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Interview   

Chrome Division a un moteur tout neuf dans son rock infernal


Avec le grand remue-ménage qu’a connu Chrome Division au sein de son line-up ces dernières années, il était évident que tout cela impacterait les futurs productions du combo. Mais à quel point ? Le frontman Shady Blue, remplaçant d’Eddie Guz depuis 3rd Round Knockout, nous explique, dans les lignes qui suivent, que les arrivées de Damage Karlsen à la guitare et Ogee à la basse ont considérablement bonifié la musique du groupe. Car, pour le chanteur, c’est deux là sont véritablement talentueux ! Et notamment Karlsen qui remplace un Ricky Black qui s’est de lui-même éclipsé du groupe il y a deux ans de cela.

Donc voilà, Chrome Division c’est du tout neuf avec une force créatrice intense et une paire de guitaristes (Shagrath et Karlsen) qui ne lambine pas sur la composition. D’ailleurs, Infernal Rock Eternal, le nouvel album du groupe, a été composé uniquement par les deux six-cordistes. Tandis que le chanteur s’est enfin occupé seul des parties vocales de l’album. Une machine encore fraîche qui ne tarde pas à se rôder.

Une vraie forte alchimie unit désormais Chrome Divison. Et malgré les divers projets de chacun, le combo n’hésite pas à se concentrer à fond sur cette bande. Shady Blue nous explique tout cela en détail, avec une certaine passion et franchise. Il revient ainsi sur le cas Ricky Black, sur son départ, sur l’anecdote entourant l’audition de Karlsen ou encore sur ses propres projets : Susperia mais aussi Borknagar.

A propos de Ricky Black : « À chaque fois, nous lui donnions une nouvelle chance, mais tout d’un coup, il n’est plus venu du tout. Nous avons été obligé de le laisser partir, nous n’avions pas le choix. »

Radio Metal : Il y a deux ans, il a été annoncé que vous vous sépariez de Bjorn Luna et Ricky Black. Nous savons que Luna est parti parce qu’il a eu un enfant, mais que s’est-il passé avec Ricky ?

Shady Blue (chant) : C’est une bonne question [rires]… À ce jour, je n’en suis même pas sûr. Les problèmes ont commencé pendant l’enregistrement de 3rd Round Knockout. Il arrivait toujours en retard lors de nos sessions studio, et se trouvait toujours des excuses stupides… Ça a été une période très agaçante, mais malgré tout, nous avons pu finir l’album et tout allait bien, mais ensuite, il a recommencé à faire la même chose, il ne venait plus aux répèts et avait toujours toutes sortes d’excuses… Nous avons eu ces problèmes pendant à peu près six mois, durant lesquels nous ne faisions que lui répéter : « Il faut que tu sois là, il faut que tu te reprennes, tu dois plus t’investir dans le groupe… » À chaque fois, nous lui donnions une nouvelle chance, mais tout d’un coup, il n’est plus venu du tout. Nous avons été obligé de le laisser partir, nous n’avions pas le choix. Il fallait que nous puissions passer à autre chose. C’est triste comme histoire, mais c’est comme ça. Voilà ce qu’il s’est passé.

OK, et est-ce que vous êtes toujours en contact ?

Plus quotidiennement. Nous ne nous parlons plus autant par téléphone. Je le croise de temps en temps en ville, nous sommes toujours amis, nous nous parlons toujours. Il me demande toujours comment nous allons, où nous en sommes avec le groupe… Il est très triste que les choses se soient passées comme ça, mais en même temps… Eh mec, c’est de ta faute ! Il est assez d’accord avec ça, en plus. Tout va bien, tu sais, mais bon… C’est triste que ça se soit passé comme ça, mais parfois on ne peut pas faire autrement…

Il a été question que Luna travaille avec vous depuis les coulisses et contribue aux paroles de l’album. Quelle a été son implication, alors ?

Je dois avouer que j’ai peut-être été un peu égoïste sur cet album [rires], parce qu’il m’a envoyé des paroles pour trois ou quatre chansons qui étaient plutôt bien, mais je ne les ai pas utilisées pour le disque, je dois le reconnaître… Il n’y avait aucun problème avec ses paroles, mais c’est juste que j’avais une vision tellement forte des chansons de cet album que je voulais vraiment écrire mes propres paroles et amener ma propre influence sur chacun des morceaux. Mais oui, j’ai gardé ses paroles, on ne sait jamais, peut-être que nous les utiliserons la prochaine fois !

