Patrick Roy Ă©cume les scènes. Après avoir fait un triomphe devant les boeufs (cf. vidĂ©o ci-dessous) de l’AssemblĂ©e Nationale, le DĂ©putĂ© et Maire de Denain est montĂ© sur scène en compagnie de Mass Hysteria lors du festival Les Metallurgicales, qu’il avait lui-mĂŞme organisĂ©. Il y a poussĂ© la chansonnette et jouĂ© de la guitare sur le titre « Furia ».
Patrick Roy a plusieurs fois dĂ©fendu la diversitĂ© culturelle Ă l’AssemblĂ©e Nationale en donnant l’exemple du metal, brandissant un exemplaire de Rock Hard et citant Ă tout va des noms de groupes internationaux et locaux avec un accent français qui lui est propre. L’homme est un fan de musiques rock et metal et ce, apparemment depuis son plus jeune âge si l’on en croit Yann de Mass Hysteria et d’après les premières discussions que nous avons eues avec le principal intĂ©ressĂ©. Et pour ceux qui en douteraient encore et qui verraient ses interventions Ă l’AssemblĂ©e Nationale comme des manoeuvres politiques pour bien se faire voir d’un Ă©lectorat jeune, nous lui tirerons les vers du nez ce soir Ă partir de 20h30 dans Anarchy X ! Nous reviendrons sur son parcours musical et professionnel, sur la façon dont ses interventions sont perçues parmi ses collègues et ses opposants ainsi que sur son opinion sur la tournure politico-religieuse qu’a pris la mĂ©diatisation du Hellfest. Et, bien Ă©videmment, nous essayerons d’obtenir de lui l’adresse de son tailleur.
L’objectif Ă©tant, bien Ă©videmment, que dans un avenir proche, Patrick Roy parle Ă l’AssemblĂ©e Nationale des cheveux de Spaceman, du Journal du Hard, de Body Electric ou encore du mouchard.
Réécoutez l’interview :Patrick Roy: Cela s’est fait en plusieurs Ă©tapes. A la base, j’ai toujours Ă©tĂ© intĂ©ressĂ© par la politique, ce qui m’a amenĂ© Ă adhĂ©rer au PS en 1986. Durant quelques annĂ©es, j’ai Ă©voluĂ© dans ce milieu sans qu’il n’y ait rien de particulier Ă signaler jusqu’au jour oĂą j’ai Ă©tĂ© dĂ©signĂ© par mes camarades comme candidat aux Ă©lections du Conseil GĂ©nĂ©ral que j’ai gagnĂ©. L’annĂ©e suivante, en 2002, je me prĂ©sente Ă une première Ă©lection lĂ©gislative que je gagne aussi. Je suis donc devenu dĂ©putĂ© et j’ai Ă©galement Ă©tĂ© réélu en 2007. Enfin, il y a 2 ans, dans la ville centre de ma circonscription, je deviens candidat aux Ă©lections municipales. Depuis 2008, donc, je suis Ă la fois dĂ©putĂ© et maire. En politique, j’ai toujours pensĂ© qu’il fallait dĂ©fendre ses convictions en n’oubliant jamais ses rĂŞves d’enfant ou rĂŞves tout court d’ailleurs. Il se trouve que si j’ai beaucoup de respect pour toutes les musiques, celles qui restent le plus dans mon coeur sont dans un style rock ou metal. J’en ai toujours Ă©coutĂ© et je ne vois pas pourquoi je le nierai pour faire bonne figure et rentrer dans un moule. Je prĂ©fère le revendiquer pleinement.
Le grand public et le public metal n’a commencĂ© Ă entendre parler de vous que très rĂ©cemment lors de vos dĂ©clarations devant l’AssemblĂ©e. Le faisiez-vous dĂ©jĂ avant ?Bien sĂ»r, depuis toujours! Lorsque l’occasion se prĂ©sente, lors de rĂ©unions ou avec la presse locale, je n’hĂ©site pas Ă dire tout le bien que je pense du rock et du metal pour la simple et bonne raison que cette musique est ignorĂ©e, voire calomniĂ©e et diffamĂ©e. J’ai toujours saisi la balle pour en parler. C’est vrai que lorsque j’en ai parlĂ© la première fois Ă la tribune de l’AssemblĂ©e, cela a connu une audience plus forte que d’autres sujets que je pouvais aborder. En mĂŞme temps, c’est un sujet auquel personne n’a tentĂ© d’aborder donc on peut dire qu’une Ă©tape a Ă©tĂ© franchie.
Comment vous perçoit-on lorsque vous abordez ce sujet dans un cadre politique ?Dans un premier temps, on voit beaucoup de regards d’incomprĂ©hension puisque le sujet n’a jamais Ă©tĂ© dĂ©battu. Comme j’essaie de faire tenir mon argumentation sur des Ă©lĂ©ments fondĂ©s sur la rĂ©alitĂ©, je vois que le regard d’une partie de mes collègues commence Ă Ă©voluer.
