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Interview   

Cradle Of Filth : la séduction du renouveau


Le renouveau sied à Cradle Of Filth. L’icône du black anglais en avait besoin et l’avait bien compris. L’arrivée de deux nouveaux guitaristes, Richard Shaw et Marek « Ashok » Šmerda, a insufflé du sang neuf à la formation dirigée par Dani Filth. En résultait la réussite d’Hammer Of The Witches (2015), à tel point qu’il est possible d’évoquer l’opus comme celui de l’émergence d’un nouveau groupe… Désormais plus proche du heavy, plus accrocheur, Cradle Of Filth veut faire de la chanson le premier matériel de sa musique, avant les artifices.

Ainsi Cryptoriana : The Seductiveness Of Decay est élaboré sans perdre en accroche. Cradle Of Filth l’a composé très sereinement, l’occasion pour Dani Filth d’évoquer une alchimie de groupe retrouvée depuis Hammer Of The Witches, un enthousiasme simple à l’image des moyens employés pour l’enregistrement et la composition de l’album. Aujourd’hui, Cradle Of Filth incarne une forme de quiétude quant à sa direction musicale et son vécu, fait suffisamment rare dans la scène musicale contemporaine pour être mentionné. Travail et plaisir sont ainsi loins d’être indissociables.

« Hammer Of The Witches a été une sorte de renaissance. […] C’est comme un nouveau départ et cet album, Cryptoriana, emmène tout un niveau au-dessus. »

Radio Metal : Hammer Of the Witches est le premier album enregistré avec votre nouveau line-up, incluant deux nouveaux guitaristes qui ont apporté du sang neuf au groupe et ce fut un réel succès. Considères-tu que cet album est une renaissance pour Cradle Of Filth ?

Dani Filth (chant) : Hammer Of The Witches, oui, je suppose que c’est le cas, vraiment. Ce qui s’est passé est que nous étions censés partir en tournée pour faire une co-tête d’affiche avec Behemoth – je ne me souviens pas en quelle année c’était [petit rires], je pense que c’était en 2014, ouais, ça doit être ça – et par la suite, notre guitariste Paul [Allender], qui vivait aux USA, ne pouvait pas assurer la tournée à cause d’engagements auprès de sa famille. Ensuite nous avons appris que notre autre guitariste, notre guitariste live, James [McIlroy], allait avoir une opération des cervicales, donc il ne pouvait pas assurer la tournée non plus. Nous avons donc dû trouver deux nouveaux guitaristes et par la suite, pour faire court, ils sont tous les deux restés dans le groupe. Et je pense que c’est sans doute en partie grâce à ça que l’album a eu autant de succès, car le groupe s’appuie sur deux guitares. Une partie du succès de cet album vient du fait que nous sommes revenus à un groupe avec deux guitares. Nous avons toujours été un groupe avec deux guitares mais désormais nous avons deux guitaristes qui composent ensemble. Ce qui fait que désormais, tout le monde compose dans le groupe et je pense que ça explique en partie le succès. Mais ouais, en résumé, je dirais que Hammer Of The Witches a été une sorte de renaissance.

Hammer Of The Witches a t’il été une référence pour Cryptoriana et finalement pour l’avenir du groupe ?

Oui, sans aucun doute. C’est comme un nouveau départ et cet album, Cryptoriana, emmène tout un niveau au-dessus et tout le monde a pris le temps… Parce que nous avons bien évidemment tourné à travers le monde et avons pu apprendre à nous connaitre, maintenant ils se sentent un peu plus à l’aise avec notre style et ce que nous sommes capables de faire et réussir. Aussi, quand nous avons commencé à composer pour cet album nous sommes partis en République Tchèque pendant une semaine, à Brno, c’est la ville d’origine d’Ashok, notre guitariste et de Martin, notre batteur. Ça a été comme une semaine de consolidation de l’équipe mais, avant tout, nous étions là pour rassembler nos idées et à a fin de la semaine nous avions littéralement tous les morceaux en place. Ils avaient juste besoin d’un petit coup de lustrage et peu importe. Ça a donc été très utile, ça a grandement contribué au son de l’album, le fait que nous ayons pris du temps pour partir tous ensemble. Parce que ça n’a pas seulement été du travail, nous avons pas mal bu aussi…

Comment l’alchimie de ce line-up a évolué depuis Hammer Of The Witches jusqu’à Cryptoriana ?

