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Interview   

Dans le clair-obscur de Melted Space


Mine de rien, petit à petit, Pierre Le Pape commence à faire son trou dans le monde très fermé des opéras metal. Il suffit de voir encore cette fois la liste des invités – Mikael Stanne (Dark Tranquillity), Jeff Scott Soto (Sons Of Apollo), Sakis Tolis (Rotting Christ), etc. – ou encore le prestigieux Orchestre Philharmonique de Prague dont il s’est adjoint une seconde fois les services, pour comprendre que le maestro se donne les moyens de son ambition.

Pour son quatrième album, Darkening Light, Pierre n’a donc pas lésiné sur les moyens, mais a également pris en compte un autre paramètre, relativement nouveau : l’expérience du live et des tournées depuis 2015. Un album clair-obscur, aux chansons plus concises et accrocheuses, mais qui n’abandonne pas pour autant la part conceptuelle. Tout le contraire même, puisque le disque tend à lier ses histoires passées sous la forme d’une préquelle. Mais laissons Pierre Le Pape nous en parler.

« Dans de la musique conceptuelle on a vite fait de se laisser aller à un développement instrumental, des choses qui prennent leur temps pour évoluer. Là, j’ai dû me faire un peu violence, dans le sens où je partais clairement dans l’idée de chansons directes, efficaces, pour renouveler un peu ce que j’avais déjà fait. »

Radio Metal : Ce que suggère le titre de l’album, Darkening Light, est la volonté de contraste, et c’est d’ailleurs quelque chose que vous avez déclaré dans la présentation de l’album. D’où est venue cette envie de travailler sur les contrastes pour ce disque ?

Pierre Le Pape (claviers) : Honnêtement, ça s’est fait un peu au fil de l’eau, dans le sens où, comme à chaque fois j’écris une histoire, l’histoire a dicté pas mal de choses. Et puis, on va dire que j’ai passé une année dernière un peu compliquée sur le plan personnel, donc c’est vrai que ça a beaucoup influé sur la composition de l’album. C’est-à-dire qu’il y a eu des moments un petit peu plus difficiles, où j’exprimais les choses avec de la musique relativement agressive par rapport à ce que j’avais pu faire avant. Et sur des moments où j’étais un peu plus enjoué ou dynamique, cela donnait quelque chose de plus calme, plus posé. C’est vrai qu’après, pour l’histoire, le fait de travailler sur la création du monde, l’apparition de l’Homme qui rejette les dieux, il y avait aussi une matière première propice au contraste, avec cette espèce de « je t’aime, moi non plus » entre les différentes divinités et l’Homme qui, au début, les respecte, et ensuite, les rejette complètement pour faire sa vie tout seul.

Au-delà du contraste, ce titre véhicule quand même une idée de désespoir. Penses-tu que ce soit le côté compliqué de ta vie personnelle qui ait directement inspiré ça ?

Je ne sais évidemment pas si j’aurais fait la même chose si j’avais été dans une autre période, mais je pense en effet que ça influe énormément sur le côté beaucoup plus sombre. Je n’ai jamais non plus trop fait de musique qui déborde de joie. De base, je pars sur des thématiques, des mélodies qui vont toucher à une sortie de nostalgie, je ne dirais pas de désespoir, mais une mélancolie assez prononcée. Après, je pense qu’effectivement, le côté perso a accentué les choses. C’est vrai que quand on prend From The Past, Between ou The Great Lie, les thématiques sont souvent assez sombres, voire noires pour certains côtés. Donc on va dire que c’est un fil conducteur général. Après, oui, je pense que le côté perso a vraiment accentué les choses.

L’album a été enregistré et mixé en France, et également à l’étranger. D’ailleurs, cela a vraiment été fait dans plusieurs endroits car tu cites la République Tchèque, la Suède, la Grèce, la Norvège, les États-Unis. Peux-tu nous raconter un peu plus précisément le choix de ces différentes étapes, où s’est fait quoi, et pourquoi cette multiplicité d’endroits ?