Avez-vous de l’espoir quant au changement des mentalitĂ©s par rapport Ă cette question ?Très honnĂŞtement, oui. Bien sĂ»r, une partie des gens est bornĂ©e et le restera malheureusement toujours mais il reste très intĂ©ressant d’ouvrir une fenĂŞtre avec un argument tout simple. Toutes les musiques sont respectables et comme elles le sont toutes, le metal Ă©galement. Le deuxième point se situe que le metal est un genre variĂ© qui comprend des styles et Ă©lĂ©ments totalement diffĂ©rents. Du coup, les gens commencent Ă regarder avec intĂ©rĂŞt et lorsque l’on dit que dĂ©fendre le metal, c’est aussi dĂ©fendre la diversitĂ© culturelle, les arguments allant Ă l’encontre de ce constat sont très minces. Franchement, je sens qu’une certaine interrogation se profile dans l’esprit des gens.
Avez-vous convaincu certains de vos collègues Ă Ă©couter du metal (rires) ?Quelques uns s’y sont mis! Eh oui!
FrĂ©dĂ©ric Mitterrand Ă©coute-t-il du metal ?En fait, il m’a donnĂ© plusieurs rĂ©ponses Ă cause, bien entendu, des vidĂ©os de l’hĂ©micycle qui ont circulĂ©es. Je l’ai questionnĂ© Ă plusieurs reprises en commission des affaires culturelles, ses rĂ©ponses me paraissent plus sincères et plus porteuses d’espoir, contrairement Ă sa prĂ©dĂ©cesseur. Il m’a dit qu’il n’y connaissait absolument rien en metal mais pense que ce n’est pas parce qu’il n’en Ă©coute pas qu’il ne faut pas s’y intĂ©resser. Il m’a confirmĂ© Ă quelques reprises cette opinion. Sa rĂ©ponse Ă mon discours Ă l’AssemblĂ©e quant aux questions du Hellfest m’a semblĂ© bien encourageante. D’ailleurs, sa majoritĂ© Ă©tait plutĂ´t en colère contre sa rĂ©ponse.
On voit sur la vidĂ©o de ce discours qu’il règne un fort chahut du cĂ´tĂ© de vos collègues. A quoi est-ce dĂ» ?Il y a 2 raisons. DĂ©jĂ , il faut noter que le fort chahut organisĂ© se situait du cĂ´tĂ© de la majoritĂ©. La première raison vient donc du fait que je suis un membre de l’opposition plutĂ´t actif et virulent. J’ai toujours fait savoir que je n’aimais pas le gouvernement actuel, la majoritĂ© me rend d’un certain cĂ´tĂ© la monnaie de ma pièce. Deuxièmement, commencer en disant « Je veux vous parler de metal », on ne peut pas dire que cela contribue Ă les calmer…
DĂ©solĂ©, je vous coupe. Mais est-ce que vous faites pareil quand eux, ils parlent ?Tout dĂ©pend des sujets. Si ceux-ci m’irritent et mĂ©ritent qu’ils soient interpelĂ©s, je le fais bien sĂ»r.
N’est-il pas un peu Ă©trange d’empĂŞcher quelqu’un de prendre la parole et de ne pas l’Ă©couter, surtout dans le cadre oĂą vous ĂŞtes censĂ©s reprĂ©senter l’ensemble des citoyens français ?C’est une vieille tradition qui remonte Ă la RĂ©volution Française. Le droit de parole est extrĂŞmement libre, mis Ă part l’interdiction d’injurier l’autre. On est donc en droit d’interpeller si l’on n’est pas d’accord. Le problème dans cette situation Ă©tait que eux Ă©taient 300 alors que moi, j’Ă©tais seul.
N’avez-vous pas peur que si vous parlez d’un style de musique marginal comme le metal de façon rĂ©gulière, vous soyez Ă©galement marginalisĂ© et donc plus du tout Ă©coutĂ© ? DĂ©crĂ©dibilisĂ© en quelque sorte…La question est très bonne. Certaines personnes m’ont demandĂ© Ă l’issue de tout cela si il n’y avait pas des sujets plus importants Ă aborder que Metallica, Gojira, le Hellfest… La rĂ©ponse est essentiellement positive. Je vous invite Ă regarder le site, très complet, qui rĂ©pertorie le classement d’activitĂ©s des diffĂ©rents dĂ©putĂ©s. Vous verrez que je suis tout de mĂŞme classĂ© en dixième position sur 577. Cela veut dire que je travaille Ă©galement sur d’autres thèmes plus importants. Comme je suis très actifs, depuis 2007, j’ai dĂ» faire environ 300 commissions dont seulement 6 sur le metal. C’est pour cela que je peux me permettre de me prĂ©occuper de la question sur le metal. Je ne m’occupe pas que de celle-ci donc je peux paraĂ®tre plus crĂ©dible puisque je traite Ă©galement de sujets plus Ă mĂŞme d’intĂ©resser tous les Français, comme la rĂ©forme des retraites par exemple.