Je pense que nous nous sommes habitués les uns aux autres. Même si nous vivons tous dans différents endroits dans le monde : Canada, Ecosse, République Tchèque, Angleterre – quand nous nous retrouvons, ce que nous avons récemment fait pendant une semaine dans mon comté pour tester une nouvelle équipe et répéter pour quelques concerts, nous passons beaucoup de temps ensemble. Nous passons beaucoup de temps ensemble sur la route, nous faisons du tourisme ensemble… Lorsque nous sommes venus à Paris nous avons eu un jour de congé donc nous nous sommes baladés en ville, nous sommes allés partout et c’était la même chose à Rome ou à New York. Alors qu’avant, quand nous avions un jour de congé, le groupe disparaissait en quelque sorte, chacun dans son coin et personne ne se parlait.

Tu as déclaré qu’avec Cryptoriana vous avez « créé quelque chose d’unique et de fidèle à [vos] précédentes incarnations. » Comment parvenez-vous à trouver ce délicat équilibre ?

Les musiciens du groupe savent ce qu’ils veulent faire et parce qu’ils ont été à la base des fans du groupe, ils savent… Par exemple, en ce moment, nous essayons de nous décider pour une setlist pour notre tournée à venir et chacun y va de son opinion, ils sont tous à dire : “Oh j’adore ce morceau !” ou “Oh non j’adore ce morceau de cet album !” Donc, au final, c’est assez compliqué de se décider pour une setlist fixe que tout le monde aime mais c’est bien que tout le monde soit comme ça car ils peuvent se référer aux albums qu’ils adoraient. Ils écrivent dans le même style car ils aiment l’album. Maintenant qu’ils sont tous à l’aise les uns avec les autres, ils peuvent vraiment faire ce qu’ils veulent, et si c’est bien, c’est bien. La seule chose que nous avons cherché à faire était de nous dire : « Evitons les traditionnelles introductions orchestrales ou les parties orchestrales plus loin dans l’album. Restons simplement sur des chansons cette fois ». Puis nous avons également décidé d’utiliser un chœur. Pas un chœur genre la « Chevauchée Des Valkiries » mais quelque chose d’un peu plus personnel qui irait parfaitement avec le style victorien, avec un côté un peu fantomatique. Mais à part ça, chacun a eu carte blanche pour écrire, si ça sonne un peu plus New Wave Of British Heavy Metal, c’est simplement venu naturellement.

Tu as déclaré que Cryptoriana était « un mélange entre Hammer Of The Witches et Cruelty And The Beast. » Or tu avais déjà comparé les deux auparavant. Ressentez-vous le besoin de revenir à l’essence même de Cradle Of Filth ?

Non, ce n’est pas ça, ce sont juste les gens qui disent ça. Cruelty And The Beast est un juste milieu entre le vieux son de Cradle et le son plus récent de Cradle, bon, à peu près… Mais c’est l’album auquel les gens comparent toujours tout. Je pense sincèrement que le nouvel album sonne ainsi parce qu’il contient beaucoup de guitares harmonisées et que Cruelty en avait également beaucoup. En fait, si je devais dire qu’un morceau de cet album sonne comme Cruelty, ce serait un morceau sur l’édition spéciale [petits rires], ce que personne n’a entendu.

« A l’époque Victorienne les gens étaient totalement fascinés par le surnaturel. Ils adoraient le spiritisme, le mesmérisme, l’hypnose, les tirages de tarot… Ils avaient ce rapport particulier à la mort. […] J’ai soudainement réalisé que toute cette époque était baignée dans la mélancolie. »

Après avoir commencé l’enregistrement de cet album tu as déclaré qu’il commençait déjà à sonner “très élaboré et ce uniquement avec la batterie et les quatre guitares enregistrées.” Est ce qu’avoir des parties instrumentales bien affinées et élaborées a été quelque chose sur laquelle vous avez mis l’accent ?

