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Live Report   

Carnifex au sommet de la violence


Notre retour à Petit Bain se fait dans la violence avec une affiche où aucun répit ne sera admis. Si les célèbres Carnifex sont têtes d’affiche, Disentomb, Aversions Crown et Oceano doivent ouvrir le bal. Le deathcore est donc à l’honneur et le public va devoir se préparer à souffrir et à bouger. Une audience assez variée se presse devant la péniche, des fans plus traditionnels de metal aussi bien qu’un public deathcore. Même si on est par exemple loin du traditionnel tatouage, casquette ou t-shirt large du concert d’August Burns Red ! Car ici on reste sur les efficaces écarteurs, mèches et chaud bonnet.

Démarrons avec un groupe que nous avons déjà vu récemment dans ce même lieu et sur une affiche toute aussi violente. En novembre dernier, nous avions en effet eu le plaisir d’accueillir sur la péniche Dying Fetus ainsi que Beyond Creation et Psycroptic. Mais l’ouverture de la soirée fut assurée par Disentomb, se collant parfaitement aux deux ambiances. Et comme lors de leur dernier passage, c’est avec joie que le public parisien croise leur route pour, au final, la même gifle musicale.

Artistes : Carnifex – Oceano – Aversions Crown – Disentomb
Date : 4 mars 2018
Salle : Petit Bain
Ville : Paris [75]

Disentomb

Disentomb propose un death metal toujours aussi brut qui donnerait presque l’envie de mettre la face de votre voisin en sang à chaque riff ! Tout l’honneur revient au frontman qui tape du pied à en faire trembler le bateau. Notre homme bouge sur scène comme un damné, se retenant de frapper ses musiciens avec une rage ressortant très clairement de ses yeux. Et comme toute cette soirée n’avance pas assez vite selon lui, il descendra dans le public pour bouger les âmes présentes et booster la motivation du public. Un grand moment !

Aversions Crown

Place aux Australiens d’Aversions Crown, groupe qui est la raison du déplacement de beaucoup de fans dans la salle. Il faut dire que la sortie de leur dernier album en 2017, Xenocide, fut l’un des moments forts dans le style. Si le chanteur s’est rasé depuis notre rencontre au Metal Days, il n’a néanmoins rien perdu de son sourire. Une bonne humeur que l’on retrouvera durant tout le set où il s’amusera des différents cris enthousiastes saluant le groupe. Aversions Crown aura en tout cas proposé un deathcore bien plus technique et mélodique que beaucoup de ses pairs.

Oceano

Le son massif d’Oceano a fait sa réputation. En conséquence, on a ici à faire à l’un des plus redoutables groupes de sa catégorie. Il apparaît cependant comme le moins « original » des quatre groupes jouant ce soir, malgré ses bien nombreuses qualités. Un titre tel que « Dead Planet » nous plonge dans les octaves les plus graves que le deathcore peut proposer. Et il y a de quoi enchaîner les headbangs sur « The Taken » ou « Human Harvest ». La plus grande qualité du groupe reste sans hésitation la voix de Adam Warren, véritable mastodonte et monstre vocal aux capacités multiples. On connait les albums bien courts du groupe avec des titres dépassant rarement les trois minutes. Du coup, Oceano sur scène offre de nombreux morceaux soulignant la diversité que le deathcore peut offrir.

Et si Oceano est une valeur sûre de la scène, ce qui nous amuse le plus ce soir est la présence de Matt Kohanowski à la batterie, officiant également dans une autre perle du genre qu’est Shadow Of Intent. Un prodige de la batterie tellement à l’aise derrière son instrument qu’il semblera avoir le même entrain que le batteur de Skepticism, avec une facilité d’exécution impressionnante. Pas une goutte de sueur ne perle sur son front, pas une veine ne dépasse : tout son set se déroule comme un exercice. Une exécution parfaite qui peut également s’appliquer à ses acolytes, pour un rendu global terriblement efficace.

Setlist :

The Taken
Dead Planet
A Mandatory Sacrifice
District Of Misery
Nephilim
The World Engine
Human Harvest
Lucid Reality
Dawn Of Descent

Carnifex

Difficile de passer à côté de Carnifex car on verra toujours en festival un bonnet à l’effigie du groupe ! On croise enfin leur route ce soir et si l’on devait résumer l’expérience en un seul mot, le terme « intensif » ne serait pas usurpé. Les charismatiques américains sont efficaces dans ce qu’ils font et livrent une expérience live haute gamme. On est face à un groupe ayant la volonté de retourner la salle. Scott Lewis incarne à merveille tout ceci. Le chanteur livre une prestation musclée qui ne laisse aucun répit aux spectateurs. Peut-être que cela va même trop loin lorsque ce dernier recevra dans ses bras un slammeur durant la performance du groupe ! Le frontman sera donc obligé de le relever, poussant une gueulante après le morceau (« je ne suis pas là pour relever tes fesses »), mais tels sont les dangers du métier et rien ne l’empêchera de continuer à nous asséner une setlist éminemment brutale.

La setlist aura comporté de titres du premier album avec « Lie To My Face » et « Slit Wrist Savior ». Le public parisien aura également pu entendre du plus récent avec le titre éponyme du dernier album du groupe, Slow Death, ou encore les excellents morceaux que sont « Black Candles Burnin », « Dark Heart Ceremony » ou « Drown Me In Blood ». Tous les albums de Carnifex auront eu un instant pour eux avec au minimum un titre chacun. Mais c’est malheureusement un peu en voleur que le groupe terminera son set après « Hell Chose Me ». En effet le groupe quittera les planches sans un salut du public, sans un rappel et sans quelques derniers mots pour l’audience ! Seulement un « we are Carnifex, goodbye » sera expédié et laissera un froid, malgré les applaudissements chaleureux de la salle. En effet, ce soir une setlist plus longue de Carnifex, ou même un petit rappel, n’aurait pas été de refus !

Carnifex

Setlist :

Dark Heart Ceremony
Slit Wrist Savior
Slow Death
Drown Me In Blood
Hatred And Slaughter
In Coalesce With Filth And Faith
Black Candles Burnin
Die Without Hope
Until I Feel Nothing
Dark Days
Lie To My Face
Hell Chose Me

Report et photos : Matthis Van der meulen.



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  • En ce qui concerne la durée du concert de Carnifex et la fin du set (je précise que je n’étais pas au concert), cela n’a rien de surprenant lorsqu’il y a plusieurs groupes d’une telle qualité qui jouent ensemble… Pour avoir assisté à plusieurs concerts de ce type aux USA (Thy Art Is Murder + Dying Fetus, Carnifex + Whitechapel), ce genre de « déroulement » est plutôt commun.

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