Et cela ne vous gĂŞne-t-il pas que l’on vous mĂ©diatise essentiellement sur ce sujet du metal ?C’est un peu surprenant et mĂŞme un peu dĂ©moralisant par rapport Ă la dĂ©mocratie puisqu’il y a d’autres sujets très sĂ©rieux qui mĂ©ritent plus de reconnaissance.
Quelque chose m’a beaucoup frappĂ© la première fois que l’on a pu vous voir parler de metal Ă l’AssemblĂ©e Nationale. Des metalleux ont plutĂ´t pris nĂ©gativement la chose en pensant que vous faisiez cela pour vous faire bien voir parmi les jeunes. Est-ce que cela est systĂ©matique de se faire passer pour un dĂ©mago lorsque l’on veut faire ce genre de discours populaire ?On pourrait effectivement croire que je tiens ce discours pour me donner un cĂ´tĂ© jeune. Je comprends très bien que certains puissent le penser. Ce n’est pas du tout le cas, malgrĂ© tout. C’est une conviction qui est très forte pour moi. Lorsque j’avais 20 ans, je n’aurais jamais imaginĂ© me retrouver maire ou dĂ©putĂ©. Mais je me disais que si un jour, j’Ă©tais Ă leur place, j’aurais des causes Ă dĂ©fendre. Des choses importantes bien sĂ»r mais je trouve qu’il ne faut pas nĂ©gliger cette petite chose agrĂ©able de la vie qu’est le rock et le metal. Je ne me sentirais peut-ĂŞtre pas aussi bien si je n’en Ă©coute pas aussi rĂ©gulièrement. Je pense vraiment que cette musique mĂ©rite d’ĂŞtre dĂ©fendue et je suis l’un des seuls Ă©lus Ă pouvoir le faire. J’ai donc saisi l’occasion et continuerai Ă le faire.
On peut vite voir que vous avez votre style bien Ă vous. Comme vous le disiez, vous ĂŞtes assez virulent mais cela se ressent Ă©galement Ă votre tenue, ce fameux costume rouge. Pensez-vous que pour faire diffuser ses idĂ©es Ă l’heure actuelle, il faille nĂ©cessairement choquer les esprits ?Choquer est un terme qui ne me plaĂ®t pas beaucoup… Par contre, il faut pouvoir se montrer, ĂŞtre vu et entendu. Si l’on se retrouve Ă l’AssemblĂ©e en se fondant dans la masse, on ne fait qu’assister Ă la sĂ©ance. Autant aller dans les rangs du public, ce sera aussi efficace. On a clairement besoin d’ĂŞtre vu et entendu pour que les personnes ayant les pouvoirs de dĂ©cisions puissent Ă©couter ce que l’on a besoin et envie de dire.
Donc, le choix de votre veste rouge a Ă©tĂ© pensĂ© au prĂ©alable pour vous dĂ©marquer ?Pas vraiment. Je ne m’habille pas spĂ©cialement dans des tenues rĂ©ellement provocantes. En fait, le costume noir et chemise blanche ne m’attirent pas, je prĂ©fère amplement les tenues plus colorĂ©es et rock’n roll. Je m’habillerai comme un metalleux, je ne pourrais mĂŞme pas rentrer Ă l’AssemblĂ©e mais on a quand mĂŞme le droit de porter un peu de couleurs. La consĂ©quence fait que cela permet d’ĂŞtre très visible et donc très entendu quand on a des messages Ă passer, dans le metal ou ailleurs. C’est tout de mĂŞme extrĂŞmement utile. On est quand mĂŞme en ce moment en plein dĂ©bat sur les retraites, il ne fait aucun doute que c’est très important d’ĂŞtre entendu sur ce genre de sujet.
En parlant de sujet important, il y a un Ă©lĂ©ment qui fait dĂ©bat Ă la veille du Hellfest : le metal en opposition Ă certains organismes catholiques. Comment voyez-vous cela ?J’ai un grand respect pour toutes les religions. Dans ma ville, lorsqu’un organisme religieux me fait une demande, je la prends en compte et fait tout mon possible pour la mettre en place dans la mesure du possible. Mais on en vient Ă un point dans la religion, au mĂŞme titre que la culture, que chacun puisse se respecter et accepter la diversitĂ©. Les catholiques sont très charmants et agrĂ©ables mais, comme les musulmans, il y a une petite frange d’extrĂ©mistes. Cet extrĂ©misme doit ĂŞtre combattu car il reste très dangereux. On a pu voir dans le passĂ© en Europe que l’extrĂ©misme amenait une dĂ©rive obscurantiste or ces extrĂ©mistes catholiques me font vraiment penser Ă ces dĂ©rives. Je rappelle qu’en Allemagne, on a quand mĂŞme brĂ»lĂ© des livres et commencĂ© Ă interdire tel type ou tel type de culture. C’est le mĂŞme chemin. Si je vois un extrĂ©miste catholique, nul doute qu’il me trouvera sur sa route.
