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Interview   

Coincé entre metal et musique classique mais Eyal le vit bien


Vous savez ce qui est énervant ? Ces métalleux qui cherchent constamment à trouver des « excuses » à l’existence du metal ou au fait qu’ils apprécient ça. Particulièrement ceux qui, par un esprit de logique naïf, simpliste et un peu neu-neu, tentent d’établir un lien de parenté direct entre le metal et la grande musique. C’est un moyen pour eux de revendiquer que le metal serait une musique noble ou, pire, de donner une raison d’être au metal. Mais pourquoi ? A-t-on besoin de se justifier ? N’est-ce pas justement ça la force de ce type de musique : d’être un genre à part entière qui n’a nul besoin des autres pour justifier ses qualités ?

C’est à ces questions que répond Eyal Levi, guitariste talentueux de Dååth, dans nos colonnes. En effet, Eyal baigne depuis toujours dans le milieu de la musique classique grâce à son père, le célèbre chef d’orchestre Yoel Levi. Ce dernier s’est notamment affiché à la tête de l’orchestre symphonique d’Atlanta, l’orchestre philharmonique de Stockholm ou celui d’Israël ; sans parler de sa collaboration avec Yngwie Malmsteen. Rien que ça. Alors forcément on croit Eyal lorsqu’il nous dit que lui-même maîtrise le sujet. Il suffit d’ailleurs d’écouter son groupe Dååth ou son projet instrumental monté avec son collègue Emil Werstler pour se rendre compte de sa maîtrise musicale.

Mais justement, la passion d’Eyal, aujourd’hui, c’est bel et bien le metal. Le lourd, le violent, le compact, celui qui tâche, qui hurle et te fait taper la tête contre les murs. Qui plus est, Dååth vient tout juste de sortir son album éponyme et qui pourrait bien être le plus abouti : plus d’expérimentation que le précédent, The Concealers, et mieux maîtrisé que les premiers opus.

Voici donc ce que le très intéressant Eyal Levi a à dire sur tout ça :

« C’est le premier album qui soit totalement pur à nos yeux. Techniquement il s’agit de notre troisième album – ou quatrième suivant comment tu vois les choses – mais artistiquement c’est assurément le premier album où personne ne s’est mis en travers de notre chemin. »

Radio Metal : Bien que vous fussiez sous le label Roadrunner, The Concealers a été mis dans les bacs par Century Media. Quelle est donc votre situation en terme de label ?

Eyal Levi (guitare) : Nous sommes maintenant exclusivement chez Century Media.

Pourquoi avez-vous décidé d’aller avec Century Media au lieu de rester chez Roadrunner Records ? Aujourd’hui les groupes de metal veulent tous signer chez Roadrunner tandis que vous faites l’opposé.

Je crois que le plus important dans la vie, surtout dans un groupe, c’est de travailler avec des personnes avec qui tu peux bien travailler. Ça vaut plus que n’importe quoi d’autre. Nous avions l’impression que nous ne faisions pas partie des priorités de Roadrunner et c’est tout à fait compréhensible puisqu’ils s’occupent de très grands groupes. Nous avons besoin de nous développer et pour cela nous avons besoin de temps et Century Media est plus en accord avec cette idée. Ils comprennent que nous sommes un groupe underground, ils sont très actifs et savent ce qui est nécessaire pour construire le groupe. C’est simplement mieux pour nous, ils nous correspondent plus.

Le nouvel album est un album éponyme. Les groupes font généralement cela pour mettre en avant l’idée d’un nouveau départ ou pour souligner quelque chose d’important. Qu’est-ce qui dans votre cas a motivé ce choix ?

Cet album est le premier où nous avons pu faire ce que nous voulions sans la moindre pression de labels, sans qu’il y ait de nouveau membre, sans aucune contestation d’anciens membres, rien, aucun producteur pour venir s’approprier le projet. C’est à 100 % ce que nous voulions réaliser, c’est une représentation 100% honnête de ce que nous sommes. Cela nous a semblé approprié de l’appeler Dååth car il représente exactement qui nous sommes.

Votre chanteur Sean Z a déclaré que cet album pourrait très bien être considéré comme le premier véritable album de Dååth. Je sais que c’est exactement ce que tu disais au sujet de The Concealers mais serais-tu quand même d’accord avec lui ?