Luna n’est pas frustré de ne plus pouvoir monter sur scène avec vous ?

Non, parce que son départ du groupe s’est très bien passé, très calmement, sans stress ni problème. Il avait annoncé que 3rd Round serait son dernier avec le groupe et qu’ensuite il tirerait sa révérence. Il avait déjà 40 ans et venait d’avoir son premier enfant, donc il a décidé de consacrer son temps et son énergie à sa famille et à son nouveau-né. Il ne voulait pas se mettre en travers de la progression du groupe : il n’était pas prêt à continuer de tourner et de voyager, donc au lieu de nous ralentir, il est parti en nous souhaitant bonne chance. Il n’est plus vraiment intéressé par ces choses-là, maintenant, il a d’autres priorités.

« Nous nous étions imaginé que les auditions dureraient très longtemps […] mais en fait, la première personne à passer était Damage [Karlsen], et il ne lui a fallu que quelque chose comme trois minutes pour nous convaincre ! »

Apparemment, l’audition de Damage Karlsen a été incroyable. Est-ce que tu peux nous en dire plus ?

Oui, c’est une anecdote marrante parce que l’une des raisons pour lesquelles nous avons laissé autant de chances à Ricky Black, c’était parce qu’il est très talentueux. Il est très bon en tant que guitariste lead, donc nous étions très inquiets quand il a commencé à disparaître du groupe. Nous pensions : « Qu’est-ce qu’on va faire sans lui ? Il est tellement bon qu’il est irremplaçable ! » C’est l’ingénieur du son du studio où nous avons enregistré 3rd Round qui nous a parlé de ce mec, Damage Karlsen. Je le connaissais de nom, je l’avais croisé une ou deux fois, mais nous n’avions jamais été présentés. En tout cas, il était notre premier choix dans les guitaristes qui passeraient l’audition. Nous nous étions imaginé que les auditions dureraient très longtemps, que nous essaierions beaucoup de monde, mais en fait, la première personne à passer était Damage, et il ne lui a fallu que quelque chose comme trois minutes pour nous convaincre ! Nous avons commencé la première chanson – il en avait répété trois – et quand nous sommes arrivés au solo, Shagrath et moi nous sommes regardés et nous avons éclaté de rire. Il était tellement bon, putain ! Il n’y avait pas de question à se poser. Il aura suffi d’une chanson, et nous lui avons serré la main en lui disant : « OK mec, tu as le job ! » [rires] C’était incroyable. Damage est peut-être encore plus talentueux que Ricky. Il a un passé plutôt metal, mais nous aussi, entre Dimmu Borgir et Susperia, nous sommes tous des metalleux… Ce n’était pas un obstacle, mais nous nous demandions quand même comment il allait gérer les solos plus blues ou rock’n’roll. En réalité, cela n’a pas été un problème du tout. Il a une gamme de styles de jeu fantastique, tu peux lui demander n’importe quoi, il le jouera ! C’est incroyable.

Apparemment, Damage Karlsen et Ogee ont beaucoup contribué à l’écriture de l’album. Est-ce que tu peux nous en parler ? Quelle influence ont-ils apporté à votre musique ?

Avant toute chose, j’aimerais parler de l’alchimie qu’il y a au sein du groupe, maintenant. J’ai l’impression que nous cinq formons l’équipe idéale désormais, c’est un vrai moteur… Les choses ne se sont jamais aussi bien passées dans le groupe que maintenant. Au lieu de rester chez soi dans nos propres studios à répéter pour soi comme beaucoup de gens le font de nos jours, nous nous retrouvons au moins une fois par semaine, souvent deux, à notre local de répétition, et nous improvisons. Parfois, ça ne donne rien du tout et nous rentrons chez nous [rires], mais d’autres fois, nous réussissons à faire une voire deux chansons. Ces deux dernières années avec le nouveau line-up, ça a été un vrai travail d’équipe. Au moins une fois par semaine, nous nous retrouvons pour jouer, et c’est comme ça que nous avons crée le dernier album, tous ensemble, dans notre studio de répèt, une fois après l’autre, encore et encore… Ça nous a pris deux ans, c’est vrai, mais le jeu en valait la chandelle : nous avons travaillé tellement dur sur ces chansons, nous les avons fignolées et terminées à la perfection avant même de songer entrer en studio pour les enregistrer. Nous espérons que tout ce travail va payer parce que nous avons vraiment passé deux ans sur l’écriture… Je pense vraiment que ça en valait la peine. Luna était un bassiste qui jouait surtout pour s’amuser, mais de là à le comparer à Ogee… Ogee est vraiment un mec branché par le rythme et la basse, la basse, c’est vraiment sa passion, donc le groove qu’il crée est complètement différent. Et l’écriture de Damage combinée à celle de Shagrath… Ce que nous avons vécu les deux dernières années, c’est vraiment nouveau et très inspirant.

