le jeu World Of Warcraft. Je dirais que c’est plus cette idée là qu’André a à l’esprit, mettre en place une coopération. Être impliqué dans “The Hobbit” n’est pas quelque chose qui nous semble être intéressant pour nous.

Jusqu’en 1998, tu jouais de la basse. En joues-tu toujours ? Si non, est-ce que cela ne te manque pas ?

Ça ne manque pas. Je ne joue pas tellement. Je joue de la guitare acoustique de temps en temps pour améliorer la composition ou avoir de nouvelles idées. Simplement pour l’inspiration. Je joue également un peu du piano. Mais la basse n’est pas mon instrument préféré. Cela pourrait changer, je ne suis pas en train de dire que je ne rejouerais plus jamais de la basse chez moi. Mais je ne ressens pas l’utilité d’utiliser une basse pour composer.

Interview réalisée par téléphone le 19 décembre 2011 par Metal’O Phil
Transcription : Saff’
Traduction : Isa

Site internet de Blind Guardian : www.blind-guardian.com



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  • Normal qu’il soit sérieux , le journalos est un peu casse bonbons sur cette interview. Bref , Blind Guarian reste le + grand groupe de metal au monde , le seul a avoir sorti l’album parfait (Nightfall in middle earth). Restez comme vous êtes et offrez nous encore des perles :)Blind Guardian est loin d’être mort !

    [Reply]

    AzNight

    « le seul a avoir sorti l’album parfait (Nightfall in middle earth). »

    Toi, j’t’aime bien!

  • Voilà pourquoi j’adore ces mecs: ils prennent tout hyper au sérieux, même un best-of qu’est normalement le truc le plus facile à faire. Peu de groupes iraient remixer voir réenregistrer leurs titres juste pour ça. D’ailleurs chapeau pour le choix des morceaux, on s’attend pas forcément à trouver des morceaux comme The Last Candle, This Will Never End ou Ride Into Obsession sur un best-of du Guardian (ça ou And Then There Was Silence et ses 14 minutes) n’empêche que ce sont des putain de bon choix. J’y jetterai une oreille à ce best-of, voir même les deux, soyons fous. C’est qu’avec deux albums en préparation (et sachant à quel point ils sont perfectionnistes), on va pouvoir patienter longtemps avant d’entendre de vraies nouvelles compos!
    PS: Hansi est quand même peut-être un peu trop sérieux pour le coup. Pour chaque question il a l’air de se casser la tête pour arriver à exprimer ses pensées le plus exactement possible… Relax, dude!

    [Reply]

  • En voilà un bon interview ! Merci Radio Metal :). Impatient d’entendre le « bébé de Blind Guardian » en tant que grand fan du groupe !

    [Reply]

  • Merci pour l’interview

    [Reply]

  • Leurs projets avenir font vraiment envie.

    [Reply]

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