Oui, à chaque fois qu’on crée un album, on a l’impression de démarrer une nouvelle vie, un nouveau chapitre. C’est comme un nouveau départ. Ce que Sean veut dire c’est que c’est la première fois, comme je le disais précédemment, que nous n’avions pas la moindre pression ou de concepts venant de l’extérieur. C’est le premier album qui soit totalement pur à nos yeux donc en ce sens il a raison. Techniquement il s’agit de notre troisième album – ou quatrième suivant comment tu vois les choses – mais artistiquement c’est assurément le premier album où personne ne s’est mis en travers de notre chemin.

The Concealers était un album de metal plus rentre-dedans comparé aux deux premiers mais maintenant vous êtes de retour avec des effets, des expérimentations subtiles et une certaine progressivité dans votre musique. Avez-vous en quelque sorte tenté de retrouver un peu de l’influence musicale qu’avait Mike Kameron dans le groupe avant son départ en 2008 ?

Non, pas du tout. Notre but était de faire de The Concealers un album très orienté sur la précision des guitares, comme Countdown To Extinction (Megadeth) l’est. C’était ce que nous voulions vraiment faire : des titres très précis, un metal solide, orienté guitares et rendre-dedans. Cela faisait longtemps qu’on voulait faire ceci. Mais tu vois, une fois cet album réalisé, il était temps d’atteindre l’étape supérieure. Nous voulions avoir un album basé à 100% sur le feeling, qui incarnerait complètement ce que nous ressentons et ce que nous sommes aujourd’hui, capturer ça de façon brutale sans suivre de véritables règles dans les chansons, pas de structures. Dès que nous avions le sentiment de pouvoir faire quelque chose pour améliorer un titre, nous le faisions. C’était beaucoup plus flexible que pour The Concealers. C’était intentionnel car c’est ainsi que nous ressentions comment nous devions faire les choses cette fois-ci.

« En dehors du metal il y a des groupes comme Muse qui, lorsqu’ils jouent en live, mettent en place une véritable production, c’est incroyable ! Certains groupes ont ça en eux mais la majorité a aujourd’hui perdu ce sens du spectacle que l’on avait l’habitude de trouver. »

Sur les deux premiers albums, le côté expérimental était bien plus évident que maintenant, on peut prendre en exemple le ton industriel de « Dead On The Dance Floor ». Aujourd’hui cet aspect expérimental est plus subtil et fondu dans un metal plus direct. Peut-on dire que vous avez mûri en tant que compositeurs ?

Je crois que nous avons mûri en tant que musiciens et compositeurs mais aussi en tant qu’individus ce qui est on ne peut plus naturel, n’est-ce pas ? Si tu ne mûris pas, éventuellement, tu deviens immature. Si tu continues à faire quelque chose pendant assez longtemps, ton style devient plus défini et tu te rapproches de plus en plus de ce que tu recherches. Je crois maintenant qu’avec chaque projet que je fais il faut que je puisse avoir assez de temps à lui accorder. Une chose à propos des débuts de Dååth est que je pense que nous nous éparpillions un peu trop. C’est liée à la manière dont nous avons été signés. Le groupe n’était pas totalement formé lorsque nous avons été signés et notre premier album est une collection de démos que nous avons réalisées sur plusieurs années. C’est donc très décousu chronologiquement mais aussi sur le style car, lorsque tu as une chanson écrite trois ans avant une autre, c’est complètement différent. Avec le nouvel album, toutes les chansons ont été écrites en même temps. Elles ont un aspect plus mature parce qu’elles représentent où nous en sommes maintenant. Ces chansons ne représentent pas une vue sur cinq ans mais sur trois mois.

Avez-vous l’intention un jour de prendre quelqu’un pour remplacer Mike Kameron aux claviers ?

Nous avons quelqu’un qui s’occupe des lignes de claviers pour nous, son nom est Eric Guenther. Il ne fait pas officiellement parti du groupe mais il était aussi aux claviers sur l’album instrumental Avalanche Of Worms qu’Emil et moi avons réalisé. C’est un de mes très bons amis, un grand compositeur et plus généralement un super musicien. On ne le considère pas comme un remplaçant mais il travaille avec nous en ce moment.

Tu ne le vois donc pas comme membre permanent du groupe ?