Les arguments invoquĂ©s sont les paroles de certains groupes qui vĂ©hiculent un messages de haine envers la religion et qui pourraient apporter la violence chez les gens. En tant que metalleux, on ne peut nier cet Ă©tat de fait. Mais vous, comment voyez-vous ce type de paroles ?Sur cet aspect, je suis extrĂŞmement clair et j’en parle mĂŞme Ă des collègues proches de Christine Boutin qui m’ont tenu cet argument Ă©galement. Si tel ou tel auteur Ă©crit des textes qui seraient intolĂ©rables envers un dĂ©mocrate, qu’ils soient contre les catholiques ou pour prĂ´ner le nĂ©onazisme par exemple, je serais toujours d’accord pour mettre un frein, interdire et mettre un terme Ă l’agissement de tel ou tel groupe prĂ©cis. Le problème est que leur action n’est pas de mettre un terme Ă tel ou tel groupe prĂ©cis mais de mettre un terme au metal en gĂ©nĂ©ral. S’ils commencent Ă faire l’amalgame de tous les groupes, je peux toujours trouver des films inacceptables, ce qui interdirai le cinĂ©ma. Je peux trouver des textes intolĂ©rables donc on pourra interdire les Ă©crivains. En somme, en agissant de la sorte, on en viendrait Ă interdire toute forme de culture. Pour que l’argument ait vraiment de quoi tenir, il faudrait s’attaquer aux cas particuliers et non Ă faire l’amalgame de tous les groupes de metal.
RĂ©cemment le Hellfest a Ă©tĂ© envoyĂ© en jugement oĂą les organisateurs devaient fournir les textes de tous les groupes, ou de certains, dans tous les cas qui pouvaient poser problème. Beaucoup de groupes vĂ©hiculent des propos haineux, pouvant blesser les gens. Ces groupes ont leur succès Ă leur Ă©chelle sans que les gens n’adhèrent toutefois Ă l’idĂ©ologie dĂ©veloppĂ©e. Si l’on met en place ce que vous venez de dire, tout un pan du metal serait interdit en France…Pour l’histoire du passage en justice du Hellfest, c’est tout bonnement hallucinant. Après pour ce qui est de ce que vous dites, il faut Ă©galement prendre en compte le code de lecture. Dans le metal, une certaine agressivitĂ© est de mise mais cette violence est liĂ©e Ă un code. Lorsque l’on rencontre, soit des musiciens, soit des fans de metal, on se rend vite compte que ce sont des gens charmants qui jouent un rĂ´le et prennent plaisir Ă le faire. Si l’on ne se rend pas compte de cet Ă©tat de fait, dans un autre registre, il faudrait Ă©galement emprisonner les acteurs qui jouent dans les films d’horreur alors qu’il ne s’agit que de fiction Ă prendre au second degrĂ©. Il faut ĂŞtre très vigilant par rapport Ă tout ça et Ă©viter les amalgames. Lorsqu’il y a des faits avĂ©rĂ©s ponctuels et très prĂ©cis, je conçois que l’on puisse sĂ©vir mais la plupart du temps, cela ne touche que certains cas particuliers.
En fin de compte, il ne s’agit qu’une question d’Ă©ducation sur le metal. Les gens doivent se rendre compte que les artistes jouent un rĂ´le et qui mettent une distance par rapport Ă eux-mĂŞmes contrairement Ă ce que l’on peut ĂŞtre habituĂ©s en France oĂą les artistes sont plutĂ´t engagĂ©s. Votre rĂ´le est peut-ĂŞtre d’apporter cette Ă©ducation au sein de l’AssemblĂ©e et indirectement des citoyens ?Absolument (rires). Vous avez vous-mĂŞmes formulĂ© la question et la rĂ©ponse, je n’ai pas grand chose Ă ajouter.
En terme de politique, vous avez touchĂ© le public metalleux et beaucoup espèrent vous voir prĂ©sident suite Ă cette histoire. Quelles sont vos ambitions ?Vous savez, quand on fait de la politique, on ne sait jamais de quoi sera fait demain. On m’a dĂ©jĂ posĂ© la question de savoir si je saisirais l’opportunitĂ© si l’on m’offrait un poste dans le gouvernement. DĂ©jĂ , la condition serait que le gouvernement soit de gauche. Mais, l’idĂ©e d’ĂŞtre dans le ministère de la culture me plairait. Pas pour que le metal devienne la musique prioritaire bien sĂ»r mais pour que toutes les musiques et toutes les cultures soient reprĂ©sentĂ©es. Il n’est vraiment pas normal qu’Ă l’heure actuel subsiste encore de telles barrières. La vie politique est faite d’alĂ©as.
