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Le Blog Du Doc   

Comment allons-nous faire demain ?



Avec le billet d’aujourd’hui, je voulais vous poser une question par rapport au monde musical de demain. Par mon activité professionnelle, et en tant que fan de musique, le fonctionnement de l’industrie de la musique dans son ensemble est un sujet qui m’intéresse. Alors je cogite pas mal sur cette question au quotidien et je cherche, en parallèle, à communiquer au maximum avec les professionnels du milieu qui peuvent avoir des analyses intéressantes et faire ainsi évoluer mon analyse.

Avant-hier, lors de mon passage à Paris pour le concert de Rammstein, je me suis par exemple entretenu avec le responsable d’un label français avec qui le courant passe bien. On parlait de notre travail respectif, du rapport qu’entretient le public avec le disque, de l’importance du live et de toutes ces thématiques chères aux acteurs du milieu : que ce soit les médias, les maisons de disques, les producteurs de spectacles, etc. Et la grande question que nous avions était la suivante : que va-t-il se passer quand le disque va mourir ?

Nous n’étions pas forcément d’accord sur le sujet parce que lui, à la base, a du mal à se dire que le disque va mourir alors que je pense sincèrement qu’il va devenir dans quelques années un objet vintage comme l’est devenu, avec le temps, le 45-tours. A titre personnel, ça m’embête fortement car je suis attaché au disque mais comment lutter contre l’évolution des choses ? Contre le fait que les gens achètent de moins en moins d’albums ? Contre le fait que les grandes enseignes ont une tendance naturelle à supprimer les disques de leurs rayons ? Contre le fait que beaucoup de jeunes d’aujourd’hui ne savent plus ce que c’est que « d’acheter un disque » ?

Non, vraiment, la mort du disque est pour moi annoncée et je m’interroge sur la suite.

Car s’il n’y a plus de disque, cela veut dire qu’il faut repenser dès maintenant la chaîne musicale. La chaîne ayant été (en gros) pendant des années la suivante : l’artiste rencontre le label et tourne (ou l’inverse) – le label signe l’artiste – le label fait le travail de promo pour l’artiste – et ce dernier vit de l’intermittence. Mais aujourd’hui, si les disques ne se vendent plus, cela veut dire que les labels n’auront (à terme) plus rien à promouvoir donc l’artiste ne pourra plus sortir de disques. Et il va falloir qu’il passe, forcément, à un moment donné par d’autres biais/supports pour faire connaître son groupe…

Dans cette optique, j’avoue être un adepte des sites d’écoute en streaming, type Deezer, etc. parce qu’en tant que fan de musique j’aime pouvoir écouter ce que je veux, quand je veux et bien sûr je suis prêt à payer pour ça. Mais aujourd’hui l’artiste gagne à peu près 0,00001 centimes (je ne connais pas le chiffre exact) sur le streaming alors les groupes vont-ils pouvoir s’en contenter ? Vont-ils continuer à vouloir se lancer dans l’aventure musicale alors que beaucoup de nos contemporains ne voient la musique que comme quelque chose de gratuit alors que c’est (aussi) un travail ?

Cela nous faisait rire (jaune), mon interlocuteur et moi-même, d’avoir souvent affaire à ce discours à la mords-moi-le-nœud qui consiste à dire : « Je suis bien content que les majors se cassent la gueule, elles se sont gavées de thunes sur notre dos ! » alors que beaucoup des gens qui tiennent des propos pareils se fichent des revenus incroyables que font des entreprises comme Total ou LVMH ! Tout ça, ce sont donc des prétextes et des excuses à deux euros pour justifier l’injustifiable.

Car au fond c’est tellement plus simple de voler quelque chose au lieu de le payer n’est-ce pas ?

Tout ça manque donc de moral et de logique. Les gens qui disent : « Ouais, 15 euros le CD c’est trop cher ! » sont quand même sacrément hypocrites. C’est trop cher selon quels critères ? Par rapport à quoi ? Si c’est trop cher et que tu ne peux pas l’acheter, alors tu ne l’achètes pas. Moi j’ai 15 000 CD à acheter et je ne les ai pas encore achetés car je n’ai pas du tout les moyens : point ! Est-ce que j’en fais une maladie ? Non, car avec le web on peut déjà avoir accès à la musique sans payer très cher et c’est déjà une opportunité.

Sur un sujet connexe, j’ai d’ailleurs lu avec attention l’édito de Phil Lageat dans le Rock Hard du mois de février où il affirme, pour résumer, qu’il en a assez qu’on dise que son magazine est trop cher. Mais là-dessus, c’est pareil, il a entièrement raison ! 6 euros pour un magazine de qualité avec derrière des mecs qui bossent comme des fous pour faire tenir leur média, c’est trop cher ? Bien au contraire, il n’y a rien d’excessif là-dedans : c’est le prix du savoir-faire et des logiques économiques de notre milieu ! On marche sur la tête avec ce raisonnement du tout gratuit… et c’est le responsable d’un média qui ne vous propose pas de payer pour écouter son antenne et lire son contenu qui vous le dit !