Cet album est le disque de Chrome Division le plus varié. « Lady Of Perpetual Sorrow » fait penser aux ballades de Lynyrd Skynyrd, et « Not Bet For Free » à « School’s Out » d’Alice Cooper. Est-ce que c’était délibéré de faire un album aussi varié que possible ?

Nous n’avions pas de plan, en fait. Tout vient du fait que Shagrath a sa propre manière d’écrire des chansons, et que comme je te l’ai dit, Damage a une manière complètement différente d’écrire, mais en réalité ils se complètent l’un l’autre. Shagrath peut écrire la moitié d’une chanson, puis Damage va la terminer ou vice-versa ; ils ont chacun un style différent mais ils travaillent très bien ensemble. Et comme ils ont écrit 50 % de l’album chacun, évidemment, il va y avoir beaucoup de variations dans les chansons, mais c’est ça qui est intéressant. Je pense que c’est une très bonne chose. En ce qui concerne « The Lady Of Perpetual Sorrow », nous n’avions pas l’intention de faire une ballade, pas du tout. Nous étions en train de boire des bières chez Shagrath, puis il a sorti sa guitare acoustique et a commencé à jouer ; il a trouvé le riff principal de la chanson, et immédiatement, je me suis exclamé : « Mec ! Il faut que ce soit sur l’album, c’est hyper bien ! » Nous sommes partis de ce riff, nous avons travaillé dessus, et c’est devenu une chanson très mélancolique et dépressive avec un tempo plutôt lent. Mais nous n’avons jamais eu l’intention de faire une ballade du genre power-ballad des années 80, ce n’était pas notre objectif du tout. La chanson est venue à la vie comme ça, très spéciale, et sans grand-chose à voir avec les chansons typiques de Chrome Division. Elle avait quelque chose d’unique donc il fallait que nous la finissions pour voir ce qu’elle donnerait. Quand je l’ai entendue terminée sur l’album, je me suis dit : « Wow… » C’est l’une de mes chansons du disque préférées. Nous en avons fait un clip la semaine dernière, il devrait sortir très bientôt.

« J’ai l’impression que nous cinq formons l’équipe idéale désormais, c’est un vrai moteur… »

Penses-tu que la diversité de ce nouvel album vient de cette nouvelle alchimie avec les nouveaux membres ?

Oui, peut-être… Objectivement ? Parce que je n’ai pas participé aux deux premiers albums, Doomsday Rock ‘n’ Roll et Booze, Broads & Beelzebub… J’ai l’impression que ces deux disques étaient dans la même veine, du rock’n’roll classique et crade, le côté « Doomsday » de Chrome Division, mais quand je suis arrivé pour le troisième album, il y a eu un petit changement au niveau de l’écriture : je n’ai pas le même registre de voix qu’Eddie Guz, donc nous pouvions faire des choses plus différentes. Nous avons fait une chanson blues, par exemple, « The Magic Man », sur le troisième album… Les chansons étaient variées aussi, sur ce disque, je pense que le changement avait déjà commencé à ce moment-là. J’ai rendu hommage aux anciennes musiques, en sonnant comme Eddie Guz, mais aussi en apportant au groupe ma propre personnalité. C’était un peu un mélange, mais cette fois-ci, pour le quatrième album, tout a été fait par moi : j’ai écrit toutes les paroles moi-même, et j’ai fait l’intégralité des arrangements au niveau des voix. Bien entendu, quand un groupe change de chanteur, il y a obligatoirement des changements, mais quand il change de guitariste et de bassiste, il y en aura d’autant plus. Il me semble que nous avons malgré tout conservé ce qui fait l’essence de Chrome Division, mais avec des compositeurs plus intéressants qu’avant, si tu vois ce que je veux dire.