Si je comprends bien, vous refuseriez de rentrer dans un gouvernement de droite comme certains membres de la gauche l’ont fait dans le gouvernement actuel ?La rĂ©ponse est oui, sans aucun doute. Si vous me lancez lĂ -dessus, je peux vous dire que je vois d’un très mauvais Ĺ“il le parcours d’un Eric Besson par exemple. Le fait de passer de la gauche affirmĂ©e Ă la droite de la droite en 24h, je ne ferais jamais cela.
Plusieurs fois dans les vidĂ©os oĂą l’on vous voit prendre position par rapport au metal, on vous voit brandir le magazine RockHard. Avez-vous un partenariat ?Pas du tout (rires)! Je m’excuse auprès des autres magazines, dès que je le pourrais, je montrerais les couvertures de la concurrence de RockHard. Pourquoi celui-ci en particulier? Tout simplement car c’est le magazine que je lis. Lorsque le dĂ©bat sur le Hellfest est tombĂ© Ă l’AssemblĂ©e, RockHard venait de paraĂ®tre son numĂ©ro spĂ©cial, très bien fait, sur le festival et cela me semblait intĂ©ressant de le montrer puisqu’il illustrait Ă merveille la question. Il n’y a qu’un simple lien entre un lecteur et le journal qu’il aime bien, rien de plus.
J’imagine que depuis que ces vidĂ©os sont parues, de nombreux mĂ©dias metal vous ont approchĂ© pour des interviews ?En effet. Heureusement qu’aujourd’hui, on est en train de quitter l’Ă©poque des mĂ©dias de masse. D’ailleurs Radio Metal en est un très bon exemple. A une Ă©poque qui n’est pas si lointaine, il n’y avait que quelques grosses radios, quelques grands journaux et quelques grosses tĂ©lĂ©s. Les choses ont bien Ă©voluĂ© et je trouve notamment qu’internet est vraie rĂ©volution, quasiment identique que celle que Gutenberg a apportĂ© Ă son Ă©poque. Cela permet d’avoir beaucoup de mĂ©dias, beaucoup de diversitĂ©. Il faut donc choyer ce mĂ©dia internet. J’ai donc Ă©tĂ© assez demandĂ© sur tous ces crĂ©neaux.
Passons maintenant Ă votre « parcours musical ». Quels sont vos goĂ»ts en matière de metal ?Dans le domaine musical, que ce soit en gĂ©nĂ©ral ou dans le domaine rock/metal, j’ai des goĂ»ts très Ă©clectiques. Tous les mois, je vais faire le plein de disques, en moyenne une vingtaine par mois. En gros, sur cette vingtaine, une dizaine se situe dans le domaine rock, l’autre dizaine dans le domaine metal. Je suis très Ă©clectique dans le domaine du metal, aucune prĂ©fĂ©rence particulière. Je peux autant Ă©couter du heavy et hard rock car j’ai baignĂ© lĂ -dedans Ă l’Ă©poque mais Ă©galement du black ou du death avec autant de plaisir. J’Ă©coute Gojira, Sepultura, Opeth qui est l’un de mes groupes prĂ©fĂ©rĂ©s, avec un ravissement complet.
Quels sont les derniers disques que vous avez achetĂ©s ?Je viens d’acheter le dernier Soulfly qui est extrĂŞmement bien fait, contrairement Ă ce que j’ai pu lire. Un album que je trouve vraiment remarquable. Je vais bientĂ´t m’acheter le dernier album de Demians car j’avais beaucoup aimĂ© le premier. Autrement, j’ai achetĂ© Exodus, Slash, Mattrach Ă©galement, je ne sais pas si vous connaissez. C’est un jeune guitariste qui vient de ma rĂ©gion et qui vient de publier un premier album dont les journaux en disent le plus grand bien. Je crois que je vais aussi l’Ă©couter avec ravissement.
Très Ă©clectique en effet…HonnĂŞtement, quand on aime la musique, toutes les musiques sont bonnes si elles sont bien faites. Tel ou tel groupe de tel style peuvent ĂŞtre mauvais mais un style ne peut pas foncièrement ĂŞtre mauvais. Dans chaque style de metal, il y a de très belles choses.