Nous nous sommes juste dit que nous pouvions intégrer… Nous ne ressentions pas le besoin d’avoir ces parties orchestrales, je pensais que ce serait trop [prévisible], les gens auraient pensé “et allez, c’est reparti !” Nous avons donc décidé de transformer le premier morceau en intro pour l’album. Elle n’est pas très longue, elle dure environ deux minutes et demi et aboutit sur une grosse partie avec des chœurs. Je pense que nous avons réussi à fondre les parties orchestrales dans les chansons. Les chansons sont plus élaborées, ont plus de variations, sont plus théâtrales et contiennent plus de cassures. Nous pouvions jouer vite pendant un certain temps et ensuite avoir ces grands ralentissements, comme des interludes où nous essayions de faire ressortir une atmosphère.

L’album contient également une reprise d’Annihilator, le classique “Alice In Hell”. Que représente cette chanson pour toi ? Et de quelle façon avez-vous abordé cette reprise ?

C’est très proche de l’original, ni plus long, ni plus court. Il y a un peu de clavier en plus, un petit peu de chant féminin et je crois que nous avons changé le rythme de batterie sur les quatre dernières mesures, juste pour l’accélérer. Mais autrement, c’est vraiment fidèle à l’original. Je veux dire, c’est littéralement exactement le même morceau, simplement joué par Cradle Of Filth. Habituellement nous essayons de transformer les reprises en chansons de Cradle Of Filth mais cette fois, elle ne le nécessitait pas. Ça y ressemble déjà quand nous la jouons. En studio, nous avons vraiment essayé de la calquer autant que possible sur l’original. Ce n’est pas une chanson extrêmement connue. Je sais qu’il y a beaucoup de fans de cette chanson mais globalement elle n’est pas aussi connue que des chansons comme “Stay”, “Temptation” ou “Hallowed Be Thy Name”. Je pense donc qu’être resté fidèle à l’original est une bonne chose. Il n’y a aucun intérêt à la transformer en une nouvelle chanson si personne ne connaît l’original [rires]. Je crois que ça fait vingt ans que nous voulions faire cette reprise mais nous n’avions jamais trouvé le temps pour la faire et la raison pour laquelle nous l’avons faite maintenant est tout bonnement parce que durant ces deux dernières années, nous avons rencontré deux fois l’auteur de cette chanson, Jeff Waters. La dernière fois c’était lors de la croisière 70000 Tons Of Metal, j’étais un peu saoul et j’ai dit [prenant une voix de personne saoule] : « Hey mec je t’adore ! Tu sais qu’on va faire une reprise d’une de tes chansons ? » Et il a répondu « Ouais mec, c’est cool ! » Donc j’ai eu l’impression que ce soir-là, je m’étais engagé à vraiment la faire. Et le truc, c’est que si tu n’es pas au courant, ou si un de nos fans ne sait pas que c’est une chanson d’Annihilator, elle pourrait passer et les gens se diraient probablement : « Eh bien, c’est une chanson accrocheuse de Cradle Of Filth ! »

Comme tu le disais, vous êtes partis tous ensemble en République Tchèque pour concevoir cet album, avant de revenir en Angleterre retrouver votre producteur Scott Atkins. L’atmosphère de la République Tchèque a-t-elle été une source d’inspiration dans une quelconque mesure ? Pourquoi avoir décidé de partir là-bas ?

Nous avons décidé de partir là-bas car deux personnes du groupe y vivent. Martin y a un studio où il répète, donc c’est là que nous avons décidé de travailler et c’est nettement moins cher, pour être totalement honnête. Ça a été inspirant parce que c’est un magnifique endroit. Il y a un ossuaire là-bas, le deuxième plus grand d’Europe. C’est une sorte de crypte recouverte de crânes, un peu comme les catacombes et il y a également une superbe cathédrale. Et l’architecture là-bas… C’est aussi beau que Prague mais ce n’est pas bondé de touristes, il n’y en a pas autant. Le temps était très agréable, nous y étions fin Août. Et c’était suffisamment bon marché pour que l’on puisse sortir et en profiter, sans se dire : “Oh, on va faire un trou dans notre budget.” Nous avons passé une semaine décontractée et ça se ressent dans la musique que nous avons composée.