Ce sont tout simplement des questions d’agenda, majoritairement, qui ont joué sur la diversité des endroits. C’est-à-dire que certains chanteurs ne pouvant pas se déplacer sur Paris pour venir enregistrer, nous avons dû travailler à distance, et du coup, eux ont enregistré dans leur pays d’origine, donc en l’occurrence, Sakis Tolis de Rotting Christ en Grèce, Jeff Scott Soto aux États-Unis, Silje Wergeland en Norvège, et pour l’Orchestre philharmonique de Prague, j’ai dû me déplacer pour aller les enregistrer, car je n’allais évidemment pas les faire se déplacer pour ça, et puis surtout, ils ont leur studio à eux, qui est déjà très rodé, avec toute une équipe vraiment hyper efficace et qui sait vraiment où elle va. Puis, je me suis déplacé en Suède pour aller voir Mikael Stanne et enregistrer avec lui, ce que j’avais déjà fait sur l’album précédent, et du coup, nous sommes devenus assez copains depuis, avec Dark Tranquillity, et c’était l’occasion d’aller voir des copains en Suède. C’était très agréable de pouvoir aller se promener en Europe pour faire cet album. Après, nous avons quand même tout centralisé sur Paris et sommes allés mixer à Bordeaux avec François-Maxime Boutault, qui a produit l’album. On va dire que c’est lui qui a vraiment récupéré toutes les pistes, que ce soit les pistes instrumentales ou les pistes vocales. Il a été le maître d’œuvre technique de l’album, et nous avons pu travailler de façon très efficace ensemble.

L’album fait quarante-sept minutes, il y a clairement une volonté de faire un disque plus accrocheur. Tu avais d’ailleurs déclaré que la scène était un petit peu passée par-là. Peux-tu nous en dire plus sur l’influence du live et de la scène sur l’écriture du disque ?

Comparativement à From The Past, qui était vraiment très conceptuel, et Melted Space n’étant, en plus, au départ, pas censé avoir de vie scénique, le fait de tourner successivement avec Leaves’ Eyes, Symphony X, Myrath, qui sont des groupes avec des titres qui sont de véritables chansons, au fur et à mesure que le temps a passé, je me suis de plus en plus rendu compte de l’impact – ou pas d’ailleurs – de certains aspects sur scène. Et c’est vrai que pour ce nouvel album, je suis plus parti sur des chansons plus que sur du concept pur, de façon à pouvoir allier les deux, pour pouvoir raconter l’histoire que je voulais raconter, tout en ayant des formats plus faciles d’écoute, qui coulent beaucoup plus, parce que je savais qu’à un moment, nous allions monter sur scène et devoir les jouer. C’est vrai que pour avoir un set dynamique et pour que le public s’y retrouve, c’est quand même toujours mieux d’avoir des formats un petit peu plus courts, un petit peu plus habituels, pour ensuite aller transmettre ça à des gens qui peuvent juste venir nous découvrir, sans forcément les « barber » avec des titres à rallonge qui seraient trop longs.

« J’ai essayé d’écrire ma propre mythologie en me disant qu’on retrouvait des éléments-clés, que ce soit en mythologie ou en physique. Je me suis écrit ma propre création de l’univers que j’ai ensuite fait valider par des connaissances que j’ai en archéologie ou en Histoire. »

Dirais-tu que cela a représenté un challenge de garder une dimension épique, grandiloquente, avec des morceaux qui se voulaient plus directs ?

Complètement. Là, cela a été un véritable travail à proprement parler, dans le sens où dans de la musique conceptuelle, assez cinématographique comme je peux le faire, on a vite fait de se laisser aller à un développement instrumental, des choses qui prennent leur temps pour évoluer. Là, j’ai dû me faire un peu violence, dans le sens où je partais clairement dans l’idée de chansons directes, efficaces, pour renouveler un peu ce que j’avais déjà fait, et pour ensuite préciser le propos, on va dire. Donc c’est vrai que de respecter une sorte de cahier des charges en se disant « je veux quelque chose de plus efficace, de plus court, mais tout en n’ayant pas l’impression de trahir ce que je fais depuis maintenant quelques années », cela a été un gros challenge, parce qu’il a vraiment fallu peser chaque note pour justement éviter de trop se perdre dans quelque chose qui ne servirait pas les chansons.