Concernant les maisons de disques, il est évident qu’elles se sont goinfrées (c’est généralement le principe d’un business qui réussit en même temps, il ne faut pas l’oublier…) mais le vrai problème est qu’elles ont commis de graves erreurs stratégiques en refusant obstinément d’anticiper les choses. Et ça, c’est grave car, du coup, ça pénalise les majors elles-mêmes, les plus petits labels et, plus globalement, tous les acteurs du monde de la musique.

Car il faut bien comprendre quelque chose : si un jour il n’y a plus du tout d’argent dans le monde de la musique alors il y a beaucoup d’acteurs (médias, maisons de disques, etc.) qui disparaîtront et que feront les artistes dans ce cas ? C’est-à-dire sans structures pour les aider, sans soutien promo, sans organe de communication ? Il est tellement difficile (pour ne pas dire impossible) de tout gérer soi-même que ces questions méritent vraiment d’être posées…

La mort du disque signifie la victoire du mp3. La victoire du mp3 signifie la victoire d’Internet. La victoire d’Internet signifiera-t-elle la victoire (à court, moyen ou long terme) des artistes ? Je m’interroge là-dessus car je sais que si de moins en moins d’artistes se lancent dans l’aventure alors le « marché de la musique » se cloisonnera et, au final, tout le monde en pâtira.

Que va devenir notre monde sans le disque ? Répondre à cette question, c’est pouvoir anticiper notre avenir.



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  • je trouve quand même cela un peu alarmant (douce ironie). la mort du CD signe la fin de la musique telle que nous la connaissons. Je pense qu’il est important de se pencher sur la question et de prendre le temps d’y réflechir! Il est tout simplement iréel de penser qu’un groupe puisse vivre uniquement par les recettes des concerts qu’il donne ou du merchandising car les marges sont malheuresement trop faibles. Alors que les gens s’indigne sur le prix d’un disque comme le dit le Doc dans ce billet, il ne faut pas oublier que le groupe fait enormement de sacrifice (mois quand il s’agit d’un grand groupe) pour accoucher d’une oeuvre musicale. De plus; les personnes qui râlent à propos du prix ne sont pas tous sans moyens. Alors il faut soutenir les groupes: acheter les CD/EP/LP (chez vos disquaires, eviter les magasins de grandes distributions si vous voulez rencontrer de vrais passionnés) et le merchandising et les billets pour le concert (bien sur tout cela dans la limite de vos moyens financiers). Bien sûr, on est pas blanc comme neige et nous avons tous au moins une fois succombé à la facilité (moi le premier mais je fais des efforts pour me racheter une conduite) mais si on ne commence pas à se poser cette question qui en soulève tant d’autres, la musique se résumera à des EP qu’on trouvera sur le net et pas forcement de bonne qualité au niveau du son, etc… car les groupes n’auront plus les moyens d’enrengistrer dans des vrais studios avec du bon matos et surtout des pros; ils ne pourront plus vivre de leur musique et un monde sans musique…excusez moi mais je trouve cela inacceptable. Alors faut qu’on se motive tous!

    [Reply]

  • caseychaos dit :

    Je vais le réécrire la musique est morte.

    Je vous invite à regarder les artistes qui sont dans vos discothèques et playlist.
    Combien en avez-vous qui ont débuté leurs carrières aux alentours de 2004/2005/2006 ? A raison d’un album tous les 2/3 ans, l’artiste devrait être à son 3ème ou 4ème album, et atteindre bientôt la décennie d’existence.

    Il n’y en a pas, tout simplement parce que maintenant un artiste n’existe plus ou ne peut plus exister sur la durée. Il fait au mieux 2 albums et tombe dans l’oubli.

    Je regrette les 80’s et 90’s ou une scène musicale dominait les autres pour en être dégager par la suivante. Les groupes de glam sont revenus, pas comme la scène grunge qui s’est désintégré par sa médiocrité. Alice in Chains et Pearl Jam font exceptions.

    Le disque doit mourir afin de se régénérer, c’est un mal nécessaire.
    Mais il faut aussi des artistes, des groupes qui en veulent pour intéresser les gens à musique, et à l’aime de nouveau au point d’en acheter. Et à part des poseurs et des victimes, c’est pas demain la relève se pointera.

    [Reply]

    Flyfoe

    je viens de refaire le tour de ma disco au minimum depuis 2004;

    « Enter Shikari »: 9 ans d’existence et 3eme album avec un succès d’estime en Angleterre.

    « Tetrafusion » : 6 ans d’existence et 3eme album prog sans label mais font l’effort de presser leur cd.