Il n’est pas un membre permanent, nous devons voir comment les choses évoluent. Il peut tout à fait le devenir. Il a accompli un travail formidable sur cet album. Je crois qu’il a fait quelque chose de vraiment unique, il a été génial donc on verra et il faut même voir s’il le souhaite… Enfin ce ne sont que des détails, nous devons nous donner le temps d’y réfléchir.

D’ailleurs que s’est il passé avec Mike ?

Tu sais, je n’ai pas vraiment envie d’en parler. Tout ce que je peux dire c’est que j’espère qu’il est heureux.

Tu as co-produit l’album avec Mark Lewis. Devons-nous en déduire que tu aimes bien tout contrôler ?

Non, j’ai juste une vision. Chacun a son propre boulot, chaque entreprise, chaque projet ; des personnes différentes ont des emplois et des rôles différents… Chaque personne doit connaître son rôle. L’une de mes principales fonctions, qui est aussi l’un de mes talents, est que je suis doué pour voir les choses dans leur globalité. Je sais ce que je veux entendre, rien de plus. J’ai une très forte volonté artistique. Je ne crois pas que ça ait un lien avec le fait de vouloir tout contrôler.

J’ai lu que le groupe avait récemment travaillé dur pour confectionner le meilleur show possible en portant une attention particulière aux effets visuels du concert. Est-ce que produire un super concert est aussi important pour toi que d’enregistrer un bon album ?

Complètement ! Il faut travailler sur un super spectacle car autrement ça ne viendra pas tout seul ! Une fois sur scène, en face du public, on a plutôt intérêt à leur envoyer quelque chose qui va littéralement les scotcher sinon à quoi bon se donner la peine de le faire ? Alors bien sûr que c’est important ! C’est la représentation live des émotions transmises à travers l’album. On se doit de respecter l’album que l’on a fait et de respecter tout le travail que cela a demandé en le représentant comme il se doit.

Justement, à quoi peuvent s’attendre les fans pour les prochains concerts lives de Dååth ?

Ils peuvent s’attendre à se retrouver sur le cul.

Avant, beaucoup de groupes travaillaient très dur sur leurs concerts dès le début de leur carrière, l’exemple le plus représentatif est Iron Maiden. Ils faisaient ça car c’était l’unique moyen de se démarquer. Crois-tu que c’est quelque chose qui s’est perdu aujourd’hui maintenant que les groupes ont mille et une façon de faire connaître leur musique ?

Je crois que ça s’est beaucoup perdu dans le monde du metal. Mais quand tu vas voir des artistes comme Rob Zombie ou Slipknot, Korn, Dimmu Borgir… tu te rends compte que certains groupes continuent à mettre en place des spectacles. Mais c’est loin d’être le cas de tous les groupes. En dehors du metal il y a des groupes comme Muse qui, lorsqu’ils jouent en live, mettent en place une véritable production, c’est incroyable ! Certains groupes ont ça en eux mais la majorité a aujourd’hui perdu ce sens du spectacle que l’on avait l’habitude de trouver. J’aurais aimé qu’ils ne l’aient pas perdu.

Ton père Yoel Levi est un célèbre chef d’orchestre. J’imagine que tu dois bien maîtriser la musique classique…

Oui, assurément. J’ai grandi entouré par cette musique, je l’ai étudiée et composée.

Pourquoi t’es-tu orienté vers le metal au lieu de suivre les traces de ton père ?

Je n’ai jamais voulu être chef d’orchestre symphonique ; je n’aurais jamais pu suivre ses traces. Je n’ai d’ailleurs jamais considéré cette possibilité. Pourquoi ai-je choisi le metal ? C’est difficile à dire c’est comme demander pourquoi aimes-tu ce type de nourriture ? Tu peux dire que tu l’aimes ou ce qui te plaît dans cette nourriture mais pourquoi ? Pourquoi est-ce ta préférée ou pourquoi es-tu attiré par telle ou telle personne ? Tu peux expliquer que c’est parce que tu la trouves belle, qu’elle a un beau corps mais pourquoi cette femme là au lieu de celle-ci ? C’est la même chose avec la musique, c’est très difficile à expliquer. Je peux te dire ce que j’aime dans le metal mais pourquoi ? Je n’en sais rien.