C’est le quatrième album que vous faites avec Scott Atkins.

Le quatrième album de Cradle. J’ai également travaillé avec lui sur deux albums de Devilment. Je l’adore, il est très bon [rires].

Selon toi, qu’est ce qui fait que cette collaboration fonctionne si bien ?

C’est juste un très bon ami. Il est “cash”, donc si quelque chose est merdique, il va tout de suite dire : “Ecoute, c’est merdique !”. Il ne va pas tergiverser et dire : “Oh bon, on le garde quand même.” Il a une opinion et une connaissance très claires du metal. Il vit à la campagne, à environ une demi-heure de chez moi. Du coup, je pouvais rester pendant le mix, je pouvais me poser là-bas et travailler, et lui pouvait facilement me demander mon avis. Ce sont toutes ces choses qui font que nous travaillons avec lui. Nous ne le faisons pas pour que nos albums sonnent tous de façon identique, car nous souhaitons réellement que chacun de nos albums soit différent. Ce sont de nouvelles chansons, elles sont différentes de toute façon. La technologie change constamment dans tous les sens du terme et nous utilisons de nouvelles techniques d’enregistrement à chaque fois. Les guitaristes veulent tout le temps tester de nouvelles choses afin d’obtenir l’effet désiré, pour faire les solos, etc. en incluant de nouvelles pédales d’effets ou de nouvelles têtes d’ampli, par exemple. Donc je ne crois pas que ce soit un problème. En fait, si ça fonctionne bien avec quelque chose, ça n’a aucun intérêt d’arrêter pour arrêter. Nous allons probablement encore travailler avec lui sur le prochain album. Et quoi qu’il en soit, je crois qu’il est en train d’essayer de déménager son studio car il est vraiment très petit. Avant, nous avions l’habitude d’enregistrer dans de gigantesques studios dans lesquels nous vivions tous ; ça c’était quand il y avait beaucoup d’argent dans l’industrie musicale. Désormais tout a changé mais je suis très content d’aller dans un tout petit studio. Ce n’est pas un endroit où tu peux recevoir les journalistes. Je veux dire que c’est assez grand mais ce n’est pas ce que tu imaginerais, tu ne prends pas plein de photos là-bas parce qu’il n’y a pas assez d’espace pour le faire, mais c’est un studio vraiment bien équipé et Scott fait un travail remarquable. Nous ne travaillons pas les week-ends. Au début, je me suis dit : « Humm, c’est un peu étrange,” mais finalement ça te permet de ne pas toujours avoir la tête dans le guidon, tu fais une pause, tu as du temps pour toi, tu peux gérer tes trucs à coté et tu retournes travailler. Et le studio est loin du pub [rires], il n’y a donc pas de distractions. Tu dois aller en plein milieu d’un champ si tu veux du réseau pour ton téléphone portable !

« Je me suis beaucoup intéressé […] à la littérature Anglaise et on y trouvait tout le temps une sorte de fascination pour la mort mais dans un sens romantique. C’est devenu une sorte d’archétype plutôt que quelque chose dont on a peur. »

C’est un album imprégné d’horreur gothique victorienne. Qu’est qui te fascine tant dans la période victorienne ?

Lorsque nous étions à Brno, je lisais beaucoup d’histoires de fantômes de cette période, ne me demande pas pourquoi ! Je lisais toute une collection de livres et je me disais “oh, ce mec est bon !” C’était par exemple E.F. Benson, Sir Arthur Conan Doyle, Henry Rider Haggard, M.R. James et quelques autres. Parce que j’étais en train d’essayer de trouver une trame à l’album, d’essayer de construire un décor de scène. A l’époque Victorienne les gens étaient totalement fascinés par le surnaturel. Ils adoraient le spiritisme, le mesmérisme, l’hypnose, les tirages de tarot… Ils avaient ce rapport particulier à la mort. Ils photographiaient leurs morts et appelaient cela des Memento Mori (œuvre qui rappelle aux hommes leur mortalité, NDLR), ils conservaient leurs larmes dans des flacons appelé des lacrymatoires, lorsqu’ils étaient enterrés, on les mettait dans des tombes très élaborées et ils écrivaient de petites épitaphes du genre “ Ci-gît”, etc. J’ai soudainement réalisé que toute cette époque était baignée dans la mélancolie. J’ai trouvé ça super intéressant. J’aime beaucoup cette période de toute façon. En fait, elle n’est pas si éloignée de la nôtre. Si on pouvait voyager dans une machine à remonter le temps, je ne crois pas que l’on trouverait ça impossible de vivre à l’ère Victorienne, car ils commençaient à développer l’électricité, les voitures, le chemin de fer, l’éclairage… Alors que si on allait encore cent ans de plus en arrière, on aurait beaucoup plus de mal.