    Alter Bridge, Russian circles, Demians, Ghost brigade….et j’en passe. ça se renouvelle bien mais à part les webzines ou un peu de recherche on n’en entendrais jamais parler. La scène musicale s’est toujours renouveler et continue avec des groupes qui perdurent, l’exemple de la scène polonaise est éloquente, Riverside 4 albums en 10 ans sans compter des EP’s qui amenent dans son sillage des groupes prometteurs : Mon coup de coeur : Disperse avec des gamins de 18 ans (esprit Planet X). La musique n’est pas morte, c’est ce qu’en fait les majors qui la paralyse si chacun de nous ne fait pas l’effort de recherche avec MYSPACE et Youtube il y a de quoi en faire des découvertes. 🙂

    caseychaos

    Je pense plutôt que justement ce n’est pas assez bon pour qu’on en entende parler à une plus grande échelle. La preuve avec Enter Shikari, Tetrafusion… WTF ?

    Y en a je me demande comment ils font pour être touché par tout et n’importe quoi. Dans ce cas là, c’est sur, musicalement tu auras toujours du neuf à te mettre dans les oreilles.

    J’ai très peu de CD unique d’un groupe. Quand je craque, c’est complètement, et je suis l’artiste jusqu’à ce que la mort nous sépare.

    Je ne dois sûrement rien trouver, car j’attends d’être vraiment touché.

    Flyfoe

    Pour en parler à plus grande échelle, faudrait que cela soit des clones d’artistes connus. Les médias nous bassinent avec « la » nouvelle Amy winehouse, le nouveau groupe style coldplay (qui est déja un clone d’U2), ou la nouvelle whitney.

    Et a plus grande échelle, le métal n’a déjà pas lieu de citer, alors pourquoi en parler, parce que musicalement c’est vraiment de la daube???

    Par contre l’importance d’avoir du neuf dans les oreilles permet de s’ouvrir à d’autres choses qu’aux groupes qu’on supporte depuis le début, qui n’apportent souvent plus rien d’intéressant. On peut être touché au début et craqué pour un artiste, mais dans le temps ça ne peut pas durer, chacun évolue dans son sens et on ne se retrouve plus forcement dans la direction musicale qui nous a fait aimé un groupe.

    Et ce n’est pas que tu dois rien trouver car tu attends d’être vraiment touché , c’est parce que tu cherches mal.

    Flyfoe

    Tout dépend du critère qu’on donne pour trouver ce qui est bon de ce qui ne l’est pas.

    A plus grande échelle le Métal c’est de la daube, vu qu’on n’en parle jamais, sauf en mal.
    Je suis comme toi je suis des groupes depuis le début, mais à la longue j’espère qu’une chose, c’est qu’ils meurent rapidement, parce que des fois, certains deviennent pathétiques sans originalité, alors autant voir ailleurs et découvrir d’autres horizons.

    chrismach1

    Petite remarque au passage: Les Pearl Jam sont apparus dans la même ville et au même moment que les groupes de Grunge, c’est à dire à Seattle vers 1990, mais ce n’est pas du Grunge, c’est un mélange de Led Zep et de Lynyrd Skynyrd . Ils ont profité de la vague, c’est tout. Le grunge , c’est un mélange de plan à la Black Sabbath avec l’energie punk: Soundgarden, Mudhonney, Nirvana…etc

    caseychaos

    C’est pas aujourd’hui qu’un nouveau groupe débarquera avec du neuf.
    Tout ayant été fait. Crois-moi, je suis le 1er à vouloir avoir tort.

    Je préfère me contenter de clones avec un certain potentiel, ou d’autres qui remettent au goût du jour un genre délaissé. Au fil des années, un groupe trouve sa voie, son identité est là, elle est juste sous-jacente. Ça serait mieux s’il pouvait arriver avec un nouveau son pour lequel j’aurais le coup de foudre.

    Les médias ont toujours besoin de nous balancer « un nouveau ceci », « un nouveau cela ». Ils ont annoncé combien de nouveaux Zidane, avant d’en avoir aucun. Ce genre d’annonce, je ne les crois plus depuis des années.

    Oui je cherche mal, tu as sans doute raison. Si on reste dans le genre hard rock / métal, cite-moi un groupe devenu internationalement connu car plébiscité par les internautes de myspace ? Ah ouais tant que ça (lol).
    Je jette une oreille sur un maximum de choses, et si je n’accroche pas, j’y reviens des mois ou des années plus tard. Toujours laissé une 2nde voire une 3ème chance.

    C’est pas une question de critère, tu sais comme on dit : les goûts et les couleurs. Des groupes comme Saxon, Savatage et Manowar qui sont cultes pour des gens, je n’y trouve rien de bon. Et pourtant j’essaie de réécouter certains albums ou chansons qui sont recommandés. Ces mêmes gens détestent probablement mon groupe préféré qui est W.A.S.P.

    caseychaos

    Normal pour Pearl Jam, Eddie Vedder est un surfeur.