Apparemment, vous avez travaillé sur cet album pendant plus de deux ans. Est-ce que c’était uniquement dû au changement de line-up, ou est-ce qu’il y a eu d’autres raisons ?

Il y a toujours le fait que Shagrath a Dimmu Borgir, le putain de plus gros groupe de black metal du monde, qui lui prend beaucoup de temps, et que je fais aussi des choses avec Susperia. Dernièrement, j’ai fait un remplacement pour quelques concerts avec Borknagar en plus… Nous avons tous beaucoup de projets à côté, mais ça ne veut pas dire que Chrome Division n’est pas une priorité pour nous. À nos débuts, il y a dix ans, Chrome Division était un projet, mais maintenant, c’est un vrai groupe, donc nous y travaillons avec autant de sérieux que le reste. Mais parfois, c’est difficile de se concentrer à 100 % sur quelque chose quand tu as tant à faire. Je ne sais pas pourquoi ça nous a pris autant de temps. Cette fois-ci, nous voulions avoir fini à 100 % avec tous les morceaux avant de rentrer en studio. Pour 3rd Round Knockout, tout n’avait pas été préparé et ça a été un peu stressant, en studio, de continuer à écrire au fur et à mesure. Certaines chansons ne ressemblent pas vraiment à ce que nous aurions voulu, donc nous avons décidé que cette fois-ci, peu importe que ça nous prenne deux ou cinq ans, nous le ferions à 100 % avant d’entrer en studio.

Est-ce que, ayant tous ces autres projets, le fait que tu ne peux pas vraiment te concentrer sur Chrome Division est frustrant, ou est-ce que faire plusieurs choses à la fois, c’est quelque chose qui te plaît ?

Oui bien sûr, c’est cool d’avoir plusieurs projets dans ta vie, tu ne te retrouves pas coincé dans un seul truc. En ce qui me concerne, j’aime bien mélanger un peu et avoir différentes choses à faire. Être dans un groupe de black ou de heavy metal, c’est complètement différent d’être dans un groupe de rock. Il faut vraiment que tu te mettes en condition dans ta tête pour faire ce que tu fais, et c’est toujours un peu difficile de changer. Si tu as fait quelque chose pendant longtemps, puis que tu te mets à autre chose, il faut que tu réussisses à bouger toute ton attention, c’est une transition complète pour ton esprit. Mais quoi qu’il en soit, j’aime la variation dans ma vie et avoir différents challenges. J’aime le metal, j’aime le rock, et j’aime jouer des deux ! Ça m’épuiserait de ne faire que l’un ou l’autre. Ça va faire près de quinze ans que je suis dans Susperia et ce n’est pas que j’en ai marre, mais c’est plutôt sain pour l’âme et l’esprit de faire autre chose, d’avoir d’autres influences et d’autres défis. Une chose en inspire une autre.

« C’est plutôt sain pour l’âme et l’esprit de faire autre chose, d’avoir d’autres influences et d’autres défis. Une chose en inspire une autre. »

Revenons-en à l’album : la batterie au début de « Mistress In Madness » fait vraiment penser à « Overkill » de Motörhead. Est-ce que c’était volontaire ?

Non, en fait, ce n’était pas du tout volontaire de notre part. Nous avons enregistré la chanson normalement, et c’est le producteur qui a eu l’idée d’éteindre tous les micros pour ne plus laisser que les overheads qui ne prennent que les cymbales. Il nous a proposé ça, et nous avons répondu : « OK, c’est cool » ; le son est vraiment crade, comme sur une cassette, et puis tout d’un coup tout le groupe entre à plein volume. Nous n’avons pas pensé à Motörhead. Maintenant que tu en parles, je vois ce que tu veux dire, mais nous n’avions pas envisagé ça comme ça, non [rires].

À propos du titre de l’album : « Infernal Rock » pourrait être une bonne définition de votre musique, qu’est-ce que tu en penses ? Tu trouves que Chrome Division joue du rock infernal ?

