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Live Report   

Ce Durbuy Rock Fest fut diablement hOOvy


Pour sa vingt-deuxième édition, le Durbuy Rock Festival continue de progresser. Cette année, le festival situé à Bomal-Sur-Ourthe a en effet réuni 5000 personnes, un record. Avec Alestorm, Eluveitie et bien d’autres groupes au programme, le fest a une nouvelle fois célébré la diversité du metal. Sous un soleil forcément chaleureux, le public a pu apprécier les prestations de 25 groupes sur les deux scènes du DRF, l’une en Indoor (Le Sassin) et l’autre en outdoor (La Hellzine Stage). De notre côté, comme la coutume le veut, nous avons fait le déplacement à Durbuy pour mettre en avant la scène belge émergente. Voici donc notre focus sur cinq artistes.

C’est d’ailleurs la Belgique qui ouvre les hostilités en ce vendredi 6 avril. A 17H15, devant un public déjà nombreux en comparaison des éditions précédentes, Coalition débarque sur la scène extérieure.

Evénement : Durbuy Rock Festival
Dates : 6-7 avril 2018
Ville : Bomal-Sur-Ourthe [Belgique]

Créé à Bastogne en 2001, Coalition se montre plein d’assurance avec une Cat au chant naturelle et sympathique. Le contraste entre son arrivée tout en douceur marquée d’un « bonjour » souriant, et son premier growl partagé quelques secondes plus tard, étant assez surprenant ! Côté musique, nous sommes dans un thrash/death classique et bien exécuté. Puissant et doté d’un son rendant justice à ses compositions, Coalition délivre une belle partition et peut être fier de sa prestation. Une jolie entrée en matière.

Pas le temps de faire le tour des buvettes de Bomal-Sur-Ourthe puisque Anwynn se trouve déjà sur les planches du Sassin ! Le groupe de folk en impose sur le plan visuel puisque l’audience constate devant elle sept musiciens. Ces derniers n’hésitent pas à mélanger les genres, on sent d’ailleurs l’influence de la scène metal symphonique dans les compositions d’Anwynn. Créé en 2007, le groupe (vêtu et grimé en noir) est composé de deux chanteurs : McBouc pour les parties criées et ce soir Sara du groupe Cathubodua pour la voix féminine. Une présence exceptionnelle en remplacement d’Eline, la chanteuse officielle, qui venait d’accoucher. De son côté Astrid (claviers) n’aura eu de cesse d’encourager la foule à participer au concert en tapant des mains et en agitant les bras. Et c’est, à l’instar de Coalition, sous les applaudissements que le groupe sera reçu par le public du DRF.

Toujours sur Le Sassin, c’est maintenant au tour d’Acus Vacuum de proposer son folk metal. Au vu des réactions, le public paraît clairement être charmé par ces compositions fédératrices. « De puissantes cornemuses aux mélodies entraînantes accompagnées de tambours faisant vibrer le cœur de la terre inviteront le corps et l’esprit des Hommes à la passion et la fête » explique le booklet du festival avec à-propos. Accompagné d’une danseuse, Acus Vacuum aura proposé un set solide. Néanmoins, l’un de ses membres nous aura répété trois fois (durant la grosse demi-heure de set) qu’il était important d’acheter le merchandising de son groupe ! Or il est probable qu’un seul plaidoyer aurait suffit non ? Malgré ces détails économico-capitalo-mercantilesques, ce concert festif fut une ode aux chansons à boire entraînantes.

Il est 20H20 quand Ithilien pénètre sur les planches de Durbuy. Avec ce groupe, on passe clairement un cran en termes de professionnalisme. Les lumières sont plus nombreuses et l’on peut sentir que les musiciens sont des habitués de la scène. Les compositions proposées sont également plus abouties avec une personnalité affirmée. Il faut dire qu’Ithilien réussit l’exploit de partager une musique très variée mais malgré tout accrocheuse. On trouve chez eux une sorte de deathcore rentre dedans entouré par des instruments typiques comme des cornemuses flamandes, vielle à roue, flûtes et bouzuki. Le tout donne donc un cocktail détonnant ! Mention spéciale à Pierre dont les qualités vocales et surtout guitaristiques sont indéniables. Ithilien, un groupe que l’on vous conseille vraiment de voir sur scène car les Bruxellois ont du talent, de l’énergie et du charisme. Pas étonnant du coup de voir que son succès traverse les frontières puisque le groupe tournait par exemple au Japon fin avril.

Si l’on aurait également pu insister sur les performances des groupes Amenra, Dirty Wolfgang et Lethvm qui auront tous remplis leur rôles, il nous semblait fondamental de revenir sur la performance la plus marquante du festival à nos yeux : celle de Deepshow. Ce dernier a littéralement retourné la Hellzine stage. Son chanteur Serge Kasongo est monstrueusement charismatique. Souriant, drôle et plein de chaleur : Serge (que vous connaissez peut-être si un disque de son groupe Leng Tch’e vous est passé entre les mains ou que vous avez croisé la formation en fest) accapare le regard. Il fera d’ailleurs monter son jeune fils sur scène lors d’une fin de show monumental où le fiston gueulera avec le papa. Un grand moment. Côté son, nous avons pu savourer les compos d’un groupe qui délivre un stoner burné et groovy qui rappellera forcément les maîtres du genre, à savoir Down, de par ses teintes bluesy. Le groupe définit d’ailleurs sa musique comme du « hOOvy » (mélange de heavy et de groovy). En tout cas, les fans de Deepshow ayant assisté à ce show du DRF 2018 doivent maintenant avoir encore plus hâte d’entendre ses nouvelles compos. Le nouveau disque de Deepshow, son deuxième, devrait sortir à la fin de l’année.

Voilà, notre petit tour annuel à Bomal-Sur-Ourthe s’achève ici. L’occasion de remercier nos amis Belges pour l’accueil, et particulièrement Bernard qui s’occupe de main de maître de la programmation du festival. L’équipe organisatrice étant à l’image de cet événement de taille moyenne qui se situe dans la campagne belge : conviviale et sympathique.

Crédit photo : Facebook Durbuy Rock Fest.



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