  • Moi je propose déjà un effort simple pour les artistes de la part du public: acheter au maximum cd et merchandising quand vous êtes au concert, leur part de bénéfice est nettement plus importante. 😉

    [Reply]

  • chrismach1 dit :

    Avant les musiciens gagnaient de l’argent en vendant des disques. Les concerts servaient pour la promotion, seules les grosses pointures en retiraient des bénéfices.
    Aujourd’hui les disques ne se vendent plus, donc il faudra attendre d’être connu après d’incessantes tournées avant de commencer à gagner de l’argent.
    C’est çà le monde de demain: Des artistes exténués par les tournées et qui n’auront plus l’énergie de composer.
    Les pointures (AC/DC ,Van Halen….) précipitent la fin du disque puisqu’elles mettent en ligne gratuitement leur album dès la parution.

    [Reply]

  • certes le vynile a été remplacé apr le Cd, mais regardez le retour qu’il est en train de faire depuis quelques années! quasiment tous les artistes sortent leurs albums en double support aujourd’hui. dans le même sens, je pense que le CD ne disparaitra pas complètement

    personnellement, j’appréhende le Cd comme une sorte d’oeuvre d’art dans son entier. un tableau de Picasso, ça sert à quoi? pourtant ça vaut des millions! le CD, en plus d’être un bel objet (surtout vu l’effort de packaging que font les labels pour attirer les acheteurs maintenant), contient ce fluide sonore qui nous fait vivre
    je déteste écouter des MP3 (sauf en me baladant, un pod étant moins encombrant qu’un discman), et je préfère mille fois ressentir le petit plaisir de glisser la galette dans la fente et d’entendre les premières notes arriver que de double-cliquer vulgairement sur une image…
    Amen

    [Reply]

  • Et que dire de la victoire du MPEG et AVI ??? mes deux derniers concerts, ceux de waltari et fates warning la semaine dernière n’ont malheureusement pas fait le plein, d’ailleurs le concert lyonnais des waltari a été annulé. Soit les gens ont déjà vu par téléchargement leurs concerts (version qui pourrait servir d’argumentaire pour les défenseurs d’HADOPI)ou bien plus plausible les gens n’ont plus les moyens d’assister à un plus grand nombre de concert. Que risque t’on à l’avenir??? Vu la faible audience de Fates warning et quelques pépins techniques, pas certains que Fates warning repasse un jour par chez nous et c’est ce qui semble arriver de plus en plus pour certains groupes. Je continuerais à consommer du CD, quant aux concerts en France cela peut devenir problématique.

    [Reply]

  • perso je suis encore étudiant, des CD ou des vinyles, je ne demande que ça, d’en acheter… seulement trouver ceux que j’aime c’est de plus en plus dur, sauf coup de bol exceptionnel!

    [Reply]

  • Pour moi le CD est déjà plus ou moins mort … Certes je fais partie des « attardés » qui continuent des les acheter mais pour en faire quoi ? le foutre dans l’ordi, encoder en mp3, regarder le livret du disque une fois, et hop, le boîtier rangé avec ces copains et on en parle plus.
    Notre génération n’utilise plus de platine CD donc oui forcément, ce format va devenir un objet de collection pour les 30/60 ans qui ont vécu la sortie du compact disc.

    A coté de ca, le débat parallèle sur les artistes et leur rémunération, c’est compliqué. On se retrouve dans cette situation non pas (à mon sens) à cause du téléchargement mais bien à cause, et grâce, à la profusion qui nous est offerte via internet. Le monde de la musique à littéralement explosé ces 20/30 dernières années, je parle pas en terme de qualité car ça, c’est au goût de chacun, mais bien terme de quantité. On a un choix incroyable… alors forcément, les ventes se divisent entre cette quantité d’artistes tous styles confondus qui essaient de faire de leur rêve une réalité : vivre de leur passion.

    Plus que jamais internet sera l’outil pour se faire connaître.

    Si les maisons de disque ont loupé le wagon, les artistes qui voudront perdurer devront s’y coller de façon intelligente.
    Des artistes comme Radiohead et Nine Inch Nails ont montré l’exemple, alors certes ils profitent de leur renommée pour pouvoir œuvrer en totale autonomie, mais je suis certaine que si les musiciens essayaient de fonctionner sur le principe d’une coopérative, ou chacun effectue une petite partie du taf, ils pourraient se débarrasser une fois pour toute des maisons de disques.

    Je rêve peut être, mais ma foi, j’y crois.

    [Reply]

    Lykan

    Je fais aussi ce rêve sans doute fou où il n’y aurait plus d’intermédiaires, où l’on téléchargerait l’album en rémunérant l’artiste directement.
    Si ce principe était appliqué en toute honnêteté, tout le monde s’y retrouverait : l’artiste beaucoup mieux rémunéré et le client payant l’album beaucoup moins cher.