En ce qui concerne le cĂ´tĂ© musicien, on vous a vu avec Mass Hysteria en train de chanter et jouer de la guitare. Depuis quand pratiquez-vous le metal et la musique en gĂ©nĂ©ral ?C’est vrai que la vidĂ©o avec Mass Hysteria a beaucoup tournĂ©. J’y ait pris un plaisir Ă©norme. Je reste au fond de mon cĹ“ur un fan de musique et de musiciens. C’est donc merveilleux d’ĂŞtre sur une vraie scène devant un vrai public avec un vrai groupe et de pouvoir jouer, mĂŞme le temps d’un seul titre. Pour en revenir Ă la guitare, je suis un guitariste très moyen. J’en joue depuis toujours, je gratouille, j’y prends un vrai plaisir et j’aime chanter aussi.
C’est vrai que beaucoup de fans de metal finissent Ă un moment donnĂ© Ă jouer et monter un groupe. Cela ne vous a-t-il jamais traversĂ© l’esprit? Ou alors avez-vous prĂ©fĂ©rĂ© vous lancer dans la politique plutĂ´t que la musique ?Je pense que pour faire bien les choses, il ne faut pas prendre plusieurs chemins en mĂŞme temps. La politique m’a entraĂ®nĂ© Ă ce que je fais maintenant depuis de nombreuses annĂ©es. Dans un passĂ© plus lointain, je faisais partie de ceux qui restaient aux cĂ´tĂ© des groupes pour l’organisation de concert. On peut avoir son plaisir musical sans forcĂ©ment ĂŞtre musicien. En plus, pour faire de la musique, il faut ĂŞtre courageux tant le choix est difficile, risquĂ© et pĂ©rilleux. J’ai beaucoup d’admiration pour tous les musiciens qui s’engagent dans la musique et galèrent financièrement, simplement Ă cause de ce choix.
Plus risqué que de faire de la politique (rires) ?La différence avec la politique se situe dans les échéances et dates précises, on peut donc disparaître le jour même.
On vous a posĂ© la question des groupes que vous aimez mais qu’en est-il des groupes que vous n’apprĂ©ciez pas du tout ?En rock et en metal, aucun rĂ©ellement. J’ai beau respecter toutes les musiques, il y a un style que je ne supporte pas: la variĂ©tĂ© française des annĂ©es 70. Stone et Charden, GĂ©rard Lenormand ou FrĂ©dĂ©ric François, cela me provoque une levĂ©e de poils… Rien Ă faire, je ne supporte pas.
C’est Ă©trange car beaucoup apprĂ©cient plus cette ancienne gĂ©nĂ©ration plutĂ´t que de la nouvelle variĂ©tĂ© française considĂ©rĂ©e comme mĂ©diocre.En variĂ©tĂ©, il y a eu des grands comme Brel ou Brassens, c’est vrai. Ils marquaient une grande Ă©poque que j’apprĂ©cie. Après est venue l’Ă©poque des annĂ©es 70 qui Ă©tait une vraie horreur. Ca s’est arrangĂ© par la suite avec des chanteurs et des groupes Ă variĂ©tĂ© plus rock. Alors, je trouve Ă©galement que cela commence Ă se dĂ©grader depuis quelques temps. On revient Ă de la soupe inaudible.
Les annĂ©es 70 sont rĂ©putĂ©es pour ĂŞtre les annĂ©es les plus crĂ©atives pour le rock…Effectivement, on a eu une dĂ©cennie exemplaire en terme de crĂ©ation artistique. Pas en terme de technicitĂ© car je trouve que les groupes actuels jouent mieux. C’est une dĂ©cennie que j’ai eu la chance de vivre et de voir arriver, album après album, des choses extraordinaires. C’est un grand souvenir pour moi.
La prochaine question n’est pas très intĂ©ressante mais pas très sĂ©rieuse non plus. Que pensez-vous de Tokio Hotel ?C’est vrai que vous m’avez demandĂ© ce que je n’aimais pas comme groupe. J’ai leur disque car j’en ai quand mĂŞme quelques milliers Ă la maison. J’avoue que, spontanĂ©ment, ce n’est pas un groupe que j’Ă©coute. A ce niveau, je suis plus tolĂ©rant que mon fils qui ne les supporte pas. Pour ne pas mourir idiot, j’ai Ă©coutĂ© et je suis vite passĂ© Ă autre chose.
Pour en revenir au concert de Mass Hysteria, est-ce plus intimidant de monter sur scène avec un groupe de rock que de parler devant l’AssemblĂ©e Nationale ?C’est très diffĂ©rent. Mais non, ce n’est pas intimidant. Lorsque l’on aime faire quelque chose, il n’y a pas de timiditĂ© Ă y avoir. J’ai tout simplement pris un plaisir fou. En plus, les gens de Mass Hysteria, très charmants au passage, avaient l’air ravi que je sois avec eux. Un vrai moment de bonheur et je recommencerai dès que possible.
Est-ce que, par hasard, le groupe aurait enregistrĂ© la prestation ou juste le morceau pour le sortir en DVD ?Ce que je sais, c’est qu’il y a eu quelques prises de vue que l’on a très bien pu voir par internet avec une qualitĂ© visuelle et sonore assez alĂ©atoire. Il y a eu une camĂ©ra qui a filmĂ© mais je n’ai pas encore vu la qualitĂ© du film.