Ton père a-t-il écouté ta musique avec Dååth ?

Oui bien sûr !

Qu’en pense-t-il?

Je crois qu’il respecte ce que l’on fait. En revanche, ça n’est pas son style de musique. Tu sais ce qu’est le metal et surtout le metal extrême. Si ça n’est pas ton style de musique tu trouves immédiatement que c’est bruyant. Il y a certains éléments de cette musique que l’on peut apprécier uniquement si on connaît ce style.

« Pourquoi ne pas simplement accepter le fait qu’on aime le metal pour ce qu’il est ? Qu’est-ce qu’on en a à foutre de ce que les gens en pensent ? Chacun a le droit d’avoir sa propre opinion mais prétendre des choses comme le fait que le metal serait la nouvelle musique classique… Ça ne l’est pas ! Il n’y a aucune raison de faire un tel écart. Qui cherchez-vous à impressionner ? Si vous dites ça à des personnes qui comprennent la musique classique, ils se moqueront de vous ! »

De nos jours, beaucoup de metalleux aiment faire ressortir des similarités entre le metal et la musique classique. Certains vont jusqu’à dire que le metal symphonique est comme la nouvelle musique classique de notre époque. Quel est ton avis sur la question ?

Je crois que c’est totalement faux. Les seules choses qu’elles ont en commun, c’est qu’elles sont toutes les deux très puissantes, très extrêmes, elles sont généralement toutes les deux très techniques et parfois engagées contre la société. Pour finir, il n’y a aucune improvisation ; on retrouve toujours la même chose. Un morceau de musique classique reste un morceau de musique classique, une chanson metal est une chanson metal en opposition par exemple au jazz où un titre sonne différemment à chaque fois que le groupe l’interprète. Tout ceci fait partie des similarités mais pour ceux qui disent que le metal est la nouvelle musique classique, c’est vraiment prétentieux. Ce qui fait que le metal est génial, ça n’est pas sa complexité lyrique, on ne peut pas faire ça avec un groupe de metal. Le metal est une musique qui repose sur les riffs, il n y a pas de riffs en musique classique. On peut être influencé par les orchestres en produisant une musique qui sonne très arrangée, très dynamique et puissante mais la structure de la musique classique est complètement différente. C’est une structure très fluide qui évolue de manière organique et dynamique. La répétition est une répétition automatique, ce n’est pas comme une répétition basée sur un riff. Le metal emprunte des éléments à la musique d’orchestre mais ça n’est vraiment pas la même chose. La version moderne de la musique classique correspond plus à ce que fait par exemple Danny Elfman : c’est un compositeur, il écrit pour des films. Aux origines de la musique classique, les gens composaient toujours pour ceux qui avaient les moyens de payer. A cette époque là, c’était l’Église, aujourd’hui, c’est Hollywood. Les compositeurs sont à Hollywood, ils ne sont pas dans des groupes de metal.

Selon toi, pourquoi les métalleux cherchent-ils à se convaincre que leur musique est si proche de la musique classique ? Est ce pour essayer de légitimer le metal ?

Oui, c’est ce que je crois. Le metal est un genre à part et il l’a toujours été. Pour certaines personnes, c’est quelque chose de difficile à admettre sur eux-mêmes. J’imagine que c’est une manière de rendre le metal légitime auprès de la communauté non-metal. Cependant, je ne comprends pas pourquoi ils se sentent obligés de faire ça. Pourquoi ne pas simplement accepter le fait qu’on aime le metal pour ce qu’il est ? Qu’est-ce qu’on en a à foutre de ce que les gens en pensent ? Chacun a le droit d’avoir sa propre opinion mais prétendre des choses comme le fait que le metal serait la nouvelle musique classique… Ça ne l’est pas ! Il n’y a aucune raison de faire un tel écart. Qui cherchez-vous à impressionner ? Si vous dites ça à des personnes qui comprennent la musique classique, ils se moqueront de vous !

Connais-tu le groupe allemand Mekong Delta ?

J’en ai entendu parler mais je ne connais pas leur musique.

Ils ont enregistré quelques versions metal d’œuvres classiques principalement celles de Modest Mussorgsky. Ils ont, par exemple, enregistré l’œuvre complète “Pictures At An Exhibition.” Aimerais-tu t’essayer à ce genre d’exercice ? De nombreux “guitar heroes” comme Paul Gilbert ont écrit des adaptations pour guitares d’œuvres classiques.