    Quant à ces bons vieux CDs, je reconnais qu’il me sera difficile de m’en passer. Je fais aussi partie de ceux qui achètent l’objet (mais seulement des albums qui sortent du lot selon mes goûts, ce qui en fait une moyenne de 3 ou 4 par mois, ce n’est pas faramineux non plus). Je les encode aussi, mais dans mon salon ce sont bien les galettes qui dealent le son !

  • Hellrider dit :

    Perso jamais je n’acheterai un morceaux en ligne. Quand h’achete de la musique alors s’est pour moi très important d’avoir quelque chose de materiel entre mes mains. J’ai 17 ans et mes amis ne comprenne pas quand je leur dit que je suis impatient qu’un album sorte pour aller l’acheter. Après il m’arrive de télécharger illegalement mais en regle general je finit toujours par acheter l’album. Et je trouve que le téléchargement illegal est aussi une bonne façon de decouvrir de nouveau groupe.

    [Reply]

  • « Car s’il n’y a plus de disque, cela veut dire qu’il faut repenser dès maintenant la chaîne musicale. »

    Comme souvent, la question du sens du lien cause -> effet se pose. Je m’explique.

    Certes, le disque perd de la vitesse, ce qui impose de changer certaines choses. Mais ne sont-ce pas également ces changements, qu’on s’impose peut-être un peu trop vite, qui font chuter le disque ? De moins en moins d’artistes pensent leur album comme un ensemble uni, logique, cohérent, mais au contraire se contentent de mettre plusieurs titres à la suite. Voire de sortir le tout par petits bouts.

    Et finalement, l’auditeur n’a plus vraiment intérêt à acheter un album, puisque l’album n’existe plus.

    Ne faudrait-il pas arrêter par exemple de vendre des « singles », pour ne pas inciter les gens à n’acheter qu’un seul morceau ?

    Je pense qu’il faut changer certaines choses, mais que ça ne doit pas se faire au détriment de la qualité de la musique elle-même (je pense aux morceaux raccourcis pour la radio, par exemple : c’est toujours raté). Or, en ce moment, je trouve que tout est fait au détriment de la musique : elle n’est plus qu’un produit, qu’on peut conditionner, modifier, triturer, pour la faire rentrer dans les cases. Et ça, c’est profondément triste. Je pense que c’est aux artistes de refuser certaines choses (le playback à la télé, par exemple), d’en imposer d’autres, et de se battre pour que le plus important soit leur musique, et pas le marketing.

    C’est pas facile, mais certains le font. Et ils ont un public, qui les respect infiniment plus que le public des autres « artistes »…

    [Reply]

    guigui14

    +1
    Les Led Zeppelin n’ont jamais voulu sortir de single, ils ont bien eu raisons, les artistes devrait prendre exemple, et beaucoup le font dans le milieu Metal il me semble.

  • Le drame c’est que les gens pour 75 % des cas ne vont pas voir plus loin que ce que leur propose les radio télé et rayons de grands magasins. Ça fait plusieurs que j’entends « la musique est morte », « il n’y a plus de bons artistes ». Alors je ne parle pas de Caseychaos, que je ne connais pas personnellement. Mais je connais beaucoup de gens qui disent « ouai j’achète plus d’albums, y a plus rien qui m’intéresse ». mais ils ne vont pas voir plus loin que les mastodons, c’est dingue. Il y a énormément d’artistes de talent, qui ne vendent pas par millions, mais vendre beaucoup n’a jamais été gage de qualité. Parfois on me dit « waouh, c’est bien ce que t’écoutes c’est quoi ? ». « Ensiferum »… »Ah, je connais pas ». Et ça ne va pas plus loin. Les gens sont comme hypnotisés par le « commercial », si c’est pas propulsé par les radios, les MTV, ça ne va pas. L’effet de masse. Au tiens, je vais aller voir machin parce qu’il vend des millions d’albums et qu’il y a 80 000 personnes de prévu à son concert. Par contre non, bidule ça vaut pas la peine, il passe pas à la télé.

    Les médias ont tué la musique et les gens sont entrés dans le jeu, malheureusement.

    C’est comme quand on me dit : « Oh, mais j’écoute pas de Metal, Slipknot, Korn, Manson, Rammstein c’est pas mon truc… ».

    Tiens, dans le Metal il n’y a que 4 groupes, je ne savais pas.

    Il y a des problèmes partout qui expliquent la crise du disque.

    [Reply]

  • Yo,

    Loin de moi l’idée de venir lécher du bonbon, mais encore une fois ce billet est bien tourné et en phase avec l’actu. Et le Doc nous dit un truc très juste avec : « Moi j’ai 15 000 CD à acheter et je ne les ai pas encore achetés car je n’ai pas du tout les moyens : point ! » qui me fait rebondir sur une autre idée, à savoir la boulimie que peut entrainer cette supposée ‘gratuité’ .