Tu l’as évoqué tout à l’heure, sur cet album, tu as renouvelé ta collaboration avec l’Orchestre philharmonique de Prague. Concernant le choix initial que tu as fait il y a quelques années de travailler avec eux, ça peut paraître un peu naïf comme question, mais comment choisit-on un orchestre ? Quels sont les critères pour se sentir plus proche de tel ou tel orchestre ?

Le choix s’est fait assez facilement, parce qu’en fait, ils ont déjà, eux, la réputation d’être un orchestre très efficace, très performant, avec un véritable son à eux, qui leur est propre. Du coup, je m’étais renseigné, et c’est un peu un rêve de compositeur de se dire : « Je vais essayer de faire enregistrer ça par un véritable orchestre. » Là, il y avait une petite partie « plaisir personnel », sachant que je ne savais pas forcément s’il y aurait une suite à tout ça. Je me suis donc dit : « Autant y aller à fond. » Et c’est vrai que l’Orchestre philharmonique de Prague a déjà une réputation bien ancrée, déjà en musique de film, en musique de jeu, mais aussi en metal. C’est-à-dire qu’ils ont déjà travaillé avec Within Temptation, Septicflesh, Blind Guardian, ou encore Nightwish ou Dimmu Borgir, donc ils avaient déjà une réputation préétablie dans ce style de musique, et c’est vrai qu’assez naturellement, je me suis tourné vers eux. Je me souviens que la première fois où j’y suis allé, dans la cabine de prise de son, il y avait une photo, une seule, c’était Within Temptation. C’est vrai qu’en arrivant là, je me suis dit : « Tu es vraiment au bon endroit pour faire ce que tu veux faire. » Ils maîtrisent vraiment ce style de musique, et c’est vrai que, et la première fois, et la deuxième, je n’ai absolument pas été déçu par le rendu, la façon de travailler avec eux. La première fois, on va dire qu’on a un peu essuyé les plâtres parce que c’était une première expérience. Là, c’est vrai que pour cet album-là ça s’est vraiment très bien passé, ils ont fini l’enregistrement avec une heure d’avance. J’ai probablement été un peu plus précis et direct dans ma façon d’écrire, et contrairement à The Great Lie, l’orchestre n’est pas présent du début à la fin de l’album, donc nous avons pu vraiment nous concentrer sur les parties qui étaient un peu plus clairsemées par rapport à l’album d’avant, et nous avons justement pu réfléchir à doubler certaines parties pour grossir le son, comment interpréter telle ou telle partie, etc. Donc, autant eux que moi, nous avions déjà une première expérience ensemble, et là, nous avons vraiment pu optimiser le temps que nous avions pour cet enregistrement.

Tu en as parlé aussi tout à l’heure, cet album est centré sur la création du monde et le rejet des dieux par l’Homme. Qu’est-ce qui t’a inspiré ce thème ?