J’ai déjà fait ce genre de choses. Par exemple avec le concerto pour violons de Mendelssohn ou celui de Sibelius. Mais ce qui me dérange généralement dans cet exercice est le rythme de la batterie. J’ai presque l’impression qu’un rythme de batterie dans l’adaptation d’une œuvre classique détruit l’œuvre. C’est comme écouter une chanson des Beatles avec un rythme techno. Tu sais, lorsqu’ils font de nouveaux arrangements. Par exemple, lorsque l’on entend la chanson « Eleanor Rigby » avec un rythme techno, c’est exactement ce que je ressens parfois lorsqu’un groupe reprend une pièce de musique classique. Mais, eh ! Parfois ça sonne bien, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Le groupe Necrophagist l’a fait sur l’album Epitaph et, à mon sens, ils ont accompli un très bon travail. En fait, c’est variable mais je ne pense pas que le fait de créer un nouvel arrangement suffit pour dire que le metal est la nouvelle musique classique. Des groupes de metal font aussi des arrangements sur des chansons de Britney Spears. Si tu écoutes la version death metal de “Hit Me Baby One More Time” diras-tu que le death metal est la nouvelle musique pop ? Non ! Tu diras simplement qu’il s’agît d’un groupe de metal qui reprend un titre pop et c’est exactement la même chose avec la musique classique : c’est un groupe de metal qui reprend une œuvre classique.

Cela te dirait de collaborer un jour avec ton père avec lui conduisant un orchestre et toi l’accompagnant à la guitare tout comme ce que fit Yngwie Malmsteen pour le Concerto Suite For Electric Guitar And Orchestra avec ton père justement ?

Oui, j’ai déjà composé ce genre de choses. J’ai composé ceci à peu près au moment où mon père a commencé à travailler avec Yngwie. Avant que je n’apprenne qu’Yngwie était en train d’en composer un, j’en écrivais un également. Puis je suis tombé sur un article dans un magazine de guitares disant qu’il était en train d’écrire ce type de composition et j’ai essayé de trouver un moyen pour qu’il rencontre mon père pour qu’ils puissent travailler ensemble. Mais oui, effectivement, j’ai toujours souhaité le faire mais quand j’ai écrit le premier, je n’avais qu’environ dix-sept ans. Je l’ai terminé, j’étais content d’en être venu à bout car cela m’a pris un an pour y arriver mais je me suis dis qu’il n’était pas assez bon et que par conséquent j’allais m’accorder du temps pour devenir un meilleur musicien et réessayer plus tard. J’aimerais vraiment le faire mais seulement quand je serais prêt.

Comme tu le disais plus tôt, tu as sorti cette année un album duo avec ton collègue Emil Werstler. Quelle était votre motivation concernant la sortie de cet album étant donné que vous jouez déjà tous les deux dans Dååth ?

Le label nous a fait une proposition et nous avons accepté ! Nous avons toujours voulu faire un album instrumental. De plus, il y a beaucoup de choses que l’on écrit avec Emil qui ne sont pas selon nous adaptées à Dååth. A cause de mon expérience en termes de musique classique, j’ai toujours voulu composer une sorte de bande originale. Le label nous a dit « prenez qui vous voulez à la batterie ». Nous voulions Sean Reinert et il a accepté. C’était juste, une nouvelle fois, quelque chose de super à faire. C’était une opportunité unique alors on l’a saisie.

Ce que les gens nomment la “Twin Guitar Attack” est une spécificité propre aux groupes de metal souvent appréciée. As-tu l’impression d’avoir une approche de ces duos de guitares similaire à celle, par exemple, de K. K. Downing et Glenn Tipton chez Judas Priest ?

Non, nous n’essayons pas vraiment de faire quoi que ce soit comme d’autres groupes. Nous tentons simplement de réaliser des choses qui fonctionnent pour nous. Emil a son propre style, j’ai le mien, nous essayons d’obtenir une parfaite union de nos styles mais nous ne cherchons pas notre inspiration chez d’autres rois de la guitare.

Interview réalisée en septembre 2010 par phoner.

Traduction : Isa
Myspace Dååth : http://www.myspace.com/daath



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