    En effet, le fric, c’est une chose. Mais le temps dans tout ça ? Le temps d’écouter tout ce qu’un type va télécherger ? Je n’arriverai jamais à comprendre comment un mec, qui download 4-5 (voir plus) albums par jour, trouve le temps de les découvrir, de soulever délicatement cette fine dentelle qui ne saurait cacher longtemps l’objet de tout leur désir … hmmm, je m’égare … bref, comment trouve t’il le temps de rentrer dedans (le CD)?

    C’est une simple histoire de bon sens, et malheureusement notre société perd trop souvent de vue ce simple précepte. La preuve ? L’objet de ce blog, pardi. On voit certains acteurs du milieu (je parle surtout des distributeurs et des maisons de diques) attendre d’être acculés au pied du mur pour commencer à stresser et à devoir trouver des solutions à un marché qui s’effondre. Pourtant, ça fait quand même longtemps que le problème est soulevé (les trentenaires se souviendront de Metallica VS. Napser).

    Je pense que le monde de la musique va inévitablement et indubitablement évoluer (c’est le mot). une évolution qui verra disparaitre certains acteurs tandis que d’autres vont prendre leur essort. J’imagine très bien voir arriver, d’ici quelques années, des agences spécialisées et dédiées au spammage de réseaux sociaux. Et si ce n’est pas celà, se sera autre chose. Les artistes, par définition ‘créatifs’, trouveront un moyen de se promouvoir. La musique trouvera toujours un chemin.

    Malheureusement, ce ne sera peut être pas le cas de tout le monde. Je ne doute pas un instant que le fossé va encore s’élargir entre les gros mastodontes qui roulent d’eux même, les seconds couteaux qui parviendront peut être à profiter d’un système de mécénat (l’histoire est un éternel recommencement) et les plus petits qui vont continuer à subsister comme ils peuvent.

    A voir …

    [Reply]

    musicben69

    Merci pour les deux premiers paragraphes qui correspondent exactement à ce que j’ai voulu expliquer ici même il y a peu ce qui m’a valu des remarques d’une acidité à la limite de l’insulte !

  • Je ne crois pas du tout que la musique soit morte, comme dit ci-dessous. Il y a des tas de très bons petits groupes, la différence c’est qu’ils ne sont pas professionnels. Avec Internet, on a perdu la hiérarchisation qui était faite par les maisons de disques, en choisissant de signer certains et pas d’autres. Du coup, le marché est plus fragmenté. Les groupes sortent leurs albums eux-mêmes, se débrouillent pour tourner tout en essayant de rentrer dans leurs frais. C’est toujours très vivant, mais à une échelle plus petite, on a plus (enfin, j’ai l’impression) de gros groupes star qui émergent, vendent des millions d’albums et tournent dans le monde entier.
    Je ne sais pas comment ça se passait dans les années 80, j’ai commencé à connaitre tout ça vers la fin des années 90, mais je ne peux pas vraiment comparer. Tout ce que je sais c’est que j’achète beaucoup de CDs aujourd’hui, notamment de petits groupes -qui, en général, ne les vendent pas cher- et je fais pas mal de concerts sans me ruiner pour autant. Mais je ne vais pas voir Metallica ou Rammstein (j’aimerais bien, mais c’est hors de prix).

    [Reply]

  • Je pense que l’industrie du disque devrais d’abord revoir ses tarifs. Je suis totalement d’accord pour dire que 15€ est un prix sans doute justifié pour un album seulement quand on aime beaucoup d’artistes, notre passion nous reviens cher et au final on n’achète moins de disque que ce qu’on voulait parce que c’est trop cher. Je pense que 10 ou 9 € est un prix honnête et à la portée de plus de bourses si on veut acheter tous les albums qui nous plaisent. Les consommateurs sont sans doute égoïstes et hypocrites pour beaucoup cependant il faut savoir trouver l’équilibre entre passion et métier. L’industrie du disque mourra tant qu’ on restera buté et qu’on ne cherche aucun compromis.
    Pour les sites de streaming si le disque meurt et bien labels et artistes demanderont plus de droit d’auteur de leur part et donc subira le même sort que le disque à terme. Un cercle sans fin quoi!
    Il faut donc, c’est vrai, repenser l’économie du monde de la musique sans pour autant abandonner le disque sur l’instant et chercher les idées qui permettront de créer des alternatives au disque pour en faire des solutions avérées en cas de mort de ce dernier

    [Reply]

    « Je pense que 10 ou 9 € est un prix honnête et à la portée de plus de bourses si on veut acheter tous les albums qui nous plaisent »

    Réflexe de l’époque Internet : on veut tout avoir.