La prestation s’est faite durant les Metallurgicales que vous avez organisĂ©. Quelle est l’histoire de ce festival ?Le mandat de dĂ©putĂ© et de maire sont deux mandats très diffĂ©rents. Un dĂ©putĂ© a une audience nationale devant le gouvernement Ă Paris mais n’a pas de moyen d’exĂ©cution. Un maire a l’audience forcĂ©ment limitĂ©e Ă sa commune mais peut faire des choses par contre. Etant devenu maire en 2008, je me suis dit que j’allais respecter ce en quoi je crois, c’est-Ă -dire la diversitĂ©. Sur Denain, il y a des concerts de musique classique, j’ai montĂ© un thĂ© dansant et un festival de rap sera bientĂ´t sur les rails. Sur le mĂŞme raisonnement, il Ă©tait normal que les metalleux ait leur rendez-vous. J’ai mis sur place l’an dernier une première Ă©dition de façon sĂ©rieuse et mesurĂ©e au niveau de l’affluence. L’affiche Ă©tait limitĂ©e Ă un groupe local et 3 groupes français: Adagio, Eths et Trust. Comme la première avait plutĂ´t bien fonctionnĂ©, on a dĂ©cidĂ© de rĂ©itĂ©rer l’expĂ©rience en voyant les choses en plus grand. On avait ici 2 groupes rĂ©gionaux, Angher, groupe très prometteur de la scène française, Mass Hysteria bien sĂ»r, Paradise Lost et Soulfly. Tout s’est plutĂ´t bien passĂ©, donc on pense dĂ©jĂ Ă mettre en place une troisième Ă©dition.
Comptez-vous grossir le festival d’annĂ©e en annĂ©e ou conserver une envergure assez modeste ?Je ne pense pas que l’on finira comme le Hellfest qui reste le rendez-vous français qui atteint un niveau europĂ©en voire mondial. Ceci dit, on veut quand mĂŞme faire les choses bien. On a franchi une Ă©tape en 2010, j’espère pouvoir monter encore d’une marche en 2011 sans non plus que cela atteigne au bout du compte une dimension comme le Hellfest.
Est-ce que vous y serez au Hellfest justement ?J’y vais. Si je n’avais Ă©coutĂ© que mon plaisir, j’y serais allĂ© les 3 jours. Mais j’ai des obligations en tant que maire et dĂ©putĂ© donc je n’ai pu me rĂ©server que le dimanche pour y aller.
Quel groupe vous motive le plus dans cette journĂ©e ?Kiss pour le cĂ´tĂ© show Ă©videmment. C’est un groupe incontournable au niveau de la mise en scène. J’attends Exodus aussi. L’affiche est allĂ©chante de toute manière. En fait, les 3 jours sont allĂ©chants. Mais je ne me cantonnerait pas qu’aux tĂŞtes d’affiche. Il faut aller voir les scènes dĂ©couverte et les groupes français. On a une scène française de très grande qualitĂ©. Il faut donc aussi ĂŞtre Ă leurs cĂ´tĂ©s.
Est-ce que vous y porterez votre costume rouge ?Je pense que je viendrai en rouge (rires).
Un dernier mot Ă ajouter ?En effet. Pour l’ensemble des gens qui aiment le metal, continuez Ă le faire et soyez fier de ce que vous Ă©coutez. C’est une musique très crĂ©ative, très construite et qui provoque beaucoup d’Ă©motions. Je pense qu’il faut dire avec fiertĂ©: « On Ă©coute du metal! ». En respectant les autres bien sĂ»r mais en demandant en mĂŞme temps d’ĂŞtre respectĂ©.




















































les meilleurs d’ entre nous partent souvent en premier triste constat encore une fois vĂ©rifiĂ© !!! malheureusement ,pour une fois qu’ il y avait un politicien qui parlait avec ses tripes et son cĹ“ur , ce putain de crabe nous l’ a ravi , bien trop tĂ´t !!! les vilains bĂŞlements des dĂ©putĂ©s de l’ umpied nickelĂ©s n’ y pourront rien changer , patrick roy Ă©tait tellement moins con qu’ eux , et ce pour l’ Ă©ternitĂ© le son et l’ image pourront a jamais en tĂ©moigner !!! alors a tous les de villiers , boutin ,fillion et consorts , vivement une nouvelle rĂ©volution qui vous boute hors de france !!! de l’ air que l’ on puisse respirer ENFIN …
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très bonne interview, et Roy est Ă coup sur une personnalitĂ©! J’ai hallucinĂ© de voir comment les ministres pouvaient s’empĂŞcher de parler (une vraie classe de CM1, ch’t'aurait envoyĂ© tout ça au coin, mouĂ©!)
