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Song For The Deaf   

C’est nase, arrête !


Nazareth, voilà un groupe que j’ai loué à chaque diffusion de certains titres de leur discographie dans les années 70 dans l’émission Are You Experienced.

Un groupe qui avait du potentiel pour réussir : fondé en Écosse à la fin des années 60 ; repéré à Londres au début des années 70 par des membres de Deep Purple pour qui il fera de nombreuses premières parties de concerts ; nanti d’un chanteur à la voix criarde, Dan McCafferty, ébauche vocale d’un Brian Johnson d’AC/DC, et d’un sens du rock hard et remuant ; la disparition du groupe dans les artères du temps est à considérer comme une vraie perte pour les chevelus amoureux de riffs grinçants.

Sorti des Seventies, le groupe est aussi complètement éjecté du radar musical. Mais il n’est pas mort: il enregistre et tourne encore. Leur dernier album, Big Dogz, est sorti en avril dernier mais ne marquera probablement pas la résurrection de Nazareth.

J’espère que vous excuserez le jeu de mots en titre ; il est de Spaceman. Néanmoins, c’est à peu près par là que nous nous dirigerons dans notre conclusion.

En écoutant ce Big Dogz, on peut déjà à mi-chemin faire un premier bilan : c’est un album très moyen voire médiocre. L’ouverture avec « Big Dog’s Gonna Howl » laisse miroiter un bon album de hard rock mais dès « Claimed », le deuxième titre horriblement mal fichu, on a du mal à croire à un groupe qui affiche quarante ans de carrière au compteur et donc autant de temps pour bétonner un style tout à fait honorable – pour ne pas dire admirable – façonner dans ses premières années. « When Jesus Comes To Save The World Again » ne vient pas forcément sauver l’ensemble mais vient au moins relever le niveau… avant de replonger tout de suite après dans un album qui nous laisse, au mieux, indifférent, au pire, nous fait passer un mauvais moment.

Ne nous éternisons pas. Au final, même si certains titres ou au moins certains passages sonnent comme « du bon hard rock » (poésie…) dignes de figurer au côté de certaines compos de l’étalon du genre qu’est AC/DC (encore lui, mais on ne peut qu’y penser avec ce chanteur), ça n’en fait pas un bon album.

Avec uniquement les morceaux « Big Dog’s… », « When Jesus Comes… » et – presque inespéré – vers la fin « Watch Your Back » (suivi de deux morceaux d’une durée totale d’environ onze minutes dont on se fout royalement), on aurait pu faire un EP trois titres intéressant (mais après quarante ans et qu’on est un dinosaure du hard rock, souhaite-t-on encore ne sortir qu’un EP comme un groupe de jeunots ?). Malheureusement, malgré l’expérience et quelques albums-culte à leur actif, Nazareth ne redorera pas son blason avec ce Big Dogz totalement dispensable, même pour les fans des vétérans écossais.

En fait, pour en revenir à ce lamentable jeu de mots, on aurait même souhaité que la carrière de ce groupe se soit arrêtée avant, avant qu’il atteigne ce niveau, tirant vers le bas le bilan de ce groupe. Résultat : on repart faire un pèlerinage dans ses vieux disques des années 70 et tout particulièrement les pépites produites par Roger Glover (bassiste emblématique de Deep Purple) que sont Razamanaz (1973), Loud ‘n’ Proud (1973) et Rampant (1974) pour retrouver le bon souvenir du Nazareth qu’on aime.

Animalement vôtre.



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  • j’ai eu peure en lisant el début de l’article! je me suis dis: naaan ils ne vont pas encenser ce truc quand même!!
    et la suite m’a rassuré
    je ne connais pas le reste de la disco du groupe, mais cet album-là est vraiment en dessous de tout (bon, pas de « tout » quand même, mais d’un paquet d’autres albums)

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    Pour le reste de la disco, voir les suggestions en fin d’article auxquelles on peut sans doute ajouter l’album Hair Of The Dog.

    Animalement.

  • bloodydoll dit :

    pas mal le jeu de mot 🙂

    [Reply]

  • Bonjour,
    En tout cas même si les avis sont divers à propos de leur nouvel album, à la vue de la setlist de la tournée actuelle, on va retrouver tout le meilleurs du groupe en LIVE. Tout ces titres monstrueux qui ont enthousiasmé plusieurs générations, vous pourrez les retrouver pour un concert exceptionnel ce samedi 28 mai au Splendid de Lille (exceptionnel car unique en France et même s’il n’ont jamais cessé de tourner à travers le Monde, ils ne se sont pas produit en France depuis plus de 30 ans…)
    A ne pas manquer donc. Ca envoie le bois un max !
    Billets dispos partout et sur place.
    Cordialement
    Pierre F.

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  • C’est bizarre mais le titre de cet article me rappelle une blague récurante d’un membre du chat… Ah oui, ca me reviens, c’était moi. ^_^

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