Tu as mentionné l’attirance pour la mort et tu l’as toujours exploitée d’un point de vue romantique. Quelle est ton rapport personnel à la mort ?

C’est le sous-titre de l’album ça, n’est-ce pas ? The Seductiveness Of Decay (la séduction du déclin, NDT). Je pense que c’est quelque chose de très gothique. J’ai grandi dans la campagne du Suffolk en Angleterre, dans deux petits villages, qui sont à équidistance de là où je vis désormais, à une quinzaine de kilomètres environ. Le premier était d’un côté et j’ai déménagé dans l’autre situé de l’autre côté. Les deux ont un passif de procès de sorcellerie, ce sont tous les deux des villages très historiques et nous vivions juste à côté d’un cimetière également, c’était très pittoresque. Je me suis beaucoup intéressé aux films d’horreur et de monstres, ce genre de choses, à la poésie, à la littérature Anglaise et on y trouvait tout le temps une sorte de fascination pour la mort mais dans un sens romantique. C’est devenu une sorte d’archétype plutôt que quelque chose dont on a peur ; on peut en avoir peur, bien sûr, mais… Et c’est donc logiquement devenu l’imagerie de Cradle Of Filth.

La pochette de l’album est une fois encore l’œuvre de l’artiste post-moderne letton Artūrs Bērziņš, dont le travail colle parfaitement à l’esthétique de Cradle Of Filth. Considères-tu Cradle Of Filth comme un groupe post moderne ?

Je ne sais pas. Tout ce que je peux dire c’est que j’adore son travail. Il a été la première personne pour laquelle je me suis dit : « Nous devons absolument avoir ce gars pour faire notre pochette d’album. » Puis j’ai découvert qu’il était également vidéaste, apparemment meilleur vidéaste qu’artiste et là je me suis dit [impressionné] : “Génial !” Il m’a alors dit : “D’accord, je fais votre clip mais vous devez venir à Riga car ce sera moins cher de faire ça en Lettonie plutôt qu’à Londres, bien moins cher.” Et quand nous sommes arrivés là-bas, ça a été “wow !” Et la vidéo est extraordinaire. C’est comme si la pochette de l’album prenait vie. Et, en fait, nombre des photos dans le livret proviennent du clip. A l’origine, il y avait environ soixante-dix personnes dans l’équipe, des maquilleuses, etc., il devait y avoir à peu près vingt ou trente figurants dans le clip. Il neige dans le clip. C’est l’automne. Il y a une fille gisant dans une piscine dans la vidéo, il y a des serpents, de vrais corbeaux, je n’en croyais pas mes yeux ! Il y a un mariage, des funérailles, c’est juste incroyable toute l’attention qu’il a porté aux détails. Je suis tellement fier de tout ce qu’a fait Artūrs et c’est pourquoi je le l’ai laissé faire ce qu’il veut : « Tu as carte blanche. C’est toi qui décide ! Voici la pochette, voici le thème de l’album. A toi de jouer ! » [Petit rires]

Interview réalisée en face à face le 7 juillet 2017 par Aline Meyer.
Introduction : Thibaud Bétencourt.
Fiche de questions : Philippe Sliwa.
Retranscription & traduction : Nathalie Holic.
Photos : Artūrs Bērziņš (1, 3 & 4) & Alexander Trinitatov (2).

Site officiel de Cradle Of Filth : www.cradleoffilth.com.

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