    Pourtant la frustration a du bon 😉 Et si on baisse trop les prix, on va finir par ne plus rien avoir du tout, parce que plus personne ne pourra vivre de la musique…

  • Oui au téléchargement, mais oui aussi au disque.
    Je me sers d’internet pour découvrir, écouter, tester de la musique mais la finalité de cette écoute est l’achat du disque d’un artiste. Si tout le monde pouvait inclure cette possibilité, la balance serait déjà plus équilibrée.
    Par contre, je me considère comme jeune et j’achète des disques, et je côtoie des gens de mon âge qui, sans être matérialiste, préfère le support physique pour le côté cérémoniel de l’écoute d’un cd et la qualité du son (parce que les mp3… bonjour la merde sonore). Mais nous sommes minoritaires. Toutefois, je te garantis que ce n’est pas une question d’âge. Faut un peu arrêter de tout balancer sur les jeunes avec le mépris des vieux cons (je vise personne, je vise un symptôme).
    Aussi, niveau « savoir faire » éditorial, je pense que le terme média est pluriel et que le terme adéquat serait « un medium » au singulier. Hé, je suis pas pédant ni donneur de leçons (allez voir mon blog on trouve aussi des fautes), mais c’est une correction lexicale, un coup de pouce, pour éviter les absurdités du style « au jour d’aujourd’hui » (par exemple) ultra redondant. Si vous vous sentez pas attaqué dans votre égo, c’est que vous êtes cool ! Sur ce, je vais m’acheter le Rock Hard du mois et un disque à 15€. Bisou

    [Reply]

    Sauf qu’on parle français, pas latin, on a le droit de dire « un media ».

  • caseychaos dit :

    Le disque n’est pas mort, la musique oui.

    Je n’écoute pas que du hard rock et du métal (fort heureusement), et si on se reporte à la décennie 90, c’est le jour et la nuit avec la 1ère des années 2000.

    Régulièrement nous avions de nouveaux artistes, ou d’autres qui ont cartonné avec 1 ou plusieurs singles, un album avant de tomber dans l’oubli.
    Au moins le monde de la musique était vivant. Il y avait toujours quelque chose à écouter (même si c’est de la bonne soupe).
    Il y avait également des artistes fédérateurs, dont chaque sortie d’album était un EVENEMENT.
    Aujourd’hui quand U2, Madonna, Springsteen, Britney Spears (des dinosaures) sortent un album, ça ne remue pas la Terre comme avant.
    Citez-moi un artiste de ces 10 dernières années, ou de ces 5 dernières années qui déclenche une effervescence à la sortie de son nouvel album ?

    Il n’y en a pas, le côté « musique star » est mort.

    Bien sur, je ne parle qu’en mon nom, mais dans les autres genres il n’y a pas de quoi se taper le cul par terre.
    Peut-être que la musique a atteint sa limite, écrire de beaux textes c’est toujours faisable. Mais les plus belles mélodies ont déjà été écrites, du moins c’est ce que je ressens.

    Il faut avant tout avoir une belle musique, pour donner envie d’acheter un disque.

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    Jérôme

    Je découvre et j’apprécie de plus en plus les scènes underground. Créer un buzz, remuer la terre ne signifie absolument pas sortir un album de qualité. Ça relève plus de l’effet de mode, l’effet de masse qui fait domino. Il y a du très bon en dehors de la musique star, et bien souvent la scène plus underground est même meilleure.
    Avis personnel.

    Pour moi le soucis, c’est justement que beaucoup ne vont pas voir plus loin que les artistes stars, télé radio, c’est ça le drame.

    Et forcement les gens se lassent…

    « Le disque n’est pas mort, la musique oui. »

    « Il n’y en a pas, le côté « musique star » est mort. »

    C’est deux choses différentes. La musique star, en effet, c’est probablement un peu fini. Mais ce n’est pas pour autant que la musique est morte. Et au contraire, la multiplication des possibilités pour les artistes de diffuser leur musique fait qu’il y a toujours quelque-chose à découvrir. Alors que justement, si les grosses sorties étaient tellement des événements, c’est qu’il y avait moins de choses qui sortaient.

    Aujourd’hui, il faut plus chercher, mais il y a aussi beaucoup plus à trouver. C’est une médaille à deux côtés : il y a donc aussi du bon 🙂

    necroplastful

    Moi je peu t’en citer un : Iron Maiden

    La terre a tremble tres tres fort a la sortie de The Final Frontier (Tres bon album d’ailleurs 🙂 ). NUmero un dans une vingtaine de pays.

  • Personnellement j’achète toujours autant de cd’s, j’adore ça, je collectionne. Je fais des sacrifices à côté pour pouvoir organisé mon budget. Je compare les prix, ils ont baissé, je trouve facilement du neuf en digipack ou en belle version limité pour moins de 15 euros.
    Les labels indépendants font des efforts, en particulier dans le Metal ou les produits sont de plus en plus soignés. En revanche les grosses maisons disques comme EMI gâtent beaucoup moins les fans (ils s’en tapent). L’argent par dans les caisses ou dans la publicité, les produits sont chers et tout à fait classiques, rien à voir comparé à ce que peuvent faire les boites spécialisées comme Nuclear Blast, Season of Mist ou MetalBlade.

