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Chronique   

Dark Age – A Matter Of Trust


Dark Age n’a jamais eu la reconnaissance qu’il mérite. C’est un fait. Un death mélodique inspiré bourré de refrains irrésistibles, le groupe a véritablement acquis un savoir-faire avec le temps, se positionnant à chaque sortie comme une valeur sûre. Mais alors qu’est-ce qui cloche ? Vraisemblablement, la question, le groupe se l’est également posé, comme en atteste le parti pris inattendu de ce septième album. Avec A Matter Of Trust, pour les fans établis, ce sera effectivement une question de confiance pour passer outre le choc du changement. Car Dark Age vire de bord et se mute en formation pop metal/rock. Sans doute avaient-ils l’exemple de la mutation d’In Flames en tête qui, en allant chercher des sonorités plus jeunes et dans l’air du temps, a accédé au succès qu’on lui connaît aujourd’hui. Ce n’est d’ailleurs peut-être pas un hasard si les riffs et sonorités électroniques du single « Afterlife » ne sont pas sans rappeler la bande à Anders Fridén.

Mais indéniablement, Dark Age va plus loin. Le quintet allemand sait que ses refrains pop ont toujours été sa plus grande force, alors plutôt que de jouer une fois de plus sur les contrastes, il a fait le choix de miser sur cet atout et d’enrober le sucre dans du miel. Les growls sont presque en totalité rangés au placard, laissant place à quelques cris, conduisant le combo aux portes de la scène metalcore. Il sera bien difficile pour Dark Age de cacher son intention, celle de tenter sa chance pour essayer de passer à un niveau commercial supérieur.

Le résultat surprendra au mieux, décevra au pire, les aficionados du groupe. Pour autant A Matter Of Trust délivre quelques hits en puissance avec « Nero », « Afterlife » et « My Savior » malgré une moitié d’album agréable mais plus fade (on peut appeler ça le syndrome In Flames, devenu maître dans l’art de proposer des singles imparables au milieu d’albums moins enthousiasmants). Dommage d’ailleurs, car avec le chemin emprunté, c’est sur cette capacité d’accroche qu’il fallait surtout ne pas faiblir et maintenir le niveau de bout en bout.

Ci-dessous le clip de la chanson ‘Afterlife’ :

Album A Matter Of Trust, sorti le 6 septembre 2013 chez AFM Records



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  • Cet album n’est pas désagréable à l’écoute, mais je trouve que le groupe sombre clairement dans le mainstream, probablement pour faire de l’argent d’ailleurs, après un acedia pratiquement parfait (rare sont les musiques qui ne m’ont pas plus dans celui-là.)
    Donc pour moi, c’est un album correct d’un groupe de hard/ pop / rock mainstream, qui sort d’ailleurs aisément de notre tête, mais la puissance de ce groupe réside dans leurs anciennes création, pour une personne commençant l’écoute de ce groupe, écouter les anciennes compos pourrait facilement paraître déroutant.

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  • screamingformetal dit :

    Franchement je n’ai pas du tout aimé l’album, pourtant je ne suis pas réfractaire au « pop métal »… mais là impossible même si je me disais « forces-toi, c’est quand même ce super groupe que tu aimes… » que j’aimais devrais-je dire… Dark Age pour moi est mort et son dernier méfait était « Acedia »…

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    AvorQ

    Entièrement d’accord avec ton commentaire, hélas, on peux le dire, ce dernier album est un peu « à chier » .

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