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Live Report   

Ça cartonne pour Ultra Vomit !


Dès la sortie de son nouvel album le 28 avril dernier, le groupe parodique Ultra Vomit était déjà sur scène, ne perdant pas la moindre seconde pour répandre la bonne parole. Fetus (chant/guitare) était dernièrement bien occupé avec Andréas et Nicolas mais il repart de plus belle avec Ultra Vomit que l’on n’avait pas vu sur scène depuis un moment. Au programme du soir : une nouvelle salve de chansons issues de Panzer Surprise . Et pour être certain que les refrains de l’album soient chantés par le public dès le début de la tournée, il a même été mis en écoute gratuite sur YouTube ! C’est dans cette très belle salle de l’Alhambra qu’Ultra Vomit choisit d’effectuer son grand retour à Paris. Un choix de salle un peu étonnant mais qui n’aura pas rebuté le public puisqu’il se déroulera tout de même à guichets fermés.

Le jour de ce concert parisien, le groupe rajoutera d’ailleurs dans son agenda une nouvelle date en octobre au Trianon.

Artistes : Ultra VomitFuries
Date : 5 mai 2017
Salle : Alhambra
Ville : Paris [75]

Furies

On aurait pu penser que des premières parties comme Andréas et Nicolas ou Jacques & Jacques auraient été plus adaptées pour un concert d’Ultra Vomit. Mais avec Furies on va au contraire rester dans une veine purement heavy metal très traditionnelle. Du heavy traditionnel à tel point qu’au moment où l’on se dit que les compos du groupe se rapprochent d’un Judas Priest, Furies nous balance une reprise d’ »Electric Eye » (extrait de Screaming For Vengeance) ! Visuellement, Furies reste très ancré dans le passé avec des clous, du cuir et des thématiques visuelles rouge et noir. Le choix de la première partie soulève donc beaucoup de questions car même si le groupe n’est pas désagréable – il permet en effet au public de se chauffer et fait preuve de générosité sur scène – il arrive tout de même qu’on trouve le temps un peu long lors de ce set. En fait Furies c’est un peu la parodie du heavy metal que font Ultra Vomit sur le titre « Évier Metal » ! La seule touche d’originalité du groupe est finalement d’avoir deux femmes, une au chant et une autre à la batterie, ce qui permet une certaine variation vocale qui n’est pas pour déplaire.

Ultra Vomit

Pendant les derniers réglages sonores, telles des rockstars en hoodies et lunettes de soleil, les membres d’Ultra Vomit provoquent les cris de la foule. Avant de disparaître complètement, ils jouent même quelques riffs pour mettre le public encore plus dans l’ambiance. Puis les lumières s’éteignent avant que ne s’affiche sur l’écran un message d’attente. Un écran construit à partir d’une sorte de trampoline attaché au-dessus de la scène. Pendant ce message d’attente une gentille musique d’ascenseur passe dans la salle. En boucle, encore et toujours la même, durant quelques minutes. Une musique en style 8 bits qui rentre facilement dans la tête et que les fans ne se priveront pas de chanter au bout d’un moment… jusqu’à ce que le générique de Fort Boyard ne sonne dans l’Alhambra ! Tous les membres d’Ultra Vomit arrivent donc victorieux sur scène : Manard à la batterie, Flockos à la guitare, Matthieu à la basse et, évidemment, Fetus à la guitare et au chant. Tous en forme, ils prennent la pose sous la lumière comme des dieux du stade. La mise en scène de leur concert au Divan du Monde, avec une arrivée sur La Marche de l’Empereur déguisés en Dark Vador, valaient également le coup d’œil.

Ce soir on commence fort avec un « J’veux voir du sang dans la fosse ! Let’s go ! » qui ouvre le titre assez énervé et metalcore qu’est « Darry Cowl Chamber ». Un titre qui démarre à merveille les hostilités avec une foule qui prendra plaisir à se rentrer dedans. Une longue liste de mouvements de foule seront d’ailleurs observés ce soir avec entre autres l’habituel wall of death ou la moins conventionnelle chenille à la manière de Cannibal Corpse. L’ambiance est joviale avec Manard au micro qui n’hésite pas à reprendre le générique d’un animé japonais, mais en ode à la bière. Le summum du set se situant peut-être lorsque Fetus, durant la présentation du groupe, invitera les filles de Furies sur scène pour chanter à sa gloire.

Le groupe ne perd pas de son humour et de son fun. Faisant par exemple des blagues durant toute la soirée sur l’hologramme de Mélenchon ou ratant son impro musicale. Il fera par ailleurs venir sur scène un des membres du public pour une séance d’hypnose et glisser par la même une blague de pet. Oui l’humour d’Ultra Vomit n’est pas le plus fin qui existe ! En fait, on dira qu’il rejoint l’ambiance d’un concert de grind où le ridicule ne tue pas et où il n’y a finalement pas de honte à chanter du Calogero sur des riffs de Gojira. La foule apprécie et prend plaisir à écouter le thème de Batman ou a crier haut et fort, avec 800 autres personnes, que l’on collectionne des canards vivants. Une chanson où il sera également l’occasion de voir le collègue de Fetus, Andréas, déguisé en canard et faire un slam dans le public.

C’est d’ailleurs l’un des soucis de la soirée : les slams. On sait que cette pratique est amusante pour le voltigeur mais beaucoup moins pour ceux qui le reçoivent. Notamment lorsque c’est le chanteur du groupe qui se retrouve gêné dans son jeu à cause d’une personne qui déplace son micro… Ce qui va avoir pour effet que le service de sécurité demandera de diriger les slams vers les extrémités de la scène. Ce qui compliquera encore plus la venue des personnes par les airs : le public effectuant comme une partie de tennis en s’échangeant sans cesse les slammeurs. 

En tout cas, plus important, on salue la prestation musicale et vocale des Français. Car au-delà d’être un groupe offrant de bons moments de rigolade à ses fans, la qualité technique des zicos est présente. Surtout vocalement où Fetus est capable d’imiter à merveille Nico de Tagada Jones durant « Un Chien Géant » ou le chant guttural de Joe Duplantier sur le morceau « Calojira ». Chantant en pseudo-allemand sur la parodie de Rammstein qu’est « Kammthaar » ou singeant la voix de Lemmy sur « Quand j’étais petit », Fetus impressionne. Oui il est toujours bon de se laisser aller au jeu d’Ultra Vomit et d’abandonner tout sérieux pendant un peu plus d’une heure. Allant dans les plus grands clichés du metal, brassant tous les genres et tous les univers – que ce soit les mangas, le cinéma ou les imitations d’autres groupes – Ultra Vomit aura proposé un set varié et professionnel.

Setlist :

Darry Cowl Chamber
Les bonnes manières
Un Chien Géant
E-TRON (digital cac)
Mechanical Chiwawa
Je ne t’es jamais autans aimer
Mountains of Maths
Pauv’ connard
Calojira
Takoyaki
Super Sexe
Hyper Sexe
Boulangerie pâtisserie
Pipi VS Caca
Batman VS Predator
Welcome to the jingle
Je possède un cousin
Jésus
La Ch’nille
La Bouillie IV
Keken
Anthracte
I Like to Vomit
Je collectionne des canards (vivants)
Rappels :
Kammthaar
Quand j’étais petit
Evier Metal

Live reports et photos : Matthis Van Der Meulen.



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