Oui, bien sûr ! Notre style, à la base, c’est le doomsday rock’n’roll [rock de la fin du monde]. C’est le titre du premier album, et c’est comme ça que les gens ont depuis qualifié notre musique : « Chrome Division ? Oh, ils jouent du doomsday rock’n’roll ! » Mais nous ne pouvons pas mettre le mot « doomsday » sur chaque album, donc cette fois-ci, quand nous nous demandions comment appeler l’album, nous nous sommes dit : « ‘Infernal Rock Eternal’, oui, ça représente bien où en est le groupe maintenant. » Nous voulons faire du rock infernal qui résonnera jusqu’à la fin des temps, j’espère ! Voilà l’idée qu’il y a derrière le titre.

Oui, à vrai dire quand j’écoute Chrome Division, je pense à ces grandes fêtes qu’on imagine en Enfer !

[Rires] Oui, c’est une bon résumé ! C’est pourrait être une description tout à fait correcte !

D’où vient ton pseudonyme ?

Euh… [rires] Quand ils m’ont invité dans le groupe après le départ d’Eddie, durant l’une des premières répèt’, je leur ai dit : « Eh les mecs, c’est quoi le délire avec Tony White et Ricky Black, qu’est-ce que ça signifie, ces couleurs ? » Ils ne m’ont pas répondu, mais m’ont juste dit : « Dans ce cas, tu seras Shady Blue ! » [rires] Je ne sais pas du tout d’où ça vient, Tony White, Ricky Black et Shady Blue… C’était censé être une blague, mais en fait c’est resté et j’ai fini par en faire mon pseudo. C’est un alias. Dans Susperia je suis Athera, et quand je passe à Chrome Division, je suis tout d’un coup Shady Blue. Ce sont deux mondes complètement différents, donc un nom pour chacun ! [rires]

Est-ce que ça signifie que tu ne sais toujours pas pourquoi ils se sont appelés Black, White, etc. ?

Non, je n’en sais rien ! Je suppose que chacun de ces noms vient d’une blague, et qu’ensuite ils se sont dit : « On les garde ! » [rires]

Comme tu es un homme très occupé avec tous ces projets, est-ce que tu peux nous dire ce que tu vas faire durant les mois à venir ?

Je vais être plutôt occupé cette année parce que nous allons faire le concert de sortie de l’album avec Chrome Division ce samedi, et Chrome jouera aussi au Summer Breeze en Allemagne, qui est quelque chose comme le deuxième plus gros festival d’Europe. On m’a demandé de remplacer le chanteur pour les concerts de Borknagar, donc je vais partir deux semaines en tournée avec eux en mars. Enfin, il y aura quelques concerts de Susperia en Russie et en Ukraine. Ça va être une grosse année !

Quel est ton statut au sein de Borknagar ? Est-ce que tu n’es qu’un remplaçant ou est-ce que tu penses que tu vas travailler avec eux pour leur prochain album ?

Non, je ne pense pas que je travaillerai sur leurs albums parce que le problème de Borknagar, c’est qu’Andreas – Vintersorg, le chanteur – a beaucoup de problèmes qui l’empêchent de partir en tournée et de faire des concerts. C’est pour ça que Borknagar a joué quelque chose comme cinq fois en dix ans. Ils m’ont demandé si je voulais partir en tournée avec eux et remplacer le chanteur en live pour qu’ils puissent faire quelques dates, mais il est déjà convenu que sur le prochain album, c’est bien entendu Vintersorg qui chantera. Je ne sais pas ce que le futur nous réserve, mais cette année, ils voulaient faire des concerts et des festivals, donc ils m’ont embauché pour chanter les parties de Vintersorg. Je chanterai avec [ICS] Vortex, comme ça nous aurons un duo vocal pour les concerts. Je ne le remplace que pour les live.

Interview réalisée par téléphone le 15 janvier 2014 par Metal’O Phil.
Retranscription et traduction : Chloé.
Introduction : Alastor.

Site internet officiel de Chrome Division : www.chromedivision.com

Album Infernal Rock Eternal, sorti le 17 janvier 2014 chez Nuclear Blast.



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  • HeavenNorHell dit :

    De groupe culte, CD est devenu groupe banal… putain fais chier !!!

    [Reply]

    HeavenNorHell

    fait chier pardon….

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