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  • Christophe dit :

    Article très intéressant et je suis d’accord sur beaucoup de choses. Notamment au coût du travail (étant développeur dans un studio de jeu vidéo, je connais les problématiques engendrées par le piratage).

    Plusieurs choses sur lesquelles je souhaiterai réagir :

    1. Le prix des CD:

    C’est avant tout le passage à l’euro qui m’a le plus marqué. L’autre jour je triais mes vieux CD, et sur Get A Grip d’Aerosmith que j’avais acheté le jour de sa sortie, le prix était encore dessus : 85 francs, soit pour les plus jeunes d’entre nous, environ 13 euros. Le dernier In Flames, le jour de sa sortie était à 19 euros, soit environ 30% plus cher qu’il y a moins de 20 ans.

    2. Internet l’ami des artistes:

    L’ami en général de ceux qui souhaitent partager leur travail et faire parler d’eux s’ils utilisent bien le média. Je ne peux m’empêcher de faire le parallèle avec le jeu vidéo indépendant qui officiait sur Internet il y a quelques années avec aucune visibilité du grand public. Maintenant ce n’est plus le cas, les développeurs indépendants sont même invités aux évènements grand public et jusque là réservés aux gros éditeurs. Le monde musicale a déjà commencé à profiter mais maitrise beaucoup moins cet outil. C’est pour cela que des sites comme radiometal sont nécessaires. Pour moi, ils vont plus loin que les simples « je balance des news et des interviews » : ils prouvent qu’un business model est possible via ce média. Ils peuvent aussi partager toute la culture et les compétences qu’ils auront acquis au fil du temps avec ceux qui souhaiteraient présenter leur travaux.

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    musicben69

    30% d’augmentation en un peu moins de 20 ans, cela s’appelle de l’inflation (si tu comptes entre 1.5 et 2% par an, tu as ton compte !), et l’euro n’est qu’un infime partie dans cela (surtout qu’à l’époque, le cout de la distribution était moindre, de même que certains postes de promotion.)

    Christophe

    @musicben69

    J’aurai aimé que mon salaire de base prenne +30% en moins de 20 ans (hors ancienneté, nouvelles compétences apprises et formation) mais ce n’est pas le cas malheureusement 🙂

    L’inflation a bon dos. Ce qui est fort probable par contre c’est que certains se sont incrustés dans la boucle de production et distribution d’un disque. Lorsqu’on rajoute des intermédiaires on augmente la facture finale du produit.

  • Ce qui rebutte beaucoup de gens à acheter des cds c’est de savoir que sur les 20€ du prix du cd, les artistes touchent trois fois rien et que se sont les gars de la prod qui s’en mette plein les poches.
    Il faudrait mettre en place une licence globale et que la répartition des bénéfices soit plus équitable pour l’artiste.

    C’est vrai que de toute façon, le cd risque de mourir. Les artistes vont devoir miser sur les lives (qui sont de plus en plus nombreux).

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    Kerry-Ketchup

    Heu…je pense que ceux qui téléchargent des discographies entières en ont rien à foutre de ce que gagne l’artiste sur un CD…

    musicben69

    Tout à fait d’accord avec Kerry… Si j’osais, je rajouterais que c’est valable pour tous les produits (quand tu achètes du ketchup, te soucies-tu de combien va toucher le producteur de tomates ?)

    Quant à la licence globale, le jour où quelqu’un arrivera à proposer un système économiquement viable pour les artistes et qui ne soulève pas un tôlée de la part de tout ceux qui disent déjà « C’est trop cher ! » on en reparlera.

  • Je ne suis qu’à moitié d’accord en ce qui concerne la mort du disque.
    En effet il semble inévitable que, Internet prenant de plus en plus de place dans ce monde, risque à court terme de plomber l’industrie du disque. Cependant je ne pense pas que celui-ci vienne à définitivement disparaitre, car pour moi certains genre musicaux comme le Classique ou le Jazz auront toujours un publique qui voudront posséder le disque (limite du fétichisme, peut-être). L’avènement du cd a, par exemple, éloigné des marchés le bon vieux vynil, cependant on constate que celui-ci n’est pas mort non plus. Phénomène de mode, peut-être, mais il existera toujours des personnes voulant posséder les choses qu’elles aiment. Un peu de matérialisme quoi ^^

    [Reply]

    David

    « un publique qui voudra posséder » autant pour moi pour cette vilaine faute lol.

    Dhieen

    Public* Mais si plus tard y’aura autant de CDs que de Vinyles, bah oui le disque sera mort, il rapportera pas assez!

    Ce n’est pas du matérialisme, du tout. C’est aimer vivre dans le concret, et pas dans le virtuel.

    Et c’est une bonne chose, contrairement au matérialisme 😉

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