Au moment où j’ai commencé à réfléchir à ce nouvel album, je me suis posé quelques questions, notamment savoir ce que je voulais raconter comme histoire. Comme je le disais tout à l’heure, le fil rouge et le point principal des albums de Melted Space, c’est vraiment l’histoire qui est racontée. Donc je me suis demandé ce que je voulais raconter et avoir comme thématique pour cet album. Et plutôt que de faire une suite à The Great Lie, ou tout simplement de me dire « j’ai fait de la mythologie grecque, j’ai fait telle mythologie, je vais donc en faire une autre, » je me suis dit : « As-tu juste envie d’enchaîner les mythologies, ou n’as-tu pas plutôt envie de compléter ce qui a déjà été fait avec en expliquant pourquoi cette espèce d’univers fictif existe ? » Du coup, assez naturellement, je me suis dirigé vers cette préquelle, pour donner une raison à tout ça, aux histoires que j’avais déjà racontées, de façon peut-être aussi pour moi de donner une cohérence générale, et aussi, pour les gens qui suivent le projet depuis le début, qu’ils puissent se dire : « Il y a un univers qui commence à devenir cohérent. » Je suis un grand cinéphile, donc j’aime énormément tout ce qui est fait notamment chez Marvel, où ils ont développé un univers étendu très complet petit à petit, et c’est vrai que je suis un peu parti dans cette optique en me disant : « Tu as déjà raconté deux, trois histoires. Maintenant, tu vas essayer de rendre tout ça cohérent avec une explication, un début, pas encore une fin, mais au moins des piliers sur lesquels baser, pourquoi pas, une autre histoire par la suite. »

« Le monde dans lequel on vit ne me fait pas particulièrement rêver. Donc je suis aussi allé chercher un sujet qui me fasse partir loin, le temps de la création, de la composition, et de l’enregistrement de l’album. »

Du coup, je suis beaucoup allé en bibliothèque pour me renseigner sur la cosmologie et la création de l’univers. C’était une période assez courte, de quelques semaines, mais très intéressante car j’ai lu beaucoup de bouquins de Stephen Hawking, j’ai lu beaucoup de livres qui inspirent ou ont inspiré les scénaristes de films américains, pas mal de choses de physique quantique… Après, ça reste vraiment de la lecture pour novices, car je ne suis pas spécialiste de la question, mais c’est vrai que c’était très intéressant de pouvoir rentrer dans les différents points de vue que l’on peut avoir sur la création du monde, tant au niveau mythologique que scientifique. Du coup, j’ai essayé d’écrire ma propre mythologie en me disant qu’on retrouvait des éléments-clés, que ce soit en mythologie ou en physique. Et du coup, je me suis écrit ma propre création de l’univers que j’ai ensuite fait valider par des connaissances que j’ai en archéologie ou en Histoire. J’ai essayé d’obtenir quelque chose de cohérent, et eux-mêmes m’ont dit : « Là, tu as une histoire, on croirait à une vraie. » Du coup, à partir de là, j’ai pu bâtir mon histoire, la découper en différents épisodes, et ainsi construire l’album petit à petit. Il y avait dix étapes-clés, que j’ai mises en chanson petit à petit. Donc par rapport à ta question sur l’alternance entre les clairs-obscurs qu’il y a tout au long de l’album musicalement, c’est vrai que l’histoire a vraiment joué un rôle déterminant dans certains choix artistiques.

Est-ce que, de par ce travail que tu as fait pour te documenter sur ce thème-là, tu as des croyances, des idées, ou des opinions qui ont changé à force de lire sur le sujet ?

Je ne dirais pas que j’ai des croyances qui ont changé, dans le sens où j’ai essayé de rester le plus neutre possible, c’est-à-dire pragmatique, à partir de lectures, en me disant : « Tel auteur dit ci, telle mythologie dit ça, comment peut-on mélanger tout ça et faire quelque chose de cohérent ? » Après, en termes de croyance, je ne suis pas particulièrement croyant, même si j’ai été élevé dans une famille catholique. Je n’ai pas mis d’aspect de ma personnalité là-dedans. Après, j’ai essayé de rester objectif, en gardant le simple intérêt de la connaissance seule, de me dire : « Tiens c’est intéressant. » J’ai énormément apprécié les écrits de Stephen Hawking, qui vulgarise beaucoup la physique quantique et qui en fait quelque chose de très appréciable. Là, pour le coup, je ne dirais pas que c’est une croyance, mais il y a eu un intérêt grandissant chaque jour, et c’est vrai que j’avais fait la réflexion à une amie qui est archéologue, je lui avais dit que c’était sans fin. À partir du moment où tu t’intéresses à un sujet comme cela, où il y aurait des milliards de choses à dire, et où il y a beaucoup d’écrits, on est obligé de faire des coupes et de se dire : « Je m’étais donné tant de temps pour faire des recherches, j’aimerais aller beaucoup plus loin, parce que c’est hyper intéressant, mais malheureusement, je ne peux pas. » Donc je suis obligé de me limiter à ce que j’ai lu, à ce que j’ai eu le temps de découvrir, sachant que je vais peut-être raconter des choses inexactes, ou imprécises, ou fausses. Ça, c’est un petit danger qu’il a fallu éviter, le fait de rester synthétique sans raconter d’âneries. Parce que j’ai quand même eu à cœur d’avoir une certaine authenticité dans la façon que j’ai eue de raconter cette création du monde.

