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Live Report   

CULT OF LUNA A L’ELYSEE MONTMARTRE DE PARIS


Artiste : Cult Of Luna
Lieu : Paris
Salle : L’Elysée Montmartre
Date : 22-03-2009
Public : 500 personnes environ


Brouillard et lumières.

Juste avant de monter sur scène, Johannes semble très fatigué par la tournée et spécialement par la date parisienne où il a donné beaucoup d’interviews. Pourtant, la fatigue ne se fait pas sentir quand il hurle les premières paroles de « Owlwood ». C’est même assez curieux de savoir qu’il y a un chanteur dans le groupe, et que celui-ci ne débarque sur le devant de la scène qu’après une bonne vingtaine de minutes de show !

Car avant cela, Johannes assure le chant aidé par Klas qui reste au fond à droite de la scène. Leurs deux voix sont très proches et une fois superposées, elles assurent une puissance à la narration du concept des chansons d »Eternal Kingdom », le dernier Cult Of Luna. Il en est de même avec les guitares que l’on entend très bien, même si elles sont au nombre de trois, sans compter la basse. C’est assurément un coup de chapeau à tirer à Daniel, le huitième membre du groupe que l’on ne verra pas, sauf si l’on se retourne du côté de la console de mixage !

L’ingénieur son assure l’équilibre de l’ensemble des instruments présents sur scène et rend justice aux musiciens qui ont tous un très bon niveau. Surtout, on sent une vraie identité chez les Cult Of Luna, tant sonore que visuelle. Chaque guitare a ses propres sonorités et ses parties personnelles qui s’entremêlent pour donner ce son si caractéristique. En live, c’est très perceptible en observant le mouvement des mains sur les manches. Chacun est dans son coin et pourtant l’ensemble est d’une grande cohésion. Mais il n’y a pas que des guitares dans Cult Of Luna. Au fond de la scène, Magnus se tient derrière sa batterie : l’homme ne peut pas se déplacer mais sait se faire entendre !


Cult Of Luna sur scène : un moment à part.
Photo by Marie-Luise Schmidt

Il est aussi épaulé par Anders qui a le rôle de percussionniste tout en assurant les choeurs. Anders est même trompétiste sur la fin du morceau « Following Betulas ». Lui aussi a envie d’en découdre avec ce dernier concert. Le claviériste décide donc de se lâcher pour se dernier show français et quitte son poste pour partir en balade sur le devant de la scène et se faire remarquer en grimpant à la structure porteuse des rampes de lumière ! Un grand moment. Ses petits copains suédois sont un peu grillés et ne remarquent même pas les frasques de leur ami… sauf Klas qui le pointe du doigt en se marrant ! Une belle bande de Krisprolls !

En plus de tous les titres issus du dernier album, le groupe joue certains de ses classiques comme « Dim » ou « Finland » qui contentent les plus anciens fans. Ce soir le frontman est plus bavard que d’habitude, en glissant un « Bonsoir » au milieu de set en plus du « thank you very much » de rigueur à la fin du concert. Autant dire que la communication n’est pas vraiment son point fort. Mais en même temps, on est plongé dans une sorte de transe qui serait gâchée par plus de blabla. C’est discret et efficace. Une attitude bien scandinave!


Extase.
Photo by Marie-Luise Schmidt

Le son est très dépouillé, pas de folklore, ni d’esbrouffe ou encore de trigger. Même leur look sobre participe au concept scénique. Jeans et T-shirts très simples. Juste un « Bastard Priest » inscrit en grosses lettres rouges gothiques sur fond noir pour Klas. Un clin d’oeil au passage de Judas Priest la veille dans la capitale…?

En tout cas, ici, personne ne se prend pour le Metal God. Cult Of Luna est un collectif dans lequel chacun s’efface au profit du groupe. La musique est d’une densité incroyable. Les Cult Of Luna sont totalement dévoués à leur art qui prend ici une autre dimension. La preuve est que certains d’entre eux ne quittent jamais leurs instruments backstage ou qu’ils s’accordent sur scène à la moindre occasion pour jouer au plus juste.


Les ombres défilent.

Les musiciens sont totalement dévoués à leur art. Le moins que l’on puisse dire et que ça fait mouche et on frôle la perfection à l’interprétation de chaque morceau. Au final, la musique et la mise en scène sont saisissantes, et toujours ce hibou géant en backdrop, repris de la pochette du concept-album compté soir après soir de cette tournée éternelle.



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