Cela dit, on n’est pas obligĂ© d’ĂŞtre un fan pour dĂ©fendre une opinion.
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Je l’avais rencontrĂ© au concert de Lamb of God au Trabendo il y a un an, on a discutĂ© un bon quart d’heure en buvant une bière, un type en or!
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Quitte Ă passer pour une garce, j’irais pas jusqu’Ă Patrick Roy prĂ©sident, juste parce que c’est un metalleux et qu’il dĂ©fend notre univers… Il faut regarder un peu ses idĂ©es politiques (que je ne partagent pas du tout… Il se situe quand mĂŞme pas très loin de l’extrĂŞme gauche). Par contre, par rapport Ă son discours qu’il a tenu durant cette interview et ses interventions Ă l’hĂ©micycle, je pense qu’il pourrait faire un bon ministre de la culture. Je pense qu’il pourrait rĂ©ussir Ă mettre le metal sur un pied d’Ă©galitĂ© sans forcĂ©ment le privilĂ©gier par rapport Ă d’autres styles. Et s’il reste aussi ouvert niveau musical, cela signifie qu’il l’est par rapport Ă d’autres formes de cultures et d’arts. Enfin… Après, c’est toujours pareil, les politiciens sont très bons Ă la parlotte mais au niveau de leurs actions, ça ne suit pas. Et puis, vu le caractère fougueux du bonhomme, je doute qu’il se fasse intĂ©grer au ministère (après il faut juste voir comment Ă©voluera le climat politique par la suite mais cela me semble mal parti)
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Franchement, bravo Ă vous pour cette interview de qualitĂ©, aux propos Ă©loquents avec un interlocuteur qui a jouĂ© le jeu sans entrer dans un prosĂ©lytisme et une langue de bois coutumiers de nos politiciens (je pense que preuve est suffisamment faite qu’il connait son sujet sans pipeauter)
Au risque d’ĂŞtre redondant : Patrick Roy, prĂ©sident! (ou au minimum Ă la Culture)
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Patrick prĂ©sident ! T’es le meilleur _\m/
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C’est bien de voir qu’on est soutenu dans les hautes sphères.
J’aimerais bien rencontrer Mr Roy un jour
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Patrick Roy président !
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merci MR.ROY ,merci de defendre ce style qui ne mourra jamais si vous connaissez die apokaliptichen reiter « METAL WILL NERVER DIE »
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Je rĂŞve ou bien tout le monde se moque de lui ?
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Bonsoir, y a une petite chose qui me tue c’est que le rap remplace petit Ă petit le mĂ©tal chez les jeunes et tout… Imaginez un monde sans mĂ©tal… Argh horrible ! Je vais dĂ©primĂ© dans mon coin tous avec le mĂ©tal puis moi oui oui moi ^^ » (J’ai quinze ans et je parle comme un vieux et oui je suis un blazer plus vieux que mon grand-père).
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PATRICK AU POUVOIR!!!!!!!! I♥PATRICK !!!! Le sauveur du metal en france!!! Jle veux comme presidant
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anonyme mailprĂ©cĂ©dent: nada, ai oubliĂ© renseignĂ© fenĂŞtres,nobody’s perfect!
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hi mr&co
vu « l’homme en rouge&noir » aux MĂ©tallurgiques, avec Mass Hysteria (bon sang ce set de folie!) puis après Paradise Lost (Nick Holmes & son tshirt Type O, respect…)en prĂ©ambule de Soulfly (magnafagnaarrargnaraetc set monocorde franchement ça va mais 5mn): bon ok pour ses goĂ»ts metal, mais quelle force de proposition politique?…
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@Flo: Oui mĂŞme si je reconnais quelques bafouilles au niveau des questions.
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L’interview Ă tenu toute ses promesses niveau intĂ©rĂŞt. Du beau boulot
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Demain dans la journée le podcast sera mis sur le site !
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Meeeeeeeeeeerde ! J’ai loupĂ© ça !!!
On pourra avoir le podcast s’il vous please ?
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Je crois que pour Spaceman, c’est le cas de le dire, il peut se brosser ^_^
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effectivement, je suis heureux d’apprendre que cet Ă©minent politicien intervienne au sein de cette radio, je serait fort content de voir ce qu’il a Ă nous dire.
cela risque d’ĂŞtre fort passionant j’ai hâte d’ĂŞtre ce soir.
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P’tain mais il est bon le Patrick Roy, on a de la chance d’avoir un gus pareil dans ce parterre de Polytocards avec un balai dans l’oignon, non ?
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les politiciens serais jaloux des magnifiques cheveux de spaceman enfin se qui on pas beaucoup de cheveux hein mais sa ouvrirais un beau debat ^^
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