J’ai l’impression que depuis quelques années, l’intérêt des gens pour la science, pour la physique quantique, la biologie, globalement pour savoir comment fonctionne notre monde, s’est accrue, à tel point que c’est même devenu des sujets finalement très populaires, alors que ce sont quand même des trucs très pointus. Quand on voit le succès de toutes ces chaînes YouTube de vulgarisation scientifique, aux États-Unis ou en France, avec des e-penser, des Dirty Biology, etc. ; ou quand on voit aussi le succès du spectacle d’Alexandre Astier sur l’espace, c’est intéressant de voir que ce sujet très pointu est devenu un sujet populaire. Comment expliques-tu cela ? Penses-tu que les gens, en ce moment, aient besoin de se rassurer, de comprendre un peu plus comment fonctionne notre monde ?

Je n’aurais pas la prétention de parler de façon universelle, mais de ma petite lucarne, ce qui m’a, moi, intéressé – c’est un avis qui n’engage que moi – c’est que le monde dans lequel on vit ne me fait pas particulièrement rêver. Donc je suis aussi allé chercher un sujet qui me fasse partir loin, le temps de la création, de la composition, et de l’enregistrement de l’album. Quelque part j’étais un peu la « tête dans les étoiles », parce que j’étais allé chercher ce sujet, passionnant, qui lui, pour le coup, me fait vraiment rêver. Parce que vu qu’on n’a pas de connaissance définitive en la matière, on peut tout imaginer. Dans la mesure où j’ai toujours voulu créer, ou en tout cas susciter l’imaginaire à travers la musique de Melted Space, quand on écoute, quand on parle de Dieu ou de choses qui n’existent finalement pas mais qui restent sujettes à interprétations par chacun, je trouvais ça suffisamment riche pour que, même si je raconte une histoire que j’ai écrite… Tu vois, les personnages que j’ai utilisés sont suffisamment vastes pour que chacun s’en fasse sa propre idée. C’est vrai que le sujet général de la création de l’Univers, que ce soit en livres, en films, en séries, en jeux vidéo, est quelque chose qui réunit tout le monde, dans la mesure où on est tous ignorants en la matière, et on peut chacun se faire son histoire. Ça, pour le coup, c’est quelque chose qui fait rêver. Après, c’est un point de vue personnel, mais en termes d’imaginaire, de l’idée de quitter une espèce de morosité que l’on pourrait avoir dans le monde dans lequel on vit, c’est vrai que c’est un sujet qui peut, en effet, rassembler.

L’album était initialement prévu pour sortir le 16 février, et cela a été repoussé au 23 mars. Pourquoi ?

Pour être même plus précis, il était censé sortir en novembre [rires]. Et le label a changé de distributeur aux États-Unis, donc c’est juste à cause de ça. Ils travaillent depuis peu avec Sony RED, pour une meilleure distribution, et mécaniquement, l’album a été décalé à cause de ça. Après, je crois qu’il y a eu des problèmes de délais sur le pressage, donc pour pouvoir s’assurer d’une bonne sortie, avec les albums dans les bacs le jour J, l’album a été décalé pour le bien de tout le monde [rires].

Interview réalisée par téléphone le 9 mars 2018 par Philippe Sliwa.
Retranscription : Robin Collas.
Introduction : Nicolas Gricourt.

Site officiel de Melted Space : meltedspace.com.

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